Speaker #0Si tu es un cerisier, tu ne peux pas donner tes abricots. Prendre soin de l'être, le podcast pour cultiver la santé holistique jour après jour. Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! Merci d'être là pour ce nouvel épisode de Prendre soin de l'être, dans lequel je vais partager... À la fois beaucoup de ma vision et puis du fruit de mon expérience et de mon chemin. Parce que ce que j'ai traversé en fait, je vois beaucoup autour de moi. Je vois tellement de personnes qui ne sont pas heureuses de qui elles sont. Tellement de personnes qui luttent au quotidien contre elles-mêmes. Est-ce que toi tu en fais partie ? De ces personnes qui n'aiment pas leur corps ? qui se trouvent trop timide ou trop lente, trop impulsive, trop indécise, trop émotive, trop sensible, trop maladroite, trop dispersée, trop passive ? Ou alors, pas assez organisée, pas assez créative, pas assez entreprenante, pas assez patiente, pas assez sportive, etc. Est-ce que toi aussi, tu te trouves souvent trop ceci ou cela, et pas assez ceci ou cela ? Là je vois ces personnes qui voudraient être autrement, comme moi, ça m'est arrivé, et qui font tellement d'efforts pour y parvenir. Elles peuvent s'épuiser, à se contraindre, se pousser, se contorsionner, un petit peu comme la grenouille qui voudrait se faire grosse comme le bœuf. Le pire derrière ça, c'est que ça entretient une frustration permanente. de ne pas être autre chose que ce que tu es. Et puis ça entretient un sentiment d'échec qui finit à coller à la peau. Parce que ce qui se passe, c'est que si tu es un cerisier, tu pourras faire tous les efforts possibles et imaginables. Tu ne pourras jamais donner des abricots. Même si tu tends à grossir tes fruits, à leur donner une coloration plus orangée, même si les abricots ont... comme les cerises un noyau, même si tu t'inventes mille histoires. Cette entreprise-là, elle est vouée à l'échec. Et alors, si ton objectif, c'est de produire des abricots, eh ben, tu risques de te juger de ne pas y arriver, de ne pas atteindre ton but, de considérer que t'es bon à rien. Et là, à la frustration de... pas arriver à produire des abricots, eh bien il va s'ajouter la perte de confiance et d'estime de toi. C'est comme un acide corrosif qui va te ronger à l'intérieur et qui finira même peut-être par te démolir. Il y a vraiment quelque chose de tragique dans cette situation. Et même si je grossis le trait ici pour vraiment relever l'absurdité de la situation, je vois tellement ça. de manière sourde, insidieuse, tellement de gens qui voudraient être autre chose que ce qu'ils sont, tellement que c'en est vraiment profondément triste. Et comme je te disais, c'est aussi une expérience personnelle qui me permet de le voir de manière aussi aiguë. Parce que Je ne compte pas les domaines où j'ai lutté contre moi, les quêtes que j'ai poursuivies, qui n'étaient pas les miennes. Je ne compte pas l'énergie, le temps que j'y ai consacré, des mois, des années, et le peu de gratification que j'en ai retiré au fond. Je vais te donner juste deux exemples qui sont tirés de mon expérience, qui ont vraiment profondément marqué mon chemin. J'ai fait des études, j'ai fait des études très longues, bac plus 8, et puis ça m'a amenée à travailler dans la recherche. Et j'ai cru pendant tout ce temps de mes études et ces premières années de travail, j'ai cru que je l'avais choisi, j'ai cru que j'avais réalisé ma quête. Et tout ça parce que derrière, il y avait une croyance. Une croyance dans laquelle j'ai baigné et à laquelle j'ai donné du crédit. La croyance c'était que Si tu travailles bien à l'école, tu auras un bon métier et donc ta vie sera réussie. Alors j'ai travaillé brillamment à l'école, le plus longtemps possible, pour me garantir une vie formidable. Mais la réalité c'est que je n'étais pas épanouie, j'étais à côté de mes pompes, mais vraiment littéralement. Et puis ce n'était pas fluide du tout en vérité. Il a fallu que je fasse énormément d'efforts pour trouver un financement pour ma thèse, pour trouver un post-doc, pour ensuite être embauchée sur un poste pérenne. Et puis j'ai récidivé. Des années après, quand j'ai cofondé puis dirigé l'école de naturopathie, Je l'ai portée cette école, je l'ai façonnée, mais vraiment comme on porte un enfant. Je lui ai donné corps à partir de rien, à partir d'une idée. Je l'ai sauvée à plusieurs reprises jusqu'à l'épuisement. Et pourtant, cette idée qui était à l'origine, ce n'était pas la mienne. En vrai, ce n'était pas mon projet. Mais dans mes valeurs... À l'époque, dans mes valeurs, il y avait cette idée que l'engagement, eh bien, il ne pouvait être que total et indéfectible. Et alors, ça justifiait tous les sacrifices. Et à la fin de ces deux cycles de ma vie, le résultat, c'était que, en fait, je ne savais pas vraiment qui j'étais. Je ne savais plus qui j'étais tellement je m'étais identifiée à ce qui n'était pas moi. Je ne savais pas quelle était mon envie, je ne connaissais ni mon talent, ni ma valeur, et puis je ne croyais pas en moi. Je voyais les mauvais choix, et donc je cherchais des modèles à l'extérieur, comme autant d'autres quêtes, mais loin de moi. Alors, ces expériences, aujourd'hui je suis vraiment en paix avec elles, parce qu'elles m'ont construite. parce que j'y ai beaucoup appris et à la mesure de combien je ne m'aimais pas, combien je ne me connaissais pas. Mais comme je l'évoquais dans l'épisode précédent à propos du labyrinthe, se perdre, c'est parfois la meilleure voie pour se trouver. Et je crois que si c'était à refaire, peut-être que je referais les mêmes choix. Avec la conscience disponible au moment où je l'ai vécu. Par contre, ce que j'ai appris aujourd'hui, c'est qu'on n'est pas obligé de se battre contre soi-même. On n'est pas obligé de s'épuiser, à lutter et de se juger pour ce qu'on ne réussit pas. Et si on pouvait juste expérimenter ? Si on pouvait juste s'expérimenter soi ? Parce que quelque part, c'est vraiment pour ça qu'on s'est incarné. Comment ça serait d'après toi de vivre cette expérimentation en douceur avec soi, sans autre enjeu que de s'essayer ? Un peu comme le ferait un enfant qui joue. Après tout, moi, en tant que cerisier, Je peux jouer, je peux me déguiser, je peux imiter la bricotier. Et en même temps, je n'ai pas besoin de désespérer, de ne pas parvenir à une ressemblance parfaite. Je peux jouer le temps que ça m'amuse et je peux apprendre plein de choses dans ce jeu. Et puis quand ça ne m'amuse plus, eh bien je change de jeu. Je n'ai pas besoin d'avoir des états d'âme pour cela. J'ai pas besoin de me vivre comme un échec, j'ai pas besoin de me sentir incapable et de croire que j'ai raté ma vie. Parce que, justement, la vie elle est là. Ta vie là. Ta vie à toi. Elle est maintenant entre tes mains. Elle est dans ta posture, elle est dans ta manière. manière d'avancer, et tu peux choisir d'avancer comme une homme en peine, ou alors comme un enfant qui est prêt à conquérir le monde. Ta vie, elle est là, dans la tendresse et dans l'amour que tu peux te donner, de n'être que toi, ou d'être merveilleusement toi, parfaitement imparfaite. T'enlever cette charge du jugement, t'enlever cette pression de réussir, mais de réussir quoi au juste ? Te soustraire à ce regard critique que tu portes sur toi et qui t'attend au coin de la rue, qui guette. Qu'est-ce que tu pourrais te reprocher ici ? Qu'est-ce que tu n'as pas assez bien fait, pas correctement choisi, pas parfaitement accompli ? Mais en vrai, par rapport à quels critères ? Et si le problème, c'était pas que tu n'es pas à la hauteur, mais que tu essaies de te mesurer avec une règle qui n'est pas faite pour toi ? J'ai en tête ce dessin un petit peu humoristique, mais très parlant, qui figure une série d'animaux qui sont là en rang, un peu comme sur la ligne de départ d'une épreuve sportive. Alors il y a un oiseau, il y a un poisson, il y a un félin, il y a une tortue, et ils sont tous là. dans les starting blocks pour évaluer leurs valeurs. Mais évidemment que c'est absurde. Comment une seule épreuve pourrait juger des qualités si différentes et spécifiques de chacun ? Et en même temps, tant que la tortue s'amuse en s'entraînant à la course pour dépasser le lièvre, eh bien qu'elle s'amuse. Le jour, elle est fatiguée de se comparer à un standard extérieur qui ne l'honore pas. Elle peut aussi changer d'objectif, mais sans se mortifier. Voir que derrière toute quête, derrière tout objectif, qui permet de juger d'un résultat, eh bien il y a une croyance. La croyance que tel résultat vaut mieux que tel autre. Et donc il y a un système de valeurs, un système de valeurs que tu as adopté, et souvent inconsciemment et qui te dicte, qui te dit depuis toujours que les abricots c'est mieux que les cerises. Et tu vas pouvoir échafauder toutes les justifications pour maintenir cette croyance. Tu ne le fais pas exprès, ça se fait de manière spontanée et inconsciente. Et peut-être tu peux revoir... L'épisode où je parle du se conformer à des standards extérieurs. Mais tu peux aussi ça, le voir, ce mécanisme, voir ces croyances, voir ces systèmes de valeurs, voir toutes les justifications que tu échafaudes pour le maintenir. voir comment tu luttes contre toi, et voir est-ce que ça t'amuse, est-ce que c'est épanouissant pour toi, est-ce que c'est joyeux, et si ça ne l'est pas, alors tu peux choisir de t'en défaire, tu peux laisser aller, parce qu'en vrai ce n'est qu'un point de vue. Alors maintenant, dans la théorie, bah oui, ça paraît évident. Ok, t'es un cerisier, tu comprends que tu peux pas faire d'abricot, et tu peux même comprendre que, bah, c'est pas grave. Ça c'est la théorie. Mais, qu'en est-il dans l'intime de ta réalité intérieure ? Et là tout de suite, je t'invite à prendre quelques minutes, là maintenant, quelques minutes pour revenir à toi, quelques minutes pour te regarder, pour considérer les pans de ta vie dans lesquels tu te sens en échec. Les espaces où tu te juges d'être trop comme ci, pas assez comme ça. Regarde, regarde au-dedans de toi, regarde en vérité, sans te leurrer. Est-ce que simplement tu peux juste faire cet état des lieux et rester là ? Respirez, sans rien penser, sans rien dire sur toi. Juste, oui, là, j'y arrive pas. Est-ce que tu peux rester là, avec toi, sans vouloir ? Sans rien vouloir, sans vouloir que ce soit différent, sans rien chercher à transformer, à réparer, sans chercher comment tu pourrais être ou faire autrement. Juste respire, et à chaque respiration, laisse la détente s'installer dans toi. Oui, il y a ces pans de ta vie, il y a cette histoire, ces expériences. qui ne sont pas comme tu voudrais, qui ne donnent pas les résultats escomptés. Alors respire simplement, juste là, avec toi, dans cet espace où C'est pas comme tu veux. Et dans cette présence qui est la tienne, dans cette présence ouverte, contenante, Dans cet espace où tu peux t'accueillir, est-ce que tu peux voir quelles sont les aspirations derrière ? Quels sont les fruits que tu aimerais produire ? Est-ce que tu peux ressentir ? Qu'est-ce que ça te permettrait d'atteindre ces aspirations-là ? Comment tu te sentirais si tu réussissais cela précisément, comme tu l'imagines ? Qu'est-ce que ça dirait de toi ? Qu'est-ce que ça prouverait sur toi ? Qu'est-ce que ça validerait ? Laisse venir tout ce qui vient. Et reste juste là, présente, accueillante, à observer. Respire encore et maintenant peux-tu entendre que tu n'as pas besoin de lutter contre toi, tu n'as pas besoin de lutter contre toi. Tu as besoin de t'imposer des défis impossibles pour avoir ce ressenti, cette validation-là. Peut-être même que tu pourrais trouver là tout de suite une situation, une expérience que tu as vécue et où tu as déjà ressenti cela. où tu t'es déjà senti validé, où tu as déjà eu cette preuve. Peut-être que là, tout de suite, tu peux retrouver une situation ou une expérience à travers laquelle tu peux te dire exactement cette chose-là de toi, qui prouve, qui valide exactement ce que tu cherches à valider. Laisse venir, regarde. Et ressens aussi, ressens combien tu peux t'aimer à cet endroit-là, avec quelle douceur tu peux t'accueillir, te soutenir dans tes aspirations, avec quel regard... Tu peux reconnaître le beau et le bon de toi ici, parce qu'en vrai, les cerises Même si c'est plus petit que les abricots, c'est délicieux. Dans mes accompagnements, il y a beaucoup d'individualisation. Tout ce qui peut être personnalisé le sera, car chacun, chacune, a ses systèmes de croyances et de valeurs auxquels il tient. qu'il justifie, qu'il défend. Et chacun a son chemin pour se reconnaître dans sa nature profonde, qui il est, ce qu'il anime. Et chacun a ses clés pour accéder à suffisamment de confiance pour déconstruire ses quêtes impossibles. Et c'est aussi pour ça que j'aime tellement travailler avec les odeurs et les sons parce que chacun en fait une expérience singulière. La même odeur, autant de voyages différents. Les mêmes instruments, les mêmes chants, autant de résonances individuelles. Là où moi, je ne connais pas le chemin, les vibrations, elles l'éclairent pour chacun de manière unique. Et ensuite, c'est toi qui décides si tu t'engages sur ce chemin et à quel rythme. Et c'est à cela aussi que servent les appels découvertes. Ça sert vraiment à débroussailler les possibles, à choisir une direction pour juste le premier pas. Le reste, c'est une co-création entre nous et surtout avec la vie. Donc, si toi aussi maintenant tu as envie de choisir une direction pour ton premier pas, tu peux réserver dès à présent un appel découverte, gratuit, avec moi. Le lien se trouve dans le descriptif de l'épisode. Et puis, si cette réflexion sur les cerises et les abricots t'a parlé, si ça t'a inspiré, si ça t'a touché, si tu t'es retrouvé un petit peu dans ces images, ou si ça t'a fait penser à quelqu'un, alors n'hésite pas à partager cet épisode. Et puis... Aime, mets des étoiles, abonne-toi et d'ici la semaine prochaine, j'espère que tu vas goûter la saveur unique.