Speaker #0Le V4 Yamaha, un projet qui au moment où il est né a forcément suscité de l'engouement. A ce moment-là c'était théorique, nouvelle architecture, nouvelle moto. Cette fois elle a été testée et on en parle. Point de corde, le podcast MotoGP. Avant d'entrer dans le sujet, je vous dis merci, merci d'être là, notamment sur YouTube, avec ce pouce bleu, c'est con, mais ça fonctionne bien. Vos abonnements, vous êtes plus de 5000, génial. Merci, merci vraiment. Il y a les plateformes de podcast audio, Deezer, Spotify ou encore Apple Podcast. Là, je dois en parler rapidement, mais on était numéro 1 dans la catégorie actualité sportive à plusieurs reprises le mois dernier. C'est assez incroyable. Alors, ça fonctionne avec vos évaluations. C'est important. Prenez le temps, s'il vous plaît, d'en mettre une petite. La note maximale, elle me permet, via l'algorithme... et de suggérer à de nouvelles personnes qui, comme vous, vont découvrir Pointe-Corde et ce nouveau sujet. On y va ! L'heure donc de faire le point sur le V4 Yamaha. J'ai mis du temps avant de revenir sur le sujet. Je rappelle qu'il y avait eu en premier épisode, et même en deuxième si je me rappelle bien, on avait comparé les deux architectures, V4 et 4 cylindres en ligne, pour bien comprendre ce que ça implique dans la conception de la moto. Je vous renvoie à ça, comme ça on n'abordera pas ça. Je voulais au-delà de ça que Fabio Quartararo soit monté sur la moto et avoir ses impressions, sinon il y avait très peu de... concret, finalement, et là, donc, il a roulé, puis bon, le temps que j'écrive et que je viens dans le studio, vous vous doutez, ça met un petit peu de temps, mais donc, je vous renvoie à cet autre épisode, si vous voulez, on va dire les bases de ce projet, je rappelle juste que Yamaha, donc, développe ce moteur V4, c'est une évidence, si vous êtes là, vous le savez, l'idée n'est pas forcément d'aller obligatoirement vers ce V4, on n'a pas forcément abandonné le 4 cylindres en ligne, on va choisir le moteur, l'architecture qui propose le plus de performances. Si ce n'est pas le cas avec le V4, on restera au 4 en ligne. C'est important de faire la distinction, parce qu'il y a de tout qui a été dit par rapport à ça. Et vous vous en doutez, il y a un choix qui va devoir être fait, et l'air de rien assez rapidement, puisque le nouveau règlement, c'est en 2027. Voilà pourquoi c'était important de faire rouler cette machine cette année, et pourquoi Yamaha a essayé d'aller très vite. On était sur sa première sortie, donc ce sont des premières conclusions, on s'entend bien. Mais attention à ceux qui, dans le sens inverse, voient le V4 comme la solution miracle qui va ramener eux. notamment Fabio Quartararo aux avant-postes, c'est possible, on lui souhaite, mais il n'y a rien qui le prouve. Le V4 ne dira pas forcément solution miracle. C'est là qu'ils ont donc besoin de matière. Quand ça roule ici, on avait besoin des premières conclusions. Et puis, il faut rappeler aussi que c'est une architecture complètement neuve pour Yamaha, et même pour Fabio Quartararo, qui jusque-là était habitué aux 4 cylindres en ligne. Et donc ce week-end à Missano, c'était une grande première très observée. Vous l'avez vu, les journalistes, tous autour de ce projet Yamaha avec cette machine V4. D'abord, durant le week-end de course avec le pilote d'essai Augusto Fernandez, on a découvert un prototype logiquement complètement nouveau. On dirait que ce n'est pas surprenant puisque les deux architectures moteur ont des besoins très différents que ce soit en termes de châssis ou autre. Et la première impression après les premiers essais, elle a été très positive. Il tournait moins d'une seconde derrière les meilleurs, ce qui est franchement encourageant pour un premier test. Ça reste un gap, on s'entend, mais bon, on est sur un premier test, c'était pas mal. Il est aussi tombé en panne, mais on a appris que c'était un problème de sonde qui communiquait mal les informations et qui a provoqué un arrêt de la moto. Rien de très grave pour une machine en développement. Et le même jour, il a tourné ensuite 20 tours avant de chuter. Au même moment, il était à 6 dixièmes de Fabio Quartararo. Mais bon, à un moment, il faut relativiser, puisque Fabio Quartararo, il n'était pas très satisfait des réglages de sa M1 à ce moment-là. donc lui sur sa version d'origine 4 cylindres en ligne. Le V4 était à ce moment-là à moins d'un dixième derrière Alex Rins, donc tous les observateurs étaient plutôt satisfaits de ce qu'on voyait. Après, sans manquer de respect à Alex Rins ou Augusto Fernandez, on peut supposer que Fabio Quartararo aurait pu tirer un meilleur potentiel de cette nouvelle machine en l'ayant un peu prise en main, et que cet écart pouvait même être un peu moindre avec le français au guidon. Je vous rassure, on ne va pas détailler séance par séance. L'idée, c'est d'avoir les conclusions. On va aller droit au but. Le sprint, là, il y a eu une dure réalité. Et là, on est sur la première conclusion. Le sprint est arrivé. Et Yamaha était un peu en difficulté avec ce nouveau projet. Il y a des choses qui sont ressorties dans la sprint. Fernandez, donc, avec sa wildcard, prenait le départ de la sprint. Je vous le cite, c'est assez intéressant ce qu'il dit après cette sprint. Il dit avec le V4, parfois, on se sent bien. et parfois C'est tout à fait l'inverse. Il faut qu'on trouve l'équilibre sur la moto qui n'en a pas du tout. Le seul pilote derrière lui, d'ailleurs, à l'arrivée, c'est Somkyat Chandra, qui en ce moment est en grande difficulté en MotoGP, le jeune rookie. Et alors, je vous cite encore Augusto Fernandez qui dit « Si on fait un petit changement, on est totalement largué. Puis on dirait que c'est bon. Et là, on fait un petit changement et c'est de nouveau mauvais. Et les données ne sont pas bonnes. Il faut continuer à travailler parce qu'on ne sait pas. » Alors, il rappelle aussi On repart logiquement à zéro concernant les données. Donc finalement, ces conclusions, il faut prendre du recul dessus, elles sont logiques. Les données dont Yamaha a disposé, c'était les données acquises avec le 4 cylindres en ligne, évidemment. Et voilà, ça complique forcément la tâche et ça explique une grande part des difficultés observées lors de la sprint. Donc il n'y a rien d'alarmant non plus. Le grand constat tiré après ce sprint, c'est que les points forts de la M1 actuelle, donc celles utilisées par... Fabio Quartararo, l'efficacité de son train avant notamment. Le V4, il a un peu perdu ce point fort. Ça fait déjà un élément de ciblé, finalement une base pour travailler. Et à Missano, on est énormément sur l'avant de la moto. Donc c'est ressorti évidemment très fort. Il y a un problème commun à la moto de Quartararo lors de la sprint avec ce V4. C'est les problèmes de vibration. Si on entend souvent Fabio Quartararo en parler, c'est un phénomène qui rend la machine plus physique. et il a aussi été question du développement. aéro avec un carénage qui va devoir s'adapter à une nouvelle machine qui est plus étroite. C'est une évolution qui va arriver d'ailleurs pour le prochain test selon ce qu'a annoncé Yamaha et puis rappelons qu'Yamaha en termes de concession pour le développement ils sont dans la catégorie des plus faibles la catégorie D, ce qui leur donne plus de possibilités en termes de wildcard et donc c'est ces wildcard qui vont être utilisés pour qu'on puisse revoir Fernandez sur la moto pour tester à nouveau ce V4. J'ai vu la question passer, pourquoi ... Ne pas tester en course avec les pilotes titulaires, avec Fabio Cortararo sur le V4, alors ce ne sera pas le cas. Le règlement oblige à conserver un moteur durant l'ensemble de la saison une fois homologué. On me dirait oui, sauf que justement en catégorie D des concessions, c'est possible. Mais il y a d'autres restrictions. Je l'ai notamment lu, parce que j'ai voulu aller vérifier ça, ce que je pensais avoir compris. Il y a un très bon article sur motorsport.com qui en parle. Le nombre de carénages homologués a déjà été atteint chez Yamaha. C'est une des raisons qui bloquent. La V4 en demandant un autre et jusque là, Yamaha aussi précise qu'ils n'ont mis en place, ils n'ont mis à disposition que deux exemplaires de cette moto avec le V4. Et Augusto Fernandez étant le pilote d'essai attitré, c'est forcément lui qui travaille sur le développement. Donc, il n'y a rien de très étonnant à tout ça. Alors, pour en finir avec le week-end de course et voir ce que ça a donné, Fernandez finit 14e dimanche. Les premiers points finalement marqués par ce V4, même si c'est un peu anecdotique. Il termine à plus d'une minute du vainqueur. Mais attention, on l'a vu, il a écopé d'un double long lap en course. Et il y a eu d'autres incidents. Il a dû gérer notamment apparemment la gestion du carburant. Il a dû lâcher du rythme. Et en plus, elle a été faussée puisqu'apparemment, il y a eu pas mal de soucis électroniques au niveau du tableau de bord qui lui envoyait toutes sortes d'informations qui n'avaient pas de sens. Il y a peu de choses à retenir de la course si on veut tirer de vraies conclusions en termes de vitesse. Mais de nouveau, il y a eu des soucis de vibration. Donc de ce côté-là... Même souci que sur la M1 actuelle. Et à ce stade, on allait attendre le lendemain avec les tests, puisque là, on le sait, les pilotes titulaires allaient eux monter sur la moto. Et on le voyait immédiatement, d'ailleurs, après le week-end de course. Quartararo, il se montrait vraiment très peu enthousiaste. Il a précisé de son côté que le week-end a été tellement compliqué que finalement, on n'a pas beaucoup prêté attention à cette moto V4 et à Augusto Fernandez. qui donc allait un peu prendre des notes de son côté et revenir vers Yamaha avant la journée de test. On arrivait à ce jour qu'on a tous attendu, lundi, avec Fabio sur la moto et Jack Miller également. On va rappeler que Jack Miller, il vient d'être préféré chez Pramac à Miguel Oliveira. Et le fait qu'il ait l'expérience ailleurs avec des V4 qui, eux, fonctionnaient, ça n'y est probablement pas pour rien. Donc on peut s'attendre à voir Jack Miller porter le projet. Ce serait très étonnant de l'entendre le décembre. Donc parfois, il faut peut-être mettre en place... entre parenthèses, certains de ses propos. Mais voilà, le français, donc Fabio Quartararo, montait sur ce nouveau projet V4, et il était temps, parce qu'on le sent, ça ne fonctionne pas comme on veut chez Yamaha, on tourne en rond avec le projet actuel, on va arriver au moment des négociations, vous savez, on a Fabio Quartararo qui a un peu la bougeotte et qui est à bout de souffle. Donc voilà, s'il fait des petits miracles en ce moment, c'est très bien, mais il reste quand même mécontent de sa machine. Donc vous situez l'enjeu du moment où Fabio Quartararo... monte sur le V4. C'est vraiment important pour Yamaha. Alors en vérité, je dis ça, mais il y a d'abord eu un test à Barcelone à huis clos avec les titulaires sur cette moto. En vérité, Fabio Quartararo, il est déjà monté sur la machine, Jack Miller aussi. Et c'est donc la deuxième fois lors du test de Missano pour Quartararo. Alors peu importe, ce qu'on attendait, c'était les premières réactions du français. Et là, je vais dire mitigé, encore je suis gentil, vous avez peut-être même vu passer la phrase, puisqu'il y a pas mal d'articles qui ont été reliés, c'est décevant. Je vous cite Fabio Quartararo qui dit « Je pense qu'on ne peut pas vraiment dire qu'on est content ou qu'on n'est pas content, mais en tout cas, on a beaucoup de boulot. » Et alors, je vous le cite encore, il dit « Les sensations sont vraiment similaires, on a beaucoup de travail sur certaines choses, les sensations ne sont pas encore là du tout. » Et alors, il y a la phrase qui suit, qui est un petit peu plus, on va dire qu'elle met les choses au clair, et dit pour le moment C'est moins bon. À Barcelone, on a senti des différences qui étaient positives pour moi. Ici, on ne les a pas encore trouvées, mais pour le moment, je ne vois aucun progrès dans les domaines où c'est vraiment nécessaire. Mais comme l'équipe l'a dit, il y a encore de la marge, théoriquement. Parce qu'évidemment, on peut dire que Fabio Quartararo, il est exigeant avec cette moto, qui doit encore progresser, peut-être même impatient. Mais attention, si rien ne prouvait le contraire, on ne sait pas. si la marge de progression ira plus loin ou moins loin que celle du 4 cylindres en ligne. Et c'est bien là tout l'enjeu du projet. Ça explique un peu les propos de Fabio Quartararo. Encore une citation de Fabio Quartararo qui parle du package utilisé. Il dit « On en est loin, je ne vais pas le dire exactement, mais on n'est pas prêt. » A noter aussi que Fabio Quartararo n'a couru en MotoGP que pour Yamaha. Et donc, logiquement, il découvrait le V4. il n'a jamais... utiliser une MotoGP avec un V4 jusque là. Lui dit s'adapter sans souci, mais ça reste à considérer. Et on se rend compte que le challenge, et même les challenges, seront nombreux pour Yamaha. Du coup, on l'aurait compris, ça veut juste dire que les retours ne sont pas géniaux. Fabio Quartararo disait que les gros problèmes actuels de la Yamaha 4 en ligne se retrouvent sur la V4, et les avantages, eux, ont disparu. Donc pour le feeling, c'est très très compliqué. C'est pas la fête. Du coup, on peut s'intéresser à un autre avis, celui de Jack Miller. qui, je vous le disais, arrive a priori pour porter le projet. Miller qui lui dit à la fois comprendre Fabio Quartararo et sa frustration, mais en même temps, il prône la patience. Donc, on a un discours un peu politisé de Jack Miller, assez surprenant. Je vous le cite, Miller, qui dit « Je comprends où il en est. Il a besoin d'une moto performante. Ces choses-là prennent du temps. Il faut la développer. » Et alors, je continue le discours de Jack Miller qui dit « C'est une nouvelle plateforme, un tout nouveau projet, malheureusement en MotoGP. On n'a pas vraiment le temps, mais je comprends. » Le besoin et la volonté de son côté, parce qu'on a vu son talent, il n'y a pas de doute à ce sujet. Attention, dans ses propos, donc je vous le disais, Yamaha qui signe Jack Miller pour porter ce projet, on l'imagine conscient de tout ça. Même si ce n'est pas quelqu'un, Jack Miller, qui serait du style à aller autrement que droite au but, on comprend quand même que le discours, il est un peu managérial. Je vous lis la suite aussi de ce qu'il déclare Miller. Il dit de la puissance, on peut en trouver, ce n'est pas un souci. On va les renvoyer sur le banc. Et si elles y passent six fois, ils y trouveront de la puissance. Le reste, on fera fonctionner en électronique. On a certains des meilleurs ingénieurs pour aider à réécrire le code, écrire le logiciel ou la faire fonctionner. Et pour le reste, les ingénieurs Yamaha seront là. Donc là, je vous avoue, quand on lit ça, je vous dis un discours un peu managérial. Et ça veut... pas dire grand chose, à part qu'il va être derrière le projet et qu'il l'encourage. Je suis un peu plus du côté de Fabio Quartararo à me dire que l'Australien ici, ça n'apporte pas grand chose son discours. Par contre, je trouve que dans la suite de ce que dit Jack Miller, c'est quand même un peu plus intéressant. Regardez, je vous le cite aussi, il dit en 2015 et 2016, Ducati envisageait de faire un 4 cylindres en ligne pour menacer Yamaha. Disons que les règlements ont poussé pour que les motos soient comme ça, qu'elles exploitent les forces et les faiblesses de ce pneu arrière. Là, je trouve qu'on est sur un point qui est assez important, qui est un peu l'enjeu de ce développement. C'est qu'on prend ces risques du V4 chez Yamaha avec un double développement, double projet. Tout le monde semble d'accord pour dire que c'est le moteur V4 en ligne la solution. Il faut le V4. On se précipite un peu. Apparemment, pas chez Yamaha, mais en tout cas autour des observateurs, tout le monde pense que c'est la meilleure solution. Fabio Quartarao, lui, est un peu plus mesuré. Il pousse le développement de ce V4. Ce qu'il veut surtout, c'est des solutions par rapport aux problèmes qu'il a. constaté actuellement, il veut de la performance. Alors là où je veux en venir, c'est qu'avec le nouveau règlement, il y a aussi un nouveau manufacturier de pneus. Et si on suit ce que dit Jack Miller, on peut logiquement se demander si dans ce nouveau contexte, le 4 cylindres en ligne ne pourrait pas redevenir une force. Dans quel cas, imaginez, Yamaha, ce serait les seuls à en bénéficier de cette architecture moteur. Donc là, voilà. Alors d'accord, c'est une hypothèse. Bien sûr, ça ne tient sur pas grand-chose, mais ça pourrait arriver puisqu'il y a beaucoup d'inconnus avec... Les autres données, je parle du manufacturier de pneus, mais le nouveau règlement implique beaucoup de choses qui vont changer sur la moto. En tout cas, ça veut surtout dire que Yamaha va devoir faire un choix, qui est, vous l'aurez compris, très important, et que pour l'instant, on n'y voit pas très clair. Ça manque clairement de données. Quartararo, lui, a besoin de points concrets sur ce V4 et d'aller cibler quelques éléments positifs sur lesquels s'accrocher pour avoir de l'espoir. Là, on en est vraiment là. Et on n'en a pas vu assez, ni durant le week-end de course, ni au test de Misano. Ça pourrait être ça, la vraie conclusion. Ce qui ne fait pas peur du tout à Jack Miller. Lui, il reste confiant sur le V4. Je vous le cite encore, ce que dit Jack Miller. Au moins, on a l'expérience de tout. Donc, on sait vers quoi aller au moment venu. Il y a toujours un risque, c'est la course. Mais il y a aussi un risque de ne rien faire. Il y a Stadier pour deux années supplémentaires. On économise de l'argent, mais on perd aussi du développement. C'est assez des portes ouvertes enfoncées selon moi, mais voilà, ça reste quand même le discours de Jack Miller. Et par rapport à ce que je vous disais pour le changement de manufacturier pour 2027, je vous le cite aussi parce que là, ça devient de nouveau plus intéressant. Il dit « On élargit l'horizon des pilotes et au moment de changer de manufacturier, on aura fait de gros projets. Je ne pense pas que ce sera aussi drastique. » On va terminer avec le son de cloche des patrons, à savoir… Massimo Merigali, chef de projet Yamaha en MotoGP, qui lui dit nous avons pu engager beaucoup de tours en granger, pardon, avec tous les pilotes. Le plus important était de pouvoir faire le test parmi tous les autres. Et lui, il va rappeler que le premier objectif de cette nouvelle architecture, ici, dans ce week-end de course et au test, c'était la fiabilité. Voilà, c'était de voir où on en est au niveau de la fiabilité. Alors, je vous le cite à nouveau, il dit pour être objectif, je ne suis pas sûr que cette moto ait passé plus de 15 jours en piste. Donc le simple fait d'être ici est pour moi une grande réussite. Au début, nous ne pensions même pas être en capacité de faire ce test. Nous avons aussi la wildcard et nous avons clairement recueilli beaucoup d'informations, des bonnes et des mauvaises, comme vous pouvez l'imaginer. Mais nous n'en sommes qu'au début et nous allons maintenant continuer à travailler. Je vous ai mis une longue citation dedans, mais vous aurez compris le principe. La question étant, du coup, après ça, est-ce qu'on poursuit ? oui ou non le projet du V4. Est-ce qu'on va donc l'abandonner ? Là aussi, je vous le cite, c'est assez clair et ça reste dans la ligne de conduite annoncée par Yamaha jusque-là. Il dit, nous prévoyons de faire une autre wildcard en Malaisie parce que nous voulons stresser cette moto dans les conditions extrêmes. Ensuite, on le fera aussi à Valence sur base de cette journée. Nous allons décider si nous maintenons ce plan ou si nous le modifions. On a des infos sur les prochains tests. Ça, c'est assez intéressant. Et puis Valence, conclusion de la saison, donc c'est assez logique qu'après ça, au bout de 2026, il y a des décisions qui vont être prises. Et aussi, un rappel important, c'est qu'Yamaha, ce qu'ils envisagent, c'est de faire cette moto en version, comme le règlement actuel, pour 2026 avec l'OV4. Ce serait possible, donc avec une 1000, et ensuite de l'adapter en 850, et pour le reste des adaptations qui sont nécessaires pour le règlement de 2027. Donc c'est dire, si le défi est grand, il va falloir... absolument du concret au prochain roulage en wildcard. Et de son côté, le directeur technique Max Bartolini, lui, rappelle, je vous le cite, même si l'ambition à long terme reste d'avoir une plateforme performante avec le V4 pour 2026, toute décision sera basée sur une évaluation des résultats à la fin du programme 2025. Donc on remet tout le temps un peu d'ordre chez Yamaha en disant, voilà, on va vraiment faire une analyse à la performance. C'est ce qui avait été annoncé au début et là, c'est assez sérieux parce qu'ils s'y tiennent. Bon, c'est un sujet beaucoup de blabla. Je me rends compte qu'on aurait pu aller un peu plus droit au but, mais je trouve que les petits détails, si et là, si on écoute bien les déclarations, ils sont quand même intéressants pour maîtriser tout le projet. Mais là, on a fait le tour du sujet. Alors, deux questions que je vous pose dans les commentaires. Est-ce que vous, déjà, ce projet, vous y croyez, vu les éléments concrets dont on dispose ? Est-ce que déjà, on peut être déçu ou est-ce qu'il faut être patient ? Alors, je ne vais pas donner vraiment d'avis maintenant, parce que sincèrement, on est un peu entre les deux. C'est évident qu'il faut un peu de patience. Et en même temps, s'il n'y a pas encore eu vraiment d'éléments positifs, au prochain test, il en faudra. Sinon, on ne peut pas aller vers cette solution qui comporterait, selon moi, beaucoup trop de risques. Je ne vois pas le remède miracle que certains attendaient, certainement pas. Il y aura du travail, tout le monde en est conscient chez Yamaha en même temps. Et puis, inconnu du nouveau règlement, et surtout du nouveau manufacturier de pneus. Yamaha ne peut pas éternellement travailler sur deux projets à la fois. Il y a une décision qui doit tomber. On comprend qu'elle tombera certainement à prévalence. Et là arrive ma seconde question. Est-ce que vous pensez que Fabio Quartararo, il va, ou il doit même, mais je dirais plutôt, il va quitter le navire ? On ne le sent pas du tout convaincu par ce projet V4 jusque-là. Alors, soit il fait ça pour mettre la pression et c'est une petite méthode, soit vraiment il n'est pas convaincu. Moi, honnêtement... Si on regarde son discours verbal ou non-verbal, il n'a pas l'air convaincu du tout. Mais on verra. Et quoi qu'il arrive, cet hiver, on pourrait quand même avoir des surprises en négociation. Alors vous me direz, toutes les places sont quasiment prises pour l'an prochain. Oui, mais il y a 2027 en ligne de mire. Et puis, rien n'est jamais impossible en termes de contrat, même si c'est toujours assez rigide en MotoGP. On verra. Voilà, je vous remercie d'avoir suivi ce nouvel épisode de Pointe-Corde. Merci encore pour les pouces bleus et les abonnements. C'est cool parce que ça me permet... de vous compter dans la communauté pour les prochains épisodes. Apple Podcasts, Deezer ou encore Spotify, ça c'est les podcasts audio. 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