- Speaker #0
Et là, j'ai senti un espèce de truc monter, j'ai cru que je me mettais à pleurer pendant le danser.
- Speaker #1
C'est qu'on voit que c'est authentique. C'est pas fake, c'est pas on essaye de faire, on essaye de...
- Speaker #0
Le plus, c'est un peu l'ennemi du danseur.
- Speaker #1
Comment tu te construis à travers l'objectif que tu t'es défini, tu vois, et qui tu deviens à travers lui.
- Speaker #0
Tu peux vite aussi être épuisé et te perdre en chemin.
- Speaker #1
Dans la danse comme dans la vie, tout commence dans notre esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés issues des séances de préparation mentale, des prises de conscience et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressources en tant que danseuse investie. Mon but ? Amener votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, concentration, résilience, motivation et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! A votre avis, qu'est-ce qui fait la différence entre un danseur qui performe et un danseur qui marque les esprits ? Dans cet épisode, j'accueille Teddy Sanchez, professeur de West Coast Swing, All-Star et l'un des rares Français à être monté avec sa partenaire sur le podium du showcase à l'US Open, The Open à Los Angeles. Mais ce qu'on va explorer ensemble, ce n'est pas le palmarès, c'est l'envers du décor. La pression, le mindset, le regard sur soi et l'intention dans la... performance. Vous allez entendre un danseur à cœur ouvert, un enseignant engagé et un humain qui a appris à construire sa danse de l'intérieur. Alors préparez-vous pour un échange riche, authentique et peut-être une nouvelle façon de penser la scène. Salut Teddy, je suis ravi de t'avoir sur le podcast. Merci beaucoup d'avoir dit oui à ma proposition.
- Speaker #0
Avec grand plaisir.
- Speaker #1
On se retrouve là ensemble, on se connaît depuis quelques années maintenant et t'es aussi Merci. Connu comme un danseur, un performeur, tu es reconnu dans le circuit du West Coast Swing en tant que professeur, grand pédagogue, et puis tu vas nous parler aussi un petit peu de ton parcours un peu plus tard, mais avant ça, comment est-ce que tout ça a commencé pour toi justement, la danse, si vous voulez nous en dire un petit peu plus ?
- Speaker #0
La danse au démarrage, au tout début, Ouais,
- Speaker #1
au tout début, début.
- Speaker #0
C'était un grand coup de bol, un grand coup de chance. J'ai un de mes nombreux oncles qui a décidé de m'emmener un mercredi après-midi à la boxe.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je devais avoir 7 ans. 7-8 ans, il voulait m'emmener à la boxe. On arrive dans le gymnase, où justement il y a la boxe, le gymnase fermé. Du coup, on va dans un autre gymnase où c'était le judo, parce que dans la famille, il y a beaucoup de Ausha, de boxeurs et tout. Et du coup, en rentrant dans le gymnase, on passe devant une salle de danse, il y avait un court de bébés danseurs. Je dis, tonton, je veux faire ça. Il dit, t'es fou, ton père, il va me tuer. Et j'ai commencé la danse comme ça, un peu par hasard. Donc j'ai vraiment adoré ça tout de suite, j'ai accroché. Je suis parti un petit peu dans les danses solo, jazz, après j'ai fait pas mal de boogie, de rock acrobatique. Après je suis vraiment parti dans le solo, j'ai fait l'édition conservatoire de Lyon, danse contemporaine, formation en classique, carrière en classique. J'ai fait du ballet, beaucoup de ballet, tous les ballets du répertoire, j'ai dansé beaucoup de pièces de ballet. Et quand je suis revenu un petit peu en France, j'étais à l'étranger, j'ai un ami Maxime Zavé qui m'a dit « Oh là là, il y a une danse de fou qui arrive, le West Coast Swing » . Et j'ai essayé, j'ai accroché et terminé. Je n'ai plus voulu repartir dans le ballet. J'ai enseigné un petit peu, j'ai fait quelques petites créations, tout ça. Mais après, j'ai voulu rester un petit peu sur le web.
- Speaker #1
Ok, c'est dans quelle année ça vous constitue à peu près ? 2008,
- Speaker #0
2009. 2009, par là.
- Speaker #1
Wow, quel parcours. Et ça ne t'a jamais quitté, du coup, aujourd'hui on est en 2025.
- Speaker #0
2025, toujours. Si, j'ai fait une grande pause quand même.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
J'ai enseigné quand même le classique, le contemporain, du ouest aussi, parce que j'ai fait quelques compétitions au début, mais on ne me voyait pas dans le circuit. Je dansais vraiment en fun, tout ça. Et j'aimais déjà commencer à enseigner le ouest, ce que j'avais appris de base correcte, on va dire, et de l'enseigner pour aider un petit peu les gens. J'ai toujours eu cette danse un petit peu pédagogiquement, on va dire, qui était là pour aider les gens, peu importe le style de danse, à comment bien se placer, comment bien se positionner, avec des références de danseurs, de solos. Ce qui leur permettait d'être bien placés, de pouvoir libérer le mouvement de leur corps, peu importe la danse qu'ils pratiquaient. J'adore ça.
- Speaker #1
Ok, plus que « fais ton basique, il est comme ça » .
- Speaker #0
C'est ça. Et du coup, j'ai enseigné presque dix ans comme ça, mais sans trop faire de représentation. Et au bout d'un moment, ce qui m'a vraiment manqué, c'était ça. C'était le show, le spectacle, la représentation, la scène. ça, ça m'a manqué. Performer. Et du coup, je suis revenu il y a maintenant trois ans, trois ans et demi max, je crois, vraiment sur les compétitions. Et voilà.
- Speaker #1
Je me souviens, je ne sais plus à quel événement c'était, je crois que c'était à Lyon.
- Speaker #0
C'était à l'Angels en 2022.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Premier événement où je suis revenu un petit peu faire la compète.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et donc, du coup, tu as commencé la compète et là, tu as atteint un All-Star assez rapidement. On a remis un petit demi, oui. Tu étais très démarqué. Et du coup, est-ce que quand tu as recommencé à re-rentrer dans le circuit, c'était avec quelle intention justement ? C'était d'aller performer, d'aller refaire des shows ? C'était d'aller chercher ça ?
- Speaker #0
Au début, c'était vraiment le Westies Angels. C'est Jérôme, GG, de Marseille, qui m'a dit, écoute Teddy, maintenant, il faut que tu danses. On a besoin de te voir danser, on ne voit pas assez, on a besoin que tu danses, c'est maintenant. Il m'a mis littéralement, il m'a donné mon numéro, il m'a dit allez, au boulot. Et du coup, c'est là où vraiment je me suis dit, il me manquait quelque chose, le fait de, même pas forcément la scène, les lumières, le public, c'était de me retrouver avec une danseuse dans un contexte de perf, si tu veux. Et du coup, de travailler avec, de libérer ton mouvement, d'emmener ta danseuse dans ton mouvement, de travailler ensemble, la construction ensemble. Là, je me suis dit, OK, j'ai envie de faire ça. J'ai besoin, en tout cas, pour le moment, de faire ça. Et ça m'a vraiment donné envie de remettre le pied à l'étrier. J'avais pris beaucoup de poids. Donc, du coup, ça m'a donné envie de reprendre soin de moi, une hygiène mentale, une hygiène physique. d'aller chercher du mouvement, d'aller chercher un corps qui me permettait de me sentir encore mieux, d'avancer, d'avancer, de progresser, toujours progresser. C'est ce qui m'a fait en tout cas.
- Speaker #1
C'est ça que ça a été rallumé justement chez toi, c'est l'aspect dépassement de soi,
- Speaker #0
se reconnecter, me retrouver, me recomprendre de nouveau physiquement comment je fonctionne à travers une danse qui est différente. Parce qu'au début, c'était risible, c'était même chaotique. J'en ai du malin, j'étais tout. coincé du haut, tout tendu, les jambes tendues. Il faut quitter ses jambes pour faire du swing.
- Speaker #1
C'est clair. Deux mondes différents.
- Speaker #0
Et du coup, pour un danseur, c'est aussi se remettre à jour, c'est se comprendre soi-même, comprendre comment on fonctionne à travers des styles de danse différents. Et du coup, ça, pour moi, c'est la vie du danseur doit tourner autour de ça. Avant la Perse, avant tout ça, c'est... de comprendre toi-même et savoir comment tu fonctionnes pour pouvoir donner le meilleur à chaque fois.
- Speaker #1
Cool. J'adore cette vision des choses. Et du coup, justement, quand tu as repris ce chemin, tu ne t'es pas justement arrêté au classique Jack and Jill. Donc, nous, dans les compétitions West Coast Swing, on s'inscrit à une compète en Indosar et on tombe de manière aléatoire avec quelqu'un. Et ensuite, on va performer ensemble. Mais tu as aussi décidé de construire une routine, donc une chorégraphie avec une partenaire. Est-ce que c'était ça, justement, aller chercher ce nouveau challenge ?
- Speaker #0
Alors, au début, j'étais plutôt sur le côté Jack and Jill. Puis, j'avais envie aussi de revenir un petit peu dans l'enseignement, mais plus officiellement, on va dire. Et du coup, le Jack and Jill m'a permis déjà, moi, de prendre de l'expérience en grande dose, très rapide, parce que tu te retrouves confronté à des danseuses que tu ne connais pas forcément sur des musiques. Voilà, tu improvises. Donc, du coup, ça te demande vraiment de progresser, de travailler pour... donner tout. C'est rare d'arriver franchement, même quand t'es danseur classique, t'as une base, tout ça, mais il faut quand même énormément de travail pour monter après en catégorie, en niveau. Et du coup, j'ai voulu me challenger avec les Jack and Jill. J'ai voulu me challenger parce que c'était pas ma zone de confort, l'improvisation, tout ça. Moi, je suis danseur de ballet, donc un ballet, c'est trois heures de temps, trois actes, et tous les actes, c'est des mouvements qui sont... codifié, d'accord ? Et du coup, tu sais où tu vas, du point A au point B de ton ballet. Et du coup, j'ai vu des routines, on a tous vu les routines de Jordan et Tate, on en a vu en Hamilton, de beaucoup, beaucoup de danseurs différents. Et du coup, je sentais que c'était plus ma zone de confort, mais qu'avant, il fallait que je me challenge un peu avec les jacks. Une fois ce challenge fait, j'avais envie de faire une routine aussi. Mais je voulais à tout prix être dans un univers particulier. Je ne voulais pas faire des routines qui ressemblaient à d'autres routines. Pour ressembler à d'autres routines, je voulais faire ça aussi un petit peu à ma sauce. Parce que je baigne dans la danse depuis tout petit et que j'ai ma patte de mouvement contemporain un peu fluide. J'adore travailler là-dedans. Et du coup, ben... J'ai eu besoin, oui, de faire ça, mais je ne savais pas avec qui, je ne savais pas comment. Donc, je restais un petit peu dans les jacks. Et justement, après, j'ai eu des rencontres artistiques avec Dianneva, qui a été complètement folle, parce que même mouvement, ça dansait tout seul. Un mouvement partait et on partait dans des délires. Et du coup, on s'est dit, let's go, pourquoi pas ? Et pourquoi pas essayer de travailler ensemble pour créer quelque chose à nous et non pas créer quelque chose. qu'on voit de partout.
- Speaker #1
Pas du copier-coller, mais de vraiment s'approprier un truc.
- Speaker #0
Une identité artistique, une identité de mouvement. Et du coup, on a décidé de partir sur le côté showcase. En plus, je voulais se tenir à ce que ce soit showcase, alors qu'on n'avait jamais fait de portée. Parce qu'il y a aussi le dépassement de soi dans le côté physique avec les portées. Et ayant été danseur classique, j'adore les portées, j'adore la hauteur. Et justement... travailler sur des portées artistiques plutôt que sportives ou gymnastiques, ce qui ne se fait pas trop non plus, ce qui ne se fait pas spécialement, mais du coup trouver un seul mouvement, un seul mouvement de danse qui va du début à la fin de ta routine et dedans tu as des portées qui, eux, comprennent aussi le mouvement, la montée, la descente aussi, quelque chose qui roule et qui s'arrête à la fin, portée compris.
- Speaker #1
Ok, donc quelque chose de très fluide qui va raconter une histoire.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Vous ne vous êtes pas laissé au hasard ? En tout cas, ce porté n'est pas là parce qu'il faut faire des portées en showcase.
- Speaker #0
Non, une histoire. Et si pareil, on pouvait travailler justement sur l'histoire, le côté émotionnel. C'était très important pour nous parce que justement, on voulait... On avait beaucoup de techniques par rapport à notre passé, mais un danseur, ce n'est pas que de la technique, c'est aussi de l'émotion. Et du coup, on met au service notre technique pour faire passer les choses, faire passer les émotions. Et du coup, on voulait vraiment... aller sur ce côté-là, sur ce terrain-là, parce que c'était notre force, un petit peu à tous les deux, qu'on a essayé de mettre en un couple de danse.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Et si les auditeurs n'ont pas vu la routine, moi, je leur conseille vraiment d'aller la voir, parce que je crois que votre première représentation, ça doit être au West Union, c'est ça ? Et wow, ça a été un truc de fou, parce que dans cette histoire et dans ces émotions, vous avez vraiment, en tout cas pour ma part, réussi à nous emmener avec vous. Et pas juste de faire, on a fait une chorégraphie, la voici techniquement parlant, mais vous nous avez vraiment emmené dans cette vague d'émotions, ce qui est super dur à faire, notamment dans le monde West Coast, parce qu'on apprend à faire des passes, des mouvements, mais bosser l'intention, se connecter à nos émotions, oser les partager et se mettre un peu à nu sur scène, ou jouer un personnage.
- Speaker #0
Se mettre à nu dans un premier exercice pour tous les deux sur la route. Et je me rappelle, West in Lyon, c'était notre Merci. première, j'avais encore mes kilos, je commençais à bien perdre tout ça, mais j'avais encore mes kilos, on n'était pas sûr de nous, on était dans un univers qui, pour nous, était tellement différent par rapport à tout ce qu'on pouvait voir que, ben, on s'est dit, est-ce qu'on a une place ici ? Parce que, ben oui, il y avait, oui, il y a des triples pas, oui, il y a des whips, mais on essaye d'arrondir ça, on essaye de l'emmener sur du compte en courant. Moi, je me rappelle d'une répétition deux jours avant le Westinion avec Dianeva, où on doute, mais on doute, mais alors tu nous forces. On se dit, mais est-ce qu'on a notre place là-dedans ? Est-ce que ça va plaire ? Est-ce que si, est-ce que ça ? Puis dès que tu commences à te dire, est-ce que... Alors oui, c'est constructif pour l'humain, pour la personne, mais c'est assez destructeur ce moment, parce que tu te dis... Et puis on s'est dit, écoute, de toute façon, on l'a fait avec notre cœur, qu'est-ce qu'on risque au pire ? les gens, ils vont être polis, ils vont applaudir. Ils ne vont pas nous jeter des tomates. Ils vont passer un bon moment ou pas, mais en fait, nous, nous là-dedans. Est-ce qu'on va passer un bon moment ? On a construit notre routine. On est content de la montrer. Et même si elle est pas forcément appréciée, elle sera déjà vue, c'est cool. Mais nous, on aura vécu ce moment dans la petite boîte, la scène. Et on sortira déjà content de ça. Déjà, ça sera magnifique parce qu'on l'aura partagé. Cool. Et au final, ça a marché. On ne s'attendait pas à ce que ça fonctionne au Will. On ne s'attendait pas à ce que ça fonctionne à l'US. C'était cool. Incroyable.
- Speaker #1
Justement, avant de basculer sur le côté ça a fonctionné à l'US, c'est vrai que quand tu commences à douter à des trucs, tu peux vite basculer dans la spirale. Et pour en sortir, c'est « Ok, attends, step back » . Et j'aime bien quand tu dis « Ok, mais en fait, on s'est reconnecté à Baranou » . Pourquoi on le fait ? Qu'est-ce qui fait sens pour nous ? C'est quoi qui est important pour nous aujourd'hui ? Est-ce que c'est d'impressionner et de plaire à tout le monde ? Ou est-ce qu'on essaye d'emmener les gens dans notre monde, de l'exprimer ? Ça marche tant mieux, ça ne marche pas.
- Speaker #0
Pour nous, c'était clairement transmettre des émotions. On a vu des routines qui étaient très riches en émotions, que ce soit en classique, en showcase, en raising. On en a vu des très belles, on s'est dit, ça se fait, ça se fait. Et du coup, let's go, on y va, on va à l'US. Elle ne voulait pas. C'est vrai ? Oui, oui, oui. Nous, on a toujours voulu créer nos routines. On s'est fait coacher par Maxime parce qu'on y tenait, parce que mes mouvements, j'ai grandi avec Maxime un petit peu dans la danse contemporaine, tout ça. C'était un très bon ami. On a voulu qu'il nous coache, on a voulu quand même qu'il nous donne sa vision, et il nous a donné sa vision par rapport au Ouest, pour nous emmener vers quelque chose qui nous plaisait quand même, parce qu'il voulait qu'on garde notre identité, mais qui pouvait marcher à l'Ouest. Et du coup, je ne voulais pas au début, je ne voulais y aller. Et puis on a présenté notre routine et ça a marché, mais on a énormément touté aussi avant, parce que tu vas aux Etats-Unis. Tu vas dans l'hôtel de Yes Open, l'hôtel du Swing, du West Coast Swing.
- Speaker #1
C'est-à-dire l'Arref. L'Arref.
- Speaker #0
Et là, on s'est dit la première fois, on est dans YouTube.
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
je l'ai dit. Tu es dans YouTube, tu vois le fond de scène, tu te dis, d'accord, on y est. Et du coup, pareil, il y a une question, est-ce que ça va plaire ? Est-ce que si ? Est-ce que là ? Et puis on s'est dit, tu sais quoi, au pire, on a notre vidéo de notre routine aussi sur YouTube. C'est cool. Et nous, on pourra la voir et on sera content. et en fait juste on la partage aux gens, on partage notre univers on voulait partager notre univers on voulait pas forcément on avait pas le but de toucher les gens on avait pas cette pressentention de se dire on veut toucher les gens mais on veut en tout cas essayer de donner de nous aux gens quand ils ressortent ils se disent eux ils ont dansé avec leur coeur et pas avec leur tête et du coup ça a plu, des gens se sont levés dans la... Pleurer, tout ce qu'on a pu, c'était incroyable. Et au final, ça nous a un petit peu mis une claque, mais ça nous a aussi confortés dans le sens où on avait notre place, notre mouvement avait sa place dans ce milieu-là aujourd'hui.
- Speaker #1
Pas vous en tant que personne, mais vraiment l'identité que vous avez dans la danse.
- Speaker #0
Le mouvement et ce qu'on a réussi à créer, oui. Exactement.
- Speaker #1
Trop cool. Et justement, la vidéo YouTube, on y voit plein de choses. Donc la routine, l'objectif qui est vraiment du coup palpable, puisqu'on peut le voir. Et c'est quoi qu'on ne voit pas ?
- Speaker #0
C'est sûr que quand tu es devant YouTube, tu ne vois pas toute la préparation qu'il y a avant. Et que ce soit la préparation physique, la préparation mentale. C'est du boulot. C'est du boulot, c'est des heures et des heures d'entraînement. C'est des heures et des heures à la salle. C'est des heures et des heures de... de risque parce que tu t'en déportais, que tu n'as jamais forcément essayé. Voilà, il n'y a pas eu d'accident. Ça, c'est cool, on va toucher. Mais c'est des heures de boulot, c'est accepter d'être vraiment... Comment je pourrais dire ça ? C'est accepter d'être à la merci de la danse et de ton art. Parce que tu dois tout donner sans compter. Là, tu ne comptes pas les heures, tu ne comptes pas... l'énergie que tu mets dedans. Et du coup, c'est une grosse préparation. C'est des heures d'entraînement, encore une fois. Et du coup, c'est aussi un gros travail psychologique. Avant, psychologique dans le sens où tu te prépares, psychologiquement et mentalement, parce que tu es stressé. Tu as le stress qui est au pic, au top du top, juste avant qu'il t'appelle. Alors déjà, en plus, il y a la fameuse phrase de Robert Huppert, quand tu entends cette phrase, tu es derrière le rideau. Je te jure, ton cœur, il sort par les yeux, les oreilles, la bouche.
- Speaker #1
Tu avais déjà connu ce stress-là ?
- Speaker #0
Jamais.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Jamais, parce que pourtant, j'ai fait des grandes scènes, où il y avait du monde, j'ai dansé pour le bal des enfoirés, c'est à l'Altonie-Garnier, plein à craquer, donc c'est 30, 40 000 personnes.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Ouais. Mais là, tu as vu ces vidéos sur YouTube, et déjà, ça te fait quelque chose de voir la vidéo. Là, t'es derrière. Tu es dedans, tu es derrière le rideau. Et quand on t'appelle, tu es attendu. Et tu as plein d'enjeux imaginaires. Oui et non, mais tu as plein d'enjeux qui te viennent en tête parce que tu te dis, il ne faut pas que je me foire, parce que du coup, j'ai envie d'en faire mon métier. Donc du coup, tu te dis, il y a un enjeu, si je foire, je ne travaillerai pas. Et du coup, tu t'enfermes dans quelque chose qui est dur, c'est une tension qui est difficile pour un lanceur. Mais en fait... Oui, les gens vont regarder ta prestation, mais on se dit, ils vont voir notre prestation, mais en fait... Ça arrive à tout le monde de soirée, ça arrive à tout le monde de se tromper, et puis les gens se relèvent et ça continue. Et en fait, t'es pas jugé sur une prestation vraiment, t'es jugé sur tout, on s'en est rendu compte un petit peu après, mais sur ce que tu donnes aux gens. Et pas forcément ce que tu fais sur la piste, je veux dire, c'est par rapport à une prestation, à un instant T, à un one shot.
- Speaker #1
Et au résultat peut-être derrière.
- Speaker #0
Au résultat, t'as des routines qui n'ont pas gagné des compétitions, mais qui ont marqué les gens, qui ont choqué les gens. Et en fait, ce n'est pas un résultat qui compte, c'est ce que tu donnes aux gens à ce moment-là. Et pour moi, des danseurs qui font une routine parfaite, c'est cool, c'est bien, c'est du travail. Donc, tu ne peux que féliciter ça. Mais un danseur qui donne une partie de lui, même si la routine est en dessous, c'est une victoire. C'est incroyable.
- Speaker #1
Je vais en dire, en tant que spectateur, c'est un cadeau. C'est hyper précieux parce que...
- Speaker #0
Tu laisses un petit peu les gens rentrer dans ton intimité parce que tu as mis beaucoup de choses entre parenthèses ou sur le côté pour travailler ce moment-là. Et du coup, tu leur permets de rentrer un petit peu dans cette intimité-là. Donc, c'est touchant. Pour moi, c'est canon. C'est cool.
- Speaker #1
Oui, c'est trop beau. Et d'ailleurs, pour vous préparer mentalement, c'était quoi ? C'était revenir un peu à la rationalisation ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Versus tous les enjeux ou les émotions qu'il aurait pu avoir, c'est de se dire, attends, le pire qui peut se passer, c'est quoi ?
- Speaker #0
C'est ça. On en parle, on se dit, et si on se plante, on t'en parle forcément. Je te dis, tu parles de tout en ce moment-là. Et du coup, c'est se dire déjà pourquoi on est là. Oui,
- Speaker #1
ce sera mieux. Et puis, on est parti.
- Speaker #0
OK. On est parti. Donc, comment ça a commencé ? Le jour où on s'est dit, si on faisait une routine. Ça a commencé ici.
- Speaker #1
Entre ce moment-là et... Viens, on va à l'US Open et on y est.
- Speaker #0
Ça a commencé ici même. C'est pour ça que c'est cool de... Ça a commencé ici, au Caralis, sur un stage complètement... Par hasard, on s'est dit, pourquoi pas ?
- Speaker #1
Ça pourrait être rigolo.
- Speaker #0
Et c'est parti de là. Et en fait, on s'est dit, non, on est parti de là, on a travaillé, on a tout donné. C'est déjà une victoire, parce que quand t'as commencé à aujourd'hui, on a déjà... progressé. On a déjà progressé, on a déjà traversé plein de choses à travers la danse, à travers l'émotion dans la construction de la routine. Et du coup, c'est cool. On est là, c'est du bonus en fait. Donc, vient maintenant, on prend tout le positif et on le jette sur la scène pendant 3 minutes. Et du coup, c'est ce qui s'est passé. C'est pour ça qu'à la fin de la vidéo, on pleure parce que je me revois pendant la routine finir le dernier porté. qui était pour moi le côté il faut que ça passe et dernier porté fini il reste 35 secondes de routine je crois, 35 secondes et je me dis maintenant danse, et là j'ai senti un espèce de truc monter, j'ai cru que je me mettais à pleurer pendant que je dansais, parce que pour moi la pression que je m'étais mis pendant la routine c'était les portées, parce que t'es dans la catégorie chockeye, maintenant c'est bon je suis libre je peux danser et du coup tu vois on se fait des fois des barrières on se met des... barrières psychologiques qui sont bizarres. Alors qu'en fait, voilà. Et du coup, c'est assez ouf.
- Speaker #1
Après, t'as tout qui retombe à la fin, j'imagine.
- Speaker #0
T'as tout qui retombe, tu ressors dans les coulisses, t'es content, tu trembles un peu parce que t'as eu une grosse dose d'adrénaline quand même. Cette scène, elle est quand même incroyable. C'est grand, il y a du monde, les gens sont juste devant toi. C'est incroyable.
- Speaker #1
J'accompagne beaucoup de gens qui sont aussi... qui ont des gros objectifs, tu vois, aussi dans la danse. Vas-y, on va à l'US Open, il faut faire X, tel ou tel résultat. Et qui sont vraiment... Je regarde l'enjeu qu'il y a et le résultat que j'ai envie d'avoir. Et qui oublient aussi toutes ces étapes de process, pourquoi on est là, qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on est aussi devenu à travers ça. Parce que j'ai l'impression que du coup, vous avez aussi construit votre identité à tous les deux, tu vois, en tant que danseur. Parce que vous avez grandi aussi avec cette routine à travers les chaînes que vous êtes mises. Est-ce que vous avez... Est-ce que vous êtes... autorisé, j'ai envie de dire, à construire. Parce que, comme tu disais, là, on a envie de mettre notre identité dedans. Est-ce qu'en fait, cette identité-là, cette façon de danser-là, elle a sa place ? Et du coup, de partir avec ce sac de doute de « Bon, on y va, c'est qui tout double ? » Elle n'est pas évidente. Mais de se rattacher à « Ok, c'est quoi le processus par lequel on est passé ? » En fait, on est complètement aligné avec qui on est en train de devenir grâce à ça.
- Speaker #0
Et on s'était fixé aussi la directive au début. On dit « On est tous les deux comme ça. On est des danseurs et des personnes assez simples. On ne veut pas, nous, faire du show. Tu vois, par exemple, pour mes Jack and Jill, je ne fais pas spécialement le show. Alors oui, il y a deux, trois délires où tu tombes sur une follow que tu connais et tu sais que tu as un petit truc en commun, tu vas essayer de le placer parce que c'est le jeu. Mais la plupart de mes danses, que ce soit des prélims ou des finales, je ne danse pas pour faire le show. Je danse juste pour me mettre dans une bulle et passer un moment de partage. Et ça plaît ou ça ne plaît pas. jusqu'à aujourd'hui ça plaît, c'est cool le jour où ça plaît pas, ça plaît pas mais ça me plaira quand même à moi je continuerai de le faire mais on s'est fixé quand même la directive de se dire ok on est deux danseurs comme ça on va dans ce sens là donc c'est bien d'avoir quand même une ligne directive bien sûr que tu vas passer là parce que tu dois te nourrir de beaucoup de choses pour te fortifier j'ai envie de dire Mais du coup, il faut quand même avoir une directive qui est saine au début. On n'a jamais voulu faire la compète pour ni écraser qui que ce soit, ni être les meilleurs. Non. juste pour être bien dans nos baskets, dans ce qu'on voulait faire. Après, oui, tu t'enrichis des choses à droite, à gauche. Oui, sur une compète, on va essayer de performer la routine en mode « Allez, on donne tout, on casse la routine en deux. » Mais pas de mauvaise intention, on casse la routine. C'est-à-dire qu'on essaie de pousser tous les curseurs de la routine et de la prise de risque pour prendre de l'expérience. et puis une autre fois on va se dire on la danse juste cool connectée c'est à dire que la technique c'est pas la priorité l'émotion est la priorité et du coup tu vois tu vas un petit peu piocher ce qui fait qu'à la fin de ta routine au moment où c'est fini la saison et qu'il faut préparer la suivante t'arrives à une routine quand même où tu te sens à l'aise tu peux un petit peu jouer dedans ça c'est cool mais du coup oui en tant que danseur tu prends de l'expérience avec tout ça il faut pas rester figé dans une seule directive, il faut avoir sa directive saine pour moi Et après, s'enrichir un petit peu de tout ce qui est à côté. Travailler avec des coachs, ça c'est cool. Travailler avec des profs qui vont t'apprendre de la technique. Travailler avec, je ne sais pas, faire du théâtre, faire des trucs comme ça. Par exemple, tu vois, sur ce stage-là où j'enseigne, je prends le cours de solo swing. Parce que c'est un enrichissement personnel. Et la danse, il faut que ce soit du kiff. Donc voilà, on s'enrichit comme ça pour nous.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Et du coup, c'est aussi ce que tu trouves, ça alimente ton identité. Tu sais ce qui te plaît, ce qui ne te plaît pas. Tu vas te trouver. Parce que si tu restes dans « Ok, moi, je suis comme ça, point. » Tu te fermes tellement de portes que là, j'ai l'impression que tu fais « Ok, nous, on est comme ça et on a cet alignement-là. » En tout cas, aussi pour toi, c'est comme ça que tu fonctionnes. Et on va effectivement... Tout ce qui est bien à côté,
- Speaker #0
il faut le prendre parce que ça va alimenter ce que tu fais. J'ai travaillé avec beaucoup de pros, que ce soit en cours particulier ou même des fois, rien qu'en conversation autour d'une table. un apéro le soir ou quoi, tu t'enrichis de tout ça. Et c'est bien de prendre des expériences, et c'est bien d'aller voir un petit peu tout le monde, partout. Oui, j'ai mes pro-types, et moi, ce sont des exemples. Si je ne peux pas danser, je vais danser comme ça. Mais non. Je veux apprendre de ce qu'il a pour le rajouter à qui je suis. Parce que danser comme une copie, ça ne fonctionne pas.
- Speaker #1
C'est clair, puis tu perds ton authenticité.
- Speaker #0
C'est ça, tu perds ton authenticité. Donc c'est bien de te développer personnellement. C'est bien de prendre un petit peu chez chacun pour nourrir qui tu es et du coup, pouvoir toi t'épanouir et grandir.
- Speaker #1
Et j'ai envie de dire bravo pour ça, parce que je trouve que ça se revoit dans la routine que vous avez faite. C'est qu'on voit que c'est authentique. Ce n'est pas fake, ce n'est pas on essaye de faire, on essaye de... c'est « Ah ben non, rentre dans mon monde, ça te plaît, ça te plaît pas. » Mais en tout cas, vous arrivez à être super authentique là-dessus. Et j'ai l'impression que c'est aussi ça qui a fonctionné pour vous, en plus de tout ce qu'il y avait dans cette routine, qui est juste incroyable. Moi, vous m'avez eu dedans. Et c'est ce qui fait peut-être que ça a marché pour vous à l'US Open, parce que vous avez fait un résultat assez incroyable.
- Speaker #0
Top 3, c'était incroyable. On ne s'attendait vraiment pas à arriver si haut, surtout avec tous nos doutes et tout. Mais du coup, on a eu le retour du juge. Et justement, ce qui est bien, sur cette année-là, ce qui était bien, c'est qu'on pouvait voir un petit peu les juges après, discuter avec eux. Il y a eu des petits moments avec eux où ils disaient un petit peu ce qui allait, ce qui n'allait pas. Et du coup, c'est super parce que tu sais ce qui va, tu l'entends et c'est cool parce que ça te touche d'après. Ça te touche qu'à partir de ce que tu as créé. quelqu'un puisse te juger, te dire que tu es positif, que tu es pro de cette envergure-là. Et c'est bien aussi qu'ils fassent un retour sur ce qui, pour eux, était amélioré. Donc du coup, tu as envie d'arriver à rien d'après encore. Ça te motive, c'est trop cool. Et c'était incroyable. Top 3, on ne s'y attendait pas. Mais encore une fois, oui, c'est le mouvement qui a plu, c'est cool. Et du coup, ça le fait encore. que c'est quoi ce qu'on disait juste avant, c'est que la mise à jour, elle est importante, d'accord ? Parce que tu as ta directive, il y a le mouvement. Mais du coup, aujourd'hui, ça va être mon troisième. Et l'idée, c'est qu'on a fait déjà deux routines où c'est très mouvement. Du coup, maintenant, on doit montrer qu'on est pro et qu'on doit séduire un petit peu le public et que nous aussi, on aime se challenger et qu'on veut aller dans cette directive-là. Du coup, il faut changer un peu d'univers, il faut montrer que justement, ton parcours où tu as appris un petit peu à droite à gauche, c'est là qu'il va t'y arriver. Il va falloir que tu montres un peu d'autres choses. Et du coup, c'est cool parce que c'est ça, c'est ce qui nous anime tout le temps.
- Speaker #1
Ça se voit quand on parle.
- Speaker #0
C'est ce qui fait que quand tu es sur scène, tu montres plusieurs facettes, mais de la même personne.
- Speaker #1
Ouais, j'adore.
- Speaker #0
Rester la même personne, mais montrer que tu as plein de cartes.
- Speaker #1
Et pas rester sur ton acquis ? Parce qu'en fait, vous auriez pu. C'est super, on fait troisième à l'US Open en Shanky.
- Speaker #0
C'est la même année d'après.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Non, le but, c'est de se mettre à jour, c'est d'évoluer. Et si tu n'évolues pas, avant, tu te lasses. Avant même de lasser les autres, je pense que tu te lasses toi-même. Parce que les autres, ils te voient sur un one-shot, sur un événement. Toi, tu te vois tous les jours dans la salle de danse.
- Speaker #2
C'est clair.
- Speaker #0
C'est pareil.
- Speaker #2
Très bien.
- Speaker #1
Et pssst, je fais une toute petite pause dans notre échange pour te demander un petit coup de pouce. Si tu aimes cet épisode, si tu trouves que ce genre de discussion a de la valeur, prends juste 5 secondes pour mettre 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute. C'est ce qui m'aide le plus à faire connaître le podcast et à continuer d'avoir des invités les plus inspirants les uns comme les autres. Je te dis merci encore pour ton soutien. Et allez, on reprend. Est-ce que vous étiez prêts justement à gérer cette victoire ? Parce que du coup, on parle de... De cette victoire qui est incroyable, même pour le pays de la France, tu vois. Est-ce que vous étiez prêt à gérer ça ? Parce que vous n'étiez pas prêt à être, vous ne vous attendiez pas à être troisième.
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #1
Et est-ce que, émotionnellement, l'après, ça a été quoi pour vous ? Pour toi, en tout cas.
- Speaker #0
Émotionnellement, c'est beaucoup de... Alors déjà, c'est beaucoup d'émotions sur le moment. C'est beaucoup de messages, beaucoup de reconnaissance. Beaucoup de monde qui te croise dans les couloirs là-bas aux Etats-Unis et qui te félicite que tu es arrivé à l'US Open, personne ne te connaissait, tu ne connaissais pas grand monde parce que c'était ton premier. Et puis d'un coup, on te félicite, tout le monde t'arrête, te parle de ta routine. Donc c'est génial, c'est gratifiant. Pour un danseur, c'est cool. Mais du coup, soit tu montes, pour moi, Soit tu montes et tu... T'en fais quelque chose de... C'est-à-dire que tu penses que t'es arrivé.
- Speaker #1
Ouais, comme on dit sur l'acquis et du coup...
- Speaker #0
Soit tu te dis, ok, ok, ok, c'est gentil, c'est très touchant, mais tu te nourris de ça pour te dire, ok, maintenant comment je peux continuer avec ça ? Où est-ce que je peux emmener tous ces compliments ? Comment je peux les emmener dans une direction ? Ça me motive pour travailler encore, travailler encore et travailler encore. Et pas forcément revenir plus fort ou autre, mais revenir et encore toucher les gens. Pas plus. Le plus, c'est un peu l'ennemi du danseur. Tu prends des risques. Quand tu veux faire plus, tu peux te casser la figure en restant poli. Non, juste faire quelque chose. C'est déjà bien. Plus, c'est un ennemi pour moi. Revenir et toucher encore les gens, pour moi, ça suffit. C'est très bien. Et du coup, t'essayes dans un autre univers, t'essayes justement de jouer, comme je disais, c'est la most card tout à l'heure. Et donc, ouais, c'est beaucoup de messages, c'est de la reconnaissance, tu rentres et du coup, c'est beaucoup de pression aussi. Parce qu'être en place ou te retrouver à un endroit, ça te permet d'avoir des contrats, c'est chouette, tu enseignes. Tu es dans le milieu, tu te sens un petit peu dans le milieu. Et j'ai envie de dire, arriver, c'est cool, mais après, il faut rester. Il faut rester si tu en as l'envie, si tu en as le besoin. Nous, moi, en tout cas, je voulais vivre de la danse, je voulais être professionnel. Quand j'ai commencé, j'avais un travail à côté. Et j'avais la routine, le West Coast. Là, maintenant, je suis que je travaille avec la danse essentiellement. Et du coup, quand tu es arrivé, il faut rester. Et du coup, c'est encore un questionnement. Comment la mise à jour, s'enrichir encore, travailler du coup pour te développer toi, pour progresser, pour donner aussi envie aux gens de continuer de te regarder. et de continuer à avoir envie peut-être d'apprendre avec toi. Parce que du coup, si tu as ton identité, ça plaît aux gens. Peut-être que les gens veulent l'apprendre ou s'identifier à toi. Mais j'ai des enseignants qui m'ont dit, « Comment tu fais cette base-là ? Je t'adore ! » Et du coup, soit pareil, tu as envie d'être un performeur à 200%, et tu fais que ça, soit tu as envie aussi de partir dans l'enseignement. Et moi, j'ai utilisé un petit peu ce tremplin pour partir dans l'enseignement, parce que j'adore ça, j'adore transmettre. Je suis quelqu'un de très généreux en cours. J'adore apporter des conseils particuliers et tout ça. Et du coup, l'enseignement à fond, et j'ai envie de m'en servir pour créer une identité, encore une fois, pour la développer et pour aider les danseurs à se développer. L'après, pour moi, je le vois plus comme ça. Même s'il y a eu une deuxième routine sur la performance, tout ça, la performance, c'est une chose, c'est bien. J'ai mon âge aussi, qui fait que ça devient de plus en plus sûr. je veux continuer de performer je veux continuer bien évidemment mais pour moi la presse ça me parle aussi beaucoup d'être dans l'enseignement je veux transmettre, je veux partager ce que j'ai j'ai travaillé des heures en ballet, en classique, dans les conservatoires en opéra et tout pour acquérir cette technique j'aimerais beaucoup la partager dans ce milieu, je ne vais pas leur demander de faire des Merci. des cabrioles, des brises et de volets. Mais voilà, juste un bon placement, une bonne technique, un bon positionnement de genoux, alignement des orteils, des genoux, tout, comment tenir son torse, comment incorporer du mouvement dans le corps des danseurs. Ça, c'est un mode. Et ça, tu vois, il y en a beaucoup qui demandent, justement, en plus des leaders, qui pensent souvent à éviter, mais pas à danser. Et du coup, ce serait cool que dans l'Ouest, les leaders, on leur donne encore plus de mouvements. Parce qu'on a envie de les voir danser encore plus.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Et vraiment de danser pour de vrai.
- Speaker #0
Danser pour de vrai, c'est ça. Mettre ta technique, ta danse au servir du Ouest pour faire du Ouest, bien évidemment. Mais danser vraiment et non pas juste être là pour...
- Speaker #1
Surtout que cette danse, elle le permet. C'est pas comme du rock ou de la salsa privé.
- Speaker #0
On peut s'exprimer. On peut s'exprimer. Il y a tellement d'influence dans West Coast Swing que maintenant, on peut vraiment se permettre de danser tout en respectant le code, bien évidemment, de West Coast Swing.
- Speaker #1
En tout cas, ce que j'entends, c'est que l'après, tous les feedbacks positifs que vous avez pu avoir, toi, tu l'as pris comme un carburant, comme si tu mettais dans ton véhicule, OK, c'est cool, on est arrivé là, on a eu ça, et ça va me permettre d'aller plus loin. Et j'ai même l'impression qu'en fait... tu te reconnectes beaucoup à ce qui fait sens pour moi, à ce qui est important, à ce que je veux. Pour justement ne pas partir... Tout à l'heure, tu as dit qu'il y en a qui partent très haut, très loin parce que ça peut peut-être effectivement booster l'ego, etc. Et te faire un peu monter aux étoiles. Et du coup, la descente derrière est un peu plus...
- Speaker #0
La descente, elle peut être... Parce que voilà, on est danseur, on n'est pas des machines. On est des êtres humains. On est fait d'os, de muscles.
- Speaker #1
C'est pour ça que je coach l'être humain derrière la machine.
- Speaker #0
Oui, exactement. Mais bien sûr, tout peut s'arrêter en deux secondes, dans la danse et dans tout. Comment tu peux te nourrir, t'alimenter pour rester justement quelqu'un de cool, quelqu'un d'honnête avec toi-même, d'honnête avec la danse, avec toutes ces choses-là ? C'est important. Ce n'est pas juste un métier de business ou autre. C'est vraiment, pour moi en tout cas, à la base, c'est un art, la danse. Que ce soit l'Ouest Coast Ring, que ce soit le ballet, c'est un art, c'est de l'art, c'est de la danse. Comment tu peux toucher les gens avec la danse ? dans tous les styles de dentifères. Là, on prend... Il y a beaucoup de routines, mais là, je pense tout de suite à... Mais il y a tout sur les routines. Pour moi, c'est de l'art. C'est une pièce, c'est un tableau.
- Speaker #1
C'est clair. Ce qui fait qu'en fait, ils sont loin, loin, loin devant tout le monde.
- Speaker #0
Pour moi, c'est mon avis. En tout cas, je le vois vraiment comme une pièce où il y a une histoire. Du point A au point B, il y a une multitude de mouvements, mais qui ne font qu'un. Un seul mouvement, les deux ne font qu'un, et voilà, c'est de l'art. C'est du West Coast Swing. Ils ont gagné l'US Open. C'est du West Coast Swing, mais c'est une pièce d'art qu'on peut voir dans des théâtres. sur des scènes.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
c'est incroyable. C'est ça qui est fou et c'est vraiment ce qui m'alimente.
- Speaker #1
J'ai l'impression, peut-être que je les invite sur le podcast, mais que c'est des êtres humains qui sont aussi très connectés à qu'est-ce qui fait sens aussi pour nous dans la danse ? Qu'est-ce qu'on aime faire ? Quel mouvement notre corps aime bien faire ? Qu'est-ce qui nous inspire ? Et qui ont apporté des trucs, justement, dans le West Coast, qui ont ouvert d'autres portes aussi.
- Speaker #0
De toute façon, le mouvement, le mouvement, pour moi, c'est difficile de mentir avec le mouvement. le mouvement réel.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Le mouvement qui te met avec l'émotion, qui te met les poils. C'est difficile de mentir avec ce mouvement-là parce que ça se ressent tout de suite. Ne serait-ce qu'un public, tu l'embarques avec des mouvements des fois simples. T'as tellement de danseurs qui ont des mouvements simples, mais qui embarquent les gens avec eux. Et voilà.
- Speaker #1
C'est ce que je dis souvent, t'inquiète, ton mouvement te trahit en fait. Il y a ton énergie, ta façon de te mouvoir va faire que... En tout cas, moi j'arrive à le percevoir. Ça va, ça va pas, ou effectivement, t'es désaligné, ou en fait t'es en phase avec toi-même, et alors là, ça explose.
- Speaker #0
Bien sûr qu'il y a de la technique. C'est sûr que derrière tout ça, il faut des heures et des heures de travail. C'est beaucoup de travail. La technique, ne serait-ce que de la technique de danse, déjà, comme je te dis, des positionnements. La technique de swing, les techniques du Huesco Swing qui sont difficiles. On ne peut pas se dire je suis danseur de West pur et dur en ayant... Tu vois, moi je ne me considère pas comme un danseur de West pur et dur encore. Parce que j'ai beaucoup de choses à travailler, il manque beaucoup de choses, il manque du swing, il manque tout ça. Alors oui, j'ai du mouvement. Oui, mon mouvement, je le mets dans le Huesco Swing que j'essaye de partager. Je vais kiffer, vraiment. Mais la technique, il faut l'apprendre. Je l'apprends. Je l'apprends à fond. Je prends des stages et quand j'arrive dans les cours de swing, je peux te dire qu'on se moque de moi. Parce que je n'ai pas ça vraiment, vraiment. Donc oui, on a tous des mouvements. Oui, on est des artistes, tout ça, mais on a chacun des plus et des moins. Et c'est important de les bosser.
- Speaker #1
J'adore. Revenir étudiant aussi, continuer de se nourrir, continuer d'apprendre.
- Speaker #0
Je fais une chorégraphie, un solo swing, je fais du charleston, je peux dire que le prof rigole. C'est comme ça, mais c'est cool, ça m'enrichit encore une fois. Et du coup, je ne veux pas arriver à quelque chose de précis, je veux juste travailler à m'améliorer. C'est tout. Parce qu'arriver, c'est quand est-ce que tu es vraiment arrivé.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
C'est pas vraiment.
- Speaker #1
Dès que tu as monté une montagne, il y a une autre montagne souvent derrière. C'est ça, cette image qu'on voit souvent,
- Speaker #0
c'est cool.
- Speaker #1
Complètement. J'ai fait mon dernier épisode de podcast. Là, justement, il y a Tony Robbins qui m'inspire beaucoup, non pas comme gourou, mais en tout cas sur plein de principes qu'il a. Et ce qui te rend heureux, ce n'est pas l'objectif, c'est plutôt comment tu te construis à travers l'objectif que tu t'es défini, et qui tu deviens à travers lui. Et c'est ça vraiment, parce que du coup, tu te connectes à qui tu es vraiment et tu te découvres. Et toi, justement ? en quoi est-ce que tout ce que t'as vécu là cet objectif de fou qui était finalement l'US Open pas prévu au début puis qu'en est devenu un puis ça vous est tombé dessus comme ça cette troisième place etc tu dirais que t'es devenu qui justement en tant que danseur en tant que personne, comment ça t'a enrichi ?
- Speaker #0
Waouh ! Durant tout ce chemin parce que ouais je peux vraiment dire que c'est un chemin c'est un chemin incroyable qui a été fait dans nous ce qui est J'ai parti à droite, à gauche, j'ai rencontré énormément de monde. Ils m'ont tous appris des choses. Ils m'ont tous appris des choses. Et je suis terriblement reconnaissant parce qu'ils m'ont aidé, appris, réappris, je ne sais pas, à me recentrer un petit peu sur qui je suis, là où je veux aller. Et du coup, qui je suis aujourd'hui, j'ai envie de dire... pour semer le doute, j'ai envie de dire, je suis celui qui progresse encore vers la meilleure version de moi-même. Mais qui je suis aujourd'hui ? Je suis juste un danseur qui veut partager sa passion, qui veut partager son savoir. Tout ce que j'ai appris, je le mets à dispo de tous, dans mes cours, dans nos cours. Je veux juste que les gens puissent profiter de ce que j'ai à leur donner, comme moi j'ai pu profiter toutes ces années de... tout ce que les autres m'ont donné aussi. Voilà. Je suis juste cette personne aujourd'hui. Je ne veux pas être ni le meilleur, ni autre. Je veux juste être quelqu'un de cool qui est là et qui fait ce qu'il a à faire, c'est-à-dire ce qu'il a envie de faire, c'est-à-dire danser et kiffer.
- Speaker #1
Ça alimente même le cercle de donner, recevoir, pas forcément redonner à ceux qui t'ont appris, mais aussi à d'autres et enrichir. C'est ça.
- Speaker #0
Je n'ai pas la prétention d'être ni le meilleur, non. Juste quelqu'un de cool qui avance et qui dit « Hey, je te sers la pavue, salut ! » Eh bien, on danse un peu, on kiffe, on s'apprend des choses et puis on se recroisera. Et puis voilà, c'est cool.
- Speaker #1
Ça me fait penser, oui, je t'ai vu un peu faire du swing, et au prof de swing, où tu peux lui apprendre à faire son chouette. C'est ça,
- Speaker #0
il est venu faire du whip avec nous, et du coup, c'est un peu chanvré, c'était chouette, mais il n'empêche que quand il a appris, il a appris. Il a appris nos subtilités de notre danse, et je lui ai demandé, fais voir toi comment tu fais ton whip en lundi. Et du coup, c'est cool. Et ça nous servira un jour.
- Speaker #1
C'est clair. C'est trop bien. j'ai l'impression que c'est le le Le sens même de la danse, si on remonte à... Il y a des années derrière, le sens de la danse, c'est le partage, c'est s'exprimer, c'est...
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que t'aimerais que les danseurs comprennent vraiment, justement, sur la scène, sur le haut niveau, sur l'objectif US Open ? Qu'est-ce que... S'il y avait un truc qu'ils devraient retenir par rapport à tout ça, sur peut-être, je sais pas, l'identité, qu'est-ce que ça... demande comme énergie aussi au niveau mindset mental, au niveau physique. Qu'est-ce que tu voudrais qu'ils comprennent vraiment, ceux qui se lancent dans cette aventure-là, qui rêvent de ça, qui t'ont vu sur YouTube et qui se disent « Ah, je vais faire comme lui ! »
- Speaker #0
Ouais, alors, tu vois, j'ai écrit deux, trois petits trucs. Moi, en tout cas, ce que je veux transmettre, ce que je veux qu'ils retiennent, c'est que le haut niveau, c'est pas juste un résultat. C'est pas qu'un résultat, c'est un état d'esprit, c'est un rapport à toi. À l'autre, à la scène aussi, parce que la scène, j'ai envie de dire, c'est le terrain de jeu. Pas que ça, mais c'est...
- Speaker #1
La scène, c'est le terrain de jeu.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
J'aime cette phrase.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Et j'aimerais vraiment qu'ils comprennent que sans un pourquoi personnel, ben, tu sais pas où tu veux aller. Faut être un petit peu clair quand même avec toi déjà, un minimum clair sur... tes ambitions et savoir où tu veux aller. Parce que si tu n'es pas clair avec tes ambitions, j'ai envie de dire, et c'est bizarre de le dire comme ça, mais tu risques de te brûler, tu risques un moment d'être déconnecté de la réalité. Tu vois, des compétiteurs qui veulent absolument être ci ou être ça, mais qui ne veulent pas fournir le nécessaire, il y a un moment donné où ça va faire un choc et tu perds. Tu perds très vite et très facilement. Fixe-toi tes objectifs. Revoiler, pas forcément... C'est bien d'avoir des objectifs très hauts, très forts, c'est bien. Mais le fait de courir tout ça, toujours après quelque chose, tu peux vite aussi être épuisé et te perdre en chemin. Fixe-toi des objectifs peut-être plus cools, ni trop simples non plus, parce que le challenge c'est bien, mais fixe-toi des objectifs qui vont te permettre déjà de pourquoi pas les atteindre. Et si tu les atteins, tu auras de quoi t'en fixer d'autres. Les objectifs, on peut s'en fixer tous les jours. Sans arrêt, toute la journée, toutes les deux minutes, on peut se fixer un objectif. Mais il faut savoir où tu veux aller. Fixe-toi un objectif, va dans cette directive-là, tu suis ta ligne de conduite et après, tu verras. Et ça se trouve, tu veux aller là, c'est ta ligne de conduite et qu'en court de chemin, tu ne seras pas arrivé encore et elle prendra un autre virage et t'en donnera une autre. Donc c'est pour ça, ne te fixe pas des objectifs oufs, essaye de doser, t'en mets un, deux, c'est bien. 4-5, ça commence à faire beaucoup. J'ai envie de leur dire, vraiment, ça, c'est la scène, la compétition, le showcase, c'est un état d'esprit, c'est un rapport à toi, à l'autre, à la scène, encore une fois. Mais avant tout, c'est un objectif, c'est un rêve. Et donne-toi les moyens.
- Speaker #1
Il ne suffit pas de le marquer sur le papier, je veux faire ça.
- Speaker #0
C'est bien de dire, tu vois, des fois, le plus important, c'est de participer. Oui. bien sûr que le plus important, c'est de participer, mais tout dépend comment tu y vas. Si tu dis que le plus important, c'est de participer, mais que l'objectif de tes succès, c'est de gagner, là, l'ego, il prend un coup, tout ça. Alors, soit tu veux y aller pour gagner, travaille pour gagner, prépare-toi aussi mentalement à ne pas gagner, parce que pas tout le monde gagne. C'est quoi gagner pour toi aussi ? Est-ce que c'est la première place ? Ou est-ce que c'est gagner ton respect ? envers toi-même d'avoir tout donné pour le faire. Il y a plein de victoires aussi. Dans une défaite, tu as quand même des victoires.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Voilà ce que j'ai envie de dire un petit peu, c'est être clair aussi avec ce que tu veux faire, c'est important.
- Speaker #1
Ce que tu veux faire et qui tu es, j'ai l'impression. Trop bien. Ça me fait penser aux ateliers où tout le monde, quand je fais de la préparation mentale, ou même mes coachs, finalement, ils voient la montagne, ils adorent la montagne, ils veulent aller au top, top, top, mais... Il y a plein de chemins différents. Peut-être qu'en fait, au cours du parcours, tu vas voir qu'il y a un autre petit chemin qui est là. Il y a des micro-objectifs, des moments où tu vas t'arrêter, des trucs.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Un step by step, tu vois. Et ensuite, oui, tu vas peut-être réussir à y arriver. Et peut-être qu'en fait, ce sera une autre montagne que finalement tu auras gravi.
- Speaker #0
Et puis, ça se trouve, quand tu seras à deux doigts d'y arriver, tu vas avoir une illumination, tu voudras être peintre.
- Speaker #1
C'est clair. Et c'est OK.
- Speaker #0
Ah oui, c'est OK. C'est pas grave. Tout ce que tu auras,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Tout ce que tu auras à travailler avec la danse, toutes les lignes que tu auras vues dans la danse, tu vas fermer un peu tes yeux, tu vas avoir une routine dans ta tête avec juste des couleurs et des formes et tac, tu vas le peindre. Et ça va cartonner. Qui sait ? C'est clair, j'adore.
- Speaker #1
J'aime trop. Et d'ailleurs, tu parles un peu de créativité et tout. C'est quoi, toi, ton secret pour garder toujours ce flow dans la danse, pour garder cette envie ? T'es connecté à quoi ?
- Speaker #0
J'essaie de rester en accord avec moi-même, connecté à mon mouvement, à ce que je veux transmettre, ce que je veux donner. Est-ce que je veux donner du wow aux gens ou est-ce que je veux juste créer un wow collectif avec ma partenaire ? ça tu vois ça me fait plus rêver je suis pas un danseur qui va aller chercher à regarder le jury déjà je suis trop timide pour ça à regarder le jury dans les yeux au public tu vois pour faire un petit moi je suis dans la bulle avec mon partenaire tu vois limite ça je le dis tout le temps tu vois les finales c'est souvent spotlight je danse seul je m'en passerais bien tu vois c'est toute la compétition qu'on va juger en skate parce qu'en fait t'as tout le monde autour de toi Merci. Et oui, les juges te regardent, ils fixent sur toi, c'est cool, parce que c'est leur job. Mais moi, mon job, en tout cas, sur l'instant T, ce n'est pas d'être repéré par les juges pour faire bien, c'est de faire une belle danse avec ma follow, de nous mettre dans quelque chose de bien, qui va donner confiance au juge de m'envoyer vers la finale. Moi, je le vois plus comme ça. Ce n'est pas que je dois être beau pour que les juges me... Non, je dois prendre soin de ma follow, je dois montrer que je suis un bon leader, que je suis consciencieux dans mon travail. travail, que je prends soin d'elle, que je la chouchoute, tu vois, à la limite, pour dire, voilà, un leader qualité, pour moi, c'est ça, c'est quelqu'un qui amène vraiment sa follow dans les meilleures dispositions pour danser, pour faire quelque chose de bien. Pour garder le flow, déjà, je sais rester moi-même, je fais tout pour rester authentique avec mon mouvement, avec ma patte. Ça plaît, c'est cool, ça plaît pas, c'est cool. Tu vois ? C'est cool, quoi qu'il en soit.
- Speaker #1
Du coup, si tu devais résumer en un mot que tu as envie de transmettre, ce serait quoi ? Ou en un double mot, tu vois.
- Speaker #0
Double mot ?
- Speaker #1
Ouais. Genre, le tips du tips, c'est quoi ? Reste connecté à toi-même ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Les phrases...
- Speaker #0
Ouais. J'ai une phrase que j'ai justement écrite et qui m'a toujours fait écho et qui m'a toujours servi. Dans la danse, c'était un de mes professeurs de ballet quand j'étais beaucoup plus jeune. C'est intéressant, je l'ai écrit, c'est « Choisis pourquoi tu veux le faire et travaille ton mental au temps de la technique. » Parce que c'est là que ça se joue quand ça devient difficile. Ça, c'est quelque chose de vachement important pour moi, c'est vachement formateur. Et j'ai envie de rajouter dedans aussi « Reste qui tu es » . Si tu veux atteindre un objectif qui est difficile ou moins difficile. reste qui tu es pour aller vers cet objectif-là parce que tu vas t'approprier même l'objectif final. Tu vois ce que je veux dire ? Oui. Tu as besoin de jouer à des rôles et à des personnes différentes pour atteindre quelque chose de bien précis. Tu l'atteins, tant mieux. Si tu ne l'atteins pas, tu auras construit quelque chose quand même.
- Speaker #1
C'est clair, ça ne va pas servir à rien.
- Speaker #0
Et au final, c'est toi qui restes, donc c'est cool.
- Speaker #1
Et puis toi, ce n'est pas rien quand même.
- Speaker #0
On essaye.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir partagé tout ça avec nous, Teddy. Moi, je pense que tu vas vraiment inspirer plein de danseurs qui rêvent grand ou qui rêvent petit et surtout qui rêvent grand. Certains, peut-être, qui doutent encore et j'ai aucun doute qu'ils vont trouver de la valeur dans tout ce que tu as partagé. Ça serait cool,
- Speaker #0
ça serait chouette. Ça me ferait plaisir, en tout cas, jusqu'ils trouvent leur route, leur direction. Ça serait chouette.
- Speaker #1
Merci pour ta générosité, en tout cas. Et puis, on te dit à très vite, certainement dans un événement, sur les pistes, au prochain US Open. Au prochain US Open, bien sûr.
- Speaker #0
Il faut continuer, il faut transmettre.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Merci beaucoup. C'était super chouette.
- Speaker #1
Merci à toi. Bye bye. Bye. Et voilà, l'interview est finie. Et si tu es encore là, c'est que quelque chose t'a certainement parlé. Ce que Teddy vient de partager, ce n'est pas juste un retour d'expérience, c'est vraiment un rappel que j'ai trouvé extrêmement puissant. Que la performance n'a de sens que quand elle part de soi. Et même ceux qu'on admire ont encore des combats invisibles à mener qu'on ne peut pas voir. Alors si cet échange t'a nourri, laisse 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute. Parle-en autour de toi ou juste partage l'épisode. Ou simplement prends un instant pour intégrer ce que tu veux vraiment garder de tout ça. Je te remercie encore beaucoup pour ton écoute. Et comme toujours, no brain, no flow. Il est là pour t'accompagner dans ta carrière de danseur. N'hésite pas à le partager autour de toi et à en parler. Et je te dis à très bientôt dans un nouvel épisode. Ciao, ciao.