Speaker #1Quand l'infertilité te mène à une crise existentielle. Hello, je suis ravie de te retrouver cette semaine encore pour un nouvel épisode de podcast. J'en profite aussi pour te remercier de ta fidélité. Ça me fait vraiment plaisir que vous soyez toujours aussi nombreuses à écouter le podcast, à le faire suivre, à le partager. Je trouve ça juste extraordinaire. Merci, merci, merci infiniment pour ça. Aujourd'hui, j'avais envie de te parler d'un sujet assez particulier et qui en réalité fait écho. à différents échanges que j'ai pu avoir avec plusieurs membres du coaching d'éclosion, de façon individuelle, mais ça évidemment fait écho à mon histoire personnelle. Alors il n'y a pas de secret, évidemment, ce que tu traverses, tu n'es pas toute seule à le traverser, on est en réalité nombreuses à le vivre ou à l'avoir vécu. Et donc du coup, j'avais vraiment envie de te partager tout ça. Et en fait, c'est vrai que les couples qui réussissent à avoir facilement des enfants n'ont en réalité pas vraiment le temps de se questionner. Nous, oui, on a le temps. Et on a le temps de se questionner et c'est ce qui fait que finalement, on en arrive à se questionner sur tout. On se questionne sur pourquoi ça ne fonctionne pas, pourquoi nous, pourquoi les autres y arrivent, et pas nous, qu'est-ce que ça veut dire, peut-être qu'on ne le mérite pas, peut-être qu'on n'est pas fait pour en avoir ensemble, etc. Et en fait on en arrive même parfois à questionner le fait de savoir si finalement on veut quand même vraiment des enfants, si on est prête à devoir traverser tout ça pour en avoir un, et si on y arrive on va se questionner sur quel type de parent on veut être, etc. Et en fait, on va remettre énormément de choses en question. Alors, c'est pas une mauvaise chose en soi, mais c'est vrai que ça va venir quand même... à un moment où émotionnellement c'est compliqué et donc ça vient en ajouter une couche supplémentaire parce que c'est vrai qu'on va remettre en question notre hygiène de vie, notre alimentation, et encore une fois, ça c'est vraiment plus que nécessaire de remettre en question notre hygiène de vie, notre alimentation, etc. Mais on en arrive aussi à remettre en question nos fréquentations parce qu'on s'isole de plus en plus, parce qu'on a peur d'avoir des annonces de grossesse. On craint aussi énormément les remarques maladroites parce que ça nous prend toujours au dépourvu et qu'on ne sait pas quoi dire et qu'on n'a évidemment pas envie de craquer au milieu de tout le monde. Parfois, on remet aussi en question notre couple. Moi, je me souviens que ça m'est arrivé de penser que si je quittais mon conjoint, il pourrait avoir des enfants avec une autre. On en arrive finalement à... à se dire que si on n'en a pas, c'est peut-être pour une raison, etc. Et évidemment, au milieu de tout ça, on va aussi remettre en question notre travail. parce que par exemple ça va amener une source de stress importante, qu'on sait que le stress c'est pas bon, peut-être aussi parce qu'on va le remettre en question à cause des horaires, parce qu'on se rend compte que c'est pas vraiment compatible avec une grossesse ou une maternité, et ça souvent, en fait le déclic c'est qu'on se rend compte de la difficulté qu'on a à concilier travail et PMA, avec les innombrables rendez-vous imprévus, etc., et que finalement... On réalise qu'avoir un enfant, c'est ça aussi, c'est beaucoup d'imprévus, pas mal d'absences. Et donc du coup, on se rend compte de cette difficulté. Et le résultat de toutes ces remises en question cumulées... c'est qu'on est perdu en fait. Et alors on part dans des scénarios catastrophes qui sont dignes des plus grands films américains. Vraiment, même James Cameron et Steven Spielberg réunis, vraiment, je pense qu'ils n'arrivent pas à la hauteur de tes scénarios catastrophes. En tout cas, c'était le cas des miens, vraiment. Et en fait, tout ça, c'est normal. C'est normal. Tu sais, en 4 ans et demi de parcours, et de nouveau, j'ai conscience que c'est très long, et en même temps, c'est pas long du tout au regard du parcours de certaines personnes, mais en 4 ans et demi, si tu savais tout ce que j'ai pu questionner, d'autant plus que déjà de base, je suis quelqu'un qui a un cerveau qui fonctionne presque non-stop. Il y a ce qu'on appelle une hyperactivité, mais clairement, j'ai une hyperactivité essentiellement cérébrale. Ça, je le sais, c'est depuis toujours, depuis petite. Et j'ai... Vraiment, j'ai tendance toujours à me poser des questions et je me rends compte que les autres ne se questionnent pas toujours autant. Et ça a toujours été depuis l'enfance, l'adolescence, etc. Moi, ça me fait rire parce que de manière générale, on considère qu'on est censé avoir en moyenne 60 000 pensées par jour. Alors ça peut sembler énorme, 60 000 pensées par jour, mais vraiment, moi j'ai l'impression parfois que déjà à l'heure du déjeuner, elles sont loin ces 60 000 pensées, tu vois. Donc c'est juste pour te dire à quel point j'ai le cerveau qui est en ébullition permanente. Et donc forcément j'ai pu questionner énormément de choses en quatre ans et demi. Il y a eu énormément de réflexions qui ont été en réalité très très très bénéfiques évidemment, je pense que c'est ce qui m'a amenée à être là où j'en suis aujourd'hui, évidemment à être maman mais aussi à être là à te conseiller, à accompagner autant de femmes. Donc toutes mes réflexions n'ont pas été bénéfiques, je te rassure, donc ça vaut aussi pour toi évidemment. Donc laisse tomber clairement les réflexions qui sont juste la pure conséquence d'un ascenseur émotionnel. Tu vois, les réflexions du genre je vais le quitter pour qu'il puisse avoir un enfant avec une autre bon, ça, on va laisser tomber ce genre de réflexion, parce qu'en réalité, ce qu'il veut, c'est un enfant avec toi et pas avec une autre. Donc voilà, il y a le fait d'avoir un enfant, oui, mais il y a aussi avec qui on a cet enfant qui est juste primordial. Et donc, tout ça pour te dire qu'il y a clairement des réflexions qui sont vraiment liées à ce que tu traverses, qui sont un vrai yo-yo émotionnel. et qui du coup voilà sont des réflexions qui viennent sous le coup de l'émotion alors ça veut pas dire qu'il faut pas les écouter mais en tout cas voilà on les entend, on se dit ok bon voilà je sais que cette réflexion là, cette pensée là elle m'est venue pourquoi ? Parce que c'est en lien avec mon émotion du moment ça peut être de la tristesse, de la colère, ça peut être de l'angoisse ça peut être plein plein de choses évidemment, des émotions il y en a énormément mais à côté de ça il y a aussi des réflexions qui sont basées sur des éléments hum... quand même un peu plus rationnel, ou en tout cas des réflexions qui reviennent encore et toujours. Et dans certains cas, il y a quand même des réflexions qui doivent être prises en compte, à mon sens, tu vois. Si j'en viens à ce que j'ai traversé... c'est que dans mon ancienne vie, mon activité professionnelle m'amenait à me déplacer sur toute la France. Alors c'était très sympa parce que j'adorais vraiment ce que je faisais. Et ça a été très compliqué pour moi de me rendre compte de ça parce que ça signifiait quelque part arrêter ce que je faisais et je n'avais pas trop envie de me l'avouer. Et c'était hyper compliqué pour moi, mais en même temps, je devais me rendre compte que tous ces déplacements que j'avais en permanence, Non seulement ce n'était pas compatible avec ma fertilité parce que j'étais dans un état d'épuisement physique complet, parce que vraiment les déplacements étaient énormes et les déplacements venaient en plus de mes journées de travail. Et donc, j'étais aux quatre coins de la France en permanence, et je pouvais aujourd'hui être à Strasbourg pour demain me retrouver à Marseille. Et donc, c'était évidemment beaucoup, beaucoup de déplacements en train, mais aussi en voiture, parce que je n'étais pas toujours dans des zones très centrales, desservies par les transports, etc. Donc, c'était parfois vraiment compliqué. Et donc, j'arrivais à me poser vers 22, 23 heures. J'arrivais à l'hôtel. Mais ça voulait dire que souvent, il fallait encore préparer pour le lendemain. C'était toujours un stress permanent et vraiment un état d'épuisement très important. Et donc, en fait, je me suis rendue compte que ça, ce n'était pas compatible avec ma vision de la parentalité. J'insiste sur ma vision de la parentalité. J'ai bien conscience qu'il y a des parents en or qui se déplacent aux quatre coins du monde et ça ne fait pas d'eux pour autant de moins bons parents, j'insiste là-dessus. Mais en tout cas, moi, ce n'était pas ma vision que j'avais de la parentalité et j'insiste sur le mot parentalité parce que ce n'était pas ma vision pour mon compagnon non plus. Je n'aurais pas accepté que mon chéri fasse autant de déplacements. Alors lui, à l'époque, je dis à l'époque, mais ça n'a jamais été le cas pour lui au niveau de son activité professionnelle. Il n'a jamais vraiment eu à se déplacer, contrairement à moi. Moi, j'étais toujours en déplacement et je ne me voyais pas partir la semaine entière constamment, en fait. Parce qu'à l'époque, c'était le cas, évidemment. Je partais parfois le dimanche soir, je revenais parfois le vendredi, parfois le samedi, et puis je recommençais la semaine d'après. C'était parfois trois ou quatre jours, mais c'était parfois plus. Voilà, ça n'arrêtait pas. Et en réalité, je ne voulais pas ça, en fait, parce que ce n'était pas du tout ma vision de la maternité, mais encore une fois, de la parentalité. Mais je vais insister un petit peu plus fort par rapport à la maternité parce qu'on va se dire les vraies choses. Clairement, ce sont les femmes qui payent quand même le prix fort de la maternité. Voilà, on ne va pas se mentir. En termes de travail, en termes d'absence, déjà parce que la grossesse c'est nous et que pour ma part j'avais une hyper-MS gravidique, donc je vomissais 30-40 fois par jour pendant les 9 mois, quasiment 10 mois de grossesse, parce qu'on dit toujours 9 mois mais en réalité c'est presque 10. Et j'ai vomi jusqu'à 3 jours post-accouchement, y compris pendant l'accouchement. Donc je te laisse imaginer. Et donc en fait pour moi ça c'était évidemment des conditions de travail qui étaient hyper compliquées. J'étais déjà indépendante donc j'étais déjà à mon compte. Alors on pourrait penser que c'est plus facile d'être à son compte parce que du coup on peut gérer les imprévus différemment, on peut s'organiser etc. Mais en réalité pas forcément parce qu'être indépendante ne signifiait pas pour moi à l'époque travailler seule dans mon coin. J'étais indépendante mais en fait il y avait énormément de personnes qui... J'animais notamment des formations en entreprise, j'intervenais comme thérapeute, etc. Et en fait, il y avait des personnes qui se déplaçaient de par leur entreprise, qui se trouvaient un petit peu partout. en France pour assister à une journée ou deux de formation, etc. Et donc en fait, si moi j'avais un imprévu, les personnes qui s'étaient déplacées elles aussi parfois de différents endroits en France, c'était compliqué. Et on le fait une fois, mais pas deux, parce que le client perd aussi confiance. Et ça veut dire que si on n'a pas de client, ça veut dire qu'on n'a pas de rentrée d'argent. Ça m'a mis un stress évidemment énorme, mais vraiment j'ai réalisé que ça n'allait pas être compatible avec ma vision de la maternité. J'insiste vraiment sur ma vision parce que, encore une fois... Je suis convaincue qu'il n'y a pas une seule et unique façon d'être maman ou d'être papa, et qu'il y a des personnes qui s'absentent hyper souvent pour leur travail, et encore une fois, ça ne fait pas d'eux de mauvais parents pour autant. Mais en tout cas, ce n'était pas moi la vision que j'en avais, parce que je m'étais dit je ne mets pas aussi longtemps pour avoir un enfant, et finalement ne pas le voir grandir. En tout cas, moi, ce n'était pas ma vision des choses, je voulais profiter de mon enfant, je ne savais pas à l'époque si ce serait une petite fille, un petit garçon, peu importe, mais je voulais voir cet enfant grandir, je voulais être là. quand il allait faire ses premiers pas, je voulais être là, quand il allait prononcer son premier mot. Je ne me voyais pas manquer ces moments-là et je ne me voyais pas manquer non plus, plus tard finalement, certains moments importants parce qu'on voit ça évidemment quand ils sont tout petits, mais ça vaut finalement à chaque instant. de leur enfant. Tous ces moments-là, peu importe l'âge finalement de cet enfant. Et ça, on s'en rend compte encore une fois quand on commence le chemin de la PMA et qu'on a énormément d'imprévus, énormément d'absences, parce qu'il y a beaucoup d'examens à faire, parce qu'il y a plein de rendez-vous, parce qu'il y a les médecines douces qu'on a envie de tenter à côté. Il y a énormément de choses, et puis il y a le stress, il y a le rythme de vie, il y a beaucoup de choses qu'on va remettre en question. Et vraiment, au sein du coaching Éclosion, j'ai souvent ces échanges-là, souvent en individuel avec les membres, qui abordent ces sujets-là parfois même ensemble en même temps, mais sans le savoir évidemment, puisque ce sont des échanges individuels. Mais c'est important aussi de se rendre compte qu'il y a des sujets vraiment récurrents qui arrivent. et pendant l'accompagnement j'ai souvent en fait des femmes qui décident de se réorienter professionnellement ou en tout cas d'amener au moins des modifications, des ajustements dans leur métier, leur horaire, leur quotidien alors peu importe qu'elles soient salariées ou indépendantes mais il y a des moments où effectivement je sens que le côté professionnel quand même ça questionne énormément et en fait j'ai envie de te dire aussi que de manière générale C'est vrai que cette crise existentielle, elle est atroce parce qu'elle est hyper inconfortable, hyper éprouvante aussi. Et si c'est ce que tu ressens actuellement, je sais à quel point en ce moment c'est dur pour toi. Mais dis-toi que c'est aussi tout ça, tout cet inconfort finalement, tout ce questionnement qui va aussi te permettre de poser les bases de l'avenir que tu veux vraiment. C'est vraiment ce qui va te permettre de savoir quel type de parent tu veux être, quelles sont tes valeurs fortes, tes incontournables, mais aussi du coup les valeurs que tu vas vouloir transmettre. C'est aussi ce qui va renforcer la relation avec ton conjoint, parce que clairement ça amène des situations où on se voit l'un et l'autre au plus mal, au plus bas en termes émotionnels, où on a des échanges et des discussions que l'immense majorité des couples n'a pas à avoir. Mais finalement, du coup, c'est ce qui amène aussi au fait qu'on se connaît nettement mieux que la grande majorité des couples, et ça permet aussi de mieux te connaître toi, vraiment, vraiment au fond. Parce que souvent, c'est quelque chose que je trouve qui manque, de manière générale, c'est que... On est tellement emporté par le rythme de vie effréné de notre société, on grandit avec des parents qui nous disent tout le temps vite, vite, vite, dépêche-toi, vite ceci, vite cela, vite machin, et en réalité on ne prend pas le temps de grand-chose. On doit déjà commencer à s'orienter plus ou moins vers 13, 14 ans, selon les pays, les filières qu'on choisit, etc. Mais disons que tu dois quand même plutôt t'orienter et voir si tu vas plutôt te diriger vers les sciences. ou plutôt vers tout ce qui est plutôt chiffré, administratif, etc. Enfin, tu vois, littéraire. Voilà, on commence déjà à scinder ces options-là très jeunes. Ça nous amène finalement à choisir un métier... On ne connaît pas parce que tant qu'on ne l'a pas exercé finalement, on ne connaît pas le métier et on ne sait pas si ça va être adapté à nous. On est évidemment influencés par le discours de nos parents, de nos amis, de ce qu'on peut observer autour de nous. Et finalement, les études sont à peine finies, on s'engage dans la vie active, et puis voilà, à partir de ce moment-là, on n'a plus le temps de rien. Et en gros, on ne prend pas le temps vraiment de se connaître vraiment, de savoir ce qu'on veut, de savoir ce qui est bon pour nous. On ne prend pas vraiment le temps de tout ça. Et c'est vraiment une opportunité aussi que tu peux voir au travers de l'infertilité et j'avais vraiment envie de te sensibiliser à ça. J'avais vraiment envie de te rappeler à quel point c'est important justement de pouvoir te recentrer et te rendre compte finalement que toute cette période d'inconfort, cette période de remise en question permanente, autant c'est hyper inconfortable, autant c'est nécessaire et c'est ce qui va te permettre de poser encore une fois les bases pour la suite. Donc... N'aie pas peur d'être dans cette période-là. Si tu as besoin d'aide pour y voir plus clair, j'ai des outils qui sont à ma disposition et qui te permettent aussi de savoir selon toi, ta personnalité, etc. Qu'est-ce qui est important comme choix de comment poser les choses ? Donc n'hésite pas, si tu sens que ce discours t'appelle, si tu sens que tu as besoin d'un éclairage, d'un accompagnement, d'un soutien, appelle ça comme tu veux, et bien vraiment je me ferai un plaisir de t'accompagner au sein du programme de coaching Éclosion, parce qu'encore une fois, il y a évidemment tout ce qui est relatif à ta future maternité, au fait de doubler clairement tes chances de grossesse en mettant tous les marqueurs dans le verre, mais il n'y a pas que ça, il y a aussi toute la dimension émotionnelle, et on sait à quel point l'infertilité, elle va... jouer, elle va agir, elle va avoir des répercussions finalement sur tous tes domaines de vie et ça aussi c'est important à prendre en compte parce que ça te permet de vivre ce parcours mais tellement tellement tellement différemment et encore une fois d'utiliser ça comme un tremplin pour la suite. Donc si tu sens que ça t'appelle, si tu sens que ce discours a du sens pour toi, je me ferai un plaisir de te guider et t'accompagner au sein du coaching Eclosion.