- Speaker #0
C'était hyper compliqué pour elle d'aller inviter parce qu'elle ne se sentait pas assez douée.
- Speaker #1
On est venu me voir et on m'a dit, je ne sais pas ce que tu as fait dans ton atelier, mais en tout cas l'énergie de la soirée n'est pas du tout la même que celle d'hier.
- Speaker #0
Oui, c'est obligé que la personne changera d'avis. Ça libère plus que la parole, ça libère aussi dans les actions.
- Speaker #1
Dans la danse comme dans la vie, tout commence dans notre esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés ici des séances de préparation mentale, des prises de conscience et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressources en tant que danseuse investie. Mon but ? Amener votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, concentration, résilience, motivation et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! Salut, salut les danseurs, ça y est, on arrive à la fin de la mini-série des interviews et des témoignages des personnes qui avaient justement participé à mes ateliers de préparation mentale pendant le festival 100% Social de West Coast Swing. Et donc je vous propose directement d'aller écouter justement sa voix, ce qu'elle a à nous raconter, puisque son chemin intérieur est vraiment intéressant. Et je suis super reconnaissante que cette personne ait accepté de témoigner et de nous faire... Oui, participer à son voyage intérieur, nous dire ce qu'elle a ressenti et qu'on puisse justement s'en inspirer et prendre les choses qui nous parlent.
- Speaker #0
Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse plonger dans l'épisode avec cette personne et je vous donne rendez-vous à la toute fin. Bonne écoute !
- Speaker #1
Du coup, on est au Carrelli Swing. Il y a quatre ateliers qui sont prévus par rapport à la préparation mentale. Il y en a eu trois de réalisés. Je me souviens t'avoir vu dans des ateliers.
- Speaker #0
Oui. Oui, je te confirme.
- Speaker #1
Lesquels est-ce que tu as fait déjà ?
- Speaker #0
Eh bien, je les ai tous faits. Écoute, je me pose la question. Le premier, c'était le jour des feux.
- Speaker #1
Le premier, c'était le jour des changements de niveau.
- Speaker #0
Oui, changements de niveau. Après, créativité. Non.
- Speaker #1
Social flow, le marketing. Social flow. Là, vous étiez vraiment 88, donc je ne sais plus qui était là. Oui,
- Speaker #0
mais j'étais là aux trois.
- Speaker #1
Oui, tu étais là aux trois. OK. Hier, quatre créativités. Vous étiez près de 60 présents. Ok, cool.
- Speaker #0
Je ne me rendais pas compte du nombre.
- Speaker #1
Oui, c'est assez impressionnant.
- Speaker #0
Je voyais beaucoup de monde, mais je n'aurais pas dit autant en nombre. Top.
- Speaker #1
Ça a donné des trucs très chouettes dans les ateliers, même en termes d'énergie et d'échange. Justement, par rapport à ça, toi, tu as fait les trois.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce que si on les redécompose, qu'est-ce que chacun de ces ateliers t'ont apporté ?
- Speaker #0
Le premier, c'était sur les changements de niveau. Moi, ce que j'ai réellement retenu, c'est le fait que les deux opposés se sont exprimés parce qu'en effet, je ne pensais qu'aux personnes que l'on faisait descendre et qui étaient un peu frustrées et qui n'acceptaient pas. Et en fait, je n'aurais pas pensé aux personnes auxquelles on proposait de monter de niveau et qui se mettaient la pression en se disant « je ne vais pas pouvoir » . Alors que... C'est des cours, on est là pour apprendre. Donc c'est normal de ne pas avoir réellement le niveau. Sinon, on sera encore au niveau supérieur. Donc je n'aurais pas pensé à ça. Et je trouve ça hyper intéressant. Le jeu de ping-pong aussi que tu fais avec la salle, qui permet aussi aux gens de parler de choses qui ne me seraient pas moi venues à l'esprit.
- Speaker #1
Donc ping-pong,
- Speaker #0
c'est quoi ? Notamment le fait de dire, OK, toi tu penses... C'est compliqué pour toi de descendre. Est-ce que quelqu'un d'autre a quelque chose à dire ? Et voilà qu'il y en a un autre qui dit « Moi, en fait, c'est de monter. »
- Speaker #1
Donc, c'est plus d'ouvrir l'espace à chacun vers les questions-réponses.
- Speaker #0
Oui, exactement. C'est vraiment d'ouvrir l'espace à tout le monde pour que tout puisse s'exprimer sans restreindre le dialogue. Ça, j'ai trouvé ça super. Et ce que j'ai trouvé génial, ce que tu as amené à la fin, en fait, c'est de faire comprendre aux gens que ce n'est pas lié à leur niveau ou à qui ils sont, c'est lié aux autres personnes qui font le même stage qu'eux en même temps. Et que si ce stage-là, on le refaisait le week-end suivant, il n'y aurait peut-être pas les mêmes inscrits et ils ne seraient peut-être pas dans le même niveau. Et ça, encore une fois, ça ne me serait pas venu à l'esprit. Le fait de dire que oui, ça ne définit pas en tant que personne, oui. Mais le fait de dire, voilà, c'est aussi... tout l'environnement, je trouve ça génial.
- Speaker #1
Parce que du coup, ça te permet de ne pas le prendre personnellement.
- Speaker #0
Oui, et puis de dire que ce n'est pas parce que je n'ai pas le niveau, c'est peut-être les autres qui sont vachement doués, en fait. Et du coup, je redescends, mais au final, c'est parce que vraiment, on est hyper doués dans ce stage. Et puis voilà. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai. En fonction du niveau des stages, on n'a pas les mêmes groupes de personnes qui se forment.
- Speaker #0
Oui, donc j'ai trouvé ça hyper intéressant. Moi, c'est vrai que je n'avais pas le souci de me poser la question de à quel niveau je dois m'inscrire. Et je pense, en effet, je peux comprendre la problématique pour les personnes. Et je suppose qu'en effet, je me mettrai au niveau inférieur pour ne pas avoir de stress, machin. Et je peux comprendre que les gens puissent se poser des questions et mal le vivre. Donc, le premier, j'ai trouvé ça super à ce niveau-là. Le deuxième, du coup, c'était... Rappelle-moi, tu m'as dit.
- Speaker #1
C'était ici, avec, tu rappelles, les groupes.
- Speaker #0
Et à la fin,
- Speaker #1
c'est la musique Social Flow.
- Speaker #0
Ah, merci. Ah oui, Je crois que c'est le thème sur lequel il y a eu le plus de débats, à l'extérieur. Il y avait pas mal de personnes, moi, de ce que j'ai entendu, qui attendaient réellement, avec impatience, cette thématique-là. Pourtant, je trouve beaucoup exprimé, encore une fois, avec des... pas des images contradictoires, mais des personnes qui disent « moi, c'est ça qui me pose problème » et en fait, tu ne te rends pas compte que moi aussi, ça peut me poser problème. Au contraire, c'est bien si tu le fais ou j'ai peur d'inviter. Moi, en fait, je suis plutôt contente que quelqu'un vienne m'inviter alors que je suis plutôt haut. Je suis plutôt très douée. Je suis dans un haut niveau et toi, tu es dans un petit niveau. Mais en fait, ça me fait autant plaisir que ce soit toi qui vienne m'inviter. plutôt que moi devoir faire la démarche. Je trouvais que ça posait des choses. Il y a plusieurs personnes que j'ai croisées, du coup, qui disaient ça, en effet, c'était hyper compliqué pour elles d'aller inviter parce qu'elles ne se sentaient pas assez douées. Et puis, certainement d'une nature un peu timide, ça les stressait vachement. Et du coup, elles ne faisaient pas. Et en sortant, j'ai été hyper étonnée parce que moi, je n'avais retenu que du positif. Et il y a des remarques qui ont été faites que moi, j'avais prises en positif, qui, à l'extérieur, les personnes les ont interprétées de manière négative. Je te donne des exemples pour être concrète. Il y a une personne qui a dit, moi, j'invite les personnes qui sourient. Ça me paraît normal, logique, parce que c'est tout simplement naturel, me semble-t-il.
- Speaker #1
C'est agréable, l'énergie que tu renvoies.
- Speaker #0
C'est ça. Tu donnes envie, du coup, tout simplement. Et il y a des personnes qui l'ont mal pris. qui se sont senties, je pense, visées personnellement, en disant oui, mais des fois on ne sourit pas parce qu'on est hyper concentré, hyper stressé, ça ne veut pas dire qu'on n'a pas le droit d'être invité, mais on ne se met pas dans la position de la personne en face, qu'est-ce qu'elle peut ressentir de voir quelqu'un de fermé en fait. Et une autre personne qui me disait, oui, ce n'est pas cool de dire que... les personnes qui ont un haut niveau s'imposent des quotas pour inviter des personnes à un niveau inférieur. Ça veut dire quoi ? Alors, quand le quota est fini, on n'a plus le droit de danser. Et moi, je me disais à la base, c'est super parce que, bien sûr, c'est normal qu'étant donné qu'il a un haut niveau, qu'il n'ait pas envie que de danser avec des niveaux plus bas, parce que lui, il a envie aussi de faire des choses un peu plus exotiques, trop exotiques pour les débutants. Ça me paraît logique et c'est plutôt super bien qu'ils se disent, quand même, je partage aussi avec des niveaux plus faibles. Et en fait, ça a été mal pris. Et ce qui m'a étonnée, vraiment, c'est que ces fameuses personnes-là qui m'ont partagé leurs désaccords, leurs contrariétés, eh bien, en fait, le soir même, elles ont fait la démarche d'aller inviter alors qu'elles ne faisaient jamais. Et le côté négatif qu'elles m'ont donné, malgré tout. Elles ont retenu du positif parce qu'elles ont passé le pas, des choses qu'elles ne faisaient jamais.
- Speaker #1
Elles sont passées à l'action.
- Speaker #0
Oui. Et quand je leur ai dit, mais du coup, tu l'as fait ? Tu es allée inviter ? Oh ben oui, je me suis dit, rien à faire. En fait, c'est ça le but.
- Speaker #1
J'ai l'impression qu'elles ont été... En fait, souvent, ce genre de retour-là, c'est surtout qu'est-ce que ça dit de ces personnes. Et j'ai l'impression que ça les a confrontées dans un truc. Là, c'est en train de me piquer émotionnellement. Ça ne me plaît pas. Du coup, en fait, finalement... tu y vas quand même. Tu te dis, ah ouais, tu crois que je ne suis pas capable. Bah, t'inquiète, je suis capable. C'est un peu l'enfant de dire, tu penses que je ne peux pas aller là-bas ? Bah, je vais y aller. Ah, c'est interdit ? Bah, je vais le faire. Tu vois, un peu ce truc, un peu côté rébellion.
- Speaker #0
Ouais, ouais, j'ai vraiment ressenti comme ça aussi. Et le but, en fait, ce que j'ai trouvé génial, c'est qu'au final, même le négatif, s'est transformé en positif et ça a eu, enfin, ton atelier a eu l'impact souhaité. Alors que, en les entendant parler, j'avais... pas l'impression que ça allait être positif pour elle. Donc, j'étais hyper étonnée du retournement, en fait.
- Speaker #1
Et en vrai, c'est des ateliers qui ne sont pas simples, parce que c'est aussi confrontant. C'est pour ça que je te dis, qu'est-ce que ça dit de ces personnes ? Parce que ça confronte à des trucs. Et ce qu'un être humain va penser carrément normal dans sa carte du monde, en face, l'autre être humain, il ne va pas le penser comme carrément normal. Pour toi, ça te paraît logique d'inviter quelqu'un qui sourit ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors que l'autre personne a l'envie d'avoir le droit de ne pas sourire, de quand même être invitée. Et du coup, tu vois, ça la confronte sur son... Attends, je ne suis pas d'accord avec ça. Et c'est là où de voir toutes les quarts du monde de chacun qui se confrontent et de se dire, il n'y a pas que la mienne qui existe, il y a aussi tout ça qui existe. Et du coup, on agit différemment, on pense différemment. Mais qu'au final, en fait, on arrive à utiliser des leviers pour quand même oser inviter et quand même faire. Et bien, c'est cool, c'est différent, mais c'est OK aussi.
- Speaker #0
Oui, vraiment, j'ai ressenti, moi, que les personnes étaient réellement confrontées. Et qu'en effet, comme tu dis, c'était un peu de la rébellion. Je vais faire. Je vais faire quand même. Et je ne sais plus, je sais qu'il y a une troisième personne qui ne se sentait pas à l'aise d'aller inviter des personnes avec un niveau supérieur, parce que c'était un leader. Et je l'ai vue, je ne saurais pas dire si c'est le soir même ou la soirée suivante, mais je l'ai vue faire. Donc, je me dis qu'a priori, sa peur a été peut-être un peu rassurée avec les échanges qu'il y a pu y avoir le soir dans ton atelier. Oui,
- Speaker #1
très bien. Et par rapport au troisième atelier, justement ?
- Speaker #0
La créativité, ça aussi, j'en ai entendu pas mal parler. Il y a des personnes, d'ailleurs, qui n'attendaient que cet atelier-là, qui n'avaient pas envie de faire les autres.
- Speaker #1
On m'a dit tellement. On va dire, la créativité, je veux bien, c'est sûr. Et du coup, toi, ce que tu en as tiré, et effectivement, peut-être les échos que tu as eus ?
- Speaker #0
Alors, moi ce que j'en ai tiré en fait j'ai remarqué depuis que je suis arrivée sur place là que même si j'ai à la base un niveau zéro en arrivant en soirée j'ai pas du tout envie de faire autre chose que de m'amuser donc moi j'oublie les pas je sais même pas au final si par moment ça ressemble à du West Coast ou pas je m'amuse juste parce que moi ça m'éclate de danser et en fait dans ton atelier ça a été la même, c'est tout
- Speaker #1
Cool.
- Speaker #0
Je n'ai pas eu l'impression que ça m'ait poussée vers la créativité, parce que j'ai besoin d'être dans l'ambiance, moi, de la soirée, pour petit à petit, en chine, dans sa deuxième, sa troisième. Puis petit à petit, je vais de plus en plus loin, parce que je me lâche de plus en plus. Mais il y a eu beaucoup de fou rire autour de moi, des petits délires entre partenaires, et j'ai vu que ça apportait une certaine détente. avec les personnes qui étaient autour de moi, qui se permettaient des choses que je n'avais jamais vues faire jusqu'à présent. Donc, je pense que ça a aidé à créer un lien aussi et à se dire, en fait, on peut tous faire son petit délire, même si c'est moche, même si ce n'est pas dans la danse. On est juste là pour rigoler. J'avais l'impression que ça apportait ça, en fait.
- Speaker #1
Se reconnecter au plaisir de danser. Pourquoi je suis là ? Pour m'amuser et partager.
- Speaker #0
et de partager réellement le délire dans lequel je pars parce que la partenaire va essayer de suivre et inversement.
- Speaker #1
C'est cool parce que du coup, moi, les échos que j'ai eus, notamment mardi soir, on est venu me voir et on m'a dit « Bon, je ne sais pas ce que tu as fait dans ton atelier, mais en tout cas, l'énergie déjà de la soirée n'est pas du tout la même que l'énergie de celle d'hier. » Et je dis « C'est cool que tu le remarques parce qu'en fait, je me suis fait la remarque moi-même. » Je regardais les gens danser et déjà, ça n'avait rien à voir avec la veille. Il y avait des trucs qu'il osait faire, il y avait des gens qui étaient plus dans le moment, à partager, à plus s'inviter. Vraiment, on sentait que l'énergie n'était pas du tout la même.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et hier, j'ai un leader qui est venu me voir et me dit « Oh Marine, je crois que je te l'ai déjà dit, mais je vais le redire. » Il m'a dit « Oh là là Marine, ton atelier ce soir, il était vraiment, vraiment dingue. » Et je lui dis « Merci, c'est super gentil. Qu'est-ce que tu as trouvé qui était dingue ? » Et il me dit « En fait, moi, je ne l'ai pas fait. » OK. Comment tu peux me faire un feedback du coup ? Et il me dit « C'est les followers. » les followers elles osent faire des trucs elles s'éclatent, elles sourient elles nous regardent elles invitent et en fait elles nous ont dit c'est l'atelier de Marine en tout cas j'ai compris que je suis avais le droit de faire et d'oser c'est bon on a travaillé sur ça et du coup j'ai envie de faire et ça avait vraiment débloqué des trucs chez elles et chez eux aussi parce que j'ai eu des feedbacks leader. Et du coup, ça crée complètement autre chose. Et ce matin, moi, j'ai pas fait la soirée parce que j'étais trop fatiguée. Mais ce matin, on m'a dit l'énergie de la soirée est encore différente en mode encore plus fun avec encore plus de liens. Et ça crée vraiment un truc au niveau du groupe d'avoir travaillé ensemble dans l'atelier sur ces thématiques-là et d'avoir ouvert cet espace parce que du coup, ça crée encore... On se rattache vraiment. Là, on est là pour danser et pas pour se juger ou se comparer. On vient de danser.
- Speaker #0
Je pense que le fait de faire des ateliers pendant un stage comme ça, sur une période où on vit H24 tous ensemble, ça permet de créer des liens encore plus facilement. Et notamment au niveau de ton atelier créa. Je me rappelle, c'est ce que tu viens de dire qui me rappelle ça, je me rappelle mon voisin leader qui est parti dans un délire avec sa follow. Et ils ont dit, ce soir, on le refait en soirée. Et c'était un mouvement de rap avec la jambe levée sur le côté. Rien à voir. Eh bien, je les ai vus faire en soirée. Et je suis persuadée que s'il n'y avait pas eu ton atelier, peut-être qu'ils auraient rigolé, mais ils ne seraient pas allés aussi loin dans la soirée.
- Speaker #1
En plus, c'est ressorti. Moi, j'ai envie de prendre des fourrures. J'ai envie de rire. J'ai envie de partager. J'ai envie de m'éclater de ma musique. Donc, c'est cool s'ils ont réussi à mettre ça en pratique.
- Speaker #0
Moi, par contre, je ne saurais pas te dire sur l'évolution des soirées, parce qu'en effet, je n'ai pas tout fait. à un moment donné on a un quota de fatigue c'est ça qui est plus compatible avec les soirées et puis quand je suis en soirée je t'avoue que moi les autres n'existent plus tu kiffes ton moment mais ouais les retours que j'ai pu avoir dans les après-midi ou en soirée en croisant des gens ou en entendant des conversations ça apporte réellement quelque chose est-ce que tu penses que c'est complémentaire aux cours techniques qui sont proposés ? Oui, déjà, ça amène une atmosphère différente parce que les gens se sentent plus connectés.
- Speaker #1
Plus connectés à qui ?
- Speaker #0
Plus connectés au reste du groupe parce qu'ils ont partagé quelque chose ensemble en plus. On s'est un petit peu livrés sur nos peurs, le genre de choses qu'on cache en général en société.
- Speaker #1
Tu es connectée à ça, toi aussi ?
- Speaker #0
Oui, tu as raison. En fait, c'était le fait d'avouer à haute voix j'ai peur de ça, ou ça, j'arrive pas à le faire. Et du coup, on s'est un peu livré aux autres, du coup, on se fait plus confiance, ça apporte un cocon. C'est plus un groupe, c'est presque un cocon. Je risque rien, c'est ok maintenant. Moi, je vois ça comme ça, et ouais, c'est complémentaire, et en même temps, ça n'a rien à voir. L'un pourrait vivre sans l'autre, mais le fait d'avoir les deux en même temps, BÊF Ça fait monter la mayonnaise. À la place de vivre dans la crème, là, ça fait la chantilly. La chantilly,
- Speaker #1
j'adore. Technique plus mentale égale chantilly.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Oui, complètement. Ça n'a rien à voir. L'un pourrait clairement vivre sans l'autre. La preuve, les cours de danse vivent depuis beaucoup plus longtemps que les cours de préparation mentale dans la danse. Et la préparation mentale vit aussi sans la danse. C'est pour ça que... Pour moi, les deux ne sont absolument pas incompatibles. Elles sont même ultra complémentaires, en tout cas dans ma vision des choses et comment je l'ai vécue aussi dans tout mon parcours et mon expérience, ou de ce que je vois des gens que j'accompagne. C'est qu'en fait, la technique, c'est super cool d'apprendre des bases. T'es obligée de passer par là, entre guillemets, parce qu'il y a des codes.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Mais de se développer dans l'aspect état d'esprit, mindset, croyance, et arrêter de se raconter des histoires dans la tête qui nous limitent, ça décuple le truc. Et comme tu dis, j'aime bien l'aspect de « Ah ouais, je vais plus loin grâce à ça » . Et même plus vite. Parce que je discutais avec des all-stars récemment qui me disaient, en fait, moi, si j'avais eu ça aujourd'hui, je pense que je n'aurais pas vécu mon... En tout cas, mon passé de danseur ne serait pas le même. Parce que déjà, je me serais autorisée des choses beaucoup plus... Je me serais autorisée des choses plus rapidement, genre d'inviter des gens inconnus. J'aurais peut-être eu moins peur. Et du coup, d'avoir quelqu'un qui m'aide à débloquer ou à dépasser ces trucs-là, je pense que j'aurais avancé plus vite.
- Speaker #0
C'est même transposable en dehors de la danse, mais c'est dans tous les domaines. Quand tu débloques quelque chose, évidemment que tu avances trois fois plus vite. Le fait de débloquer un step, tu te rends compte que c'est le domino. C'était le domino qui bloquait tout le reste.
- Speaker #1
C'est un peu l'image, j'utilise souvent ça pour mes coachés. Au moins, il y a des axes de travail et moi, je vais aller chercher les axes de travail qui auront le plus d'impact dans tes domaines de vie. C'est-à-dire qu'ils vont... Tu tires sur un fil et ça défait la pelote de laine, tu sais, parce que c'était le fil qui faisait que tout était coincé. Et évidemment, après, il y a des autres petits fils à aller tirer, mais il y en a toujours un qui est majoritaire et qui va venir débloquer plein de trucs. Parce qu'au final, c'est le même être humain qui est derrière le danseur, derrière le gars qui va travailler, derrière le partenaire, derrière les parents, derrière toutes nos multicasquettes, tous nos rôles.
- Speaker #0
Oui, et c'est vrai que le fait de travailler les ateliers que tu nous as proposés, en effet, c'est sur la danse, puisque c'est l'univers de la semaine. Mais bien sûr, comme tu dis, ça touche à l'humain. Et les blocages que ça peut aider à défaire dans le milieu de la danse, c'est transposable et obligatoirement, ça aide dans la vie quotidienne.
- Speaker #1
C'est pour ça que c'est confrontant d'ailleurs. C'est parce que je ne suis pas là à vous dire « On va prendre une super passe, machin chose. » C'est « On va parler de ce qui se passe à l'intérieur de toi. On va aller ouvrir la voiture et garder sous le capot. »
- Speaker #0
Tu vois, c'est étonnant parce que toi, c'est confrontant. Oui, tu as raison. Mais bizarrement, je me dis que c'est la porte dérobée de la pièce. Parce qu'en fait, je te dis qu'on va juste voir la danse. C'est un grand chose la danse. Il y en a qui en vivent, c'est ok. Mais dans la vie d'une personne ordinaire, c'est considéré comme un amusement, comme un loisir. Donc, c'est petit dans la part de vie de la personne. Et donc, on va juste regarder ce petit truc-là. Et en fait, ça va avoir un impact sur tout le reste de ta vie. Sur les autres parties de ta vie. Et je trouve que c'est une bonne porte au final.
- Speaker #1
Ça me fait penser à quelqu'un que je coache. C'est rare que je coache des gens qui ne soient pas compétiteurs ou professeurs de danse. J'ai une personne comme ça. Et en fait, elle m'a dit « Wow ! » Je suis venue parce qu'effectivement, la danse, c'est mon hobby. Et je me sens coincée. dedans, pas bien, pas à ma place et j'ai besoin de débloquer ça parce que je ne veux pas arrêter de danser. Du coup, on a travaillé sur différents aspects. Et en fait, elle m'a dit, mais je ne pensais pas que ça allait avoir autant d'impact sur mes autres domaines de vie et sur qui je suis. Parce qu'en fait, la danse prend une petite part chez moi puisque c'est mon hobby, c'est quand ça ne va pas ou ça m'amuse, je vois les copains. Et que ça ait un aussi gros impact sur tout le reste, j'en étais choquée, surprise de se dire. waouh, les bénéfices qu'on découle, c'est un truc de fou. Alors qu'on a été tapé sur le petit truc que je fais deux, trois heures par semaine, plus une soirée par mois.
- Speaker #0
Oui, mais quand on y réfléchit, ça paraît assez logique parce que si on prend plus de plaisir dans quelque chose qui nous fait du bien à la base, on est mieux dans notre quotidien et obligatoirement, ça a un impact.
- Speaker #1
Oui, et puis de toute façon, c'est ça, j'en reviens toujours à la même chose, mais c'est ta façon de penser, ta façon d'agir, tes blocages à toi, tes peurs à toi, ton expérience à toi qui fait que Ça guide tes actions, tes pas, ton mouvement, le corps, comment il parle, est-ce que tu oses inviter, oui, qui, quand, est-ce que tu oses déjà pousser la porte d'une soirée, etc. Ouais, ouais, c'est... Enfin, je suis convaincue. J'adore ça, je le disais tout à l'heure, mais de prendre les gens à un point A et de les emmener à un point A. Je ne sais pas où on va aller, les gars, mais en tout cas, on va bouger de ce point A et de voir juste où on peut aller. Et de toucher vraiment à l'être humain et de voir les bénéfices que ça a dans sa vie, c'est assez fou. J'aime bien l'idée de la petite porte là que tu vas ouvrir et qu'en fait, c'est une petite porte avec un grand impact. J'aime beaucoup. J'aime bien l'image. Je ne l'avais jamais eue comme ça.
- Speaker #0
Oui, en fait, on ne va pas faire grand-chose. C'est un tout petit truc. Mais non.
- Speaker #1
Qu'on sous-estime en plus souvent. Parce que justement, on se dit que c'est un hobby ou quoi. Mais c'est comme le sportif de haut niveau. Oui, je vais le coacher sur sa pratique sportive, son rapport à l'entraînement, mais en fait,
- Speaker #0
c'est l'être humain qui est derrière. Oui, évidemment, ça paraît assez logique. Et je me dis justement que pour des personnes qui n'ont pas réellement conscience ou qui ont peut-être peur de se faire accompagner pour leur vie parce que ça peut faire peur. On a peur peut-être des fois d'ouvrir certaines portes et de voir... de voir le bazar qu'il y a derrière. Vous avez mis tout ça dans le grenier ? C'est ça. Ou, non, tout ça, ça n'a aucun impact, ça n'a aucun intérêt. Je ne sais pas pourquoi. Mais juste, je ne comprends pas pourquoi j'arrive à faire ça en cours, en soirée. Je n'arrive pas à dire, tiens, je vais juste demander de l'aide là-dessus. Parce que ça, ça ne touche pas du tout à la psychologie. C'est pour les foules et tout ça. Bizarrement, c'est justement la petite porte qui amène des fois à se dire, ah, en fait, c'est... C'est sympa peut-être de se faire aider.
- Speaker #1
Moi, j'adore ça. J'adore me faire coacher. J'aime beaucoup l'action, tu vois, et le fait... J'aime pas être bloquée, et pourtant, d'être bloquée, c'est cool, parce que ça te fait remise en question, machin, chose. Et j'aime beaucoup apprendre, et du coup, j'ai fait un podcast là-dessus, c'est genre, il y a tellement d'êtres humains sur Terre, on est tellement tous différents, avec des compétences différentes, avec des expériences différentes, avec des affinités différentes. Par exemple, moi, j'adore le sport, j'adore aussi parler business, j'adore parler de plein de trucs, nature ou quoi. et peut-être qu'en fait il y a une personne qui va adorer complètement autre chose mais ça me sera utile parce que moi c'est pas mon domaine de compétence, c'est pas mon domaine d'intérêt mais pourtant je vais avoir besoin de quelqu'un qui m'aide là-dessus parce que justement en fait déjà je m'y connais pas et ensuite j'ai pas le temps ou pas envie de m'y intéresser mais si j'ai besoin de cette personne je trouve que c'est plus judicieux de me dire allez je vais aller me faire aider par quelqu'un de compétent plutôt que de me dire bah non tu vas aller apprendre toute seule ta théorie et te faire aider par chat GPT tu vois, je me dis Oui.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Une société humaine remplie de plein de trucs, c'est un peu comme l'entrepreneur qui monte sa boîte et qui ne veut pas engager de compta ou qui veut aussi faire les réseaux sociaux et qui veut aussi faire son marketing et qui veut aussi délivrer, qui veut aussi trouver ses clients. Mais en fait, tu peux être compétent partout et ça va demander vachement de temps aussi et au bout d'un moment, ça va être limité dans la croissance de ton entreprise. Et de croire qu'on peut faire tout seul indéfiniment, c'est un peu idéaliste. Et des fois, même... n'osent pas investir. C'est investir, soit à payer un coach ou payer quelqu'un qui va avoir plus de clients. En fait, c'est un investissement, mais pour justement grandir.
- Speaker #0
Pour moi, le fait d'être touche-à-tout, c'est un super avantage, c'est une super qualité, mais on ne peut pas être spécialiste dans tout. Donc, c'est bien d'avoir une vision globale, mais au bout d'un moment, c'est mieux d'aller voir un spécialiste si on a besoin d'aller plus loin dans un certain domaine.
- Speaker #1
Oui, j'aime trop la notion de se dire « Allez, viens, on va plus loin. » « Aide-moi à aller plus loin. » Parce que ça, c'est cool. Et j'en parlais avec un pro justement tout à l'heure. C'est « Moi, je suis spécialiste de cette danse. Je ne suis pas spécialiste de celle-ci. Je vais aller prendre des cours dans celle-ci. Et peut-être qu'en même temps, je vais aussi aider le spécialiste de cette danse-là et lui apprendre c'est quoi les spécificités de ma danse. » Et donc, on fait un échange entre les deux. Plutôt que de regarder des doutos YouTube tous les deux de l'autre côté et se dire « Si, si, je vais y arriver. » Parce que d'avoir du feedback, d'avoir un prof qui t'aide et qui te corrige.
- Speaker #0
on peut tous découpartre au niveau technique parce que justement ça nous aide à aller plus loin dans nos danses et puis c'est tellement plus humain c'est tellement plus nourrissant même en dehors de la danse, d'échanger et de trouver, ah bah tiens en fait on n'a peut-être pas la même danse mais au final c'est la même chose qui nous motive chacun de notre côté je trouve que ça peut aider encore plus à l'apprentissage on s'est un peu égaré
- Speaker #1
si on revient justement aux ateliers du carrévis. Oui,
- Speaker #0
c'était ça à la base.
- Speaker #1
Avec quoi toi tu repars de ces ateliers ?
- Speaker #0
Alors, je pense que ce que je vais retenir le plus, c'est qu'en fait on voit souvent le problème sous un seul angle et on ne se rend pas compte que l'autre en face a le problème inverse. On ne regarde toujours que par son propre prisme. On ne pense pas que l'autre peut avoir le même problème, mais à l'inverse. je pense que je retiendrai ça et le fait que parler se libérer d'une certaine peur ou d'un certain point juste en le en le disant ça libère plus que la parole ça libère aussi dans les actions dans le mouvement qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui hésite à faire un atelier ? qu'on risque rien à essayer ça peut pas nous faire de mal quoi qu'il en soit même si on croit qu'on n'en retirera rien, il faut être curieux juste. Et puis à la fin, on refait un point. C'est obligé que la personne changera d'avis.
- Speaker #1
Donc d'être au moins curieux et de pousser la porte.
- Speaker #0
Oui. Parce que peut-être qu'on en ressentira en râlant, comme certaines personnes l'ont fait. Et puis au final, malgré tout, ça fonctionne.
- Speaker #1
J'adore. Ok. Sinon, avec des prises de conscience qui fait que ça reste.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'ai compris.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Trop bien. Merci beaucoup pour son partage. Je pense que je n'ai pas de plus de temps. Est-ce que tu voulais partager un autre truc ?
- Speaker #0
Non, à la base, je ne pensais même pas partager tout ça.
- Speaker #1
Je vous ai vu partir et j'ai fait « On peut rester encore longtemps. » Merci beaucoup d'avoir pris ce temps avec moi. C'est très cool.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Maintenant, on va aller enflammer le dancefloor.
- Speaker #0
Yes !
- Speaker #1
Voilà, c'est la fin de l'épisode. Je remercie énormément la personne qui a accepté de partager tout ça. J'espère que ce témoignage vous a apporté de la valeur et des choses comme d'habitude puisque c'est aussi le but de vous le partager dans ce média. Si vous sentez que ces partages-là vous impactent et vous apportent des choses, n'hésitez pas à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute. Ça m'aidera à orienter le podcast, à le mieux le faire connaître et du coup à avoir d'autres interviews. avec des invités de marque, avec des invités impactants et des invités qui auront envie de vous partager des choses à travers mon micro. Donc, je vous fais confiance. Cinq étoiles sur le podcast. Je vous remercie du fond du cœur. Et je vous dis à très, très vite dans des nouveaux épisodes ou sinon aussi sur une piste de danse. Allez, prenez soin de vous. Ciao, ciao.