Speaker #0Bienvenue sur le Pot Pourri, le podcast où on parle de tout et de rien. Alors, je me suis dit que pour le premier épisode, j'allais commencer par parler de la difficulté de mise en action, qui est pour moi une problématique majeure quand on est quelqu'un qui réfléchit beaucoup trop, quand on est quelqu'un avec beaucoup d'anxiété, quand on veut faire beaucoup de choses, quand on a beaucoup de pensées. Automatiquement, on se retrouve souvent face à un mur de possibilités qui est tellement grand que les choses les plus faciles à faire, ça va être de juste ne pas le faire, tout simplement. Donc ça nous emmène toujours sur quelque chose d'autre. Moi je sais que j'ai la capacité incroyable de ranger l'intégralité de ma maison, d'aller me balader pendant une heure, de scroller sur internet pour rien, ou de devoir faire toute autre chose que ce que je suis censée faire. C'est très très difficile à gérer, parce que j'aimerais vraiment pouvoir mettre ces choses en place, et en fait je passe tellement de temps à réfléchir à la manière dont j'ai envie de les faire, qu'au final je ne les fais pas. Alors, je me suis posé la question d'où ça vient, pourquoi on est tant à avoir du mal à se mettre en action, à se lancer sur nos projets, à mettre les choses dont on a envie en place pour avoir un succès sur ce qu'on a envie de faire. Alors, on définira plus tard dans nos épisodes qu'est-ce que le succès. Mais je me suis posé la question d'où ça pouvait venir. Alors, de mon côté, je me suis rendu compte qu'en fait, ça venait de l'école. Quand on grandit en étant légèrement... différents. Alors c'est vrai que moi à l'école c'était assez difficile. J'ai tout de même réussi à aller jusqu'à une licence 3. Mais depuis que je suis toute petite, j'ai toujours eu énormément de mal à me concentrer à l'école. Énormément de mal à faire les tâches qui m'étaient demandées dans le temps qui m'était demandé. Pour la simple et bonne raison qu'en fait me concentrer c'était hyper difficile quoi. J'avais toujours envie de regarder par la fenêtre. Je sais pas, les cheveux de la fille en face de moi étaient beaucoup plus intéressants que... ce que la professeure disait. En fait, ça dépendait vraiment du prof que j'avais en face de moi et de sa capacité à m'intéresser. Il y avait vraiment une différence sur ma scolarité entre les professeurs qui réussissaient à garder l'élève et les autres qui, en fait, donnaient leurs cours et étaient un peu dans un système de punition. Alors au final, il y a ça. Il y a ce principe à l'école où on nous demande de se conditionner, d'apprendre les choses bêtement sans se poser de questions. J'avais toujours trop de questions. Et puis, ça n'avait pas de sens. Je ne comprenais pas pourquoi je devais faire ces choses-là. Alors forcément, c'était plus difficile de se concentrer, plus difficile d'avoir envie. Et puis, toute ma scolarité, on m'a punie pour justement cette différence. Les dictées où clairement, moi j'étais dyslexique, donc j'inversais les mots, ou alors tout simplement, on me disait le début d'un mot, j'en devinais la fin. Et bien, j'avais des moins 100, des moins et quelques, vous voyez. c'était Ce qui est pour l'estime de soi extrêmement difficile à avoir quand on a 6-7 ans. Et puis c'était, votre fille a des difficultés, elle n'est pas débile, mais bon, c'est quand même très très lent, c'est difficile, il faudrait penser à faire ci, penser à faire ça. Et puis en fait, toujours en mettant en difficulté, en disant voilà, ça va être difficile, elle a du mal, une fois au collège, une fois au lycée, cette volonté de toujours... me rétrograder, m'emmener en professionnel, m'emmener en autre chose, plutôt qu'en fait essayer de comprendre que pour moi, c'était très difficile de me concentrer à l'école, qu'il y avait trop de bruit autour, ou alors que tout simplement, ce qu'on me racontait, ça n'avait pas de sens pour moi. Et donc cette distance entre les notes qui pouvaient être de 5 à 16 dans des matières dans lesquelles ça marchait bien. Et donc cette obligation de résultat est presque forcée, vous voyez. Et donc, ça a été presque un traumatisme de l'école de devoir rendre des devoirs, de devoir faire des devoirs. Moi, je me souviens de mon enfance à pleurer devant ma table et ma mère en essayant de me faire faire mes devoirs. C'était un vrai traumatisme à l'université. Quand il a fallu que je révise pour moi et que j'étais la seule à devoir faire les choses, c'était une aversion complète vraiment à étudier. Alors, si le cours n'avait pas été suffisamment intéressant, étudier à la maison c'était l'horreur donc en fait c'est quelque chose qui m'a suivi à long terme et après au travail c'était d'autres problématiques les problématiques des process les problématiques des obligations qu'on a de faire les choses d'une certaine manière et sans avoir vraiment d'explications moi c'est quelque chose qui m'a toujours énormément bloqué quand je travaillais dans des grosses sociétés à un moment j'étais acheteuse dans le prêt-à-porter c'était un job que j'aimais vraiment beaucoup Mais dans lequel en fait c'était une bataille constante parce que non vous n'avez pas le droit de mettre de la musique dans vos oreilles pour vous concentrer, oui vous êtes obligé d'expliquer de A à Z ce que vous avez fait, pourquoi, comment, même si les résultats sont... hyper bon et ce côté où on vous tape sur les doigts pour ce que vous n'avez pas fait, mais en revanche, où quand même c'est assez rare qu'on vienne vous remercier, voire vous féliciter pour tout ce que vous avez fait de bien. Et donc ce système encore punitif qu'on maintient de l'école et qu'on transfère à la société dans laquelle on travaille, où encore une fois on est assis sur une chaise pendant 7 à 8 heures par jour, mais Pour quelqu'un qui a une hyperactivité mentale, alors moi, je n'ai pas d'hyperactivité physique non plus. Remarquez, c'est ce que moi, je dis, mais peut-être les gens autour de moi diraient quelque chose d'autre. Je suis sûre que mon compagnon vous dirait autre chose. Mais oui, c'est terrible et c'est très difficile. Et donc, forcément, ça nous pousse à aller vers des métiers différents. Moi, je me suis orientée vers une profession de professeur de yoga en me disant que ce serait... plus libre, que j'aurai la possibilité de faire les choses comme je veux. Alors, en étant auto-entrepreneur, il y a d'autres difficultés et toujours cette difficulté de mise en action. Parce que là, tout d'un coup, évidemment, on n'a plus la pression d'un boss, la pression d'un professeur, la pression de deadline en fait, qui sont obligatoires. Ça bloque toujours. Alors, il y a cette pression sociale aussi, ce jugement qui est vraiment assez intégré parce que quand évidemment... Quand vous êtes élève en tant qu'enfant, on vous conditionne à répondre et à faire les choses bien. Et puis que forcément, vous avez aussi tout le système où les petits copains d'école qui se moquent de vous si vous n'arrivez pas à faire quelque chose ou si vous êtes en retard. Moi, pour le coup, j'avais un tiers temps, donc j'entendais régulièrement « oui, mais il n'y a pas de raison qu'elle ait un tiers temps, elle est tout à fait normale » , alors que moi, c'était une vraie aide et je pense que j'ai réussi mes études grâce à ça. je pense que 100, ça aurait été vraiment difficile d'aller jusqu'au bout. Et donc ce jugement de « vous n'avez pas suivi les processus, vous n'avez pas fait comme tout le monde » . Et ça, c'est quelque chose qui, même quand on décide de changer d'environnement, même quand on décide de faire les choses seul, donc d'être auto-entrepreneur, c'est quelque chose qui est tellement ancré qu'en fait, on a du mal à se mettre en action. Quand en plus, on est quelqu'un qui réfléchit beaucoup. Donc il y a évidemment l'anxiété qui va avec. Il y a une paralysie, donc il y a le système nerveux qui en fait juste simplement pète un plomb et finit par vous mettre en système freeze, donc complètement gelé et une incapacité de faire les choses. Trop de pensée, trop de pensée à comment je dois faire les choses pour que ce soit reçu. Qu'est-ce qui est attendu de moi ? Qu'est-ce qui va faire que je vais réussir ? Qu'est-ce qui va être un succès ? Comment je suis censée gérer ça ? alors du coup dans mon cas je passe parfois un mois, deux mois trois mois, six mois plus une journée entière à réfléchir à quelque chose que je veux faire ça peut paraître beaucoup et parfois c'est pour des choses d'une simplicité extrême faire un post Instagram pour mon yoga communiquer sur les réseaux mettre en place un planning sur mon site modifier mon site Et c'est des choses que j'aime. J'ai une passion profonde pour ce que je fais. Et j'aime mon métier. Mais j'ai cette pression de « est-ce que ça va plaire ? » Et du coup, je n'arrive pas à me mettre dedans. Ce qui génère d'autant plus d'anxiété, ce qui génère de la honte, ce qui génère de la culpabilité. Et donc, au bout d'un moment, on se dit « de toute façon, en fait, tu vois, t'es tellement nul parce que tu n'arrives pas à le faire. » Tous les gens autour de toi arrivent à gérer des choses. Ils arrivent à aller au travail. Ils arrivent à mettre des projets en place. Et toi ? tu restes gelé pendant des heures et tu n'es même pas capable de faire la mini-tâche. Et ça, c'est quelque chose qui est assez difficile à gérer. Alors, je ne sais pas si on est beaucoup dans le même cas que moi. Moi, j'ai rencontré pas mal de personnes dans ma vie qui avaient des problématiques comme moi, d'anxiété très élevée ou d'hyperactivité mentale et qui avaient beaucoup de mal à avancer. Alors moi, souvent, je parle avec mes amis qui sont de très bons conseils. mais qui aussi parfois, je pense, ne se rendent pas forcément compte de comment je me sens à l'intérieur. Et donc, j'ai eu beaucoup de coachs que j'ai rencontrés qui n'étaient pas, ou de professeurs de yoga ou autres, qui me disaient « mais c'est simple, il faut que tu développes de la discipline » . Pour moi, la discipline, c'était une question de motivation. Alors, j'y ai énormément réfléchi et c'était en fait une pression en plus. Parce que c'était « oui, mais tu vois, en plus de ça, tu n'es pas discipliné » . Tu n'arrives pas à faire du sport tous les jours, tu n'arrives pas à mettre les choses en place. Puis on m'a expliqué que la discipline, en réalité, ce n'était pas vraiment une question de motivation, mais c'était une question d'estime de soi. Et qu'en fait, en réalité, quand on s'aimait... On avait la capacité de se mettre en priorité et de faire quelque chose sans résultat, mais dans l'espoir que ça ferait du bien. Et donc, c'était vraiment ce choix de « Ok, je ne sais pas quelle va être la répercussion de ce que je vais faire, mais je vais le faire quand même parce que c'est bon pour moi. » Et donc, évidemment, au départ, ça a généré encore plus de honte et encore plus de culpabilité de « Bah, tu vois, en fait, c'est parce que tu ne t'aimes pas que tu n'arrives pas à faire ça. » Alors qu'en réalité, quand on retire cette dimension de honte et de culpabilité, qu'on se rend compte que c'est vraiment juste une hyperactivité mentale, on peut mettre en place des outils, on peut mettre en place des choses. Et c'est là où, en fait, pour moi, la philosophie du yoga, et le yoga m'a énormément aidée là-dessus. Parce qu'en yoga, on parle vraiment de flexibilité, de non-jugement et de non-attachement. Alors c'est vraiment des points qui sont clés dans la philosophie du yoga. Quand on parle de flexibilité, alors on ne parle pas de faire n'importe quoi et de ne pas avoir de règles. Pas du tout, et bien au contraire. On parle d'équilibre. Donc on parle de manger, mais pas manger trop. Boire, mais ne pas boire trop. Dormir, ne pas trop dormir. Et donc de chercher un équilibre. Donc en fait, cette idée d'équilibre, elle est pas mal quand on a une hyperactivité, parce que c'est ok... Je peux faire ça, mais je ne suis pas obligée de faire que ça. Et donc, pour moi, ça a été de retirer cette culpabilité de « il faut que je sois hyper concentrée dans mon boulot, il faut que je bosse comme une malade et le repos n'est pas possible » . Et donc, du coup, ça a vraiment retiré ça où, en fait, je me suis dit « non, tu peux aussi travailler une heure et demie dans la journée et te reposer le reste du temps à partir du moment où tu réussis à faire un peu tes choses » . Et oui, c'est OK si tu arrives à te concentrer que 10 minutes par 10 minutes. Parce que c'est le cas. Moi, je m'assois sur mon bureau, 10 minutes, j'arrive à me concentrer. Puis après, il y a un truc qui me gêne. J'arrive à boire de l'eau, j'arrive à un café, je me lève. Puis en fait, je vois autre chose dans ma chambre, je vais faire nanana. En fait, c'est constamment quelque chose qui m'emmène vers autre chose. Donc, ça a retiré cette culpabilité. Et puis, le non-jugement. Le non-jugement qui est vraiment une valeur numéro 1 dans notre pratique du yoga. et qui est le non-jugement des autres, mais qui aussi est surtout le non-jugement de soi. Et donc l'acceptation de qui on est pour qui on est. En fait, yoga, le principe de yoga, c'est vraiment la réalisation de soi. Donc c'est apprendre à se connaître au mieux. Apprendre à se connaître au mieux, ça veut dire aussi s'accepter comme on est. Alors il y a toute une partie dans le yoga qui nous pousse à toujours s'améliorer, mais à le faire dans le respect de qui on est. C'est-à-dire que... si on est quelqu'un qui part un peu dans tous les sens, on ne peut pas s'auto-flageller et se forcer à faire quelque chose en mettant de la discipline. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Et donc, ça nous encourage à connaître son timing, connaître son fonctionnement, connaître ce qui est le mieux pour soi. Alors moi, j'ai étudié beaucoup comment je fonctionnais. Je me suis rendue compte qu'en réalité, je suis beaucoup plus active le matin. Moi, je me réveille à 8h du matin. Alors, je ne suis pas capable de m'asseoir sur une chaise tout de suite. Ce n'est vraiment pas possible pour moi. Mais j'arrive à ranger chez moi, réorganiser, faire de l'administratif parfois, aller m'occuper de je ne sais trop quoi, aller marcher ou faire du sport. Ça, c'est quelque chose que j'arrive à faire le matin. Et bien après vers 11h, j'ai beaucoup plus de capacité à me concentrer, à m'asseoir sur le bureau et à travailler. Ou alors le soir en fin de journée, mais l'après-midi, pas tant en fait. L'après-midi, j'ai besoin de faire d'autres choses. Et bien en fait, ça a été un travail assez long d'accepter que, ben voilà, moi c'est mes timings, c'est mes tranches horaires, elles ne correspondent pas du tout à ce qui est attendu dans la société, mais pour moi elles fonctionnent. Alors je vais accepter, dans le non-jugement, de mettre ça en place. Donc je pense que c'est vraiment quelque chose qui aide, c'est d'apprendre à se connaître sans jugement et sans attachement. Sans attachement, dans le yoga, ce n'est pas l'idée de ne rien posséder. Ce n'est pas l'idée de je n'ai pas, je ne veux pas avoir de Porsche, je ne veux pas, vous voyez, ce n'est pas ça du tout. C'est vraiment ce côté, ok, ben voilà, on va prendre l'exemple de la Porsche. J'ai une Porsche, je l'aime, je l'adore. Si un jour on me la vole, c'est terrible, on est d'accord, c'est horrible. C'est gênant, ça me met en colère, ça peut potentiellement me rendre triste, mais ma vie ne s'arrête pas pour autant. Et donc on considère cette idée à la fois avec les gens, avec les choses et avec nous-mêmes. Et donc ce non-attachement c'est ok, je voudrais atterrir à ce résultat. Mais si je ne l'ai pas, ma vie ne s'arrête pas, je continue à faire autre chose. Et donc, ça aide vraiment à retirer la honte et la déculpabiliser, de ne pas réussir à se mettre en place. Et moi, ça m'aide à accepter de sortir du lot et de parfois faire des choses qui ne sont pas forcément en accord. Alors là, par exemple, dans ce podcast, je me mets complètement à nu. Je crois que je n'ai jamais parlé aussi... honnêtement de comment ça se passe pour moi de ce que je ressens et des difficultés que je traverse à la fois avec mon anxiété et parfois des phases un peu dépressives ou avec le travail en général ou avec la pratique de mon yoga J'ai jamais été aussi honnête et c'est très très difficile parce que évidemment j'ai extrêmement peur du jugement mais voilà parfois il faut aussi se lancer et et confronter le jugement et confronter nos peurs pour pouvoir faire les choses. Alors, moi, je voulais vous parler des outils qui, potentiellement, m'ont aidée à passer au-dessus. Donc, on a parlé de la philosophie du yoga et on a parlé aussi, moi, le fait de connaître l'origine de ma problématique, de décortiquer ça avec mes psys. Ça m'a permis de me rendre compte qu'en fait, c'était quelque chose de l'enfance. Et pas forcément quelque chose que je pouvais changer, mais parfois quelque chose que je pouvais reprogrammer et donc mettre en place des choses. Donc moi, je sais que ce qui m'a beaucoup aidée, c'est de méditer. En fait, je suis partie d'un esprit hyper, hyper tumultueux qui bougeait dans tous les sens avec énormément de pensées parasites. Alors j'en ai encore beaucoup. Mais grâce à la méditation, j'ai réussi à les filtrer. En fait, moi j'adore expliquer que la méditation, enfin pour moi c'est vraiment l'explication la plus claire. La méditation, c'est comme si vous étiez dans une pièce, il y a les travaux dans la rue, il y a la radio qui est allumée, on vous parle sur le côté, et vous, vous décidez ce que vous voulez écouter. C'est comme si vous pouviez vous mettre à un autre plan, et décider d'écouter simplement les travaux, simplement la radio. tout simplement quelqu'un qui vous parle, ou rien du tout. Et donc, c'est se placer au second plan et les laisser passer. C'est pour ça qu'on vous parle beaucoup de laisser passer vos pensées. Ça peut paraître hyper bizarre à entendre, et moi, c'est vrai qu'au début, quand on m'a dit « laissez passer vos pensées » , je ne comprends pas, moi j'en ai 1500 par minute, je ne suis pas sûre de comment gérer ça. Et en fait, c'est ça. C'est qu'on entraîne notre cerveau à réagir différemment aux pensées. Vous avez vos pensées qui arrivent, tac, tac, tac, tac, tac, elles arrivent les unes après les autres, elles n'ont pas forcément de sens, je ne sais pas, j'ai mangé ça au dîner, j'ai si, nanana, j'ai envie d'aller faire ça, j'ai envie d'aller surfer, j'ai une émarge, j'ai envie du chaud ou autre. En fait, vous les regardez et vous ne rentrez pas dans l'histoire. Donc, vous n'allez pas continuer à développer la pensée. Continuer à développer la pensée, ce serait j'ai faim, eh bien, ah mais qu'est-ce que je vais manger ce soir, ah mais peut-être qu'il faudrait que je fasse des courses, ah mais en fait, il y a machin, nanana. « Oh, j'ai envie de tester ce resto ! » Non, c'est « on s'arrête à j'ai faim, j'ai envie de manger » ou « j'aimerais bien manger ça » et de revenir systématiquement au point zéro. Le point zéro étant ce qu'on appelle le moment présent. Le point zéro, ça peut être quelque chose que vous utilisez au moment même, donc votre respiration, ça peut être quelque chose dans le toucher. Pour les gens qui sont hyperactifs, moi j'aime beaucoup utiliser le toucher, la respiration, les odeurs. tout ce qui est hyper connecté à maintenant tout de suite. Ramenez à chaque fois sur votre musique. Il y a aussi se bouger physiquement, danser. Moi, je sais que ça m'aide beaucoup. Parfois, je n'ai pas envie de danser parce que je ne sais pas, je ne suis pas d'humeur, ça me saoule. Je ne sais pas quelle musique de mettre. Et alors, en fait, choisir la musique, ça va me demander beaucoup plus de temps, ça va me créer encore plus d'anxiété. Ciao, bye, bye. Et en fait, je remue, simplement je remue. Ou alors, je sors marcher. Sortir marcher, je crois que ça a été la meilleure des solutions pour moi. même si ça me demande énormément de persuasion personnelle que d'aller marcher quand je ne suis pas dans un espace qu'il faut. Mais ça m'a beaucoup aidée. Et sinon, ce qui m'a énormément aidée aussi, c'est simplement d'essayer de mettre une routine en place. Alors vous allez me dire que quand on a des problèmes de discipline, c'est un peu dur de mettre une routine en place, et je suis tout à fait d'accord avec vous. Alors moi, j'ai mis un accord avec moi-même. C'était au cours de ma première formation de yoga que j'avais fait. En Thaïlande, en 2019, j'avais une prof qui était super et qui avait un peu capté ce côté-là de moi qui avait cette difficulté à se concentrer et à se mettre sur le tapis. Et elle m'avait dit, en fait, ce que je te conseille de faire, c'est de te mettre... une obligation d'aller sur ton tapis, mais sans résultat. Donc en fait, c'est ce que j'ai fait. Et c'est ce que j'ai fait depuis que je pratique le yoga quasiment. Je vais sur mon tapis tous les jours. Pas forcément mon tapis physique. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça peut être aussi prendre deux minutes pour soi dans la journée. Mais tous les jours, je fais quelque chose pour moi. Tous les jours, je vais sur mon tapis. Parfois, j'ai mes mon tapis par terre et parfois je pleure. Parfois, je dors. Parfois, j'écoute de la musique. Parfois, j'écoute un podcast. Parfois je fais une heure de méditation, parfois je fais deux heures de yoga, parfois j'en fais que dix minutes, mais tous les jours je vais dessus sans obligation de résultat. Et donc en fait ça impose au cerveau ce moment. Ok, et bien tous les matins je vais sur mon tapis, quoi que je fasse. Et puis au fur et à mesure, moi j'ai réussi à mettre de la méditation en place. Toujours sans obligation de résultat, avec au début je médite deux minutes, je médite cinq minutes, je médite quinze minutes. Maintenant, en général, je médite 20 à 30 minutes. Parfois moins, ça dépend. Parfois, je ne suis pas du tout d'humeur. Alors, c'est souvent quand je ne suis pas d'humeur qu'en fait, c'est le meilleur moment. Je m'oblige à m'installer sur mon tapis, à mettre mon petit coussin et me poser. Et je fais ma méditation sans suivre quelque chose en particulier, sans obligation de « Ok, je vais faire 5 minutes de respiration, 10 minutes de scie, etc. » Non, je vais respirer, je vais méditer et puis on verra combien de temps ça prend. Alors ça, c'est vraiment les outils qui m'ont... le plus aidé. Et donc, un petit bonus, je vous mettrai à la fin de cet épisode, une méditation. Je vous mettrai l'introduction de la méditation. Donc, pas la méditation complète. Vous aurez le choix de continuer après. Donc, je vous ferai toute l'introduction de la méditation pour vous installer dans votre corps. Et puis, vous pourrez continuer aussi longtemps que vous le voudrez. Vous pourrez sauvegarder ce petit épisode et puis vous l'utilisez quand vous le voulez. c'est une méditation qui est très très simple mais qui permet vraiment de se remettre au moment présent de se calmer de calmer son système nerveux donc quand on est vraiment en phase de freeze que notre système nerveux et au bout du bout qu'on n'arrive rien à faire qu'on est en pleine phase de jugement de culpabilité de honte de tout ce que vous voulez parce qu'on n'arrive pas à se mettre au travail et qu'on est en pleine procrastination eh ben je vous conseille de voilà prendre le petit réflexe de mettre cette de méditation qui peut aussi marcher avant d'aller se coucher pour certaines personnes. Mais voilà, je vous mettrai ça en petit bonus. Et puis, j'espère que ça vous aidera. Voilà, voilà. On a décortiqué, je pense, pour moi, pour le moment, toutes les problématiques de la mise en action et de la procrastination. On en parlera un peu plus dans d'autres épisodes. J'espère que ça vous a parlé. J'espère que pour certaines personnes, vous y êtes retrouvés. Et puis... Et puis, ben voilà, je vous souhaite une bonne journée. J'étais contente de vous partager cet épisode. Et ciao, à bientôt !