Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. À travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. Alors je clôture ce mois sur les émotions, je vous ai parlé de certaines émotions particulièrement avec la tristesse, qui fait partie aussi, moi je dis, des émotions les plus difficiles à accueillir. Parce qu'on la juge, on la redoute, on la fuit même. Parce que souvent on préfère dire qu'on est fatigué, stressé ou démotivé, plutôt que de dire que je suis triste. Dès l'enfance, on nous apprend à la contenir en général. Ne pleure pas, ce n'est rien. soit forte, soit forte. Donc résultat, beaucoup de personnes n'ont jamais appris à vivre leur tristesse. En tout cas, c'est ce que je remarque. Elle la bloque, et c'est toujours inconscient bien sûr, parce qu'elle l'associe souvent à de la faiblesse ou à une perte de contrôle. Et durant le travail thérapeutique qu'on peut faire, la tristesse c'est une émotion qu'on va forcément toucher. Parce que tout simplement, c'est une réaction qui est saine de ton système nerveux, à la perte, au changement, à un épuisement aussi émotionnel. Et c'est une des émotions les plus régulatrices du corps. Alors on va commencer par comprendre qu'est-ce que vient me dire la tristesse, qu'est-ce qu'elle indique. Souvent, je l'ai déjà dit juste avant, c'est la tristesse, c'est l'émotion qui accompagne les pertes. Perte d'un lien, perte d'un repère, d'un projet ou même d'une image de soi. Ça peut être le cas. C'est une réaction qui est donc normale du système émotionnel en fait. Ton organisme il comprend qu'il doit s'adapter à une nouvelle réalité. Sur le plan corporel, la tristesse va se traduire souvent par un ralentissement. C'est-à-dire que le corps va se replier un peu, légèrement, le souffle va devenir plus profond, les gestes plus lents. En fait, c'est une forme de mise au repos de ton système nerveux pour t'aider à intégrer ce qui s'est passé. Donc ça, c'est vraiment quand on vit correctement sa tristesse. Mais aujourd'hui, même depuis très longtemps, dans notre société qui valorise l'action, la performance, avec tout ce que je viens de te dire avant, elle laisse peu de place à la lenteur, à la vulnérabilité aussi. Donc quand la tristesse arrive, parce qu'on est tous confrontés à la perte de quelque chose, comme je vous l'ai dit, alors que ce soit de... quelqu'un ou de quelque chose de matériel. Quand je parle d'image de soi, c'est-à-dire qu'on est en permanence en train d'évoluer. Ce qu'on appelle des versions de soi, c'est-à-dire qu'à chaque fois que tu as des prises de conscience, à chaque fois que tu libères des blessures, que tu guéris de traumas, tu évolues et donc tu as une image de toi qui est différente et même les autres te perçoivent différemment. Et donc j'en reviens à Merci. Quand la tristesse arrive aujourd'hui dans notre société, c'est souvent, on la combat en fait. On ne s'en occupe pas ou quand on s'en occupe, on va la mentaliser pour la contrôler. Et ce qui n'est pas ressenti, encore une fois, tout ce qu'on ne ressent pas, alors que ça nous traverse, reste présent. Donc j'en arrive à la suite, c'est quand la tristesse est bloquée, qu'est-ce qui se passe ? Donc elle ne disparaît pas, comme toute émotion bloquée, refoulée, c'est qu'elle va se transformer. Et en quoi elle se transforme ? Souvent les mêmes choses. On va beaucoup somatiser, mentaliser. Donc ça va être de la fatigue, parce que la tristesse, ça fatigue énormément. De l'apathie, de la tension physique. Donc on va somatiser dans le corps. Ou même cette sensation de vide aussi. Parce que vraiment, ce que je constate, ce qu'on peut me dire souvent, c'est que je ne me sens pas spécialement triste, mais j'ai une lourdeur constante. Ça déjà, c'est un signal. Et ça c'est souvent le signe d'une tristesse, alors c'est pas forcément une tristesse récente mais quelque chose qui peut dater, de ne pas avoir fait le deuil d'une situation, le deuil d'une séparation, même le deuil d'un être cher. Des fois on a le sentiment d'avoir pleuré et tout mais on n'est pas allé jusqu'au bout, donc ça peut être encore pesant sur nous et donc on ressent cette lourdeur. Il faut savoir que cette rétention va créer une hyperactivation de ton système nerveux. On va déréguler notre système nerveux juste parce qu'on ne vit pas correctement notre tristesse. Comme pour toute dérégulation, ton corps va rester en alerte alors qu'il aurait besoin de relâcher. Pleurer, en fait... C'est le contraire de tout ça, parce qu'on s'empêche souvent de pleurer. Combien vous venez à jeter, vraiment dans ce cas-là, de ne pas vouloir pleurer, de se retenir de pleurer. On ne le fait même pas exprès, c'est vraiment inconscient. J'ai même des personnes qui me disent ça fait des... des années que je n'ai pas pleuré. Au moment où elle pleure, elle me dit ça fait mille ans que je n'ai pas pleuré. Alors que pleurer, c'est un mécanisme de régulation naturelle. Si ça existe, les larmes, c'est bien pour quelque chose. Et j'avais lu quelque part, c'est intéressant que je vous le dise, que les larmes contiennent du cortisol, l'hormone du stress. Quand tu pleures, tu permets à ton corps de se rééquilibrer. Ce n'est pas un signe de fragilité, quand tu entends ça, mais bien une réaction biologique d'apaisement. Donc finalement, ce n'est pas tant qu'on n'a pas envie de vivre la tristesse, c'est surtout qu'on l'évite parce qu'elle réactive pas mal de choses. Parce que beaucoup de personnes apprennent très tôt qu'exprimer leur tristesse, ce n'est pas sécurisant. Soit parce qu'elles n'ont pas été entendues. dit « tais-toi, c'est bon, c'est rien » , ça aussi, c'est pas mal. Soit parce que leurs parents, en fait, n'étaient pas aussi disponibles émotionnellement. Donc, inconsciemment, on a appris à se couper de cette émotion pour rester fonctionnel. Et du coup, ce que je constate, moi, en accompagnement... c'est que ce refoulement entretient cette tension interne. Le corps y reste en mode lutte, comme s'il devait encore tenir bon. Donc la tristesse, au contraire, elle, dès lors que tu la vis, elle va permettre de sortir de cette lutte et de restaurer un peu une forme d'équilibre émotionnel. Donc elle a un côté régulateur, la tristesse, vraiment. Elle a ce rôle de régulateur, parce qu'elle a une fonction aussi d'intégration. Comme je disais, c'est souvent parce qu'il y a une perte, et elle te permet donc d'assimiler ce qui s'est passé, d'accepter la réalité telle qu'elle est aujourd'hui, et de relâcher en fait toutes les résistances. Et sans cette étape, sincèrement, en tout cas c'est ma croyance et je pense que je ne suis pas seule à partager ça, c'est qu'il n'y a pas de guérison émotionnelle possible. Si tu ne passes pas par la tristesse, tu ne passes pas à autre chose. En tout cas, moi c'est ce que j'observe tous les jours. D'autant plus que sur le plan corporel, comme je l'ai dit tout à l'heure, j'ai parlé de lutte et de rester dans cette hyper-vigilance, la tristesse est associée au système qui est parasympathique, donc ce côté de notre système nerveux qui nous permet de relâcher, de se détendre. Et donc c'est lui qui va ramener vraiment le corps au calme après une période de stress. Donc quand tu t'autorises à vivre ta tristesse, à être triste, tu actives ce mécanisme d'apaisement. Et c'est vraiment ça qui est paradoxal parce qu'il y a beaucoup de personnes qui pensent qu'elles vont s'effondrer si elles laissent sortir leur tristesse. Alors qu'en réalité, c'est l'inverse, c'est tout l'inverse qui se passe. C'est qu'une fois que l'émotion est vécue, le corps se relâche et le mental va se clarifier et tu ressens un vrai soulagement. J'ai donné deux, trois petites pistes pour essayer d'accueillir un peu plus peut-être cette tristesse. Parce que peut-être que tu la ressens et que tu n'oses pas. l'exprimer ou en tout cas tu sens qu'il y a un fond mais que tu as peur aussi de l'exprimer tu peux te demander ça déjà, tu peux essayer de fermer les yeux et te demander où est-ce que tu la ressens dans ton corps donc ça c'est la première chose, alors que tu le fasses maintenant ou après, en tout cas note peut-être ces trois petites questions là où est-ce que je la ressens dans mon corps, voilà, identifier dans quelle partie de ton corps Et vraiment te connecter à cette partie-là, sans jugement, juste observer et être présent dans cette partie. Et quand tu y es, c'est quelle partie de moi a besoin d'être entendue ? Alors toutes ces questions que tu peux te poser, il n'y a pas besoin de mentaliser, si tu te demandes ça et vraiment tu restes présent dans la sensation. Et est-ce que je peux respirer dans cette zone, sans chercher à la faire disparaître, juste respirer, là où je sens que c'est tendu, c'est serré, qu'il y a quelque chose qui bloque peut-être, juste respirer dedans, sans aucune envie, autre que de respirer dedans. Voilà, juste essaye ça. Dis-moi aussi, viens me dire si à un moment donné, ça peut t'aider. Parce qu'encore une fois, pour se libérer émotionnellement, si on ne donne pas juste quelques instants à ce retour à soi, à venir ressentir ce qui se passe dans notre corps, en fait, on passe à côté de tout et on reste dans notre tête. Je vais conclure en te rappelant encore une fois que la tristesse, c'est quand même... une alliée de guérison, de la guérison, vraiment au sens large du terme. Elle va t'aider à assimiler les pertes, à retrouver ton rythme intérieur, à te reconnecter à ce qui est vrai aussi pour toi. Tant qu'on ne passe pas, on ne vit pas sa tristesse, on ne passe pas à la page d'après de notre livre. Donc l'objectif, encore une fois, c'est... L'objectif d'une vie, en fait, ce n'est pas de se couper de ce qu'on ressent, même de la tristesse, mais au contraire, c'est de devenir stable, en fait, en accueillant ce qu'on ressent. Et plus tu t'autorises à vivre ta tristesse, et plus tu te permets à ton corps, comme je l'ai dit. c'est pour ça que j'ai insisté à retrouver cet équilibre dont il a besoin j'espère en tout cas qu'au travers de cet épisode tu as une autre vision de la tristesse et de cette émotion que par moment tu peux ressentir et que tu contiens et que tu ne t'autorises pas à vivre c'est vrai que j'en ai pas parlé pendant cet épisode mais souvent aussi on peut confondre tristesse et un peu déprime, dépression qui sont des choses totalement différentes ... parce qu'on a l'impression que quand on va être triste, on va s'effondrer, etc. Alors qu'il suffit juste d'être traversé par cette tristesse pour faire le deuil de ce qui se passe maintenant pour mieux avancer. Ça, c'est sûr. Si tu sens l'envie, le besoin, le moment pour toi d'explorer tout ton monde intérieur, toutes tes émotions, pour faire ce travail en profondeur, je te mets dans l'épisode. dans le descriptif de cet épisode mes ateliers et mon accompagnement où je t'aide à réguler ton système nerveux libérer tes émotions et retrouver un apaisement durable tout est en description merci encore de m'avoir écouté jusqu'au bout je te dis à bientôt pour un nouvel épisode