Speaker #0Dans notre société, il est très mal vu d'abandonner, d'arrêter, de quitter, comme on dit. Vous savez, quand vous en avez marre et qu'au bout d'un moment, un projet vous dit stop. Ou quand votre activité ou votre projet finalement n'aboutit pas. Là où vous voulez aller, vous dites finalement on va arrêter là et du coup passer à autre chose. Et très souvent, on prend ça comme un échec. On imagine que tout est fini, que c'est un gros échec, qu'on est un loser parce qu'on a abandonné. Dans ce podcast, j'ai envie de vous apporter une autre perspective. Parce que je crois qu'aujourd'hui, c'est très difficile quand on a ce dilemme de « est-ce que je continue ou est-ce que j'arrête ? » parce qu'on garde aussi certaines croyances et certaines visions des choses. Et d'ailleurs, si la décision pour vous, elle est difficile, je vais vous aider à trancher et la prendre et partager avec vous vraiment des clés sur cette difficulté à s'autoriser, à arrêter quelque chose, à fermer un projet, à fermer une boucle. peut-être même carrément aussi parfois fermer une entreprise, ce qui est très difficile. Donc aujourd'hui, on va déculpabiliser et on va arrêter avec cette injonction qu'abandonner, c'est pour les losers. Parce que parfois aussi, arrêter et abandonner, c'est aussi le meilleur service que vous puissiez vous rendre. Bienvenue, ici Joanne Yanting. Dans ce podcast, on va parler de l'importance de s'autoriser à arrêter. Parce que parfois, tout ne mérite pas de continuer. Vous savez, il y a ce... dilemme qui est que quand on commence quelque chose, on met beaucoup d'énergie, on investit, on met du cœur, on investit du temps, de l'énergie, de l'argent et plus on continue, plus on persévère, plus on investit ce temps, cette énergie, cet argent. Et il y a ce biais, ce biais cognitif, ce biais des coûts irrécupérables où on se dit mais si j'arrête maintenant, je perds tout ce que j'ai mis. Mais on oublie aussi le coût de continuer, le prix de continuer. Et parfois, continuer va nous coûter encore plus cher et continuer les pertes. Et ça, c'est extrêmement dangereux. Et j'y ai été confronté plein de fois dans ma vie. Des projets que je lance, des offres, des engagements, des initiatives. À chaque fois, on se dit, mais là, c'est très difficile parce que j'ai mis tellement d'énergie, de temps, d'argent, parfois des années d'investissement. Mais si j'arrête, c'est un échec et j'aurais fait tout ça pour rien. Alors justement, on va changer de perspective. Vous savez, durant le solstice d'été, j'ai parlé de la symbolique du solstice et de l'importance de la purification, l'importance d'alléger les choses, de ne pas vous trimballer des boulets sur une continuité durant cette année. Et c'est vrai que c'est important qu'on arrive à ce carrefour entre le premier et le deuxième semestre d'une année, de se dire, bon, qu'est-ce que je continue ? Est-ce que j'arrête ? Et j'ai eu pas mal de retours de personnes qui, d'ailleurs, ont fait le solstice flow et qui ont commencé à avoir des témoignages, des retours et aussi des dilemmes. des personnes qui me disent, voilà, ça m'a aidé, voire plus car sur ce que je voulais arrêter. J'ai pris conscience qu'il fallait arrêter ça. J'ai pris également une décision. Et puis certains encore qui sont dans la décision et qui disent, OK, là, Johan, aide-moi, j'ai un petit peu du mal. Donc, dans certains accompagnements aussi, en ce moment, j'ai pas mal de ces dilemmes et j'apporte justement ce recul que je partage avec vous parce que je vois que c'est un vrai sujet en ce moment. Donc, je voulais absolument faire ce podcast. D'ailleurs, si justement c'est un vrai sujet et que vous voulez avoir la méthode guidée pour prendre ces décisions, vous avez Stolzis Flow. qui vous aident de façon guidée à pouvoir prendre les bonnes décisions avant de rentrer vraiment dans la saison estivale, donc de rentrer vraiment à fond en juillet. Donc allez voir dans les notes du podcast si ça vous intéresse. Ou si vous voulez des sessions d'accompagnement, sessions flash décisionnelles, stratégiques, parce que pour le coup l'été, vous vous en profitez pour ça, n'hésitez pas aussi, vous avez les liens pour prendre rendez-vous dans les notes du podcast, on en discute et on voit comment on peut gérer ça. Déjà là, je vais vous donner des petites pépites, des petites clés qui vont vous aider à l'instant T de façon axée rapide. rapide pour faire le tri. Donc comme je l'ai dit, quand on arrive à ce dilemme, on a souvent un problème de décision en se basant sur ce que ça me coûte et ce que ça me rapporte. Mais on oublie des éléments importants. Il n'y a pas juste ce que ça coûte et ce que ça rapporte, il y a aussi ce que ça va coûter de continuer. Et souvent, moi, je pose la question à mes clients et je vous pose la question, quelles sont les conséquences de continuer ce projet ? Et les conséquences réelles, conséquences de temps, financière, d'énergie, de bien-être, etc. Parfois, en fait, quand on a lancé un projet, c'était une autre version de nous-mêmes qui a lancé ce projet. C'était peut-être une version à l'instant T qui avait des ressources, qui avait une vision, qui avait les choses. Et quand on l'a créé, on s'est rendu compte que le projet était peut-être différent de ce qu'on voulait. Ou alors nous, et vous, vous avez changé, nous avons changé. Donc nous ne sommes plus les mêmes personnes. Donc peut-être aussi que le projet n'est plus compatible avec qui nous sommes devenus. J'ai fait un podcast il y a de ça quelques jours qui était sur la difficulté des multipotentiels. à vraiment aussi à aller au bout des projets parce qu'il y avait cette forme de lassitude. J'ai parlé de ça. Cette lassitude d'au début, on a l'excitation et puis au bout d'un moment, on a fait le tour, etc. D'ailleurs, si vraiment, c'est aussi le sujet sous l'angle multipotentiel qui vous intéresse, je vous mettrai le lien de l'autre podcast et allez l'écouter. Dans les autres podcasts, c'était vraiment sur les multipotentiels. Ça vous aidera à avoir une autre perspective, une autre vision de ce sujet-là, mais plus axé sur le fait de ne pas aller au bout des projets. Mais déjà là, Ce qui se passe, c'est que quand on est face à cette difficulté, on n'arrive pas. à prendre la décision parce qu'on est figé. On est figé parce qu'on se dit, mais là, si j'arrête, j'ai fait tout ça pour rien. Mais si je continue, je ne sais pas qu'est-ce qui va se passer. C'est une totale incertitude. Donc justement, quand on arrive face à ça, je pense qu'il est important de dégainer des outils de prise de décision. Des outils qui vont sortir juste de la partie émotionnelle, même si elle est importante. Par exemple, moi, vraiment, quand je vous dis, il y a le coup de continuer. Une question que je me pose souvent et que je pose souvent à mes clients, c'est mais quel est aussi le coût émotionnel ? Comment tu te sens par rapport à ce projet pour la suite ? Est-ce qu'il y a toujours de l'enthousiasme ? Parce que parfois, même malgré les difficultés, malgré l'envie, s'il n'y a plus la foi, et quand je dis la foi, ce n'est pas qu'au sens religieux. La foi, c'est que vous croyez en ce projet, c'est important pour vous, il vous anime. S'il n'y a plus ça, là, ça va être très compliqué de continuer. Mais la foi, elle est à différents niveaux. Au moment où j'enregistre, on est encore en plein dans la Coupe du Monde. Et combien de joueurs ont eu des parcours difficiles avant d'arriver au niveau dans le football, où ils ont dû croire en eux, avoir la foi qu'un jour ils seraient sélectionnés ou qu'un jour ils pourraient devenir footballeurs professionnels ? Peut-être que vous, dans votre projet aujourd'hui, il faut cette foi, il faut y croire. Et moi, vous savez, dans Flowtasking, je me pose souvent ça. Quand il y a un moment, et oui, par moment j'ai des coups de mou, oui, par moment, c'est plus difficile. Oui, par moments, on a l'impression que le marché s'en fout de ce qu'on fait alors que nous, on y croit. À ce moment-là, la seule chose qui compte, c'est votre foi en vous et en votre projet. Et moi, c'est souvent ce que je fais avec mes projets. Je me dis, OK, est-ce que j'ai toujours la foi ? Est-ce que j'y crois en ce projet au fond de moi ? Si c'est mort, si vraiment ça n'y a plus, c'est pour moi le signe que je dois arrêter. Et ça, je vous le pose vraiment de façon honnête parce que parfois, c'est dur aussi. juste d'accepter qu'on n'a plus la foi et qu'on n'y croit plus et ça arrive. Alors attention, parfois ne plus y croire, c'est une phase temporaire. Avoir des doutes et sous, c'est normal. Ne prenez pas une décision basée sur est-ce que j'y crois, sur un coup de mou, un échec ponctuel ou une période difficile. Généralement, c'est sur plusieurs semaines qu'on creuse ça et qu'on le voit. Mais ça fait partie du game. Ça fait vraiment plusieurs mois que vous n'y croyez plus, qu'au fond de vous, il n'y a plus l'envie, il n'y a plus la foi. Pour moi, c'est un signe que là, oui, pour vous respecter, il faut arrêter ou faire une vraie grosse pause. Pour moi, ça, c'est le premier déclencheur de décision. Le deuxième, c'est, ça, c'est ce que je fais souvent, c'est que je mets une limite. C'est que quand on a du mal à identifier, bon, le coup de continuer versus le coup d'arrêter, moi, je vais me poser et je vais me dire, OK, si je continue et je vais continuer parce que j'ai cette foi, je vais me mettre une limite. Ça veut dire que si ça commence à... Je passe en dessous de tel seuil, par exemple, de tel seuil au niveau financier où ça me coûte tant, je perds trop par rapport à ce que je gagne pendant X temps, je mets une limite pour éviter de trop perdre. Une fois, j'ai dû avoir un projet dessus où on a mis beaucoup d'argent et à un moment, j'ai dit, bon, si on passe en dessous de telle somme d'argent et qu'on n'arrive plus à être rentable pendant X temps, on arrête. Parce que là, on va faire que perdre et ça ne vaut plus le coup et c'est trop dangereux et ça nous met tous en danger, on arrête. Et du coup, le fait de mettre cette limite-là, Ça permet de se dire, OK, au moins, je sais que j'ai une limite. J'ai ce red flag ou le bouton rouge qui va s'allumer. Et là, je vais appuyer sur stop. Parce qu'en fait, on met du cadre, on met des limites. Ça évite aussi des gens qui se retrouvent en faillite extrême parce qu'ils ont continué bêtement. Et c'est la différence entre persévérance et obstination. Ils sont arrivés à un stade où ils ont trop perdu. Et là, on ne s'en relève pas. Donc, de mettre vos propres limites, même aussi en termes d'énergie, d'implication. Mettre aussi des limites humaines. Moi, il y a des projets aussi où quand il y a l'humain qui entre en jeu et que je me dis, bon, là, je pense que ça va être très, très, très compliqué de continuer avec ces gens. Et je pense que là où on en est, je mets une limite. Si la personne, elle dépasse telle limite ou elle répète tel comportement, etc. Pour moi, ça va être un stop. Donc, vous avez vu, deuxième étape, mettre un stop, mettre un déclencheur de stop en termes de ressources, de relations, etc. Qu'est-ce qui fait que là, vous... vous avez la limite, votre limite où vous allez dire stop. Et même une limite personnelle en termes d'énergie que vous avez si au bout d'un moment il y en a qui attendent d'être en burn-out pour dire stop peut-être qu'elle est décision à prendre. Encore une fois décision d'arrêter, mais ça peut être aussi une décision de changement. Pour moi la foi c'est vraiment pour le coup arrêter mais le changement et tout peut être une décision intermédiaire. Mais quand je vous dis stop c'est que là il faut prendre des décisions un peu plus drastiques. Et enfin le troisième filtre que je peux vous donner dans ce podcast C'est quelque chose qui fait une vraie différence quand on se dit, si j'arrête là ou si je décide de stopper ce projet, je suis en échec et voilà, c'est fini. C'est de se demander de façon honnête. En quoi arrêter ce projet est un service que je me rends ? Vous avez vu, c'est une question en fait. Si j'arrête là, en quoi ça me rend service aujourd'hui ? Ça retourne ce truc de quand je fais ça, c'est un échec. Non, c'est que, comme je l'ai dit, il faut différencier aussi. Pour moi, l'échec, c'est de continuer un truc qui ne nous sert plus, où on ne se respecte plus. On ne se respecte plus parce qu'on est en train d'user ses ressources, de s'épuiser, d'aller dans une direction qui n'est pas la bonne, etc. Donc la vraie question là aujourd'hui, c'est, ok, je suis face à ça, peut-être qu'il y a un moment là où je dois me respecter enfin. Donc en quoi cette décision d'arrêter est un service que je me rends ? Posez-vous la question, vraiment. Donc vous avez vu, ce sont les trois questions que vous pouvez vous poser maintenant si vous avez du mal à savoir si vous continuez ou vous arrêtez. C'est la première. C'est est-ce que j'ai toujours la foi ? La deuxième, c'est quelle est la limite que je m'impose pour vraiment arrêter ? Est-ce que je me donne encore du temps ? Ou est-ce que je me donne une limite en dessous de laquelle il ne faut pas aller ? Ou au-dessus ? Ça peut dépendre de comment vous la formulez et dans le sens dans lequel ça va. Vous avez compris. Et la troisième, c'est en quoi arrêter est un service que je me rends ? Et là, vous commencez à vous poser les bonnes questions par rapport au fait de continuer ou d'arrêter. Et comme je vous l'ai dit, si vraiment vous avez aussi envie de faire un tri, de façon plus globale, même de voir les solutions intermédiaires, de mettre en pause, etc. Dans Solstice Flow, surtout par rapport à cette saison de transition, vous avez des clés pour savoir justement comment faire le tri dans vos projets, savoir ce que vous gardez, vous arrêtez, vous posez les one questions et tout. Si vous voulez aller plus loin, déjà vous avez des clés ici. Et si vous voulez vraiment, en regard extérieur de l'expérience, être accompagné dans ces projets pour continuer ou pour arrêter, vous avez les infos dans les notes du podcast pour pouvoir aller plus loin. plus loin par rapport à ce vrai sujet. En tout cas, là, avec ce que vous avez, vous avez déjà des réflexions, les bonnes questions à vous poser, mais n'oubliez pas, et ça va être mon message de fin, c'est OK de s'autoriser à arrêter, à fermer, à abandonner. Parce que parfois, c'est le meilleur service que vous puissiez vous rendre, et c'est aussi le plus important et la plus grande marque de respect de soi que de dire stop, qu'on est dans quelque chose qui nous coûte plus, qui nous... que ce qui nous rapporte, même si ce que ça nous coûte, c'est aussi des valeurs, c'est aussi du bien-être, c'est aussi de la place qu'on pourrait laisser pour des choses qui nous servent beaucoup mieux. A très bientôt.