Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. À travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. L'émotion dont je vais parler aujourd'hui, c'est une émotion qu'on oublie souvent, une émotion qui semble simple et pourtant, pour beaucoup, elle est devenue presque inaccessible. Je parle de la joie. Alors la vraie joie, pas celle qu'on affiche pour donner le change, pas celle qu'on force pour aller bien, mais cette sensation en fait profonde, tranquille, qui naît de l'intérieur sans raison apparente. Alors beaucoup de personnes me disent Et c'est pour ça, c'est ça qui m'a donné l'idée de cet épisode, c'est je ne ressens plus rien, même quand tout va bien, je n'arrive pas à être heureuse. Et souvent, elles se sentent coupables même de ça, de ne pas être heureuses de ressentir de la joie alors que les événements autour d'elles ou que sa vie se passe bien en ce moment. Et elles ont l'impression du coup d'être ingrates, de ne pas savoir profiter ou même d'avoir un problème. Mais ce que j'ai envie de te dire déjà pour commencer, c'est que cette difficulté à ressentir la joie n'a rien d'anormal. C'est pour ça que je fais cet épisode d'ailleurs. Parce que quand ton corps a longtemps vécu dans la douleur, l'anxiété ou la peur, il ne sait plus reconnaître la légèreté. Et quand la joie s'invite dans ta vie, limite c'est presque trop en fait. Il y a trop d'espace, trop de lumière, il y a trop de vie. On va donc décortiquer aujourd'hui ensemble cette émotion de joie pour qu'on finisse quand même tous à réapprendre à ressentir pleinement la joie. C'est un programme plutôt sympa aujourd'hui. Donc on va y aller. On va commencer déjà par comprendre pourquoi on n'arrive plus à ressentir l'agent. Pourtant, comme je le disais, c'est tellement simple au final. Parce qu'en fait, au fur et à mesure du temps, ton système nerveux a passé des années à fonctionner en mode survie. Donc voilà, dans la peur, dans le sentiment d'insécurité. La joie devient un état étranger, parce qu'elle demande un relâchement en fait que ton corps n'a plus appris à tolérer. Parce que sur le plan corporel, la joie c'est une ouverture. Le souffle s'élargit, ça grandit, le corps se détend, le visage s'illumine, le corps s'élargit, Le cœur se dilate même. Mais quand ton corps s'est habitué à la contraction, à l'attente du pire, cette ouverture, elle est perçue comme un danger. Et c'est un peu comme si ton système nerveux te disait « Attention, si tu te relâches, quelque chose de mauvais va arriver. » Donc il y a vraiment quelque chose qui se passe physiquement, corporellement, sans que tu mettes une intention particulière. Et c'est pour ça aussi qu'alors même que quand... tout va bien, je ne sais pas si c'est français ce que je viens de dire, mais même quand tout va bien, on va dire les choses comme ça, tu restes un peu sur tes gardes. Tu vas anticiper le problème suivant en te disant, attends, il y a quelque chose qui va m'arriver derrière. Tu ne t'autorises pas à baisser la vigilance. Et cette vigilance constante finit par couper le lien avec la joie. C'est vraiment ce système-là, ce cercle un peu vicieux qui s'opère. C'est vraiment pour que tu comprennes un peu qu'est-ce qui se passe. et Et certaines personnes d'ailleurs ressentent une angoisse un peu paradoxale au moment où elles devraient se sentir bien. C'est ce qu'on appelle un peu l'intolérance au bien-être. Le corps qui est conditionné par la tension ne sait plus quoi faire de la détente. Ça c'est vraiment quelque chose que j'observe tellement, c'est qu'on ne tolère plus le bien-être, c'est qu'on a tellement passé de temps tendu, anxieux, sur le qui-vive. qu'on n'arrive pas, on n'arrive plus en fait à tolérer le bien-être. C'est bizarre de se sentir bien dans son corps, de sentir cette ouverture, cet espace en soi, parce qu'on a l'habitude d'être vraiment tendu et crispé. Et c'est pour ça que la joie devient même inconfortable. Donc voilà déjà l'explication par rapport à pourquoi on n'arrive plus à ressentir la joie. La deuxième chose, et je l'ai dit en introduction, c'est qu'il y a quelque chose qui est très très humain, c'est la culpabilité d'être bien. Peut-être que d'ailleurs tu l'as déjà ressenti, ce moment où tout va bien pour toi, où tu es heureux, tu as l'impression que là tu vis ta best life, et tu as quand même une petite voix intérieure qui te dit que tu n'as pas le droit d'être heureux alors que d'autres souffrent. Je la fais un peu grande comme ça, mais c'est un peu l'idée. Et cette culpabilité, ça peut être d'autres choses, qu'on se dit, il y a ma mère qui n'est pas heureuse, ou mon frère qui est en train de se séparer, ou que sais-je, et toi en fait, tu es heureux. Donc tu as cette culpabilité que tu peux ressentir, et cette culpabilité aussi, elle peut être liée, forcément elle vient de quelque part, et souvent de ton histoire familiale aussi. Quand on a grandi dans un environnement où régnait la tension, le manque, la douleur ou même le silence, être heureux peut donner l'impression de trahir ce passé. Comme si tu quittais en fait ton clan, comme si tu rompais la loyauté envers ceux qui n'ont pas eu cette chance en fait. Et donc inconsciemment, tu te retiens, tu sabotes ce qui va bien. Et tu vas garder un peu de souffrance pour ne pas les abandonner. C'est un peu ce qu'on se dit intérieurement. Et en fait, ça c'est vraiment une fidélité, ce qu'on appelle une loyauté aussi, qui agit beaucoup et qui est très puissante. Parce que sachez que vraiment c'est quelque chose que je retrouve énormément en thérapie, en séance. Parce que la loyauté, c'est vraiment faire partie de notre clan. Donc on accepte tous deux ce qui est bien et aussi ce qui est souffrant. Et du coup, parfois la vraie guérison, pour se sortir de ça, de cette culpabilité, consiste justement à accepter d'aller bien. Même si d'autres n'y arrivent pas encore. Alors bien sûr, là c'est très mental ce que je vous dis, mais c'est tout un processus. Parce que tu peux vraiment aider les autres aussi, en ressentant la joie. parce que Ta joie, c'est ta lumière, ton apaisement, et ça devient des repères aussi pour les autres. Et encore une fois, ça j'insiste beaucoup, être heureux, ce n'est pas oublier la douleur, oublier la souffrance. Parce qu'on a tendance à tout voir en noir ou en blanc, c'est un peu l'être humain, des fois son cerveau manque de nuances. On peut être heureux tout en ayant des moments pas sympas qui se passent dans notre vie ou en ayant aussi autour de nous des situations qui ne sont pas sympas et qui nous font aussi un peu souffrir. J'aime bien dire que être heureux, ce n'est pas oublier la douleur, c'est faire la paix avec elle. Et c'est choisir la vie, même après tout ce qui a fait mal. Je vais revenir sur ce que j'ai dit tout à l'heure, que sur le plan psychocorporel, la joie demande une disponibilité du corps. C'est important de comprendre ça pour pouvoir y remédier, pour pouvoir enfin s'autoriser à ressentir la joie. Ça va vraiment énormément passer par le corps. Parce que ça va être le relâchement profond du diaphragme qui va permettre de refaire circuler librement cette énergie. Une respiration fluide, parce que le diaphragme va agir sur notre respiration. Donc ça va fluidifier notre respiration. Et ça va donc, par la force des choses aussi, détendre notre corps qui a été tendu pendant tellement d'années. Et donc il a oublié comment faire. Je l'ai dit aussi, ton système nerveux, lui, s'est habitué à être en alerte, à la tension, à la méfiance. Et donc cette habitude, elle devient un peu une prison, en fait. T'es vivant, t'es en vie, mais ton corps vit comme s'il devait encore survivre. Donc quand la détente arrive, le corps, il va paniquer. C'est trop inhabituel pour lui. Il va chercher un motif d'inquiétude. C'est comme si il faut qu'il cherche quelque chose qu'il connaît. Donc il va essayer de trouver plein de choses d'inquiétude. Peut-être que, peut-être que, peut-être ceci, peut-être cela. Et du coup, tu vas commencer à ressentir de l'anxiété, sans aucune raison apparente. Et ça, tu l'as compris, c'est vraiment ton système nerveux qui essaie de te protéger encore une fois du calme. Et c'est pour ça que, par moments, j'en avais fait un épisode sur le silence. Le silence peut être vraiment quelque chose d'angoissant, même le bon silence, il n'y a pas de mauvais silence, mais ce silence où il y a une forme de paix, de calme, ça peut nous mettre un peu en panique parce qu'on n'a pas l'habitude en fait, tout simplement. Donc je te redis tout ça pour embrayer là sur comment réapprendre réellement à accueillir la joie, tu as compris, c'est donc par le corps. Les choses vraiment les plus simples, ça va être se permettre de respirer pleinement en fait, vraiment s'habituer à retrouver une respiration profonde, une respiration diaphragmatique, ventrale, une respiration qui n'est pas que en haut, parce que souvent quand on est dans des peurs, de l'anxiété, des angoisses, on respire beaucoup dans notre cage thoracique, c'est une respiration haute. Il va falloir qu'on redescende un peu notre respiration, on va respirer un peu plus grand, sur vraiment tout le haut de notre corps. Donc voilà, ça, s'habituer encore et encore, ça va être se reconnecter à des sensations agréables aussi. Même si elles sont discrètes, et quelle que soit la sensation, des fois, il vaut mieux se servir des sensations dues à l'extérieur. C'est-à-dire, quand je dis ça, c'est par exemple quand on ressent... La chaleur du soleil sur notre peau, c'est une sensation qu'on peut utiliser pour commencer à... De plus en plus ressentir les choses agréables. Déjà sur la peau, sur le dessus, et petit à petit on va les ressentir à l'intérieur de nous. On peut utiliser par exemple quelque chose qu'on boit, un thé, un café, si on aime ça. Avoir cette sensation agréable dans la bouche. Ça peut être manger aussi. On peut aussi réapprendre petit à petit de remettre le sourire sur ses lèvres. Vraiment, ça semble très bête, mais par exemple là je vous parle, je suis en train de sourire, et je pense que vous l'entendez. Il y a des fois où je ne souris pas, parce que je suis un peu plus concentrée dans ce que je dis, et ça ne demande pas un sourire forcément, mais là par exemple je souris, et vous l'entendez. Et ça change tout aussi dans notre posture, dans notre façon de se présenter, dans le ton de ma voix aussi. Le fait qu'il y ait un sourire, ça fait physiologiquement, physiquement, ça fait quelque chose, et même mentalement. Donc habituez-vous à sourire. Moi en tout cas c'est quelque chose, vraiment quand j'ai préparé cet épisode, C'est quelque chose que j'ai rajouté après, parce que je me disais qu'on ne souriait plus beaucoup. On va sourire à quelqu'un quand on le regarde, parce qu'il nous ouvre la porte. Mais sinon, quelqu'un qu'on croise, déjà on ne se regarde pas, on se sourit encore moins. Et il n'y a pas très longtemps, je prends très rarement les transports, parce que je suis souvent à vélo, mais j'ai pris le train, il pleuvait des cordes, donc je me suis autorisée à prendre le train. Personne ne se regarde, mais personne ne se sourit. Je me suis amusée à sourire à deux ou trois personnes. Vraiment, les gens vous renvoient le sourire. Je trouve ça tellement universel, le sourire, et même vraiment pour le mental et pour la posture physique. Bref, vous avez compris, essayez de sourire un peu plus. Il y a ça, et aussi de bouger. Ce conseil, je vous le donne toujours. de bouger, ça peut être danser, chanter aussi, sans chercher à bien faire déjà, ça c'est sûr, mais juste pour se sentir vivant, remettre la joie en fait, des choses qui vous rendent heureux, qu'on a oublié, et c'est aussi par le mouvement corporel que ça peut s'opérer. J'ai envie de terminer cet épisode en rappelant que la joie, c'est une émotion de vie, c'est une pulsation, c'est le signe que la vie en fait circule en nous. J'aime bien rappeler souvent qu'on est arrivés au monde, donc on a tous été bébés, on est tous sortis du ventre d'une mère, et la seule chose qui nous importait c'était d'être joie pour nos parents, pour les gens en tout cas qui se sont occupés de nous. Les premières choses qu'on a faites c'était faire un sourire et nos parents ne faisaient que ça, nous sourire, bon après je passe les côtés où on ne dormait pas etc. mais en tout cas Le bébé, c'est ça, il est de la joie incarnée, parce qu'il n'a pas eu les conditionnements, il n'a pas eu toute l'histoire qui l'attend, etc. Donc, en fait, c'est revenir à cet état naturel. Bien sûr qu'on ne va pas revenir à l'état de bébé, puisqu'on a notre histoire. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que la joie, ce n'est pas une forme d'excitation. Ce n'est pas non plus un bonheur permanent, c'est cette paix tranquille que tu sens, que malgré tout, Tu es là, présent, vivant, relié à toi, parce que c'est aussi important de comprendre que la joie peut coexister avec la peur, avec la peine et avec les doutes. C'est une émotion qui est vivante, ce n'est pas une destination. Si cet épisode te parle et que tu as envie d'explorer un peu plus ce lien entre ton corps, tes émotions et aussi la joie, parce que même le travail intérieur, psychocorporel, thérapeutique... Tout ça est fait pour retrouver sa joie, ne l'oublions pas. On peut traverser des choses pas simples, mais vraiment, le but, si on peut dire qu'il y en a un, c'est de retrouver sa joie pleine. Donc si tu as envie de tout ça, tu peux nous rejoindre dans mes ateliers ou mon accompagnement Libération Intérieure. On travaille toujours, que ce soit en atelier ou en accompagnement, sur la régulation du système nerveux, la libération émotionnelle et la reconnexion au vivant. Toutes les informations sont disponibles dans la description de cet épisode. Merci de m'avoir en tout cas écoutée jusqu'au bout. J'espère que cet épisode a pu t'apporter un petit moment de joie. Moi j'étais très heureuse de l'enregistrer et de vous parler. Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode.