Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. À travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. Il y a une émotion dont on parle très peu, je trouve. et qui pourtant pèsent énormément sur nos vies, c'est la honte. Alors quand je parle de honte, je ne parle pas juste de cette gêne qu'on peut ressentir quand on a le sentiment d'avoir fait une erreur ou tu te dis j'ai fait une erreur, mais plutôt la honte quand tu te dis je suis une erreur. Et c'est pour ça en fait qu'elle est si destructrice, parce qu'elle attaque directement notre identité. C'est pour ça que j'insiste sur le je suis une erreur, parce que Quand on ressent la honte, c'est vraiment ce qu'on se dit, on parle de notre identité, de notre estime personnelle, de notre droit d'exister aussi tel que nous sommes. Et le fait que ça soit une émotion silencieuse, je l'ai appelée comme ça parce que c'est une émotion qu'on ne montre pas, dont on ne parle pas, et en fait, c'est pas parce qu'on n'en parle pas qu'elle n'agit pas. Et en fait, comme je dis souvent, elle est en trame de fond, elle agit en arrière-plan. Un peu en secret. Et c'est ce qui la rend en fait si lourde à porter. Alors comme je le disais, la honte c'est une émotion qui est identitaire. Contrairement par exemple à la culpabilité qui dit j'ai fait quelque chose de mal, parce qu'il y a vraiment une action quand on ressent de la culpabilité, la honte elle est dit je suis mauvais. C'est une attaque en fait qui est directe contre ton identité. Et c'est des phrases que je peux entendre moi en tant que thérapeute, et même que moi-même je me suis déjà dit, je me sens nulle, j'ai honte de moi, je ne mérite pas qu'on m'aime. En fait, ce n'est pas juste des jugements passagers, c'est bien plus profond, c'est des croyances profondes qui vont façonner la façon dont tu te vois et dont tu te présentes aux autres. D'autre part, j'ai parlé d'émotions silencieuses, et ce n'est pas pour rien que je parle vraiment de cette notion de silence, avec cette émotion, parce que pour deux raisons. Parce que souvent, on la cache. Parce qu'elle nous fait croire que nous ne valons rien. Donc elle s'accompagne souvent de peur, souvent la peur d'être rejetée. Si l'autre voyait cette partie de nous, alors du coup, on n'en parle pas, on se tait, on s'isole et on cache en fait. Et la deuxième chose, la deuxième raison, c'est qu'elle se cache elle-même. Parce que contrairement à la colère, par exemple, qui va s'exprimer par des gestes ou des cris, On la voit la colère par la force des choses. La honte, elle, elle agit un peu en retrait. En général, quand on a honte, on ne nous entend pas. On n'est pas là à crier, à parler. Il y a une vraie communication non-verbale avec la honte. On peut avoir vraiment le corps qui se plie, un peu voûté. On rentre en dedans, on va baisser le regard. On va peut-être parler moins fort ou même limite se taire aussi. En fait, c'est une émotion qui va beaucoup se loger dans le non-dit. Et j'aime bien dire que finalement, c'est une émotion... qui efface au lieu d'exprimer. Et c'est pour ça qu'elle est difficile à identifier, parce que souvent mes clients pensent manquer de confiance ou juste être timide, alors qu'en réalité ce n'est pas du tout ça, c'est plus de la honte qui les étouffe d'une certaine façon. Je t'ai donné un peu ma définition, ma vision de cette émotion, de ce que peut être la honte, et maintenant j'ai envie de t'expliquer comment cette honte s'installe dans ta vie. C'est une émotion qui peut venir de petites phrases humiliantes, répétées dans l'enfance souvent, mais aussi d'expériences beaucoup plus lourdes. C'est quand ton intégrité est atteinte. Ça peut être de l'humiliation publique, de l'abus, des trahisons, de la violence psychologique ou physique aussi. Et dans ces cas-là, la honte peut s'ancrer profondément. Et même si, dans la plupart du temps, tu n'es pas responsable de ce qui a pu arriver et de ce qui a pu générer de la honte, ton cerveau et ton système nerveux, lui, et ton système même émotionnel enregistrent « c'est moi le problème, c'est moi qui ne vaut rien » . En fait, c'est... Tout se joue là. Et c'est ça qui fait de la honte une émotion qui est toxique en fait. Vraiment je mets des guillemets sur ce mot, mais pour que tu comprennes, parce qu'elle détourne en fait la responsabilité. La responsabilité au lieu de regarder la situation en fait, tu retournes tout contre toi. Alors même silencieuse, même si elle est en arrière-plan, bien sûr que la honte a des effets très concrets dans ta vie. Elle va nourrir l'autosabotage. L'autosabotage, tu ne vas pas oser avancer car tu crois que tu n'es pas à la hauteur, par exemple. Elle va t'empêcher de t'exposer aussi, donc tu vas rester dans l'ombre, tu retiens tes idées, tu vas fuir le regard. Elle va alimenter aussi les dépendances, quelle que soit la dépendance, nourriture, travail, relations aussi, tout ce qui peut être toxique, pour combler en fait ce vide intérieur que tu peux ressentir. Et elle va aussi s'imprimer dans le corps, donc on va somatiser. Ça peut être de la fatigue, des douleurs aussi diffusent. La honte est responsable de beaucoup de douleurs chroniques. On ne le sait pas suffisamment, mais en tout cas, je le remarque de plus en plus. Ça peut être aussi vraiment le dos, tout ce qui est douleur de dos, etc. J'ai envie de te partager une anecdote qui peut te parler aussi peut-être. Celui d'une cliente qui un jour me racontait qu'elle n'avait jamais osé et qu'elle n'osait jamais en fait... prendre la parole en réunion. En fait, c'est des réunions qu'ils faisaient où chacun donnait son avis et en fait, elle ne disait jamais rien parce qu'elle n'osait pas. Et en fait, on a creusé, on allait visiter un petit peu ce qui se passait pour elle. Et en fait, on s'est rendu compte que c'est pas qu'elle ne savait pas parler, que c'était même pas une peur en fait, juste de s'exprimer parce que des fois, voilà, on peut être un peu intimidée. Et en fait, quand on a questionné, on a fait ressortir la honte, elle a ressenti la honte et ce que la honte lui disait, c'est si tu te trompes, tout le monde verra que tu es incapable. Donc il y a vraiment cette notion là de dévalorisation et d'identité, c'est-à-dire que c'est moi qui suis objet de la honte. Alors j'en viens à ma dernière partie, comment commencer à se libérer justement de la honte ? Alors il faut savoir que ce n'est pas une émotion qui va disparaître en un claquement de doigts. C'est quelque chose qui est très profond, comme je vous l'ai dit. et Mais on peut commencer déjà à la désarmer, j'ai envie de dire. Les clés, c'est comme pour toute émotion, mais celle-là encore un petit peu plus, ça va être, déjà la première chose, c'est la nommer. C'est vraiment mettre des mots sur cette émotion. C'est déjà briser, je vous ai dit que c'était une émotion silencieuse, donc qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est briser ce silence. C'est comme pour les non-dits, c'est à un moment donné, il faut soulever tout ce qui n'a pas été dit pour le mettre au monde, l'exprimer et pour arrêter tous les schémas. Et tout ce qui se trame en arrière-plan, là c'est la même chose, c'est nommer la honte. Ce n'est pas simple de nommer parce que, comme je vous l'ai dit, ça touche notre identité, donc il y a beaucoup d'émotions qui vont sortir où on a le sentiment de ressentir de la culpabilité, ou de la colère, ou des choses comme ça. Et la honte, c'est une émotion dont on n'y accède pas tout de suite. Donc déjà, petit à petit, peut-être essayer de nommer, en tout cas... Cette émotion peut être en vous faisant aider ou même par vous-même, déjà ça peut être une première idée. Ce qui va découler de ça, du coup, le fait de nommer, d'exprimer, donc c'est mettre au dehors et c'est aussi se désidentifier petit à petit de cette émotion, c'est-à-dire ne plus faire qu'elle soit identitaire. Je ne suis pas la honte, je peux ressentir de la honte parce qu'il y a eu ça, ça, ça, ça qui s'est passé ou j'ai entendu ça, ça, ça, mais je ne suis pas honteuse, je ne suis pas la honte, je ne représente pas la honte. Déjà, ça c'est 50% du travail, puisque c'est à partir de là, dès lors qu'on se désidentifie de cette émotion, qu'on peut travailler, se libérer émotionnellement déjà d'une part, et retravailler. Ça, ça va de pair dans le travail pour désarmer aussi la honte, c'est reconstruire son estime personnelle. Ça veut dire quoi ? Reconstruire son estime personnelle, c'est réapprendre à voir sa valeur intrinsèque, c'est-à-dire au-delà des événements qui se sont passés, mais de qui je suis, moi profondément, en moi, être humain que je suis aujourd'hui. Et par la suite, ça va de pair aussi, mais travaillez avec ton corps. Pourquoi travailler avec le corps ? Puisque nos émotions sont engrammées et sont inscrites en mémoire dans notre corps, ça va être... relâcher les postures de repli parce que on porte en nous la honte dès lors qu'on la ressent. Donc ça va être aussi de la libérer physiquement par les postures qu'on peut, comme je l'ai dit tout à l'heure, souvent la honte on l'observe dans les postures, dans le non-verbal. Donc ça va être aussi de relâcher les postures de repli, de respirer aussi, puisqu'on va, quand on respire, plus on respire grand, plus on s'ouvre et plus on a cette posture de fierté un peu plus. Je suis en train de... de le faire en même temps que je vous parle, de me redresser, de vous redresser aussi, de se tenir plus droit, de la colonne vertébrale un peu plus droite. Et ça va vous donner le sentiment aussi, en travaillant avec le corps, de réapprendre à occuper sa place, sa place d'humain dans sa corporalité. dans son corps. Voilà, c'est quelques pistes. En tout cas, pour moi, c'est une émotion vraiment qui demande un accompagnement, sincèrement. Autant il y a plein de choses qu'on peut déjà désamorcer un peu seul. La honte, c'est une émotion, comme je vous l'ai dit, dont on a du mal tout seul à accéder, parce que, comme je l'ai dit, ça touche notre identité. Et donc, c'est difficile de voir quelque chose qui est engrammé dans qui nous sommes. En tout cas, depuis tant d'années. Donc voilà, se faire accompagner, ça permet de désamorcer, de voir aussi cette émotion qui est en nous. Et en tout cas, sache que ce n'est pas une fatalité, on se libère de la honte comme on peut se libérer de plein d'émotions et de blessures surtout, parce qu'elle n'est pas toi, elle ne définit pas ton identité, c'est à un moment donné, on a cru que c'était nous, mais on peut changer, transformer, transmuter ça. Comme je le disais, la reconnaître, c'est déjà le premier pas pour s'en libérer. En tout cas, sache que dans mes ateliers et mon accompagnement, on travaille précisément sur ces émotions, silencieuses comme je dis, celles que vraiment on ne reconnaît pas, on ne connaît pas parce qu'on n'y accède pas tout seul. Parce que ça va te permettre de mettre des mots, accueillir ce qui a été enfoui et libérer surtout ce qui s'imprime dans le corps. Donc tu trouveras toutes les infos en description si tu veux avancer sur ce chemin pour mon accompagnement Libération Intérieure, donc mon accompagnement de 6 mois. Je vais ouvrir une liste d'attente, donc tu pourras t'y inscrire, ça redémarre au mois de janvier, donc si tu as envie tu as un petit formulaire de liste d'attente à remplir et bien sûr tu peux prendre ton appel avec moi si tu veux qu'on en discute. En tout cas merci de m'avoir écouté jusqu'au bout, j'espère sincèrement que cet épisode a pu t'aider, a pu aussi éveiller quelque chose en toi, peut-être que tu ne connaissais pas suffisamment cette émotion et que peut-être là il y a des choses qui se révèlent. A toi, en tout cas, si tu as envie, on peut en discuter. N'hésite pas en tout cas à m'écrire ou que tu sois dans ton écoute aussi bien sur YouTube ou sur Spotify ou Apple Podcast aussi. Je serais ravie d'échanger avec toi et de savoir un petit peu comment tu vis cette émotion, la honte ou d'autres émotions d'ailleurs, puisque je continue un peu sur ma lancée sur le mois de novembre avec des émotions. Donc la prochaine arrive aussi la semaine prochaine. Merci encore pour ton écoute et ta fidélité. Je te dis à bientôt pour un nouvel épisode.