Speaker #0Hello, c'est Mia de Positive Mind Attitude. Après un parcours de plus de 4 ans et demi avant de connaître enfin les joies de la maternité, j'ai décidé d'associer mes compétences professionnelles de thérapeute à mon vécu personnel lié à l'infertilité et la PMA pour accompagner les femmes en désir d'enfant et leur permettre de reprendre le plein pouvoir sur leur fertilité. Si tu veux agir pour ne plus subir, tu es au bon endroit. Que tu sois suivi médicalement ou non, Mes conseils te permettront d'avoir un autre regard sur ton parcours et d'adopter une approche globale pour mettre toutes les chances de ton côté. Ensemble, brisons le tabou de l'infertilité. Si tu connais une femme qui est concernée par le sujet, je t'invite à lui partager cet épisode. Maintenant, installe-toi confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Comment se préparer à la PMA ? Mes 5 plus grandes erreurs. Dans cet épisode, je vais te partager les erreurs que j'ai commises dans mon parcours, l'idée étant évidemment de t'éviter de les faire à ton tour. J'espère que tu es prête, j'espère que tu peut-être prends de quoi noter ou en tout cas que tu es attentive aux erreurs que je vais partager avec toi parce que vraiment, ce sont des erreurs que j'ai commises et que je vois au quotidien auprès des femmes que j'accompagne. Donc vraiment, l'idée c'est de ne pas les faire toi aussi. J'espère que tu es prête ? Oui ? Allez, c'est parti ! Première erreur. C'était de confondre vitesse et précipitation. J'avais un tel sentiment d'urgence, une telle envie d'être maman, que j'étais évidemment en permanence dans une sorte de course contre la montre. Bon, il faut dire clairement que la pression sociale qu'on met aux femmes sur le fait d'être maman avant 30 ans, ou aux environs de 30 ans, ça n'arrangeait rien. En tout cas, c'était mon cas. Et donc, j'étais suivie médicalement, et peut-être que tu le sais, mais au niveau de la PMA, donc de la procréation médicalement. assister, les délais sont souvent plus qu'à rallonge. On ne va pas se mentir. Et donc, j'étais vraiment dans une sorte de lutte pour aller plus vite, pour gagner du temps. Et c'est là que j'ai confondu vitesse et précipitation. J'ai vu la PMA comme un sprint. Sauf qu'en réalité, c'est plutôt d'un marathon qu'il s'agit. Avec derrière cette notion de marathon, une vraie notion d'endurance. Et voir la PMA comme un sprint, ça m'a mise KO super rapidement. Or, ce n'était là que le début du parcours et j'étais déjà complètement épuisée. Alors épuisée physiquement, bien sûr, de par les traitements, mais aussi et surtout émotionnellement. Et ce qu'il faut savoir, c'est qu'une grossesse, ça demande beaucoup d'énergie et clairement, moi, je n'en avais plus du tout. Donc j'ai perdu un temps considérable au lieu d'en gagner. Deuxième erreur, et pas des moindres. j'ai commencé ce parcours sans y être préparée et sans être accompagnée. A l'époque, il n'y avait pas d'accompagnement particulier. Le seul accompagnement qui était possible m'a été imposé. J'insiste vraiment sur le mot imposé. Parce que le centre PMA dans lequel j'étais suivie m'a imposé un rendez-vous avec un pédopsychiatre. Et vraiment, j'ai très mal vécu cette partie-là. Pourquoi je l'ai mal vécu ? Parce que c'était imposé. Le côté obligatoire m'a... complètement enlevé toute notion d'aide, j'avais vraiment l'impression de devoir passer un examen pour savoir si j'étais émotionnellement apte à passer en PMA ou pas. Et bien sûr que ce n'était absolument pas le cas, mais j'avais l'impression d'être jugée sur ma capacité potentielle à devenir maman. Et donc cette partie-là, je l'ai vraiment mal vécue. Alors peut-être aussi que c'était en lien avec l'appellation de cette profession, un pédopsychiatre, pour l'avoir rencontrer et interviewer par la suite. Je me suis rendu compte qu'en fait c'était simplement parce que c'était la personne qui s'était proposée pour faire ce suivi, et donc son titre quelque part pédopsychiatre n'avait rien à voir avec ce côté jugement sur une capacité potentielle à s'occuper d'enfants bien évidemment, mais clairement en tout cas moi sans le savoir c'est comme ça que je l'ai pris quand j'étais dans le parcours. Alors étant donné que je ne savais absolument pas à quoi m'attendre, et bien je me suis prise un tsunami émotionnel en plein de figures et je ne l'ai pas vu venir. J'ignorais complètement la difficulté de ce parcours, les conséquences à tous les niveaux d'ailleurs, que ce soit personnel, familial, mais aussi social ou professionnel. Je n'avais personne à qui en parler, parce que ce sujet-là est particulièrement tabou, et je ne connaissais pas grand monde qui était passé par là. Et forcément, je n'avais personne finalement pour me conseiller autrement qu'avec des phrases bateau du style « c'est parce que tu y penses trop » , « faut que tu lâches prise » , etc. Alors vraiment, ne fais pas la même erreur que moi, parce qu'être accompagné dans ton parcours, ça peut tout changer. La troisième erreur, c'est d'avoir presque entièrement délégué ce projet au corps médical. Pour moi, en gros, si ça ne marchait pas naturellement, alors naturellement entre guillemets, on s'entend, mais si ça ne marchait pas naturellement, Et ça veut dire que si ça ne marchait pas comme ça, eh bien l'APMA, c'était la solution. Je pensais clairement que le médical allait identifier tout ce qui n'allait pas et qu'il allait pouvoir le résoudre. Or, tu t'en doutes, c'est loin d'être aussi simple. J'ai vraiment sous-estimé le peu de recherche qui allait être faite, le peu d'explications qui allaient m'être données. Et pire, non seulement j'ai pris des traitements que je n'aurais pas dû prendre, du moins pas au moment où ça m'aurait pourtant été prescrit, Et sans le savoir, je réduisais chaque jour un peu plus mes chances de grossesse. Et ça, ça revenait finalement à faire un pas en avant avec le médical et deux en arrière au quotidien, parce que mon hygiène de vie et mon état émotionnel n'étaient absolument pas du tout pro-fertile. Il n'y avait aucune approche globale, seule une approche qui était centrée finalement à appareils reproducteurs, c'est-à-dire utérus, trompe, follicule, et il y avait tant d'autres facteurs. qui entre en compte, mais qui n'était pas pris en compte. Et donc finalement, tout ce qui entre en compte dans la mise en route d'une grossesse et qu'il est urgent d'adapter, ça passait complètement à la trappe. Il ne restait qu'une approche classique, focalisée sur l'utérus, les trompes, les follicules. Et ça, ça n'apportait pas de réponse finalement au pourquoi ça ne fonctionne pas. J'avais non seulement délégué ce... comment dire, ce projet au corps médical en pensant que c'était la solution et je suis tombée de haut parce que j'en ai pas franchement eu pendant tout ce parcours. Alors je ne dis pas que le médical n'est pas nécessaire, loin de là, la PMA accomplit de véritables miracles, mais ce n'est pas forcément la solution en tant que telle. On aura l'occasion de creuser le sujet mais clairement les taux de réussite ne sont pas aussi élevés que ce qu'on aimerait. Il faut quand même savoir que les taux de réussite en procréation médicalement tourne aux environs de 20 à 25%, 30% pour les meilleurs centres, mais donc tu vois qu'on est loin des 100% dont on rêve, évidemment, il y a encore beaucoup beaucoup d'axes de progrès à faire de ce côté-là, et donc c'est la raison pour laquelle avoir délégué entièrement ce projet au corps médical a été une erreur, parce que oui j'ai pris des traitements, oui j'ai fait des examens, mais en parallèle à ça, et bien j'avais oublié, ou en tout cas je ne savais pas que moi j'avais beaucoup de choses à faire de mon côté. pour vraiment augmenter considérablement mes chances de succès. La quatrième erreur, ça a été de ne pas poser suffisamment de questions aux médecins. Alors, on ne va pas se mentir, les consultations étaient tellement expresses que franchement, on ne peut pas dire que j'avais énormément de temps pour poser toutes mes questions. D'ailleurs, ceci dit, j'ai un jour chronométré un entretien médical avec échographie endovaginale. On est bien d'accord là-dessus. Donc, on parle bien d'un rendez-vous médical avec... échographie, et bien figure-toi que ce rendez-vous a duré pas moins de, attention roulement de tambour, et bien pas loin de 3 minutes et 35 secondes. Oui, tu as bien entendu. C'était plus qu'à la chaîne. 3 minutes 35 secondes. Je me pose la question sur le temps finalement accordé à l'humain dans ces conditions-là, et évidemment quel est le temps qui était accordé aux questions ? Bah clairement aucun. Je ne jette pas évidemment la pierre aux hôpitaux, parce que clairement, il y a une forme de rendement, puis-je dire, il y a tellement de demandes que les rendez-vous sont plus qu'expéditifs, et finalement, moi j'avais des tonnes de questions, et ces questions-là, elles restaient sans réponse. Alors, ne connaissant rien à l'époque aux pathologies, aux traitements, aux résultats d'analyse, aux nombreux effets secondaires potentiels, Clairement, je n'ai pas posé assez de questions pour pouvoir comprendre, pour pouvoir m'informer et surtout agir de mon côté. J'étais diagnostiquée SOPK, donc avec le syndrome des ovaires polycystiques, et aucun médecin ne m'a dit ce que je pouvais faire moi-même de mon côté. Et je n'ai pas demandé. Or, aujourd'hui, ce syndrome des ovaires polycystiques a complètement disparu. C'est donc la preuve que des changements sont totalement possibles, et c'est d'ailleurs le cas de nombreuses femmes que j'accompagne. Le SOPK n'est pas quelque chose de définitif, on peut parfaitement en atténuer, voire en faire disparaître les symptômes. La cinquième erreur, je pense que c'est l'une des plus importantes. Ma cinquième erreur, c'est d'avoir oublié de vivre. J'ai pourri des magnifiques moments plein de fois, dont notamment des vacances en Corse, où juste, je te la fais courte, mais quand même, il faut que tu saches, j'avais l'immense chance de visiter la Corse. Le sud de la Corse, j'avais l'occasion de le faire en jet ski. Alors tu imagines que j'étais dans un endroit mais juste paradisiaque avec une eau turquoise, des petits poissons, tout ce que tu peux imaginer, un soleil magnifique. Et là... Moi, au lieu de profiter du paysage, des sensations, de tout ça, ma seule obsession, c'était « mon ovulation est passée, si ça tombe, je suis enceinte » . Et les remous des vagues, les chocs avec le jet ski, tout ça, ça va me provoquer une fausse couche. Donc voilà, ça, c'est ce à quoi moi je pensais alors que j'étais juste dans un endroit absolument paradisiaque. Et ça, c'est juste un exemple parmi des milliards d'autres instants que j'ai pu... vivre et que j'ai complètement foiré toute seule comme une grande parce que j'ai juste oublié de vivre. Tout était ramené en permanence aux essais bébés, au fait que j'y arrivais pas, et je me suis gâchée énormément de moments, que ce soit des vacances, des sorties entre amis, même des challenges professionnels, juste parce que je pensais à ce « et si » . Et si j'étais enceinte à ce moment-là ? Et si j'étais en stimulation peut-être à cette période-là ? Et si un bébé couette était venu se loger entre-temps ? Etc. Et j'ai vraiment eu un énorme déclic lorsque je me suis dit « Je ne peux pas continuer comme ça. Je ne peux pas me pourrir chaque instant de bonheur que je peux avoir. » J'avais en fait l'impression que je ne pouvais pas être en même temps heureuse et être infertile. C'était pour moi deux notions qui m'avaient l'air de ne pas pouvoir du tout cohabiter ensemble. Alors surtout, ne fais pas la même erreur que moi. Tu ne peux absolument pas mettre ta vie entre parenthèses pendant 6 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans, peu importe le délai. C'est pas possible, la vie est trop courte que pour la remettre à plus tard, vraiment, faut en profiter et au quotidien. J'espère vraiment que le partage de mes 5 plus grosses erreurs dans ce parcours te sera utile pour ne pas commettre les mêmes erreurs que moi. C'était Mia de Positive Mind Attitude, on se retrouve très très très prochainement pour un prochain podcast. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu veux aller plus loin et bénéficier de plus de conseils, Télécharge maintenant mon guide offert sur positivemindattitude.fr Pour encourager ce podcast, merci de mettre une note et ou un commentaire sur ta plateforme d'écoute. Je te dis à très vite pour un prochain épisode.