Speaker #0Comment ne pas perdre la confiance de son enfant et pourquoi la confiance est importante, surtout au tout début ? Si vous vous demandez comment calmer les colères, poser des limites sans crier, apprivoiser le temps d'écran, retrouver des soirées plus sereines et nourrir l'autonomie de vos enfants, vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Princesse Montessori, je suis la princesse Xénia Troubetzkoï, diplômée en développement précoce de l'enfant selon la méthode Montessori. Ici, on transforme les difficultés du quotidien en gestes simples et efficaces. Un épisode, un pas concret. Alors installez-vous et c'est parti pour un nouvel épisode. Bonjour et bienvenue. Aujourd'hui, je vous propose de parler d'un sujet fondamental mais souvent invisible, la confiance entre l'enfant et l'adulte. Et plus précisément, comment on peut parfois, sans s'en rendre compte, la fragiliser. Peut-être que cette scène vous parle, vous demandez à votre enfant « mais pourquoi tu ne dis rien ? » et il se détourne, ou alors il répond « ce n'est pas tes affaires » ou il s'enferme dans sa chambre. Et pourtant, il n'y a pas si longtemps, il venait vous montrer chaque dessin, raconter chaque petite chose, partager chaque émotion. Mais alors, que s'est-il passé ? Dans la majorité des cas, ce n'est pas l'âge, ce n'est pas le caractère, ce ne sont pas les écrans. Très souvent, derrière ce retrait, il y a une confiance qui s'est fragilisée, parfois doucement, parfois avec de très bonnes intentions. et aujourd'hui je voudrais vous parler de 7 attitudes très courantes qui peuvent abîmer la confiance de l'enfant sans que l'on ne s'en rende compte. Premier point, écoutez pour corriger et non pour comprendre. Quand un enfant vient dire « on m'a fait du mal » , il ne demande pas forcément une solution, il demande à être compris. Et pourtant, très souvent, nous répondons par « tu exagères » , « tu es aussi un peu responsable » , « débrouille-toi » . À ce moment-là, l'enfant apprend une chose. Certains sentiments ne sont pas acceptables. À la place, il a surtout besoin d'entendre « Tu es triste ? Tu veux m'expliquer ce qui s'est passé ? Je suis là ! » Deuxième point, le sarcasme et les blagues sur les émotions. « Oh, mon pauvre petit chouchou, ton bonbon est tombé ! C'est la tragédie du siècle ! Vas-y, pleure toujours, peut-être que ça ira mieux ! » Pour un adulte, cela peut sembler anodin, mais pour un enfant, surtout entre 3 et 5 ans, c'est vécu comme une humiliation émotionnelle. Les émotions de l'enfant sont réelles, même quand elles nous paraissent démesurées. Troisième point, l'inattention répétée et le report constant. Pas maintenant, on verra plus tard, attends 5 minutes. Bien sûr, parfois c'est nécessaire, mais quand cela devient une habitude, l'enfant cesse d'essayer. Il conclut intérieurement, ce que je vis n'est pas important. Quatrième point, gronder l'enfant pour son honnêteté. Quand un enfant dit, j'ai cassé quelque chose, j'ai eu peur, j'ai fait une bêtise, il fait déjà preuve de courage. Si cette honnêteté est accueillie par des cris ou des reproches, la prochaine fois, il choisira le silence. ou le mensonge. L'honnêteté doit toujours être accueillie avant d'être corrigée. Cinquième point, les promesses non tenues. On le fera demain ! 6. L'amour sous condition Si tu continues, je m'en vais. Tu es méchant quand tu fais ça. L'enfant comprend alors que l'amour dépend de son comportement, qu'il faut être sage, pratique, conforme pour être aimé. Cela abîme profondément la confiance et l'estime de soi. Septième point, refuser de reconnaître ses propres erreurs. Oui, les adultes se trompent. Oui, nous crions parfois. Oui, nous dépassons nos limites. Mais faire comme si ne rien ne s'était passé crée une rupture silencieuse. Dire « pardon, j'ai crié, ce n'est pas ta faute » , ce n'est pas en fait de la faiblesse, c'est un modèle relationnel extrêmement fort. Alors comment préserver la confiance au quotidien ? Eh bien, pas en étant parfait. Mais en étant présent, sincère et attentif, remercier l'enfant pour son honnêteté, montrer de l'intérêt pour ce qu'il partage, écouter sans interrompre même quelques minutes par jour, parler de ses émotions sans rendre l'enfant responsable, poser des limites claires, expliquées, respectueuses. Cet épisode touche à sa fin, alors je vais vous rappeler les 7 points qui fragilisent la confiance. Premier point, écouter pour corriger et non pour comprendre. Deuxième point, le sarcasme et les moqueries sur les émotions. Troisième point, l'inattention répétée. Quatrième, punir l'honnêteté. Cinquième point, les promesses non tenues. Sixième point, l'amour sous condition. Et le septième et dernier, le refus d'assumer ses erreurs. La confiance n'est pas acquise une fois pour toutes. C'est comme un feu. On peut l'éteindre sans le vouloir, mais on peut toujours le rallumer avec du temps, de la présence et de la chaleur. Si vous avez aimé cet épisode, je vous invite à laisser un avis 5 étoiles sur l'application de votre choix. Les plus grandes, c'est Apple Podcasts et Spotify. Vous mettez 5 étoiles, c'est ultra ravi pour vous. Et moi, ça change radicalement les choses parce que c'est le meilleur moyen de faire découvrir mon podcast à d'autres personnes. Et c'est ça qui fait vraiment vivre ce podcast. A bientôt !