Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. À travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode. Aujourd'hui un épisode un peu plus intime où je vais te parler de ma propre expérience avec mes émotions. Je vais surtout te parler de ce que j'aurais aimé comprendre plus tôt sur mes émotions. Alors non pas que je ne me posais pas de questions, ni que je n'y réfléchissais pas, mais parce que personne ne m'a transmis ces repères-là. Longtemps, moi j'ai cru que mes émotions c'était quelque chose à gérer, à contenir, à dépasser même pour avancer. J'ai cru qu'il fallait être solide, tenir, continuer, même quand ça débordait à l'intérieur. Et avec le temps, en fait, avec mon propre chemin et ma pratique aussi thérapeutique, j'ai compris que le problème n'avait jamais été mes émotions en elles-mêmes en fait. Ce qui m'avait manqué, c'était une compréhension plus juste de ce que je vivais et surtout un accompagnement pour apprendre à traverser tout ça autrement. Dans cet épisode, j'ai envie de te partager en toute sincérité et simplicité ce que j'aurais aimé comprendre plus tôt. Et ce n'est pas comme une vérité universelle que je te partage ça, c'est comme des clés qui pour moi ont profondément changé ma relation, la relation à mes émotions. Alors il y a 7 points que j'ai envie de te partager, en tout cas c'est ceux qui ont été les plus marquants pour moi. Donc le premier c'est que j'aurais aimé comprendre que mes émotions n'étaient pas excessives. Parce que pendant longtemps, en fait... j'ai cru que je ressentais trop, trop fort, trop instancément. J'avais cette impression d'être en décalage, comme si mes réactions étaient disproportionnées par rapport aux situations que je vivais. Du coup, j'ai essayé de lisser, de rationaliser, de prendre sur moi, comme on connaît tous. Je pensais que le problème venait de mon intensité. Et ce que j'aurais aimé sincèrement qu'on me dise, et j'aurais aimé... comprendre plutôt, c'est que mes émotions n'étaient pas excessives. Elles étaient cohérentes, non seulement avec ce que je vivais sur le présent, sur le moment, mais aussi avec ce que j'avais vécu auparavant. Aujourd'hui, je sais que beaucoup de réactions émotionnelles du présent sont en réalité des échos du passé. C'est des émotions anciennes qui n'ont pas été traversées, qui n'ont pas été accompagnées et qui continuent de se manifester tant qu'elles n'ont pas trouvé l'espace. pour être reconnu. La deuxième chose que j'aurais aimé comprendre, c'est qu'une émotion n'est pas un danger. Parce que très tôt, j'ai associé certaines émotions à quelque chose de risqué. Pleurer, c'était synonyme de perte de contrôle. Être en colère, c'était perçu comme quelque chose de négatif. La tristesse comme un état dans lequel il ne fallait absolument pas rester. Donc, j'ai appris, au travers de tout ça, à contenir, à serrer les dents, à faire comme si tout allait bien tout le temps. Et non pas parce que je ne ressentais rien, mais parce que j'avais compris, j'avais appris à faire autrement. Donc ce que j'aurais aimé comprendre, c'est qu'une émotion, même si elle est intense, elle n'est jamais dangereuse en soi. Ce qui devient difficile, et ça, vraiment, ça m'énerve de ne pas l'avoir compris, plutôt, c'est que ce qui devient difficile, c'est quand elle reste bloquée, quand elle est refoulée ou vécue seule, sans cadre ni accompagnement. Parce qu'une émotion, elle a besoin d'espace et de sécurité pour circuler, pas d'être étouffée ou minimisée. La troisième chose que j'aurais aimé comprendre, c'est que comprendre ne suffit pas. J'ai longtemps beaucoup compris. Je crois que c'est une des choses que j'ai mieux fait pendant longtemps. J'ai compris mon histoire, j'ai compris mes blessures, mes schémas, mes réactions, tout. Je pouvais faire des liens, expliquer, analyser absolument tout. Et pourtant ? intérieurement, certaines choses ne bougeaient pas vraiment. Et c'est ça que j'aurais aimé comprendre, en fait, plutôt, c'est que la compréhension mentale, c'est une étape importante, mais elle ne suffit pas à transformer ce qui se joue en profondeur. Parce que les émotions, encore une fois, ne vivent pas uniquement dans la tête, ça je le dis suffisamment, elles vivent dans notre corps, dans notre système nerveux, dans notre mémoire émotionnelle. Et on peut... comprendre son passé et continuer à réagir comme avant, simplement parce que le corps n'a pas intégré une autre expérience. La quatrième chose que j'aurais aimé comprendre, c'est que mes réactions étaient des stratégies. Parce que j'ai longtemps jugé mes réactions, certaines de mes réactions. Je me demandais pourquoi je n'arrivais pas à faire autrement, pourquoi je réagissais encore de cette façon-là, de façon brusque, de façon spontanée, impulsive. Et aujourd'hui, j'ai compris, je sais en fait que mes réactions, ce n'étaient pas des défauts. Donc j'ai arrêté de juger ça, c'est parti là de moi. J'ai compris que c'était des stratégies d'adaptation, mises en place à un moment donné pour me protéger. Et des stratégies qui avaient été utiles à une époque, où je n'étais pas, encore une fois, accompagnée, où je n'ai pas été contenue, où je faisais comme je pouvais avec les ressources que j'avais. Donc ce regard, il a tout changé pour moi, parce qu'il m'a permis aujourd'hui de passer du jugement à la compréhension, et surtout, dès lors qu'on arrête de juger et qu'on porte un regard différent sur... Nos stratégies et tout ce qu'on a mis en place pour avancer, ça nous ouvre un espace de transformation. La cinquième chose que j'aurais aimé savoir et comprendre, c'est que ressentir, ça s'apprend. Parce que longtemps, j'ai cru que ressentir, c'était quelque chose de naturel, d'évident. C'est soit on sait, soit on ne sait pas. Donc moi, j'étais dans la catégorie de je ne sais pas. Et en fait, on m'a expliqué, on m'a accompagné aussi et on m'a montré qu'en réalité, ressentir, c'était une compétence qui s'apprend. Surtout quand on a grandi sans accompagnement émotionnel. Et donc, pour t'expliquer et remettre du contexte, parce que c'est comme ça que j'ai compris aussi, ressentir c'est quoi ? Ressentir c'est pouvoir percevoir une sensation, une émotion, mettre des mots simples dessus et rester présent sans se perdre. Et si aujourd'hui tu doutes de ton ressenti, ce n'est pas parce que tu n'en as pas. Parce que moi j'ai longtemps cru que je ne ressentais pas, que j'étais vraiment quelqu'un qui ne ressentait pas. Mais c'est que c'est souvent parce que tu n'as pas été accompagné en fait, pour apprendre à l'écouter en sécurité. Quand vraiment tu n'as pas été accompagné depuis un petit enfant à ressentir, à écouter ce qui se passe en toi. en fait, tu n'y es pas connecté. Et en grandissant, si tu ne changes pas les choses, tu n'y es pas connecté. Donc ça, ça a été une très très grande compréhension pour moi. Sixième chose que j'aurais aimé comprendre, c'est que mes émotions d'aujourd'hui parlent aussi de mon passé. Parce que ce que je comprends aujourd'hui de façon beaucoup plus fine, c'est que certaines émotions que je vis encore... aujourd'hui ne sont pas uniquement liées à ce qui se passe maintenant elles font écho aussi à des expériences plus anciennes à des moments où je n'avais ni les mots ni le soutien ni l'espace pour les traverser et tant que ces émotions n'ont pas été reconnues accueillies intégrées elles continuent de se manifester et pas pour me faire souffrir ou nous faire souffrir mais pour demander à être entendue autrement Et c'est là que je trouve intéressant d'avoir ce regard que ce n'est pas un échec, en fait, de « encore une fois, je ressens les mêmes choses, encore une fois, je réagis de la même façon » . Non, ce n'est pas un échec, c'est en fait un processus qui est naturel. Et enfin, la septième chose que j'aurais aimé comprendre, je pense l'une des plus importantes aussi, en fait, elles sont toutes importantes, mais celle-là, vraiment, on va bien clôturer. Tout ce que je t'ai partagé, c'est que le corps avait un rôle central. Pendant longtemps, encore une fois, je le dis, j'étais absorbée par ma tête. J'ai tout abordé par la tête. J'ai tout essayé de réfléchir, j'ai tout essayé de comprendre, d'analyser. Je pensais que c'était sincèrement la seule issue, la seule voie possible vers le changement. Changer ce qui ne me convenait pas, changer mon mal-être, changer mon anxiété. tout ça, je pensais vraiment qu'il fallait que... réfléchisse plus, que j'analyse plus, que je comprenne plus. Et en fait, ce que j'aurais aimé qu'on me dise et qu'on m'explique, c'est que le corps est au cœur du travail émotionnel. Nos émotions, elles s'inscrivent dans notre corps. Elles s'expriment dans notre corps et elles se libèrent au travers de notre corps. Donc, ne pas incorporer notre corps dans cette dimension émotionnelle, c'est la plus grosse erreur qu'on puisse faire. Parce que tant que le corps reste en tension ou en alerte, en fait, le mental, il peut comprendre tout ce que tu veux. Mais la transformation, elle, ne s'ancrera jamais réellement. Parce que quand ton corps commence à se sentir en sécurité, tes émotions changent de place naturellement. Voilà, j'en arrive à la conclusion de cet épisode. Au travers de tout ce que je viens de te partager, de façon personnelle, bien sûr, que c'est des enseignements pour moi, que je transmets en plus. Parce que ce qu'il faut comprendre le plus important, c'est que Nos émotions ne sont ni des problèmes à corriger, ni une faiblesse à dépasser, ni quelque chose à régler en fait. C'est des réponses qui sont adaptées à ce qu'on a vécu, à ce qu'on n'a jamais pu traverser à une époque un peu plus lointaine, souvent sans accompagnement. Et que le vrai chemin, vraiment je vais clôturer sur ça, le vrai chemin ne consiste pas à aller contre elle en fait, mais à apprendre à les écouter, à les ressentir et à les intégrer autrement. Nos émotions, c'est notre sensibilité, c'est notre relation au monde et avec les autres. Donc voilà, réintégrons autrement nos émotions aujourd'hui avec plus de ressources. Et c'est exactement ce que je te transmets dans mon accompagnement Libération Intérieure. C'est un espace thérapeutique et psychocorporel pour réguler tes émotions, écouter ce que ton corps aussi exprime et intègre, ce qu'il n'a pas pu intégrer à une époque. Donc si tu as envie de savoir si je peux t'aider, tu peux prendre un appel de consultation avec moi. C'est un temps d'échange pour faire le point sur ce que tu traverses et voir comment je peux ou non t'accompagner. Toutes les informations sont en description de l'épisode. Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout. J'espère sincèrement que cet épisode a pu t'aider à comprendre de nouvelles choses sur tes émotions et ce que tu peux ressentir aujourd'hui. N'hésite pas à me le dire aussi en commentaire. Ça m'intéresse vraiment de savoir un peu comment tu as vécu aussi cet épisode et qu'est-ce qui est dans les sept... chose que je t'ai partagée, qu'est-ce que tu as pu se parler. Merci en tout cas pour toutes les personnes qui prennent le temps de s'abonner, de mettre des étoiles, des notes et aussi de mettre un commentaire. Ça me permet aussi à ce podcast de se faire connaître un peu plus. Moi, je te dis à bientôt pour un nouvel épisode.