Speaker #0Hello, c'est Mia de Positive Mind Attitude. Après un parcours de plus de 4 ans et demi avant de connaître enfin les joies de la maternité, j'ai décidé d'associer mes compétences professionnelles de thérapeute à mon vécu personnel lié à l'infertilité et la PMA pour accompagner les femmes en désir d'enfant et leur permettre de reprendre le plein pouvoir sur leur fertilité. Si tu veux agir pour ne plus subir, tu es au bon endroit. Que tu sois suivi médicalement ou non, Mes conseils te permettront d'avoir un autre regard sur ton parcours et d'adopter une approche globale pour mettre toutes les chances de ton côté. Ensemble, brisons le tabou de l'infertilité. Si tu connais une femme qui est concernée par le sujet, je t'invite à lui partager cet épisode. Maintenant, installe-toi confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. J'ai réellement sous-estimé les effets secondaires de la PMA. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tenais vraiment à remercier Johan, Christelle, Aurélie, Elena, Tiffen pour leur adorable message sur le podcast. Vos retours me touchent énormément et m'encouragent à vous donner toujours encore plus de conseils, donc un immense merci à vous. Ça me fait vraiment très très très plaisir. Attaquons aujourd'hui un sujet particulier, ce sont les effets secondaires qui sont sous-estimés très souvent en PMA. En commençant à prendre des médicaments pour booster mes hormones, je me doutais bien qu'il y aurait quelques effets secondaires, évidemment, mais en toute transparence, je ne me suis pas posé plus de questions que ça. Après tout, c'était un peu comme la pilule, bon, dans le sens inverse, d'accord, où finalement, je trouvais normal à cette époque de la prendre, et puis pendant tant d'années aussi, et sans me poser plus de questions, parce que ça me paraissait être la solution. Et donc j'ai évidemment commencé à prendre des médicaments sur les conseils de mon gynécologue, et bien avant de commencer la PMA d'ailleurs. Donc de fil en aiguille, finalement, les effets indésirables se sont fait sentir de façon, j'ai envie de dire presque sournoise, de manière à ce que je ne fasse pas directement le lien entre ce qui m'arrivait, ce que je ressentais, et finalement les injections. Ou même sans être des injections, mais en tout cas les traitements pris. Et c'est vrai que dans les effets indésirables, le premier qui pour moi a été le plus important, c'était directement les sauts d'humeur. Alors ok, bien sûr, tu vas me dire les sauts d'humeur, c'est quand même beaucoup lié à la difficulté de ce parcours, bien sûr. Mais ce qui se passe, c'est que passer à ce point-là du rire aux larmes et aussi rapidement, c'était bien lié à des hormones qui étaient surboostées. Et ces sauts d'humeur, alors oui, ça a des conséquences évidemment directement à titre. de personnel parce que c'est pas agréable de se sentir balotté comme ça d'une émotion à l'autre et c'est très incompréhensible mais ça a aussi des répercussions sur l'entourage directement que ce soit au niveau personnel parce que en couple c'est parfois compliqué à gérer ces sautes d'humeur mais c'est aussi au niveau familial, au niveau social et c'est aussi évidemment compliqué à gérer au niveau professionnel parce que les sautes d'humeur sont quand même assez mal vues dans l'univers professionnel Pour moi, l'un des premiers effets indésirables, c'était véritablement les sautes d'humeur que tout ça engendrait. Alors forcément, on joue, on touche aux hormones et donc forcément, ça a des répercussions aussi sur le mental, sur l'état d'esprit. Parce que n'oublions pas que la stabilité, ça se joue avec l'équilibre hormonal. Le deuxième effet secondaire que j'ai pu constater pour ma part, ça a été les kilos. Alors oui, j'ai eu une prise de poids. Jusque-là, j'avais toujours été mince, voire même très très mince, mais ça c'était jusque la PMA. Et on a beau prétendre le contraire, il est quand même assez fréquent que des hormones qui sont surstimulées donnent lieu à des kilos qui sont stockés. Alors évidemment, c'est loin d'être une généralité, et heureusement bien sûr. La seule chose, c'est qu'il faut le savoir simplement, il faut s'y préparer, et en tout cas laisser la porte ouverte à ce que ça arrive. Et ça n'empêche pas, bien sûr, de retrouver un poids de forme juste après. Mais en tout cas, pour ma part, et c'est le cas quand même auprès de pas mal de femmes que j'accompagne, elles sont confrontées très souvent à une prise de poids. Alors, encore une fois, ce n'est pas une généralité, mais c'est important de le savoir. Et c'est vrai qu'avec cette prise de poids, là encore, par exemple, je ne me suis pas posée de questions. Un peu comme on pourrait prendre du poids, finalement, avec la pilule. Je trouvais que je suivais finalement les recommandations et je ne me questionnais pas plus que ça. Alors, on est d'accord qu'avec le recul, les choses seraient évidemment totalement différentes, comme ça l'a d'ailleurs été depuis pour beaucoup d'autres situations. Je ne dis pas, bien sûr, que je ne prendrai plus du tout de médicaments, mais très sincèrement, j'en discuterai vraiment davantage avec les médecins. Surtout, je m'informerai bien mieux sur les effets secondaires et surtout sur la façon de soutenir et d'accompagner mon corps dans cette période-là. Il existe de nombreuses pistes pour le faire, que ce soit à travers l'alimentation, les compléments alimentaires, les médecines douces et encore plein d'autres choses. Et d'ailleurs, à ce sujet, j'en profite aussi quand même pour rappeler de ne jamais faire d'autoprescription parce que ça peut véritablement s'avérer contre-productif. Et ça peut même interagir avec les traitements que tu prends. Donc, par pitié, on ne joue pas aux apprentis chimistes. Je sais que sur Internet, on peut trouver de tout. On peut trouver même certains dosages, parce qu'entre PMH, on pense utile de partager ce qui nous a été prescrit pour aider les autres. Mais chaque situation est différente, et il est vraiment plus qu'essentiel d'être accompagné pour faire les choses correctement. Après tout, à chacun son métier. Donc si tu souhaites prendre... des traitements homéopathiques ou que sais-je, n'importe quoi, des plantes ou quoi que ce soit, ça peut avoir des répercussions. Donc ne le fais pas seul, fais-le en étant accompagné par un professionnel de santé et surtout aussi, communique-le à ton centre parce qu'encore une fois, ça pourrait avoir des interactions. Et ça, c'est vraiment important d'en parler. Et tant qu'on est effectivement dans les effets secondaires, eh bien pour moi, il y en a un qui est particulièrement important et je t'avoue que j'étais... tellement, tellement pressée d'arriver à cette étape de ponction et tellement obnubilée finalement par le résultat que j'ai totalement oublié de questionner sur le côté obscur de la force je t'avoue en toute transparence et si je t'en parle, c'est pour t'éviter de faire la même erreur alors quand l'effet secondaire s'est fait ressentir et que j'en ai parlé, les médecins m'ont dit ah oui mais on n'en parle pas systématiquement parce que le risque est faible et que ça pourrait faire peur mouais Sauf que le risque est peut-être faible, mais quand c'est toi, quand ça tombe dessus, c'est 100% toi. Donc il n'y a pas de risque faible, on en parle, point. Parce que, encore une fois, c'est ton corps, tes choix, et je pars du principe que tu as le droit d'être informé sur ce qui t'attend. Et donc ça, c'est vraiment super important de t'en rendre compte. Et si tu veux, par rapport à ça, c'est vrai qu'on dit le risque est faible, je t'avoue que... Je ne trouve pas que le risque soit si faible que ça parce qu'il y a énormément de femmes que j'accompagne qui ont été confrontées à ce risque-là. Et je vais t'en parler, je vais te dire évidemment de quoi il s'agit d'ici quelques instants. Mais juste pour te situer un peu le contexte, j'étais déjà indépendante et donc à partir du moment où il y avait la ponction, j'avais prévu de m'arrêter juste trois jours. Parce qu'évidemment, comme j'étais déjà indépendante, qui dit pas de travail, dit pas de rentrée financière. Et donc, je n'avais pas prévu de m'arrêter plus que ça, parce qu'évidemment, il fallait continuer à payer ses factures. Et donc, qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ? C'est que j'avais prévu trois jours. Sauf que, in fine, je me suis retrouvée alitée pendant plus de trois semaines, sans pouvoir bouger, sans pouvoir porter quoi que ce soit, et en buvant le moins possible. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce que j'avais fait ce qu'on appelle une hyperstimulation. Alors, c'est quoi une hyperstimulation ? Eh bien, pour parvenir à une ponction, l'objectif d'une ponction, c'est quand même de pouvoir récupérer le plus d'ovocytes possible. Et donc, pour ça, on a besoin de stimuler la croissance folliculaire. Et donc, pour stimuler la croissance folliculaire, on va stimuler ta production hormonale, d'accord ? Ça veut dire que... Tu as aussi dans cette hyperstimulation-là, tu as une augmentation finalement aussi très significative de la taille des ovaires et ça peut même aller jusqu'à une torsion de l'ovaire. Et tu peux aussi avoir, donc une hyperstimulation, ça engendre une rétention d'eau qui peut mener à un épanchement au niveau de l'abdomen et même dans certains cas, dans les cas les plus graves, un épanchement pulmonaire. Donc, comme tu peux déjà le comprendre, ce n'est évidemment pas quelque chose qui est à prendre à la légère. loin de là. Il y a des risques à plusieurs niveaux. Il y a des risques vaineux, il y a des risques de flébite, il y a des risques d'embolie pulmonaire, d'insuffisance rénale et j'en passe. Ces phénomènes-là peuvent justement nécessiter dans certains cas une hospitalisation en réanimation. Donc encore une fois, ce n'est pas rien. Donc j'insiste, ce n'est évidemment pas systématique du tout. Donc loin de moi l'idée de créer une psychose si jamais tu es à l'approche de ta ponction au moment où tu écoutes ce podcast. Ce n'est pas ça du tout. Par contre, ce que je reproche, c'est de ne pas en parler au préalable, parce que le fait d'en parler, ça permet aussi de prévenir le risque, parce qu'on peut étudier un petit peu plus le cas de la patiente. On peut se dire que dans certains cas, ça pourrait quand même être un peu plus anticipé. En tout cas, pour ma part, c'était clair qu'on aurait pu l'anticiper, et je vais t'expliquer pourquoi dans un instant. En même temps, le fait d'en parler, ça permet aussi d'être beaucoup plus alerte aux premiers symptômes et donc de réagir beaucoup plus rapidement si c'est nécessaire. Parce qu'encore une fois, une hyperstimulation, ce n'est pas quelque chose qui est à prendre à la légère. Dans les premiers symptômes, parce que peut-être que c'est ce que tu te demandes, il faut savoir que ce que tu perçois en premier, c'est une sorte d'inconfort au niveau de ton abdomen. Tu as vraiment le ventre qui est tendu, qui est dérangeant. qui peut faire mal d'ailleurs, tu as comme une lourdeur dans l'abdomen, et puis il y a aussi des nausées et des vomissements. Tu peux bien sûr assortir tout ça parfois de diarrhées et de prises de poids. Donc ça j'ai envie de dire, ce n'est que pour les premiers symptômes, et ça peut très bien s'arrêter là. Maintenant il y a des symptômes qui sont plus graves, comme je te le disais, où là on a clairement un épanchement vraiment dans l'abdomen, ça peut amener à une insuffisance rénale, une détresse respiratoire, donc vraiment tout ça. C'est super important de le signaler très rapidement. Rassure-toi, généralement, ces symptômes-là disparaissent de façon assez spontanée, mais dans certains cas, ça nécessite une hospitalisation et une prise en charge beaucoup plus importante. Donc, pourquoi je t'ai dit il y a quelques instants que pour ma part ça aurait pu être anticipé ? Et bien, étant donné que j'étais à l'époque atteinte du syndrome des ovaires polycystiques, on aurait pu anticiper ça. Parce que ça veut dire que de base, j'avais déjà, je n'ai plus, mais à l'époque j'avais déjà peut-être plus de follicules que la moyenne. Et pour te donner une idée de ce que ça a donné, c'est que en moyenne, j'incite sur le « en moyenne » , tu sais... Comme toujours, les chiffres, je les prends avec des pincettes parce que, encore une fois, ce n'est pas la quantité qui compte, c'est la qualité. Mais on peut se dire qu'en moyenne, quand on fait une ponction d'ovocytes, la moyenne qu'on arrive à récupérer, c'est approximativement de 6 à 12 ovocytes par ponction. Et là, on est dans une super bonne moyenne. Mais encore une fois, tu peux très bien avoir moins et ça ne veut pas dire que tu ne pourras pas être enceinte. Ça n'est qu'une moyenne et ce qui est important, c'est la qualité et non pas la quantité. Donc comme je te disais, si j'en reviens à cette moyenne qui est entre 6 et 12, eh bien pour ma part, la récolte à moi, elle a donné pas moins de 39 ovocytes. Donc j'ai juste envie de te dire que c'était énorme, énormissime, et forcément tu te doutes que l'hyperstimulation, elle était de taille, elle était assortie au nombre d'ovocytes. Donc tu vois, pour moi, ça, étant donné que j'avais le syndrome de sauveur polycystique, c'est quelque chose qu'on aurait vraiment pu anticiper, et ça m'aurait évité d'en passer par tout ça. Ou en tout cas d'être prévenu que ce risque pouvait exister et d'y être plus sensible, beaucoup plus alerte, plutôt que de vouloir jouer les durs en disant non, non, mais ça va, je gère, je gère. En fait, non, non, il y avait vraiment un problème et ce n'était plus à moi de gérer, mais il fallait vraiment bien un suivi médical. Donc tu vois, tout ça pour te dire que c'est vrai que si les traitements font intégralement partie du parcours de PMA et de façon plus générale, des essais bébés parce qu'encore une fois, même sans être en PMA, tu peux avoir des stimulations hormonales. Mais surtout, il est vraiment plus que nécessaire de poser les bonnes questions et d'oser aussi remettre les choses en question, d'avoir une approche bien plus globale parce que c'est ça qui est important, d'avoir une approche globale finalement de sa fertilité et j'en reparlerai encore très prochainement dans un prochain épisode. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu veux aller plus loin et bénéficier de plus de conseils, télécharge maintenant mon guide offert sur positivemindattitude.fr. Pour encourager ce podcast, merci de mettre une note et ou un commentaire sur ta plateforme d'écoute. Je te dis à très vite pour un prochain épisode.