Speaker #0Bonjour, bienvenue sur le pot pourri, l'épisode 3. Alors, j'avais envie de vous parler de la suradaptation. Je me suis beaucoup posé la question de comment j'avais envie de parler de ce sujet-là. Et puis je me suis dit que j'allais un peu vous raconter mon parcours et comment je me suis rendue compte qu'en fait je me suradaptais et comment j'ai retrouvé plus ou moins mon chemin. En fait, comme je vous l'expliquais, moi j'étais dyslexique, donc petite, à l'école j'ai toujours appris qu'il fallait que je rentre dans le moule. Et donc, un maximum, j'essaye de, disons, camoufler un peu mon hyperactivité, le fait que j'avais plus envie de bavarder, de me balader que d'être assise sur une chaise. Et puis, j'ai fait ça tout au long de ma scolarité, jusqu'à ma licence, où j'ai réussi à faire la licence 3 et à valider mon diplôme, pas sans effort, clairement. Mais voilà, j'ai poussé, j'ai poussé pour faire partie de cette norme et pour m'adapter à ce qui était attendu de moi. Ce que je pensais du moins qui serait le mieux, étant donné que c'était la voie, disons, la plus classique. Sachant que dans ma scolarité, on m'a quand même proposé d'aller sur des bacs pro, des trucs un peu particuliers, plutôt spécifiques, où on apprend un métier direct. Alors pour le coup, pour moi, c'était des métiers créatifs, parce que depuis que je suis toute petite, j'ai toujours fait beaucoup de créations, de la peinture, des collages, des trucs comme ça. Mais comme en fait, dans ma société ou dans le milieu dans lequel je vivais, je suppose... C'était pas trop adapté d'aller là-dessus. Il fallait absolument faire un bac classique. Et bien, je me suis un peu forcée à aller jusqu'au bout. Et puis, j'ai fait une licence commerce internationale. À la suite de ça, je suis devenue acheteuse dans le prêt-à-porter. Et je bossais dans une plutôt grosse boîte à Paris. Et c'était très bien. Disons que je faisais bien mon boulot. J'aimais bien le boulot. Mais c'était un nouvel environnement à comprendre. C'était des nouvelles règles sociales aussi à s'adapter. Et beaucoup d'efforts, des résultats qui étaient bons, mais un espèce d'inconfort constant, de ne pas savoir comment agir, et puis de devoir toujours observer, analyser, observer, analyser pour être la plus adéquate, et en n'étant jamais complètement adéquate, parce que soit je parlais trop, soit je parlais trop de choses personnelles, soit je posais trop de questions, soit j'en posais pas assez, soit je suivais pas assez les process, enfin, toujours un peu... cette sensation d'être pas trop adaptée. Et donc, un jour, j'ai décidé de partir en vacances. Et alors, grand classique, on en parle beaucoup sur les réseaux sociaux en ce moment. Je suis partie à Bali. Je me suis pas trouvée spirituellement. Mais j'ai découvert qu'il y avait d'autres personnes de mon âge qui vivaient une vie qui était complètement différente de la mienne. Déjà, j'ai rencontré des gens de pays du monde entier. Et j'ai rencontré des gens qui voyageaient et travaillaient en même temps. beaucoup qui avaient quitté leur job ou qui avaient fini leurs études et ou qui avaient fait pareil que moi plusieurs petites années, les trois premières années de vie professionnelle et puis qui avaient décidé de partir. Et en rentrant, c'était comme une évidence qu'il y avait un truc qui ne collait pas dans la vie dans laquelle j'étais et qu'il y avait un truc qui me gênait mais je n'arrivais pas à savoir quoi. Pourtant, j'avais tout ce qui était sur papier, disons, demandé. L'appartement, le job qui convient bien, avec un salaire qui convient bien, un début de carrière. Enfin voilà, tout sur papier qui était plutôt bien. Au même moment, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a fait lire un livre qui pour moi a changé énormément de choses. Alors mon grand désarroi c'est que je n'ai jamais retrouvé le nom de ce livre. Donc si un de vous sait, vous pouvez me le mettre en commentaire, j'adorerais. C'était un livre plutôt sur la philosophie bouddhiste qui en fait nous faisait nous poser la question. De, si je n'étais pas née là où je suis née, avec les parents que j'ai, l'environnement dans lequel je suis, le pays dans lequel je suis, les valeurs, les règles, qui je serais ? Est-ce que je déciderais en fait d'être la même personne ou est-ce qu'au final je me déciderais à être une personne complètement différente ? Et ça a généré chez moi un peu une obsession de, ok, ben en fait, il faut que je sache. Je ne peux pas rester comme ça et ne pas savoir. Alors je suis partie en Australie. D'abord je suis passée par Hong Kong et après je suis allée en Australie. Et en Australie les premières semaines ont été hyper dures et je me suis pris une deuxième très grosse claque parce que je suis arrivée avec mes valeurs, mes normes parisiennes parce qu'à ce moment-là j'habitais à Paris et je rencontre d'autres jeunes de pays du monde entier etc. Et au bout d'une semaine je me rends compte qu'ils ne m'invitaient pas trop à sortir. Et au bout d'un moment il y a un mec qui vient me voir qui me dit en fait bon bah clairement en fait si on ne t'invite pas... Je suis désolée, mais on s'en fout de ce que tu racontes. Ce n'est pas très intéressant et du coup, on n'a pas très envie de t'inviter. Grosse claque et grosse remise en question de... Oui, mais du coup, en fait, c'est parce que je raconte quoi ? Probablement que je racontais des choses qui étaient très parisiennes, très françaises, et qui n'avaient strictement rien à voir avec eux, et du coup, ça ne les intéressait pas du tout, et ça ne leur donnait pas du tout envie. Et donc, je suis partie dans cette quête. Voyage qui devait être trois mois a fini par être quatre ans, un petit peu plus, quatre ans et demi. Et donc, j'ai déconstruit tout ce que j'étais, mais là où je me suis encore adaptée à une nouvelle situation, c'est que j'ai rencontré des gens avec d'autres cultures, et donc une confrontation encore plus importante de « Ok, les valeurs et les règles avec lesquelles j'ai grandi ne sont clairement pas les mêmes pour les autres, et donc est-ce que moi aussi j'ai le droit de plus suivre ces règles et ces valeurs si j'en ai envie ? » Je me suis beaucoup posé ces questions. J'ai rencontré, alors en Australie, il y a cette particularité que, ben désolée, mais nous on n'a pas trop en France, les gens sont hyper souriants et hyper... hyper gentil. J'ai été beaucoup avec des gens d'Amérique latine aussi, Brésil, Argentine, tout ça. Et les Brésiliens sont dans une gentillesse mais incroyable, avec un sourire constant, une envie de joie, de faire la fête, de rigoler, de danser. Tout devient d'une espèce de légèreté. Et c'est là où je me suis rendu compte qu'en fait, nous en France, on a quand même une espèce de lourdeur d'être... Alors on est un peu des poètes mal aimés, quoi. On a un peu ce côté où, c'est vrai, c'est pas un mythe, on se plaint beaucoup. Presque, c'est socialement valorisé que de se plaindre et que d'être pas hyper heureux de l'environnement dans lequel on est, ou de se plaindre du temps, ou de se plaindre de la politique, ou de se plaindre de X ou Y. Alors qu'en fait, je pense qu'au Brésil, après j'ai eu la chance d'y aller pendant un mois et demi, en fait, ils vivent dans une pauvreté qui est quand même... beaucoup plus importantes, avec des difficultés de sécurité qui sont énormes. Et donc en fait, ils apprécient l'humain, ils apprécient la musique, ils vivent pour ça. Et il y a une entraide et une sympathie et une joie de vivre qui est juste extraordinaire. Et ça m'a fait me poser la question parce que pour une fois, j'étais hyper à l'aise. Alors que c'est vrai qu'en France, par exemple, dans mon travail, on me disait souvent que j'étais trop souriante, trop positive et que c'était un peu lousse. Alors qu'en Australie, pas du tout. travailler dans une société où on sourit régulièrement, c'est pas du tout louche. C'est même normal. Être contente de venir au travail, ben en fait, c'est normal. Mais aussi, ne pas avoir envie de faire d'heure sup, c'est parfaitement normal. Mettre sa vie personnelle au premier plan, en Australie, c'est hyper commun. Bref, une chose en emmenant une autre, j'ai fait ma formation de yoga en 2019, en Thaïlande, c'était trop bien. Et après, je suis retournée en Australie où je pratiquais quand même, je faisais plus de 6 heures de yoga par semaine. C'était extra, mais je me suis retrouvée à aller dans beaucoup d'événements spirituels, donc des soirées extatiques, des regroupements un peu hippies, on va dire, des campings, des choses comme ça. Puis par la suite, un peu plus tard, donc avant mon retour en France en 2021, j'ai fait une retraite silencieuse. Je vous ferai un épisode complet sur ma retraite silencieuse parce que je pense que ça intéresse beaucoup de gens. Et pour moi, c'était un des événements les plus importants de ma vie, je pense. Donc je voudrais vraiment vous raconter ça. Et puis j'ai passé aussi deux mois dans une communauté Hare Krishna. Je ne sais pas si vous connaissez. Donc c'est une communauté internationale. C'est un peu un culte. Ce n'est pas une secte, mais c'est un culte. Et j'ai passé deux mois chez eux. Et alors vraiment, chez eux, il y a ce truc de joie constante. Aucun problème. Parce qu'en fait, on est dans une communauté où tout est réglé pour le truc. Donc... On a à manger bien, c'est bon, c'est des légumes, tout est bon, tout est beau, les gens sont gentils, personne ne se plaint, tout le monde sourit, on vit dans la nature, c'est merveilleux. Et en même temps, j'ai eu un peu l'impression au bout d'un moment de me perdre dans ces communautés hippies et de me perdre dans cette espèce de conditionnement qui en fait était un autre. En fait, on se retrouve beaucoup dans « non mais je ne veux pas être dans le conditionnement classique de cette vie qui exige d'avoir un travail, une société » . Travailler dans une société avec une carrière, tout ça. Et au final, on part dans un autre conditionnement. Et c'est ce que j'ai compris un peu avec le temps. C'est qu'en fait, ce rejet de cette société, ça vient aussi du coup avec un changement vestimentaire, avec un changement esthétique, avec des règles qui sont très différentes. Et en fait, moi, je me suis un peu perdue là-dedans. Alors encore une fois, moi, j'ai cette capacité qui est super cool. qui au final est devenue, je pense avec le temps, une compétence que je trouve super, mais qui a été un peu un problème aussi, c'est de pouvoir m'adapter à tout, déjà d'apprendre les langues très facilement, ça c'est vraiment cool. mais aussi de m'imbiber vite de la culture ou de l'environnement dans lequel je suis. Et puis d'avoir une sonnette d'alarme qui retentit. Alors j'ai moi la chance d'avoir cette sonnette d'alarme qui retentit régulièrement quand je suis en train de me perdre. Et puis grâce au yoga, j'ai aussi tous les outils qu'il me faut pour ça. C'est un peu ces outils-là que j'ai envie de vous partager aussi aujourd'hui. À travers la philosophie du yoga qui, je pense, une fois de plus m'a sauvée. Dans cette perte d'identité, j'ai quand même envie de partir d'autre. parler d'un événement un peu important dans ma vie. Moi, j'ai perdu mon père dans un accident de moto. Quand j'étais en Australie, justement, ça faisait peut-être six mois que j'étais là-bas, ça a été un choc énorme pour moi. Je n'ai pas pu rester en France. C'était vraiment une incapacité pour moi de vivre dans un monde dans lequel il n'existait pas. Et donc, c'était plus facile pour moi de rester loin à l'étranger. Mais ça a aussi engendré une perte de repère, comme si tout d'un coup, j'étais un... peu livré à moi-même et donc une volonté de me rattacher à ce que j'avais autour de moi, de faire partie d'une communauté, d'avoir l'impression de faire partie d'une famille qui du coup avec cette mort avait un peu explosé. Je me suis retrouvée dans des, pas des communautés, mais donc avec des façons de penser qui n'étaient plus forcément les miennes, mais cool parce que j'avais découvert d'autres choses, mais en fait à me perdre dedans, à vouloir être hyper hippie au final. Il y a eu ce contraste complet qui s'est créé entre cette Nastapiennu, toujours bronzée, très tatouée. Si vous m'avez déjà vue, je suis très tatouée. C'est quelque chose que j'aime énormément. J'ai toujours voulu avoir des tatouages et je les assume toujours autant aujourd'hui. Ils font partie de moi, ils m'ont énormément aidée. Mais du coup, cette confrontation avec ma culture d'origine de France, où dans mon environnement, dans mon milieu, c'est quand même nettement moins accepté d'être tatouée autant que je le suis. Et puis là, j'étais dans un environnement où je faisais ce que je voulais. De toute façon, tout le monde était tatoué, donc il n'y avait pas de problème. Mais donc un peu perdu parmi cette déconstruction de tout, en fait. Ok, on est hippie, on remet tout en question, que ce soit l'argent, la valeur de l'argent, que ce soit la famille, le fait de travailler dans une société. Voilà, c'est non, on n'est pas là-dedans, on est hippie, on vit comme on veut. J'ai habité dans un van pendant pas mal de temps, c'était hyper cool. Et donc après d'être dans ces communautés de plus en plus spirituelles qui remettent en plus en plus en condition l'environnement duquel je venais. Et au bout d'un moment, j'ai eu un peu l'impression de me perdre. J'ai décidé de rentrer en France. Et là, ce retour en France a été beaucoup plus violent que j'aurais imaginé. de confronter... C'était comme s'il y avait deux nouvelles personnes, en fait. Il y avait deux nouvelles moi. Il y avait la moi d'avant, la moi que j'avais développée en Australie, qui était, je pense, j'ai eu la sensation du moi, je l'ai comprise. Mais il y a eu vraiment un avant et un après. Et tout d'un coup, il fallait que je confronte cette nouvelle personne et que je la ramène dans l'environnement dans lequel j'avais eu l'impression d'être un peu enfermée, en fait. Cette suradaptation qui a été une compétence géniale parce qu'elle m'a permis de survivre n'importe où. et notamment après quand je suis partie vivre au Maroc. Et là encore une fois, cette suradaptation et cette capacité d'apprendre des langues, de m'adapter à une culture a été une super compétence, mais a été une fois de plus un problème parce que je me suis au bout d'un moment reperdue dedans. À force de s'adapter, à force de pouvoir être un caméléon, on finit par plus trop savoir qui on est je pense, et plus trop savoir quelles sont nos valeurs ou pas. Je ne vais pas vous dire que c'est un dilemme que je n'ai plus, parce que là, je suis retournée à m'installer en France, donc je n'ai plus l'intention de partir voyager. Mais évidemment, je me demande si maintenant, j'ai l'impression de reprendre un peu ma façon de penser d'avant, qui est plus adoucie parce que j'ai vécu, évidemment. J'ai l'impression de me readapter à l'environnement dans lequel je suis, alors bien ou pas, je ne sais pas. Mais grâce au yoga, au moins, j'ai les outils pour, disons, ne plus me perdre complètement. Et ça, je veux dire, à vie, il faut que je me le rappelle tous les jours. Pour ceux et celles, je ne sais pas qui m'écoute, peut-être que vous aussi, vous avez ce sentiment de vouloir s'adapter à ce qui est attendu de vous, à l'environnement dans lequel vous vivez, aux gens qui vous entourent, que ce soit au niveau de la façon dont vous parlez, de ce que vous portez, de comment vous agissez. Par exemple, il y a aussi un sujet... qui est assez important, je pense en France, je m'en suis vraiment rendue compte en rentrant, qui est la consommation d'alcool. Mais dans mon environnement, j'ai l'impression que c'est une pression qui est assez importante aussi. Ça dépend à l'âge qu'on a, je suppose, mais cette pression de s'adapter et de rentrer dans le moule encore une fois. Et bien, il y a des outils. Alors évidemment, je le rappelle toujours, la psychothérapie, la psychanalyse sont des outils incroyables pour pouvoir se ramener à soi-même et puis pouvoir faire le tri dans tout ça. Mais il y a aussi cette petite question que vous pouvez vous rappeler régulièrement qui est, est-ce que si je n'étais pas dans cet environnement-là, entourée de ces gens-là, je prendrais la même décision ? Et ça, c'est quelque chose, je pense, qu'il faut se rappeler régulièrement. Il y a les outils dans le yoga et c'est les outils dont je vais vous parler là tout de suite. Alors déjà dans le yoga, il y a un sujet, il y a un mot que j'avais envie vraiment de parler, c'est le vritti. Les vrittis, c'est tous les éléments qui prennent place dans notre esprit. En fait, c'est le mouvement conditionné. Le fait d'avoir constamment des idées et de plus avoir vraiment faire la part des choses. Et donc, dans notre philosophie du yoga, ce qui est le plus important, c'est de se rappeler que le centre... C'est nous. Et donc, dans le monde dans lequel on vit, c'est de quasiment à chaque fois, si possible, se remettre au centre et ne plus être dépendant du monde qui nous entoure et pouvoir se demander comment on se sent. Alors, ça passe évidemment par la pratique physique aussi. Quand on pratique le yoga, les asanas, la pratique physique, on est connecté à notre corps. Et notre corps, c'est quand même notre premier messager. C'est ça qui est extraordinaire. Quand on est dans un environnement qui n'est pas agréable, et d'ailleurs vous pourrez le remarquer assez facilement, essayez peut-être la prochaine fois, dans n'importe quel environnement où vous êtes, essayez de voir comment votre corps se sent. Ça peut être beaucoup de choses, votre respiration, la sensation dans vos jambes, dans vos bras, votre cœur, vos pensées. Quel type de pensée vous vient à l'esprit ? Et il nous tire la sonnette d'alarme. Et il nous permet de nous rendre compte si on est dans un environnement qui nous convient ou pas. La pratique physique du Dehasana, ce qu'il y a de vraiment super avec ça, c'est qu'elle ne nous juge pas. Et en fait, elle nous limite automatiquement à ce qu'on peut. Parce que quand on va dans un cours de yoga, on a toujours envie de faire aussi bien que les autres. On se compare automatiquement avec la prof en face de nous, les élèves sur le côté, et on a envie de faire au mieux. Mais on se retrouve toujours limité par notre corps. Et donc ça nous ramène obligatoirement à cet égo qu'on essaye de réduire un maximum dans notre pratique de yoga. Ça nous ramène à, ok, on ne peut pas aller plus loin, donc on accepte. Et donc ça nous oblige, c'est notre devoir dans notre pratique physique, c'est de constamment se demander, est-ce que je le fais parce que j'en ai envie, parce que mon corps en est capable, parce que c'est bon pour mon corps, ou est-ce que je le fais parce que mon esprit me le demande. Et donc en faisant cet effort, en faisant cette répétition de pratiques de yoga, on développe une connaissance de son corps qui est telle que dans la vie courante, on peut se rendre compte quand notre corps est un peu off, quand il y a un truc qui ne va pas très très bien. Et donc, dans les yogasutras de Patanjali, on parle de svadhyaya. Svadhyaya, c'est l'auto-étude. C'est l'étude vraiment de soi. Cette idée de toujours rester conscient de ce qu'on fait, de qui on est, de pourquoi on le fait, de comment on se sent. Et si on garde en tête cette idée de toujours un peu checker avec nous-mêmes comment on se sent régulièrement, ça nous permet de moins nous perdre dans là où on va et de pouvoir réajuster, remettre le curseur au bon endroit. Il y a aussi dans le Bhagavad Gita, je crois que je vous ai déjà parlé du Bhagavad Gita, c'est un autre livre spirituel de petites histoires aussi qui nous met en situation avec le yoga. Je vous ferai un épisode où je vous raconterai quelques histoires incroyables de Krishna qui est un dieu qui vit des expériences incroyables, des histoires de fous. et qui nous permet à chaque fois de se poser des questions sur notre vie. C'est un livre qui est assez fun à lire au final, et puis vous pouvez lire des petites histoires les unes après les autres. Alors fun, tout est relatif. Moi, je trouve que la philosophie du yoga est fun, mais peut-être pas tout le monde. Mais dans ce livre, on a cette idée de dharma. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler du dharma. Le dharma dans le yoga, c'est notre raison de vivre, plus ou moins. C'est pourquoi on est là, qui on est. Et donc c'est quelque chose qui se découvre au cours de la vie. On dit souvent qu'on découvre son dharma à notre mort. Mais c'est ok, quel type de personne j'ai envie d'être ? Quelles sont les valeurs que je défends, quoi qu'il advienne ? Moi je sais qu'on m'a beaucoup reproché ma positivité ou le fait d'être très optimiste, voire un peu naïve. J'ai aussi l'autre côté de la face, je vous rassure. Mais c'est aussi un choix que j'ai fait. qui est un de mes dharmas que Je veux rester positive et je veux essayer d'entretenir ça pour ne pas sombrer dans la négativité parce que, ben voilà, moi, c'est ce que j'ai décidé de rester plus ou moins. innocente sur certains sujets et croire que tous les humains sont bons et gentils et je me suis rendu compte beaucoup de fois dans ma vie que c'était pas le cas mais j'ai quand même envie d'y croire mais donc ce dharma il nous permet de découvrir quels sont nos buts les nos raisons pourquoi on a envie d'être qui on est et donc de décider de suivre notre vie sur sur cette action là ça nous fait au final se poser cette question je veux pas arrêter de m'adapter je veux choisir quand je m'adapte et donc là, la suradaptation plutôt que de devenir une problématique devient une compétence de vie c'est là où j'ai envie de vous poser ces questions et peut-être que vous pouvez vous mettre ça en place sur les prochaines semaines qui arrivent est-ce que je suis en train de m'ajuster ou de me contracter est-ce que je me sens bien dans l'environnement dans lequel je suis ou est-ce que j'y suis parce que C'est l'habitude, c'est comme ça, c'est ce qui est attendu de moi. Est-ce que je me fatigue socialement sans comprendre pour toi ? Pourquoi est-ce que j'ai une fatigue régulière ? D'où elle peut venir ? Et donc vous posez ces questions. Alors attention à ne pas rentrer non plus dans quelque chose où on se pose des mille questions tout le temps, tout le temps. Même si c'est mon cas, je vous le dis, c'est fatigant le fait. Mais peut-être tous les matins, régulièrement, si vous avez pris cette décision de méditer régulièrement... de vous poser cette petite question, comment je me sens physiquement, mentalement, émotionnellement, et comment je peux ajuster ça pour me sentir éventuellement mieux. Voilà, c'était mon petit épisode sur la suradaptation et les outils qui, moi, m'ont permis de continuer à survivre et à vivre une vie qui est plus ou moins ok. J'espère que cet épisode vous a parlé, vous a donné des idées et des réflexions qui vous aideront. Alors vous avez peut-être remarqué que les épisodes ne sont plus toutes les semaines. Je vous explique. En fait, c'est la première fois que je fais ça. Et ça me demande énormément de travail de faire ces podcasts. J'ai envie que ce soit joli. J'ai envie que ça sorte d'une manière qui me plaise aussi. Donc j'ai envie d'être un peu perfectionniste dessus. Et ça me demande beaucoup de travail. Donc pour le moment, je n'ai que la capacité de vous le faire toutes les deux semaines. Alors pour le moment, on sera sur un podcast toutes les deux semaines, mais je vous promets que dès que j'ai développé la capacité et que j'ai appris à faire le travail beaucoup plus rapidement, on passera à toutes les semaines. Ça me fait toujours super plaisir de vous parler. J'espère vous faire un autre podcast qui vous plaira. Et puis je vous souhaite une bonne soirée. Ciao, à bientôt !