Speaker #0Hello, c'est Mia de Positive Mind Attitude. Après un parcours de plus de 4 ans et demi avant de connaître enfin les joies de la maternité, j'ai décidé d'associer mes compétences professionnelles de thérapeute à mon vécu personnel lié à l'infertilité et la PMA pour accompagner les femmes en désir d'enfant et leur permettre de reprendre le plein pouvoir sur leur fertilité. Si tu veux agir pour ne plus subir, tu es au bon endroit. Que tu sois suivi médicalement ou non, Mes conseils te permettront d'avoir un autre regard sur ton parcours et d'adopter une approche globale pour mettre toutes les chances de ton côté. Ensemble, brisons le tabou de l'infertilité. Si tu connais une femme qui est concernée par le sujet, je t'invite à lui partager cet épisode. Maintenant, installe-toi confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Comment gérer ses émotions en PMA ? En PMA, il est clair que les émotions jouent souvent aux montagnes russes. Tu vas passer de l'espoir au désespoir en un claquement de doigts ou presque. Ces différentes émotions, elles sont souvent perçues comme un véritable tsunami qu'on prend en pleine figure. Et souvent au mauvais moment d'ailleurs. Dans cet épisode, on va parler de l'ascenseur émotionnel, du rôle des émotions, du piège qu'il te faudra éviter absolument, de ce que la conduite m'a appris sur les émotions. Oui, oui, t'as bien entendu. je vais développer ça après, et puis quoi faire avec toutes ces émotions. Au quotidien, tu vis ce qu'on appelle l'ascenseur émotionnel. Depuis que tu essayes d'avoir un enfant, il est évident que tu oscilles tous les mois entre la tristesse de voir tes règles arriver, la joie de penser à ton ovulation, et donc à une éventuelle grossesse, et juste après, le dégoût de voir à quel point les autres y arrivent super facilement, la peur de ne jamais y arriver, la colère face à cette injustice, pourquoi ? eux y arrivent et pas nous. Et puis la surprise aussi face aux remarques déplacées, totalement inattendues, parce que évidemment, sinon c'est pas drôle. Ce ne sont là bien sûr que quelques exemples de ce que tu peux vivre au quotidien. Et à tout ça s'ajoute la dimension médicale et son lot d'incertitudes qui vient accélérer tout ce grand huit émotionnel quelque part. Des études scientifiques ont mis en évidence que plus de 40% des femmes infertiles présentent des troubles de type anxieux ou dépressifs. Et que les niveaux d'anxiété et de dépression chez les femmes infertiles correspondent à des niveaux de femmes qui souffrent de maladies chroniques comme des maladies cardiaques, des cancers ou même la séropositivité. Donc c'est te dire à quel point l'anxiété et le niveau d'inquiétude et de stress que tu ressens est juste énormissime. Et ça, je trouve qu'on n'en parle pas du tout suffisamment. Et avant d'aller plus loin, moi j'aimerais te parler du rôle des émotions, parce que tu l'as vu, si le niveau de stress, le niveau de dépression potentiel est équivalent à des personnes qui souffrent de maladies chroniques telles que des maladies cardiaques, des cancers ou même la séropositivité, je te laisse imaginer tout ce que ça peut provoquer évidemment à l'intérieur, au niveau de ton organisme. Et ça on en parlera juste après. Mais dis-toi que... Le rôle des émotions, en fait, souvent, c'est vrai qu'on n'a qu'une envie, et bien c'est d'y échapper, à ces émotions. Mais ce que tu dois savoir, c'est que nos émotions, elles agissent en fait un peu comme une boussole, tu vois, pour nous aider à nous orienter. Et donc, le rôle de nos émotions, c'est de nous aider, c'est de nous aider de nous permettre finalement de nous adapter aux circonstances de la vie, en te mettant en contact avec ton besoin profond. Et ça, on n'en a pas toujours conscience. Parce que derrière chaque émotion, eh bien dis-toi qu'il y a un besoin qui n'est pas satisfait. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si je vis une émotion qui est agréable, eh bien c'est que un ou plusieurs besoins sont comblés et c'est ok. Si je vis par contre des émotions qui sont désagréables, eh bien c'est que un ou plusieurs besoins ne sont pas comblés. Donc tu as bien remarqué que j'ai dit émotions agréables ou désagréables, je n'ai pas dit... émotion positive ou émotion négative. Parce qu'en tant que telle, une émotion, elle est. Elle n'est ni positive ni négative, elle est juste, encore une fois, une boussole qui te permet de t'orienter, c'est une boussole qui te permet de te dire c'est ok ou c'est pas ok. Et donc ça n'a rien de positif ou négatif. Tu vois, et si je prends un exemple, si je prends par exemple l'émotion de la peur, et bien la peur, elle va te renseigner sur ton besoin de... te protéger, de te sécuriser face à quelque chose, tu vois. Si tu ressembles à colère, eh bien souvent la colère elle est là pour te dire que tu as besoin de t'affirmer ou de mettre des limites, tu vois, ou de changer une situation. Donc ça veut dire que toutes tes émotions ont leur place et leur légitimité, absolument toutes. D'accord, il n'y a pas de bonnes émotions ou de mauvaises émotions. Le piège est évité. Et ça, vraiment, j'ai envie de t'en parler parce que, évidemment, j'en ai fait partie et je me doute que c'est peut-être ton cas à toi aussi. Et que tu peux être tenté à plein de moments différents de vouloir gérer tes émotions. Et vraiment, je sais que la société actuelle ne laisse absolument pas la place aux émotions. Depuis toute petite, on nous dit que... En gros, la seule émotion légitime qu'on a le droit de ressentir, c'est la joie. Et encore, pas trop fort, faut pas trop faire de bruit. Et que toutes les autres, c'est pas génial. Et on l'a déjà entendu plein de fois. Tu as peut-être déjà entendu et prête-y attention, mais combien d'adultes disent à des enfants « Ah, t'es vilaine quand tu pleures, c'est pas beau de pleurer, les grandes filles ça pleure pas, ouh la vilaine colère ! » Et je te parle même pas de ce qu'on peut dire aux garçons, puisque les garçons, ça ne pleure pas, c'est bien connu. Tu vois, donc tout ça, à travers ces petites phrases comme ça, qu'on entend depuis l'enfance, eh bien ça nous montre que les émotions, on n'a pas vraiment l'habitude de les laisser s'exprimer, parce que c'est pas bien. Et donc du coup, on a souvent même carrément pris l'habitude de les refouler bien profondément, histoire de ne pas faire trop de vagues, parce que quand même, voilà, il ne faut pas faire trop de bruit. Et donc derrière tout ça, eh bien il faut dire que l'intensité de certaines émotions, ça peut nous surprendre, et c'est logique, puisque quelque part on n'y est pas. habitués. Tu vois, et bon, entre nous, on va se le dire aussi, ces émotions-là, souvent, elles se pointent toujours au mauvais moment. Tu vois, le craquage public en plein milieu d'une réunion au boulot, je t'avoue que c'est pas le meilleur moment. C'est vrai, t'as raison. Mais voilà, ça te montre qu'en tout cas, on n'est pas habitués à faire face à ces émotions. Alors tu vas me dire, ok, mais j'en fais quoi, moi, de ces émotions ? Eh bien, dis-toi une chose, c'est qu'au lieu d'essayer de les refouler, Au lieu d'essayer de chercher à refouler ce que tu ressens au plus profond, commence simplement par transformer ta perception. Étant donné que ton cerveau fonctionne comme un ordinateur, en gros, il suffit d'apprendre à lui donner les bons codes. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tu vas commencer par changer ton focus. Si, jusqu'ici, ton attention était portée sur tout ce qui n'allait pas, sur tout ce qui ne marche pas dans ton parcours, change ton attention. Un peu comme un voilier, quelque part. Un voilier se met en route vers une destination. Et pour ça, il va commencer par orienter les voiles dans la bonne direction. Et je t'avais dit dès le départ que j'allais t'expliquer en quoi la conduite avait changé la perception des choses. Dans le passé, j'étais vraiment plus que passionnée par la conduite automobile et surtout les sensations procurées par la vitesse. Bon, je sais, c'est pas super courant comme loisir, mais moi j'adorais ça. Je dis j'adorais, alors j'aime toujours, mais c'est vrai qu'aujourd'hui je me suis un petit peu plus assagie. On va dire ça comme ça. Mais du coup, évidemment, tu peux t'en douter, c'est qu'à l'époque, évidemment, j'ai pris à plusieurs reprises des cours de conduite défensifs, tu vois, pour apprendre à contrôler mon véhicule, quelles que soient les conditions, tu vois, que ce soit sur la pluie, sur la neige, le verglas, quand il y a un obstacle, ce genre de choses. Et les toutes premières choses, vraiment, la toute première chose que le moniteur m'a enseigné, c'est l'importance du regard. Qu'est-ce qui se passe quand tu perds le contrôle de ta voiture et que tu risques un accident ? automatiquement, tu vas regarder fixement le mur contre lequel tu vas aller t'encastrer à toute vitesse. Et là, sans grande surprise, l'accident, sinistre total. Qu'est-ce qui se passe maintenant ? Si dans la même situation, tu diriges ton regard vers un point de sortie, vers un point finalement où tu as une possibilité d'aller pour éviter de te prendre le mur, et bien dans ce cas-là, tu augmentes considérablement tes chances d'avoir juste Un rétroviseur abîmé au lieu de l'intégralité de la voiture. Et franchement, ça peut sauver des vies. Et c'est un peu pareil en fait dans ton parcours. C'est que souvent, on va se concentrer sur ce qui nous fait peur, on va se concentrer sur ce qui n'a pas fonctionné. Tu vois, on va se concentrer finalement sur tout ce qui ne va pas. Regarder dans la bonne direction, c'est crucial. Et donc, focus sur ce qui t'aide et sur ce qui te fait du bien. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu veux aller plus loin et bénéficier de plus de conseils, télécharge maintenant mon guide offert sur positivemindattitude.fr. Pour encourager ce podcast, merci de mettre une note et ou un commentaire sur ta plateforme d'écoute. Je te dis à très vite pour un prochain épisode.