Speaker #0Tu ne sais pas t'arrêter, alors ton corps finit toujours par le faire, toi, il va te poser un ultimatum. Et parfois même là encore, tu persistes. Prendre soin de l'être, le podcast. pour cultiver la santé holistique jour après jour. Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! Bonjour à toi qui m'écoute, merci d'être là. Aujourd'hui je te parle de ces moments où tu fonctionnes à la cravache. Tu continues. Encore un effort, encore un mail, encore une tâche, encore quelque chose à accomplir, encore une journée à tenir, sans considération de toi, de ton énergie, de tes ressources. Et ça, jusqu'à ce que ton corps dise stop. Et là tu fais le lit. C'est quelque chose que peut-être tu connais bien, la fatigue chronique, les tensions, les douleurs, l'épuisement. Et même quand tu te sens fatigué, même quand ton corps est douloureux, tu continues. Je pense à cette femme qui, à force de travailler avec ses bras, a commencé à avoir une tendinite au coude droit. et puis Elle a continué en forçant plus du côté gauche pour avoir finalement une tendinite aussi au coude gauche. Et ces tendinites, elles se propagent vers les poignets et finalement, elles se retrouvent aujourd'hui avec les deux bras douloureux, avec des attelles. Et pourtant, elle n'arrive toujours pas à s'arrêter. Alors, est-ce que tu te reconnais là-dedans ? Est-ce que ça t'arrive toi aussi ? Et malgré tous les messages de ton corps, de continuer. Et tu crois que là, c'est ta force. Oui, tu tiens. Tu tiens encore. Tu tiens toujours. En réalité, c'est une forme de violence envers toi-même. Et ça, ça peut durer jusqu'à ce que ton corps flanche vraiment. Et dans ces cas-là, ce n'est pas ton corps qui te trahit. Il essaie juste de te protéger contre toi-même, contre la manière dont tu te traites, contre cette posture où tu t'en demandes toujours plus, où tu ne tiens pas compte de tes limites, où tu continues malgré tout et en dépit de toi-même. Alors oui, il y a plein de bonnes raisons de faire, de continuer, de ne pas s'arrêter. Bien sûr qu'il y a des échéances, bien sûr qu'il y a des responsabilités, bien sûr qu'il y a des résultats qui sont attendus. Et puis tu as des exigences. Et oui, on compte sur toi. Tes enfants, tes clients, tes collègues, ton patron. Et oui, en plus tu t'es engagé. Et c'est important pour toi de respecter ta parole, bien sûr, tout ça c'est noble. Alors tu tiens, encore et encore et encore, mais à quel prix ? Au prix de ta santé ? Au prix de tes relations ? Au prix de ton couple ? Parce que c'est ça la vérité. C'est ça qu'il y a derrière ce fonctionnement. La vérité c'est qu'il y a... C'est pas ton agenda le problème. C'est pas tes engagements. Ce qui est déséquilibré ici, dans ce fonctionnement-là, c'est pas le rythme, c'est pas la société, c'est pas la culture professionnelle. ce qui est déséquilibré aussi et qui appelle à être transformé, c'est la relation que tu entretiens avec toi. C'est la manière dont tu te parles, c'est la manière dont tu exiges toujours plus de toi. C'est la manière dont tu... Ignore tes limites, tes besoins. Si quelqu'un traitait ton corps comme tu le traites, tu appellerais ça de la maltraitance. Et toi tu le fais, et tu continues. Au nom de valeurs, au nom d'idéaux, et qui sont très lumineux la plupart du temps, tu te maltraites. Et ça, ça montre juste combien tu ne t'aimes pas assez pour prendre soin de toi, pour te respecter, pour te donner le minimum syndical d'attention, d'écoute, d'empathie. C'est un fonctionnement que j'appelle accrédit. Parce que finalement, tu vas te retrouver dans une boucle où tu donnes ce que tu n'as pas, ce que tu n'as plus. Tu donnes de ton énergie. Tu donnes de ton attention, tu donnes de ta patience, de ton empathie, là où tu es déjà à sec, tu es vide pour toi-même. Et tu sais ce qui se passe quand tu fonctionnes à crédit, quand tu es trop longtemps dans le rouge, et bien tôt ou tard, les créanciers se rappellent à l'ordre, ils se rappellent à toi. Et c'est le moment où tu te retrouves face à ta dette. et c'est là que tu vois le véritable coup parce que il y a des intérêts. C'est exorbitant le coût de ce fonctionnement. C'est exorbitant pour toi parce que le jour où ça s'effondre, eh bien ça peut être un burn-out, ça peut être des problèmes addictifs, ça peut être une pathologie grave. Le corps qui s'est suradapté pendant des années, un jour, il n'y arrive plus. Un cancer, un syndrome métabolique, c'est vraiment ça le mécanisme. À un moment, les limites sont dépassées, tu as été accrédit pendant trop longtemps, et c'est la banqueroute. Parfois, ça affecte tes proches, parce que... Il y a une telle saturation à l'intérieur que ça déborde, dans un éclat de colère, dans une crise véhémente, dans un effondrement contre lequel tu ne peux plus lutter. Et là, c'est ton cercle de proches qui va écoper le trop-plein, qui va recevoir la seule chose qui te reste à donner, c'est-à-dire... ton épuisement, ton dessèchement intérieur, ton trop-plein. Alors, regarde un peu, regarde un peu maintenant les endroits dans ta vie où tu fonctionnes à crédit. Ressens dans toi tout ce que tu peux donner. Alors que tu es déjà en manque de temps, d'énergie, de patience, d'empathie, regarde, perçois en toi ce vide-là, ce découvert, cet espace de toi qui appelle, qui appelle à ce que tu reviennes. Tu peux regarder aussi ce fonctionnement. Qu'est-ce qu'il y a derrière ? Des jugements, des principes, des conditionnements. On t'a appris, on t'a fait croire que... T'écouter, prendre soin de toi, te donner à toi-même ce qui est bon pour toi, c'est de l'égoïsme. On t'a fait croire que tu ne peux pas prendre du temps pour toi. Tu ne peux pas te poser un moment pour ne rien faire du tout. Alors qu'il y a des tas de choses qui ne sont pas terminées, alors que ta to-do liste est à bloc. On t'a appris à faire passer les intérêts des autres avant les tiens. On t'a vraiment appris à vivre en mode sacrifié. Mais la vérité c'est que ce qui va nourrir les autres, c'est ta joie, beaucoup plus que ton sacrifice. Ce qui va rendre ta vie plus belle. Et de là aussi, tu belles plus fluides tes relations avec tes enfants, ton compagnon, tes clients, tes collègues. C'est la joie, c'est ton rayonnement, c'est ce qui déborde de toi, parce que c'est en débordant que tu vas pouvoir véritablement donner, sans prendre sur toi, sans avoir besoin de serrer les dents, sans te déposséder de toi-même. Alors aujourd'hui, j'ai envie de t'inviter à regarder Ce que tu peux te donner à toi-même, comment tu peux remplir, te remplir, remplir ton cœur, remplir tes batteries d'énergie, à quelle source tu peux t'abreuver pour devenir toi-même source débordante. C'est à partir de là que tu vas pouvoir donner de manière fertile à la fois pour toi et pour les autres. Ça peut se loger dans des toutes petites choses du quotidien comme dans des grands projets, des grands schémas relationnels. Je pense à cette femme qui a invité un groupe d'amis chez elle pour une soirée et qui se projette joyeusement dans ce moment. et Elle met tellement d'attention à préparer, à préparer sa maison, à tout nettoyer, que tout soit nickel, à préparer le repas, à cuisiner, après avoir choisi, en faisant les courses, les produits les plus qualitatifs, les producteurs, etc. Elle donne énormément. Elle prépare la table, elle prépare la déco, tout est impeccable. Et puis le moment où ses amis arrivent, elle est fatiguée en fait. Elle a tellement donné dans les préparatifs que quand vient le moment de la rencontre, finalement elle aurait juste besoin d'aller se coucher. Alors bien sûr qu'elle va passer une bonne soirée, mais elle ne va pas en profiter pleinement. Et dans la relation, qu'est-ce qu'il lui reste à donner, à vivre avec ses amis ce soir-là ? si elle a donné sans s'écouter avant. Parce qu'on pourrait imaginer qu'elle est partout et qu'elle a encore la possibilité de déborder de joie, de vivacité, d'échange pendant la soirée. Mais en fait, quand elle arrive le soir et qu'elle est fatiguée, c'est qu'avant, elle a pris sur elle. pour préparer, parce qu'elle l'a fait en plus de son travail, en plus de la logistique familiale, en plus de tout un tas d'injonctions qu'elle s'est aussi donné à elle-même, et elle a oublié de s'écouter. Alors regarde, à chaque fois que tu fonctionnes comme ça, Sans t'écouter, où est-ce que ça te conduit ? Qu'est-ce que ça crée dans ta vie ? Et comment, à force à force, ça peut aussi se manifester à travers ton corps ? Souvent les messages du corps, ils ont l'air quand même assez clairs, assez évidents. Et je peux t'en parler d'autant mieux que j'en ai fait l'expérience. Peut-être dire par exemple qu'une année, après avoir donné comme ça, de manière sacrificielle, pendant des mois et des années, pendant très très longtemps, à tel point que je me suis fait peur, à tel point que j'avais bien conscience qu'il fallait que je ralentisse et que je m'arrête. La vérité c'est que je ne savais pas faire. Et donc un jour le corps m'a donné les moyens de m'arrêter. Double fracture, épaules, chevilles, je n'avais pas le choix. Je me suis retrouvée en fauteuil roulant. à l'arrêt. Mais ce qui s'est passé c'est que même en ayant compris, même en me disant « ok c'est ça, c'est le plus important pour moi aujourd'hui, m'arrêter » et je disais « c'est le début de ma nouvelle vie » en comprenant que j'allais pouvoir fonctionner différemment. Mais en fait... Rétrospectivement, je me rends compte que je n'ai pas réussi à m'arrêter. J'ai quand même travaillé en visio, je suis quand même agitée dans tous les sens. Il a fallu un autre ultimatum de mon corps, six mois plus tard, une fois que j'étais complètement rétablie, que j'avais repris le travail, pour que je réalise que j'étais toujours au même endroit. Malgré la conscience, malgré l'arrêt, je n'avais pas bougé intérieurement. Parce que ce n'est pas une question de volonté, c'est une question de structure intérieure. C'est comment toi tu t'abandonnes depuis tellement longtemps que tu as perdu le chemin. pour revenir à toi, tu as perdu le chemin pour t'écouter vraiment, pour prendre soin de toi, pour te donner de l'empathie, pour cesser de te maltraiter. Alors si tu as envie d'arrêter d'être dans cet activisme, si tu as envie d'arrêter de tenir toujours plus et de fonctionner à crédit, en dépit de toi, si tu as envie de cesser de te maltraiter, mais que, comme ça m'est arrivé il y a des années, eh bien tu n'y arrives pas, ne va pas t'infliger la double peine de t'en vouloir, de te culpabiliser, de te juger, c'est encore une forme de maltraitance. Par contre, ce que tu peux faire, et là où je t'invite, c'est dans Reconnexion. Reconnexion, c'est un espace rien que pour toi, dans lequel tu vas être soutenu, accompagné, pour te donner ce que tu ne sais pas t'octroyer seul. Pour dépasser la structure sacrificielle et les arrières-pensées culpabilisantes, et ces voies de fonctionnement réflexes, ce pilote automatique, ces conditionnements, Et pour déconstruire véritablement ce fonctionnement qui t'empêche complètement de vivre et de t'épanouir, vivre à crédit, ça ne mène jamais à l'épanouissement. Alors si tu as envie de transformer ça, contacte-moi en message privé. Et on en parle, reconnexion c'est vraiment l'espace. pour te reconfigurer complètement, dans le sens de retrouver un fonctionnement où tu donnes à partir de ce qui déborde de toi, parce que tu t'es tellement nourri, tellement donné, tellement... Tu as pris soin, alors tu vas pouvoir rayonner, mais rayonner pleinement, rayonner joyeusement, rayonner de manière contagieuse.