- Speaker #0
Hello et bienvenue à toutes sur ce tout nouvel épisode de podcast. Aujourd'hui, je suis ravie de te retrouver parce que j'ai une invitée spéciale. Cette invitée n'est autre qu'Alexandra Messner. Alexandra, salut, tu vas bien ?
- Speaker #1
Ouais, bonjour Mia, merci de me recevoir aujourd'hui.
- Speaker #0
Ça me fait trop trop trop plaisir, vraiment,
- Speaker #1
Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vues.
- Speaker #0
Si, et puis on va parler quand même d'un sujet particulier. Nous, on se connaît, mais je me dis que mes auditrices, pas vraiment. Donc, Alexandra, tu es médecin, mais pas que. Tu as plein de cartes, tu as plein de cordes à ton arc, j'ai envie de dire. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #1
Oui, absolument. Moi, je suis médecin biologiste au laboratoire, donc spécialisée en biologie de la reproduction maintenant depuis plus de 15 ans. Voilà, donc j'ai fait une grande partie de mon clinica au laboratoire. et donc Je me suis spécialisée, sur-spécialisée sur toute la partie infertilité pour les hommes. Voilà, on le sait aujourd'hui, il y a de plus en plus d'hommes qui sont confrontés à l'infertilité, même si c'est la même part en termes d'éthiologie que chez les femmes. Mais c'est vrai que jusqu'à présent, ils étaient un peu dans l'ombre de ce parcours de fertilité et qu'aujourd'hui, il y a de plus en plus de solutions à leur proposer pour pouvoir les accompagner, pour pouvoir effectivement... améliorer les taux de grossesse pour pouvoir avoir un enfant.
- Speaker #0
C'est génial parce que, tu le dis, c'est vrai que finalement, ça rentre dans la case de l'infertilité. Ça concerne tant l'homme que la femme, évidemment. Mais c'est vrai qu'on a plus tendance à parler de l'infertilité féminine que masculine. Et donc, je trouve ça génial quand même de pouvoir inclure aussi les hommes dans le parcours. Et si possible, dès le début, en plus.
- Speaker #1
Bien sûr. C'est assez moderne, parce que c'est vrai que les premières générations de gynécologues qui faisaient de la FIV, même quand il y avait un problème chez l'homme, c'était surtout la femme qui était au centre de l'attention, puisqu'elle allait voir son gynécologue. C'est vrai qu'aujourd'hui, on a effectivement plus de solutions à proposer aussi, puisque depuis l'avènement de l'IXI, dans les années 90, Euh, bah... Ça permet, quand il y a peu de spermatozoïdes, de pouvoir faire l'injection directement dans l'ovule. Donc ça, ça a été une grande avancée, un grand progrès dans l'histoire de la procréation médicalement assistée. Et puis, c'est vrai qu'aujourd'hui, les hommes sont demandeurs d'être acteurs du parcours, parce que même si, quand il y a une infertilité chez l'homme, c'est toujours la femme qui va se retrouver. au centre quand même du traitement, puisque c'est elle qui va avoir des stimulations, c'est elle qui va avoir la ponction d'ovule et le transfert, les hommes sont quand même demandeurs d'essayer d'améliorer les choses pour avoir les meilleures chances d'avoir ce bébé. Donc, on se retrouve beaucoup plus dans un travail d'équipe au sein du couple qu'à un moment où toute la charge mentale était pour les femmes.
- Speaker #0
Oui, ça évolue et je trouve ça génial parce que finalement, un bébé, ça se fait à deux en principe. En tout cas, il faut deux gamètes. Et c'est vrai que quand on est en couple et qu'on se lance dans l'aventure de la PMA, c'est bien de pouvoir avoir les deux qui soient, je ne vais pas dire, logés à la même enseigne parce que clairement, c'est évidemment madame qui va devoir avoir la ponction, etc. Mais quand même, c'est un travail d'équipe et je trouve ça génial. Et d'ailleurs, en parlant de travail d'équipe, il y a un outil qui permet aussi d'inclure les hommes parce que c'est vrai que souvent, ils sont un peu laissés de côté. Et donc toi, tu es l'une des deux fondatrices d'une application qui s'appelle Wistim.
- Speaker #1
Oui, absolument. Donc Wistim, on l'a conçue avec mon associé, le docteur Sarah Perlevat, qui est gynécologue, parce qu'en fait, au cours de notre pratique, on s'est rendu compte qu'on avait beaucoup d'informations à donner à nos patients au fur et à mesure du parcours, parce que c'est un parcours qui est compliqué, comme vous le savez. C'est un parcours... cours qui demande énormément d'informations et d'échanges d'informations entre la patiente et l'équipe médicale. Et puis c'est vrai que cette stimulation d'Overt qui va passer par s'auto-injecter toute seule des hormones tous les soirs, le fait de monitorer cette partie stimulation avec les prises de sang, les échographies qui reviennent tous les 2-3 jours et puis ensuite l'adaptation du traitement le soir, alors que bon On a une vie en dehors de ce parcours, on travaille, ça fait que ça rend vraiment le parcours compliqué. Et nous, quand on a pensé à créer WISTEAM, c'est parce qu'on a vu nos patientes et leurs souffrances dans l'échange d'informations avec l'équipe médicale. Alors que nous, en tant que professionnels de santé, on passait énormément de temps, beaucoup d'énergie à expliquer, réexpliquer, être là pour les patients, les rappeler, les re-rappeler, tomber sur des répondeurs téléphoniques. et puis On voyait bien qu'il y avait un problème de fluidité du parcours de soins. Donc là, on s'est dit, attends, ce n'est pas possible. Il y a des applications pour tout. J'ai des applications pour mesurer combien de temps je vais faire un temps de course. J'ai des applications pour prendre un taxi. J'ai des applications pour tout dans ma vie quotidienne. Et pour un truc aussi essentiel que vouloir faire un bébé dans un système qui est encadré par des contraintes en termes. de médicaments à prendre, etc. Je n'ai rien qui existe. Et pourtant, c'est vital de prendre correctement son traitement. Je veux dire, si le traitement n'est pas bien pris, s'il n'est pas pris à la bonne heure, si je n'ai pas bien compris la consigne, c'est tout le traitement qui peut être mis en péril. Donc, voilà. C'est comme ça. C'est auprès de nos patients qu'on s'est dit, il faut trouver une solution dans un monde qui, aujourd'hui, est moderne, qui offre beaucoup de possibilités en termes de communication. On ne pouvait pas rester à l'ancienne avec les téléphones, les fax et puis l'appel de l'infirmière que je rate parce que je suis en réunion ou quand j'essaie de rappeler, le centre est fermé et moi je suis toute seule avec mon ordonnance. Donc c'est comme ça qu'on a eu l'idée de créer Wistim.
- Speaker #0
Alors je trouve ça génial parce que toi tu as le côté de l'envers du décor, du côté médical. Moi je vais l'avoir aussi du côté patient. puisque moi aussi je suis passée par la PMA et clairement l'appel du centre on le redoute parce que ça arrive toujours quand il ne faut pas, au mauvais moment on est en voiture, on n'a pas forcément de quoi noter le réseau qui coupe on a connu plein de situations différentes et c'est vrai que si on n'est pas joignable à l'instant T, rappelez le centre on est souvent sur liste d'attente parce qu'on est nombreuses à vouloir le contacter en même temps parce que souvent il y a une heure précise pour le joindre Et puis souvent, on se retrouve un petit peu perdu et on ne sait pas trop quoi faire. Et tu mets le doigt sur quelque chose d'important. Tu disais qu'il y a quand même un risque de mal noter, qu'on se retrouve toute seule avec le traitement et que quelque part, on le fasse peut-être mal parce qu'on n'a pas compris la consigne ou on a un petit peu mélangé les infos parce qu'il y a aussi un état de stress. Quand on a cet appel, on peut le tourner comme on veut, mais il y a quand même toujours cet état de stress. On a peur de faire une bêtise de mal faire et c'est souvent dans ces moments-là qu'on fait vraiment des bêtises. Et donc l'appli WeSteam, elle vient quand même sécuriser ça aussi quelque part. Ça permet de réduire les erreurs de manipulation, de mauvais traitements, etc.
- Speaker #1
Oui, absolument. Donc pour expliquer un peu ce que c'est WeSteam, WeSteam c'est une application qui va être reliée à l'équipe médicale et sur laquelle la patiente va pouvoir retrouver toutes les informations dont elle a besoin pour son traitement. de fertilité. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire aussi bien les prochains rendez-vous qu'elle va avoir, qui sont notés avec des consignes précises pour chaque rendez-vous, que ce soit l'échographie, la prise de sang, la ponction, même l'insémination, que les traitements eux-mêmes. Donc, ça veut dire tous les jours, jour par jour, je vais retrouver sur l'application un visuel avec exactement les médicaments que je dois prendre avec la photo du médicament. Comme ça, je ne peux pas m'en mêler. Et puis, pour tous les médicaments qui sont injectables, j'ai le tutoriel assorti en fonction du médicament que mon médecin m'a transmis. Ça me permet effectivement de sécuriser le traitement. En termes de qualité d'information transmise, on gagne beaucoup. Parce qu'effectivement, tout est tracé, tout est écrit, et tout est harmonisé aussi sur les consignes de traitement, puisque c'est le centre qui va avoir paramétré. en amont tout ce que j'ai besoin de faire au quotidien. Donc, ça permet vraiment d'avoir un lien privilégié avec le centre et d'être vraiment rassurée. Ça, c'est des choses qu'on a pu mettre en évidence sur des études.
- Speaker #0
Oui, parce qu'on ne va pas se mentir, quand on ne s'est jamais fait d'injection et qu'on découvre la manipulation de certains produits, parfois, ce n'est pas toujours évident. Et puis, on a peur de mal faire. Là, il y a vraiment des tutos, des tutos qui ont été faits par vous aussi, toutes les deux. Et donc, vous avez donné de notre personne quand même pour ces tutos.
- Speaker #1
On a donné de notre personne, tout à fait.
- Speaker #0
Mais oui, parce que ça permet vraiment d'avoir les vraies infos, de voir exactement la manipulation du produit, etc. Donc, ça rassure énormément.
- Speaker #1
Ça rassure énormément. Donc, c'est vrai que sur les études, on a pu montrer que ce sont des études qu'on a faites sur des milliers de personnes, de patients, parce qu'aujourd'hui, au STEAM, c'est plus de 200 000 patients qui l'ont déjà utilisé. Sur des milliers de patients, on voit que Wistim permet de rassurer et de diminuer l'anxiété chez 87% des patients. C'est vraiment quelque chose qui, dans ce parcours qui est déjà semé d'embûches et qui est long et éprouvant, permet de diminuer effectivement le stress. C'est déjà une grosse partie. Ça ne fait pas tout, mais c'est déjà une grosse partie. Les études qu'on a pu mener ont montré qu'on diminuait les erreurs de traitement. parce que Ce dont on s'est aperçu, c'est que nous, en tant que praticiennes, on s'est rendu compte que les patientes, elles se trompaient. Donc, elles arrivaient dans nos cabinets de consultation en pleurs, en disant « j'ai raté mon traitement, j'ai raté l'heure, j'ai raté ceci » . Et donc, on a eu ces études qui sont sorties, qui ont montré que dans le parcours de procréation médicalement assistée, il y avait en moyenne 25% d'erreurs de traitement, ce qui est énorme. Alors, elles ne sont pas toutes. à l'origine d'un échec. Elles ne sont pas toutes catastrophiques, elles ne vont pas toutes mettre en péril le traitement, mais c'est quand même beaucoup. Et puis, c'est source de stress une fois de plus. Et c'est vrai qu'on a pu comparer avec les utilisateurs, les utilisatrices de l'application. Avec l'application, on descend à 4% d'erreurs de traitement. Donc, on divise par 5, au moins 5 fois le nombre d'erreurs de traitement. Donc, ce qui est assez important. Mais Wisteam, ce n'est pas que ça. Ce n'est pas que la traçabilité du traitement. C'est aussi reprendre en main mon traitement. Pourquoi ? Parce qu'on va tout retrouver, ce qui concerne mon parcours de fertilité à l'intérieur de l'application. Il y a les documents aussi. Alors voilà, il y a les documents que je vais échanger avec mon médecin. Tout est partagé sur l'application. C'est vrai que même si les patientes en fertilité se... Je me promène toujours avec énormément d'examens complémentaires pour monsieur, pour madame, et les échographies, les prises de sang, les bilans hormonaux, les sérologies. Je vous en passe, mais à la fin, ça fait beaucoup. Et bien, tout va être dans WeSteam. Donc, il y a plusieurs choses, plusieurs façons. Soit c'est directement le laboratoire qui va transmettre dans l'application. Donc ça, c'est quand même un système qui est très facilitant parce que ça va m'éviter d'avoir à faire de la gestion documentaire. soit ça va être moi en tant que patiente, la patiente elle-même qui va scanner ses documents et qui va pouvoir les classer. Et ce classeur va être partagé, qui est un classeur digital, va être partagé de manière automatique avec le médecin. Donc il n'y a plus d'échange du coup de papier, de scan, voilà. Donc ça, ça permet de tout retrouver.
- Speaker #0
Et à nouveau, c'est une façon aussi de diminuer le stress parce que clairement, on est... vite en mode panique en se disant, quand on arrive et qu'on se dit, ah j'ai pas tel ou tel document, je sais pas où je l'ai mis, la farde elle est épaisse, le classeur il est épais comme ça, et puis on commence à chercher et on trouve pas, et puis le stress monte, et c'est dommage, vraiment, donc ça permet vraiment de faciliter les choses.
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr. Et après on a toute une section aussi information, qui est très ciblée, avec beaucoup, beaucoup de fiches d'information qui ont été rédigées par de nombreux professionnels du secteur, qui sont des experts de la fertilité. Et il y a beaucoup d'informations qu'on peut retrouver aussi dans Wisteam sur le parcours PMA, sur les différents types d'infertilité, sur ce qu'on peut améliorer pour améliorer les taux de grossesse. Donc, c'est vrai que ça fait partie aussi de l'accompagnement Wisteam de pouvoir être très documenté sur l'ensemble de la fertilité.
- Speaker #0
Et on peut finalement se connecter à deux, puisque ça permet vraiment, de nouveau, on parlait d'esprit d'équipe, c'est pas que madame, on a aussi monsieur qui peut se connecter, avoir accès à tout.
- Speaker #1
Bien sûr, parce que c'est un couple, mais c'est vrai qu'on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de passion, enfin, du couple, dans les couples, la femme qui fait ses injections toute seule, elle peut avoir effectivement son conjoint ou même sa conjointe qui va effectivement lui faire elle-même. Les injections, ce sera une façon de participer au traitement en regardant les tutoriels et en faisant à sa partenaire les injections. Donc encore une fois, un travail d'équipe et qui permet vraiment d'inclure le partenaire dans la prise en charge et le traitement.
- Speaker #0
Oui, je trouve ça vraiment fantastique. Alors, c'est vrai aussi que ce n'est pas toujours évident. Moi, je me place aussi maintenant du côté médical. Je me dis, appeler quand même un grand nombre de patientes sur un laps de temps très court. transmettre toutes les infos et nous finalement quand on les reçoit ben comme je disais tout à l'heure on n'est pas forcément réceptive à ce moment là parce qu'on ne sait pas quand le centre va appeler on est effectivement peut-être en réunion sur la route ou que sais-je et c'est vrai qu'à ce moment là on a un risque quand même très important de passer à côté d'une info essentielle l'appli elle te permet d'avoir tout au même endroit pour tout le monde des deux côtés et ça permet quelque part un double check parce que le centre peut checker que la procédure a été suivie Et ça aussi, c'est important. C'est une double vérification, quelque part.
- Speaker #1
Absolument. On a mis de la qualité dans ce processus d'information, la qualité du soin pour l'amélioration continue de l'accompagnement des patientes. Donc, en fait, du côté médical, on va avoir un tableau de bord sur lequel le médecin va retrouver tous les patientes du jour qu'il doit appeler et auxquelles il doit transmettre le nouveau traitement. Et il aura aussi une traçabilité de qui a ouvert. finalement son traitement et si la patiente a bien reçu. Donc en fait, ça fait comme un suivi très précis de l'action de la patiente. Et donc les patientes qui n'auront pas ouvert ce traitement, il va avoir une petite alerte et donc ces patientes-là seulement seront rappelées pour vérifier pourquoi elles n'ont pas ouvert le traitement. Soit parce que le téléphone était déchargé, soit parce que elles n'ont pas pu avoir accès à ce moment-là parce qu'elles n'avaient pas de réseau, mais donc elles vont pouvoir appeler. Et donc ça permet Merci. Un autre gain en termes de qualité de soins, c'est que finalement, avant nous avions dans les services de procréation médicalement assistée, les téléphones des secrétaires, des infirmières, des sages-femmes, des médecins qui étaient injoignables puisqu'ils étaient en train d'appeler toutes les patientes une par une. Et là maintenant, ce téléphone, ce secrétariat redevient à nouveau accessible. puisqu'il n'est plus en train de téléphoner. Donc finalement, pour les patients qui auraient vraiment besoin de joindre le centre pour une cause médicale, pour autre chose que de l'administrative ou de la simple prescription de traitement, il va y avoir effectivement une amélioration sur la prise en charge des patients qui ont besoin, puisqu'elles vont pouvoir enfin joindre leur secrétariat.
- Speaker #0
Oui, alors on ne l'a pas encore vraiment précisé, mais Wisteam, l'appli, elle est quand même disponible. Il y a une collaboration avec les centres, même si aujourd'hui, effectivement, on peut décider très bien de prendre l'appli seule. On n'a pas besoin que l'appli soit absolument recommandée par un centre. On a les deux options qui sont possibles. Mais il y a quand même énormément de centres aujourd'hui qui collaborent avec WeSteam, que ce soit en France, mais pas que.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Donc aujourd'hui, on a de nombreux centres qui travaillent avec WeSteam. Ce que je vous ai dit, c'est que WeSteam gère... une trentaine de centres sur plusieurs pays, majoritairement en France, mais aussi en Belgique. Nous avons également des centres en Espagne et puis des centres au Maghreb. Et là, on vient d'ouvrir un centre en Grèce. Donc, effectivement, on se déploie au fur et à mesure. Donc on a des patients qui viennent de pays différents, mais c'est vrai qu'étant donné que la procréation médicalement assistée c'est une discipline qui est assez harmonisée dans l'ensemble du monde, finalement tous les centres et toutes les patientes ont les mêmes problématiques. Donc Wissteam permet de répondre à ces problématiques de manière assez homogène.
- Speaker #0
J'avais envie de rebondir sur quelque chose dont tu as parlé tout à l'heure. Tu disais que finalement, l'appli, ça ne servait pas qu'à une traçabilité, mais c'était aussi une excellente façon de redevenir acteur et actrice de son parcours. C'est important pour toi ? C'est une notion que tu juges importante pour les personnes que tu accompagnes ?
- Speaker #1
Oui, très importante, parce que c'est vrai que les patients qu'on a en consultation, ils ont beaucoup de choses à faire. Ils doivent vraiment être acteurs de leur traitement. et en fait Je trouve qu'on n'est plus dans une époque où on peut se laisser dicter par un médecin, vous faites ci, vous faites ça, sans comprendre. On doit vraiment reprendre la main sur se réapproprier finalement son traitement, se réapproprier sa prise en charge, qu'est-ce que je peux faire pour améliorer les choses, est-ce qu'il y a des choses que je peux mettre en place, notamment au niveau de l'hygiène de vie, au niveau de tout ce qui est les problèmes liés au toxique, les problèmes liés à la nutrition, voilà, c'est des choses sur lesquelles je peux agir. Et c'est vrai qu'avec WeSteam, finalement, je collabore avec mon médecin. Je ne suis pas seulement un patient à qui on ordonne de faire des choses sans comprendre, mais je suis aussi un acteur complètement actif dans ce parcours. Et donc, ça me permet aussi d'être moins passif. Et donc, ça aussi, ça lutte contre l'anxiété, ça lutte contre le stress et ça permet de redonner beaucoup de positivité au parcours.
- Speaker #0
Oui, et puis en même temps, ça permet vraiment d'avoir cette approche globale, cette approche où finalement, on ne travaille pas que sur le protocole, mais on va lui donner un coup de boost à ce protocole. Parce que c'est vrai que si on fait des efforts de notre côté aussi, sur tout ce qu'on peut améliorer, clairement, on ne peut que mieux répondre finalement au protocole et c'est gagnant-gagnant finalement. Tu vois une différence dans justement, par rapport, puisque ça fait quand même un moment aussi que tu es en activité. Si je reprends par exemple à il y a un peu plus de 10 ans et aujourd'hui, est-ce que tu vois une différence justement dans l'implication des personnes qui sont dans ces parcours PMA ?
- Speaker #1
Tu veux dire des patients ou des médecins ?
- Speaker #0
Des patients, tu vois. Est-ce que tu vois que les patients ont plus à cœur de mettre des choses en place, de comprendre ? Est-ce que tu vois que les patients te posent plus de questions ?
- Speaker #1
Oui, je trouve que les patients, cette génération, effectivement, qui va être plus… exposé à tout ce qui est beaucoup d'informations, un flot d'informations parfois qui peut être très déroutant d'ailleurs, parce que comme on trouve à boire et à manger sur Internet, c'est aussi très anxiogène, il faut quand même dire les choses. Quand on reçoit des patients en consultation qui m'ont dit « j'ai demandé HHGPT et là j'ai cru que j'allais mourir demain » , ça nous arrive régulièrement. Mais c'est vrai que les patients qu'on a actuellement sont désireux de savoir et sont désireux de pouvoir faire des choses pour améliorer leur prise en charge et arriver effectivement à ce bébé. Du coup, c'est… ça les rend plus dans le contrôle et ils ont aussi envie d'avoir bénéficié des meilleurs protocoles, des protocoles de pointe, donc ils vont s'être signés sur plein de techniques. Donc parfois il faut recadrer un peu, c'est pour ça que ce qui a été intéressant, ce qui nous tenait à cœur dans le processus d'information qu'on a mis dans l'appli avec toute la partie informative, c'était de pouvoir avoir un endroit vraiment fiable sur lequel on avait de l'information de qualité. Parce qu'il y a quand même beaucoup de choses, comme je disais tout à l'heure, sur le web qui traînent et qui ne sont quand même pas forcément de l'information validée et vérifiée. Donc nous, on voulait vraiment que ce soit référent avec des experts qui ont rédigé des contenus qui sont très précis et vraiment basés sur de la donnée scientifique. C'est hyper important. Parce qu'effectivement, comme les patients, ils veulent participer, ils cherchent partout et puis ils trouvent aussi des choses qui ne sont pas forcément exactes.
- Speaker #0
Oui, et ChatGPT, alors à l'époque, je disais Google n'est pas toujours ton ami. Ça le vaut aussi pour ChatGPT. Je n'ai pas le contraire. Il y a des informations qui peuvent être intéressantes, mais n'oublions pas que ça reste des logiciels qui sont programmés pour aller dans votre sens aussi. Clairement, on ne va pas se mentir. Et qu'à partir de la manière de rédiger, il va répondre en fonction. Donc, ce ne sera pas forcément des informations qui sont adaptées, qui sont pertinentes et pas toujours validées scientifiquement parce que ça a tendance à mélanger un petit peu. Enfin, je veux dire, ça mélange bien pour des citations d'auteurs ou que sais-je. Il mélange un peu les noms. Alors, il ne faut pas demander au niveau des études scientifiques. Des fois, c'est un peu... Voilà. Donc, non, chat GPT, on oublie. On oublie, ce n'est pas du tout la bonne manière de faire. On se dirige vers des pros qui sont formés, des personnes qui sont de confiance. C'est super intéressant et super important. Là, ce que j'aime avec l'appli, c'est que tout est au même endroit et on a plein d'infos. Tout est centralisé. On sait, ce sont des médecins, ce sont des experts, ce sont des personnes qui se basent effectivement, comme tu disais, sur des applis, des études scientifiques. Et donc voilà, tout est sur l'appli, tout est au même endroit et ça, c'est vraiment extraordinaire. Qu'est-ce qui fait que vous, toutes les deux, avec Sarah, que vous avez toutes les deux voulu ouvrir finalement l'appli aux femmes aussi et plus uniquement passer au centre ?
- Speaker #1
Alors en fait, c'était une demande des patientes. En fait, on a été très attentives au retour de nos utilisatrices où dans les centres, ça se passait très bien. Et puis, il y avait toutes celles qui entendaient parler de l'application parce que c'est vrai que maintenant, il y a beaucoup de patientes qui l'utilisent un peu partout. en France et elle disait pourquoi moi je n'y ai pas le droit. Et donc, comme il y a des centres où l'équipe médicale ne l'utilise pas pour l'instant, elles ont dit moi j'ai quand même le droit d'utiliser l'application. Et donc, c'est comme ça qu'on s'est lancé dans faire l'application en autonomie, c'est-à-dire de pouvoir finalement utiliser cette application en ayant à l'intérieur toutes les fonctionnalités, retrouver toutes les fonctionnalités de WeSteam comme s'il était connecté au centre, mais toute seule. Donc, effectivement, il s'agit de mettre à jour tous les jours son traitement, mais on pourra retrouver Tout ce qu'on a également dans l'application Connecté au Centre, à l'intérieur, c'est-à-dire les tutoriels, les paramétrages des rendez-vous, les conseils, les consignes, tout va y être réuni au même endroit. Et donc, ça, effectivement, il y a beaucoup de patientes. On l'a lancé il n'y a pas très longtemps, cette nouvelle application, en autonomie, mais on a beaucoup, beaucoup de patientes maintenant qui s'en servent et qui en sont très satisfaites parce qu'effectivement, elles retrouvent un accompagnement. avec des notifications, des rappels, des conseils qui les rassurent dans leur parcours de manière assez régulière et avec plusieurs rappels tous les jours qui permettent vraiment de les rassurer, de diminuer l'anxiété et elles ne se sentent plus seules.
- Speaker #0
Et puis ça réduit quand même énormément la charge mentale parce que l'air de rien, c'est costaud. Dans ce parcours, il faut penser à tellement de choses.
- Speaker #1
Il faut vraiment penser à beaucoup de choses. Ça dépend de tellement de choses aussi qu'on a beaucoup de patientes qui, si elles ne font pas bien les choses, vont culpabiliser, ce qui n'est vraiment pas facile dans ce contexte. C'est vrai que l'idée de WeSteam, c'est que l'application, qu'elle soit utilisée en autonomie ou en connexion avec un centre, c'est de diminuer cette charge mentale pour faciliter la vie des femmes.
- Speaker #0
Je trouve ça génial parce qu'effectivement, tu en parles, il y a vraiment ce côté on a le projet tellement important, c'est un projet de vie. Et on veut tellement mettre toutes les chances de notre côté que clairement on peut très vite avoir ce syndrome de la bonne élève et de chercher à tout faire parfaitement et c'est parfois dans ces moments-là qu'on fait des bêtises. Et puis du coup il y a une énorme culpabilité qu'on comporte quand on n'a pas bien compris, quand on s'est trompé, quand on n'a pas bien regardé l'info et qu'on a confondu quelque chose. Et c'est vrai qu'il y a des erreurs qui sont minimes et qui, comme tu le disais tout à l'heure, ne mettent pas en danger le protocole, mais il y a des erreurs qui peuvent être... plus importantes et qui nécessitent alors d'arrêter, de rebasculer, de reporter le traitement. Ça t'arrive combien de fois, statistiquement parlant, de devoir reporter un traitement ? T'as une idée ?
- Speaker #1
Non, c'est assez rare, j'ai pas de statistiques comme ça. C'est surtout, surtout ce qui est les médicaments pour déclencher l'ovulation, où là, effectivement, ça va reporter le traitement. Mais c'est vrai que j'ai pas trop de statistiques, parce que ce dont on se rend compte, c'est que les centres qui utilisent l'APS, ça leur arrive pas. Comme c'est les CE avec lesquels on travaille, ils n'ont plus le problème. Ou alors, s'ils ont le problème, c'est que la patiente n'a pas voulu utiliser l'application. Et là, ils disent, non mais attendez, c'est quand même... Trop dommage de ne pas utiliser l'application. C'est vrai que maintenant, les médecins disent que vous êtes obligés d'utiliser l'application, sinon on ne peut pas vous prendre en charge. Parce que comme par hasard, c'est toujours celle qui n'aurait pas utilisé l'application qui va faire l'erreur, qui va tout mettre à l'eau. C'est vrai qu'aujourd'hui, heureusement, ça arrive vraiment. Je n'en ai pas eu depuis très longtemps.
- Speaker #0
Génial. Ça montre à quel point cette appli est utile. Tu prêches une convaincue, évidemment, parce que ça fait longtemps qu'on se connaît, ça fait longtemps que je suis Wistim et que je crois vraiment très très fort dans cette appli. Ça l'est encore plus aujourd'hui avec le fait que c'est ouvert, évidemment, à encore plus de personnes pour l'utilisation. Donc voilà, moi je trouve ça juste extraordinaire. Donc voilà, félicitations d'avoir créé ça parce que je trouve ça, même si ça fait longtemps maintenant, c'est très bien suite, si je me souviens bien, l'appli.
- Speaker #1
Ouais, ça fait 8 ans. Mais alors du coup, c'est vrai que dans cette application seule aussi, l'idée c'était aussi de faire de la prévention, parce qu'on parle beaucoup de l'hiver démographique et du déclin des populations. Et donc, on voulait aussi faire beaucoup d'informations pour les couples en âge de procré, pour que les femmes puissent noter leur cycle à l'intérieur, la date de leurs règles. Il y a toute une section aussi où elles peuvent rentrer leurs symptômes, si elles ont des douleurs pendant les règles, si elles ont des règles abondantes. Si elles ont des règles irrégulières, finalement, l'application va se retrouver à pousser du contenu qui va être personnalisé pour pouvoir donner plus d'informations et pour pouvoir consulter en amont de si elles avaient été seules. Donc, c'est aussi pour prendre en charge les femmes avant qu'elles soient patientes et pouvoir améliorer leur accès à un traitement de fertilité qui leur correspond et ne pas être dans l'errance qu'on peut avoir parfois des patients qui errent longtemps avant de trouver la bonne équipe pour pouvoir s'occuper de leur... problématiques et qui vont perdre un temps souvent qui peut être précieux. Et donc c'était ça aussi maintenant l'ouverture de cette nouvelle application, c'est de pouvoir avoir des femmes et des couples avant qu'ils soient patients et de pouvoir les orienter, les informer au mieux pour qu'ils puissent être pris en charge de la manière la plus optimalisée possible.
- Speaker #0
Moi, je répète encore et encore que la connaissance est la puissance. C'est que plus tu as les bonnes infos et plus tu peux décider en conscience de ce qu'il faut faire, à quel moment consulter. C'est vrai qu'on intervient souvent pendant les parcours, mais si on peut intervenir en amont, c'est bien aussi. Et transmettre cette info au couple. Merci beaucoup. Si tu avais un dernier conseil à donner pour les personnes qui nous écoutent et qui sont peut-être déjà dans le parcours, est-ce que tu aurais envie de leur dire quelque chose ?
- Speaker #1
Je voudrais remettre au centre tout le côté information, mais surtout de prendre soin de soi, ça veut dire prendre soin de son hygiène de vie, parce qu'on voit très bien les progrès et l'amélioration des taux de grossesse et des naissances sur prendre soin de son hygiène de vie, que ce soit chez l'homme ou que ce soit chez la femme. Donc c'est quelque chose sur lequel j'insiste. et sur lequel effectivement, c'est très important de pouvoir appliquer ça dans son quotidien quand on est dans un parcours de PM1.
- Speaker #0
On ne pouvait pas mieux clôturer. Vraiment, évidemment, c'est quelque chose qu'on peut faire parce que quand on comprend, on met en place des habitudes qui ne sont finalement pas que pour la fertilité, mais qui vont avoir un impact sur l'état de santé général. Le but, ce n'est pas juste la grossesse, c'est une belle grossesse, qu'elle arrive à son terme, qu'on ait un joli postpartum le plus doux possible et qu'on évite ces cascades hormonales et qu'on vive cette... période de la manière la plus sereine et la plus soudée aussi possible donc effectivement merci beaucoup en tout cas de m'avoir fait le plaisir de venir ici c'était un grand grand grand plaisir de t'accueillir comme toujours c'était un plaisir de pouvoir discuter avec toi c'est vraiment super, je vais mettre le lien évidemment de l'application ou la télécharger, enfin voilà il y a les versions Pour iOS, les versions pour Android, je mettrai les liens dans la description de cet épisode. Merci, merci infiniment. On te retrouve sur le site. Tu as le site également de WeSteam qui comporte aussi pas mal d'articles.
- Speaker #1
Tout à fait, tout à fait. Des articles rédigés par des experts. Et donc, il y a déjà beaucoup d'informations sur le site Internet. Et puis, pour télécharger l'appli, c'est sur le Play Store, Google ou sur l'Apple Store.
- Speaker #0
elle est disponible dans les deux de toute façon vous retrouverez tous les liens dans la description de cet épisode, je mettrai évidemment tout ça que ce soit le site, les liens de téléchargement, tout sera disponible merci infiniment Alexandra et puis on se retrouve merci à toi et puis on se retrouve très bientôt pour un tout prochain épisode de podcast prenez soin de vous, à bientôt au revoir