Speaker #02026 est une année extrêmement exigeante. Vous le ressentez, vous le vivez. Nous enchaînons des crises, des changements de paradigme, des remises en question, que ce soit sur le plan personnel, professionnel, parfois même entrepreneurial. Et je remarque que cette année nous challenge pas mal. Et l'été, vous l'avez constaté, a vraiment accéléré les choses. Ce que je vois autour de moi, ce que je vis aussi, il y a beaucoup de deuil, mais pas seulement de perte de proches, bon ça fait partie de la vie, mais... Je trouve que c'est particulièrement intense cette année, mais aussi des deuils de projets, de modes de vie, de façons d'entreprendre, des projets qui doivent se terminer, des nouveaux qui nous appellent, et les activités aussi, ralenties parfois par le contexte. Un contexte qui, il faut le dire, est un peu morose. Il y a aussi beaucoup de bruit, beaucoup de choses dans les extrêmes, et ça n'a jamais été aussi fort depuis longtemps. Pour tout vous dire, et de façon transparente, j'enregistre ce podcast, là il est 1h du matin. C'est spontané, j'ai pas prévu de script ni de notes, c'est juste un partage du cœur, en toute humilité. Je me posais justement une question, là, ce soir, et je me suis dit, tiens, ça peut être intéressant de partager avec vous cette réflexion. Parce qu'en fait, je me disais, mais quand le contexte est aussi lourd, aussi challengeant quand il est comme ça, à quoi ça nous invite ? Et comment le traverser ? Et c'est vrai qu'il y a 4 ans, et je l'ai partagé dans le podcast précédent, juste avant, J'ai vécu un été extrêmement difficile et j'avais l'impression que cet été-là, 2026, était un remake de 2022 mais en pire. Ça veut dire, je parle en pire dans le contexte. Pour moi, justement, ce que j'ai vécu en 2022 m'a aidé en 2026 et je vais partager avec vous justement ce que j'en pense en toute humilité et ce qui peut aider. Et vraiment, c'est un podcast hors série sur comment traverser cette période, selon moi. Et en tout cas, un partage du mode de pensée que j'ai actuellement, ce que je mets en place. Est-ce que je conseille aussi à mes clients ? Est-ce que je peux vous transmettre ? Donc c'est vraiment hors série. Et comme je disais, en fait, ce qui s'est passé il y a 4 ans, il y a eu les mêmes signes, un contexte très très très morose, une crise, en plus on avait eu les élections, il y avait eu cette ambiance qui était très particulière, beaucoup de bruit, beaucoup aussi de l'agressivité, de l'électricité dans l'air, il y a eu les incendies encore en Gironde, etc. Il y a eu de grosses canicules en 2022. Et là, en 2026, on revit ça, mais on a l'impression que c'est... amplifié. Et c'est vrai que cet été, il amplifie tout. Et justement, je voulais vous en parler. Je voulais vous en parler parce que je crois que quand on est dans ce genre de constat, ça nous invite justement à changer notre posture face à ça parce que on peut très facilement être épuisé. Et peut-être que vous le ressentez, cette fatigue physique, le sommeil qui est perturbé, la concentration qui est réduite, la difficulté aussi à trouver un rythme. Il y a aussi une forme de flou, d'incertitude, parfois même de baisse de moral à cause de de tous ces facteurs. Encore une fois, il n'y a pas une explication, c'est un ensemble de facteurs qui sont là et qui font qu'on peut avoir des activités au ralenti, des projets suspendus, des retards, des difficultés à garder un rythme, etc. Et moi, j'ai envie de vous transmettre, justement, des petites pépites, comme je dis souvent. Pourquoi je dis pépites ? Parce que, en fait, je pense que ça peut vous aider à déculpabiliser et à traverser ce genre de période. Encore une fois, je vais le dire en toute humilité, là, je ne vais pas faire la... posture du coach qui dit vous savez ce qu'on dit souvent transformer la catastrophe en métaphore de Dave Persaud de pouvoir dire en fait des trucs bateaux qu'on voit tout le temps non c'est vraiment d'avoir cette posture j'ai pas envie d'instrumentaliser les drames qu'on vit en ce moment c'est plus se dire ok quand on vient on s'en vient de contexte, là on a ça autour de nous on a du mal justement à soi-même trouver sa place sa réponse et comment aborder ça, comment on fait parce que nous sommes tous Tous touchés, indirectement, oui, et parfois plus directement. C'est pour ça que j'ai une grosse pensée, je l'ai partagée dans mes dernières newsletters et publications pour tous ceux qui ont été impactés partout, en Europe et même dans le monde, par les incendies. Mais moi qui suis en Gironde, donc à Bordeaux, plus dans la métropole, avec ce qui s'est passé, forcément ça m'a mis un coup au moral, ça m'a mis un coup en termes d'énergie, parce qu'on a été très alertes, il a fallu aussi réagir, etc. Je vais y revenir, mais qu'est-ce qu'on fait là, quand le réel nous... ne correspond plus à nos plans ? Parce que moi, j'avais des plans pour l'été et j'ai l'impression que je n'arrive pas à tout faire. Comment avancer lorsqu'on a des capacités aussi qui diminuent ? Parce qu'on a, dans ce genre de contexte, on a l'impression qu'on a moins de ressources, d'énergie et tout. Et puis, est-ce qu'on peut vraiment s'adapter sans prendre des décisions radicales ? Certains se demandent, est-ce que je continue, j'arrête, etc. Donc vraiment, qu'est-ce qu'on fait ? C'est le but de cet épisode et c'est plus un épisode de réflexion plutôt que de réponse toute faite. Parce qu'en fait, je pense que parfois, Ce n'est pas des réponses toutes faites dont on a besoin, c'est de se poser aussi les bonnes questions. Et c'est pour ça que mon approche ici, comme j'ai dit, c'est les questionnements que j'ai, mais qui m'aident. Et pour vous donner du contexte, comme je l'ai dit, moi, j'ai traversé une période très difficile en 2022. J'en ai vraiment parlé dans mon dernier podcast sur mon Bernard de l'entrepreneur et ce que j'en ai tiré, les grosses leçons. Donc, ce sujet-là, je ne vais pas me répéter sur ce que j'ai dit. Vous pourrez écouter le podcast après celui-ci si vous voulez avoir toute l'histoire de ce qui s'est passé en 2022. Avec le recul que j'ai, j'ai appris à reconnaître aussi les signes. Et ces signes-là, quand il y a un contexte qui se tend comme ça, quand il y a tout cet environnement qui devient lourd, mais lourd, c'est vraiment à la fois une métaphore de la chaleur, mais aussi de la lourdeur de ce qui pèse. Et beaucoup me le disent. Par exemple, avec les clients que j'accompagne cet été, parce que l'été, j'ai aussi des accompagnements, et même l'une des saisons où j'en ai le plus, parce qu'il y a des gens qui profitent de l'été pour avancer sur leur projet. Là, les sons de cloche que j'ai, c'est cette difficulté à rester régulier. C'est-à-dire qu'il y a des pertes d'élan, c'est une culpabilité, j'y vais, j'y vais pas. Il y a plein d'imprévus. J'ai beaucoup de rendez-vous en ce moment qui sont reportés. Imprévus familiaux, déplacements modifiés, problèmes de santé aux fatigues. Les enfants, ça c'est normal. Les proches qui ont besoin d'aide, l'environnement qui est moins prévisible. J'en ai même certains, certains de mes clients qui ont été évacués en Gironde, oui. Donc voilà, vous avez vu, il y a tout ça qui se passe. Il y a cet environnement, cette zone de flou aussi. J'ai vraiment remarqué qu'en ce moment, beaucoup ont du mal à se projeter, à prendre des décisions. Et il y a pas mal d'entrepreneurs qui me disent qu'avant, il y a des stratégies qui marchaient bien, et qu'aujourd'hui, ils ont l'impression qu'ils doivent plus se pousser pour les mêmes résultats, ou qu'ils s'épuisent, et qu'ils ont l'impression que leur modèle arrive au bout. Donc déjà, moi, je pense qu'il faut déjà déculpabiliser de penser que ça vient forcément de vous, parce que je veux vous dire une chose, oui, il y a un... contexte et on ne peut pas le nier. C'est pour ça que je ne suis pas dans la négation des conditions réelles. Récemment, j'ai sorti un outil sur la prise de décision, j'en ai beaucoup parlé, je ne vais pas y revenir, c'est à la boussole, et j'expliquais qu'il y a un moment, oui, on a tous nos critères personnels, mais il faut prendre en compte quand même un contexte extérieur. Et quand je dis que parfois, on ne contrôle pas tout, on fait de notre mieux, on fait ce qu'il y a à faire, mais on ne contrôle pas tout, en ce moment, il y a plein de choses qu'on ne contrôle pas et qui sont au-dessus de nous. Je vois en ce moment, et c'est triste, justement en Gironde, des professionnels du tourisme qui ont eu plein d'annulations pour le mois d'août, ce qui est triste, et c'était aussi prévisible, et je peux comprendre les gens face à ce qui s'est passé, mais c'est difficile parce qu'ils ne peuvent pas faire grand-chose quand il s'est passé ça, et quand le marché, les gens ont peur ou décident de ne pas sacrifier leurs vacances parce qu'il y a des risques ou se disent que ça ne vaut pas le coup de venir après ça, en fait, qu'est-ce que vous voulez faire ? ils peuvent pas faire plus de marketing, pousser, se brader etc, il y a un moment c'est comme ça et encore une fois j'ai dit que je veux pas instrumentaliser ça, je donne des faits, des réalités et moi je me positionne souvent en tant qu'entrepreneur en me disant mais à leur place qu'est-ce que je ferais et je me dis bon bah là en fait c'est au dessus de toi, ça te dépasse ce sont des faits extérieurs on pourra blâmer plein d'éléments extérieurs ou d'anticipation mais c'est en fait donc oui j'ai envie de dire il y a la Première chose que je vous dirais, c'est d'être lucide sur ce que vous contrôlez et ne vous contrôlez pas. Il y a des choses qui vous dépassent. Par exemple, moi j'ai vu, et pourtant je suis en ligne, j'ai vu les différences de comportement et mes différences de vente selon les périodes de canicule et les périodes sans canicule. Et c'était flagrant. Chaque fois qu'il y a eu des pics de chaleur, j'avais une baisse de trafic sur mes sites, mes tunnels, mes offres. il y avait moins de ventes Pendant les gros pics de chaleur, les trois grandes vagues, et puis la quatrième qui a été juste un petit pic, etc. Mais il y a vraiment eu, c'était flagrant. Je vous donnerai une courbe. C'est flagrant, la corrélation entre pics de chaleur et nouvelles ventes. Parce que moi, j'ai une grosse partie qui est automatique, en fait. Ça, ça veut dire que les gens sont sur le catalogue et tout. Et en fait, même pendant que j'ai fait les soldes d'été, il y a eu une partie de la promo où c'était en pleine canicule, peu de ventes et tout. Et dès que les températures sont tombées, et que c'était la fin du truc, il y a eu un gros pic de ventre, comme si les gens s'étaient réveillés. Mais ça, encore une fois, c'est humain. Ça veut dire que même moi, si on est honnête, je passais moins de temps derrière l'écran pendant qu'il faisait super chaud. Mais vous avez vu, c'est des exemples que je vous donne qui sont vraiment de cet été-là et qui montrent qu'en fait, arrêtez de tout remettre en question sur des choses qui ne dépendent pas de vous. Ça veut dire qu'il ne faut pas vous dire est-ce que vous êtes plus mauvais dans votre activité, ce que vous faites n'est pas bien, etc. C'est quand on est dans un contexte, qui est difficile. Et il faut l'accepter. Il faut reconnaître les conditions réelles. Il faut arrêter d'écouter le bullshit des gens qui vous disent « Non, tout va bien, vous êtes nuls, etc. » Non, c'est une réalité. Mais quand on est face à cette réalité, ce n'est pas une fatalité, c'est une réalité. Vous avez vu la différence ? Entre une fatalité, je subis, c'est foutu, je plaque tout. Et bon, je prends en compte qu'il y a ce contexte-là. Qu'est-ce que je peux ? faire ? Comment je peux répondre ? Par exemple, est-ce que je dois adapter mes offres ? Est-ce que je dois peut-être réduire mes charges parce que peu importe ce que je vais faire, c'est peut-être pas le moment ? Est-ce que je peux peut-être un petit peu plus anticiper, même pour les prochaines fois ? Vous avez vu, il y a plein de choses sur lesquelles on peut réfléchir. Ça peut être aussi une occasion d'auditer vos activités, ce que vous faites, pour voir s'il n'y a pas des choses que vous pouvez améliorer, optimiser, même en termes de coûts, etc. Mais... Encore une fois, il ne faut pas culpabiliser en se disant que ça remet en question toutes vos qualités, vos projets, ce que vous proposez, vos offres. Parce que je vois beaucoup de gens en ce moment qui sont comme ça. Ils disent, comme ça marche moins bien cet été, c'est difficile, ça montre que mon business est foutu, etc. Non, ça montre qu'il y a un contexte qui fait que peut-être que ce qu'on propose, à un moment fait lucide, n'est pas dans la priorité en ce moment des gens. Déjà l'été, il y a moins d'attention, les gens ont peut-être envie de mettre plus leur... temps, leur énergie, leur argent sur peut-être des vacances ou de la légèreté, etc. Ce qui est normal. Mais il y a un moment, en fait, c'est pas tout remettre en question sur des éléments extrêmes. Encore une fois, je parle d'éléments extrêmes. On parle d'incendie, de canicule, etc. Donc, je pense que là, c'est la première chose. Reconnaître les conditions réelles et aussi dans quel état ça vous met. Parce qu'en fait, il faut aussi reconnaître ses capacités réelles. Quand il fait plus chaud, Quand on est aussi émotionnellement un peu plus impacté, quand il y a un contexte comme ça, acceptez, oui, que vous puissiez être un peu plus fatigué. Et c'est normal. Il y a un moment, en fait, on n'est pas des surhommes. Même moi, je vous dis, la première, enfin, pas la toute première, pas celle de mai qui arrivait très tôt, mais la deuxième canicule qu'on a eue en juin, ça nous a tous mis KO. En plus, moi, j'étais en déplacement à Paris et pourtant, j'avais l'hôtel, enfin, j'étais dans un hôtel où j'avais la clim qui... Il se faisait tellement chaud, parfois avec du mal à assez rafraîchir la pièce qui était plein soleil. Mais je peux vous dire que dès que je sortais et même après, sans m'en rendre compte et tout, on a chaud. Et puis quand je rentrais, j'étais mort. Et j'ai mis une semaine à m'en remettre tellement ça m'avait drainé mon énergie. Et en fait, encore une fois, c'est humain d'avoir aussi, d'être impacté par ce qui se passe. Et je parle même de la psychologie. J'ai beaucoup de mes clients en ce moment qui disent, Johan, là, je sens que... Je culpabilise, j'ai l'impression de ne rien pouvoir faire par rapport à ça, ça me touche, etc. Déjà, au-delà de, oui, il y a peut-être un petit travail personnel à faire sur sa part de responsabilité et ses réponses, et ça c'est normal, mais j'ai envie de leur dire, si tu as un minimum d'empathie, etc., que tu es touché, c'est humain, tu peux l'accepter aussi que ça touche. Moi, je n'ai pas été impacté directement par les incendies parce que je n'étais pas dans les zones évacuées. Mais quand vous commencez à voir qu'à... qu'une commune à même pas 7 minutes en voiture de chez vous commence à être évacuée, là on commence à psychoter un peu et à suivre l'actualité. Et c'est là où j'ai fait une erreur dont je vais vous parler quand je parlais des capacités de la lucidité, c'est que j'ai commencé à me connecter à mort à l'information. Chose que je ne fais plus depuis des années, que j'évite. Je ne consomme pas l'information, je ne consomme pas les médias. Et là forcément quand il y a des gros trucs comme ça qui se passent près de chez vous, Vous vous dites, je vais quand même être au courant, quand vous commencez à voir toute la ville, où on voit à peine le soleil, qu'elle est enfumée, qu'on vient de mettre des masques FFP2 pour respirer, là vous commencez à vous poser des questions, et surtout à vous sentir concerné, parce qu'on est encore une fois humain, plus c'est proche de chez nous, plus on se sent concerné, ce qui est aussi humain, il y a un moment où il faut être culpabilisé par rapport à ça. Donc il y a un moment, on se met en mode alerte, et je me suis mis en mode, et franchement je suis arrivé à un stade où j'ai préparé une valise, et j'ai... posé la question, bon, qu'est-ce qu'on garde, qu'est-ce qui est précieux, si on doit évacuer ? Je me suis dit, les probabilités que vraiment ça arrive à la métropole et voilà, bon, on peut dire tout ce qu'on veut, mais j'ai dit, ça, là on commence à se dire, ça peut arriver. Et donc on commence à se poser des questions auxquelles on n'aurait pas imaginé se poser. Et d'ailleurs, ça m'a beaucoup rassuré parce que je me suis dit, en fait, il y a plein de choses auxquelles je ne suis pas attaché. Et je me rends compte que, en fait, ce qui comptait pour moi tenait pas. même dans un petit sac, c'était le plus important. Mais encore une fois, je ne vais pas me comparer et mettre ça au même niveau que les gens qui ont dû vraiment être évacués ou les gens qui ont perdu leur maison et tout. C'est pour ça encore une fois que je pose les choses. Mais je vous dis juste ce qui se passe dans la tête. Parce qu'il y a une forme de culpabilité aussi. On se dit, mais en fait, les gens, là, ils sont évacués et tout. Qu'est-ce que je peux faire ? Moi, ça va. Il y a un moment, je me suis mis à suivre beaucoup l'actualité et les médias, ils tournaient en boucle ce truc. Le feu aux portes de Bordeaux, Bordeaux brûle, machin. Et moi, j'habite à Bordeaux, enfin pas vraiment Bordeaux, mais je suis dans la métropole bordelaise. Quand ils disent ça, on a l'impression que tu as un mur de feu qui arrive à trois pâtés de maison que chez moi. Alors que ça, c'est des gens qui l'ont vécu, qui étaient quand même beaucoup plus loin. Mais les titres des médias et la façon de traiter l'information et de mettre en plus, j'ai remarqué qu'ils mettaient des images en boucle, même de choses qui dataient de plusieurs jours. Et du coup, j'ai des gens qui ont commencé à m'appeler en se disant, est-ce qu'ils sont en train de vous évacuer ? Bordeaux brûle, etc. J'ai dit, ben non, en fait, oui, le feu n'est pas loin, mais le temps que ça arrive chez moi, bon, là, il faudrait vraiment une catastrophe. Si ça arrive là, Bordeaux brûle, il faut le dire. Et il y a un moment, j'ai envie de vous dire. Quand on fait tourner ce message dans la tête, vrai ou pas vrai que ça arrive, ça vous met dans un état pas possible. Vous vous dites, mais c'est... Il y a un moment, moi, j'étais pas bien pour tout. La faune, la flore, les gens, etc. J'ai commencé à vraiment psychoter, ruminer, tourner ça en boucle. En plus, comme je suis très en patte, j'étais vraiment, en fait, je passais en mode système de survie. Je me suis dit, attention, Johan, là, tu te mets dans un état... qui ne sert à rien par rapport à ce que tu vis réellement. Et c'est pour ça que je voulais mettre tout ça en perspective. Parce que si quelqu'un le vit, c'est normal, mais là, tu ne le vis même pas, mais tu vis par appropriation de choses qui ne sont pas encore arrivées et qui te font perdre ta lucidité et qui te font perdre de l'énergie, alors que là, tu pourrais la mettre autre part. Et quand j'ai réalisé ça, j'ai déjà commencé, j'ai coupé complètement les médias et j'ai même fait un post en disant aux gens « Attention, en plus, je devais déposer quelqu'un à l'aéroport, il disait que c'était fermé. » pas du tout, il y avait les vols qui continuaient et tout il y a beaucoup eu de désinformation ce qui a beaucoup agacé d'ailleurs les gens sur place, et il y a un moment en fait j'ai dit écoute, arrête d'aller psychoter, à tourner en boucle l'information là sur parfois je rafraîchissais les trucs pour voir heure après heure où ça en était j'avais plusieurs, des gens ont lancé des applis avec le vent, les fumées, j'en avais plusieurs ouverts sur plusieurs onglets pour voir où ça en était par rapport à l'incendie pour dire est-ce que ça va aller là, est-ce que le vent va tourner etc J'ai dit, mais à un moment, mais arrête, soit tu vas rejoindre les gens pour l'éteindre, soit tu arrêtes ce truc-là, en fait. Et du coup, il y a un moment, j'ai vraiment mis en gros filtre, j'ai dit stop, je me suis rendu compte, et c'est ça que je vous dis en reste humain, je me suis rendu compte de l'engrenage dans lequel je me mettais et qui m'épuisait tout seul, parce que j'ai fini épuisé bêtement, voilà, et que c'était vraiment complètement stérile pour le coup. Et il y a un moment, j'ai dit, bon, écoute, tu vas juste garder la page de ta commune. la page Facebook de ta commune et des communes autour pour voir s'ils évacuent ou pas ou comment ça se passe parce qu'ils informaient très bien et d'ailleurs je félicite je félicite pas je vais pas rentrer dans les trucs politiques mais je félicite pas la gestion de la communication politique, par contre je félicite la communication des mairies des communes parce que là ça a été vraiment bien fait, surtout certaines je trouvais que ça rassurait beaucoup la population et tout et Et du coup, j'ai plus suivi ça et je me suis dit, écoute, tu vas voir. Le matin, le soir, pas plus. Tu vas juste voir comment ça se passe, comment ça se déroule. Alors, c'est là que j'ai été informé qu'ils faisaient une collecte. J'ai dit, OK, bon, ils demandent des draps, des masques, etc. On en a, qu'est-ce qu'on a sous la main ? Je suis allé acheter deux, trois trucs. On est allé faire un petit don avec des gros sacs. Hop, on a donné ça pour les gens. J'ai vu qu'il y avait énormément de gens qui tournaient dans... Le temps que je suis resté parler avec certaines personnes, en fait, il y a plein de venteurs qui sont arrivés pour déposer et faire des dons. Donc, c'est pour ça que je voulais vous dire qu'en fait, quand j'étais sur le terrain, j'étais énormément rassuré de voir à quel point les gens se mobilisaient et à quel point les gens étaient vraiment, vraiment, vraiment solidaires. Et même, l'énergie était bonne, les gens étaient solidaires, ils étaient conscients du danger, mais voilà, on agit, on est ensemble, on est soudés, je demandais de quoi est-ce que vous avez besoin de ça, etc. Hop, hop, on a fait ce qu'il faut. Mais ce qui s'est passé à ce moment, c'est que je me suis rendu compte de l'écart entre le traitement médiatique et la réalité. Ça veut dire que je ne dis pas, encore une fois, je ne limite pas le drame et tout ce qui s'est passé. Je dis juste qu'ils ont mis justement le zoom que sur les trucs dramatiques, en boucle, mais ils ont très peu montré la solidarité, le comportement des gens, le fait que les gens aient vraiment respecté pour le coup tout pour faciliter les choses. Il n'y a pas eu de mouvement de panique. en fait Ok, il y a eu des cafouillages, tout ce qu'on veut, il y a plein de trucs critiquables, mais je peux vous dire qu'ils n'ont pas assez montré ce côté-là de l'humain. Et ce côté qui fait redescendre quand on est dans une situation où on se dit « bon ben là, ça peut vraiment pour le coup déraper » . Et du coup, c'est là que je me suis rendu compte à quel point, dans ce genre de contexte, parfois on peut être connecté à des choses négatives. Et quand je dis négative, encore une fois, je ne nie pas le drame, je ne nie pas les choses qui ne vont pas et qui se passent mal, je dis juste qu'on ne va pas focaliser que dessus. C'est qu'on va aller aussi sur du constructif. Bon, ok, concrètement, qu'est-ce qu'on peut faire ? Comment on peut aider ? Comment on peut contribuer ? Comment on peut faciliter les choses ? Mais aussi, même son propre état de lucidité et de fatigue, parce qu'à un moment, il faut aussi prendre soin de soi. Je ne suis pas concerné, je ne suis pas évacué, je vais éviter de rajouter des difficultés, je peux peut-être aider, etc. Mais le truc, c'est pourquoi je vais mettre dans un état d'épuisement total et de panique, Alors que pour l'instant, ça n'a pas lieu d'être. Donc, revenir à soi, revenir à se recentrer aussi sur où je mets le focus, où je mets mon attention, où je mets mon énergie. Et ça, en fait, c'est un recadrage qui est important, parce que quand on est dans cette période, en fait, vous le voyez en ce moment, il y a toujours un truc. Il y a toujours quelque chose qui se passe. Ça ne veut pas dire que ça n'existe pas. Je ne dis pas qu'il faut être dans le déni et faire l'autruche. Je dis juste qu'il y a les choses qui se passent, et comment on y répond. Et en ce moment, dans l'actualité, il y a beaucoup de choses qui se passent, beaucoup de choses qui sont très difficiles, mais le truc, c'est que, est-ce que c'est vraiment utile de rester sous perfusion de ça, H24 ? Qu'est-ce que ça apporte concrètement ? Et puis surtout, même sur les réseaux sociaux. Il y a des gens, en ce moment, ils se plaignent énormément, que ça soit légitime ou pas, on est connecté à ça. Mais il y a aussi beaucoup de gens qui blâment, beaucoup de dérives, d'extrêmes, dans tous les sens. Et il y a des fois, en fait, moi qui suis beaucoup sur Internet, il y a des fois, sur les commentaires et tout, les choses que je vois en ce moment, je suis assez choqué. On a beaucoup de choses qui sont décomplexées, beaucoup de choses qui sont, bah oui, de l'ordre... ce sont des choses censées être illégales, mais j'ai même vu des gens, pour vous dire, même en voulant me détendre sur les trucs de jeux vidéo et tout, j'ai même vu des créateurs de contenu sur le jeu vidéo qui disaient avoir reçu des menaces de mort sur eux et leur famille parce que des joueurs n'étaient pas d'accord avec leur goût sur des jeux vidéo. Pour vous dire qu'en fait, quand on voit ça, à un moment, on commence à se dire, bon, le monde, etc. Mais quand on va dans la réalité, qu'on est avec les gens et tout, on voit que finalement, oui, il y a ça, mais il y a aussi tout. les bons côtés, mais sauf qu'ils ne s'expriment beaucoup moins, parce qu'on exprime beaucoup plus le négatif, on exprime beaucoup plus les choses qui ne vont pas. Donc moi, la grosse priorité dans ce podcast que je partage avec vous, c'est de ne pas oublier de retrouver votre énergie pour vous. Parce que parfois, on peut la perdre, et je vais vous donner tout ce contexte et ce que j'ai vécu moi-même, pour vous montrer qu'on peut vite partir dans un engrenage, où on va se laisser drainer, mais surtout drainer pour rien. Parce qu'il y a un moment, ok, ce sont les faits, etc. T'es épuisé et tu finis dans ton lit à déprimer, à être épuisé, à ne rien faire. Pourquoi ? Qu'est-ce que ça va changer ? Ben rien. Donc moi, ce que je pense qui est important, c'est déjà de savoir, ben oui, d'abord, bien choisir vos combats, je le dis souvent, mais aussi, vous, ben, ne pas vous oublier. Parce que votre énergie, c'est ce que vous avez le plus précieux. C'est même, on parle beaucoup, je parle beaucoup du temps et sa mathématique principale, mais le temps, il passe. Donc déjà, le temps perdu, vous n'allez pas le récupérer. Mais l'énergie, si vous accumulez la dette d'énergie et que plus le temps passe, moins vous avez d'énergie et plus cette énergie est fixée à la récupérer, moins vous allez bien occuper votre temps et plus vous allez perdre du temps. Donc il est important de recalibrer l'attention, de la remettre sur ce qui compte, de la remettre sur ce qui est important pour vous. Donc dans ce genre de contexte, déjà, quand je parlais des capacités que vous avez, c'est OK de reconnaître vos capacités. Mais c'est OK de reconnaître aussi ce qui les nourrit, ce qui permet d'avoir de l'énergie et ce qui draine votre énergie, ce qui est constructif et qui n'est pas constructif. Et c'est là, en fait, que vous allez pouvoir recalibrer, comme je dis, pour juste savoir vraiment, et c'est la question aussi que je me suis posée à ce moment-là, OK, qu'est-ce qu'elles vont être mes priorités de cet été que je vais assumer à 100% ? Et là, on va y aller vraiment pour le coup à fond. Ça veut dire, c'est-à-dire, OK, là, de toute façon, Le contexte est ainsi, sur quoi j'ai un pouvoir, qu'est-ce que je vais faire vraiment concrètement cet été ? Surtout là, on est sur le mois d'août, après sera la rentrée septembre. Mais en août, est-ce que je mets le focus sur le fait que, vas-y, si je me repose, je vais le faire à fond ? Ou alors, je me mets peut-être un petit rythme plus light, j'avance, je travaille le matin, l'après-midi, je suis libre. Ou l'inverse, le matin, je suis cool et puis je bosse un petit peu l'après-midi, puis après, je profite de ma soirée. Ou alors, je vais garder un rythme et je bosse. Mais juste ne pas se mettre un truc trop figé, parce que moi, l'été, j'aime bien aussi écouter mon flow. Si je n'ai vraiment pas envie de bosser, je n'ai pas l'énergie et tout, je ne vais pas me forcer, je vais me mettre en régime minimum. Et puis, si à un moment, j'ai un élan et tout, je vais le faire. Pour moi, les vraies vacances, c'est ça. Les vraies, entre guillemets, vacances, ce n'est pas de complètement couper. C'est de vivre full mon rythme. Si j'ai envie de faire les trucs, je les fais. Mais quand je parle, moi, de couper, ce n'est pas vraiment des vacances. C'est plus des retraites ou des vraies coupures. Ça veut dire que là, c'est une intention, c'est que j'ai senti le moment de partir en ermite, de me retirer. Et là, je vais le faire. Mais je pense qu'il faut juste écouter ce qu'il vous appelle. En ce moment, si vous sentez que vous avez besoin de vous reposer, reposez-vous. Vous avez besoin de réduire le rythme, réduisez. Vous avez besoin d'accélérer, accélérer. Et redéfinir justement vos propres règles pour ensuite avoir plus de lucidité. Il n'y a pas de décision radicale à prendre pendant l'été. Ça, c'est très important. Comme je vous l'ai dit, le contexte est particulier. Il est changeant, ne remettez pas tout en question. Si vous prenez une décision, faites des décisions temporaires ou des tests. Plus de l'agilité. Vous avez compris le contexte, vous avez vu comment c'est. Vous avez vu vos capacités. Ok, dans ce contexte, qu'est-ce que je peux mettre en place ? Qu'est-ce que je peux faire ? Mais je ne remets pas tout en question. Vous n'allez pas remettre en question toutes vos offres, tout ce que vous proposez, votre carrière, etc. Ça, attendez au moins, je pense, d'ici fin septembre. Mais pour l'instant, prenez les décisions, soit pour traverser ça, pour survivre, passer ça en termes de ressources. Si vraiment, c'est la grosse galère de vous mettre plutôt en mode, dire ok, de faire vraiment les vrais calculs de... ce que vous avez comme ressources, ce que vous pouvez vous permettre, s'il faut faire un truc pour soulager, etc. Mais aussi et surtout, vous dire, bon, OK, pour les entrepreneurs qui me suivent, je fais ça beaucoup avec mes clients, il y a peut-être des campagnes qui, le reste de l'année, fonctionnent, mais là, ce n'est pas le moment. Qu'est-ce qui peut être mis en place ? Moi, je vous dis, il y a plein de clients en ce moment. On crée des offres spécialités. J'en ai une qui fait toujours des retraites en août, dans les Pyrénées. J'en ai une autre. qui en ce moment en propose des workshops en ligne. J'en ai une autre qui est comme dans la créativité, l'écriture de livres. En ce moment, elle bosse avec des auteurs qui se font un challenge estival d'écriture quotidienne. En mode cool, les gens partagent chaque jour comment ils ont avancé sur leurs livres. Vous avez vu, en fait, il y a sûrement des façons, selon l'état d'activité, de surfer la saison. Moi, l'été, je sais que c'est une saison très particulière. Peut-être celle où je propose le plus de formats différents dans ce que je propose, justement. Je me répète, mais vous avez compris l'idée. C'est de proposer justement des choses qui sont adaptées à la saison. Parce que je sais que ce n'est pas une saison où les gens vont s'engager sur des trucs très lourds, beaucoup consommés, etc. Mais je sais que j'ai beaucoup d'accompagnement. Je sais que j'ai des petits programmes qui marchent bien. Je sais que les gens aiment bien avoir des outils aussi ou des trucs d'introspection pour l'été. Donc, je m'adapte. Donc, c'est ça un peu. C'est de redevenir agile sans se dire, là, je remets tout en question, je casse tout. Je pense que c'est plus vraiment, encore une fois, chacun sa situation et votre réalité. Encore une fois, je ne l'ai pas, ce sont les gens qui m'écoutent. Mais dans la majorité des cas, de mon expérience, ce n'est pas la meilleure décision de prendre une décision radicale. Sauf si c'est une décision qui était déjà en cours et prise avant et qu'elle se termine maintenant. Mais moi, c'est le conseil que je pourrais vous donner. Ne soyez pas dans les choses radicales, surtout en ce moment où j'ai parlé que le contexte est très polarisant et très radical. Soyez plutôt dans l'agilité, la souplesse et vous dire ok, je traverse ça et puis je vais pouvoir prendre des décisions après. Et c'est ok, et je vous le dis honnêtement, c'est ok de différer des décisions. C'est ok de se dire que la décision ne vaut pas le coup maintenant. J'ai une de mes clientes en début juillet, elle me disait là j'ai une grosse décision, je ne sais pas si je continue ce projet ou pas etc. Je lui ai demandé, concrètement, là, ta décision, est-ce que ça va changer quelque chose ? de la prendre maintenant ou de la prendre en septembre. On s'est rendu compte que ça ne changeait absolument rien. Vraiment, mais sur le coup, ça ne changeait rien. Je lui ai dit, écoute, là, tu as un voyage qui est prévu, elle est partie en mois, là, elle revient bientôt, au moment où j'enregistre. Profite de ton voyage, fais ce que tu as à faire, laisse décanter, laisse ton inconscient travailler et mûris la décision. Et tu donnes une deadline, je prends cette décision, telle date. Et c'est aussi simple que ça. Il y a des fois, il y a des choses qui peuvent aussi, qu'on peut mettre de côté, qu'on peut suspendre. temps de pouvoir y revenir. Et vraiment, je pense qu'il est important de ne pas oublier de protéger l'essentiel. Votre santé, votre sommeil, vos proches, s'il y en a qui sont vulnérables, isolés, ou je passe du temps avec eux, vraiment ne pas vous oublier. Parce que je crois que quand on est dans ce genre de contexte, on a tendance à se connecter à ça, et à s'aligner à ça, plutôt que de soi s'écouter vraiment dans ses besoins. Et je l'ai dit, j'ai commencé directement, même le mois de juillet, j'avais fait un podcast où j'expliquais, je parlais du faux rythme de l'été, et je disais, il n'y a pas un bon rythme pour l'été si ce n'est celui que vous décidez. Parce que je pense que c'est justement ça qui est important. C'est que là, vous pouvez revenir et profiter de ça pour vous demander, ok, c'est quoi l'essentiel ? Est-ce que ça aussi reflète ? Ça c'est une question que je me suis beaucoup posée. Est-ce que cette saison-là ne reflète pas des failles que j'ai sur mon écosystème ? Par exemple, si vous voyez qu'à chaque fois l'été c'est tendu au niveau de la trésor et tout, est-ce que ce n'est pas dans votre façon de gérer la boîte, où vous pouvez anticiper les années suivantes, pour savoir que l'été vous allez peut-être moins en tension ? Est-ce que ce n'est pas aussi une occasion de voir que vous dépendez trop d'un modèle, ou que vous êtes... Enfin j'ai envoyé au client là une introspection sur... justement, ce qu'on appelle le test de l'été, voir la dépendance de notre écosystème vis-à-vis de nous. Donc, de savoir si vous pouvez vous autoriser à ralentir sans que tout ralentisse autour de vous. Vous avez vu ? En fait, ce sont deux choses-là. Profiter pour se poser les bonnes questions et se dire, OK, bon, est-ce que ça ne révèle pas des problèmes qui ne sont pas que des problèmes liés à cet été, mais des problèmes qui sont là, mais qui sont amplifiés ou qui se manifestent durant l'été, parce que c'est aussi le cas. Donc, je pense que... Le plus gros piège, c'est de vous mettre dans, comme j'ai dit, dans une période qui est particulière, enfin, de faire dans cette période une explication définitive à tout, et de vouloir tout lancer, tout rattraper, vous cramer, ou même carrément tout plaquer, juste se dire, ok, là, est-ce qu'il n'est pas important que je me pose un petit cap, on va dire, sur ce mois-ci, de qu'est-ce qui va être essentiel pour la suite, qu'est-ce que je dois sécuriser. Qu'est-ce qui est vraiment important aujourd'hui, mais en termes de conditions, de contexte, de temps et d'énergie disponibles, de contraintes, d'imprévus ? Qu'est-ce que je dois protéger ? Ma trésorerie, ma santé, mon sommeil ? Il y a des choses qui méritent d'être vraiment protégées en ce moment et du coup, je l'assure. Qu'est-ce qui doit rester vivant ? Parce que j'ai peut-être pour certains besoin d'activité, ça peut être un projet, une habitude. quelque chose que vous gardez. Par exemple, en ce moment, moi, je continue à travailler sur mes conférences et masterclass. Je continue à travailler sur l'application qu'on est en train de développer. Mais je ne fais pas ça en mode gros sprint comme le reste de l'année. On est en mode plus cool. Mais je continue parce que j'ai besoin de ça et je suis plus créatif. Et le fait d'avoir moins de deadline, en fait, je bosse un peu, je pars, je vais au sport, j'ai une idée, je note, je reviens, je reprends. Donc ça, c'est un rythme que j'aime bien aussi. Mais qu'est-ce qui peut aussi ralentir, apprendre ? J'ai dit à reporter, à suspendre, même une décision et tout. sortir de l'espace mental un petit peu, qu'est-ce qui vous appartient et ne vous appartient pas ? Comme je l'ai dit, il y a des choses de l'extérieur qui sont là, vous ne les contrôlez pas, qu'est-ce qui vous appartient, qu'est-ce que vous contrôlez, et vous recentrez un petit peu plus sur vous. Et qu'est-ce qui, comme décision, pourrait peut-être rendre la rentrée ou la suite plus légère, plus stable, plus soutenable ? Vous avez vu, c'est vraiment ça, protéger, maintenir, ralentir, suspendre jusqu'à la rentrée ou septembre. Et là, vous pouvez avoir un regard un peu plus, on va dire, on va dire plus neutre et plus lucide par rapport à la situation. Donc, je pense que par rapport à tout ce que j'ai dit ici, s'il y a un message que je veux que vous reteniez, c'est à quel point votre attention et votre énergie sont extrêmement précieux. Et tout ce qui est la culpabilité, l'environnement, les autres, le bruit, etc. peut vous détourner cette attention, drainer votre énergie, la mettre au bon endroit. Et que je pense que là, C'est important de revenir à vous, à ce qui compte, à ce qui est important, et de pouvoir continuer dans cette vibe. Donc voilà pour ce que je voulais partager avec vous dans ce podcast hors série. Si ça vous intéresse, vous voulez en savoir plus sur ce que je propose en termes d'accompagnement, de boussole, etc. pour vous aider, je ne voulais pas que ce podcast inclue d'appel à l'action sur mes offres, mais j'en parle parce que souvent il y en a qui demandent, je vous mets les liens en descriptif pour ceux que ça intéresse, allez voir, sinon continuez à suivre les prochains épisodes. Mais surtout, moi, je voulais vraiment partager ça parce que je sais que c'est ce que je vois là, surtout des sons de cloche que j'ai, des gens que j'accompagne, mais aussi de ce que j'entends et tout. En fait, je crois qu'il ne faut pas oublier que dans les périodes difficiles, et vu que j'ai vécu ça aussi en 2022, ça nous invite à ne pas faire des changements radicaux, mais nous réinventer même de façon douce et voir un peu les failles. Moi, quand je me suis écroulé en 2022, ce n'est pas ce qui s'est passé l'été qui a provoqué ça. C'était tout un enchaînement de choses avant, et l'été a été la rupture. Et depuis que j'ai compris ça, en fait, ça m'a poussé après à me réinventer, à ajuster les choses. Ça n'a pas été radical, il y a eu des prises de conscience radicales, mais le changement a été long. Mais ce changement-là, ça m'a rendu la vie beaucoup plus facile, beaucoup plus fluide. Et même ce genre de période maintenant, je les traverse plus facilement. Parce qu'en fait, je sais reconnaître les signes, je sais aussi anticiper, gérer. me recadrer. Et comme je partageais avec vous, quand je me rends compte que là, je repars dans des schémas, comme j'ai dit avec les incendies et tout, de mode survie, de peur, de trop connecter à l'info, et ce que ça me fait, que mon énergie est drainée, tout de suite, je vais me dire attention, là... il faut se recadrer. Donc, c'est OK d'avoir des moments d'égarement, des moments où on est moins bien, etc. Le problème, ce n'est pas d'en avoir conscience. En fait, quand je vous dis la conscience de soi, c'est ce qui est essentiel. Et c'est pour ça que, dans ce que je partage avec vous, on a parfois tendance à vouloir trop être conscient du bruit de l'environnement, mais on oublie la conscience de soi. Et la conscience de soi, c'est cette petite voix au fond de vous, c'est ce qui compte, c'est votre énergie, et ça, c'est précieux. Et il faut rester connecté à ça. parfois ça demande, oui, de se couper du bruit, de mettre un casque anti-bruit, de réécouter le soi et ça vous permet aussi de vous mettre dans les meilleures dispositions derrière pour, si vous le souhaitez, contribuer, avancer, progresser, vous reposer, récupérer, mais en tout cas faire ce qui est juste pour vous, mais aussi pour le monde. Donc voilà pour ce que je voulais partager avec vous. Prenez ce qu'il y a à prendre. C'est un partage, comme j'ai dit, assez spontané, sans grosse structure. Et puis nous, on se retrouve pour des prochains épisodes du podcast. Donc d'ici là. Restez connectés. A très bientôt.