Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. A travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. Bienvenue pour ce nouvel épisode. Aujourd'hui on va parler du mental qui ne s'arrête jamais, on va parler de rumination mentale. Alors sans doute que tu penses beaucoup, que tu analyses tout le temps, que tu anticipes, que tu refais aussi des conversations sans cesse, tu cherches constamment des réponses. Et même quand tu es fatigué, même quand tu aimerais te poser, ça continue dans ta tête. Alors on parle souvent des ruminations comme d'un problème à éliminer, ce que je peux comprendre. Au travers de cet épisode, aujourd'hui j'ai envie de te proposer un autre regard. Alors j'ai déjà beaucoup parlé des ruminations mentales, des cogitations, de l'overthinking. Il y a plusieurs épisodes, je pourrais te mettre les liens des autres épisodes pour que tu puisses aussi t'y plonger. Donc aujourd'hui, je vais encore apporter un autre regard. J'ai envie de te poser ce regard du mental qui n'est pas un problème en fait. C'est plutôt le mental à voir comme une stratégie de protection. Alors on va commencer déjà par comprendre qu'est-ce que c'est vraiment les ruminations mentales. Donc d'un point de vue psychologique, les ruminations sont des pensées répétitives, envahissantes, qui tournent en boucle sans apporter de solution concrète. Donc elles peuvent prendre différentes formes. Donc c'est analyser sans fin une situation, anticiper ce qui pourrait mal se passer, chercher à comprendre ce qui cloche chez soi ou chez l'autre, vouloir tout maîtriser aussi par la pensée. Mais contrairement à ce qu'on croit et au travers de tout ce que je viens de te dire là, les ruminations finalement ne servent pas à réfléchir mieux. Elles servent à te maintenir à distance de quelque chose. Et pour comprendre de quoi, il faut aussi aller un peu plus loin que la pensée elle-même. Parce qu'être constamment dans la tête, ce n'est pas le fruit d'une envie, d'une volonté ou du hasard. C'est souvent un mécanisme de protection, comme je l'ai dit au départ, qui a été mis en place très tôt. Donc quand... Quand ressentir a été interprété, vécu comme trop intense, trop douloureux, voire trop insécurisant, notre système entier va trouver une solution. Penser à la place de ressentir. Donc le mental, en fait, dans ce cadre-là, devient un refuge. Parce que être dans la tête, ça permet quoi ? Ça permet de garder le contrôle, d'éviter tout débordement émotionnel, de ne pas ressentir la peur, la tristesse. voire la colère, c'est aussi pouvoir rester fonctionnel quand l'émotion semble ingérable. Donc quand je te dis tout ça, tu comprends bien que les ruminations ne sont pas une faiblesse, elles ne sont pas à bannir en fait, elles sont souvent une tentative de survie émotionnelle. Et pourquoi le mental prend autant de place ? Comme je l'ai dit, quand le corps ne se sent pas en sécurité, le mental va prendre le relais. Il va essayer d'anticiper pour éviter la douleur, de comprendre pour ne pas revivre. La même chose est contrôlée pour ne pas être pris au dépourvu. Mais bien évidemment, à un moment donné, ce contrôle a un prix. Parce que plus le mental travaille, plus le corps reste en arrière-plan. Et plus les émotions sont mises sous cloche. Et ce qui n'est pas ressenti, ça je le dis suffisamment, ce qui n'est pas ressenti ne disparaît pas, ça s'accumule. Il y a aussi cette compréhension à avoir, c'est que d'un point de vue psychocorporel, les ruminations sont très souvent liées à un système nerveux qui est en état d'alerte. Parce que quand le corps est tendu, donc la respiration est courte, il y a plein de symptômes, la respiration qui est courte, les muscles qui sont contractés, la tension aussi qui est focalisée sur le danger. Donc dans cet état, le cerveau en fait ne peut pas se poser, il est programmé pour surveiller. Et donc les ruminations sont donc d'une certaine façon le prologement d'un état corporel de vigilance, pas seulement un excès de pensée. Une des raisons que j'ai déjà évoquées pour lesquelles on reste vraiment dans la tête et dans les ruminations, c'est que pour beaucoup de personnes, penser, ça leur permet de ne pas ressentir. Et ressentir ce qui leur semble trop compliqué. Parce que ressentir pour certaines personnes, ça peut être et ça peut dire ralentir. Ça peut dire perdre le contrôle, toucher à des émotions enfouies et se confronter à des blessures anciennes. Donc le mental fait écran face à tout ça. Il va couper l'espace, il va parler à la place du corps, il va éviter aussi le silence, parce que le silence pourrait faire remonter quelque chose. Donc ici, les ruminations sont parfois aussi une anesthésie émotionnelle. Donc essayez d'arrêter les pensées. C'est déjà très compliqué, mais aussi essayer d'arrêter les pensées sans comprendre leur fonction ne fonctionne pas. Parce que le mental n'est pas le point de départ, il est la conséquence. Et tant que le corps reste en alerte et que les émotions restent non ressenties, non traversées, le mental continuera de tourner. Donc je t'ai expliqué tout ça au préalable pour que tu comprennes vraiment que ce n'est pas une question de volonté, c'est une question de sécurité intérieure. La sortie ne se passe pas par la tête mais par le corps. Donc sortir des ruminations ne consiste pas à forcer le calme mental. Ça va consister à redonner au corps des repères de sécurité, réguler le système nerveux, apprendre à ressentir sans être submergé. Et tout ça, ça passe par différentes choses que je répète encore et encore. Et comme me disait un professeur il y a très très longtemps, la répétition fixe la notion. Donc par la respiration lente, la présence aux sensations physiques, à l'ancrage. au mouvement doux. Et tout ça, en fait, quand le corps commence à se sentir en sécurité, grâce à tout ça, le mental n'a plus besoin de surveiller autant. Et encore une fois, je vais le répéter, et c'est vraiment ça qu'il faut intégrer, le calme mental est une conséquence et non pas un objectif. Voilà, j'en arrive à la conclusion de cet épisode. J'avais vraiment envie de te faire comprendre que si ton mental n'arrête jamais de tourner, ce n'est pas parce que tu es incapable de lâcher prise. Ça, c'est important parce que c'est vrai que... On se juge par rapport à ça souvent en se disant « j'arrive pas, j'y arrive pas » et même les gens nous le disent tout le temps. Lâche prise, arrête de penser, ça ne sert à rien, mais en fait ce n'est pas si évident que ça. C'est souvent parce que penser est devenue la façon de ne pas ressentir et cette stratégie t'a probablement aidé à un moment donné. Mais aujourd'hui, ton corps te demande autre chose, de la sécurité, de la régulation et un espace pour ressentir son danger. Et c'est exactement ça le cœur de mon travail, que je propose dans mon accompagnement Libération Intérieure. Apprendre à réguler ton système nerveux et tes émotions pour ne plus avoir besoin justement de se réfugier en permanence dans ta tête. Donc si tu as envie de savoir si je peux t'aider, je t'invite à prendre un appel de consultation avec moi. C'est un temps d'échange sans engagement qui est totalement offert pour faire le point sur ce que tu vis et voir comment je peux ou non t'accompagner. Donc toutes les informations sont en description de l'épisode. Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout. J'espère sincèrement que cet épisode a pu t'aider, t'aiguiller, t'éclairer sur tout ce qui se passe dans ta tête, dans ton corps. N'hésite pas à partager cet épisode si tu penses qu'il peut aider quelqu'un. Merci aussi à toutes les personnes qui prennent le temps de s'abonner, de mettre un commentaire et aussi de mettre des petites étoiles sur Spotify ou Apple Podcast. Moi, je te dis à bientôt pour un nouvel épisode. Merci.