Speaker #0Ta vraie liberté d'être n'est pas où tu l'imagines. Elle réside dans ta capacité à t'affranchir de ce qui te définit. Parce que ce qui t'enferme le plus, en réalité, c'est ce que tu appelles « moi » . Prendre soin de l'être. Le podcast pour cultiver la santé holistique, jour après jour. Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! Bonjour à toi qui m'écoutes, merci d'être là, merci de me retrouver pour ce nouvel épisode où je te propose de te libérer de tes étiquettes. On dirait que tu voudrais être libre, mais en même temps tu tiens à ces étiquettes, tu tiens à l'idée que tu es sensible, que tu es exigeante, que tu es fatiguée, que tu es débordée, que tu es comme ça. Et finalement, tout ça là qui te définit, eh bien c'est autant d'éléments qui vont finir par t'emprisonner. Ce que tu appelles moi, c'est peut-être la construction la plus limitante de ta vie. Et à chaque fois que tu vas dire je suis ceci ou je suis cela, eh bien tu poses quelque part une limite. Et là où ça va plus loin, c'est que tu vas te conformer à cela, inconsciemment souvent. Et c'est comme si à chaque fois que tu dis je suis ceci ou je suis cela, tu renforces sans t'en rendre compte les murs de ta prison intérieure. Et si tu n'étais pas ce que tu crois être ? Évidemment, ces étiquettes, ces définitions, tu ne les as pas choisies au hasard. D'abord, c'est souvent des définitions, des étiquettes qu'on t'a collées sur le dos depuis l'enfance. Et puis, si tu te les as appropriées, si tu les as adoptées, c'est aussi parce qu'elles t'ont aidé à tenir, elles t'ont aidé à comprendre le monde, elles t'ont aidé à te situer et surtout, elles t'ont aidé à appartenir. Par exemple, quand on t'a dit tu es trop sensible, et bien peut-être que tu as appris à te durcir. Quand on t'a dit tu es brillante, peut-être que tu as appris à ne plus jamais échouer. Quand tu te dis je suis fatiguée, peut-être que c'est une manière pour toi d'exprimer ce que tu n'arrives plus à porter. Donc toutes ces définitions finalement elles te donnent une forme, elles te donnent une... cohérence, elle contribue à une forme de stabilité et ton système nerveux, il aime la stabilité, il aime ce qu'il connaît et il aime ses contours de toi qui sont bien définis même si ça t'enferme et si tu regardes un petit peu au fil de ta vie, tu as certainement accumulé tout plein d'étiquettes qui te définissent Celles qui viennent de l'extérieur et celles qui sont relatives aux jugements que toi-même tu portes vers toi. Et là tout de suite, je te propose d'observer. Si tu viens dans toi, si tu observes l'état de ton corps, ton atmosphère intérieure, là quand tu m'écoutes. Et puis tu vas te dire ce que tu te dis très régulièrement, sans même y penser. Ça peut être « je suis débordée » , « j'ai pas le temps » , « j'y rêverai pas » . Quelque chose qui vient comme une définition de toi. « Je suis hypersensible » . Et observe ce qui change dans ton corps. Comment cette atmosphère, elle se tend, elle se contracte, elle se ferme pour soit répondre à l'extérieur, se dépêcher, agir ou se protéger. Quand tu dis je suis débordée, oui forcément il y a quelque chose en toi qui mobilise ton énergie pour faire face. Quand tu dis j'ai pas le temps, c'est pareil. C'est comme si tu te préparais à piquer un sprint. Tu peux déjà sentir dans ton corps qu'il y a quelque chose qui se conforme à ce que tu dis. Et ça c'est une première manière de te limiter. Tant que tu te définis, tu te limites. Et en vérité tu ne seras libre. que lorsque tu pourras t'affranchir de tes étiquettes. Parce qu'en vrai, tu n'es pas cela. Tu n'es pas ce que tu dis être. Tu dis, je suis fatiguée, je suis exigeante, je suis trop sensible. En vérité, tu n'es pas fatiguée, tu n'es pas exigeante, tu n'es pas trop sensible, tu n'es pas débordée. Tu fais l'expérience à certains moments, de fatigue, d'exigence. de sensibilité, de pression. Mais tu n'es pas cela. Par contre, à force de le formuler, de le répéter dans toi, il y a quelque chose qui se cristallise. Et cet état, qui est un état passager, parce que tout passe, c'est ça le vivant, eh bien ça devient une identité. Ça structure finalement ce que tu appelles moi, dans ce je suis et tout ce que tu mets derrière. Oui, ça donne une structure, mais finalement, ce je suis, ça n'est plus qu'une accumulation de phrases qui se répètent. Est-ce que tu es vraiment cela ? Non. Est-ce que tu te connais au-delà de ça, au-delà de ce que tu te racontes de toi ? C'est ça la vraie question. Mais ce qui se passe, c'est que ton système tout entier, il va s'organiser autour de cette confusion, autour de cette cristallisation. Tu l'as perçu, ton corps va répondre, comme pour rester en cohérence avec l'étiquette. Tes choix, ils vont aussi se rétrécir pour s'aligner avec. ce je suis, blablabla. Tes relations, elles vont, tu vas t'engager dedans, à partir de ce rôle-là, comme un étendard qui te définit. Et au final, tu perds ta spontanéité, tu perds ta liberté d'être. Tu perds vraiment cette liberté parce que ton système nerveux, lui, Il préfère la cohérence, il préfère la stabilité, il préfère ce qu'il connaît. Être défini, c'est très rassurant. Et ton système nerveux, c'est tout ce qui l'importe. Mais, tant que tu te définis, encore une fois, tu ne t'autorises pas à être tout ce que tu es. Tu te limites. Et il y a ce phénomène d'identification à... la définition. C'est une histoire de se conformer à. Et ça c'est quelque chose de très archaïque en fait. C'est quelque chose dont tu n'es sans doute pas conscient parce que c'est en lien avec notre système de survie. L'être humain est un animal grégaire qui est beaucoup plus en sécurité en groupe alors que seul, il est vulnérable, en particulier dans la nature sauvage. Et donc... Dans nos systèmes de survie qui sont ultra puissants et perfectionnés, il y a cette notion de l'appartenance qui assure ta sécurité. Donc l'appartenance, c'est extrêmement important pour ton système de survie. Et l'appartenance à un groupe, elle est très liée au fait de se conformer au groupe. Et donc si le groupe te définit d'une certaine manière, si toi tu te montres d'une certaine manière dans un groupe, et bien pour rester dans cette inclusion au groupe, pour continuer d'appartenir à ce groupe, tu vas rester dans ce rôle-là. Tu vas te conformer à la définition. C'est puissant comme induction, même si on ne s'en rend pas compte. Il y a des expériences qui ont été faites qui sont assez dérangeantes, je trouve, mais très éclairantes sur ce système de survie. C'est par exemple une expérience qui se passe en caméra cachée dans une salle d'attente, salle d'attente d'un cabinet médical. Donc il y a un groupe de personnes qui fait partie du cadre de l'expérience, donc qui est briefée. Et la consigne que ces personnes reçoivent, c'est à chaque fois qu'il y a un bip, elles doivent se lever et puis se rasseoir. Donc c'est ça qui se passe dans la salle d'attente. Il y a ce groupe de personnes qui a donc pour mission à chaque fois qu'une sonnerie retentit, de se lever de sa chaise et de se rasseoir. Et bien sûr, dans cette salle d'attente, il y a des vrais patients qui arrivent. qui ne sont pas au courant, qui sont vraiment les sujets de l'expérience. Et qu'est-ce qui se passe quand ces personnes arrivent dans la salle d'attente, elles s'assoient normalement, il y a la sonnerie qui retentit, et puis il y a cette partie du groupe qui se lève et qui se rassoit. Alors au début, c'est très surprenant, les personnes sujets de l'expérience sont un peu confuses, et puis finalement très vite, elles adoptent le même comportement. Aussi absurde que ça puisse être, sans raison, sans que ça ait du sens, sans comprendre ce qui se joue, toutes les personnes vont finir par se lever au moment de la sonnerie, puis se rasseoir. Donc ça c'est déjà vraiment très intéressant, très éclairant sur comment on fonctionne. Ce qui se passe aussi... C'est qu'au fur et à mesure, les personnes qui appartiennent à l'expérience, qui sont dans le coup, je dirais, elles vont être appelées une après l'autre. Elles vont quitter la salle d'attente et puis il ne va rester plus que des personnes naïves. Mais elles vont continuer à se lever quand la sonnerie sonne. Et quand des nouvelles personnes arrivent dans la salle d'attente, et qu'il n'y a plus aucune des personnes qui jouent ce rôle pour l'expérience, eh bien... elles reçoivent la même transmission. Et, de la même manière, quand la sonnerie retentit, elles se lèvent et elles se rasseoient. C'est quand même dingue de se dire que ce besoin d'appartenance pour notre sécurité nous pousse à faire des trucs comme ça, complètement aberrants. Donc là, ça ne porte pas vraiment à conséquence. Mais quand tu as des étiquettes qui te définissent et qui sont admises par le groupe qui répond, à certains rôles, eh bien toi, tu vas t'y conformer sans même t'en rendre compte. Et là, tu peux te rendre compte à quel point ça peut devenir limitant, à quel point ça peut t'enfermer, t'emprisonner. Ce qui est encore plus problématique à mon avis, c'est que les étiquettes qu'on porte, ce n'est pas toujours des étiquettes très lumineuses. D'où souvent d'ailleurs, on est beaucoup plus défini par ce qu'on rate que par ce qu'on réussit. Parce que dans notre culture de la performance, la réussite est souvent moins valorisée que l'échec est stigmatisé. Et même avec cette culture de... la performance standardisée, il y a des situations qui ne sont pas des échecs qui peuvent le devenir. Qu'est-ce que j'évoque quand je parle d'une culture du résultat ou de la performance standardisée ? C'est, par exemple, cette norme qui dit qu'à tel âge, les enfants doivent apprendre ça et puis ça. Et c'est En gros, toute la construction des programmes de l'éducation nationale, qui est quelque chose qui est proprement aberrant si tu regardes avant que les enfants aillent à l'école, que, bah, évidemment qu'ils vont pas tous marcher au même âge, ils vont pas parler au même âge, ils vont pas percer leurs dents au même âge, et il y a quelque chose de profondément aberrant à dire, à cet âge-là, tu dois savoir faire ça. Et si tu ne sais pas faire ça à cet âge-là, alors tu es en échec. C'est comme ça que des choses qui ne correspondent pas aux normes établies, même si ce n'est pas des échecs en soi, ça devient des échecs. Et là, ça te définit de manière très puissante et très enfermante. La question de la sensibilité à cet endroit, elle est... Je trouve, elle est vraiment intéressante, parce que quand tu te dis trop sensible, en fait c'est par rapport à quelle norme ? Et tu peux reprendre en fait toutes les définitions que j'évoquais plus haut, ou toutes celles que tu te donnes, et re-questionner ça. Du coup, voilà, toutes ces étiquettes auxquelles tu vas inconsciemment chercher à te conformer, comme pour les valider, comme pour prouver par ton comportement dans tes réalisations que tu es bien cela, et bien tout ça, ça t'enferme. Ça t'enferme aussi sûrement qu'une prison. J'ai parlé des étiquettes et des jugements plutôt négatifs, je pense qu'ils sont carrément plus nombreux, mais pour autant les jugements positifs sont aussi enfermants. Si par exemple tu te dis que tu es une bonne mère parce que tu es patiente, tu es attentive, tu réponds aux besoins de tes enfants, tu mets en place certains principes de... parentalité proximale, etc. Tu prends soin de la qualité des repas, des horaires de sommeil, etc. Donc tu te définis comme une bonne mère. Eh bien, si tu es trop identifié à ça, tu n'as plus le choix d'être autre chose. Tu ne pourras plus flancher, tu ne pourras plus un jour être moins patiente ou être moins attentive ou moins disponible, tu vas finir par te contorsionner pour rester collé à cette étiquette-là et ça va te limiter de manière aussi importante, ça va t'enfermer de manière aussi importante et ça va t'empêcher d'être véritablement toi. parce que dans cette histoire, ce qui se passe, c'est que tu deviens l'étiquette mais tu te perds, tu ne sais plus qui tu es derrière l'étiquette. Et donc ce que je te propose aujourd'hui... Ça peut paraître radical, mais c'est de retrouver ta pleine liberté d'être, d'être tout ce que tu es, et d'être multiple et fluctuante. Et pour cela, il s'agit de sortir des définitions, de te défaire des étiquettes, les tiennes et celles qu'on t'a collées sur le dos. Retrouver ton authenticité. Pour trouver aussi... ta sécurité intérieure et pas la sécurité relative ou illusoire du groupe auquel tu te conformes. Cette sécurité intérieure qui ne dépend pas du regard des autres et à partir de laquelle tu peux t'autoriser vraiment à être toi. Alors comment on fait pour sortir des définitions ? Comment on fait pour être Autre chose que ce qu'on dit être. Eh bien, déjà tu peux juste te rappeler qu'entre un état que tu ressens de manière passagère et une identité, il y a un monde. Donc déjà tu peux reformuler. Au lieu de dire je suis fatigué, je suis débordé, je suis sensible, tu peux dire je ressens. La fatigue. Je me sens débordée, je me sens hypersensible. Maintenant, tu peux aussi formuler je suis fatiguée ou pas. Je suis hypersensible ou pas. Ça désamorce. Tu peux aussi utiliser la question d'access consciousness. Je suis hypersensible. Et quoi d'autre est possible ? Parce que là, c'est comme si tu ouvrais une porte vers autre chose. Et peu à peu, finalement, c'est vraiment un chemin de désidentification qu'il s'agit d'emprunter. Il n'est pas du tout question de nier ce que tu ressens. Il s'agit de voir que ce que tu ressens, c'est juste ce que tu ressens. Tu n'es pas cela. Et déjà tu peux en faire l'expérience dans ton corps. Encore une fois, je te propose de revenir là, dans toi, dans cet espace de toi, de te sentir assise, les pieds sur le sol, bien posé, confortable. Sentir ton souffle qui va et qui vient. Et tu choisis une des affirmations. qui te correspond. Et tu vas déjà formuler la première version « Je suis sensible, hypersensible, je suis débordé, je suis fatigué. » Et tu peux sentir ce qui se passe dans ton corps, un petit peu comme tu l'as fait au début de cet épisode. Et ensuite, je te propose de formuler différemment. Je me sens hypersensible. Je me sens fatigué. Je me sens débordé. Et observer, est-ce que c'est différent dans toi ? Est-ce que dans ton corps, l'expérience est différente ? Donc, ce que je te propose aujourd'hui, c'est est-ce que tu aurais envie d'être vraiment tous les possibles de toi ? Absolument tout, au-delà de n'importe quelle définition. Il n'y a rien de totalement bon ou totalement mauvais, de totalement positif ou totalement négatif. Il y a juste des états que tu expérimentes. Il y a une dynamique. qui est la tienne et qui fait que tu vas rentrer en relation, tu vas percevoir, tu vas spontanément évoluer. Être libre, quelque part, ce n'est pas devenir quelqu'un d'autre et ce n'est pas quelque chose qui est relatif à l'extérieur. Comme tu pourrais chercher la liberté avec le temps, ta liberté avec l'argent, ta liberté relationnelle. C'est pas de ça dont il s'agit pour moi. Être libre, c'est cesser d'être ce que tu crois être, mais que tu n'es pas. C'est laisser tomber ces étiquettes. Parce que... Ce que tu es véritablement, c'est ce qui reste quand les définitions tombent. Et c'est qui tu es dans l'instant, qui tu es en train d'être, sans aucune restriction, sans aucune contrainte. C'est-à-dire que tu es ce que tu es en train d'être, et l'instant d'après tu es... Autre chose, tu es différent. Alors si tu as envie de goûter à cette liberté-là, si tu as envie de découvrir qui est cette personne derrière les définitions, Reconnexion est l'espace où tu peux te retrouver, où tu peux revenir à toi, où tu peux trouver ton ancrage. Et ta sécurité intérieure pour justement te défaire de ce qui te définit, de ce qui te conditionne, de ce qui te limite parce que tu t'y conformes. Reconnexion, c'est la possibilité que tu t'offres d'être pleinement toi. C'est vraiment un espace de désidentification sécurisé. Si ça résonne pour toi, si tu te reconnais dans ce que j'ai partagé, si tu as envie de jouer à un autre jeu que celui des étiquettes, bienvenue dans Reconnexion. Tu peux écrire Reconnexion en commentaire ou en message privé. Et je reviendrai vers toi.