Speaker #0Hello, c'est Mia de Positive Mind Attitude. Après un parcours de plus de 4 ans et demi avant de connaître enfin les joies de la maternité, j'ai décidé d'associer mes compétences professionnelles de thérapeute à mon vécu personnel lié à l'infertilité et la PMA pour accompagner les femmes en désir d'enfant et leur permettre de reprendre le plein pouvoir sur leur fertilité. Si tu veux agir pour ne plus subir, tu es au bon endroit. Que tu sois suivi médicalement ou non, mes conseils te permettront d'avoir un autre regard sur ton parcours et d'adopter une approche globale pour mettre toutes les chances de ton côté. Ensemble, brisons le tabou de l'infertilité. Si tu connais une femme qui est concernée par le sujet, je t'invite à lui partager cet épisode. Maintenant, installe-toi confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour ! 8 critères pour bien choisir son centre de PMA Hello, je suis vraiment plus que ravie de te retrouver aujourd'hui pour répondre à une question qu'on me pose en réalité quand même très très régulièrement. Donc je vais prendre le temps aujourd'hui d'y répondre parce que effectivement je sais à quel point le choix d'un centre PMA peut s'avérer crucial et donc j'avais vraiment envie de te partager tout ce à quoi tu devrais idéalement réfléchir avant de faire un choix. Déjà, ce que je veux dire quand même, c'est que les critères ne sont évidemment pas dans l'ordre, on est bien d'accord, et que les critères ne sont pas exhaustifs non plus. Pourquoi ? Parce que la toute première chose à faire, c'est de te questionner sur ce qui est vraiment important pour toi, parce que chaque personne va être différente, chaque situation va être différente. Certaines auront besoin d'insémination, alors que d'autres iront sur des FIV ou des FIV-XI ou IMSI. ou des dons de sperme, d'ovocytes, etc. Donc évidemment, chaque situation est différente. J'ai bien conscience aussi que ce podcast, et d'ailleurs je vous en remercie, mais du fond du cœur, est écouté dans plein de pays différents. Et donc forcément, les choses vont aussi varier d'un pays à l'autre. Je sais que la proximité géographique va être différente d'un centre PMA selon la région, selon le pays dans lequel on habite. La législation va être différente. Enfin voilà, il y a quand même plein de choses. Donc ici, je vais rester évidemment relativement générale pour t'inviter à te questionner. Mais voilà, je vais faire des petites parenthèses ou des digressions au fur et à mesure si je pense à quelque chose, à une spécificité selon un pays ou un autre. Donc voilà, mais vraiment la toute première chose à faire avant de te lancer dans le choix d'un centre PMA, c'est bien évidemment te questionner sur ce qui est important pour toi selon ta situation. D'accord ? Donc ça c'est la priorité. Une des premières choses en tout cas que je regarderai, ce sont les services qui sont proposés. Pourquoi ? Parce qu'effectivement les centres n'offrent pas tous les mêmes types de services. Comme je le disais à l'instant, certains vont proposer uniquement des inséminations, d'autres des fives, mais n'auront pas forcément la technique pour aller en ICSI ou en IMSI, faire des techniques de préservation de fertilité ou faire appel à des dons de gamètes. Donc vraiment, ce qui est important, c'est d'avoir un centre qui offre la technologie, le service en tout cas, qui répond le mieux à tes besoins spécifiques. Donc ça, c'est vraiment la toute première chose à faire. Ensuite, selon moi, ça c'est vraiment un critère très personnel, mais je pense que si tu m'écoutes, ça doit en être un pour toi aussi. Mais c'est de voir aussi quelle est l'ouverture du centre par rapport aux méthodes douces. Est-ce qu'ils y sont ouverts ? Est-ce que ce sont des choses qu'ils préconisent ? Tu as des centres qui mettent en relation, alors je pense notamment à l'ostéopathie, la cuponcture, ce genre de choses. Tu as des centres qui ont... ce type de service proposé parfois même au sein de l'établissement. C'est généralement plutôt le cas pour des cliniques en Espagne, par exemple. Je sais que l'une de mes cliniques partenaires, en tout cas qui est Vida Fertility, propose évidemment ce type de prestations. Ils ont évidemment du personnel avec lequel ils mettent en contact. Il y a aussi la possibilité parfois même de faire des séances au sein de l'établissement, juste avant ou juste après le transfert. Enfin, il y a... Selon les cliniques, il y a des possibilités différentes. Donc c'est vraiment intéressant d'aller creuser de ce côté-là. Mais c'est le cas aussi en Belgique, en France. Alors, non pas forcément de... d'acupuncteurs ou d'ostéopathes qui viennent directement sur le centre. Mais par contre, certains centres sont plus ouverts à ça que d'autres. Et donc, si c'est une sensibilité importante pour toi, si tu aimes ce qui sort aussi du purement médical, ça vaut le coup de voir un petit peu comment ils se comportent par rapport à tout ça, évidemment. Ça vaut le coup aussi de voir s'il y a des recommandations de compléments alimentaires, de ce genre de choses. C'est toujours bon à prendre. Ensuite pour moi ce qui est important évidemment et je pense que c'est peut-être même l'un des tout premiers points C'est le contact humain et la communication. Alors, je vais scinder les deux, mais le contact humain, pour moi, est super, super, super important. Pourquoi ? Parce que tu peux avoir, parfois, tu sais, tu as des professeurs, tu as en tout cas des... j'ai presque envie de dire mamouites, des médecins qui sont aussi chercheurs, mais qui ont en tout cas une énorme réputation, certains ont même une couverture médiatique aujourd'hui. et c'est super. Et en même temps, ce n'est pas pour autant que ce sont les personnes les plus empathiques de la Terre entière. Alors, je ne demande pas à un médecin de pleurer avec moi quand il y a un résultat qui n'est pas bon, ce n'est pas ce que je demande, mais évidemment, avoir un personnel qui fait preuve d'un minimum d'empathie, un minimum de tact, de douceur, c'est quand même la moindre des choses, vu qu'on est quand même dans ces moments-là, dans une position de vulnérabilité, avoir quelqu'un en face qui est juste humain, ça fait du bien. Donc voilà, pour moi, il y a effectivement le côté qualification qui est important, mais j'ai pour moi exactement le même critère sur le côté humain, qui est selon moi indispensable. Vraiment, j'ai connu un docteur glaçon, et moi c'était hors de question, j'ai été suivie une fois par cette personne-là, je l'ai déjà raconté à ma reprise, donc j'étais en plein examen, donc je te laisse imaginer la position gynécologique pour... Une échographie vaginale et pendant que j'avais les jambes écartées sur les étriers, ma reprise en me disant, quand je l'appelais docteur, elle m'a dit moi c'est professeur, pas docteur Alors pardon, mais franchement, je m'en contrecarre. Je m'en bats les dovers, mais grave. Tu vois, donc ce genre de remarques, c'est non. Donc moi, ce médecin-là, je suis sortie en disant Termine et je ne la veux plus. Moi, c'est Vous me mettez quelqu'un d'autre, mais c'est hors de question. Pourtant, c'était la chef de service, mais en fait, je m'en foutais. J'ai après été suivie par quelqu'un d'autre que j'ai adoré. J'ai vraiment eu un super contact. Alors, ce n'était peut-être pas la chef de service, mais je m'en foutais en fait. J'avais quelqu'un d'humain en face et entre nous, tout aussi compétente, si pas plus, parce que je trouvais que ce côté humain la rendait évidemment deux fois plus compétente. parce qu'elle cherchait à le creuser. C'était vraiment très agréable. Donc ça vaut le coup quand même parfois de mettre le contact humain sur le même pied d'égalité que le côté compétence. Et je reste convaincue qu'on peut trouver les deux, avoir quelqu'un de compétent et d'humain. Et puisqu'on est dans ce côté humain, ça implique évidemment de la communication. Pour moi, c'est aussi vraiment très important d'avoir un centre qui communique correctement. J'ai été confrontée, et je pense que si tu m'écoutes, peut-être que toi aussi tu as été confrontée à ça, mais à des couacs de communication. des couacs de communication par rapport au traitement, par rapport à la méthodologie, à qu'est-ce que je dois commencer et quand. On est déjà terriblement stressé. C'est hors de question de tomber sur une secrétaire qui vient de commencer ou qui débarque d'un autre service ou qui ne connaît pas ton dossier. C'est hyper compliqué. Donc vraiment, si je devais repasser là maintenant dans un centre PMA, je pense très sincèrement que je privilégierais les centres qui utilisent l'application WeSteam. Alors, Wisteam, qui est une application médicale que j'affectionne tout particulièrement parce que vraiment très qualitatif, ça permet aux médecins de communiquer directement les bonnes informations. Donc, ça veut dire qu'au niveau des dosages, par exemple, de tes traitements, c'est inscrit directement dans ton application. En fait, ça divise énormément le risque d'erreur médicale. Ça les réduit, mais drastiquement. Pourquoi ? Parce que nous, en général, quand on nous appelle, on est peut-être au bureau, avec du bruit autour. On note les infos sur un post-it, ou on est en voiture, ou il y a une coupure de réseau, ou que sais-je. On n'est en général pas dans les conditions optimales pour recevoir ces infos-là, sans compter qu'il y a le stress, l'angoisse, etc. Par téléphone, on risque de louper une info ou on risque de mal noter quelque chose. Et donc c'est vrai que pour moi, l'application WeSteam, c'est juste fantastique parce que ça réduit énormément le stress et la charge mentale liée à l'angoisse de mal faire le traitement. Donc ça, pour moi, c'est vraiment super important. Donc clairement, vraiment, si tu as la possibilité d'avoir un centre qui utilise l'application WeSteam, pour moi c'est encore mieux parce que ça réduit ton stress. Voilà, ça c'est ma version à moi, mais en tout cas c'est pour moi un critère important. Je pense qu'on a déjà tellement de choses à gérer, si on peut en plus simplifier les choses, c'est fantastique. Mais en tout cas, même s'il n'y avait pas l'application WeSteam, parce que je sais que je pense à des pays comme... Le Canada, où l'appli n'est pas encore présente là-bas, mais avoir en tout cas un système de communication qui soit peut-être efficace, s'assurer que c'est bien le personnel médical qui appelle ou que c'est toi qui dois passer l'appel, mais en tout cas que les choses soient bien claires et nettes dès le départ et qu'il n'y ait pas de confusion à ce niveau-là, que la communication soit claire au niveau des documents à remplir, pour quel délai, pour... Voilà. La communication, c'est un problème majeur vraiment au sein des centres PMA, parce qu'évidemment, ils traitent énormément de patients, énormément de situations différentes, il y a énormément de documents, de formulaires, de ceci, de cela. Donc oui, clairement, c'est un gros enjeu. Mais plus on va avoir une communication rodée, plus on se sentira apaisé. Parce qu'évidemment, dès qu'il y a des couacs de communication, ça génère un stress énorme. Et encore une fois, la situation en elle-même est déjà suffisamment stressante. Il n'y a pas besoin de s'en rajouter. Donc voilà, pour moi, c'est vraiment un critère très important. Il y a la localisation aussi. Je sais que ça peut évidemment être un critère important. Personnellement, j'ai fait le choix de faire plus de routes, mais pourquoi ? Parce que j'ai choisi à l'époque une clinique qui faisait l'intégralité de ce dont j'avais besoin. Je m'explique, en fait, en Belgique, il y a des centres PMA qui sont de catégorie A et d'autres de catégorie B. Et donc, ça veut dire qu'il y a des centres qui vont procéder à l'intégralité des examens, mais qui, par exemple, ne feront pas du tout la ponction. il y a des centres qui vont tout gérer de A à Z. Et donc ça, encore une fois, il faut le savoir à l'avance. Et donc moi, pour moi, en tout cas, j'étais angoissée à l'idée que des infos puissent se perdre entre deux. Encore une fois, la communication, c'est un truc très important pour moi. Et donc, j'ai préféré faire plus de route, mais aller dans un centre qui gère tout de A à Z. Je ne dis pas, encore une fois, que c'est la solution. Pas du tout. C'était juste que moi, c'était le besoin que j'avais à cet instant-là. Peut-être que toi, selon ton métier, selon tes horaires, selon la proximité aussi, parce que je sais que pour certains endroits, il faut parfois faire une heure et demie, deux heures de route, ce n'est pas toujours évident. Moi, c'était mon cas. J'avais une heure et demie de route. Alors, j'avais une heure, on va dire, de porte à porte, mais avec la circulation, j'en avais pour facilement une heure trente, parfois même deux heures. Donc, ça impliquait aussi pour moi de me lever très, très, très, très tôt. Et donc, ça va dépendre de ton rythme de vie, de ton travail, de tes moyens de transport aussi. Ça va dépendre de tout un tas de choses. Donc, vraiment, la localisation, c'est quand même vraiment un critère important à prendre en compte. Il y a évidemment aussi, là je m'adresse à toi si tu vis en France, parce qu'en France il y a un classement. Et donc je vais parler maintenant des taux de réussite. Donc oui clairement, tu as la possibilité de, chaque année il y a un classement des meilleurs centres, en fait des taux de réussite des centres PMA qui est diffusé. Je trouve qu'au départ, ça part d'une bonne intention. Maintenant, dans la pratique, ça entraîne tout un tas de... Comment expliquer ça ? Je vais mettre un gros bémol sur ce principe de taux de réussite parce que dans la pratique, il y a l'envers de la médaille. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des centres qui vont refuser de façon implicite, mais on va refuser de prendre en charge. tel ou tel cas de figure, mais en fait tout simplement parce que les taux de réussite sont plus faibles et qu'ils savent très bien qu'en acceptant des cas plus compliqués, plus difficiles, leur position dans le classement risque de chuter. On ne va pas se mentir, c'est une réalité de terrain. Donc il y a le côté bonne intention de ce classement, mais en réalité, il y a ceux qui jouent vraiment le jeu, et puis il y a ceux qui utilisent les règles du jeu pour s'en servir, mais uniquement à leur avantage. Et ça c'est moins ok, parce que les règles du jeu finalement ne sont pas entièrement respectées. Je préfère parfois un centre qui est un peu moins bien classé, mais qui finalement accepte... tous les cas de figure, et donc des cas entre guillemets plus simples à des cas plus compliqués, même si évidemment au départ on ne peut absolument pas savoir comment les choses vont se passer, parce qu'on a parfois des cas très compliqués qui se résolvent, j'ai envie presque dire, assez facilement, et des cas qui de prime abord sembleraient assez simples, mais qui en réalité sont beaucoup plus compliqués dans la pratique. Donc vraiment, pour moi, c'est un critère sur lequel je mettrais un gros bémol parce que ça ne fait pas tout. Encore une fois, je vais privilégier plutôt le contact humain, je vais privilégier l'ouverture à des thérapies plus douces, à une ouverture d'esprit plus importante. Évidemment, aux services et aux examens qui sont proposés, ça pour moi, c'est vraiment beaucoup plus important. que un classement. Voilà, un classement, pour moi, ça veut tout dire et rien dire, donc je mets vraiment un bémol sur ce point-là, mais je sais que ça peut être important pour certaines. En tout cas, en France, il y a ce classement, donc je me devais d'en parler. Il y a bien sûr un autre facteur qui est à prendre en compte, ce sont les délais d'attente. Il y a des centres où les délais d'attente sont relativement longs. En tout cas, moi, je me souviens être entrée dans le centre. Mon premier rendez-vous avait lieu au tout début du mois de février et pour finalement avoir un premier protocole au mois de novembre. Donc voilà, il y a parfois des délais qui sont plus ou moins longs et avec plus ou moins d'obligations entre deux. Donc c'est quand même intéressant de se rendre compte de tout ça et de poser les questions, évidemment, de se renseigner pour savoir ce qu'il en est. Il y a bien sûr un point qui peut être intéressant aussi, ce sont les avis et les recommandations. C'est toujours intéressant de voir comment les gens, ça peut être sur des groupes, il y a plein de réseaux aujourd'hui, notamment sur des groupes sur les réseaux sociaux, mais ça peut être des avis partagés lors de conférences, ça peut être des recommandations de personnes qu'on connaît parce que, évidemment, l'infertilité ne touche pas que nous, ça touche une énorme partie de la population. Donc aujourd'hui, on commence à en parler de façon beaucoup plus ouverte et donc ça vaut le coup d'aller voir les avis et les recommandations. Et là, de nouveau, je vais mettre un petit bémol parce qu'évidemment, il faut garder en tête que c'est très, très, très subjectif, évidemment. Quelqu'un pour qui ça a fonctionné rapidement aura tendance à recommander un docteur glaçon à quelqu'un d'autre. Et voilà, donc ça va dépendre, évidemment, quand on vous donne un avis ou une recommandation. Questionnez la personne, questionnez la personne pour savoir qu'est-ce qui fait que son avis est bon. Est-ce que c'est le résultat ou est-ce que c'est tout le process ? Voilà, parfois tu vas avoir des personnes qui vont te recommander tel ou tel centre, parce que le côté humain, parce que la rapidité, etc. Mais n'aura pas forcément le même avis que toi. Par exemple, moi, quelqu'un qui va recommander un centre parce que les délais sont très courts et puis quand tu as fini un protocole, il repart directement sur le suivant. Moi, perso, c'est le genre de critère qui va me faire fuir en courant parce que je vais me dire, au secours, ils ne prennent pas du tout le côté physiologique en compte, le côté finalement d'être prêt à la fois physiquement et émotionnellement. Et en fait, ça montre qu'ils vont bâcler le travail. Donc, moi, ce ne serait pas du tout un bon critère. Donc, quand tu as des avis, des recommandations... questionne en fait le pourquoi du comment de cet avis ou de cette recommandation, si tu en as la possibilité et que tu connais la personne. Et puis aussi, vraiment un élément important, alors ça va dépendre du pays dans lequel tu es, mais malgré tout, je crois que ça vaut quand même le coup d'avoir l'info, c'est la clarté du budget à prévoir. Clairement, si tu fais une PMA à l'étranger, que ce soit, je vais prendre l'Espagne par exemple, tu vas avoir un devis qui va être fait dès le départ. Et ça, c'est important. Si tu es dans des pays comme la France ou la Belgique et que la prise en charge est remboursée, je ne sais pas si les coûts sont forcément clairs dès le départ. Alors que c'est quand même important de savoir qu'il y a des traitements qui vont coûter plus cher que d'autres, etc. Donc le savoir dès le début, c'est bien aussi. que la clinique te donne tel ou tel document à donner à ton assurance, ta mutualité, etc. Ça permet de savoir exactement quel budget prévoir, quel remboursement, etc. Maintenant... Ça, c'est, j'ai envie de dire, pour les privilégiés. Je pense aux personnes qui vivent en France, en Belgique, qui ont un accès au remboursement. Mais ce n'est pas le cas du tout quand on est en Suisse. Ce n'est pas le cas non plus quand on est au Canada. Ce n'est pas le cas pour celles qui vivent en Angleterre, dans plein, plein, plein de pays qui, en réalité, ne sont pas forcément si éloignés de nous que ça. Alors, de moi, j'entends, mais c'est vrai que la majorité des personnes que j'accompagne sont situées... en France, en Belgique, en Suisse, mais j'accompagne des personnes qui sont partout dans le monde, j'accompagne des personnes qui sont en Nouvelle-Calédonie, sur l'île de la Réunion, j'accompagne des personnes qui se trouvent vraiment un peu partout dans le monde, à partir du moment où elles parlent français. Je ne le ferai pas, je n'irai pas sur des territoires anglophones, parce que ça me demanderait trop de travail. Tout traduire dans une langue étrangère, même si techniquement c'est possible, on pourrait faire des consultations en anglais, mais ça demanderait trop de travail. Donc je reste vraiment sur le côté francophone. Mais malgré tout, j'ai des expatriés, j'ai des personnes qui vivent dans des pays, j'ai presque envie de dire multilingues. La Belgique est un pays avec plusieurs langues nationales, c'est le cas pour la Suisse. J'accompagne des personnes au Canada. Et donc dans ces pays-là, je pense notamment au Canada, effectivement, le principe de la fécondation in vitro n'est pas remboursé. Je pense que maintenant on arrive à une fécondation in vitro remboursée, mais donc les dépenses peuvent être vraiment très conséquentes. J'ai accompagné des personnes qui étaient aux Etats-Unis, aux Etats-Unis on parle de 100 000 dollars. Donc ce n'est pas rien, ce sont des sommes qui sont énormes. En moyenne, quand on doit payer de sa poche, on peut compter entre 7000-7500 et plus ou moins 10-12000 euros. Maintenant, à partir du moment où il y a des examens qui sont beaucoup plus spécifiques, à partir du moment où il y a des dons de gamètes qui sont à prendre en compte, évidemment, ces montants-là peuvent grandement évoluer aussi. Donc, c'est important d'avoir un budget qui est clair dès le départ. Donc ça il faut le savoir. Donc voilà en tout cas pour moi les principaux critères qui sont à prendre en compte. Donc si je devais résumer, ce sont les services proposés qui sont faits par le centre, l'ouverture aux méthodes douces, que ce soit ostéopathie, acupuncture, compléments, ce genre de choses, le contact humain, la communication. 4ème point, la localisation. 5ème point, les taux de réussite mais j'ai quand même mis un gros bémol sur le sujet. Ensuite on a les délais d'attente, les avis et recommandations. Et enfin, le budget. Voilà pour les huit critères qui sont, selon moi, à prendre en compte. Mais encore une fois, ce qui est prioritaire, c'est que tu te questionnes d'abord sur ce qui est important pour toi, selon ta situation, ta localisation, tout ça. Voilà, ça va amener à avoir des critères sensiblement différents. Mais c'est ça qui est important, c'est vraiment de te questionner sur qu'est-ce qui est important pour toi. J'aimerais ajouter un neuvième point, quelque part. Mais je sais que je rêve, mais quand même, j'aimerais. Dans un monde idéal, pour moi, il y a le critère le plus important, c'est les examens et les recherches qui sont faites. Parce que très souvent, on va avoir des examens qui sont faits de type médicaux, mais vraiment avec des examens qui se font avec des hystérosalpingographies, des celluloscopies. On va avoir des examens qui sont, j'ai envie de dire, presque assez invasifs, n'ayons pas peur des mots, c'est le cas. Mais on va passer à côté de bilans, de carences, de choses qui sont tellement simples à faire au départ mais qui ne sont pas faites, où on ne va pas questionner, expliquer. Et voilà, ça pour moi c'est vraiment un point crucial. Quand tu as un... un médecin, alors ça rejoint évidemment le point contact humain, mais là je parlais pour moi du point vraiment examen, mais ça rejoint le côté contact humain, mais quand t'es un médecin qui prend 5 minutes pour te faire un petit schéma, t'expliquer les choses, te faire un peu d'humour, pour moi ça change tout évidemment dans le protocole, parce que tu comprends, parce qu'on va chercher, parce que tu es prise en compte, et ça pour moi c'est vraiment ce qui compte. Donc ça, je sais que c'est encore utopique dans beaucoup de centres, parce que c'est très important, je sais que le... La quantité de consultations faites, c'est énorme. Et donc, je ne leur jette pas la pierre, et ça, je le souligne. Mais pour moi, c'est vraiment important d'avoir un médecin en face qui prend le temps de t'expliquer, qui prend le temps de creuser le pourquoi du comment ça n'a pas fonctionné, etc. Ça, c'est vraiment crucial. Et puis, quelque chose que j'ai aussi envie de te dire, c'est que si tu te rends compte, à un moment donné dans ton parcours, que le choix... n'était peut-être pas ou le plus judicieux ou en tout cas n'est pas le choix qui te convient aujourd'hui parce que ta situation a évolué, parce qu'il s'est passé telle ou telle chose, et bien en fait rien n'est gravé dans le marbre. Donc tu es toujours libre de changer de centre PMA. Et ça c'est vraiment quelque chose que je veux répéter encore et encore et encore. Il n'y a pas de raison de rester dans un centre PMA où tu vas à reculons. aux examens parce que tu ne te sens pas à ta place, parce que tu sens que ce n'est pas ok, parce qu'on n'a pas suffisamment de bienveillance, on ne recherche pas. on se contente d'enchaîner les protocoles encore et encore et encore. Encore une fois, ce n'est pas gravé dans le marbre. Tu n'es pas marié avec ton centre PM1. Si même dans le cadre d'un mariage, on a le droit de divorcer, tu penses que dans le cadre d'un centre PM1, on a bien sûr le droit de changer de centre. Donc ça, j'avais vraiment envie de le rappeler parce que je sais qu'il y en a beaucoup qui tardent à franchir le pas alors que vraiment, ça peut tout changer dans le parcours. Parfois, c'est l'examen supplémentaire. qui n'a pas été fait et qui va permettre de comprendre plein de choses et donc d'ajuster les protocoles. Parfois, c'est le contact humain qui fait qu'on va être amené à avoir plus d'échanges, plus de compréhension, etc. Et là aussi, ça peut tout changer dans le protocole. Donc voilà, si tu sens que ton centre PMA ne répond pas à ce qui est important pour toi, il y en a d'autres. N'hésite pas à aller voir ailleurs ou n'hésite pas, parfois, comme je l'ai fait, à juste changer de médecin au sein du même centre. Moi, je suis restée dans le même centre, mais par contre, j'ai changé de médecin. Voilà, c'est parfois aussi une possibilité. Donc encore une fois, questionne-toi sur ce qui est important, sur ce qui est juste pour toi. Je sais que tu as la réponse, donc apprends à t'écouter, c'est ça qui est important. Voilà, j'espère en tout cas que cet épisode de podcast t'a plu. J'espère qu'il t'a apporté des réponses ou des pistes en tout cas à aller explorer. On se dit à la semaine prochaine pour un prochain épisode de podcast et j'ai envie de te dire, reste bien à l'écoute. parce que je suis en train de te préparer un truc de dingue pour cet été. Je ne t'en dis pas plus, mais vraiment, reste à l'écoute, je t'en parle très bientôt. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de podcast. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu veux aller plus loin et bénéficier de plus de conseils, Pour encourager ce podcast, merci de mettre une note et ou un commentaire sur ta plateforme d'écoute. Je te dis à très vite pour un prochain épisode.