Speaker #0Abordons une question qui pique un peu mais qui mérite d'être posée. Pourquoi beaucoup d'enfants d'aujourd'hui apprennent plus difficilement qu'il y a 20 ans ? Et je précise tout de suite, ce n'est pas pour accuser les enfants ni pour culpabiliser les parents, c'est pour comprendre ce qui se passe et reprendre la main. Si vous vous demandez comment calmer les colères, poser des limites sans crier, apprivoiser le temps d'écran, retrouver des soirées plus sereines et nourrir l'autonomie de vos enfants, vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Princesse Montessori, je suis la princesse Xénia roubetzkoï et je suis diplômée en développement précoce de l'enfant selon la méthode Montessori. Ici, on transforme les difficultés du quotidien en gestes simples et efficaces. Un épisode, un pas concret. Alors installez-vous et c'est parti pour un nouvel épisode. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast où nous allons voir pourquoi beaucoup d'enfants aujourd'hui apprennent beaucoup plus difficilement qu'il y a 20 ans. On lit souvent une statistique qui frappe. 78% des élèves auraient du mal à rester concentrés sur une tâche plus de 10 minutes. Et on dit qu'au début des années 2000, c'était nettement mieux. Alors qu'est-ce qui a changé ? Je vais vous donner 5 grandes causes très concrètes et ensuite je vous donnerai une piste claire pour aider dès maintenant. Première cause, les gadgets à la place du développement. Les enfants d'aujourd'hui grandissent avec les écrans dès le plus jeune âge. Tablet, smartphone, dessin animé très rythmé, applications interactives, etc. Et le cerveau s'habitue à des images très stimulantes, des scènes qui changent vite et un retour immédiat. Le problème, c'est que l'école et les apprentissages demandent l'inverse. Se poser, soutenir l'effort, garder une attention stable. Et quand l'enfant passe d'un univers ultra stimulant à un manuel scolaire, le cerveau proteste. Pas parce que l'enfant est paresseux, mais parce que son cerveau a été entraîné à une autre cadence. Résultat, la concentration est plus fragile et l'apprentissage est plus coûteux. Deuxième grande cause, la disparition du jeu libre. Vous vous souvenez, nous, quand on jouait dehors pendant des heures, on inventait des histoires, des mondes, des règles, des rôles. Aujourd'hui, beaucoup d'enfants ont des journées remplies. Activités, cours, entraînement, atelier, etc. Et c'est paradoxal, à force de vouloir leur donner le meilleur, on leur enlève une chose essentielle, le jeu libre. Parce que dans le jeu libre, l'enfant apprend à imaginer, à résoudre des problèmes, à gérer la frustration, à négocier, à tenir un projet de jeu dans la durée. Ce sont exactement les compétences qu'on utilise ensuite pour apprendre. Troisième cause, la surcharge informationnelle. Et oui, c'est notre troisième point, l'information. Aujourd'hui, un enfant reçoit énormément de données. Images, pubs, vidéos, notifications, contenus, stimuli, etc. Tellement que le cerveau s'adapte. Il apprend à survoler, à scanner, à zapper. Et ça crée un vrai danger. L'enfant devient bon pour attraper des morceaux. Mais il a plus de mal à faire ce que l'apprentissage demande. A savoir analyser, approfondir et mémoriser. Quatrième cause, la révolution alimentaire. et par en mieux. Beaucoup d'enfants consomment aujourd'hui bien plus qu'avant sucre, produits ultra transformés, additifs, soda. Et ce n'est pas un sujet moral, c'est un sujet neurobiologique parce que l'énergie, l'humeur, la stabilité de l'attention, etc. tout ça, ça dépend aussi du corps. Chips à la récré, soda au lieu de l'eau, ça peut réellement impacter la mémoire, l'attention et la productivité globale. Et le cinquième point peut être le plus sous-estimé, l'anxiété. Ces dernières années, beaucoup d'enfants sont plus anxieux. Pression, peur de se tromper, comparaison, exigence. Or, un cerveau anxieux, c'est un cerveau en mode survie. Et en mode survie, on n'apprend pas bien. Parce que l'énergie est mobilisée pour se protéger, pas pour explorer, pour comprendre ou pour retenir. Il y a une solution et elle est beaucoup plus simple que ce qu'on ne croit. La bonne nouvelle, c'est que tout ça... n'est pas une fatalité. Le levier, ce n'est pas plus de cours, ce n'est pas plus de fiches, ce n'est pas plus de pression. Le levier, c'est le retour aux fondamentaux, surtout entre 4 et 7 ans, du jeu sans écran, du mouvement idéalement dehors, une alimentation plus stable, plus simple, et surtout une présence adulte qui soutient sans écraser. Et je veux vraiment le redire, ce n'est pas la quantité d'activité qui fait la différence, c'est la qualité du temps et de la relation. Lire ensemble, jouer un jeu de société simple, discuter d'un sujet qui passionne l'enfant, créer des rituels calmes, ce sont des choses simples mais puissantes. Pour terminer, faisons un rappel des points de cet épisode. Premier point, les écrans entraînent le cerveau à la stimulation constante. Deuxième point, le jeu libre disparaît alors que c'est une base d'apprentissage. Le troisième point que nous avons vu, c'est que trop d'informations poussent au zapping plutôt qu'à l'analyse. Quatrièmement, l'alimentation ultra transformée fragilise énergie et attention. Cinquième point, l'anxiété bloque les fonctions cognitives. Et sixième point, la solution, c'est les fondamentaux, le rythme, la relation et la qualité du temps. Merci d'avoir écouté cet épisode. Et si vous voulez plus d'outils concrets pour aider votre enfant à apprendre sans pression, abonnez-vous. Si vous avez aimé cet épisode, je vous invite à laisser un avis 5 étoiles sur l'application de votre choix. Les plus grandes, c'est Apple Podcasts et Spotify. Vous mettez 5 étoiles, c'est ultra ravi pour vous. Et moi, ça change radicalement les choses parce que c'est le meilleur moyen de faire découvrir mon podcast à d'autres personnes. Et c'est ça qui fait vraiment vivre ce podcast. A bientôt.