Speaker #0On n'a pas besoin d'éviter la peur, on a besoin d'apprendre à danser avec elle. Chaque chute est une erreur et je choisis d'apprendre de cette erreur. Et donc en soi, la danse, ce n'est pas un sport qui fait peur, mais par contre, c'est ce que notre tête, elle fabrique autour de ça. Je peux décider de qu'est-ce que je fais de cette peur. Dans la danse, comme dans la vie, tout commence dans notre esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés ici des séances de préparation mentale, des prises de conscience et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressource en tant que danseuse investie. Mon but ? amenez votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, concentration, résilience, motivation et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! Salut les danseurs, j'espère que vous passez un très bel été. Moi ici, il est bien rempli avec beaucoup de danse, mais aussi du sport extrême. Je me suis mise au vélo de descente, pour ceux qui connaissent. Et en fait, il s'est passé quelque chose d'assez fort, puisque effectivement, le vélo de descente, c'est un sport extrême. Et en fait, tu montes jusqu'en haut de la montagne, dans tes sièges, et ensuite, tu dois redescendre dans des virages très serrés qui ont été shapés à la main par les gens, pour pouvoir justement redescendre la montagne à vélo. Donc, autant te dire que si tu as le vertige, si tu as peur de la vitesse, si tu as peur des sauts, si tu as peur de plein de trucs, ça ne sert à rien de le faire. En tout cas, ça va être très compliqué pour toi parce qu'en fait, il fout la trouille, ce sport quand même. Et dimanche dernier, je suis tombée. Donc, pas du tout en compétition, pas du tout sur un parquet, mais du coup, bien en vélo de descente. J'en suis sortie avec un trauma crânien, avec une commotion cérébrale. Heureusement, rien de dramatique. Vous voyez, là, ça fait 48 heures que je l'ai eue et je n'ai pas de problème de langage. Pas de problème de langage, pas de perte de mémoire, pas de perte de connaissance. Par contre, j'ai vraiment vécu un choc énorme, avec beaucoup de fatigue, avec des fois des envies de vomir, des pertes de notion d'équilibre. Voilà, je pense que le corps va s'en souvenir et la tête aussi. Je vous parle, j'ai encore mal à la tête, donc je bois beaucoup d'eau. Alors oui, évidemment, je vous entends me dire d'ici, mais Marine, pourquoi est-ce que tu fais ça ? Qu'est-ce que tu vas chercher dans les sports extrêmes, alors que tu es en train de risquer ta vie ? Et j'avoue, il y a beaucoup de danseurs qui sont venus me voir, j'étais à un événement en Allemagne, et qui me l'ont posé la question. Ils m'ont dit « Ok, j'ai vu ce que tu faisais, mais pourquoi tu fais ça ? Arrête, reste dans la danse ! » Et ils ont raison, je prends des risques. Ce n'était pas mon premier choc, puisque du coup, je fais aussi d'autres sports extrêmes. Et en fait, ce ne sera sans doute pas le dernier, parce que malgré ça, j'ai quand même envie d'y retourner. Et ce que j'ai envie de vous dire, c'est que je ne fais pas du sport extrême pour risquer ma vie. Je le fais quelque part pour gagner la mienne. Parce qu'en fait, dans ces moments, dans les sports extrêmes, il n'y a pas d'échappatoire, il n'y a pas vraiment de plan B, il n'y a pas non plus des spectateurs à impressionner. Dans ces moments, il y a juste moi, mon corps, la machine avec laquelle je suis en train de faire le sport, ma peur, aussi mes peurs, et ce que je choisis d'en faire. Et en fait, c'est exactement ce que j'ai envie de partager avec vous aujourd'hui dans cet épisode. C'est pour ça que je vais en faire un épisode de podcast. Ce sont les 10 leçons. que les sports extrêmes m'ont apprises et comment elles peuvent transformer votre danse. Alors, restez jusqu'au bout de l'épisode parce que vraiment, je vous ai essayé de vous trouver ces 10 leçons vraiment pépites que vous ne trouvez pas ailleurs. Et je pense que c'était vraiment important pour moi de vous les partager parce qu'en fait, c'est aussi le but du jeu, c'est que j'ai fait tellement de sports dans ma vie, je n'avais jamais goûté aux sports extrêmes. Là, on est en 2025, ça fait un an que je me suis mise. Et je découvre un petit peu tout ça et ça me fait vraiment prendre conscience sur des notions que je travaille énormément, que ce soit en hypnose, en saut de crocs, en préparation mentale, ce que je transmets aux personnes que j'accompagne. Je vois la puissance des outils, notamment dans le sport extrême, parce que dans le sport extrême, tu risques ta vie, tu ne risques pas autre chose finalement. Et donc, dans le vélo de descente, dans le surf, dans le snowboard, il y a toujours un moment où la peur, elle est là. Que ce soit la peur de tomber, la peur d'aller trop vite, la peur d'un obstacle imprévu. Et en danse, c'est pas si différent, mais c'est différent quand même. Parce qu'à aucun moment, tu vas lutter pour ta vie, tu vois. Mais par contre, t'as des peurs qui sont là. T'as la peur de rater une passe. T'as la peur d'inviter quelqu'un. T'as la peur de montrer ce que la musique, elle est en train de te dire. T'as la peur d'un spotlight. La peur du regard des autres. Et donc, en soi, la danse, c'est pas un sport qui fait peur. Mais par contre, c'est ce que notre tête, elle fabrique autour de ça. Et donc, la première leçon pour moi, que j'en ai tirée, et que j'ai envie de vous partager, c'est qu'en fait, la peur, elle est normale. Mais ce qui est important à comprendre, c'est que, qu'elle soit rationnelle ou non, la peur, elle est là, mais elle n'a pas à décider pour nous, parce qu'en fait, le pouvoir, il est entre nos mains, à nous. Je peux décider de qu'est-ce que je fais de cette peur. et c'est surtout ça que le... Sport extrême m'a mis en lumière, c'est que je peux décider qu'est-ce que je fais de ma peur. Genre vraiment. Donc la leçon numéro 1, c'est la peur est normale, mais elle ne décide pas. En gros, sur un vélo, si t'attends de plus avoir peur pour descendre, jamais tu pars. En snowboard, c'est pareil. Si j'avais écouté ma peur en snowboard, jamais j'aurais descendu mes pistes. C'est clair. Et en danse, c'est un peu pareil. Si t'attends d'être prêt, jamais tu danses. Jamais tu... Jamais tu ne vas oser inviter à danser, jamais tu ne vas faire ton premier mouvement, jamais tu ne vas prendre la place sur le parquet, jamais tu ne vas faire ce que le prof te demande de faire. C'est super dur quand tu prends des cours solo pour la première fois de ta vie ou même depuis longtemps, que tu vois qu'il y a des autres qui réussissent et toi tu dois te lancer pour pouvoir montrer qu'est-ce que tu sais faire. La peur elle est là, la boule au ventre elle est présente. Mais si tu attends d'être vraiment à 100% prêt, jamais tu ne danses. Donc ça c'était ma leçon numéro 1. La deuxième, et celle-là, j'aimerais que vous vous en souveniez pour toute votre vie, c'est que la confiance n'est pas innée. Elle se construit dans l'action. Le surf, le snowboard, l'escalade, tu ne deviens pas confiant avant de le faire. Parce que je vous jure que si j'avais attendu d'avoir confiance avant de me lancer, je serais encore en train de siroter un coca, je ne sais pas où. La confiance, elle naît dans le mouvement. Je ne peux pas avoir confiance en moi pour faire quelque chose. Je ne sais pas que je ne peux pas le faire ou si je ne l'ai jamais essayé. À partir du moment où j'essaye, je sais que j'ai confiance en moi pour passer à l'action, pour essayer d'aller faire un mouvement, d'aller faire quelque chose. Avant ça, je ne sais pas que je peux le faire. Je ne sais pas que je peux essayer de le faire. Jusqu'au moment où je me mets en mouvement. Et dans la danse, c'est la même chose. Je ne sais pas que je peux faire des tours spin, je ne sais pas que je peux aller sauter d'une certaine manière, je ne sais pas que je peux aller faire certaines figures, je ne sais pas à quel point je peux aller au sol et avoir un gain de souplesse, etc. Si je n'essaye pas. Si je ne me mets pas en mouvement. Donc plutôt que de rester assis sur la chaise et d'attendre que la confiance nous tombe dessus, on va aller la construire cette confiance. Et ça, je pense que c'est une leçon qui est vraiment importante dans tous les aspects de la vie finalement. La confiance se construit dans l'action. La troisième leçon que j'avais envie de vous partager, c'est ton corps sait plus que ta tête. Ton corps, il sait plus que ta tête. En gros, fais-lui confiance. Notre corps et notre esprit sont liés. Et des fois, la tête, elle prend énormément de place. Pourquoi ? Parce qu'on est des êtres humains, on est dotés d'un cerveau incroyable, avec des connexions neuronales qui font qu'on peut penser très très vite, extrapoler des choses, on peut imaginer des trucs. Et en fait, si on réfléchit trop, par exemple en surf, je vais finir par boire la tasse. En snowboard, je vais finir par ne pas me lancer. En vélo, ça ne sert à rien que je descende, etc. Et en danse, de trop analyser, ça coupe la connexion aussi avec mon corps. C'est-à-dire que je vais rester focalisé dans ma tête. Je vais rester à me raconter mes histoires. Et en fait, je n'arriverai pas à me mettre en mouvement. Je n'arriverai pas à tenter des choses. Et donc, ça va couper ma connexion à moi-même, à mon corps et à ce que je peux faire. Alors que le corps, il sait faire. Il se souvient. Tu as déjà pratiqué des trucs. Tu as déjà tenté des choses. Et souvent, en plus, on oublie que notre corps, il est fait à 70% d'eau. Et que la musique, elle a un effet vibratoire. Et en fait... Quand il y a de la musique qui est en train de se jouer, ça crée des vibrations et des micro-vibrations à l'intérieur de nous et c'est pour ça qu'on a envie de bouger, c'est pour ça que ça nous fait du bien. Donc fais confiance à ton corps, ferme les yeux, écoute la musique, connecte-toi à la musique et bouge. Fais taire ta tête parce que ton corps, il sait beaucoup plus de choses que ta tête. Et souvent, c'est aussi plus pertinent d'écouter son corps que l'histoire qu'on se raconte. Donc ça, c'était la troisième leçon. Le quatrième, c'est le flow naît dans l'imprévu. Vous savez, ce podcast s'appelle No Brain, No Flow. En gros, ne pas travailler son mental ou sa tête, ça ne te permet pas d'avoir de flow. Mais le flow, il naît aussi dans ce qu'on n'avait pas prévu de faire. En gros, sur une vague, quand je suis en surf ou quand je suis sur mon vélo de descente, je suis obligée d'être dans le moment présent pour pouvoir faire face à l'imprévu. C'est-à-dire que je suis dans un environnement qui n'est absolument pas sous mon contrôle. Je suis un petit être humain au milieu de la nature et je joue avec la force de la nature. Les vagues, c'est impossible pour moi de les contrôler. Le fait que le terrain ait des racines ou des cailloux pendant ma descente, c'est pareil. En snowboard, je ne peux pas décider de la qualité de la neige, ni de la puissance du vent. Et donc, je ne contrôle absolument pas l'environnement. Et donc, je n'ai pas d'autre choix que de me mettre dans un état de flow, dans un état où je vais être connectée au moment présent pour pouvoir m'adapter à l'environnement et à ce qui est en train de se passer. Donc, je ne peux pas penser à autre chose. Clairement, je suis obligée d'être dans l'instant. Et en danse, c'est aussi ton meilleur allié. Pourquoi ? Parce que des fois, il se passe des trucs dans la musique qu'on n'avait pas prévus. Parce que quand tu fais de la danse à deux, il y a peut-être des choses que ton leader va te donner en tant que follow qui n'étaient pas prévues. Et la follow, elle va peut-être aussi faire des choses que toi, tu n'avais pas prévues en tant que leader. Et en danse solo, c'est pareil. Il y a peut-être des choses qu'on n'aura pas prévues, que notre professeur nous demandera de faire, des changements dans la musique, etc. Et en fait, le fait de se connecter au moment présent, dans un état vraiment interne où on est là et pas ailleurs, dans cet état de flow. qui ne nous demande pas énormément d'énergie, parce qu'en fait, ce qui consomme de l'énergie, c'est les états de pensée, c'est de penser beaucoup de trucs dans la tête, etc. Et d'avoir juste cette énergie mise dans le moment, en fait, là, tu peux t'adapter à beaucoup de choses, parce que tu es connecté au truc. Imagine, c'est comme si, quand tu es dans ta voiture, tu discutes avec ton conjoint, ta conjointe, puis tu as tes enfants qui sont derrière, qui font un petit peu le cirque, qui se disputent, machin. En fait, tu n'es plus du tout concentré sur la route. et si à ce moment-là, il y a un chevreuil qui traverse la voiture d'en face, elle freine, etc. en fait, ton temps de réaction va être beaucoup plus long. Pourquoi ? Parce que tu n'es pas connecté dans le moment présent. Et donc, en danse, faire taire sa tête et se connecter au moment présent, ça va nous permettre d'être beaucoup plus créatifs, puisque l'imprévu sert aussi à ça, à faire naître de la créativité. La cinquième leçon qui est vraiment importante, je trouve, dans le sport extrême, c'est qu'en sport extrême, il va y avoir des chutes, c'est clair. Mais chaque chute, elle est une leçon. Je peux choisir d'en faire une leçon. Exemple, je suis tombée dimanche. Oui, j'ai mal à ma tête. Oui, j'ai vécu un trauma dans ma tête, clairement. Mais par contre, je n'ai pas perdu quelque chose. J'ai appris un truc. Ce qui s'est passé, c'est que j'ai fait un saut, j'ai décollé les deux roues, j'étais suffisamment haut. Et en fait, j'ai fait l'erreur de mal ratterrir. Je n'ai pas bien planté la roue du vélo. C'est-à-dire que c'est ma roue avant qui a planté en première, ce qui m'a déséquilibrée. et donc je suis passée par devant le vélo et ma tête a frappé la terre. Donc en fait ce que j'apprends de ça... c'est qu'il va falloir que j'aille bosser, rebosser en tout cas mes sauts, rebosser ma technique pour que la prochaine fois, ça n'arrive pas. C'est clair. Et en fait, en danse, c'est pareil. Si je rate un move, si je rate un mouvement, chaque chute est une erreur et je choisis d'apprendre de cette erreur puisqu'elle me donne une indication sur un chemin à prendre ou sur un truc à travailler. Et c'est ça qui est important à se souvenir, c'est que l'échec, finalement, il n'existe pas. C'est l'erreur qui existe. Et qu'est-ce que je fais de cette erreur ? Et c'est un peu comme dans l'entrepreneuriat. On fait des erreurs à la hauteur du risque qu'on a envie de prendre ou qu'on ose prendre. Et donc, en fait, effectivement, plus on prend de risques, plus le taux d'erreur est grand. Mais aussi, plus on se plante grand, plus ça veut dire qu'on a osé prendre des risques grands. Et des fois, on peut aussi être fier d'avoir pris ces risques-là, parce que ça veut dire quelque chose de nous, d'oser prendre ces risques. Et donc, essayer de faire le parallèle en danse. OK, si je rate un truc, si j'ai pris un risque de faire quelque chose, peut-être que ce ne sera pas parfait et c'est 100% sûr que ce ne sera pas parfait. en fait, tu apprends quand même quelque chose, tu auras quand même testé. Et en même temps, ça fait un petit rappel avec l'autre leçon sur la confiance. Tu te rappelles, tu construis aussi ta confiance. Alors oui, de rater, ça fait construire sa confiance. Pourquoi ? Parce qu'on ne s'attarde pas sur le fait qu'on a raté, on s'attarde sur le fait de « ah, j'ai osé le faire » , ce qui est complètement différent. Et là, tu crées un shift dans ta tête. Pour la sixième leçon, pour moi, c'est que tu ne peux pas contrôler l'environnement. Ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est que quand tu fais du sport extrême, Il y a des vagues, il y a la neige, il y a la piste. Tu n'as aucun contrôle de ce qu'il y a autour de toi. Et dans la danse, on est dans un environnement qui est beaucoup plus contrôlé, mais il y a aussi des trucs qu'on ne contrôle pas. Exemple, si tu fais une impro, la musique, peut-être que tu ne l'as pas choisie. Si tu es en danse à deux, peut-être que le partenaire, tu ne l'as pas choisi non plus. Et puis alors, les juges, c'est pareil, on ne les choisit pas. On ne contrôle pas les juges, qu'est-ce qu'ils vont chercher à ce moment-là, les notes qu'ils vont mettre, etc. C'est pas toi qui décide. Et donc, d'accepter qu'on ne peut pas contrôler certains paramètres, ça permet d'accepter justement tout ça et de se focaliser sur, OK, je ne peux pas contrôler tout ça. Par contre, qu'est-ce que je peux contrôler, moi ? Qu'est-ce qui est sous mon contrôle ? Qu'est-ce que je peux gérer ? À quel point est-ce que je vais pouvoir donner 100% de moi dans les choses que je contrôle pour que ce que je ne contrôle pas, peut-être... je puisse gérer, je puisse créer quelque chose, je puisse donner envie au juge de mettre une bonne note, de me sélectionner, etc. Et donc, on ne contrôle pas certains paramètres, mais il y a des choses qui sont sous notre contrôle et je te laisse réfléchir à quoi. Pour la septième leçon, c'est le regard des autres disparaît quand l'instant est vital. Parce qu'évidemment, en descente, si je suis en train de penser à ce que les gens regardent, si je suis en train de me comparer, si je me dis qu'est-ce qu'ils vont penser si je tombe, Est-ce qu'ils vont penser que je suis bien équilibrée ? Comment j'appuie sur mon guide ? Comment je suis sur ma planche ? En fait, je ne suis pas dans l'instant présent. Et je peux mourir, littéralement. Je peux me faire très, très mal. Le sport extrême, c'est un moment d'inattention. Et il peut se passer une faute de carte sur ta planche. Et tu tombes et tu te fais très mal. En danse, c'est pareil. À la différence qu'effectivement, tu ne risques pas ta vie. Mais si tu penses au public, si tu penses... à ce que vont penser les autres. Si tu penses à la prestat de la personne d'avant, si tu penses à « Mon Dieu, il y a encore des gens après, est-ce que je vais être sélectionnée ? » Tu sors du moment. Et donc, quand tu sors du moment, tu ne peux pas donner le meilleur de toi-même et tu diminues ton curseur de « Ok, je voulais donner 100% de moi, et bien en fait, là, je n'y arrive pas. Pourquoi ? Parce que je crée des fuites d'énergie. Et quand je pense à autre chose, en fait, l'énergie, elle va ailleurs. Elle se projette sur ailleurs, au lieu de rester à l'intérieur de moi pour condenser cette énergie et en faire quelque chose. Pour la huitième leçon, c'est l'intensité émotionnelle est un cadeau. Parce que l'adrénaline du sport extrême, ça te donne une énergie de ouf. Des fois, tu vas faire ton sport et tu n'as pas d'énergie. Ou tu bailles, ou tu te dis, mon Dieu, mais comment je vais réussir à le faire ? Jamais, j'ai un peu mal à la tête. Tu vois, tu trouves les micro-excuses là, où tu te dis, ça ne va pas fou. Je ne sais pas si je vais y aller. Et en fait, l'adrénaline qui arrive, il ne te fait penser à rien d'autre. il te crée même de l'énergie et ça c'est assez dingue en sport extrême de dire wow il y a deux minutes j'étais sur mon télésiège en train de bailler et en fait là je peux donner le meilleur de moi sur la piste, c'est incroyable parce que du coup le corps il sait aussi ce qui arrive, du coup il te préserve un peu et après il y a les pics d'adrénaline qui font que boum énergie, on y va, let's go et en danse c'est un peu pareil, genre t'as le stress avant de monter sur scène et le stress tu peux soit en avoir trop trop trop trop, du coup ça crée un excès de cortisol et alors là c'est pas bon parce que Merci. Soit tu deviens paralysé, soit tu es dans un état nerveux trop haut, et donc ta danse ne va pas être qualitative, et tu vas moins la contrôler. Soit ton stress est un peu plus bas. D'ailleurs, je vous renvoie à l'épisode sur la face cachée du stress, pour comprendre que le taux de stress peut être un peu plus bas, pour devenir justement ton essence. Parce que sans stress, ça ne sert à rien d'y aller. Ça veut dire que tu n'es pas en train de faire un truc important pour toi. Le stress, c'est un indicateur. Et il va te permettre aussi de mieux performer. C'est ton essence. La neuvième leçon, c'est il faut accepter de ne pas tout réussir. Parce qu'en fait, en snowboard, en surf et encore, je pourrais même parler de basket, tu ne gagnes pas à tous les coups. Ce n'est pas possible de gagner à tous les coups. Tu vas essayer, tu vas te lancer et tu vas tomber. Et le taux de pourcentage de chute, il est beaucoup plus grand que le taux de pourcentage de ce que tu vas réussir. Et en danse, c'est pareil. Accéter de ne pas tout réussir. Pourquoi ? Parce que tu n'as pas besoin d'être parfait pour être puissant dans ta danse. Des fois, il y a des gens, on voit qu'ils ont un manque technique, mais en fait, ils sont juste incroyables parce qu'ils sont puissants. Ce qu'ils transmettent dans leurs mouvements et tout, c'est assez incroyable. Et donc, accepter de ne pas tout réussir, accepter de ne pas faire 100% parfait, et juste de danser et d'être connecté à cette idée-là et d'oser faire. C'est toujours la même notion, ose, fais. Ce qui me donne envie de vous donner la dixième leçon, je vous avais dit qu'elle était pépite, c'est la liberté arrive quand tu lâches le contrôle. La liberté arrive. quand tu lâches le contrôle. Parce que sur la piste, que ce soit la piste de snowboard, la piste de vélo, la piste de danse, plus tu vas être crispée, plus tu as un risque de blessure assez important. Évidemment, moins dans la danse pour 90% des danseurs, mais plus tu es crispée, plus tu veux maîtriser, moins tu vas ressentir les choses, moins tu vas être connectée à toi. Donc en snowboard, c'est clair que quand je suis tendue, mon risque de chute est grand et donc mon risque de blessure augmente. Mais dans la danse, plus je suis dans la maîtrise des choses et dans Et dans une connexion beaucoup plus dure envers moi-même. Je ne sais pas comment l'expliquer différemment, mais en tout cas, plus je vais maîtriser les choses, moins je vais ressentir les choses. Et on sait qu'on danse pour ne pas mettre de mots dessus et pour ressentir des trucs. Voilà, c'était les 10 leçons que j'avais vraiment envie de vous partager. Alors oui, je prends des risques. Mais à chaque fois que je tombe, que je me relève et que j'affronte une peur, je grandis. Et surtout, je réapprends une chose que je transmets dans tous mes coachings, c'est que la peur n'est pas là pour t'arrêter. elle est là pour te préparer. En fait, la peur, c'est un indicateur. Tu devrais même être super content qu'elle soit là et être gratifiant envers elle parce qu'elle est en train de te dire un truc. Elle est en train de te dire, attention, il y a un danger, prépare-toi. Dans les sports extrêmes, ça m'oblige à être là, à être dans l'instant, à être avec mon corps, mon souffle et ma peur. Et c'est exactement aussi ce que je veux vous donner, vous, à tous les danseurs. C'est la capacité de vous lancer même quand vous doutez. Alors s'il y a trois choses à retenir, ce serait peut-être ces trois choses-là. La première, la chose est normale. Ensuite, la confiance se construit dans l'action. Et puis, le flow naît quand on lâche le contrôle. Et la prochaine fois que vous allez hésiter à inviter quelqu'un à monter en spotlight, à vous lancer, souvenez-vous de ça. C'est exactement dans ce moment-là que vous allez pouvoir grandir. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Si vous pensez qu'il peut aider quelqu'un qui se bloque avec la peur, alors partagez-le autour de vous. Et surtout, si vous voulez soutenir le podcast, laissez 5 étoiles sur votre plateforme. Ça m'aide énormément à faire connaître ce message. Parce qu'au fond, on n'a pas besoin d'éviter la peur. On a besoin d'apprendre à danser avec elle. Merci encore et je vous donne rendez-vous dans le prochain podcast ou sur la piste de danse. A très très vite. Ciao ciao.