Speaker #0Tu veux sortir de ta charge mentale, mais en réalité, tu es accro à la cogitation. Prendre soin de l'être, le podcast pour cultiver la santé holistique jour après jour. Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! Bonjour à toi qui m'écoutes, merci d'être là. Alors dis-moi, comment c'est dans ta tête ? Est-ce que pour toi aussi, ça ne s'arrête jamais ? Tu organises, tu planifies, tu projettes, tu juges, tu élabores des scénarii, tu fais des hypothèses, tu pèses le pour, le contre, tu justifies, tu contrôles, tu évalues, encore et encore et encore. Et en tout cela, tu nourris ton mental. Tu nourris ton mental, c'est comme si tu donnes des os arrongés à un chien. Il adore ça, il adore ça ton mental cogité, il l'adore, il en redemande. Et j'ai parlé dans le dernier épisode des étiquettes que tu portes sur ton dos. Mais regarde à quel point tu aimes étiqueter tout et tout le monde. Tu peux pas t'empêcher de qualifier ce qui vient, ce qui ne vient pas, une expression, une parole, un avis. T'es toujours en train de mettre des étiquettes, pas que sur toi finalement. surtout, c'est un état, c'est un fonctionnement permanent. Et le vrai problème, c'est que tu crois que c'est normal. Évidemment qu'à un moment, tu arrives à te saouler toi-même, et ça se reproduit régulièrement. Et puis tu peux saouler tes proches aussi, tes enfants, ton conjoint. Ils peuvent te dire que... Ça suffit là, stop. Tu peux te le dire toi aussi, stop, ça suffit. Parce que c'est vraiment saoulant. Et pourtant, il est où le bouton stop ? Comment on fait pour s'arrêter ? C'est pas si simple. Parce que de cogiter, d'étiqueter, d'évaluer, eh bien... Ça te donne une illusion de maîtrise. Quand tu te repasses le film de la prochaine réunion que tu vas animer, quand tu répètes ce que tu vas dire, quand tu imagines les questions ou les réactions que tu vas recevoir, eh ben, c'est rassurant. Quand tu revisites l'organisation de ta journée, quand tu fais le point sur les horaires, sur les trajets, les choses à ne pas oublier, et là encore, eh ben, c'est hyper rassurant. Et puis, tu peux croire que tu gères, tu peux croire que tu prends la main sur les circonstances parce que tout est bien organisé justement. Et donc, tu peux croire que tu es aux commandes. Et pourtant, tu le sais bien, comme moi, que les choses ne se passent jamais comme prévu. Il y a toujours le petit grain de sable, il y a toujours les petits contretemps, l'inattendu qui fait que toute ton organisation, tout ce que tu as échafaudé dans ta tête, patatras, c'est comme un château de cartes, ça s'effondre d'un coup. Avec, voilà, c'est plus ou moins grave, avec plus ou moins de conséquences, mais en vrai, tu vois bien que ça ne fonctionne pas de prévoir, que c'est jamais comme ça que ça se passe. Mais tu en es là, et on est beaucoup à en être là, véritablement. Et c'est comme d'être prisonnière de ces chemins de pensée. Et trop souvent finalement, tu es tellement dans ta pensée que tu deviens ta pensée, et tu oublies que tu n'es pas que ça. Tu n'es pas... ta pensée, tu as aussi un corps, tu as aussi des ressentis, tu as des perceptions, et j'y reviendrai parce que c'est vraiment une des clés pour sortir de cette prison du mental. Et en vérité, Le problème, ce n'est pas ton mental. Le problème, ce n'est pas tes pensées. Le problème, c'est que face à ce mental, tu lui es totalement soumise. Tu lui donnes tout l'espace, tout le pouvoir. Tu le laisses commenter, anticiper, contrôler, analyser. Il a carte blanche en fait. Tu ne remets jamais ça en question. Encore une fois, c'est ce fonctionnement normal. Tu es super entraîné à ce fonctionnement-là. D'ailleurs, tu appelles ça réfléchir. Réfléchir, si on revient à un sens premier physique du terme, c'est le miroir qui réfléchit. C'est-à-dire que réfléchir, en gros, c'est projeter sur l'extérieur ce que tu reçois. Que ce soit dans ton monde intérieur ou dans ce qui vient à toi de l'extérieur. C'est rien d'autre que projeter à l'identique ce que tu as reçu. C'est pas aussi noble que ce qu'on se l'imagine d'habitude, réfléchir. Ça fait intellectuel, mais en fait non, c'est très basique au niveau de la physique, la réflexion. Donc, ça tourne en boucle dans ta tête, tu te donnes tout l'espace, toute la place, tout le pouvoir à ces pensées, à ces commentaires, à ces points de vue. Et ça c'est quelque part ta norme, mais c'est aussi une norme collective qui est valorisée encore une fois, c'est la réflexion. en oubliant ce que c'est vraiment que la réflexion. Et finalement, si tu regardes honnêtement, tu ne penses pas, tu es pensé, tu deviens tout entier ta pensée. Et ça tourne, et en boucle, tout le temps, ça ne s'arrête jamais, même quand tu es fatigué, même quand tu n'en peux plus, même quand tu es au désespoir que ça s'arrête. Ça continue. Et même quand tu sais que ça ne sert à rien, ça continue encore. Le mécanisme qu'il y a derrière ça, c'est véritablement de la compulsion. Ton mental est compulsif. Et c'est comme une forme d'addiction. T'es accro à la pensée, t'es accro à la cogitation. Pourquoi ? Parce que c'est rassurant, parce que ça te donne l'illusion de maîtriser les circonstances, d'avoir de la prise sur ce qui va se passer, sur le vivant, et ça c'est hyper sécurisant. Mais ce n'est qu'une illusion de sécurité, ce n'est qu'une illusion de maîtrise, puisque ça ne se passe pas comme prévu, jamais. Puisque, en réalité, les circonstances, tu ne peux pas les changer. Donc, ce schéma, tu penses encore et encore, tu ne peux pas t'arrêter, cette compulsion, cette addiction, comme toute addiction, ça t'éloigne de toi. Et, là tout de suite. Je te propose d'observer, quand tu m'écoutes, est-ce qu'il y a une pensée, même plusieurs peut-être, qui sont en train de commenter ce que je te dis, qui sont en train de juger, d'analyser, de comparer, d'évaluer est-ce que c'est vrai, est-ce que c'est faux, est-ce que je prends, est-ce que je prends pas, d'où ça sort, et blablabla. Regarde juste ça. Pendant que je te parle, commencez dans ta tête et simplement observe sans nourrir davantage, sans alimenter le processus. Juste tu restes là, tu regardes. Et tu peux aussi respirer et observe encore si ça change quelque chose. Et puis, regarde aussi. Qui est-ce que c'est alors ? De quel espace tu peux observer ? Et là encore, respire. Et tu peux évaluer, est-ce que l'espace dans toi a changé ? Et respirer encore une fois. Ça c'est une des voies pour désamorcer la compulsion. Parce que tu ne vas pas pouvoir sortir du mental en essayant de penser autrement. c'est toujours de la pensée. Tu ne vas pas pouvoir sortir du mental en élaborant dans ta tête une stratégie parce que tu vas utiliser ces mêmes mécanismes du mental, de la cogitation, et ça va alimenter. Donc en fait, si tu veux sortir du mental, si tu veux alléger ta charge mentale, ce n'est pas au niveau de ta tête que ça se joue. C'est ailleurs, c'est dans ton ancrage, c'est dans ta sécurité, c'est dans l'enracinement que tu vas choisir qui va se trouver dans un autre espace que celui de ta tête. Et à cet endroit-là, le corps. C'est ta clé, c'est ta ressource absolue pour alléger ta charge mentale. Et bien un jour, à un moment, tu dois juste choisir d'arrêter de donner des eaux arrongées à ton mental justement. Tu dois juste choisir d'arrêter de l'alimenter. Et pour cela, eh bien, tout simplement, tu peux poser ton attention ailleurs que sur tes pensées. C'est reconfigurer cet espace. Aujourd'hui, les pensées occupent toute la place. Comment tu peux reconfigurer cet espace et donner de la place à autre chose qu'à tes pensées ? À ton corps, à ton souffle, à tes sensations, à tes émotions même aussi, pourquoi pas ? Si tu restes dans le champ de l'émotion brute, cette vague qui vient et qui repart et stoppe. Il y a vraiment cette idée de reconfigurer l'espace intérieur, reconfigurer ton attention. C'est toi qui choisis le focus, c'est là où tu reprends ton pouvoir. Et d'un mental despote tirant, tu peux faire... Un serviteur zélé, dès que tu le choisis, dès que tu cesses de le nourrir, dès que tu prends le parti de regarder le hamster dans sa roue depuis l'extérieur et pas d'être ce hamster qui court indéfiniment, toujours plus vite. Donc, revenir à ton corps et... Ancre aussi ta sécurité non plus dans ta tête, sur tes projections, sur ton analyse, sur tes idées, mais ancre ta sécurité dans ton corps, dans tes pieds posés sur le sol, dans le mouvement de ton souffle, dans les sensations, les sensations sur ta peau. Les sensations dans ton ventre, les sensations dans les tensions qui sont là peut-être pour les relâcher. Les tensions du corps, c'est souvent une porte d'entrée aussi pour ressentir. Quand on n'a pas l'habitude de ressentir, on ne sent pas. On va commencer à sentir là où c'est inconfortable et douloureux. Et youpi, parce que ça permet de retrouver le contact, de choisir de détendre, de relâcher. Et c'est juste ça en fait. Si tu veux alléger ta charge mentale, juste... Laisse tomber la tête, laisse tomber les cogitations, mets ton attention ailleurs et crée de nouveaux chemins, de nouveaux ressorts de fonctionnement. Parce que pour l'heure, tes pensées en boucle, c'est ton fonctionnement réflexe, par défaut, automatique. Donc l'idée là c'est de sortir de l'automatisme, c'est de revenir à qui choisit, qui met le focus, qui oriente le projecteur. C'est une voie de l'assiduité parce qu'évidemment que mille fois ta tête elle va repartir. Et mille fois, tu vas devoir reprendre les rênes, réorienter le focus. C'est une voie de l'assiduité, c'est une voie de l'endurance, parce que ça va se faire dans la durée. C'est une voie de la fermeté avec soi, parce que oui, pour l'instant, ça t'échappe. C'est le propre de l'addiction, c'est plus fort que toi. Et c'est une voie de la fermeté mais dans la douceur. On ne sort pas d'une compulsion à coup de taloche, ça ne marche pas. On ne sort pas d'une compulsion, d'une addiction à coup de volonté, à coup de mauvais point et de blâme. Ça n'est pas possible derrière. L'enjeu derrière, c'est ta sécurité, c'est la confiance. On ne construit pas la confiance à coup de jugement, à coup de punition, à coup de reproche. Donc, c'est vraiment une voie de la détermination à faire autrement. C'est... Je pense toujours à Amina avec qui j'ai suivi des formations magnifiques. C'est une question de musculation de ta conscience. On pourrait même dire de rééducation. Pour réapprendre à fonctionner autrement, avec présence, avec spontanéité, avec souplesse. Parce que le mental, ça fige. C'est ça qui est rassurant. Donc, sortir des cogitations, sortir de la charge mentale, c'est ce chemin-là. Et encore une fois, ça passe par ton corps, c'est te repositionner dans ton corps, être là. Quand tu es dans ta tête, tu n'es plus là, tu ne ressens plus, tu ne perçois plus. Lâcher les cogitations. lâcher, alléger ta charge mentale c'est revenir là dans ton corps revenir là dans ton corps c'est aussi revenir là dans l'instant et c'est aussi choisir de mettre ta confiance à cet endroit là et plus dans les châteaux de cartes de tes pensées, de tes scénarios de tes projections Juste là, juste là dans toi, tout toi. Alors, tu peux continuer à essayer d'en sortir avec ton mental et tourner en boucle. Tu peux envisager de transformer tout ça seul ou tu peux choisir. un autre ancrage. Tu peux choisir de rejoindre Reconnexion qui est vraiment l'espace pour cela. Pour créer dans toi d'autres fondements, d'autres ressorts de fonctionnement et te doter d'une panoplie de ressources pour tenir la distance. pour tenir l'endurance avec fermeté, avec douceur, avec détermination parce qu'au final, il s'agit juste de te choisir toi. Libre, souveraine et non assujettie à tes pensées, à ton mental anxieux et compulsif. Je te mets toutes les infos pour reconnexion dans le descriptif et tu retrouveras ça aussi sur le site, sur les réseaux sociaux. Si tu as aimé cet épisode, like et partage.