Speaker #0Le bonheur n'est pas dans l'atteinte, il est dans la progression. Ce que vous vivez aujourd'hui, même si c'est dur ou si c'est frustrant, ça fait partie de la transformation. Parce que même un entraînement qui est raté, c'est un essai qui te construit. Tu ne le vois pas encore, mais ce n'est pas peine perdue. L'entraînement invisible, c'est surtout du mental. C'est le pilier qu'on sous-estime le plus. C'est ça la clé du truc. Dans la danse comme dans la vie, tout commence dans notre esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés ici des séances de préparation mentale, des prises de conscience, et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressource en tant que danseuse investie. Mon but ? Amener votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, concentration, résilience, motivation et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! Hey everyone, I hope you're all really good today for this new episode of the podcast. Et je vais continuer à vous faire cet épisode, non pas en anglais, mais plutôt en français. C'est surtout qu'en fait, je viens de sortir d'un coaching et je me suis dit, ce qui vient de se passer pendant cette heure-là de coaching, il y a des choses que j'ai vraiment, vraiment envie de vous transmettre. Donc, j'ai branché mon micro et entre deux rendez-vous, je viens vous livrer certains secrets. Alors, c'est parti ! Alors déjà, je vous ai dit certains secrets. Ce n'est pas vraiment des secrets. C'est surtout des choses que je pense, une fois qu'on les a conscientisées, ça peut faire un petit « waouh » dans le cerveau. Et c'est important de s'en souvenir parce que quand on est sportif, qu'on soit sportif amateur ou sportif de haut niveau, des fois, on s'entête à faire nos entraînements, à vouloir atteindre des objectifs, des objectifs et des objectifs. Si tu es coureur, tu te rends compte qu'en fait, tu regardes tous tes rêves sur ta montre, tu les enregistres, tu les poses sur Strava. Si tu es danseur, il faut que tu aies un certain nombre d'entraînements dans la semaine, des entraînements efficaces sur un certain nombre d'horaires. Quand tu es à la gym, c'est la même chose, etc. On est vraiment en mode, je vais à l'entraînement pour aller atteindre mes objectifs et on est tous driveés par ça, par l'objectif final. Et d'ailleurs, souvent, je ne sais pas si c'est le cas, cher auditeur, mais souvent on se dit, quand j'aurai ce niveau, je pourrai être fière de moi. Quand je gagnerai cette compétition, je vais enfin pouvoir souffler. Ou quand j'aurai atteint cet objectif, je serai légitime. Et puis un jour, t'attends cet objectif. Et tu pensais que t'allais ressentir beaucoup, beaucoup, beaucoup de trucs. D'ailleurs, sur le moment, on ressent beaucoup, beaucoup, beaucoup de trucs. Mais 24 heures après, on ressent un vide. Et tu l'as peut-être déjà ressenti. Et parfois aussi, on peut ressentir quelque chose de très fort, mais pas pour les raisons qu'on croyait à la base. C'est pour ça que dans cet épisode... J'avais envie de vous parler de ce que Tony Robbins exprime si bien. C'est cette phrase, « Le bonheur n'est pas dans l'atteinte, il est dans la progression. » Et de pourquoi ton vrai accomplissement vient de qui tu deviens en avançant et pas juste du résultat final. D'ailleurs, dans un épisode précédent, je ne sais pas si tu l'as écouté, cher auditeur, mais il y a un épisode qui s'appelle arrête de croire que ta performance t'apportera de l'amour. Et je t'invite vraiment à aller l'écouter, parce que beaucoup ont tiqué sur le titre et en fait se sont pris une petite claque en l'écoutant. En tout cas, c'est ce que j'ai eu comme retour. Donc vraiment, il a été apparemment impactant cet épisode. Merci à ceux qui m'ont justement fait le retour par rapport à ça. Ça m'aide vraiment à comprendre aussi ce que vous aimez que je vous partage, ce qui vous semble pertinent et surtout ce qui vous aide. Et donc du coup, c'est pour ça que je viens faire cet épisode aujourd'hui. Je vais vous partager des expériences personnelles et une histoire de coaching qui le montre très bien. Donc là, on est en 2025 et si je remonte le temps, en 2021 et en 2022, j'ai fait deux marathons. Le marathon de Paris et je me suis vraiment mise dans une phase de préparation pour pouvoir réaliser mon marathon en moins de 3h45 et j'ai réussi. J'ai terminé mon marathon en 3h43 et vraiment, je me rappelle d'avoir... atteint cette ligne verte, tu sais, la ligne de la finale, de voir le chrono. Et en fait, j'ai explosé en larmes, mais genre vraiment intensément. Je me suis écroulée par terre et je pleurais, je n'arrivais plus à me retenir. C'était vraiment intense ce moment, ces émotions que j'ai ressenties sur le fait de franchir la ligne d'arrivée après avoir couru pendant 3h43 sur du bitume. de s'être levée à 5h du matin pour être sûre d'avoir pris ton petit déj, pour ensuite ne pas être en retard, pour mettre ton dossard, etc. Et c'était très intense, ce que j'ai vécu comme moment. D'ailleurs, s'il y a des marathoniens dans ceux qui m'écoutent, je pense que vous savez ce que c'est que de franchir la ligne d'arrivée d'un si gros objectif. Moi, je me suis vidée de mes émotions à ce moment-là. Et surtout, ce que je me suis aperçue, c'est que c'était les trois mois de préparation. que j'avais vécu qui ressortait aussi là. Parce que j'étais très fière de moi, vraiment, je me souviens de ça. C'était un moment très marquant dans ma vie. D'ailleurs, j'ai fini pareil au deuxième marathon, je vous rassure ou pas. C'est que j'ai fini en larmes, en mode, wow, j'ai réussi à le faire, je l'ai fait et je suis trop fière de moi. Et puis après, il y a la redescente émotionnelle et il y a les premières 24 heures qui passent, les premières 48 heures. Et en fait, après, c'est... 48 heures là, il y a un truc qu'on ressent énormément, ou en tout cas que moi j'ai ressenti, et bien c'est le vide. Je n'avais plus d'euphorie, je n'avais plus de feu intérieur, j'avais juste en mode, attends mais je viens de vivre un truc de dingue, je me souviens de tous mes entraînements, je me souviens de toutes mes sorties super dures, je me souviens de tous les moments où je me suis dit, non mais à quoi bon, j'ai voulu abandonner mille fois, je m'entraînais cinq fois par semaine, c'était super dur. Et en fait, en y réfléchissant, j'ai compris que, bah déjà, J'avais accompli un objectif qui était énorme et donc en fait, devant moi, il n'y avait plus rien. Et donc, je me suis dit, il va falloir un nouvel objectif parce que sinon, j'ai l'impression de ne plus avoir le goût de la vie. Ça, c'est la première fois qui m'est passée par la tête. Et la deuxième, c'était que le jour du marathon, ce n'est pas ce jour-là qui m'a construite. En fait, ce qui m'a changé, c'est tout ce que j'ai dû traverser pour y arriver. Et donc, ma vraie victoire, ce n'était pas juste de traverser la ligne d'arrivée. Ma vraie victoire, c'était de m'être prouvée à moi-même que j'étais capable. de tenir ce plan d'entraînement, de faire face à des baisses de motivation, de faire attention à mon corps en l'en prenant soin, en étant accompagnée par un kiné, en faisant de chaque sortie quelque chose qui me permettait d'apprendre quelque chose. Et pourtant, les gens de mon entourage, ils ont bien vu qu'il y a des jours où je ne voulais pas y aller. Ils ont bien vu qu'il y avait des jours où j'avais juste envie de dormir. Mon corps, il a souffert de dingue. Et pourtant, cette épreuve que je me suis moi-même infligée, elle m'a construite. Elle m'a appris énormément de choses. Elle a fait qui je suis aujourd'hui. Elle a guidé les choix que j'ai faits à la fin de ce marathon-là. Puisqu'une fois qu'on sort de cette prépa qui te prend énormément de charge mentale et de charge au quotidien, il y a des trucs que tu te dis, en fait, je suis capable d'accomplir tout ça et que je me suis construite en traversant tout ça. Aujourd'hui, il y a des choses que je ne veux plus supporter. Il y a des choses que je ne veux plus vivre. Et du coup, j'ai fait des choix très radicaux à la fin de mes marathons. C'était un peu des recettes dans la vie parce que vraiment, quand t'es dedans, t'as le nez vraiment dans le tunnel. Et quand tu sors du tunnel, tu te dis « Waouh, j'ai traversé tout ça. Je ne suis pas la même personne qu'au début. Il y a des choses qui ont changé. Il y a des perceptions qui ont changé. Il y a des peurs qui étaient là qui ne sont plus là. J'ai traversé beaucoup de choses. » Et du coup, tu fais des rééquilibrages dans ta vie juste après ça. Et donc, pourquoi je vous partage ça ? C'est pour vous dire que oui, je suis fière d'avoir fait ce marathon. C'est hyper chouette d'atteindre un objectif. Mais ce n'est pas l'objectif en soi qui nous rend heureux sur un long terme. c'est vraiment... tout ce qu'on en traverse. C'est tout le processus en fait qui nous élève. Un peu comme tous les moyens que tu donnes en tant que danseur d'atteindre le statut advanced ou all-star ou champion. Oui, c'est super cool le jour où tu as tes derniers points pour y arriver, mais en fait, ce qui t'a construit, ce n'est pas le fait de l'avoir sur le papier d'être advanced ou all-star. C'est tout ce que tu as mis en œuvre pour pouvoir y arriver. C'est tout le processus, c'est tout le chemin que tu as construit, c'est tout l'investissement que tu as mis. sur toi et ta personne et ta progression. Et c'est ça qui fait l'être que tu es aujourd'hui et qui est super riche. Et c'est pour ça que j'adore la phrase de Tony Robbins quand il dit « mais ce n'est pas ton objectif qui te rend heureux sur le long terme, c'est le processus que tu mets en place. » Parce qu'il crée la personne de demain finalement et c'est ça qui te rend heureux sur le long terme. C'était un peu une partie introspection et en même temps, je vous livrais ça pour vous faire prendre conscience que c'est cool d'avoir des objectifs. qu'on a l'impression qu'en fait, notre bonheur dépend de ses objectifs. Tu sais, je serais heureux quand je l'aurais atteint. Mais en réalité, tu es déjà en train de construire le bonheur de demain. Tu es déjà en train de te challenger au quotidien pour devenir une meilleure personne, pour mieux te connaître. Et en fait, c'est surtout dans ça que réside énormément le bonheur. Ce n'est pas juste quand j'aurai cette grande maison, quand je serai devenue all-star, quand j'aurai fait mon marathon de 3h30, etc. Et souvent, on oublie que le processus est super. important. Et ça me fait la transition avec la deuxième partie que j'avais envie de vous transmettre, qui est en fait les larmes de joie. Elles ne viennent pas du résultat, elles viennent du chemin. Parce qu'on est fiers d'arriver à un truc et de tout le chemin qu'on a fait avant. Parce qu'on sait tout ce que ça nous a coûté de rester alignés. Et donc les pleurs, ils ne viennent pas du podium, ils viennent effectivement de la consécration de tout ce qu'on a fait. Et donc ils viennent de la résilience qui a été accumulée. C'est rare qu'on pleure juste parce qu'on a gagné. Oui, j'ai gagné, c'est cool. Mais en fait, il y a une expérience qui était intéressante. Une fois, j'ai écouté un podcast. L'intervieweur demandait à quelqu'un, « Écoute, si je te disais que là, en fait, tu pouvais avoir le trophée, tu vois, tu te retournes, tu vas prendre le trophée et il t'appartient. Sans avoir fait l'effort, qu'est-ce que tu ressens ? » Et la personne me disait « je serais content, mais en même temps, j'ai l'impression de ne pas le mériter et je ne serais pas fière » . « Ah bon, mais tu ne serais pas fière de quoi ? » « Je n'aurais pas fait d'effort pour pouvoir l'avoir » . « Ah ok, donc en fait, ta fierté et tes ressentis viennent dans tout ce que tu aurais mis en place pour justement avoir ce trophée et te sentir en tout cas légitime ou en tout cas fière d'avoir ce trophée » . Et la personne, elle se rend compte qu'effectivement, c'est ça. Ce n'est pas juste d'avoir le trophée posé sur une commode qu'il veut, c'est l'obtenir. après avoir mis tout en place pour pouvoir l'avoir. C'est tout le chemin, tous les sacrifices, tous les compromis, toute la sueur et la transpiration qu'il aura mis dedans pour pouvoir avoir le trophée. Et d'ailleurs, j'ai envie de vous reposer la question, cher auditeur. Imagine, tu pourrais avoir tous les trophées du monde là, posés sur ta commode, sans avoir levé le petit doigt, juste en claquant des doigts. Est-ce que tu as l'impression que ça aurait la même saveur que si tu avais réussi à avoir ces trophées en t'étant challengé, en ayant fait des... entraînements plus ou moins difficiles, en ayant investi sur toi, etc. Parce que finalement, ce qui fait qu'on tient à un trophée ou qu'on tient à quelque chose, c'est l'expérience qu'on a vécue et que ce matériel-là nous rappelle l'expérience qu'on a vécue, les émotions qu'on a traversées, le fait qu'on ait resté debout face à la peur, face à l'effort, face aux doutes et qu'on n'a pas abandonné. En fait, c'est ça qui nous rappelle le trophée. Et d'ailleurs, c'est là où réside la vraie valeur de ces choses-là. C'est un peu comme, je ne sais pas, vous avez peut-être déjà vécu des déménagements chez vous, ou vous avez peut-être des choses, vous savez qu'en fait, elles ne vous servent strictement à rien. C'est de la déco ou c'est des souvenirs. Mais pourquoi est-ce qu'on garde un souvenir ? Parce qu'à l'intérieur de ces souvenirs, il reste des émotions, il reste des expériences vécues qui nous ont procuré des choses agréables. Et quand on les regarde, on arrive à revivre ces trucs-là. Et c'est pour ça que... Il y a des gens qui gardent énormément de choses dans leur grenier, dans leur maison, dans leur jardin, parce que ça a une connotation émotionnelle. Et d'ailleurs, j'ai regardé un film hier où quand la maison elle crame, la femme qui est à l'intérieur, le premier truc qu'elle va chercher, c'est l'album photo pour essayer de sauvegarder ses souvenirs parce qu'il y a ce lien émotionnel à travers toutes les expériences qu'elle a vécues. Et tranquillement, du coup, on arrive à la dernière partie que j'avais envie de vous partager. C'est celle d'une gym que j'ai coachée récemment et qui me dit... « Oh mais Marine, si je ne me suis pas lancée, en fait, mon entraînement, il ne m'a servi à rien. » Et donc là, après tout ce que je vous ai transmis dans le podcast, à votre avis, est-ce que je lui ai dit « Ah oui, mais complètement, tu as raison. Ça ne sert à rien d'aller à l'entraînement si tu n'arrives pas à te lancer. » Effectivement, non. C'est hyper absurde de croire que si on va à un entraînement et qu'on le rate, cet entraînement n'a servi à rien. Et donc, la question que je lui ai posée, c'est « Et si ce n'était pas plutôt l'inverse qui était vrai ? Et si ce n'était pas parce que tu t'entraînes ? » que tu es en train de former une version de toi qui va finir par pouvoir y arriver un jour. Tu ne sais pas quand. Et ça, vraiment, on ne peut pas le définir puisqu'en fait, ça dépend de plusieurs choses. Mais par contre, le fait que tu continues à rester motivé, que tu continues à rester engagé, que tu continues à venir faire ton entraînement, c'est ça qui fait que ça crée ton petit chemin vers l'objectif final que tu t'étais fixé, vers la certitude que tu vas finir par y arriver. Parce que si la personne qui nous a mis l'électricité dans une ampoule, elle avait arrêté après son premier essai, Je vous assure qu'on n'aurait pas d'ampoule ni d'électricité dans la maison. Ou alors, ce serait complètement différent. Et ça vaut pour beaucoup, beaucoup de choses. Si J.K. Rowling, celle qui est très célèbre parce qu'elle a créé l'univers d'Harry Potter, s'était arrêtée après ce que la première maison d'édition lui dit « Oh, je suis désolée, on ne va pas publier votre roman, ou en tout cas vos histoires » , eh bien en fait, on n'aurait jamais connu Harry Potter. Et donc, la persévérance, elle est hyper importante parce que même un entraînement qui est raté, même un non, c'est un essai qui te construit, parce qu'il t'apprend à te connaître, parce que peut-être que tu vas bosser le pilier mental à ce moment-là, tu vas apprendre plus de choses sur toi par rapport à ta résilience, tu vas apprendre à réguler tes émotions, tu vas apprendre à mieux te concentrer, tu vas apprendre à connaître qu'est-ce qui fonctionne pour moi, qu'est-ce qui ne fonctionne pas pour moi, et tu vas apprendre aussi à te reconnecter à toi-même, à rester connecté à ta passion. Et parfois, c'est l'entraînement invisible qu'on fait progresser, mais comme on ne voit pas de résultat factuel, du coup, on le sous-estime. Exemple, si tu as été à une compétition et que tu n'as pas ramené de trophée, ou si tu as été à un entraînement où tu ne t'es pas lancé, factuellement, on ne peut pas voir le résultat. Le trophée n'existe pas et la réussite du mouvement ou de l'élément n'est pas là. Factuellement, vu de l'extérieur, on ne peut pas voir qu'il y a un résultat. Donc, il y a une réussite. Alors que ce qui se passe à l'intérieur de l'athlète, à l'intérieur du danseur, effectivement, c'est complètement invisible, mais pour autant, il se passe des choses. Il était en train de bosser son équilibre, sa reconcentration, la voix dans sa tête, de mettre en place quelque chose, de respirer, d'ancrer des trucs. En fait, on n'en sait rien. Et d'ailleurs... Je vais le redire, mais l'entraînement invisible, c'est surtout et celui du mental. C'est le pilier qu'on sous-estime le plus. Parce qu'on se dit, non, si tu n'as pas 20 sur 20, ça veut dire qu'en fait, tu n'es pas motivé, tu ne travailles pas, machin, mille chouettes. Alors qu'en fait, si la personne, elle se donne à chaque fois le soir pour réviser ses leçons. Et du coup, elle entraîne son mental avec la résilience, je travaille ma mémoire, je travaille la persévérance, etc. Et on sous-estime énormément ce travail-là. Parce que factuellement, on ne peut pas le voir. C'est pour ça aussi que... On a beaucoup plus d'empathie pour quelqu'un qui a une blessure physique parce qu'on peut le voir versus quelqu'un qui a des problèmes psychologiques ou qui a une dépression, etc. Parce qu'on ne peut pas s'en rendre compte, on ne le voit pas. Mais pourtant, il existe. D'ailleurs, auditeur, est-ce que tu n'as jamais vécu des moments comme ça où tu t'es senti peut-être un peu seul parce que les gens ne voyaient pas factuellement que ça n'allait pas ? Et pourtant, toi, tu étais en train de le vivre. Est-ce que tu n'as pas déjà fait un entraînement dans lequel tu t'es dit « ça ne sert à rien » ? Mais quand je prends du recul, en fait, si ça servait à quelque chose que je sois là. Moi, il y a des fois, j'allais à mon entraînement de course à pied et je n'arrivais pas à courir au pace où il fallait que je cours. Il fallait courir à 3,15 et j'arrivais sur la première portion et pas sur la deuxième. Et je ne me suis pas dit, ça ne sert à rien, en fait, Marine n'y va pas. Si, en fait, ça sert à quelque chose parce que je travaille beaucoup de trucs à ce moment-là, même si je n'entends pas l'objectif que je m'étais fixé. Et donc, ça me guide un petit peu là, tranquillement, vous me voyez arriver, avec la dernière partie qui est... Pourquoi le vrai bonheur, en fait, c'est le progrès ? Parce que Tony Robbins, je vous le répète, il l'a dit, c'est le bonheur, ce n'est pas l'atteinte, c'est le progrès. Et moi, je le vois tous les jours avec mes coachés et avec mes propres objectifs. C'est que ce n'est pas la réussite qui va donner du sens. Certes, la réussite, c'est une concentration, mais c'est surtout le mouvement qui donne du sens, la progression, la présence à son chemin, à soi. Et donc, si tu veux être heureux, eh bien, choisis des objectifs exigeants, OK, mais humains. Et marche vers eux, crée ton chemin, crée ton processus, tout en restant présente pendant ce processus-là. Parce que c'est ça qui va te faire devenir la fameuse meilleure version de toi-même. Et on sait tous qu'on l'a entendu ce truc. Il faut devenir la meilleure version de soi. Et bien c'est comme ça en fait qu'on y arrive. C'est ça la clé du truc. C'est de construire son propre chemin. Et pas juste de cocher des caisses d'objectifs. Tu deviendras la personne que tu seras demain avec le chemin que tu es en train de construire, les choses que tu es en train de mettre en place et la persévérance que tu as, etc. Et donc, pour conclure cet épisode, j'ai envie de vous faire un rappel qui est pour moi vraiment important. Ce que vous vivez aujourd'hui, même si c'est flou, même si c'est dur ou si c'est frustrant, ça fait partie de la transformation. Et je vais te le dire, auditeur, c'est que tu ne le vois pas encore. Mais ce n'est pas peine perdue, ce n'est pas inutile et ce n'est pas trop lent. Parce qu'en fait, chaque pas que tu fais, chaque doute, chaque entraînement foireux, c'est une preuve que tu es en train de construire quelque chose qui est plus grand que toi. Qu'on soit sportif de haut niveau, sportif amateur, qu'on soit en train de monter notre business, qu'on soit même dans une relation avec quelqu'un qu'on est en train de construire, tu es en train de construire. Et cette chose-là, ce n'est pas juste un résultat. Il y a des choses fortes qui en découlent, comme ton identité, ton... toi qui avances, qui résiste et qui apprend. Et donc ce qui m'avait beaucoup marqué justement, je vous ai parlé de Tony Robbins parce que j'ai regardé son documentaire qui est sorti il n'y a pas longtemps et qui nous partageait en fait si tu veux être heureux, plus souvent, arrête de chercher les résultats et commence à te relier au processus. Parce que plus tu vas rester fixé sur le résultat, plus tu vas vivre une frustration quand tes entraînements ne vont pas suivre ou quand tu ne vas pas réussir à l'atteindre. Essaye de step back et de voir le processus. processus que tu mets en place, les mini-victoires, les micro-victoires qui font que tu avances quand même, même à petit pas, même à petite échelle, tu avances quand même vers cet objectif. Et peut-être qu'en fait, tu vas changer d'objectif en cours de route, peut-être qu'il y a autre chose qui va faire sens, parce que, justement, tu t'auras appris des nouvelles choses sur toi, t'auras traversé quelque chose qui te fera changer de chemin, et c'est OK. C'est vraiment OK. Et j'ai l'impression que c'est ça qui est beau dans la vie, c'est que tout est émuable, tout est changeable. On se motive pour des trucs. Et puis après, c'est d'autres choses qui nous motivent. Et c'est ce qui fait qu'on continue de grandir. Et d'ailleurs, ça me permet de faire un clin d'œil au fait que même moi, en tant que coach, je continue à me faire coacher. Et j'adore ça parce que ça me permet de continuer à grandir. Ça me permet de continuer à toujours mieux vous accompagner. Et c'est vraiment pour moi une clé qui est vraiment importante dans le développement personnel et dans cette fameuse course-poursuite du bonheur. Et pour finir l'épisode, j'ai envie de vous dire des phrases qui sont vraiment intéressantes et je pense que c'est important de se rappeler. Et je vais continuer à citer Tony Robbins qui dit « Progress equals happiness, but success without happiness is failure. » Et la dernière qui est « In order to be happy, human beings must feel they are continuing to grow. Clearly, we must adopt the concept of continuous improvement as a daily principle. » Et donc si je dois le traduire là comme ça, ce serait « Pour être heureux, les êtres humains doivent sentir qu'ils continuent de grandir. Clairement, nous devons adopter le concept de la progression continue comme un principe quotidien. » Voilà, je vous laisse sur cet épisode qui était peut-être un peu philosophique. Je ne sais pas trop comment vous l'avez vécu, mais j'ai l'impression qu'en fait, il y avait des choses hyper importantes qui sont ressorties des coachings que j'ai fait aujourd'hui, que j'avais aussi envie de vous partager. Donc, n'hésitez pas, si ça vous a plu, mettez 5 étoiles au podcast. Ça m'aide à savoir justement qu'est-ce que vous appréciez quand je vous partage tout ça, si ça vous parle. Et ça me permet de continuer à vous partager tout plein de clés, de vérités. et des choses pour vous faire progresser. Voilà, allez, je vous souhaite une très belle journée. À très bientôt sur les pistes de danse ou ailleurs. Et je vous fais des bisous. Ciao, ciao !