Speaker #0À quel point la prise de risque vaut le coup d'être prise ou pas du tout ? Quand on fait des auditions, on a envie tellement de sortir du lot. Les compétiteurs doivent comprendre aussi ce que les juges valorisent le plus. Est-ce que si je fais une danse simple, ça va être assez solide pour pouvoir être bien classé ? Mais il y a aussi une trop grande prise de risque qui peut coûter la victoire. Ça va être important de savoir quand et comment oser. Dans la danse comme dans la vie, tout commence dans notre esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés issues des séances de préparation mentale, des prises de conscience et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressources en tant que danseuse investie. Mon but ? Amener votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, concentration, résilience, motivation et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! En tant que danseur compétiteur ou quand on passe des auditions, je sais qu'on a tous cette question en tête, c'est quelle est la stratégie que je dois adopter pour être sûr de réussir mon audition ou ma compétition, marquer entre guillemets un maximum de points ou de oui de la part des juges, pour pouvoir ensuite accéder à la finale, voire à un podium, voire à une qualification ou à être retenu lors d'une audition. Dans cet épisode, je vais te parler de ski, de snowboard et de danse. Parce qu'il y a des critères de jugement dans les compétitions qui sont certes très différents, mais qui partagent aussi des points communs, que ce soit sur la prise de risque et sur la stratégie des compétiteurs. Alors restez avec moi, vous allez voir, c'est un épisode spécial et j'ai trop hâte de vous le partager. On est l'hiver 2025, je me trouve à Val Thorens dans une station de sport d'hiver qui est juste incroyable. Et contre toute attente s'y déroule le Freeride World Tour, qui est une compétition référence. Pour les freeriders, que ce soit les skieurs et les snowboarders, ils compétitent de façon individuelle pour pouvoir gagner certains points en fonction de leur classement et, au final, pour pouvoir prétendre au titre de champion du monde de freeride. C'est hyper passionnant et moi j'ai regardé la course, donc je n'y ai pas assisté en réel, mais je l'ai regardé en rediffusion, un peu comme quand on regarde les compétitions de danse, notamment dans le West Coast Swing. Maintenant, on peut les regarder depuis notre chambre d'hôtel ou depuis chez nous quand on n'y est pas, donc c'est incroyable. Du coup, j'ai regardé le Freeride World Tour en live et il y a énormément de choses qui sont venues me frapper en fait, en termes de jugement, en termes de prise en compte des critères et aussi en termes de stratégie de la part des riders en fait. Je vais m'expliquer. Pendant le Freeride World Tour, il y a plusieurs critères qui sont pris en compte pour donner une note finale à chaque individu, donc track skier ou snowboarder. Et les critères, ce sont... la ligne, donc le choix du parcours. Donc en gros, la compétition commence comme ça, ils vont tout en haut au point de départ, à je ne sais pas combien de mètres d'altitude, et ensuite le but du jeu c'est qu'ils redescendent en faisant le plus beau parcours, le plus solide, avec des tricks qui sont contrôlés, et du coup, les critères principaux qui sont notés, ça va être la ligne, donc le choix du parcours, à quel point ils sont fluides, donc la fluidité, à quel point ils contrôlent ce qu'ils sont en train de faire, le contrôle. les sauts et les tricks qu'ils réalisent, et aussi l'engagement qui est la prise de risque pendant la descente. Pourquoi est-ce que je parle de ces cinq critères ? Parce que je trouve que, quelque part, ça rejoint énormément nos choix dans notre danse, notamment ce qui est le contrôle, la fluidité, l'engagement, mais aussi les sauts et les tricks. Donc nous, c'est plutôt des tricks quand on va faire... des lifts ou certains tombés, je ne sais pas, quand on va faire le grand écart, quand on va passer entre les jambes du leader ou inversement quand c'est le leader qui le fait par rapport à la follower. Donc là, je parle notamment pour les danses de couple. Mais pour ce qui est d'une audition de danse solo ou en groupe, c'est pareil, à quel point est-ce que chaque individu va prendre un risque face au juge pour pouvoir avoir sa démarcation ? et tenter de gagner des points parce qu'ils se sont différenciés et qu'ils auront des cartes que les autres danseurs n'auront pas. Et donc en regardant la compétition, il y a des choses que j'ai envie de mettre en lumière, parce qu'en fait, les riders, vous l'avez bien compris, doivent choisir une ligne, et dedans, ça doit allier la créativité, la technique, mais aussi un peu le spectacle quelque part, tout en gérant le risque de chute, puisqu'en fait à chaque chute, ça va annuler toute chance de podium. Donc comme je sais de quoi je parle dans le West Coast Swing, parce que je suis moi-même compétitrice, et que j'ai plus de 100 compétitions derrière moi, je peux vous dire que contrairement au Freeride World Tour, Une erreur, ça n'élimine pas forcément le couple, mais par contre, une mauvaise gestion du risque, ça peut casser l'harmonie, ça peut coûter des points. C'est-à-dire qu'un risque qui nuit à la créativité, à la technique ou à la connexion, et bien parfois ça peut coûter très cher, mais ça peut aussi permettre de faire une première place en fait. Et j'ai des exemples en tête à vous dire, que ce soit lors du French Open, que ce soit lors du Budapest ou... d'autres événements que là je ne les ai pas listés, mais moi je sais qu'il y a des premières places qui me viennent en tête où il y a eu un callback de la part d'un leader ou d'un follower suite à une erreur entre guillemets du leader ou de la follow en face, parce qu'il y a une prise de risque qui a été vraiment hautement risquée, mais parce que ça a été bien récupéré derrière, et bien ça fait marquer des points en couple qui en fait finalement est classé beaucoup plus haut de la part des juges, parce que ça a plu la façon dont ils sont réussis à récupérer la connexion. la fluidité et à créer quelque chose qui était assez remarquable en fait. Ce qui va un peu sur le showmanship quelque part, le charisme, la présence scénique. Et c'est la même chose si on fait une audition, c'est-à-dire que les juges vont aussi apprécier le fait que le danseur ose faire des choses que les autres ne font pas. Et je trouve que c'est ça qui est intéressant à essayer de mesurer en fait, c'est à quel point la prise de risque vaut le coup d'être prise ou pas du tout. Je m'explique. Quand on fait du freeride en snowboard ou en ski, alors moi je ne suis pas du tout experte, je viens de commencer le snowboard, mais par contre je suis assez bien entourée et j'ai eu beaucoup de conversations avec que ce soit préparateurs mentaux, coachs ou par rapport aux athlètes qui faisaient les descentes, ce qui me permet aujourd'hui de pouvoir en parler. Et puis le fait que j'ai aussi cet œil critique et formé par rapport aux différents compétiteurs que je suis de manière visuelle. Et en termes de coaching, j'adore faire le parallèle là. Et donc, c'est pour ça que je me permets de le faire. J'ai l'impression, en freeride, qu'il y a une balance à trouver, en fait, entre miser sur un peu le spectacle. Genre, je vais faire des gros trucs impressionnants, des 360, des backflips. Ou assurer plutôt un run qui est propre. Et de ce que j'ai pu voir, il y a certains riders qui vont choisir une ligne qui est ultra technique. Ils vont faire des jumps qui sont massifs, des tricks qui sont hyper audacieux. Par contre, ces jumps et ces tricks, ils ont un risque de chute qui sont relativement élevés. Et donc, je vous l'ai dit tout à l'heure, une chute veut dire que tu n'es pas classé sur le podium. Et donc, quand il y en a qui choisissent ça, il y en a d'autres qui vont préférer une ligne qui est beaucoup plus fluide, beaucoup plus maîtrisée. Et en fait, ce choix leur permet d'assurer un bon score. sans forcément aller chercher le run qui est le plus spectaculaire, parce qu'ils vont faire une descente qui est juste tellement solide que le score explose derrière. Et donc, c'est hyper intéressant de voir le contraste entre ceux qui sont arrivés sur le podium ou qui ont fait une first place et ceux qui ont été classés beaucoup plus bas. Je me rends compte que ceux qui sont placés, qui sont allés premier ou deuxième, en fait, c'est ceux qui ont réussi à choisir une ligne qui est fluide, qui est maîtrisée, pour assurer le score solide. Et donc... mettre en avant la technique, la fluidité, mais ils ont osé quand même prendre un certain risque sur un ou deux tricks. qu'ils savaient, je pense, maîtriser, avec un risque de chute élevée. Et dans la mesure où ils arrivent à atterrir après ce jump avec un contrôle, ils arrivent à être debout et à repartir, genre tout va bien. En fait, c'est les runs qui éclatent vraiment beaucoup. Et je trouve que c'est vraiment la différence la plus marquante entre les premières places et les dernières. C'est que les juges ont préféré une ligne maîtrisée, propre, contrôlée, fluide. Tu mets... un petit peu de paillettes pendant ton parcours, c'est-à-dire un jump que tu sais que tu maîtrises et que tu vas réussir, et ça éclate le score. Et ceux qui sont plus bas dans le classement, il y en a quelques-uns, je ne vais pas dire que c'est général pour tous, mais il y en a quelques-uns qui ont fait une autre stratégie. C'est-à-dire qu'ils ont choisi une ligne qui est ultra technique, donc ils n'ont pas pris la ligne de descente la plus fluide. Ils ont choisi une ligne ultra technique pour se dire, hey, je vais me différencier et j'ai envie de faire différent, et j'ai envie d'avoir ma marque. Et donc, du coup, ils choisissent cette ligne. À ce moment-là, c'est beaucoup plus technique. Donc, potentiellement, ta fluidité diminue, ton contrôle est peut-être moins solide. Donc, ta note finale, ton score empathie. Et il y a des jumps qui vont être peut-être plus massifs et des tricks qui vont être beaucoup plus audacieux de ce que je vous disais tout à l'heure, avec un risque de chute qui est tellement élevé que, si vous voulez, la dépense énergétique, quand tu prends une ligne ultra-technique, contrairement à une ligne qui est un peu plus fluide, elle n'est pas la même. Et donc peut-être que la source de stress n'est pas non plus la même aussi à ce moment-là. Et on part déjà avec une pression en se disant, il faut absolument que je fasse la ligne ultra technique parce que j'ai envie de faire celle-là et de me démarquer. J'ai envie de gagner, mais voilà, en faisant du dur. Et comme ils sont déjà dans ces conditions-là, que c'est compliqué pour eux, eh bien derrière, quand ils vont faire les jumps et les tricks, il y en a beaucoup où ça n'a pas fonctionné et ça leur va faire perdre énormément de points. Et c'est comme ça qu'ils se retrouvent en bas du tableau. Et j'ai l'impression que... Plus ils vont passer, parce qu'en fait, ils vont tirer au sort aléatoirement. Il y a des snowboarders qui vont passer en premier et des snowboarders qui vont passer en dernier. Pareil pour le ski. Donc, si les premiers qui sont passés ont fait un score qui est relativement haut, et les riders qui vont passer après, il y en a qui vont prendre plus de risques pour espérer décrocher le podium. Et donc, il y a une pression qui se met à ce moment-là chez eux, en mode, oh là là, ils ont réussi à faire ça avec ce score-là, moi, il faut que je fasse plus. Comment faire plus ? Eh bien, je vais faire plus technique. Je vais tenter des jumps que je n'avais peut-être pas prévu de tenter ou que j'hésitais à faire. Et du coup, je vais avoir une prise de risque dans mon passage qui est beaucoup plus élevée que peut-être ce que j'aurais fait si je ne m'étais pas mis la pression à ce point-là. Là où je veux en venir, c'est que le parallèle avec la danse, c'est la même chose. Je trouve qu'il y a un équilibre à trouver dans notre domaine de la compétition. C'est-à-dire que si on regarde les danseurs, que ce soit... Je vais prendre le West Coast Swing. Souvent, c'est un système avec des prélims qui sont en all-skate. des semis qui sont aussi en all-skate, et des finales. Donc là, les finales vont dépendre de format. Ça peut être un all-skate, ça peut être en danse 3x3, 2x2 ou en spotlight. Et en fait, il y a certains danseurs qui vont choisir une danse hyper propre, hyper technique, hyper contrôlée, élégante, donc avec des basiques qui sont ultra maîtrisées. On ne peut pas avoir le doute en tant que juge quand on les voit. On voit tout de suite qu'ils savent ce qu'ils sont en train de danser, en fait, et qu'ils le maîtrisent. Et qui vont aussi maximiser la musicalité et la connexion. Donc en marquant des petits accents. Et s'ils ne marquent pas les petits accents, tu vas voir qu'ils ont compris la structure musicale dans la façon dont ils construisent leur danse. Et ils maximisent aussi, surtout, la connexion. Et ça, on sait que les juges, ils adorent. C'est une danse à deux, on a besoin d'être connectés. Et on travaille énormément sur la connexion. Et en plus, c'est hyper agréable, cette connexion dans le West Coast. Si vous ne l'avez pas tenté d'ailleurs, je vous jure, je ne dis pas ça, mais moi je suis amoureuse de cette danse et franchement c'est à tester parce que ça n'a rien à voir avec toutes les autres danses de coupe. Et puis après il y a d'autres danseurs qui vont intégrer des mouvements aussi qui sont beaucoup plus audacieux, des tricks, des accents qui sont surprenants, remarquables, au risque justement de manquer de fluidité. Et je ne vais pas nommer des danseurs, mais on les remarque tout de suite parce que justement ils ont fait ces choix-là qui sont remarquables. que ce soit En tant que spectateur ou en tant que juge, on ne peut que les remarquer parce qu'ils font des trucs de fous. Et du coup, ils mettent leurs pattes là-dedans. Et là, ils maximisent aussi la musicalité, mais moins proprement que quelqu'un qui a décidé de faire une danse solide avec juste les petits accents et de marquer les changements musicaux. Le truc, c'est que les juges, en général, vont souvent chercher un équilibre entre la prise de risque du danseur et l'exécution qui est propre. puisque c'est quand même ce qu'on demande à la base. Et il y a certains compétiteurs stratégiques qui vont garder leur meilleur move aussi pour la finale. Et du coup, ils vont nous faire des prélimes qui sont juste incroyables. Et par contre, en spotlight, ils vont se permettre d'avoir une danse qui est beaucoup moins propre peut-être, beaucoup moins solide techniquement, mais ils vont intégrer des moves et ils vont se permettre de peut-être à des moments casser cette fluidité, perdre un petit peu le contrôle, et ils vont l'accepter pour pouvoir en fait ajouter une plus-value dans la danse. Il y a des risques qui vont payer et il y a des risques qui vont coûter trop cher. Et du coup, le couple qui est en train de danser en finale va se retrouver dans le bas du classement. Et c'est pareil, en fait, lors d'une audition, il y a des danseurs qui vont préférer faire une audition avec une danse qui est très propre, très solide, techniquement parfaite. Et ça, vraiment, les juges en sont hyper friands parce qu'en fait, à partir du moment où on sait que tu maîtrises ta technique à ce point-là, dans notre tête, tu peux un peu tout faire, quoi, tu vois. Et en fait, la prise de risque va payer si tu as cette technique qui est là, ce contrôle qui est ici, si tu as cette technique, si tu as ce contrôle, et si en plus de ça, tu arrives à mettre des choses qui sont incroyables et remarquables et que tu les contrôles, c'est là où tu vas trouver le combo gagnant et que tu vas avoir un équilibre qui fonctionne en compétition. C'est que j'ai prouvé que j'avais des basiques, que j'avais des basiques propres que je maîtrise. que j'avais la technicité de la danse, ce qui m'est demandé, mais que j'ai suffisamment travaillé, que je maîtrise tout ça et que je le contrôle, que je peux aussi oser faire des moves, faire des tricks qui sont remarquables et du coup sortir du lot en fait. Parce que c'est ce qu'on veut en tant que danseur, quand on fait de la compétition, quand on fait des auditions, on a envie tellement de sortir du lot pour pouvoir être marqué et bien classé que ça peut être compliqué de trouver l'équilibre entre les deux. Et d'ailleurs, je vais faire le parallèle avec le freeride, C'est que quand les gens sont assis en train de faire un spotlight et ils doivent regarder les copains, les autres compétiteurs danser, suivant si tu danses juste après eux ou en dernier, donc tu as vu tout le monde danser et toi tu sais ce qu'ils ont déjà donné, tu sais ce qu'il va falloir que tu donnes pour passer au-dessus de ceux que tu penses premiers, et du coup ta pression interne d'en train de te mettre à ce moment-là juste avant de passer, elle peut aussi être énorme, et ça va aussi te pousser à faire des choses que peut-être tu n'avais pas... envisager de faire en spotlight par exemple c'est à dire réaliser des moves qui te mettent en danger, qui mettent en danger le couple je sais pas ça peut être énormément de choses qui vont juste déstructurer la danse et tu vas juste en faire beaucoup trop alors que ce qui aurait fonctionné à la base c'était une danse propre, une danse solide où il y a de la musicalité qui est là en manière suffisante, une connexion et surtout un teamwork qui fonctionne bien parce que si un des deux danseurs donc là je reviens sur la danse de couple Si un des deux danseurs a juste envie de donner énormément, ça va aussi créer un déséquilibre entre les deux, donc le leader et la follower, et là, la danse, ça ne veut plus rien dire. Et ça, on en voit beaucoup en finale. Et ceux qui classent, ceux qui vont faire des first place, des deuxième place ou des troisième place, c'est clairement les gens qui ont une technique incroyable, qui sont solides. En général, on regarde les danseurs et on dit, ils sont solides, la danse est solide. Une danse solide, c'est une danse qui est maîtrisée, c'est une danse qui est fluide, c'est une danse avec. Quand on les regarde danser, on voit bien qu'ils ont compris quelle était la structure de la musique. Et en plus de ça, ils arrivent à mettre des choses pour marquer des accents, pour marquer des trucs dans la musique avec des mouvements qui sont à eux. Et le risque a été pris. Mais en fait, c'est tellement maîtrisé que c'est OK, ça passe et ça marche. Et ouais, et en fait, c'est pour ça que... J'ai adoré regarder le Freeride World Tour et faire la comparaison avec la danse parce que je trouve que là-dessus, il y a vachement de points communs. Je trouve que l'équilibre entre le risque et le contrôle, c'est vraiment ça la clé. C'est-à-dire que dans les deux disciplines, il y a trop de prudence qui peut donner un run ou une danse qui est plus ou moins classique. J'avais envie de dire fade, mais je vais dire classique. Mais il y a aussi une trop grande prise de risque. qui peut coûter la victoire. Et ce qui est aussi important, c'est de s'adapter à la compétition et aux juges. Les compétiteurs, ils doivent comprendre aussi ce que les juges valorisent le plus à un événement donné, puisque ça peut être complètement différent d'un endroit à l'autre, d'un juge à un autre. Et du coup, je pense qu'il y a aussi besoin de cette clarté vis-à-vis des compétiteurs à donner pour qu'ils puissent vraiment comprendre ce qui est attendu. Et ça me permet de faire le lien avec la préparation mentale, puisque la gestion mentale, dans les deux cas, que ce soit le freeride ou la danse, elle est essentielle. Parce que ça va être important de savoir quand et comment oser, sans tomber dans l'excès. Et ça, ça demande une grande maîtrise du stress, mais aussi ça demande de la confiance en soi. Et en gros, comme vous l'aurez compris, c'est soit je cherche à assurer un score qui est stable, soit je cherche à... tout donner pour pouvoir me démarquer à tout prix. Et du coup, si je vais dans les cerveaux des deux athlètes, le cerveau d'un rider, par exemple, et bien j'imagine qu'il est en haut de la pente et qu'il est en train de visualiser son run et qu'il sait qu'il a le choix entre la ligne plus conservatrice, tu sais, qui est bien exécutée, ou une ligne qui est différente, plus technique, avec un saut qui pourrait l'emmener au sommet, mais c'est aussi un saut risqué qui pourrait tout faire s'effondrer en fait. Parce que, je vous l'ai dit tout à l'heure, une chute égale pas de classement. Et donc son mental joue entre l'excitation, oh là là j'ai envie de tenter quelque chose de grand, et la peur par rapport au risque de chute, au risque de l'échec. Pourquoi pas la blessure ? Parce qu'en vrai, je vous assure qu'un rider qui est en train de descendre en hors-piste, dans les conditions dans lesquelles ils le font, le risque de blessure est quand même assez énorme. Donc en fait, faire un saut, c'est pareil. Ce n'est pas juste je risque de perdre le podium, c'est je risque ma vie. Donc c'est encore autre chose aussi. Et ça, c'est à ne pas négliger aussi dans leur préparation mentale. Et donc c'est important pour eux de gérer leur focus, que ce soit pour éviter la paralysie mentale, mais aussi trop réfléchir. parce que quelque part, ça peut aussi tuer l'instinct. Et du coup, le fait d'avoir un pic de stress qui est énorme, ça peut aussi amener à des choix stratégiques qui peuvent leur coûter des points pendant leur compétition. Si je vais un peu plus dans la tête du danseur, donc là, le cerveau du rider, c'est ce que j'en ai compris à force d'en discuter et d'observer. Dans la tête du danseur, pour l'avoir vécu, mais aussi pour en avoir discuté énormément, c'est que si on prend le danseur West Coast, quand il est en finale, les projecteurs sont sur lui. mais aussi sur le couple. Le danseur, il a répété des accents, il a répété des tricks parce qu'il s'est entraîné. Et il sait pertinemment que si ça ne sort pas de manière propre et contrôlée, il va perdre des points. C'est-à-dire que les juges ne vont pas en vouloir te mettre sur la première place. Et donc, il y a aussi une adrénaline qui va monter. Et quand l'adrénaline d'un être humain monte, il faut savoir que le partenaire, il va aussi ressentir la tension et donc ça impacte le couple. Et donc, le gros défi du danseur, ça va être d'apprendre à rester dans le moment. de se connecter à la musique et de ne pas se laisser piéger justement par le doute. Par le doute de, mon Dieu, est-ce que si je fais une danse simple, ça va être assez solide pour pouvoir être bien classé ? Ou est-ce qu'il faut que je donne le tout pour le tout et que je plaque tout ce que je sais faire, quitte à manquer de maîtrise parfois ? Ou est-ce que j'arrive finalement à bien trouver l'équilibre entre la technicité, le timing, la construction de ma danse et quand même la musicalité ? Et puis mettre des choses qui sont remarquables. où tout le monde va dire « Ah ouais, carrément, c'était trop cool, tu vois, et ça fait la différence dans une danse. » Après, j'ai une autre question qui m'est venue en tête, parce qu'en fait, à force de regarder ces riders qui faisaient toutes ces descentes, il y en a qui m'ont impressionnée, il y en a qui m'ont fait peur, tu vois. Et quand j'ai regardé les danseurs, c'est pareil, il y en a qui m'impressionnent de dingue par ce qu'ils osent faire. Et donc, la question qui me vient, c'est « Pourquoi certains osent et d'autres non ? » Et en fait, c'est très simple. C'est juste que le cerveau humain, il est programmé de base pour éviter le danger. C'est-à-dire qu'on a notre cerveau reptilien qui fait que grâce à lui, on a réussi à survivre jusqu'à maintenant, depuis que l'être humain existe, parce qu'on ne s'est pas battu contre un tigre, qu'on a réussi à se cacher quand on avait une menace qui était là, qu'on ne va pas aller risquer notre vie inutilement. Et donc, face à un danger, soit on fuit, Soit on fait le mort, soit on se bat dans la mesure où on est suffisamment prêt à se battre. Et donc, grâce à cet instinct de survie, l'être humain existe encore, mais il faut savoir qu'on l'a toujours à l'heure actuelle. Et maintenant, ce n'est plus un tigre devant lequel il va falloir faire face, c'est plutôt face au stress. Le stress, il procure exactement la même chose dans notre tête que si on se trouvait face à un tigre et son défense. Et donc, comme notre cerveau est programmé pour éviter le danger, C'est un réflexe qui peut devenir un frein quand on est en train de faire une compétition sportive. C'est-à-dire que si l'enjeu devient une menace, la peur vient prendre le dessus et cette peur va limiter la prise de risque. Je vous explique pourquoi. En fait, la peur va prendre le dessus et limiter la prise de risque. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les meilleurs compétiteurs ont une approche qui est différente par rapport à ça. Soit ils l'ont travaillé consciemment ou inconsciemment, mais en général, il y a eu une reprogrammation de leur rapport à la peur et donc il y a leur croyance qui a complètement changé. C'est-à-dire qu'au lieu de voir le risque comme une menace, ils le voient comme une opportunité. Et grâce à ça, ils vont avoir une tolérance face à l'incertitude qui est plus élevée et ils vont aussi accepter qu'un trix ou une figure, elle puisse ou pas fonctionner. Et ils vont quand même choisir d'y aller, parce que pour eux, c'est une opportunité. Ils se disent « Ouais, mais attends, moi, ce que je vois, c'est que si je le réussis, juste ça éclate le score et je gagne. » Donc, j'ai plus envie de le faire, et ça s'applaisse plus dans la balance que de ne pas essayer et de ne pas prendre l'opportunité. Et pour avoir un bon mindset en compétition, ce n'est pas d'y aller en se disant « Je vais finir premier et gagner à tout prix » , c'est plutôt de se dire que l'échec, il fait partie du jeu, que la peur, c'est un signal, ce n'est pas un obstacle, et ça va nous éviter d'être paralysés physiquement. Et surtout que la prise de risque doit être calculée, pas impulsive. Il y a des prises de risque qui sont faites de manière très spontanée et qui fonctionnent. Est-ce que c'est du facteur de la chance ? Peut-être. Mais la prise de risque doit être calculée, parce que si elle est faite avec une trop grande démesure et de manière non contrôlée, on finit très facilement en bas du classement. En freeride, on peut mourir. Et puis dans la danse, on ne fait juste pas assez pour aller atteindre le podium qu'on cherche à atteindre. Pour ce qui est de l'improvisation, en danse solo par exemple, comme en freeride en fait, il va falloir jongler entre le contrôle et le lâcher prise. Et donc ça veut dire jongler entre assurer un mouvement, mais aussi oser un geste qui est plus risqué pour pouvoir marquer les esprits. Ce que je trouve intéressant, c'est que dans la danse solo, en fait, le danseur va explorer son flow, il va tester les accents, il va jouer sur la musique. Il peut aussi assurer des moves qu'il va maîtriser. et tenter une prise de risque, donc une figure complexe, une musicalité inattendue, un changement d'énergie qui est soudain. Et donc, en gros, sa performance, elle va dépendre de ça, mais surtout de sa capacité à être dans l'instant et donc à gérer l'incertitude. Parce que s'il reste dans les doutes pendant toute sa performance, ça va être très compliqué. Et donc, comment est-ce qu'on fait face justement à l'inconnu ? Comment est-ce qu'on peut travailler ça ? Le but, c'est d'anticiper sans surcontrôler. En gros, quand on est un freerider, un danseur, solo ou à deux. L'idée, si on veut improviser avec fluidité, c'est d'avoir une base solide, donc technique et répertoire de mouvement, mais c'est aussi de s'entraîner à se lâcher progressivement et donc dépasser la peur de l'erreur, la peur de mal faire, la peur de qu'est-ce que les autres vont en dire, et d'accepter que tout ne soit pas parfait. Parce que si on n'accepte pas que tout ne soit pas parfait, comment est-ce que tu veux oser expérimenter en fait ? C'est pas possible. Et c'est ok d'expérimenter parce que s'il n'y a que comme ça que tu vas savoir ce qui fonctionne, il n'y a que comme ça que tu vas progresser et apprendre de nouvelles choses. Et il n'y a que comme ça que du coup tu vas agrémenter soit ton run, soit ta compétition et ta danse. Je parle beaucoup de compétition, mais en fait, même en danse sociale, on est là pour expérimenter des trucs. Et la danse sociale, elle sert à ça. Les entraînements, ils servent à ça aussi et les cours. Et en fait, si on ne s'autorise pas à prendre des cours, à faire des entraînements, et qu'en social, on ne s'autorise pas à expérimenter, mais comment est-ce qu'on veut... alimenter notre danse en fait, et la rendre justement mémorable, et s'exprimer comme on a envie de s'exprimer. Et donc, le quatrième point qui est aussi important, le premier c'était avoir une base solide, le deuxième c'était s'entraîner à se lâcher progressivement, le troisième accepter que tout soit pas parfait, et donc le quatrième point, rester à l'écoute de son corps et de l'instant. Et ça, ça fera toute la différence. Et j'ai trop envie de finir cet épisode avec les stratégies mentales. inspiré du freeride pour la danse, mais aussi inspiré de la danse pour le freerider. Alors, pour moi, ce qu'un danseur peut apprendre d'un freerider, c'est quatre choses. Visualiser, comme je vous le disais avant d'entrer sur scène, par exemple, comme un rider peut visualiser sa descente. Se préparer à l'inattendu, parce qu'en danse, comme sur une montagne, il y a tout qui peut changer. L'avantage, nous, en danse, c'est que le risque qu'on ait de la neige qui nous tombe sur la tête ou qu'il y ait une avalanche qui se déplanche est quand même relativement faible. Mais l'inattendu, C'est la musique, c'est les énergies, c'est les imprévus par rapport à ce qu'on avait planifié de faire dans notre danse. Le troisième point, c'est aussi d'accepter l'erreur et de rebondir immédiatement et de ne pas rester bloqué mentalement sur une faute. Et le dernier point, c'est d'apprendre à jouer avec l'adrénaline plutôt que de la subir. Et donc de transformer le trac, le stress, en une énergie qui est positive et qui va te booster pour aller atteindre ton pic de performance, pour aller vraiment expérimenter ton full potentiel à ce moment-là. Et évidemment, j'ai quand même envie de dire ce qu'un freerider pourrait apprendre de la danse, parce que ça ne marche pas que dans un sens. Je pense que ça fonctionne dans les deux. Et là, il y a trois points que j'ai relevés. Et donc, le premier, c'était l'importance du relâché et du flow. D'ailleurs, je ne sais pas pour rien que mon podcast s'appelle No Grain No Flow. Et en freeride, trop de pression, ça peut nuire justement à la fluidité du run, tout comme dans la danse. Il y a aussi, en deuxième point, la connexion avec le storytelling. c'est à dire que en danse, il y a un impact qui vient aussi de l'émotion transmise et je trouve que quand je regarde personnellement un run d'un freerider, ça me transmet une émotion. Et il va réussir, le skier ou le snowboarder, à m'emmener dans une histoire par rapport à la ligne qu'il a choisie, au saut, à sa façon de l'aborder, sa façon de passer un obstacle, de démontrer des choses et je trouve ça juste vraiment très fort. Ouais, donc je pense qu'il ne faut pas oublier cet aspect-là, la connexion où, ok, tu es tout seul en fait en train de faire ton run, mais il y a un public qui est là et juste d'entendre le public qui fait leur réaction à chaque fois qu'il se passe un truc pendant un run, c'est juste incroyable. Et donc, ne pas oublier cette connexion avec le public. Et puis le troisième point, c'était l'art de rebondir sur un imprévu avec créativité, comme par exemple un danseur qui récupère d'une erreur. Et en général, quand on récupère d'une erreur, on essaye de le faire avec style. En tout cas, moi, ce que j'aime dire dans mes cours, c'est-à-dire que l'erreur que tu viens de faire, c'était une erreur prévue. Dis-toi dans ta tête, cette erreur était tellement prévue que grâce à ça, je vais pouvoir réagir comme ça. Et fais-le avec énormément d'intention pour montrer au public que, hey, t'inquiète, j'avais prévu ça, regarde, c'est cool. Et on oublie que c'était une erreur, tu vois. Et potentiellement, ça fait aussi rire les gens qui te regardent, les juges si t'es en compétition, si t'es en train de faire une audition. Et ça, c'est trop cool. et J'ai vu des freeriders qui, une fois qu'ils sont tombés, ils savent que la première place, elle est partie. Et du coup, on voit vraiment énergétiquement dans leur corps, la façon de continuer le run n'est pas du tout la même que quand ils l'ont commencé. Et donc, du coup, garder cette résilience-là, je pense que c'est très important. Et donc, mon mot de la fin, je pense que ça va être que la prise de risque, c'est un choix mental avant tout. Et ce qui va différencier les meilleurs, ce n'est pas juste la technique, mais c'est aussi la capacité à gérer la pression. à croire en leur choix et à exécuter les choses malgré la peur et que d'avoir un bon mental en compétition. Et je pense que c'est valable pour tous les sportifs. C'est d'être capable de se dire que j'ai confiance en ma préparation et je peux ou pas me permettre de prendre ce risque. Je peux me permettre de prendre ce risque parce que je sais que je maîtrise ou en fait, ça ne vaut pas le coup de le faire parce qu'en fait, le pourcentage de chances que ça ne réussisse pas est beaucoup trop grand. Et du coup, d'avoir travaillé sur sa gestion de stress pour ne pas laisser les gens La peur et le stress prennent la décision à la place de la raison. Ensuite, je pense que ce qui est important, c'est qu'il y a un truc que j'ai noté, c'était qu'il y a dans les femmes, pendant le Freeride World Tour, il y en a une, elle fait une descente qui est juste incroyable. Et moi, à ce moment-là, en tant que spectateur, je me dis, putain, mais il n'y a personne qui ne va pas trop ça, tu vois. Enfin, moi, si je suis la compétitrice qui passe derrière, je suis déprimée, tu vois. Et en fait, la nana, il y a une autre nana qui passe derrière, et elle fait encore mieux, et elle éclate le son score à la première fille qui était passée en zon Aaron, encore plus magnifique. Et j'ai trouvé ça dingue, parce qu'elle est juste partie avec un mental de gagnante et de battante. Et elle se dit, ok, t'as fait bien, moi je vais faire mieux. Et je ne sais pas ce qui s'est passé dans sa tête, je n'ai pas eu l'occasion de lui parler, pourtant elle est française, mais j'ai trouvé ça fascinant de dire, en fait, tu penses. qu'elle ne pourra pas être battue, alors qu'en fait, il y a encore mieux derrière, parce que, alors que la personne était moins expérimentée que la première, mais elle a juste osé le faire, en fait. Et je pense que la carte à jouer dans ces moments-là, c'est peu importe l'issue, peu importe ce qui vient de se passer, je vais jouer pleinement ma carte, parce que je suis ici, je fais partie de cette compétition, alors j'y vais à fond, tu vois, et je ne laisse pas ma petite voix intérieure me dire « Oh non, il y a eu mieux avant, oh non, tu n'y arriveras jamais, oh gna gna, non, non, non. » juste vas-y, play the game, joue ta carte, montre ce que tu sais faire, et potentiellement, ça peut tout exploser. Et si ça n'explose pas tout, ce n'est pas grave, mais en fait, tu n'auras pas de recréer demain quand tu vas te réveiller, parce que tu n'auras pas joué pleinement tes cartes fortes. Et un autre aspect, c'est de transformer tout ce qui est pression en énergie, pour pouvoir rester dans ton flow, danseur, dans ton flow, rider. En vrai, c'est ça, danseur, rider, athlète, le seul truc que j'ai envie de dire, c'est que la vraie clé de la performance, c'est d'aller dans votre tête. No brain, no flow. En tout cas, j'espère que tu es toujours avec moi. Et si ce podcast t'a plu, partage-le, que ce soit à des riders. Vraiment, ça me ferait trop plaisir qu'il y ait des riders qui l'écoutent. Pourquoi pas que ça fasse du chemin dans leur tête ou qu'ils me fassent des feedbacks par rapport à ça. Moi, j'adore discuter, apprendre, comprendre. Et c'est pour ça que j'ai osé faire ce podcast sur une thématique que je ne connaissais pas il y a quatre jours. Genre, vraiment. Et j'ose vous le dire. Et c'est juste qu'à force d'apprendre, essayer de comprendre, observer et de voir le Freeride World Tour et les danseurs, il y a un truc entre les deux qui est juste incroyable en termes de points communs. Et comme je sais qu'il y a toujours cette question qui revient chez les danseurs, c'est à quel point il faut que je fasse quelque chose de remarquable ? À quel point il faut que je me démarque ? À quel point ce qui est attendu, c'est plutôt quelque chose de solide ou de très beau techniquement ? Ou en fait, il faut faire du show ? Et... Donc j'espère, danseur, que cet épisode t'a aidé, t'a apporté des clés. Et vraiment, n'hésite pas à me faire un feedback, m'envoyer un message. On peut en discuter ensemble. Il y a le lien de mes réseaux sociaux dans la description. Partage-le sur les réseaux sociaux. Et si tu peux me mettre 5 étoiles pour référencer le podcast, ce serait vraiment trop cool. Je te dirais infiniment merci. Et puis je te dis à très vite sur une planche de snowboard, sur une piste de danse, peu importe. Ciao, ciao !