Speaker #0Coucou ma douce, j'espère que tu vas bien, je suis très très heureuse de te retrouver aujourd'hui pour ce nouvel épisode de mon podcast Présence douce. Aujourd'hui petit format un peu différent parce que le podcast sera aussi disponible en version vidéo sur YouTube et probablement sur un peu toutes les plateformes, donc voilà. Si jamais tu débarques, moi c'est Lily, je suis thérapeute corps et maladie, j'accompagne les personnes malades ou qui ont un rapport à leur corps un peu difficile à retrouver de la paix, de la légèreté et de l'équilibre au quotidien. Je suis certifiée en hypnose, EFT, acupression et art-thérapie et la maladie je la connais bien parce que je vis au quotidien avec ma coloc la polyarthrite rhumatoïde. Voilà un petit peu pour les présentations. Aujourd'hui du coup j'ai pris quelques petites notes, je voulais te parler un petit peu de mes astuces et de mes rituels que je mets en place pour apaiser mon système nerveux. Voilà alors là ça va être qu'une partie de tout ce que je peux mettre en place au quotidien parce que si je dois vraiment tout lister je pense qu'il nous faudrait plusieurs heures de podcast. Mais en tout cas, c'est déjà un premier aperçu des petites bribes, de ce que je peux mettre en place au quotidien, qui me permettent d'apaiser mon système nerveux, mais aussi du coup de calmer mes douleurs, de calmer l'inflammation dans mon corps, sachant que c'est un chemin de longue haleine, étant donné qu'en général, la maladie provoque l'inflammation, mais souvent, il y a déjà un terrain inflammatoire avant. Enfin, voilà, c'est encore un autre sujet, mais en tout cas... Ce ne sont pas des solutions miracles qui permettent de stopper la douleur, de stopper la maladie, d'aller super bien miraculeusement, mais l'accumulation de toutes ces petites choses que l'on met en place, ça permet de trouver un équilibre autant physique que émotionnel et psychologique. Ces techniques-là, on peut aussi les proposer à nos enfants, elles sont adaptables et on peut aussi les faire en famille pour beaucoup, donc voilà. On va commencer tranquillement. La première chose qui, pour moi, je pense, est la plus importante et... que tout le monde devrait faire, qui est un petit peu à l'encontre du fonctionnement de la société actuelle, c'est le fait de faire et d'être plus lentement. C'est-à-dire, je ne dis pas de devenir un escargot, de tout faire à deux à l'heure et de devenir dans l'extrême et dans l'opposé, mais dans la façon dont tu fais les choses. D'essayer, par exemple, quand tu vas être en train de mettre ta crème, on s'est tous déjà surpris à être en mode speed comme ça, mais de se dire, non, je prends le temps de faire les choses. pareil quand que tu es en train de faire ton ménage, que tu es en train de marcher, que tu es en train de taper ton SMS, que tu es en train d'écrire. On a cette fâcheuse tendance parce qu'on est habitué des petits à aller plus vite, à aller toujours dans « vas-y, dépêche-toi, dépêche-toi, il faut faire les choses plus vite, on a un timing, on va bientôt partir et machin » . Et du coup, on est poussé à aller toujours plus vite, plus vite, plus vite, sauf que biologiquement, notre corps, surtout nous en tant que femmes, il a un rythme biologique naturel qui est super important à respecter. On ne peut pas toujours le respecter à 100% et c'est complètement ok, mais le but c'est d'essayer au maximum de le respecter. Et du coup dans cet état d'esprit là, faire les choses plus lentement, toutes les petites tâches que tu peux faire avec plus de souplesse, même jusqu'à ouvrir la portière de ta voiture, t'installer dans ta voiture, tout ce que tu peux ralentir, même d'un petit pourcentage, je ne te dis pas de faire ça drastiquement, mais tout ce que tu peux baisser d'un petit pourcentage. Ton système nerveux, il te remerciera, il le ressentira et ce sera une sacrée plus-value parce que le speed, c'est le mode survie et le mode survie, c'est l'inflammation et l'inflammation, c'est l'amplification des douleurs, l'amplification des maladies chroniques, l'amplification du stress, du taux de cortisol dans le corps et de tout ce qui va avec. Donc voilà, si tu arrives à ralentir, tu vas réussir un petit peu à faire comprendre à ton corps que le mode survie, on peut le redescendre un peu et que tout va bien. la deuxième chose qui va peut-être pas plaire à tout le monde C'est le fait de manger avec les mains. Alors je ne vais peut-être pas me faire des copains. Dans beaucoup de civilisations, et même nous en tant qu'occidentaux à l'époque, on mangeait avec les mains. Déjà premièrement parce que sensoriellement, pour déclencher la satiété, on va avoir le côté visuel de voir ce qu'on est en train de manger. Donc ça passe aussi par le fait de ralentir, de prendre le temps, d'observer notre assiette, regarder les couleurs, aussi de sentir les différentes saveurs, les différentes... les odeurs qu'il peut y avoir dans ton assiette, et le fait de manger avec les doigts, d'être en contact avec ta nourriture. Déjà, ça va te permettre de ne pas manger trop chaud, parce qu'à partir du moment où tu ne peux pas le toucher avec tes doigts, ton estomac ne va pas aimer, parce que ça veut dire que c'est trop chaud. Ni tes papilles gustatives, ni après tout le système digestif. C'est bon de manger chaud pour la digestion, mais ce n'est pas bon de manger trop chaud. Donc c'est aussi un indicateur, si tu peux prendre ta nourriture avec tes mains, c'est que tu es plus ou moins sur la bonne température pour pouvoir l'ingérer. Et donc sensoriellement, alors il y a certaines textures d'aliments qui sont plus difficiles que d'autres à appréhender sensoriellement, c'est ok de manger avec la fourchette, je ne mange pas tout le temps avec les doigts, mais j'essaye au maximum de manger avec mes mains, pour pouvoir apporter aussi ce réconfort à mon corps d'être en osmose avec ce que je mange, et que le temps où je mange, c'est vraiment un temps sensoriel où tous mes sens sont en éveil, et où je me concentre pleinement sur ce que je suis en train de faire, et que mon corps, il comprend. de mes yeux à mon nez, à ma bouche, à mes mains. Ce qui est en train de se passer. Ça déclenche du coup aussi la satiété. Enfin voilà, tout se met en place de façon un petit peu plus naturelle. Ensuite, veille à avoir le fait d'essayer d'avoir des lumières douces, surtout le soir, mais aussi en journée. Le soir, ça va plus être tout ce qui va être des lumières rouges pour pouvoir vraiment apaiser le système nerveux. Et la journée, j'essaye vraiment au maximum de ne pas me confronter à des lumières genre les méga grosses pocs qu'il y a comme dans les écoles ou dans les hôpitaux. qui vont venir au niveau sensoriel, au niveau de la vue. Pour ma part, c'est vraiment très agressif. Ça me déclenche directement des maux de tête, comme quand le ciel, on est un peu sur un temps gris. Vous savez, le gris, ce gris un peu intense, comme le soleil sur la neige en hiver, le truc, il a de bien les yeux. Sensoriellement, c'est pareil. C'est super agressif. Du coup, ça coûte énormément d'énergie au système nerveux. Et franchement, ce n'est pas du tout constructif. Donc, essayez, si c'est possible, soit de porter des lunettes de soleil. Voilà, tout simplement. Moi, ça m'arrive des fois quand je vais faire les courses et que sensoriellement, je ne suis pas au max de ma batterie. Je mets mes lunettes de soleil. Comme ça, ça me permet de pouvoir apaiser ce système nerveux et ne pas aller au-delà de ce que je suis capable de faire. et le soir on essaye d'avoir des lumières soit les lumières un peu orange tu sais les ampoules là elles sont grosses ces ampoules là mais voilà une couleur plutôt orangée un peu style coucher de soleil entre guillemets ou alors de la lumière orange rouge en LED ou peu importe, et ça je le mets aussi en place pour les enfants à la maison. Tout le monde y a le droit et ça permet vraiment tout le temps, on va dire juste après le repas, voir des fois le repas selon comment la journée a été au niveau stimulation. Et bien voilà, ça permet de pouvoir faire redescendre le système nerveux et de faire aussi comprendre au corps, ce sont des signaux qu'il faut aussi comprendre au corps, que là, tel le soleil qui se couche, ça va être l'heure d'aller se coucher et qu'il faut se mettre en mode calme et en mode repos. Ensuite il va y avoir les vêtements confortables. Alors quand je parle de vêtements confortables, je ne parle pas forcément tout de suite du oversize ou de vêtements genre pyjama etc. Mais le fait d'être dans des vêtements dans lesquels tu te sens bien, si le confortable c'est un jean serré avec un débardeur ou un truc près du corps, c'est complètement ok. Le but, c'est que toi, sensoriellement, au niveau de la texture du vêtement, au niveau du... de l'ampleur ou non du vêtement, il faut que tu sois confortable. Parce que sensoriellement, les vêtements, c'est notre seconde peau. C'est le truc qui va être contre nous toute la journée. Donc si clairement tu commences ta journée avec un truc qui sensoriellement t'étouffe ou alors que tu ne te sens pas assez protégé à l'inverse parce que c'est trop large, clairement au niveau de ton système nerveux, ça ne va pas être le top. Donc si tu peux essayer de mettre en place ça, d'avoir des vêtements plus ou moins au quotidien dans lesquels tu te sentes bien, en sécurité, confortable sous tous les aspects. Ton système nerveux, il va déjà de base se sentir en sécurité dans les vêtements. Et du coup, ça va être un plus tout au long de la journée pour gérer tout ce qui va potentiellement exciter et faire un petit peu saturer ce système nerveux. Ensuite, le fait de parler plus doucement en fin de journée. Alors quand je dis plus doucement, je parle surtout de parler moins fort, mais aussi plus lentement. Au long de la journée, on va avoir des conversations animées, on va être pris dans des discussions. Les enfants, ils vont être dans l'euphorie à l'école ou avec les copains, etc. ... on va avoir du speed, on va avoir tendance à augmenter le ton, à rigoler fort, etc. Le système nerveux, il est en action, c'est la journée, on est en mode on y va à fond les ballons. Arriver à l'heure du repas, toujours, après ça dépend à quelle heure tu manges, si tu manges très tôt ou plus tard, etc. Je sais que nous on mange relativement tôt à la maison pour avoir un beau laps de temps, déjà pour la prédigestion avant d'aller se coucher, mais aussi pour avoir le temps de jouer, de lire les histoires, etc. Mais en tout cas, à partir du moment où tu manges, où tu sais que tu vas rentrer dans ta phase de pré-sommeil, essaye de parler plus lentement et plus doucement parce qu'au niveau du système nerveux, toute stimulation qui va réactiver le mode alerte, en fait tout simplement, donc les lumières fortes, les sons forts, le fait de parler vite, etc., ça va casser cette légère descente qu'on amorce avant d'aller se coucher. Et du coup, ça n'aide pas à préparer pour un bon sommeil. Donc fais le test à la maison, essaye d'instaurer ça et en plus, au niveau communication globale, ça apporte un espèce de calme et d'apaisement avant le dodo. où du coup ça fait émerger, ça fait naître des conversations plus posées, peut-être plus profondes, parce que voilà, on se pose, on revient vers soi, et ça ouvre du coup aussi une ouverture vis-à-vis des autres et vers le reste de la famille. Ensuite, le fait de prendre une douche dans le noir ou dans le sombre. Alors, le matin, non, parce que du coup le matin on va plus être sur le réveil au niveau du système nerveux, etc. Donc on va être plus sur de l'exposition à la lumière du soleil, etc. Donc... à appliquer plutôt le soir, mais en tout cas, voilà, essayez, si tu prends ta douche le soir ou en fin de journée, de prendre une douche plutôt dans le sombre, pareil, déjà, parce que la douche, c'est un moment, pour notre part, en tout cas dans la famille et pour moi, c'est un moment qui est relativement sacré, et c'est important, du coup, de garder cet espace pour pouvoir vraiment sensoriellement apaiser le corps. Donc, en plus, s'il y a une lumière forte, tu vois, ça fait une distraction pour ton système nerveux, ça fait encore une augmentation au niveau visuel, etc. Ça peut faire saturer et du coup que la douche ne soit plus du tout un moment de nettoyage, de purification et de détente, même si tu prends une douche express. Mais voilà, le fait de le faire dans le sombre et encore une fois, surtout pour les enfants, ça permet de faire redescendre le système nerveux. Et en plus, en complément, si derrière tu manges dans le calme, tu parles plus lentement, qu'il y a moins de lumière, c'est vraiment une amorce phénoménale et c'est magique pour pouvoir entamer cette descente et cette préparation après aller au dodo. Le fait de boire de l'eau tiède ou voilà Qu'est-ce que j'ai écrit ? De l'eau tiède et non froide. Bon bref, voilà, l'idée était là. Le fait de boire de l'eau tiède, alors, il y a plusieurs paramètres qui rentrent en ligne de compte. Il y a déjà le fait, au niveau de digestion, dans la médecine chinoise notamment, par exemple, ils ne boivent que de l'eau tiède, souvent de l'eau trop chaude d'ailleurs, mais en tout cas, au niveau de la digestion, ça a été prouvé scientifiquement que l'eau froide ralentit la digestion et que ce n'est pas bon pour notre corps. Parce que notre corps, il est... Je ne vais pas dire de bêtises, je ne sais plus à combien de degrés on est, mais il me semble qu'on est quand même à 27 degrés, je crois, ou 37 degrés, je ne sais jamais, mais fin bref. En tout cas, de boire de l'eau qui est plus ou moins à la température de notre corps, comme se laver une eau qui est plutôt à la température de notre corps, ça a plein de bienfaits et notamment, ça apaise le système nerveux. Donc, je t'invite vraiment à essayer de faire ce test-là au long de ta journée. Si jamais tu es quelqu'un qui ne boit pas beaucoup, peut-être juste au moment des repas, de boire une eau tiède ou une infusion au lieu de l'eau froide qui va venir. déglinguer ta digestion, si en plus tu manges vite, que t'as pas le temps, c'est le combo parfait pour une mauvaise digestion, du coup un ralentissement du métabolisme, une fatigue, et du coup forcément le système nerveux aussi qui n'aime pas ça, donc voilà, l'eau tiède c'est vraiment, moi je sais que ça fait des années que je bois que de l'eau tiède et j'adore ça. Ensuite le fait d'aller dehors au réveil, alors oui, même quand il fait très froid. Le fait d'aller dehors, de sentir l'air frais et d'avoir les premiers rayons du soleil, ou si tu te lèves très tôt et qu'il fait nuit, juste simplement d'être en contact avec le froid, l'extérieur, le vent frais, au niveau du système nerveux et du corps, c'est un signal de « il faut se réveiller » . Donc pour pouvoir réussir à se mettre en action et que notre corps se réveille et qu'il comprenne que là, c'est le time pour se lever, c'est un super bon moyen plutôt que de se mettre la lumière forte ou de mettre la musique à fond pour dire à ton corps « allez, on y va, on se réveille » . Voilà. Le fait d'aller prendre l'air frais dehors, au printemps l'air on est d'accord, ou l'été c'est pas forcément frais le matin, mais du coup il y a le soleil qui est levé plus tôt, donc voilà, il y a forcément un ou l'autre ou les deux, mais ça permet d'envoyer un signal juste naturel et primitif, entre guillemets, à notre corps pour lui dire là c'est l'heure de se lever. Dans ce même mood là, il y a le fait de mettre des cotons d'eau tiède sur les yeux, je sais que c'est ma naturopathe qui me l'a recommandé, je fais ça depuis... 2 ou 3 mois maintenant, je crois. Ça permet d'activer aussi au niveau du foie, tout ce qui va être le fonctionnement du foie. Et pour se réveiller le matin, c'est juste génial. Ça apaise et en même temps, ça réveille. Et en plus, ça fait dégonfler les yeux. Donc franchement, c'est vraiment top. Ensuite, le fait de cuisiner en conscience. Souvent, on est pris dans ce qu'on fait, la journée est passée, etc. Et du coup, le moment de cuisiner, ça va vraiment être un moment, je ne vais pas dire corvé, mais voilà. Même si tu fais des trucs surgelés, des boîtes de concert, peu importe, j'ai envie de te dire, mais essaye de le faire en conscience et de ne pas être dans le faire mais dans l'être. C'est-à-dire de dire consciemment, je suis en train de préparer un bon repas pour nourrir mon corps, pour honorer mon corps, honorer ma famille aussi et nourrir les petits estomacs et les grands estomacs du reste de la famille. Mais voilà, c'est un moment qui doit être plus ou moins sacré parce que c'est quand même un peu, c'est notre essence. Si on ne mange pas, la machine, elle ne fonctionne pas. Donc, essayez d'introduire un petit peu plus de conscience quand tu fais à manger et encore une fois, en ralentissant et en prenant le temps de faire les choses, même si tu n'as pas le temps et que par exemple, tu vas juste ralentir en versant ton sachet de surgelé ou juste en épluchant tes carottes, c'est déjà un petit pas et encore une fois, le but, ce n'est pas de tout mettre en place d'un coup, mais d'essayer petit à petit de mettre un petit peu par-ci, un petit peu par-là et tu vas voir que ce sont des petits trucs qui vont rapidement faire la différence. Ensuite, le fait d'apprendre à dire non. Là, tu vas me dire quel est le rapport avec mon système nerveux. Quand on n'ose pas dire non, ça va avec le fait aussi de sélectionner les gens qui nous entourent, évidemment. Mais quand on ne dit pas non, on va se mettre en opposition avec nous-mêmes. Parce que notre corps, notre système nerveux, il n'est pas en accord avec l'action, par exemple, à faire, le rendez-vous ou peu importe. Et si nous, on dit non, on va mettre notre cerveau et notre système nerveux en surtention parce qu'on se dit... Il va falloir faire un truc que je n'ai pas envie de faire, dans lequel peut-être je ne me sens pas en sécurité, je ne me sens pas à ma place. Et donc du coup, là, c'est l'exposon, le système nerveux. Si quotidiennement, tu dis non et que tu vas à l'encontre de ce dont tu as besoin, ça augmente le stress, donc le taux de cortisol. Donc du coup, le système nerveux se met en surtention. Donc je t'invite à essayer, encore une fois, petit à petit, d'apprendre à dire non et à poser tes limites. Tu verras qu'au niveau physique, stress, etc., ça aura un immense impact. Ensuite, le fait de marcher tous les jours. Alors oui, tu vas me dire, c'est super méga cliché, mais pourtant, c'est bien réel. Le fait de se mettre en mouvement, même si c'est une balade de 5 minutes dans la journée, mais le fait de prendre le temps en conscience et idéalement en lenteur, d'aller juste marcher, te promener à l'air frais, aller dehors en nature idéalement, ça va vraiment te permettre d'apaiser ton système nerveux parce que biologiquement, déjà, on est fait pour marcher, on a besoin de marcher. Mais le faire un petit peu tous les jours, même si tu n'arrives pas à faire beaucoup de marche, de faire beaucoup de choses. de temps de balade, de pas, etc. Voilà, essaye de mettre en place au moins 5 minutes par jour d'aller marcher et tu verras que aussi, juste le fait de mettre en mouvement ton corps, ça va naturellement aussi baisser le stress et ça va naturellement te faire du bien. Bon, évidemment, plus t'as stress, plus faut que tu marches. Ensuite, le fait de se parler et de se demander ce qu'on a envie. On est quand même accessoirement la personne la plus importante de notre vie et on est accessoirement l'acteur, actrice principale de notre vie. Et le fait de se demander, comme on demanderait par exemple à son chéri ou à son enfant, est-ce que t'es ok de faire ça ou qu'est-ce que t'as envie de manger ce soir ? Bah en fait c'est se remettre à sa place et de se dire bah j'ai clairement une... bah ma voix elle compte en fait et elle est même primordiale et nécessaire et c'est la première que je dois écouter quand je prends une décision. Et le faire à voix haute, déjà il paraît que se parler à voix haute au niveau psychologique etc c'est super bon donc en plus voilà ça fait un petit truc en plus. Mais le fait, voilà, de montrer à ton cerveau, de façon vraiment factuelle, en te parlant à voix haute, que tu as ta place, que ta voix, elle compte, et que c'est ton avis, ton ressenti et ton besoin qui passent en premier, jamais au détriment des autres, on est bien d'accord. Mais le fait de dire, est-ce que là, tu prends le temps, tu te poses, tu dis, est-ce que là, j'ai vraiment envie de faire ça ? Est-ce que là, j'ai vraiment, ok, oh tiens, qu'est-ce qu'on se mange ce soir ? En fait, ça permet aussi le système nerveux de s'apaiser parce qu'il y a une relation un petit peu de confiance qui se crée avec toi-même. C'est un petit moyen de créer un lien de confiance avec soi-même, surtout quand on n'a pas confiance en soi, qui est peut-être un petit peu neuneu et bête, mais en tout cas qui est très très efficace. Le fait ensuite d'être doux avec son corps, de lui laisser le temps d'accueillir ou d'évacuer ce que la tête a déjà accueilli ou évacué. Il y a souvent, enfin en tout cas moi ça m'arrive très souvent et j'ai pas mal de personnes autour de moi et de patients et patientes à qui ça arrive, On a au bout d'un certain temps, voire naturellement en fonction de comment est-ce qu'on est constitué, comment ça marche là-dedans, on a souvent une assimilation qui est beaucoup plus rapide au niveau mental qu'au niveau physique. Et donc des fois, on va devoir conscientiser un truc, genre le mercredi, on a évacué le truc, c'est bon, le déclic il s'est fait, on est ok, sauf que notre corps, il n'a pas encore évacué en fait. Notre corps, il n'a pas encore accueilli l'information, il n'a pas encore libéré, évacué ce qu'il y avait à faire, donc du coup, on se prend le retour de bâton 3 ou 4 jours après. Quand c'est le cas, il faut être tolérant avec son corps, et il faut vraiment avoir cet accueil et cette douceur de dire « Ok, bon là en vrai ça ne m'arrange pas et ça m'emmerde un peu parce que moi je suis déjà passé autre chose dans ma tête, mais là effectivement toi tu as besoin, petit corps, de ce temps-là pour accueillir et évacuer ce qui a déjà été conscientisé et le bonhomme de chemin qui s'est déjà fait là-haut. » Et du coup c'est important dans ces moments-là d'essayer, si c'est possible, de prendre du temps pour soi, encore une fois peut-être en nature, de faire des petites symboliques, des rituels pour aider le corps à évacuer, ou simplement... si on est pris dans le tumulte du quotidien, de se le dire, de se dire ok, là je ne peux pas t'accorder de temps, vraiment rien que pour toi, pour que tu puisses évacuer parce que ce n'est pas possible temporellement, mais je m'envoie de l'amour, je te laisse le temps et c'est ok, là j'ai compris que tu avais besoin de temps pour pouvoir évacuer ce que dans ma tête, dans mon mental, etc., dans mon âme, tout a déjà été concrétisé, conscientisé, j'ai bien compris que toi là, ma petite enveloppe charnelle, tu as besoin d'évacuer donc je te laisse le temps. Et ça, ça permet aussi, encore une fois, de ne pas rentrer en opposition entre l'âme, le cœur, la tête et le physique. Et du coup, le système nerveux, il adore ça quand tout le monde est en adéquation. C'est jamais une adéquation parfaite, mais voilà, quand le fond est là et qu'on est dans un respect de soi, une douceur de soi, ça fait une sacrée différence. Ensuite, le silence. Alors, c'est quelque chose qui peut faire relativement peur pour beaucoup, mais pourtant, je trouve ça magnifique. Je trouve ça magnifique parce que c'est vraiment un moment, déjà on va se retrouver en authenticité face à soi-même et c'est super important d'avoir des temps, voire des phases de vie dans lesquelles on a cette possibilité-là de se retrouver face à soi-même. Mais le silence ça permet de faire un reset, le silence ça permet vraiment, alors le système nerveux s'il est habitué au tumulte, au cri, à la confrontation en permanence, le silence va être vraiment quelque chose d'angoissant. Donc là, il y a tout un travail à faire pour pouvoir... transférer la sécurité du brouhaha et de la violence à une sécurité de silence, ça c'est un travail idéalement où il faut se faire accompagner pour le faire, mais si tu as déjà cheminé et que tu es déjà sorti ou que tu es sur cette passerelle entre tes deux zones de sécurité, ça peut être vraiment intéressant de développer des temps de silence tous les jours pour juste que ton corps n'ait rien à faire, que ton système nerveux n'ait rien à analyser, qu'il n'ait rien à gérer, et voilà. Au même titre que passer du temps avec les autres, ça peut être passer du temps dans le silence. Et c'est pas pour autant que le temps il est de moins bonne qualité, que les gens avec qui tu es ils sont nuls ou que vous vous entendez pas. C'est, tu peux passer un temps de qualité et intense avec quelqu'un juste en étant l'un à côté de l'autre dans le silence. Et c'est aussi une expérience à faire si jamais t'as jamais eu l'occasion de le faire, de juste prendre un temps avec quelqu'un que tu aimes, ton conjoint, ton enfant, une copine, tes parents, j'en sais rien. et juste de prendre un temps dans le silence. On apprécie la compagnie l'un de l'autre, mais on est dans une intériorité. Et des fois, il y a plein de choses qui se partagent d'une façon très fluide, sans pour autant parler. Donc voilà, si jamais c'est une expérience que tu n'as jamais faite, je t'invite à la faire. Ensuite, le fait de s'arrêter et de s'autoriser à partir avant que nos batteries soient vides. Je m'explique. Surtout quand on est parent ou des choses comme ça, on a tendance à... Entre le boulot, l'école, la vie, etc., le tumulte quotidien, on a souvent tendance à arriver à la fin de la journée et à être en dessous de ce que notre... On est à moins 10, moins 15, moins 20, des fois moins 50% de batterie, que ce soit de la batterie sociale, que ce soit de la batterie sensorielle, peu importe le type de batterie. Et du coup, on est toujours en surtention au niveau du système nerveux et le temps que le système nerveux rattrape ce déficit de batterie le lendemain matin... Notre batterie, elle n'est pas complète. Donc, du mieux que tu peux et au maximum que tu peux l'intégrer dans ta vie, essaye. Par exemple, si tu avais prévu de... Je ne sais pas que ce soit toi qui emmènes les loulous au sport le soir ou que tu avais prévu de sortir pour un coup avec quelqu'un, etc. Mais que tu sais qu'il te reste genre 10% de batterie, ces 10% de batterie-là, ils sont à toi. Ces 10% de batterie-là, ils sont super précieux. Donc, essaye au maximum. quand tu sens qu'il ne traite que 10% de batterie. D'annuler ce que tu avais prévu, d'expliquer les choses parce que cette marge de batterie là, c'est la marge de batterie que tu vas pouvoir offrir du coup peut-être à tes enfants qui sont quand même prioritaires mine de rien. Ou alors à toi-même si tu es seul ou à ton mari ou peu importe. Mais voilà, ces 10% de batterie là, c'est la marge. Il ne faut pas que tu descendes en dessous dans l'idéal. Ça nous arrive tous de descendre en dessous et c'est ok. Mais voilà, au maximum, essaye de respecter cette marge. C'est comme la réserve de la voiture. On n'aime pas trop quand elle se met en route, on essaie d'aller faire le plein juste avant ou vraiment quand ça s'allume, là c'est pareil. Quand ton 10% de batterie restante s'allume, tu sais que là c'est stop, qu'on arrête. Voilà, et si jamais tu ne peux pas t'arrêter, essaye d'adapter les lumières, le son, ton comportement et ton attitude pour préserver cette batterie-là et te mettre un petit peu en mode économie de batterie si je puis dire. Donc voilà. Ensuite dans cet esprit de batterie là Le fait de l'exprimer à ton entourage Que ta batterie elle est bientôt vide Le fait de l'exprimer Toi tu vas prendre ta place Tu vas te mettre au centre C'est aussi une immense preuve d'amour Mais surtout ton entourage Il va pouvoir aussi adapter et comprendre Et là si ce n'est pas le cas Je t'invite à te poser des questions Du coup sur ton entourage Mais en tout cas d'exprimer peut-être Moi je sais que je le dis clairement Mon fils il a 4 ans Mon beau-fils il en a 16, voilà, et je leur dis clairement, et même à mon mari, je dis clairement, je dis bah écoute la maman, sa batterie sensorielle ou ma batterie sociale, je suis en fin de batterie, là je peux plus. Alors les premiers temps ils comprennent pas forcément, puis bah tu leur expliques, et après il y a une compréhension qui se crée, il y a aussi du coup une cohésion qui se crée, parce que bah il y a des fois par exemple, je sais que ça m'est arrivé que mon fils me dise maman, là mon sens, alors il me dit ça avec ses mots, mais il dit mon sens il a plus de batterie. Et il y a des moments, du coup, il arrive, lui, à l'exprimer, et du coup, bah en fait, inconsciemment, je lui ai transmis, juste en moi le faisant, en le mettant en place, je lui ai transmis ce truc-là, de dire, de respecter, je lui ai expliqué, on a eu des conversations, je lui ai expliqué c'était quoi le côté sensoriel, qui est quand je disais ça, que moi c'était la lumière ou les sons qui étaient trop pour moi, que du coup je me sentais mal dans mon corps. Et du coup, petit à petit, il a commencé à se poser lui les questions. Et quand il sent qu'il a un trop-plein, alors des fois c'est juste qu'il a un trop-plein d'émotions. ou qu'il est triste ou en colère, mais du coup il arrive à exprimer que voilà, il y a un sens qui déborde. Il le dit avec ses mots, avec sa vision et son prisme à lui, mais du coup il y a aussi une cohésion familiale qui se crée, parce qu'on est dans le respect des besoins de chacun, et on peut adapter du coup, par exemple si moi je suis en surcharge sensorielle, parce que vraiment il y a des fois je ne supporte plus les lumières, les odeurs, le toucher, etc. parce que je suis en surcharge sensorielle, parce que ma batterie elle est quasiment à plat, Et si, par exemple, mon mari, lui, il a encore la moitié de sa batterie, du coup, il va pouvoir prendre le relais. Et ça permet aussi à tout le monde de se responsabiliser sur notre responsabilité auprès des autres par rapport à ça. C'est-à-dire qu'il y a des fois, moi, je vais peut-être être à 10 000 % et, en fait, par exemple, mon beau-fils, lui, il est à 2 % de batterie. Moi, ma responsabilité dans mon respect des autres, ça va être de me canaliser aussi parce que, oui, j'ai envie d'extérioriser, que je suis trop contente, que j'ai envie de faire la conque, machin. Mais si, lui, sa batterie, elle est vide... là où moi ma limite elle s'arrête avant de rentrer dans la scène c'est de dire moi je me canalise un petit peu parce que lui là il a plus de batterie qu'il peut plus et vice versa quand moi par exemple je suis en surcharge sensorielle bah du coup naturellement il y a des choses qui se sont mises en place pour pouvoir respecter aussi mon espace quand je suis dans ce cas là et c'est super important de poser les choses même au travail etc donc je sais que ça va à l'encontre de la société dans laquelle on vit je sais que ça va à l'encontre de beaucoup de choses mais pourtant C'est vital de respecter cette batterie-là. Et au niveau du système nerveux, c'est un game changer de fou. Parce que du coup, quand tu respectes vraiment ta batterie au mieux que tu peux, que tu exprimes quand tu es en surcharge sensorielle, etc., tu es en capacité du coup d'adapter ta vie, d'adapter ton quotidien. Et très vite, tu te rends compte d'où sont les déclencheurs, quelles sont les choses ou les personnes qui te pompent ta batterie en deux secondes. Et si tu as réellement envie de faire ce chemin-là, tu mets les actions en place derrière. Quitte à avoir un changement de vie radical, mais des fois c'est nécessaire pour pouvoir vraiment être dans ce respect de soi. Voilà, pour ce point-là. Et ensuite, je finirais par... Ah si, il reste deux petits points. Le fait de faire les choses en conscience et par réaction de survie. C'est-à-dire que quand on a vécu... Une enfance où, après des relations adultes compliquées ou avec des personnes malveillantes, manipulatrices, peu importe, ou dans la violence, etc., on va avoir cette tendance à tout faire par survie. C'est-à-dire qu'on va mettre la table, parce que sinon, on se prend une branlée. Je prends un exemple extrême, mais voilà, je mets la table parce que sinon, je vais me faire démonter la tronche par mon daron ou ma daronne. Il faut que je fasse à manger, parce que sinon, si je ne prépare pas à manger, je ne mange pas. Et par exemple, pour les personnes qui ont vécu des cas extrêmes de pauvreté, j'en sais rien. ça va être la survie de dire si je ne fais pas manger, mon enfant va mourir, parce qu'il va avoir faim, si je ne vais pas travailler. Pour les femmes qui ont vécu des relations avec des pervers ou des choses comme ça, de dire si je ne fais pas ci ou pas ça, il va m'arriver ça. La cause à effet, le truc action conséquence, quand on est dans ce mode survie, on fait tout, parce que sinon il va y avoir quelque chose qui va m'arriver. Et d'apprendre à sortir de ce mode survie, alors si tu es déjà en chemin, c'est des choses que tu peux mettre en place, sinon je t'invite. là pour le coup encore une fois à te faire accompagner pour sortir de ce mode survie mais le fait de faire les choses en conscience ça va être du coup de se dire je fais pas à manger parce que là je prends un cas plus basique où il n'y a pas forcément besoin d'accompagnement quoi que peut-être mais en tout cas si le cas basique c'est par exemple dans ta tête tu dis je fais à manger et par exemple je mange plus que ce que je devrais parce que j'ai peur de manquer et qu'il y a juste une petite reprogrammation mentale à faire essaye quand tu fais à manger de dire ... J'ai la chance de faire à manger, j'ai ce qu'il faut pour faire à manger, je le fais dans le calme, tout va bien, etc. Par exemple. Après, encore une fois, s'il y a des traumatismes liés aux actions, là, je t'invite à te faire accompagner pour pouvoir évacuer ces traumatismes-là. Mais en tout cas, voilà, le fait de faire les choses en conscience et d'essayer de sortir de ce mode survie de si je ne fais pas ça, il va m'arriver ça, c'est aussi un game changer pour le système nerveux, parce que du coup, le mode survie, encore une fois, c'est le taux de cortisol qui est élevé, c'est le système nerveux qui s'emballe et là... C'est pompé l'op, on est parti et on ne s'arrête plus. Et la dernière petite chose, la couette lestée. Voilà. Donc, ce n'est qu'une partie de la liste. Comme je te disais, je pourrais te faire une vidéo de trois heures pour te dire vraiment tout ce que je fais au quotidien pour apaiser mon système nerveux, le respecter, me faire du bien, etc. Mais en tout cas, le fait d'avoir une couette lestée, pour ma part, ça a littéralement changé mes nuits parce que le fait d'avoir du poids sur soi, ça a un côté cocon, apaisant, rassurant et sécurisant. Parce que les couettes trop légères, en fait, t'as l'impression d'être clairement une proie pour le monde extérieur, même s'il n'y a rien ni personne dans la pièce. Et du coup, bon, il y a aussi le fait de travailler sur ces traumatismes d'enfance par rapport au sommeil, à la nuit, ou ce qu'on a pu vivre, etc. Mais même une fois tout ça travaillé, physiquement, il y a quand même ce côté pour détendre les tensions. Quand on est en plus hypersensible ou ces choses-là, on a besoin d'avoir un côté poids souvent et d'un côté comme l'emmaillotage, comme les bébés, en fait. Les bébés, naturellement, ils ont besoin d'être en mailloté pour beaucoup, pour être en sécurité. En fait, nos besoins en tant qu'adultes, en vrai, ils ne changent pas tant que ça que des besoins de primaire, de base des bébés et des enfants. Et voilà, le fait d'avoir une couette lestée, ça permet d'avoir du poids, de relâcher le corps, se détendre. Et pour ma part, j'ai vu une nette amélioration sur la qualité de mon sommeil et du coup, sur la façon dont mon corps se détend. Et du coup, sur les douleurs aussi, le matin au réveil. Donc voilà un petit peu pour ces quelques astuces que je peux te partager aujourd'hui sur comment apaiser un petit peu son système nerveux. Si tu as des questions, n'hésite pas, les commentaires sont ouverts. N'hésite pas à m'envoyer un petit message en DM ou un message vocal sur WhatsApp. Il n'y a pas de souci si tu as envie qu'on en discute ou juste de papoter. Si ce contenu t'a plu, n'hésite pas à liker, t'abonner et partager. Ce serait un grand soutien et ça me ferait un grand plaisir en tout cas. Et puis je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Présence douce. je te souhaite une très belle journée Je te fais des gros bisous. A bientôt !