Speaker #0Salut les amis, j'espère que vous allez bien. Je vous fais un court podcast suite à celui que j'ai fait puisque je me rends compte qu'il y a un truc que j'ai pas du tout expliqué et que j'ai très envie de vous expliquer maintenant dans ce rapide épisode. Ça parle des quatre zones qui expliquent pourquoi est-ce que tu progresses ou que tu ne progresses pas. Puisque dans le dernier épisode on a parlé qu'est-ce qui explique le fait que tu te trouves au milieu du choix de si je le fais ou si je le fais pas. Est-ce que je vais à cet entraînement ou est-ce que j'y vais pas ? On a vu qu'il y avait un rôle des émotions et de notre cerveau qui essayent de nous protéger. Mais du coup, je ne vous ai pas fait le lien avec les zones qui expliquent pourquoi est-ce qu'on va progresser ou pas dans notre discipline, peu importe notre discipline d'ailleurs. Et d'ailleurs, c'est beaucoup de choses que des fois, on ne comprend pas. Et donc, j'ai envie de vous expliquer pourquoi vous stagnez, peut-être. Et surtout, c'est un truc que les psychologues, ils appellent les zones de progression. Alors certainement, vous en avez déjà entendu parler. Et si vous en avez entendu parler, restez quand même jusqu'à la fin. Parce que le rappel, c'est trop bien. Le cerveau, des fois, il l'oublie. Et donc, de l'entendre dans la bouche de quelqu'un d'autre, c'est aussi important et intéressant. Et donc, ces zones de progression, en gros, il y a quatre zones dans lesquelles on se déplace tout le temps. Et selon dans laquelle tu te trouves, soit tu vas grandir, soit tu vas rétrécir. Soit tu progresses, soit tu t'éteins. Et donc, la zone 1, c'est la zone de confort. En gros, si je devais tracer... ou le dessiner là sur un petit paint, je ferais une petite croix, je mettrais cette croix à l'intérieur de la bulle, et je dirais, la petite croix, c'est toi, et la bulle, c'est ta zone de confort. Et tout ce que tu sais déjà faire, les mouvements que tu maîtrises, les passes que tu fais les yeux fermés, les sauts que tu réussis à chaque entraînement, c'est ça ta zone de confort. C'est la zone où c'est trop cool, parce que tu sais, c'est rassurant. Ton cerveau, il adore, parce qu'en fait... Il va pas du tout se fatiguer, il a déjà toutes les cartes. Il adore cette zone. Cette zone, du coup, elle a des avantages, puisque ça te permet d'avoir un cerveau qui est régulé émotionnellement parlant, et ça te permet d'avoir une bonne estime de toi, certainement que ta confiance en toi à l'intérieur de cette zone de confiance, elle est forte, peut-être que ton image de soi aussi, mais tout ce qui est aidant à un moment donné est limitant à un autre moment. Parce que le problème, quand tu restes dans cette zone, Eh bien, c'est que tu ne progresses pas. En fait, tu te maintiens, mais à long terme, potentiellement, même, tu régresses, ou alors, en tout cas, tu n'avances pas, quoi. Parce que ton cerveau et ton corps, comme je le disais dans le précédent épisode, pour rappel, ils sont conçus pour évoluer. Et si tu ne les stimules pas, c'est là où ils s'éteignent, et s'éteignent en matière énergétique, feu, tu sais, à l'intérieur de toi, qui brûle ta poitrine, où tu as envie de faire des trucs, tu as envie de créer. tu as envie d'investir quelque part, tu as envie de faire un projet, tu as envie de voyager. C'est ça le feu que je parle, il s'éteint. Et donc ça, c'était notre première zone. La zone de confort, elle est aidante, mais elle est aussi limitante. Pour sortir de cette zone de confort, donc là on a notre petite croix, on a notre première bulle qui est notre zone de confort. Si je devais dessiner une bulle légèrement plus grande que ma zone de confort, je l'appellerais la zone de peur. En tout cas, c'est comme ça qu'elle est nommée, cette zone de peur. Et ça, c'est la première zone, c'est le premier truc que tu rencontres quand tu sors de ta zone de confort. Et c'est complètement normal, j'aime pas du tout dire le mot normal, mais en tout cas, dans une certaine normalité, c'est normal d'y passer. Cette zone, c'est la zone où tu te dis souvent « Oh là là, j'ai peur de me planter, je vais avoir l'air ridicule, les autres ils vont me juger, oh là là, mais je suis pas du tout prête, je suis pas du tout prête. » Et c'est la voix qui va te dire Non mais n'y va pas, tu vas juste te faire mal, c'est effrayant, tu risques de mourir. Je ne sais pas ce qu'elle te dit cette voix à ce moment-là, mais certainement que quand je t'en parle, tu dois te connecter à peut-être un souvenir récent où justement ta zone de peur s'est activée. Et il y a beaucoup de personnes, peut-être toi, je ne sais pas, moi je m'y suis confrontée, qui restent coincées dans cette zone. Parce qu'en fait, on est en train de sortir de notre zone de confort et on tombe dans ce qu'on appelle la peur. Et donc ça donne... Déjà un discours interne qui n'est pas très positif, mais surtout ça vient activer un taux de stress énorme, on commence à avoir mal au ventre, et du coup on retourne très très vite dans notre zone de confort, parce qu'on ne va pas le faire. Non, non, non, c'est là où tu choisis de ne pas le faire. Sauf que quand on fait ça, vous vous rendez bien compte qu'on sort de la zone de confort, on se confronte à la zone de peur, du coup si on rentre dans la zone de confort, on ne progresse pas. Pour progresser, il y a besoin de traverser cette zone de peur pour aller vers la zone d'apprentissage. La zone d'apprentissage, c'est la zone magique ! Parce que c'est là où ton cerveau va créer des nouvelles connexions, des connexions neuronales. C'est là où ton corps va intégrer des nouveaux mouvements, des nouvelles idées, des nouvelles capacités, de la compréhension. C'est là où tu deviens vraiment capable des choses que tu ne croyais même pas capable de faire. Et au début, c'est inconfortable. Mais c'est un inconfort fertile. C'est un inconfort qui vient te transformer. Parce que cette zone, c'est la zone où tu vas venir enfin tenter le saut difficile en pratique. Enfin aller à la première compétition ou à ta compétition, même si tu stresses, même si t'as peur. Tu vas aller prendre ce cours du niveau du dessus. Tu vas aller danser avec quelqu'un qui te challenge. Tu vas aller faire le gala de patinage et tu vas aller présenter ton free solo. Peu importe. Cette zone de confort, c'est ça. C'est la zone où, ok j'ai peur, mais je suis en train de traverser ma peur et je passe à l'action pour aller dans ma zone d'apprentissage. Et le truc de fou, c'est vrai que c'est une zone qui est magique, c'est que plus tu passes de temps dans cette zone, et plus cette zone, elle devient confortable. Et du coup, ton ancienne zone de peur, selon toi, elle devient quoi quand tu la traverses et que tu passes dans ta zone d'apprentissage ? Et bien la zone de peur, elle devient ta nouvelle zone d'apprentissage finalement. Et quand tu passes du temps dedans, tu vois, que tu essayes, que tu rates, tu recommences, t'apprends, t'ajustes, et bien en fait cette zone d'apprentissage devient l'ancienne zone d'apprentissage et se transforme en nouvelle zone de confort. Et c'est comme ça que t'agrandis littéralement ton univers. T'as agrandi ta zone de confort. en traversant ta zone de peur, en ayant le courage de l'affronter, en mieux te préparant, en ajustant, en apprenant, en tombant, en relevant, en observant, en faisant de l'expérience, t'as appris, du coup t'as grandi et donc tu as agrandi ta zone de confort. Et ce qui te paraissait difficile et impossible auparavant est devenu quelque chose d'intégré dans le corps, intégré dans la tête, devenu normal. Et moi je l'ai beaucoup vu... par exemple dans le sport extrême, mais aussi dans la danse, dans l'entrepreneuriat, dans le patin. Il y avait des trucs qui me faisaient peur, dans la course à pied aussi. Il y avait vraiment des trucs qui me faisaient peur, mais parce que j'ai osé m'y confronter, j'ai osé mieux m'y préparer, j'ai appris des choses, je me suis documentée, je me suis faite coacher. Bref, j'ai mis tous les moyens en œuvre pour traverser mes zones de peur, pour aller justement dans ces zones d'apprentissage qui m'ont rendue meilleure. Et aujourd'hui, ma zone de confort... est énorme par rapport à celle d'il y a X années. Et c'est ce que je vous souhaite d'ailleurs. Et il y a une quatrième zone, parce que je vous ai dit, il y en a quatre. Donc on a vu zone de confort, zone de peur, zone d'apprentissage. Et la zone quatre, attention, c'est la zone de panique. La zone de panique, c'est quand tu vas beaucoup trop loin, beaucoup trop vite. Tu sais, c'est quand tu sors de ta zone de confort et que tu zappes. carrément la zone d'apprentissage. Tu t'es dit, ok, j'y vais sans réfléchir et du coup, tu te jettes dans un truc qui, en fait, finalement, était beaucoup trop intense pour toi. Exemple, tu n'as jamais fait de compétition de ta vie et tu t'inscris directement au championnat de France. Tu n'as jamais fait de saut et tu temples le quadruple direct. Tu n'as jamais fait de snowboard et tu vas sur la piste rouge ou sur la piste noire avec les boss. Et c'est terrible ce qui se passe à ce moment-là parce qu'en fait, dans cette zone, Dans cette zone de panique, ton système nerveux, ton cerveau, il disjoncte. Parce que tu n'es plus en train d'apprendre. Enfin, si, tu es en train d'apprendre un truc qui est en train de te traumatiser. C'est-à-dire que tu apprends que prendre des risques est dangereux, tu as fait méga stressé et donc tu es en train de créer un ancrage à l'intérieur de toi qui s'appelle un traumatisme. C'est là où tu risques justement de te blesser, soit mentalement, soit physiquement. C'est pour ça que je parle de traumatisme, parce qu'après ça reste vraiment dans le cerveau, c'est-à-dire que tu vas te souvenir que t'as osé le faire, mais en fait c'est tellement tellement mal passé que plus jamais tu vas oser le faire. Et c'est pour ça que progresser, c'est pas juste se forcer à faire des trucs durs. Et que j'avais envie de faire ce complément d'épisode suite à l'épisode numéro 49 que j'ai fait il y a pas longtemps, et que vous pouvez retrouver sur le podcast, c'est que vraiment, progresser c'est pas se forcer à faire des trucs durs. C'est aussi être intelligent. En fait, c'est doser l'inconfort. Et doser, D-O-S-E-R, pas oser. Du verbe oser quelque chose. C'est le doser. Ok, peut-être qu'aujourd'hui, je peux m'amuser à faire ce petit move. Demain, peut-être que je peux faire un move un peu plus grand. Et tu vois, en fait, tu y vas step by step. C'est-à-dire que tu es conscient qu'il y a des choses que tu ne sais pas. Tu sais que tu ne sais pas. Et même, il y a des choses que tu ne sais pas que tu ne sais pas. Mais tu vas avancer tranquillement et pas trop vite. Tu vas avancer juste assez pour grandir au fur et à mesure et pour créer vraiment une progression qui va être résiliente dans le temps. Parce que quand tu vas beaucoup trop vite, il y a beaucoup moins de robustesse, de résilience par la suite. Et donc, on veut éviter de disjoncter dans le cerveau, on veut éviter de se traumatiser. Donc faites-le intelligemment, le fait de traverser ces zones justement là de peur et de progression, puisque de toute façon, nos peurs ne sont jamais là par hasard. Elles viennent vraiment nous dire des informations qui sont hyper intéressantes. Si vous voulez les étudier avec moi et justement grandir grâce à la préparation mentale, au coaching individuel et personnalisé, vous m'envoyez un petit message sur Instagram et je serai ravie de discuter. avec vous et de voir ce que je peux vous proposer. Et sinon, il y a aussi les petits questionnaires qui sont toujours dans la bio pour que vous puissiez les faire, que vous soyez danseur ou patineur. Il n'y en a pas pour les entrepreneurs, donc envoyez-moi un DM si jamais vous voulez discuter sur Insta marine.valet. Et pourquoi c'était important pour moi de vous parler de ça ? Parce que je pense que la vraie zone de progression, il y a quelque chose qui est important de retenir à ce propos-là, c'est qu'on ne progresse pas dans le confort. Mais on ne progresse pas non plus dans la panique. Là où on progresse pour de vrai, où on devient résilient dans le temps, où c'est de la progression qui reste, voilà. Si tu veux construire une maison rapidement, tu peux, mais peut-être que les fondations ne seront pas solides. Là, on veut que les fondations soient solides. Et donc, il y a besoin de progresser dans la zone d'apprentissage. La zone juste après la peur, juste où c'est inconfortable, mais ça reste gérable, ok ? Et d'ailleurs, c'est ce que les neuroscientifiques, ils appellent le défi. optimale. C'est un défi assez grand pour stimuler, mais assez petit pour rester surmontable. Et c'est ce que je vous parlais avec l'eau froide, c'est-à-dire que je ne vous conseille pas de faire un bain froid à 8°C, à 15°C, non. Faites-le là où c'est suffisamment froid pour se dire, en fait, ça va, c'est ok, je peux rentrer dedans, mais c'est aussi suffisamment froid pour vous dire que c'est inconfortable de rester dedans, mais ça va, je peux rester 3 minutes. Ok ? C'est inconfortable, c'est horrible, mais je peux rester trois minutes, mais pas plus, par exemple. Donc ça va être vraiment votre température à vous. Donc le défi optimal, gardez bien ça en tête, parce que chaque fois que tu vas passer du temps... Pardon, je vous vois, je tutoie, généralement je tutoie très facilement, mais des fois quand on me demande dans Chermise Auditeur, je vois, je dis vous, tu, faut pas m'en vouloir, mais en tout cas, chaque fois que toi tu vas passer du temps dans la zone d'apprentissage... Tu agrandis ta zone de confort. Et je pense que c'est vraiment ce truc-là que j'ai envie que vous vous souveniez, avec le défi optimal, le fait d'agrandir sa zone de confort. Parce que ce qui était impossible hier devient normal aujourd'hui. Et surtout, ce qui nous faisait peur avant, finalement, ça peut peut-être devenir ta routine. Ou ça peut devenir vraiment un truc... T'en rigoleras plus tard, quoi. En tout cas, moi, maintenant, je rigole les pistes rouges. Je peux le dire, en snowboard. Et c'est ça, en fait, la vraie progression. C'est pas la... performance d'un jour. C'est cool de faire la performance d'un jour, mais en fait, c'est surtout l'expansion progressive de ce dont tu es capable. Donc, la prochaine fois que tu ressens de l'inconfort à l'entraînement, ne fuis pas tout de suite. Demande-toi, est-ce que je suis dans ma zone de peur que je dois traverser, que j'ai peut-être envie de traverser pour devenir qui j'ai envie de devenir, ou est-ce que je suis dans ma zone d'apprentissage où je suis en train de grandir ? Bref, pose-toi vraiment ces questions. Prends un petit pas de côté pour te poser, pour te questionner. Et la prochaine fois peut-être que tu te dis que c'est trop dur et que tu ne peux pas le faire, et bien rappelle-toi que c'est trop dur, c'est peut-être exactement la zone où tu vas progresser, dans la zone de c'est trop dur. Et rappelle-toi que dans ton expérience passée, il y a plein de moments où tu t'es dit c'est trop dur, et bien en fait peut-être qu'en y allant step by step, tu y es arrivé. Peut-être qu'en osant faire quelque chose de différent, tu y es arrivé. Bref, l'inconfort ce n'est pas ton ennemi. c'est l'endroit où la transformation elle se passe et puis si tu veux transformer ton mental avec moi, n'hésite pas encore une fois à m'envoyer un petit DM je prends très peu de personnes mais on pourra en parler ensemble, savoir qu'est-ce que je peux te proposer et puis sinon je te dis à très bientôt dans un prochain épisode Ciao