Speaker #0Finalement, la vraie gifle, c'est pas celle que Bézecchi a mis en commissaire ce week-end. La vraie gifle, c'est celle qu'Aprilia a pris sur les deux derniers week-ends de Grand Prix en Hongrie. Martine a craqué, Abernos et Bézecchi. Et Marc Marquez leur dit un peu, bah merci les gars, un tapis rouge pour la Romontada. Mais derrière tout ça, et ça c'est intéressant, qu'est-ce qui se passe chez Aprilia ? Mais quel week-end encore, le MotoGP, bah tiens décidément... à nous surprendre. On dirait que Marc Marquez est un espèce de sorcier vaudou caché quelque part. En gris, il y a tous ses rivaux qui tombent dans ce strike au départ. Et puis ici, Benzecki qui fait absolument n'importe quoi. Et derrière, Marquez fait le job. On ne peut pas lui enlever. Et il continue de faire mentir les statistiques. Il y a deux week-ends, on n'aurait jamais mis Marc Marquez dans les favoris au titre. Prétendant peut-être. Mais avec 102 points de retard quand même, aujourd'hui, il n'y en a plus que 40. Et ça, ça change tout. Ça donne le ton pour cet épisode. Donc si vous le voulez. rien manqué de l'actu MotoGP, abonnez-vous parce que c'est grâce à vous que je suis là et que je peux consacrer du temps à ce podcast, donc vraiment merci, c'est important les évaluations également que vous laissez pour ceux qui écoutent en podcast audio, et alors je sais qu'il y en a qui regardent sur le smartphone là lâchez les boosts, comme on le dit maintenant et pendant que vous faites ça, on est parti pour ce nouvel épisode, alors il fait très très chaud ici dans le studio, on va essayer de faire ça bref et surtout de faire ça bien alors je vous fais pas tourner en rond, on va parler directement de cet incident Déjà parce qu'il est clos, Bézé qui a présenté ses excuses et parce que beaucoup, beaucoup de choses ont été dites à propos justement de cet incident. Au cas où, sait-on jamais, remise un peu de contexte, donc Béz qui tombe à la sprint, il quitte sa moto, il y a un des commissaires qui veut la relever, on entend le moteur s'emballer et Béz voit rouge, il le pousse et il le gifle ensuite. Ça, vraiment, on ne s'y attendait pas. C'est des images qu'on ne peut pas voir, que rien ne justifie. Voilà, comportement violent, ça n'a pas sa place là-bas. Alors j'ai vu beaucoup de choses passer pour expliquer ce geste, notamment... On parlait du fait que ce commissaire aurait fait une erreur en relevant la moto, ce qui aurait pu avoir des conséquences sur le moteur. Donc ça, évidemment, c'est vrai. Mais bon, je ne vois pas en quoi ça viendrait justifier d'aller foutre, pardon, mais une bonne grosse tarte à un commissaire qui est là pour que cette compétition se déroule comme on aime la voir se dérouler. Et pourtant, c'est bien que moi, je l'aime bien à Abed Zeki. Je le pensais plus malin que ça. Je ne m'attendais pas à ça. Mais bon, si on commence à trouver des circonstances atténuantes aux pilotes qui agissent comme ça, les gars... où est-ce qu'on va s'arrêter ? Donc la sanction, vous la connaissez, il a donc été suspendu pour la course de dimanche, c'est pour ça qu'il n'était pas là, ça on le sait. Mais on ne va pas brûler baisse sur la place publique non plus. Il a purgé sa peine. Ce qui peut amener à débat, malgré qu'on en a beaucoup parlé, c'est la sanction. Il y en a qui l'ont trouvé dure et d'autres pas suffisante. Alors moi, j'étais, si on veut, je vais le nuancer, à la base dans le camp de « c'est pas assez dur » . Dans le sens où il faut envoyer un message fort, les gars, ça ne doit jamais arriver. Il peut s'énerver, crier. L'adrénaline, on imagine bien. Il vient de chuter, on est dans un sport de haut niveau. Le championnat se joue. Qu'il puisse crier, s'énerver, mettons. Mais la gifle, c'est la limite qui a été dépassée. Mais en même temps, je trouve que mettre une sanction qui aurait été au-delà de la suspension, ça devenait un impact très important sur le sportif. Et ça, ce n'est pas ce qu'on a vraiment envie de voir. Puisque nous, on veut que le titre se joue sur la piste et pas en dehors. Après, je ne peux pas être d'accord avec ceux qui estiment que la pénalité, par contre, qu'on a vue, elle est trop forte. Si on met juste, mettons, deux long laps, on a beaucoup parlé de ça, c'est deux long laps et une amende. Bon, un pilote qui fait ça, c'est un manque de respect pour les commissaires. On est dans de l'inadmissible, il faut une punition exemplaire, c'est comme ça. Alors, je trouve ça très bien, moi qui se sois excusé, Marco Besecchi, c'était sincère. Quand on voit les images, on le voyait, c'est assez drôle de le voir offrir les gants, ceux-mêmes avec lesquels il a mis cette gifle. Et le commissaire d'ailleurs, il a été interviewé, je ne sais pas si vous l'avez vu, il a une réaction hyper positive. Il désamorce la situation. Lui, ce qui l'a surtout choqué, c'est la dimension que ça a pris sur les réseaux sociaux. Bref, on a deux grands garçons. Un qui s'excuse, un qui dit qu'il n'y a pas de soucis. Mais on devait marquer le coup pour un geste aussi grave. Parce que ça ne doit plus se reproduire. Les pilotes doivent bien comprendre, les gars, ça, une fois, pas deux. À partir du moment où ça a été fait, Bats et qui, il a assumé, il s'est excusé. Je pense que tout est dit, en fait. Enfin, ou presque, parce que pour en finir avec ça, il y a un truc qui est pénible et qui revient. C'est le sujet de fond, finalement, de tous nos débats. J'ai trouvé tellement agaçant une partie de cette défense de Marco Bizzecchi au niveau des observateurs. Et je vais en parler maintenant parce que ça contraste justement avec l'attitude de Marco Bizzecchi et celle du commissaire de piste qui lui a désamorcé. Tout le monde a été positif. Globalement, ce que j'ai vu passer, c'est des avis qui étaient contre la suspension. Mais pour une raison comme un peu étrange, c'est que ça allait favoriser le retour de Marc Marquez, qui n'a rien à voir là-dedans. Alors certains allant même encore jusqu'à y voir un complot. Vous avez vu la face comme nous. Une fois de plus, peu importe le sujet, on en revient encore et toujours avec les Antilles et les pro-Marc Marquez qui ne sont pas de moins mauvaise foi. Je vous l'accorde. Je suis encore ouvert à tous les avis, mais comment vous voulez qu'on débatte ? Quand certains détestent tellement un pilote qu'on est prêt à dire qu'ici, la baffe, finalement, ne méritait qu'une petite sanction, parce que sinon, Marquez, ça va faire ses affaires. Oui, ça fait ses affaires, ça, c'est sûr. Mais bon, le seul qui peut s'en vouloir, c'est Bézequi, qui, tout seul comme un grand, s'est mis là où il s'est mis. Et je le redis, il assume. Donc, lui, il a fait tout ce qu'il fallait. Et comme toujours, l'attitude des pilotes est plus éduquée que certains observateurs. Et heureusement, il reste des valeurs dans ce sport. Moi, je n'ose pas imaginer la suspension qui aurait été réclamée par ces mêmes observateurs. Si cette baffe, elle venait de la main de Marc Marquez. Là, on aurait eu tout un truc. Il est temps que ça cesse, toutes ces histoires de complots, de pseudos. C'est sûr que c'est l'avantage de Marquez, mais pas que de lui. D'ailleurs, on en reparlera. Et ça serait bien qu'on puisse débattre d'un thème dans le MotoGP sans que ça revienne automatiquement à Marc Marquez. Je sais qu'il prend de la place, surtout en ce moment avec son retour. Et c'est normal. Mais là, on était dans un sujet qui clairement ne le concerne pas. Donc on peut passer à autre chose. Bézéki, il a fait une bêtise. Il est puni. Tout le monde est d'accord, même lui, avec la sanction. Vous me donnez votre avis dans les commentaires. Je sais qu'il y en a qui vont défoncer celui que je viens de donner, mais on est là pour échanger, les gars. Donc tant qu'on reste polis, je serai content de vous lire. Bon, tant qu'on parlait de lui qui prend tellement de place et qui fait la bonne opération, Marc Marquez. C'est évident, mais il n'est pas le seul. On a tendance à un peu l'oublier. Il fallait faire le boulot, déjà, de Marc Marquez. Il n'a pas juste eu la chance que Bézéki ne soit pas là. Il a gagné. Merci. C'est très surprenant. Il faut quand même avouer de voir Marquez dans une telle forme après cette opération. Alors, on a eu l'explication. On sait ce qui devait être arrangé. On va quand même être un peu sceptique. Je ne suis toujours pas, moi, personnellement, 100% sûr qu'il va pouvoir tenir cette forme à long terme. On va voir. Mais là, en tout cas, bon, OK, épuisé à la fin de course. Mais on ne peut plus dire qu'il n'est pas dans le coup. Il y était. Alors, on remarque aussi un retour très fort de Ducati dans son ensemble. Et quel bonheur de voir Bagnaglia qui a été fort tout le week-end. Bon, il lui a manqué un petit quelque chose. le dimanche à Pécaud. Mais c'est bien, sa sprint était somptueuse et quatrième podium, il faut quand même le dire, quatrième podium, parfois un peu avec de la réussite, mais en plus, il est humble, il le dit. On l'oublie un peu aussi, d'ailleurs, il y en a un autre sur la Ducati, Fabio Di Gianantonio, on l'oublie, mais de moins en moins parce que là, il termine dans la selle de Bagnaia. Monsieur Régularité, il aurait même pu revendiquer, je pense, un peu mieux s'il n'avait pas perdu des places au départ parce qu'il y a ce duel avec Marquez qu'il dépasse un peu sans pitié. Mais bon, c'est ça, c'est le MotoGP. Mais lui aussi, il fait une super opération au championnat. DJA, seulement 23 petits points derrière le leader. On ne peut pas quand même l'exclure de cette course au titre. Mais bon, il est régulier. Il lui manque peut-être ce petit truc pour gagner. Je n'arrive pas vraiment à le considérer comme un prétendant. Mais n'empêche qu'il est bien là. Alors, je vais vous ressortir ce qui m'amuse beaucoup. Ces probabilités avec lesquelles on s'est amusé dans les derniers épisodes. Je vous rappelle qu'avant la Hongrie, Marc Marquez, il avait 4% de chance de titre. C'est ce qu'on s'était amusé à calculer. Après la Hongrie, il était monté à 12%. Et Bézequi avait un peu perdu de ses 36%. Maintenant, Marquez est passé à 22%. Donc l'augmentation est phénoménale. Bézequi en a toujours 30, ce qui reste sincèrement beaucoup. Martin, de son côté, en a 24%. On est quasiment à une chance sur 4. Et Didier en a 16. Comme quoi, il faut quand même le considérer. Alors, ce ne sont que des chiffres, d'accord. Mais bon, je peux vous le dire, quand on était à 102 points, rappelez-vous, avec cette blessure de Marc Marquez, je vous l'avais dit. croire à un retour de Marquez dans la course au titre, c'était de l'ordre du fantasme, même si je ne voulais pas l'exclure totalement parce que c'est Marc Marquez. Je l'avoue, je me suis planté. Le MotoGP, décidément, je vous le disais un peu plus tôt, vraiment là pour nous surprendre. Si on s'intéresse au classement général, l'exploit est là. Marquez a repris 62 points en seulement deux week-ends. On n'aurait jamais pu le dire, mais là, Aprilia lui a fait ce cadeau. Il faut quand même le dire. Il fait le boulot, mais Aprilia l'aide également. C'est la combinaison des deux qui rend ça possible. ce strike de Martin en Hongrie et la gifle ici. On va y revenir parce qu'en termes de gestion, c'est quand même assez catastrophique pour Aprilia. Et on peut lui accorder, d'une part, Marquez a eu du bol. Et puis, on peut reconnaître le boulot dingue de l'Espagnol qui, en plus, a dû tenir bon avec un Aïe Ogura qu'on doit remarquer de plus en plus. Je suis sûr que vous l'avez remarqué. On n'en a pas encore parlé, mais Ogura, c'est la révélation de ces derniers mois. Il est rapide. Il manquait que de bien se qualifier pour partir plus près de la première ligne. Il l'a fait. Et d'un coup, on le voit très, très fort. Alors là, il a... Il n'a pas réussi à aller chercher la victoire, mais je pense que dans ces conditions-là, c'est plus qu'une question de temps. Et vu les fins de course d'Aprilia et d'Augourin en général, cette tendance, elle se confirmerait assez logiquement. Bon, la Marquise a tenu bon. Bravo quand même à Augura pour cette montée en puissance. Je suis persuadé qu'Augura va continuer dans cette direction. Et j'ai presque peur, en fait, de vous parler de Marc Marquise, parce que soyons réalistes, Marc, il n'aura pas la même chance chaque week-end avec soit des adversaires qui tombent ou qui sont suspendus. Mais bon, sur 40 points, on n'est plus dans la mission impossible dont on parlait il y a quelques semaines, mais ça reste quand même 40 points. Bon, vous me direz, avec ce qu'on a vu là, c'est pas tant que ça. Avant de passer au reste, on doit quand même parler d'Aprilia. Parce que cette gifle de Bézequi, ce strike de Martine la semaine dernière... On peut vraiment s'en vouloir parce qu'on gâche un peu tout seul ces chances de titre chez Aprilia. Et j'ai l'impression que cet équilibre, vous savez, ce calme qui régnait là-bas dans cette équipe, est en train de s'effriter, mais sans qu'on comprenne vraiment à la base pourquoi. On avait tout en main pour gérer tranquillement la suite de la saison, même avec un Marquez très fort. En gérant tranquillement, on pouvait voir venir. Et là, il y a plein de petits éléments qui craquent à gauche et à droite. Même Massimo Rivola, il est un peu étonnant, un peu plus nerveux, un peu plus maladroit en caricaturant. On sent que la relation avec Martine, elle s'est tendue. Est-ce que c'était vraiment la meilleure des solutions ? Prenez la réaction de Massimo Rivola après le strike en Hongrie pour Martine. Il le condamne. Vraiment, c'est assez sévère, même si on peut le comprendre. Ici, la gifle de Bézecchi, il le soutient. Et ça, Roré Martine, il le remarque. Prenez sa déclaration à peu de choses près. Il dit « Si quelque chose de similaire devait m'arriver, même si j'espère que ça n'arrivera jamais, j'espère qu'ils auront eu la même réaction. » Bon, ben voilà, alors, on le sait, Martine... Il a quand même eu des réactions pas chouettes. C'était dans son box, heureusement pour ça, sinon lui aussi aurait peut-être pu être suspendu. Et puis on connaît les débuts de Martin avec Aprilia. Donc on sait aussi qu'il va partir. Mais tout ça mis ensemble, on sent que ce puzzle tient de moins en moins bien. Roré Martin, cela dit, lui, il peut être content de ce week-end puisqu'il fait une affaire malgré son fameux double long lap suite à ce strike. Il n'a plus que 8 points de retard sur Marco Bezzecchi. C'est un très solide candidat au titre. Alors Bezzecchi semble... toujours plus rapide en ce moment à la régulière sur piste. Mais bon, des points, il n'y en a plus que 8. Bézequi, il y a une pression qui vient de venir s'installer beaucoup plus lourde qu'avant. On sait que Martin, il a un mental. Voyons comment ça va se gérer, mais en tout cas, là, Martin, il a clairement une carte à jouer s'il fait fonctionner sa tête. Et justement, tout le danger, il est là, cet équilibre instable. Vous connaissez cette notion d'un équilibre qui est toujours instable. Si les deux pilotes se battent et offrent de nouvelles opportunités à leurs rivaux de revenir et de reprendre de gros points, c'est le scénario catastrophe pour Aprilia. Il va falloir revenir à cet équilibre. Bon, vu comment ça se passe là, comment est-ce qu'on peut gérer et retrouver cet équilibre ? Et c'est peut-être exactement ça la base de ce malaise chez Aprilia. La relation avec Martine qui se dégrade, ça permet plus difficilement de le gérer. Alors que, rappelez-vous, aux Etats-Unis, on voyait encore des accolades entre Martine et Massimo Rivola. Est-ce que chez Aprilia, on n'a pas un peu peur de voir Martine, finalement dans ces conditions, s'imposer devant Abed Zeki, qui a bien bossé pour en arriver là ? Tout ça, c'est très subjectif. Il nous faudrait du son de l'intérieur. Vous doutez qu'on n'en aura pas. Mais attention à ce petit jeu-là, parce que ça pourrait finalement redistribuer les cartes et les amener dans les mains de Ducati. Après ce retour de Ducati, il est indéniable, quoi que fasse Aprilia. Mais il faut quand même mettre en mai. Les deux derniers week-ends, ils sont particuliers. Aprilia, c'est s'aborder aussi bien en Hongrie que ici à Borno. ce ne sera pas comme ça chaque week-end. Pour confirmer complètement ce retour en forme et vraiment le solidifier, il va falloir bien observer Hassen et le Saxonry. Vous voyez que ça fait déjà beaucoup de matière. Je ne vais pas aller beaucoup plus loin dans l'analyse de ce week-end. Juste deux petits points qu'on doit quand même souligner. KTM et Yamaha, c'est les mauvais élèves. Bon, Yamaha, je ne sais même plus quoi vous dire. On est habitué à aller voir à l'agonie, tout au fond. C'est triste parce qu'il y a des pilotes chez Yamaha. J'aimerais tellement voir Toprak à ce glou avec une machine digne de ce nom. C'est évident avec Fabio Cortararo, vous connaissez mon avis, c'est le cas aussi. Mais chez KTM, on a un Pedro Acosta qui est l'arbre qui cache la forêt. KTM, ils sont en train de sombrer. On est vraiment dans un scénario qui vire à la crise et direction la catastrophe. On sait que KTM, en plus, l'enjeu extrasportif, il n'est pas extrêmement stable. On a une moto qui a beaucoup de problèmes de fiabilité, qui s'arrête, c'est dangereux. D'ailleurs, Pedro Acosta l'a réclamé. Il faudrait peut-être sortir les pièces de ses motos, les envoyer à l'usine. Et voir ce qui se passe parce qu'on est conscient de ce danger. On sait ce que ça a créé avec Alex Marquez notamment. Ces situations-là, on aura très certainement l'occasion d'y revenir. Et au contraire, on a Honda qui, eux, sentent que la tendance est de nouveau à la hausse. Mention spéciale d'ailleurs pour Diogo Morera qui nous a fait deux super départs et qu'on voit surtout progresser de week-end en week-end. Alors pourquoi je ne m'éternise pas sur l'analyse ? C'est qu'en fait, vous savez qu'on a donc enfin eu cet accord entre les équipes et Liberty Media pour le contrat de diffusion. Ce qui veut dire qu'on va très probablement, dans les prochains jours, dans les prochaines semaines au maximum, avoir des annonces qui vont tomber. Vous savez, ces fameuses confirmations des transferts de pilotes dont on nous parle depuis si longtemps, qui, selon la presse, étaient actées, mais n'étaient pas encore officialisées par les équipes elles-mêmes. Avec les tests de ce lundi à Borno, les équipes testent les motos de l'an prochain, les 850. Et ça les a un peu obligés à dévoiler leur jeu, puisque il fallait annoncer les pilotes qui allaient tout simplement participer à ces tests. Voilà. Alors... Peu de temps de roulage en plus durant ces tests et peu de pilotes les font également, puisque les pilotes qui ne seront pas titulaires dans leur équipe l'année prochaine n'ont pas l'occasion de les faire. Alors il y en a qui le font parce qu'ils ont besoin de données, c'est notamment le cas chez Acosta pour KTM. Mais par exemple, Bagnaglia avec la Ducati, ce n'est pas le cas. L'intérêt de tout ça jusque-là... ça semble quand même de pouvoir confirmer ce qui avait été annoncé dans la presse. Le test est à huis clos, je ne saurais rien vous dire sur les performances, etc. Mais pour les pilotes qui ne vont pas rouler, c'est assez embêtant. Parce que pour rappel, on teste non seulement la nouvelle moto, mais aussi les pneus Pirelli. Et les seuls autres tests qui auront lieu, ce sera à Valence, après la dernière épreuve de la saison. Ce qui veut dire que pour Bagnaia, dont on parlait il y a un instant, il ne pourra donc pas tester avant ça. ce que donne le comportement d'une telle moto avec ces pneus Pirelli. Bon, évidemment, c'est logique. Les pilotes qui vont rester sont ceux qui vont orienter le développement. Mais voilà, c'est en ce moment en tout cas que les masques tombent. C'est là que je voulais en venir. Et donc, certains départs ne sont peut-être pas encore annoncés, mais on se doute qu'ils seront confirmés. La question est de savoir si c'est bien là où on pense qu'ils vont aller. Je ne suis pas sûr qu'on aura beaucoup de surprises. J'adorerais me tromper, c'est toujours chouette. Et alors, petite note sympa aussi, on parle des pneus Pirelli. Sur ce test, Pirelli annonce que le ressenti sur le pneu avant et supérieur à celui du pneu Michelin. Ce qui rendrait inutile la fameuse règle qui nous a un peu pourri la saison, celle de la fameuse pression des pneus. Quand on voit vraiment le nombre d'incidents qu'on a eu pour la pression cette année, ça serait tant mieux. Bon, à vous de jouer dans les commentaires. Vous me dites selon vous les tops et les flops de ce week-end. C'est toujours chouette de vous lire. Alors moi, je vous donne mes tops. Marc Marquez, on n'a pas le choix. On doit le mettre dedans. Aïe Ogura, qui commence à avoir cette bonne habitude d'être dans les tops. Et puis Ducati pour l'ensemble de la performance. Parce que là, ils ont mis un gros coup à Aprilia. Pour les flops, trois équipes, KTM, Yamaha et puis Aprilia, puisqu'ils ont enchaîné les bourdes, peu malgré eux. Ça me semblait évident de les mettre dans cet ordre-là. Le prochain rendez-vous, on ira à Asen, magnifique circuit à la cathédrale de la vitesse. Circuit où Aprilia doit absolument se reprendre, parce que le suivant, c'est le Saxon Ring. Vous savez que Marc Marquez y est extrêmement fort. Si on veut limiter la casse avant la trévestivale, il faut réagir à Asen. Ça va rendre Asen tellement passionnant. Et attention, on parlait de Marc Marquez, moi je suis persuadé qu'Aprilia, ils peuvent encore réagir, parce que s'ils inversent la tendance, c'est la meilleure façon de remettre Bézequi dans un bon siège pour aller conquérir ce titre. Donc cette saison, elle devient assez dingue, avec effectivement en toile de fond, je sais que certains trouvent qu'on en parle trop, mais ce comeback de Marc Marquez, qui est quand même ce qui rythme finalement le suspense de cette saison, et ça forcément, j'ai hâte d'en reparler avec vous. A bientôt pour un prochain épisode, salut !