Speaker #0Comment prendre des bonnes décisions dans l'incertitude ? Il est extrêmement difficile de prédire le futur. Et pourtant, nous passons beaucoup de temps à nous questionner sur est-ce la bonne décision ? Est-ce le bon projet ? Est-ce la bonne voie ? Et à voir tous les enjeux de la décision. Le coût en temps, en énergie, en argent. À se demander si ça vaut vraiment le coup, s'il faut y croire, on s'en va à la folie. Ou est-ce qu'il ne faudrait pas la jouer un peu plus prudent ou choisir autre chose ? Comment gérer cette prise de décision ? Dans ce podcast, je vais partager avec vous... La méthodologie que j'utilise moi pour créer sa propre boussole de décision. Pas la boussole qui garantit tout le temps le succès parce que ce n'est pas possible. La boussole qui fait en sorte que vos décisions vous respectent le plus, qui respectent vos valeurs, qu'elles soient dans une direction qui soit la plus cohérente possible, mais qui surtout favorise et augmente les chances, oui, de vous accomplir dans cette direction. Bienvenue, ici Johan Janting. Dans ce podcast, on va parler de prise de décision, de fatigue décisionnelle, parce que je sais que c'est un vrai enjeu, surtout pour les multipotentiels qui m'écoutent, mais pas que. Forcément, notre vie est façonnée par nos choix. Les choix que nous faisons au quotidien, les choix que nous faisons chaque jour, les grandes décisions que nous prenons dans la carrière, dans les affaires, etc. Mais une mauvaise décision, ce n'est pas que du temps perdu, ce n'est pas que de l'argent perdu. C'est aussi des mois et des mois de confiance en soi qui peuvent être impactés. des mois et des mois, parfois, à rattraper une mauvaise décision. J'ai même d'ailleurs une théorie, je vais vous en parler, que si on met trois à six mois pour prendre une très mauvaise décision, on va mettre environ autant, voire plus, voire même le double, à rattraper cette mauvaise décision. Je vais en reparler après. Mais aujourd'hui, vous, face à ce champ des possibles, face à ces questions de « est-ce que ce projet mérite mon énergie maintenant ou pas ? » « Par quoi je commence ? » Est-ce que la bonne direction ? Peut-être aussi que j'ai peur parce qu'il y a un autre choix de passer à côté d'une opportunité. Ça peut vite devenir un dilemme. Donc comment on arbitre et on prend de meilleures décisions ? D'ailleurs, si ça vous intéresse, j'ai créé une boussole décisionnelle, une boussole qui vous guide avec vos propres critères, votre contexte, à prendre les décisions quand vous êtes submergé face à trop de champs des possibles. Des projets, des idées, des opportunités. Vous avez du mal, vous posez tout, vous mettez des critères et la boussole vous aide en trois étapes. trier, décider et... passez à l'action, à faire ce tri, à savoir où est votre priorité et comment gérer les projets autour, savoir où les classer. Vous voulez en savoir plus, j'en reparle à la fin et vous avez les infos dans les notes du podcast. Donc déjà, pour comprendre cette histoire de boussole, je vais vous dire une chose. Avec le recul, mes meilleures décisions et mes pires décisions ont commencé de la même façon. C'est arrivé très souvent avec une forte intuition. Et cette impression qu'il fallait agir tout de suite. Ça peut être parfois l'enthousiasme d'une nouvelle idée, la peur de laisser passer une opportunité, ou la conviction que le sens est la bonne direction. Donc, le problème, ça n'a jamais été d'écouter cette sensation, parce que généralement, c'est une intuition forte et ça me pousse. Mais parfois, selon ce qu'il y a derrière, ça va m'amener dans deux directions totalement opposées. L'impulsion initiale, elle est forte, mais la direction qu'elle va avoir est différente. Parce qu'il y a quelque chose qui se cache derrière. Et c'est là que je me suis rendu compte d'une chose. Pendant des années, je me suis mis à documenter mes décisions. A savoir, ok, là je suis face à tel dilemme, dans quelle énergie je suis, et pourquoi je prends cette décision. Aujourd'hui, j'ai pris cette décision, j'étais dans un état de fatigue, en état à flux tendu, et il fallait absolument... agir rapidement pour pouvoir se rassurer sur ce mois-ci par rapport à l'activité, malgré le fait que j'avais beaucoup de fatigue. Donc on va lancer un truc rapidement, on va tester, on va pousser, pousser, pousser, pousser. Et puis une autre fois, je prends une décision et je me dis, là il faudrait peut-être que je fasse un événement, je sens que c'est vraiment ce qui m'appelle, je sens que là j'ai envie de faire quelque chose et on va viser grand. La première décision, elle était basée sur une forme d'impatience, de... peur, de besoin de réagir, d'obligation. La deuxième, elle était basée sur une intuition forte. Mais, elles ont eu des chemins différents. La première a été un enchaînement de frustration, d'échec, de se dire, ok, on l'a poussé, c'était pas le moment, et puis finalement, ça s'est débloqué quelques semaines après, et ça allait mieux. On a juste grillé nos ressources, on s'est épuisé, au mauvais moment, il fallait juste attendre et ne pas pousser, parce que c'était pas le bon moment. Il y a aussi cette notion de timing. C'était une décision basée sur la... la peur, l'impatience, la fatigue. L'autre décision, elle était motivée par une vraie vision, une envie. Elle est partie dans la bonne direction. C'est quand j'organisais mon plus gros événement avant 2020 où ça a un petit peu changé. Et là, je me suis dit, OK, cette décision était la bonne. Et pourtant, j'ai perdu énormément d'argent en l'organisant. Mais ce qui s'est passé derrière, c'est que... Cette décision était la bonne, sauf quand il a commencé à y avoir une part d'ego. Et c'est là que j'ai commencé à avoir un piège. C'est que, initialement, j'avais une supervision, envie de faire quelque chose. Et plus on préparait l'événement, plus on l'organisait, plus je visais grand, plus je commençais à me dire, là, en fait, il y a beaucoup de concurrents, j'ai envie de taper fort, j'ai envie de montrer, de prouver que moi aussi, je peux être big et je peux y arriver. Et plus j'avais cette énergie, Plus l'événement et l'organisation a commencé à ramer, ramer, et j'avais du mal et j'étais frustré. Je me dis mais pourquoi ils vont à cet événement ? Pourquoi les concurrents ils font à la même date, etc. Je commençais à être un petit peu frustré, presque aigri. Et je me suis rendu compte que je commençais à être dans une mauvaise énergie et que je n'allais pas arriver à l'événement dans le bon état d'esprit. Quand j'ai eu conscience de cet égo et qu'à un moment je me suis rappelé pourquoi je le faisais et que j'ai mis ça de côté, je me suis dit écoute, tu avais vraiment envie de faire un truc, de faire kiffer les gens, de faire l'événement auquel tu as envie de participer, reconnecte-toi à ça. J'ai travaillé sur ça, je me suis reconnecté à cette vision, cette envie, ce qui m'avait initié justement l'idée. Et en fait, les mois avant, les places ont recommencé à se vendre, ça a reboosté, l'énergie était là, puis on est arrivé à l'événement, ça a été un super événement, ça s'est bien passé, c'est l'un de mes meilleurs souvenirs. Et du coup, en fait, je me suis rendu compte d'une chose. Je me suis rendu compte qu'il y avait des critères différents et que généralement, quand il y avait une part de peur, d'impatience, de fatigue, etc., ça m'amenait sur des mauvaises décisions. Et quand aussi je voulais prouver, parce que l'ego, parce que j'avais envie de montrer quelque chose et que c'était vis-à-vis des autres, là, ça m'amenait souvent dans le mur. Et quand j'ai audité ça, et sur plein d'événements, d'anecdotes, j'ai commencé à me rendre compte qu'il y avait les indicateurs d'état qui faisaient que dans ce contexte-là, et quand la décision était motivée par ça, ça pouvait m'amener dans une mauvaise direction. Et du coup, c'est intéressant. Et c'est ce que je vous invite à faire, de prendre vraiment du recul par rapport à vos décisions, par rapport à ce qui se passe. Et qu'est-ce qui anime cette décision ? Et de voir où ça vous mène. Et je peux vous dire, parce que j'accompagne beaucoup de personnes depuis vraiment très longtemps, je me suis rendu compte que beaucoup de gens, quand les décisions sont basées uniquement sur la peur et pas l'intuition, sur la fuite et pas l'attraction, sur le trop gros besoin de se rassurer ou de prouver, etc. ou alors qu'elles étaient basées sur vraiment cette décision par défaut, par pression, ça ne l'amenait jamais au bon endroit. Et d'ailleurs, c'est intéressant parce qu'il y a un des critères de décision aussi où je vois que ça m'a mis dans le mur un petit peu plus tard dans ma carrière, mais c'est quand je me laisse la pression de l'extérieur. Je prends un engagement et la personne me met une pression, et je collabore avec des gens où ça devient une obligation, une pression et non plus un plaisir. Et c'est pour ça aussi que je me suis rendu compte que quand il y avait trop de décisions qui étaient... poussé par l'extérieur, ça m'emmenait dans le mur. Même que je dis souvent, je préfère me planter pour une décision qui est venue de moi, même dans mon intuition et j'ai suivi ce qui était juste, que de me planter en ayant écouté quelqu'un et j'ai eu trop peur de suivre et m'écouter moi et j'ai trop écouté la personne. Et ça, c'est important. Et c'est pour ça qu'il y a aussi beaucoup de prestataires dont je me suis séparé. Je ne parle pas de tous ceux dont je me suis séparé. Il y a certains qu'à un moment, j'ai pris des prestataires et en fait, ça s'est très vite mal passé parce qu'ils ne respectaient pas ni ma vision, ni mes valeurs, ni ma façon de faire. Et tout de suite, ils m'imposaient leur façon de faire. Et en termes de décision, je me rendais compte que qu'on m'imposait des décisions comme ça et que ça ne me correspondait pas, ça m'emmenait aussi dans des pertes d'énergie, de temps, d'argent dont on parlait avant. Donc vous avez vu en fait, ce que je vous dis là, c'est quels sont les états, quelles sont les situations, quels sont les contextes, quels sont les red flags qui sont communs à vos pires décisions. Mais aussi, quelles sont les conditions favorables à vos meilleures décisions. Quand on pense, et que je me remarquais que quand j'avais vraiment envie de faire quelque chose, quand j'étais appelé à presque une fulgurance créative, quand j'avais vraiment, que je sentais qu'au fond de moi, j'avais une envie très profonde. J'ai partagé justement le concept des tests de personnalité, notamment le domaine du human design, et en fait, j'ai justement abordé ce sujet sous l'angle que, moi, étant générateur manifesteur, j'avais quand même besoin de sentir qu'il y avait une réponse face à un signal qui arrivait et qui était fort. Donc du coup, moi, plutôt que d'aller forcer les choses et les créer, c'est souvent, ah tiens, il y a un truc, ça répond, puis je vais amener une idée, etc. et ça va y aller. Donc du coup, c'est vraiment l'idée de, si vous voulez avoir vraiment une boussole qui soit fiable, il faut vraiment, vraiment, vraiment apprendre à vous connaître. Parce que les meilleures décisions doivent venir de vous, pas de l'extérieur. Oui, les gens peuvent apporter du recul. Oui, les gens peuvent vous donner des petits conseils, etc. Mais vous devez vous écouter, surtout au fond de vous. Mais il faut savoir si vous écoutez les bons indicateurs ou vos peurs, parce que parfois, c'est très biaisé. Donc pour ça, moi, je vous invite à prendre les cinq grandes dimensions des décisions. Un, la valeur, ça veut dire vraiment l'enjeu. Est-ce que la décision ou l'enjeu, le projet va créer de la valeur, certes, mais est-ce qu'aussi... Ça respecte vos valeurs, ça active vos valeurs. Ensuite, il y a le timing. Est-ce que vous sentez que par rapport à vos capacités du moment, par rapport à l'échéance, les ressources dont vous disposez, etc., il y a des fois, ce n'est pas le bon moment et c'est OK. Et souvent, je dis ça à des clients en cours. En fait, ils se disent OK, mais là, je dois faire ça, mais je n'ai pas le temps, je n'ai pas les ressources. Mais parfois, je leur dis, écoute, il n'y a pas de pression. Ce n'est peut-être pas le moment. Moi, ça arrive. Des fois, j'ai des projets sur une année que je mets de côté parce que ce n'est pas le bon moment. Et avec le recul, je me rends compte. C'était en 2024, je devais organiser un événement en Martinique. Et puis, je ne sais pas, il y avait plein de frictions, il y avait plein de problèmes, ça s'enchaînait. Et puis même, il y a un truc que je ne sentais pas. Ça devenait justement une obligation et non plus un plaisir. En plus, comme j'ai pris un engagement extérieur, j'ai commencé à avoir cette pression, alors que mon intuition, tout me disait non, stop, annule. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que non seulement ça ne s'est pas fait, j'ai annulé avant que ça arrive, mais après, il y a eu des gros soucis, des mouvements. sociaux là-bas et en fait même à un moment l'aéroport était fermé donc je me suis dit c'était pile aux dates où je devais faire le truc, donc vous avez vu il y a des fois en fait juste il faut se dire accepter que c'est pas le bon moment et qu'on met de côté mais également l'énergie donc on a vraiment valeur timing, énergie comment vous sentez le truc, ça vous stimule ou ça vous vide, est-ce que c'est une obligation est-ce que c'est une attraction, est-ce que c'est une fuite ou est-ce que c'est aller vers, dans quelle énergie vous êtes et quelle énergie vous avez même si Ça demande beaucoup de ressources. Même si le projet est difficile, votre énergie doit être au-dessus de ça. Et ça, c'est important. Également, un quatrième point, les risques. Forcément, oui, ok. Qu'est-ce qui se passe si vous ne le faites pas ? Parce que ça, on l'oublie trop souvent, les risques de ne pas agir. Mais aussi, ok, comment mesurer les risques ? Ok, qu'est-ce que vous avez à perdre ? Est-ce qu'il faut mettre des garde-fous ? Parfois, c'est ok de se dire, je lance un projet, je me donne tant de temps ou je me donne telle limite. et si on descend en dessous de telle limite au niveau de la rentabilité, on stoppe et puis c'est OK. Et puis sans tout, le dernier point, c'est la capacité réelle, la réalité. Ça veut dire où en êtes-vous par rapport aux compétences, au temps, à l'argent, à ce que vous pouvez investir. Ça, on l'oublie trop souvent. Parce qu'il y avait le timing, le temps, il y avait l'énergie, OK. Il y avait les risques, mais il y a aussi concrètement en termes de ressources, temps, énergie, argent, attention, disponibilité émotionnelle, compétences autour de nous, etc. Bon, est-ce que c'est viable et ça peut jouer sur le timing ? Et c'est tout ça combiné. Donc, valeur, timing, énergie, risque, capacité réelle. Ça, ça doit faire partie de votre boussole et vous pouvez la remplir, la configurer avec vos propres critères, avec votre expérience. C'est ça que je voulais vous transmettre. Donc aujourd'hui, face à vos décisions, c'est pas juste vous dire, bon, je tranche, etc. C'est d'avoir cette capacité à avoir du recul, cette capacité aussi à pouvoir créer votre propre boussole, cette capacité à vous dire, qui... Aujourd'hui, je peux arbitrer de façon, on va dire, plus alignée, qui me respecte. Et ça, je le dis souvent, les meilleures décisions vous respectent. Vous respectent pourquoi ? Parce que vos meilleures décisions, elles respectent vos valeurs, vous l'avez vu, elles respectent votre fonctionnement, elles respectent aussi les informations dont vous disposez à l'instant T, elles respectent aussi vos ressources, elles vous respectent dans votre intégrité, dans votre dignité, parce que vous suivez ce qui est juste pour vous et pas une pression extérieure ou des signaux souvent d'égo, de p... de peur, des choses qui peuvent brouiller vraiment cette lucidité par rapport à une décision. Donc si vous voulez justement créer cette boussole, ou en tout cas utiliser une boussole qui soit bien configurée avec tous ses critères, j'ai créé la boussole multipotentielle. C'est une boussole qui permet de mettre à plat toutes vos opportunités, projets, idées, de faire le tri et de définir grâce à ça qu'est-ce qui mérite votre énergie maintenant et comment arbitrer, trier les autres. Donc, vous allez découvrir... le projet phare, la direction phare, ce qui mérite votre lumière, et qu'est-ce qui peut être mis en retrait. Ça peut être en pause, ça peut être besoin de clarifier, tester à petite échelle, etc., reporter. Et vous allez avoir une clarté, un écosystème sur comment mapper tous ces projets qui aujourd'hui, peut-être, oui, vous prennent la tête. Voilà pour ce que je voulais vous transmettre par rapport à ça. J'espère que ça permettra de prendre du recul par rapport à vous. Et puis oui, maintenant, vous pouvez appliquer ce conseil de commencer aussi à documenter vos décisions avant, pendant et après. jusqu'à avoir une meilleure conscience pour des meilleures décisions futures. Parce qu'on ne peut pas prédire le futur, mais on peut apprendre du passé et de notre fonctionnement pour le provoquer et l'influencer.