- Speaker #0
Tu les regardes de l'extérieur, ils ont des belles boîtes, un beau parcours, mais en fait, quand t'as accès aux coulisses, ils souffrent. On avait l'ambition de créer une boîte qui grandisse, etc. Je me suis dit en fait, si on veut se donner les moyens de faire la croissance qu'on ambitionne, avec nos pratiques actuelles, on va se prendre un mur et ça va se faire dans le sang et les larmes. Et du coup, l'idée, c'était vraiment de créer une espèce de bible. C'est pour ça le wiki de Wikipédia. C'est la bible de l'entreprise qui explique vraiment tout dans l'entreprise.
- Speaker #1
Le truc, c'est que souvent, ceux qui souffrent le plus d'absence de process, c'est ceux qui sont dans le dur, dans les urgences, des trucs comme ça. Donc toi tu dirais quoi à cet entrepreneur ?
- Speaker #0
Par où commencer ? Mon conseil ce serait vraiment en fait...
- Speaker #1
Trop à penser, trop à faire, sans système, c'est l'épuisement. Alors bienvenue dans Process Advantage, l'émission où je donne la parole à des experts et des entrepreneurs qui ont mis en place des processus afin de booster le développement de leur entreprise. Pour soutenir l'émission, pensez à laisser un avis honnête. C'est ce qui m'aide le plus à m'améliorer et me faire connaître. Et si vous voulez installer un système d'organisation pour être plus efficace, rentable et serein au quotidien, direction organisologie.com, le lien est en description. C'est parti ! Robin von Kenel, ça me fait super plaisir d'être là aujourd'hui avec toi et de pouvoir échanger. Bienvenue dans Process Advantage.
- Speaker #0
Merci Julien.
- Speaker #1
Tu es le premier invité avec lequel je vais tester Alfred. Alfred, c'est en fait un agent IA que j'ai installé sur OpenClaw. C'est un peu notre dernière découverte. On a été pris par le FOMO, donc Fear of Missing Out, avec ma femme. Et on geek le soir derrière ça. En fait, je vais lire ta présentation en faisant un message audio-télégramme sur Alfred. Puis après, je vais lui poser une question. Puis on va voir ce qui sort. Ça marche pour toi ?
- Speaker #0
Oui, je suis très, très heureux d'être ton cobaye. C'est pas du tout effrayant.
- Speaker #1
OK, donc Robin, tu es fondateur et directeur de Ricochet Communications. un spécialiste de l'employee advocacy, tu me dis si je prononce juste ou faux, c'est juste advocacy, et de la communication sur LinkedIn pour dirigeants, collaborateurs et personnalités publiques. Tu as donc confondé Ricochet, devenu en quelques années une référence francophone des programmes d'employés ambassadeurs avec deux antennes en croissance stable, donc une antenne sur Lausanne, ou en tout cas en Suisse romande, et puis une à Montréal, c'est juste ?
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Tu as accompagné plus de 7000 personnes dans leur communication sur LinkedIn et piloté environ... 2 100 publications, c'est ça ? Je ne sais plus les chiffres exacts, mais là, j'ai 1 700 publications, en générant jusqu'à 13 millions de vues et 120 000 interactions.
- Speaker #0
Ouais, ça, c'était les chiffres fin 2024, 2025, on doit être un peu plus au-dessus.
- Speaker #1
Ouais. Et tu as étendu ton expertise du personal branding aux personnalités politiques, renforçant la visibilité et l'impact de leur prise de parole en ligne. Ton objectif du moment, structurer et escaler les programmes d'employés ambassadeurs et l'accompagnement de profils publics. en Suisse romande et en international, notamment via le développement de la branche anglophone de Ricochet. Et ta vision, et là, j'aimerais aussi t'entendre, parce que peut-être qu'il y a des détails à apporter, mais c'est de faire la communication à levier profondément humain et stratégique des collaborateurs et leaders visibles, crédibles et alignés avec leurs valeurs, qui deviennent les premiers ambassadeurs de leur entreprise, plutôt que de se reposer uniquement sur la communication corporelle classique. Est-ce que tu as quelque chose à rajouter à cette présentation ?
- Speaker #0
C'est une présentation exhaustive. Je pense, si on veut résumer ça, c'est en fait vraiment au quotidien, avec le podcast, tu t'en rends compte il y a des gens incroyables en Suisse romande, il y a des gens incroyables partout au niveau du business, par contre le fait d'être bon dans ce que tu fais, le fait d'être intéressant d'être passionné, c'est pas forcément synonyme d'être bon dans la communication, donc nous on vient ici pour combler ce gap, et de dire en fait il y a des gens qui sont géniaux mais qui n'osent pas ou qui ne savent pas comment s'y prendre et on va les aider à structurer leur prise de parole donc à créer leur stratégie de communication personnelle et puis on le fait autant comme tu disais avec politiciens, avec des employés des experts etc général. des CIO, des entrepreneurs. On a eu un chef cuisinier, une star de la télé, un chanteur d'opéra. On a deux, trois clients aussi un peu plus exotiques.
- Speaker #1
Ça fait penser à mes accompagnements. Alors évidemment, je m'adresse à des patrons de PME qui veulent libérer du temps, se structurer, reprendre le contrôle de leur agenda. Mais là, en ce moment, j'ai une peintre en accompagnement et puis j'ai eu un prêtre aussi en accompagnement une fois. J'ai l'impression que la communication, c'est une compétence transversale. Tout comme l'organisation. Et donc, en fait, ça attire naturellement des profils assez divers. Donc, Alfred, si tu es toujours là avec moi, j'aimerais que tu ailles dans ma base de données, donc dans tous les emails que j'ai envoyés, dans toutes mes notes, et que tu nous prépares quelques questions pour clôturer cet épisode de manière inspirante. On verra s'il gère trois minutes d'audio, quoi. OK. Aujourd'hui, pour mes auditeurs, j'aime bien commencer par clarifier en fait Ce qu'on va couvrir comme sujet, parce qu'évidemment, là, je t'ai présenté, ils se disent, on va parler de communication, on va parler de comment utiliser LinkedIn et il y aura peut-être des questions qui vont émerger sur ce sujet. Mais moi, je vais lire un post que tu as publié sur LinkedIn il y a quelques mois parce que je te suis sur LinkedIn. Et c'est ça où je me suis dit, ah, en fait, ça pourrait être intéressant de discuter avec toi d'un sujet dont tu n'as pas l'habitude de discuter. Et donc, d'avoir plutôt une discussion sur tes pratiques en tant qu'entrepreneur. Et donc, je vais lire le post. Tu commences avec « Vous m'en excuserez » . Cette semaine, je me permets une incartade à mes thématiques habituelles. Parfois, une bonne pratique mérite d'être partagée. Deux nouvelles personnes ont rejoint Ricochet en septembre et chaque onboarding est un crash test pour notre formation interne. Bonne nouvelle, ça se passe de mieux en mieux. Pourquoi ? Parce que nous avons créé un wiki d'entreprise et qu'il devient vraiment balèze. On y trouve toute notre connaissance métier, replay de webinaire, articles, livres, clés résumées, analyses, bonnes pratiques, etc. Tous nos processus internes également, c'est là où je me suis dit, process advantage, processus interne, outils utilisés, politique RH, congés, salaires, évolution de carrière, déclaration de vacances, congés maternités, services militaires, etc. L'ensemble de nos formations, les replis des formations internes, externes, celles qu'on donne, mais aussi celles auxquelles chaque collègue assiste. Donc tout est clair, documenté, accessible. Cette base de connaissances est documentée et grandie avec le temps. Et si ça fonctionne aussi bien, c'est grâce à Camille. La gardienne du système, quoi. Qui met à jour ce projet avec rigueur, constance et vision. C'est devenu, sans exagérer, la colonne vertébrale de Ricochet. Et donc, on parle beaucoup de culture d'entreprise, mais une culture, ça se transmet. Et pour ça, il faut des mots, des supports, des processus. Le wiki, c'est notre outil pour que cette transmission ne repose pas que sur l'oral ou l'intuition. Et aujourd'hui, je ne demande plus si on a documenté quelque chose, je me demande où Camille a rangé. J'ai vu ce post, je me suis dit, ah, super intéressant, parce que c'est en partie ce que j'aide certains entrepreneurs à mettre en place. Alors, on ne commence pas par le wiki d'entreprise, on commence, dans ma vision, dans mon approche, par le système d'organisation personnelle du boss, du patron. Et donc, évidemment, les entreprises ne te contactent pas pour installer ce wiki, mais c'est en partie grâce à ce wiki que vous pouvez être si efficace avec les entreprises qui font appel à vos services. Donc, est-ce que c'est OK pour toi d'explorer ce sujet aujourd'hui ?
- Speaker #0
Alors, ça me ferait super plaisir. Et surtout, en fait, c'est très chouette parce que ça me change. Et je n'aurai plus besoin de me répéter sur toujours les mêmes choses, les mêmes conseils LinkedIn, etc. Je trouve ça très chouette. Peut-être petit warning avant. Je n'ai pas réinventé la roue. Tout ce qu'on a mis en place, je suis allé le piquer chez quelqu'un d'autre. Donc, ce n'est que des autres entrepreneurs, des autres personnes, etc. Donc là, c'est vraiment... Je ne suis pas un innovateur là-dedans. Je suis vraiment un suiveur, mais un suiveur appliqué.
- Speaker #1
Oui, c'est déjà excellent. je trouve que c'est un super pouvoir de pouvoir apprendre des expériences des autres ça te fait gagner je dis souvent pareil je l'ai piqué à quelqu'un la vie est trop courte pour commettre les mêmes erreurs que d'autres ont déjà commises avant nous et donc ça me fera des idées de personnes à aller interviewer justement si en plus on parle de processus et que ce sont des personnes qui te recommandent de faire ceci, de faire cela peut-être qu'ils se trouveront dans le futur sur mon podcast Robin, moi j'ai beaucoup d'entrepreneurs qui viennent me voir et qui me disent j'ai tout dans la tête, je ne sais plus où j'ai mis ce document, je cherche beaucoup de choses ou les documents se trouvent sur plusieurs ordinateurs, fichiers Excel mais qui sont différents. Est-ce que toi tu as un moment chez Ricochet où tu t'es dit il faut que ça change ? Est-ce que vous étiez dans cette situation ? Ou est-ce que c'était simplement, tu en parlais avec quelqu'un, tu as vu une bonne pratique et tu t'es dit ça serait intéressant qu'on... se mettent à documenter tout ce que nos collaborateurs créent d'une certaine manière. C'était quoi le commencement ?
- Speaker #0
Il y a plusieurs choses. En fait, je pense qu'il y a eu deux moments, parce que là, ce que je décris dans le poste, on a le wiki qui est plus en fait un outil RH, pour que tout le monde sache tout. En fait, c'est une centralisation d'informations. Et on a Asana, qui est un logiciel de gestion de projet, de project management, sur lequel est hébergé le wiki.
- Speaker #1
Et puis en fait,
- Speaker #0
du coup, Asana, c'est vraiment là-dessus qu'on aura tous nos processus. Et ça, on l'a installé, on l'a implémenté peut-être 2-3 ans avant de créer le wiki. Ça a été un peu les deux étapes et je ne réponds pas du tout à ta question. Donc maintenant, cela étant dit, Asana, le moment où on s'est dit, il faut qu'on le mette en place, c'était vraiment tout au début de l'entreprise. Et j'aime bien que tu disais le fait de ne pas se prendre les mêmes ornières que les autres devant toi se sont prises. Moi, ce qui m'a vachement aidé, c'est EO. EO, c'est l'acronyme pour Entrepreneurs Organization, qui est un groupe d'entrepreneurs dont je fais partie. à l'époque 2-3 ans après avoir créé la boîte je les ai rencontrés et j'ai intégré leur programme accélérateur la boucle est bouclée parce qu'aujourd'hui je pilote le programme accélérateur ah intéressant Mais ça m'a beaucoup aidé parce qu'en gros, c'est un groupe d'entrepreneurs et l'objectif, c'est la croissance personnelle et pour ta boîte via le partage d'expérience. C'est exactement ce qu'on fait là maintenant. Et tu as quatre journées de formation durant l'année et tu en as une. Donc, il y a stratégie, cash, people et execution. La journée execution, c'est juste que du process. C'est la rigueur de l'excellence opérationnelle. Et les premières fois où j'allais à ces journées, j'étais tellement à des kilomètres de ce qu'ils racontaient. il y avait des checklists qu'il fallait remplir il fallait noter les trucs je savais même de pouvoir noter certains trucs où j'en étais sur une échelle de 1 à 10 j'apprenais que le machin existait et pourtant j'ai fait HEC en management donc je suis censé être formé là dessus mais bon on va dire il y a des choses que tu peux apprendre en théorie et puis après tu te prends le choc de la pratique c'est autre chose mais du coup c'est vraiment durant cette formation où je me suis dit si on veut En fait, si on veut se donner les moyens de faire la croissance qu'on ambitionne, avec nos pratiques actuelles, on va se prendre un mur et ça va se faire dans le sang et les larmes. Et c'est vraiment là où je me suis dit, en fait, tout ce que je peux apprendre durant ces journées, je le récolte. Tout ce que je ne comprends pas, je vais aller voir des gens qui le maîtrisent et puis leur demander comment ils font. Et c'est là qu'en fait, nous, on a identifié chez nous Asana, mais tu peux prendre n'importe lequel, Monday, Notion, etc. Et en fait, je me suis dit, il faut qu'on ait vraiment une excellence opérationnelle là-dessus. Parce que notre métier consiste à des dizaines de milliers de petites tâches. Là, on a le rapport en fin d'année, je ne sais plus, on était à un demi-million de tâches effectuées sur l'année. Un truc de fou. Et c'est impossible de garder ça dans la tête. Je te promets, sur les prochaines réponses, j'essaie d'être plus content.
- Speaker #1
Non, non, c'est très cool. Répète-moi, stratégie, people, execution, c'était quoi le dernier ? Cash. Cash,
- Speaker #0
oui. Alors là, s'il y a des entrepreneurs un peu plus débutants, je dis, dans leur boîte et tout, ce programme Accélérateur, c'est totalement bénévole comme association. Je ne gagne pas d'argent en prof de la pub, mais je le recommande énormément. Moi, ça m'a beaucoup aidé.
- Speaker #1
C'est intéressant que tu en parles, parce que récemment, j'ai discuté, il y a deux semaines, avec Fanny Comba, qui était ici, de la marque Employeur. Oui,
- Speaker #0
je connais bien, c'est une amie.
- Speaker #1
Oui, elle a posté un commentaire sur LinkedIn en lien avec mon post sur le fait que j'allais discuter avec toi. Elle me parlait justement de cette association. Et moi, j'avais en tête qu'il y avait un cap à un million pour pouvoir la rejoindre. Mais ensuite, elle m'a dit non, tu as le programme Accélérateur. Et donc, j'ai discuté, j'ai posé la question à Grégory Ferré pour savoir si c'était pertinent pour moi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, oui, c'était intéressant.
- Speaker #0
Tu as eu tout le monde dans ton podcast. Tu as eu Sébastien Tondeur qui est l'un des fondateurs de I.O. Suisse Romande.
- Speaker #1
C'est juste, oui.
- Speaker #0
Tu as eu Grégory et Miles, ils ont créé l'Accélérateur. et ensuite maintenant je l'ai repris et je le développe et là je suis en train de passer la main à une autre personne David Benadiba qui est un génie et je te mets volontiers en contact avec lui parce que je pense qu'il aurait des choses intéressantes à dire ouais c'est en
- Speaker #1
fait l'histoire parce que j'ai aussi discuté avec Fabio de Coca qui est aussi dans l'équipe donc pour les personnes qui sont toujours avec nous je vais vous mettre les Et... Les épisodes que j'ai faits avec les entrepreneurs qui sont dans cette station, ou en tout cas qui l'ont été. Mais en fait, ça s'est passé d'une manière un peu opportuniste où j'ai été invité à prendre la parole. Parce que de temps en temps, ils invitaient des gens à prendre la parole. Et via mon livre, on m'a proposé de venir prendre la parole. Et donc, en fait, quand j'ai fait mon podcast, vu que j'avais discuté avec certaines personnes lors de cet événement, je me suis dit, je vais commencer là. Voilà, et la Suisse romande, c'est un petit village quand même. Donc, tu le sais. De fou. Voilà. OK. Donc, en fait, toi, tu as eu, entre guillemets, la chance. Parce qu'on parlait pas mal de chance aussi, mais entre guillemets, enfin, pas de la chance, mais il y a aussi le travail. Mais tu choppes l'information, tu dis, OK, j'ai pas envie de commettre les mêmes erreurs. Je vais tout de suite mettre en place des process.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, en fait, t'es pas passé par la phase, j'explose en vol, je me fais un burn-out et tout ça.
- Speaker #0
Non, non. Et je pense, on a pas mal d'entrepreneurs qui disent qu'ils sont flemmards et puis qu'en fait, ils ont réussi parce qu'ils cherchaient des moyens plus intelligents de le faire. Moi, dans mon cas, ce n'est pas que je suis flémard, mais je ne tire pas de fierté à travailler beaucoup. Donc, dans les débuts de Ricochet, je travaillais, comme beaucoup d'entrepreneurs débutants, je bossais mes 70 heures par semaine sans problème. En fait, vraiment, il y avait deux métriques qu'on regardait avec mon associé. C'était la croissance du chiffre d'affaires, où on s'était fixé des objectifs de chiffre d'affaires, et le nombre d'heures où on travaillait par semaine. On s'était fixé des objectifs de croissance pour le chiffre d'affaires et de réduction du nombre d'heures. avec pour objectif de ne pas travailler plus de 45 heures par semaine. Et du coup, à ce moment-là, t'es obligé de sortir des trucs de la tête, d'automatiser, enfin pas forcément automatiser, mais de gagner en excellence opérationnelle. Parce que si tu as envie de bosser moins, il faut que d'autres personnes puissent faire le taf aussi à ta place. Donc ça veut dire recruter. On avait vraiment cette volonté de ne pas être des consultants, mais d'être des entrepreneurs, et puis de processer, de packaginer nos produits, etc. pour qu'ils puissent être réplicables, industrialisables par l'équipe. Et ça, ça veut dire aussi collaborer avec une équipe et transmettre des compétences et de la formation à l'équipe. Et ça, ça nécessitait des process.
- Speaker #1
Bien sûr. Donc tu m'as dit, tu as d'abord passé sur la partie process. Donc vous avez d'abord installé les process et ensuite il y a eu le wiki en deuxième temps, c'est juste ?
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Ok, et donc parle-moi aussi un peu de ton associé. Lui, quand tu lui as... parce que lui il était là à Lausanne à Iau, où tu es arrivé avec tes idées de process et lui tu l'as tout de suite embarqué dans ton histoire, où il était plus en mode t'es sûr que tu veux mettre des process ? C'était quoi le... comment ça s'est passé à ce moment-là ?
- Speaker #0
Je me rappelle, est-ce qu'il aura la patience d'écouter jusque-là ? Est-ce qu'il va entendre ce que je dis maintenant ? après tu peux dire Joker ouais non j'ai vraiment du bol donc Renaud Marguerras on est associé à 50 plus que moi et il est absolument brillant j'ai vraiment une chance folle on a une chance folle de s'être rencontré parce que ça match c'est fluide c'est cool, lui il est à Montréal il développe Montréal, moi je développe la Suisse une relation qui marche super bien par contre il y a une qualité que Renaud n'a pas il n'aime pas Euh... devoir se conformer aveuglément à des processus. C'est vraiment pas dans sa nature. Et du coup, il était directement convaincu de la nécessité d'implémenter ça. Par contre, ça a pris des années avant que... C'était le plus mauvais élève de l'équipe dans l'utilisation au quotidien. Et ça a pris quand même des années, mais au final, les résultats parlaient d'eux-mêmes. Et puis, en fait, il était convaincu. Donc, il s'y est mis à contre-cœur. amis, puis ça nous fait tous gagner du temps,
- Speaker #1
ça réduit la charge mentale c'est génial vous aviez un bon binôme d'une certaine manière, c'est à dire que t'allais compenser un peu la partie qui ne l'aimait pas trop surtout en fait,
- Speaker #0
le côté discipliné je connais pas beaucoup d'entrepreneurs qui sont très disciplinés,
- Speaker #1
de nature on cherche la liberté,
- Speaker #0
tu deviens entrepreneur parce que t'as envie d'être libre, si tu veux du pouvoir, tu deviens politicien, si tu veux de l'argent, tu vas bosser chez Nestlé, Procter & Gamble etc, moi je sais pas Je suis devenu entrepreneur parce que j'aime faire des trucs, je suis fou, un peu créatif, fou. Et du coup, si t'es comme ça, t'aimes pas rentrer dans les cases. Par contre, en fait, ces cases, c'est ce qui fait que t'imploses pas en vol. Donc moi, c'est Yo qui m'a appris cette discipline. Les temps de parole sont minutés. C'est très Amérique du Nord, donc en fait, tout est vraiment hyper scolaire. Mais ça t'apprend à être efficace.
- Speaker #1
Oui, la structure libère, je trouve. Je te donne un exemple. Moi, j'ai des moments pour mes coachings. C'est lundi, mardi, mercredi, après-midi. les jeudis en général c'est en entreprise ou du podcast donc en fait quand je planifie je sais que j'ai 3 après-midi plus le vendredi à ma disposition et en fait le simple fait d'avoir ces cases en fait qui sont une structure m'aide énormément c'est à dire que je pourrais littéralement me dire j'ai pas besoin de regarder mon agenda pour savoir combien de temps j'ai à ma disposition c'est vrai qu'il y a pas mal de gens qui au début qui ressentent en fait je pense que tu peux le comprendre de manière conceptuelle ah oui c'est important machin mais tant que t'as pas tes tripes qui te disent ah ouais il y a vraiment un intérêt pour moi de me structurer parce que je trouve il y a ce côté aussi adrénaline de ne pas avoir de structure et puis d'y aller en mode coup de téléphone, les emails etc qu'il faut pas sous-estimer il y a du job côté organisation entrepreneur c'est pas devant la veille que tu vas être au chômage non je pense pas parle moi un peu justement vu que vous avez commencé par les process Parle-moi d'un client type qui vous contacte. J'aime bien aussi aider mes auditeurs, vu que c'est quand même assez niché, plutôt des entrepreneurs qui se disent peut-être que les process, c'est peut-être intéressant, peut-être pas, bref. Mais j'aime bien, quand je discute avec mes invités, leur proposer de me décrire le processus d'un client qui les découvre. Donc, quelles sont les étapes par lesquelles passe un prospect puis un client au sein de Ricochet ?
- Speaker #0
Dans les grandes lignes. C'est une question qui me fait plaisir parce que en toute arrogance assumée, c'est vraiment mon dada. Ce que j'adore, c'est ce qui me botte. Fanny, que tu as interviewée, elle parle de zone de génie. C'est vraiment là où je me sens bien. C'est une question de structurer une offre de valeur. Et pour moi, tout part de ce que tu vends. Je tweak un peu la question. Dès le départ, définis la stratégie de communication pour dirigeants. Après coup, on va aussi proposer l'externalisation de la communication LinkedIn, des RP, des machins, etc. Tu définis un petit peu comment est-ce qu'on crée de la valeur. Après, il y a 15 millions de façons de le délivrer. Après, se pose la question de comment est-ce qu'on va le délivrer pour que ce soit simple, clair et facilement réplicable. En gros, notre offre de service, maintenant, on a créé des packages, des services, on ne vend jamais des journées, on ne vend jamais des heures, on ne fait pas du consulting. Dans les fêtes, ce qu'on fait, c'est des heures du temps de travail. Tous les consultants vendent du temps de travail, mais c'est un calvaire pour faire des offres, pour noter tes heures, etc. Nous, on est vraiment parti sur l'ensemble de ce que vend Ricochet, c'est 9 produits. On a neuf packs sur Bexio, sur mon logiciel comptable. J'ai neuf trucs que je drague et le drop. Et en fait, du coup, cette offre de service, elle est hyper claire, elle est hyper packagée. Ce qui fait que, pour répondre à ta question, quelqu'un qui a un prospect qui arrive, on a une première discussion. D'une demi-heure, il prend rendez-vous dans mon calendly. Première discussion. Et je ne vais pas lui présenter mon offre, rien du tout. Je vais juste le faire parler, lui poser la question. En fait, c'est quoi ton besoin ? C'est quoi ton problème ? Qu'est-ce que tu veux atteindre ?
- Speaker #1
Et là, il vous trouve où ? Sur LinkedIn ?
- Speaker #0
bouche à oreille quasiment que du inbound donc bouche à oreille et via notre communication mes articles dans Bilan les podcasts les routines etc tu dis quasiment que du inbound parce qu'il y a aussi du outbound des fois ouais des fois en fait il y a d'un coup une boîte où je me dis cette boîte je la trouve vraiment trop cool je vais les avoir comme client puis d'un coup je vais aller les chasser petit message ouais ouais puis je vais trouver puis c'est aussi fun et c'est aussi par manque de temps je dois avouer je pense que si on mettait les efforts sur le outbound on pourrait avoir une croissance beaucoup plus grande. Et après, ce qu'il faut savoir, c'est que je ne suis pas dans une course à la croissance de fou, parce qu'en fait, moi, j'aime bien avoir des clients chouettes, prendre soin de mes employés. Small is beautiful. Je n'ai pas besoin d'avoir une boîte qui explose pour nourrir mon égo. Dans You, ils disent « Revenue is vanity, profit is sanity, cash is king » . En fait, On en... quelques années on s'est concentré sur la croissance du chiffre d'affaires et je me suis rendu compte que c'était un très mauvais indicateur très mauvais objectif aujourd'hui en fait on cherche à plutôt faire de la profitabilité on est sur la même longueur d'onde pour les personnes qui se demandent ce que c'est inbound et outbound inbound c'est quand t'as
- Speaker #1
une sorte de stratégie de contenu et les gens viennent à toi, c'est à dire ils te contactent parce que, ouais explique moi parce qu'en fait moi je suis aussi beaucoup dans l'inbound mais j'aimerais bien avoir ta propre définition en fait
- Speaker #0
Pour moi, l'inbound, c'est réussir à être pertinent et à dispenser des conseils pertinents pour asseoir ta crédibilité sur un sujet, aider les gens au quotidien et en fait, qu'ils puissent, limite s'ils peuvent s'en sortir sans toi, c'est encore mieux, mais ils vont pouvoir aller jusqu'à un certain point et au moment où ils vont avoir besoin de l'expert, en fait, ils vont se tourner vers toi, ils ne vont même plus taper leurs questions sur Google, ils ne vont même pas taper excellence opérationnelle sur Google, ils vont directement t'appeler.
- Speaker #1
On va dire, j'ai besoin d'être visible. pour X, Y, Z raisons, je m'adresse à Ricochet. Je suis un patron désorganisé, je m'adresse à Julien. Idéalement, quoi.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et c'est pour ça qu'en fait, tu mets en place une stratégie et tout ça, quoi.
- Speaker #0
Ouais, mais ça, c'est vraiment, en fait, notre core business, c'est Ricochet.
- Speaker #1
Ouais. Et le outbound ?
- Speaker #0
C'est la vente à l'ancienne. Ouais,
- Speaker #1
c'est-à-dire, tu vas faire de la pub, tu vas contacter les gens, tu vas faire du démarchage.
- Speaker #0
Exactement. Si on veut, c'est un peu les nouveaux buzzwords parce que dans le marketing, on aime bien quand ça change. Ouais, c'est ça. À l'époque, on parlait de push-pull. C'est des conseils, c'est quasiment la même chose.
- Speaker #1
Donc, il y a ces 30 minutes call avec toi. Et donc là, tu vas comprendre le besoin de la personne et voir si c'est pertinent d'aller plus loin, en fait.
- Speaker #0
Ouais. Et puis, je vais simplement leur dire est-ce qu'on peut vous aider ou est-ce qu'on ne peut pas vous aider ? Je pense qu'une personne sur deux, je la redirige vers un pote ou des gens où je connais, enfin, d'autres agences marketing parce qu'on est très niche. Donc, si quelqu'un a besoin d'un site web ou si dans un premier temps, il fait du B2C, donc ils vendent à des consommateurs finaux et puis que je pense que ça serait plus intéressant d'être sur Instagram avec la marque plutôt que d'être sur LinkedIn avec le compte du patron en fait nous on ne fait pas ça donc je vais les rediriger mais du coup à la fin je dis ok super ça rentre dans ce que nous on peut faire ou ça ne rentre pas si ça rentre, on prévoit une rencontre d'une heure cette fois-ci moi je vais aller faire mes recherches, je vais regarder où ils en sont je vais faire un audit, regarder où ils en sont actuellement et je vais leur présenter une offre Et cette offre, en fait, je leur présente mon document de service et on termine sur la méthode O. Il y a les 9 packages, les 9 produits qui sont comme des briques de Lego. L'avantage, c'est que chaque brique de Lego, elle a un prix. Chaque brique de Lego, j'ai en fait sur mon logiciel de process, c'est déjà quelque chose... De nouveau, en deux clics, je peux lancer le projet. Et du coup, on va ensemble assembler ces briques de Lego. Avec les briques de Lego, tu peux faire une petite maison, une grosse maison avec un garage ou un château. Donc en fait, ça s'adapte aussi bien à la TPE que à l'institution publique ou la multinationale. Une fois qu'on a décidé ça, moi, en 10 minutes après le call, ils reçoivent une offre, parce que de nouveau, l'offre, je peux la faire extrêmement rapidement. Et puis après, en fait, ils signent, ils ne signent pas. Je ne perds pas trop de temps en vente. L'objectif, c'est vraiment d'éliminer le plus vite possible les mauvais prospects. Et puis après, en fait, s'ils sont convaincus, ils bossent avec nous, mais c'est à eux de... Enfin, on connaît très, très bien notre métier. Donc, on a testé plein de choses. On sait ce qui marche. Si je leur fais une offre, c'est à eux de rentrer dans nos process. Et ce n'est pas moi qui vais commencer à faire du sur-mesure pour m'adapter à leurs process.
- Speaker #1
Et tu as perdu des clients comme ça ?
- Speaker #0
Oui, beaucoup. Mais de nouveau, en fait...
- Speaker #1
T'as dit beaucoup, pas beaucoup ?
- Speaker #0
Non, beaucoup.
- Speaker #1
Ah ouais, ok.
- Speaker #0
Bah en fait, de nouveau, c'est 50% des gens. Mais on pourrait commencer à faire tout et n'importe quoi. Ouais,
- Speaker #1
intéressant ça.
- Speaker #0
Puis s'adapter à leurs besoins, puis dire ah ouais, puis on va prendre des sous-traitants qui vont faire ce que nous on sait pas faire, etc. Mais c'est que des trucs... Puis je vais pas mentir, on le faisait au début de Ricochet, en fait on s'adaptait beaucoup plus. En fait, tu regardes, c'est tous les clients qui nous faisaient perdre du temps, qui à la fin en fait... De nouveau, si tu fais ce que tu sais pas trop faire ou si tu commences à faire du sur-mesure, c'est là en fait où t'es pas efficace quoi.
- Speaker #1
Ouais, clairement. C'est intéressant que tu parles de ça parce que j'essaye aussi de professer un peu ça à certains clients. La raison, on est complexe. Il y a plein de raisons qui font qu'on va accepter de faire du travail alors que ce n'est pas vraiment là-dedans qu'on veut aller, qu'on peut aller, etc. Ça peut être les peurs, ça peut être tout d'un coup un carnet de commandes un peu vide, ça peut être un très bon client et on se dit, il me demande quelque chose, donc en fait, je vais quand même lui faire plaisir, etc. Mais moi, par expérience, que ce soit observation chez mes clients ou moi-même, le fait d'être trop clair sur ce que tu sers, qui tu sers, en fait, moi, quand j'ai une personne, typiquement les managers, je ne fais pas. Ce serait mentir, je fais très peu. C'est-à-dire, si je vois qu'il y a vraiment un manager avec qui ça match, etc., je vais le prendre, mais je fais peu pour une simple et bonne raison, c'est que souvent, il ne peut pas utiliser les outils qu'il veut. Tu vois, des petits détails comme ça. Et puis, le mindset est aussi différent. Mais à une époque, je faisais. Et en fait, ma manière de me rassurer, c'est de me dire, en fait, je dis non, je dis écoute, va plutôt voir, je ne sais pas, je pense à lui, mais Cédric Wattin que j'avais aussi interviewé, qui lui est spécialisé chez les managers. Et le temps que j'ai, je vais l'utiliser pour l'inbound, pour communiquer et pour aller chercher ce client idéal. ça nécessite d'avoir un peu de réserve financière forcément mais je pense que sur le moyen long terme on est gagnant c'est intéressant que tu le dises et que tu dises j'ai perdu des clients mais en fait votre boîte se porte bien c'est les clients que tu veux pas parce que si tu fais du sur mesure et que tu t'adaptes à eux tu fais pas ce dans quoi t'es absolument génial et
- Speaker #0
du coup en fait non seulement toi tu perds du temps, tu perds de la rentabilité et puis en fait tu seras moins bon qu'aurait pu l'être quelqu'un d'autre donc ton client il va être pas content non plus Merci. et du coup après il va commencer à aller répondre à juste titre il va aller parler de toi en mal sur la place et tu le disais au tout début la Suisse romande c'est un village on peut pas se permettre d'avoir une mauvaise réputation et puis quand je parle de mauvaise réputation je suis sûr qu'il y a une ou deux personnes qui te viennent en tête peut-être que c'est pas les mêmes auxquelles moi je pense mais moi je connais des gens qui ont un catalogue extensible où ils font tout et en fait c'est pas des gens qui ont des très bonnes réputations sur le marché
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et puis aussi parce que je trouve que c'est difficile de communiquer clairement sur ce que tu fais si tu t'arrêtes à beaucoup de personnes et si tu as beaucoup d'offres. Je trouve que pour... Parce que moi, je suis dans cette phase où j'essaie vraiment de prendre cette place dans la tête des gens, l'organisation personnelle du patron comme levier pour son entreprise, levier stratégique pour son entreprise parce que je pense que beaucoup de choses partent de cette organisation. Mais en fait, entre le moment où tu décides que tu veux te placer dans ce créneau-là Et le moment où... Tu te places dans ce créneau-là. Déjà, il y a des années qui passent.
- Speaker #0
Nous, ça nous a pris 5 ans.
- Speaker #1
Et là, maintenant, c'est bon, vous l'avez.
- Speaker #0
Là, maintenant, franchement, sur la Suisse romande, si tu parles personal branding, si tu parles LinkedIn, il y a quand même de grandes chances que tu tombes sur nous. Même si tu tapes les mots en ligne, tu vas retomber sur nos articles. On a écrit des articles dans plein de journaux, dans Bilan, dans la tribune de Genève, dans le 24 Heures, il y a eu des articles, des portraits de nous dans la GFI. plus les podcasts, plus les machins, les vidéos sur YouTube, on commence quand même vraiment à être bien positionné sur la thématique.
- Speaker #1
Donc, temps à l'offre, validation client. Là, oui, non. S'il dit oui, qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #0
Camille ! Non, je ne rigole pas du tout. Donc, en gros, il valide l'offre. Donc, en fait, dans l'offre, on a validé, il veut une fois des pommes, deux fois des poires. Enfin, c'est le grand produit. les différentes briques de Lego là à ce moment là en fait ça passe chez Camille ouais qui va en fait on va organiser une réunion avec avec le client pour dire enfin fixer les différentes étapes les différentes deadline, les machins, etc. Pour finir les derniers détails. Et puis après, en fait, du coup, sur Asana, on a des templates. Déjà, on utilise Asana pour la gestion de projet. On utilise tout l'environnement Google, Google Workspace, pour tous les documents, etc.
- Speaker #1
Le wiki, quoi.
- Speaker #0
Non, non, non, parce que notre wiki, il est sur Asana. C'est vraiment les PowerPoints, les machins, etc. Et l'avantage, c'est que, typiquement, une brique, ce serait une stratégie LinkedIn corpo. Une brique, ce serait un diagnostic de marque personnelle pour un dirigeant. En fait... dans ces briques, c'est des projets sur notre Asana, donc on a des modèles, des templates qu'on peut copier-coller et on a en fait sur notre drive en stratégie, on a des templates de à quoi ça ressemble une stratégie. Donc la première action quand l'offre elle est validée c'est on crée le projet sur notre drive on crée le projet dans Asana, mais ça en fait ça prend, en une heure c'est fait et on a toutes les deadlines, tous les machins, toutes les petites actions, les tâches les sous-tâches, et tout est prêt, tout est réglé en une heure parce que c'est du drag and drop, parce que tout est préparé. Ça peut donner l'impression qu'on ne fait pas d'effort parce qu'on ne s'adapte pas au client. Mais le truc, c'est qu'au final, on est excellent dans l'implémentation parce que justement, il n'y a rien qui passe entre les mailles du filet parce que tout est prévu. Et puis du coup, c'est toute cette tâche mentale administrative que mes équipes détestent, qu'on déteste tous. En fait, on l'a déléguée à juste la routine, la discipline pure. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Je suis un grand fan des checklists aussi. Quand je vais en entreprise, ça m'arrive encore d'aller en entreprise où je fais des interventions, workshops, j'ai une checklist en fait, où ça doit ressembler un peu à ça. Et quand j'en parle à certaines personnes, elles me disent « Ouais, mais tu ne crois pas que ça bride un peu ta créativité ? » Je dis « Ben non, en fait, c'est l'inverse. C'est qu'en fait, les entreprises changent, les besoins changent. C'est le process qui reste à peu près similaire. Il y a de temps en temps des changements, mais dans l'ensemble, tu as le même... les mêmes étapes et ça me permet justement de sauvegarder de l'énergie et du jus de cerveau et du temps sur c'est qui ma boîte, à qui je m'adresse, je vais envoyer un sondage aux participants, je vais relancer les participants s'il le faut parce qu'ils ont un an, ensuite je vais analyser les informations, ensuite je vais me dire ok, je vais faire une présentation, comment je vais amener le truc. Et alors que quand t'as pas ça, tout d'un coup t'es oh purée, deux jours avant t'es là en mode il faut que je fasse ma présentation et puis finalement tu... tu performes moins, quoi. En tout cas, je le pense.
- Speaker #0
Et tu parles de jus de cerveau, puis en fait, je pense, enfin, peut-être un peu l'éléphant dans la pièce, mais nous, on parle de tout ce qu'il y a de positif. Maintenant, on parle de toutes les opportunités. On est tourné, parce qu'on est tourné vers le positif, mais il y a aussi tous les risques, et puis en fait, la quantité de gens que tu croises au quotidien qui sont, pas en burn-out, mais en pré-burn-out, en tout cas surmenés, c'est hallucinant. Et en fait, je sais pas toi, mais moi, le premier symptôme si je suis surmené, C'est une perte de mémoire à court terme. Je deviens bête. Il n'y a rien de pire que de te rendre compte que tu n'es pas à ton plein potentiel intellectuel. Et typiquement, quand on fait des métiers comme les nôtres, où tu dois aller chez le client, poser la bonne question, repérer le bon truc, tu ne peux pas te permettre de ne pas être au top de ton potentiel intellectuel.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord avec toi. Moi, je vois les gens qui viennent des fois trop tard. C'est-à-dire, soit ils se sont déjà fait des burn-out, soit ils ont eu un problème familial. des divorces, des problèmes de santé. Moi, je le vois bien, cet aspect-là. Parfois, c'est trop tard, malheureusement. On est trop pris dans l'engrenage et c'est très difficile d'en sortir. Mais clairement, tu fais bien de le mentionner, il y a aussi les risques. Les risques de compenser avec ton corps, d'être dans la machine à laver, et puis d'essayer de t'en sortir. Donc, tu as ce plan d'action qui se met en œuvre. Ensuite, c'est tes équipes qui délivrent. Toi, tu as encore un lien dans l'opérationnel ? Merci. Je t'explique, moi je suis dans cette phase où maintenant je commence à mettre en place, je commence à avoir une collaboration avec deux coachs que j'ai formés à mes méthodes, donc je suis un peu dans cette phase de commencer à se mettre la méthode en avant, le système, à avoir processé, etc. Par rapport à toi qui es plus avancé, vous êtes plus avancé, moi j'ai encore quelques années, mais je suis dans cette phase de bascule. Parle-moi un peu de la suite, c'est-à-dire le plan d'action qui est mis en œuvre. Camille qui intervient, les process qui vous soutiennent pour réduire la charge mentale et devoir réinventer la roue encore et encore et encore comme on le voit souvent dans beaucoup d'entreprises. Toi, là-dedans, c'est quoi ton rôle ? Tu as encore un rôle ou tu as complètement... Je m'amène stratégique, mais...
- Speaker #0
Oui, non, j'adorais te dire que je n'ai plus aucun rôle et puis que je vais skier. En fumant des cigares, je ne fais pas du tout. Mais quand je me la coule douce dans un jacuzzi sur les pistes de ski, ce n'est pas du tout le cas. Il y a quand même... En fait, le truc, c'est que... plus je délègue c'est un peu les tâches plus je délègue des tâches basiques plus l'entreprise grandit plus le peu de tâches on remonte de plus en plus stratégique mais il y en a de plus en plus c'est ça du coup moi mon temps c'est vraiment vente dans les petites structures le CEO restera toujours le meilleur vendeur de la boîte les formations quand je dois former des conseils d'administration, comité de direction donner des webinars plusieurs centaines de personnes, etc. Pour l'instant, je les donne encore moi parce que c'est l'occasion de faire un impact fort. Et puis, justement, l'accompagnement personnel, on a un service qui s'appelle le service Elite. Donc là, c'est vraiment, on va faire des stratégies 360, online, offline, enfin sur LinkedIn, mais aussi dans la presse, etc. Et c'est cher, mais c'est hyper intéressant. Puis ça, on va juste le faire avec des CIO, des entrepreneurs d'un certain niveau, d'un certain calibre. Ça, en fait... il veut l'être accompagné par le fondateur donc ça il n'y a que mon associé et moi qui le faisons enfin on le fait, on est aidé bien sûr mais en fait on est personnellement impliqué sur ces mandats mais sinon après tout ce qui est justement plus l'accompagnement d'experts au sein des entreprises la création de stratégies de communication d'entreprise la création de guides réseaux sociaux ce genre de choses ça vraiment en fait j'essaye d'en faire de moins en moins Si c'est un client qui est un pote, des fois, je suis encore... Il y a toujours... Tu en parlais, en fait. C'est des clients un peu spéciaux où tu fais des petites incarnations. Oui, oui. Mais normalement...
- Speaker #1
C'est ce qui nous maintient, parce qu'il fait qu'on reste humain, quoi.
- Speaker #0
Oui, ou une boîte où tu as un intérêt particulier parce qu'en fait, ça te plaît, etc. Mais sinon, non, moi, je suis plutôt vente, les formations VIP et l'accompagnement des clients VIP.
- Speaker #1
Donc, en fonction des blocs, tu sais à peu près...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
En fait, c'est distribué à ce moment-là. Toi, tu sais que si tu proposes ce bloc 1, 2, 3, peut-être dans le bloc 2, tu vas avoir un impact assez important. Et puis le bloc 1 et 3 sera plutôt géré par les personnes de ton équipe. Vous êtes une dizaine, c'est ça ?
- Speaker #0
Exactement. Et puis peut-être la dernière chose, parce que j'avais mentionné nos templates pour tous les livrables clients, etc. Nos templates de gestion de projet sur Asana. La troisième truc, c'est que comme on a des briques de Lego, on a mesuré sur des années combien chaque brique prenait de temps. chaque... une des sous-tâches et du coup en fait ça fait que dès que je lance un projet je sais exactement combien d'heures ça va prendre à qui impliqué sur le projet durant les 3, 6, 9 prochains mois donc on a une prévision du workload qui est gigantesque et c'est à ce moment là aussi qu'on fait l'assignement qui va bosser sur quel projet pour faire en sorte que nous on vise entre 60 et 90% de taux d'heure facturable chez nos collègues 90% c'est quand même déjà
- Speaker #1
bien sur le fart t'as très peu de marge c'est difficile quand même de planifier même si c'est standardisé exactement mais du coup par contre c'est quelqu'un qui est très rentable et en dessous de 60%
- Speaker #0
c'est quelqu'un qui rapporte pas assez d'argent à l'entreprise donc on est entre 60 et 90% c'est vraiment la fourchette on essaye d'avoir tout le monde qui est dans cette fourchette là et vous utilisez quoi comme logiciel ?
- Speaker #1
faire ce workflow cette gestion du workload ?
- Speaker #0
Excel. On a fait un Excel qui est assez bourrin qui marche bien qui est en train d'atteindre un petit peu ses limites typiquement il y a des choses qui existent directement dans les logiciels de gestion de projet, dans Asana il y a des choses qui existent avec Excel on a vraiment pu créer un truc qui était parfaitement adapté à nos briques de Lego et à notre volonté On voit que là, maintenant, on atteint une dizaine de personnes. Ça va peut-être tenir jusqu'à 15 personnes. Et puis après, ça va commencer à devenir fort.
- Speaker #1
Donc, tu attribues le personnel. La mission est réalisée. Le client est content. Qu'est-ce qui se passe ensuite ? Témoignages ? Recommandations ?
- Speaker #0
Oui, alors là, on a justement un programme. À la fin des projets, ça fait partie des tâches qui sont dans les projets et qui sont dans les templates. À la fin, on va mesurer la satisfaction, on va leur demander un feedback. Basé sur ce feedback, on va aussi leur demander est-ce que vous êtes d'accord de nous le mettre sur Google et on va leur envoyer justement ça pour récolter les avis Google. C'est notre agence SEO qui nous a dit que c'était super important pour le référencement et donc là, on doit avoir entre 8 ans et 100, je ne sais pas exactement, commentaires. C'est des jolis commentaires parce qu'en fait, on les a prérédigés pour eux, enfin les a prérédigés, on les a notés dans ce qu'ils nous disaient à l'oral.
- Speaker #1
Tu leur facilites le travail. Exactement.
- Speaker #0
Et ce qui fait que, même comme ça, on n'arrive à en avoir qu'un sur deux.
- Speaker #1
Bien sûr. Il y a toujours une sorte de...
- Speaker #0
Ce n'est pas leur priorité. On les comprend.
- Speaker #1
Mais déjà, un sur deux, c'est bien.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
c'est un bon taux.
- Speaker #0
Mais parce qu'en fait, ils ont un texte et puis un lien, ils n'ont qu'à cliquer sur le lien, CTRL-C, CTRL-V du texte, et puis c'est fait, quoi. Mais même comme ça, même en leur facilitant un maximum, on n'en a qu'un sur deux.
- Speaker #1
Et donc, en fait, après, ça crée un peu ce concept de flywheel, c'est-à-dire les clients, ils parlent de toi, d'autres personnes qui hésitent, ils disent, ah, lui, il est allé chez cette personne. Vous avez aussi des témoignages, il me semble, sur votre site, non ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Est-ce que tu utilises les témoignages clients de manière active sur LinkedIn ou pas forcément ?
- Speaker #0
Non, on ne l'a pas utilisé jusqu'à maintenant dans notre communication. Par contre, quand on envoie l'offre, à chaque fois, quand j'envoie une offre, il y a trois exemples de personnes similaires à vous. Soit parce qu'ils bossent dans la même industrie, soit parce qu'ils avaient le même type d'enjeux, etc. Et puis, ça crée la preuve sociale, la social proof, on adore les mots en anglais. et puis en fait ça montre surtout ce qui est chouette c'est que j'aime pas survendre ça montre en fait très concrètement quel va être le retour final comme ça en fait moi j'aime bien minimiser les attentes au début si tu essayes de survendre t'as au final une personne qui sera déçue une relation qui va mal se passer ouais
- Speaker #1
je pense que c'est un des génies du copywriting je sais plus son nom mais il disait t'as meilleur temps d'avoir une petite promesse crédible qu'une grosse promesse que tu délivres pas. Délivrer sur une petite promesse fonctionne mieux que ne pas livrer une grosse promesse. Ça paraît évident comme ça, mais tu vois sur LinkedIn, depuis l'arrivée de l'intelligence artificielle, tu dis, ok, je vais venir riche, il me suffit, je clique sur quel bouton ? En fait, lui, il me propose un million en une heure, lui, il me propose... C'est quand même fou, quoi. L'inflation des promesses. En fait, ça fait du mal. Ça fait du mal à tout le monde.
- Speaker #0
J'ai bougé vers 15 prospects par semaine grâce à l'IA. Ouais,
- Speaker #1
c'est fou.
- Speaker #0
Étonnamment, c'est des promesses souvent très creuses.
- Speaker #1
Parlons un peu de, maintenant qu'on est sur l'IA, comment tu vois l'IA dans ton domaine, dans ta thématique ? Est-ce que ça vous fait gagner ? Est-ce que vous l'utilisez ? Comment ? Quelle est ta position par rapport à l'IA ? On s'ouvre cette parenthèse, je suis chaud.
- Speaker #0
Ok. Robin Fonkenel, à côté, fan de science-fiction. Je lis vraiment beaucoup et depuis que je suis tout gamin, j'adore la science-fiction. Donc, j'ai lu tout ce qui se faisait. J'ai lu Asimov qui, dans les années 50, a créé...
- Speaker #1
Isaac Asimov, non ?
- Speaker #0
Ouais. C'était un scientifique russe qui est parti pendant la guerre froide aux Etats-Unis et qui a écrit de la science-fiction mais en fait, la science-fiction qui, aujourd'hui, n'est plus du tout de la science-fiction. C'est lui qui a créé les lois de la robotique, etc. En fait, du coup, je suis... L'IA, à titre plus de société, me fait peur parce que je suis beaucoup trop conscient de toutes les dérives que ça pourrait prendre. Ça peut partir dans plein de directions où ça serait génial.
- Speaker #1
Bien sûr. Parle-moi des directions où tu penses que ça va foirer. Tu dis j'ai peur un petit peu, qu'est-ce qui te fait peur avec l'IA ?
- Speaker #0
En fait, pour moi, ce à quoi j'aspirais, ce qui serait assez génial, c'était une des nouvelles d'Azimov, c'est un peu un système communiste. Le communisme n'a jamais fonctionné parce qu'on avait toujours, quand tu donnes à quelqu'un l'allocation des ressources, au bout d'un moment, il va vouloir se dire « j'en mérite un petit peu plus que vous » . Mais en fait, si tu donnes à un ordinateur qui est omnipotent et qui est impartial, cette allocation, on pourrait arriver sur des nouveaux systèmes de société beaucoup plus égalitaires où tout le monde gagne. Faire grandir le gâteau pour tout le monde. Ça, ça serait vraiment le côté génial. Après, le problème, c'est qu'en fait, en ce moment, on a quand même des gens, enfin, l'IA est possédée par des gens qui en veulent plus. Et puis, en fait, du coup, l'autre extrême, ce serait partir dans quelque chose d'ultra-libéraliste. Tu parlais d'IA agentique avec ton...
- Speaker #1
Alfred.
- Speaker #0
Alfred. En fait, avec là, ce qu'ils sont en train de créer, on parle de créer des super intelligences maintenant.
- Speaker #1
Et
- Speaker #0
Alfred et ChatGPT, l'IA générative, etc. L'objectif, c'était de donner accès à tout le monde. Et ce n'est pas un objectif qui est altruiste. C'était juste pour récolter un max de données. Maintenant, ce dont il parle avec les superintelligences, ce serait quelque chose qui ne serait pas partagé. Ce serait quelque chose qui serait gardé en interne et il créerait des duplicatas de ces superintelligences pour remplacer toutes les boîtes de services,
- Speaker #1
toutes les boîtes de conseils.
- Speaker #0
Et en gros, on viendrait dans quelque chose un peu à la cyberpunk, si tu as la rêve.
- Speaker #1
Je n'ai pas la rêve, non.
- Speaker #0
Mais en fait, avec vraiment ces espèces de 5, 6, 7 giga corporations, qui possèdent chacune leur IA, qui se font la guerre, et qui ont un cartel, un oligopole sur le marché. Et puis ça serait la mort, la fin de toute l'IPM. Et malheureusement, j'ai l'impression que ce qu'on vit en ce moment est beaucoup plus en train de partir dans cette direction. À nouveau, j'aime beaucoup lire. Un des bouquins que j'ai lus dans les six derniers mois que j'ai préféré, c'était Daimpoli. Il a écrit « Le match du Kremlin » , qui est en ce moment en cinéma et qui est assez chouette. Il a écrit « L'ère des prédateurs » . Et en fait, justement, il analyse les comportements de certains dirigeants, dictateurs et CIO de la tech, etc. Et son analyse aurait plutôt tendance à être pessimiste et dire qu'on est dans une phase… où justement les comportements de prédation sont beaucoup plus gratifiants ont beaucoup plus de chances d'aboutir à un résultat bien pour l'individu que des comportements pacificateurs je suis assez d'accord si
- Speaker #1
tu lis un peu le Selfish Gene Hawking je crois le gène égoïste il parle aussi pas mal de le fait que
- Speaker #0
de ce côté-là où en fait tout ce qui a un incentive à un niveau individuel a plus de chances d'être répliqué et du coup ça c'est on est un peu dans la version méta un peu macroéconomie dans les tendances après dans la version micro l'IA moi au quotidien je pensais comme tout le monde que ça allait révolutionner mon métier et qu'en fait on allait gagner en productivité de fou etc ce que je vois en fait chez moi chez Ricochet et de ce que j'en parle à côté avec plein d'entrepreneurs etc c'est que ça te fait gagner un petit peu, mais on parle d'un 20-25% de productivité, ça te fait économiser un peu de temps. Mais pas tant que ça. Par contre, si tu l'utilises tout en gardant ton esprit critique, si tu l'utilises bien, intelligemment, etc., ça te fait économiser un peu de temps, mais surtout ça te permet d'avoir un résultat qui est mieux à la fin. Et surtout, ce temps économisé, c'est des tâches qui sont pénibles, qui sont répétitives, qui sont... Et du coup, en fait, c'est assez intéressant.
- Speaker #1
Parce que techniquement, en fait, tu vas pouvoir... Aller plus vite sur des tâches pénibles et donc passer plus de temps et d'énergie sur des tâches à plus haute valeur ajoutée qu'une IA ne peut pas encore faire comme un humain.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Mais ta semaine reste une semaine de
- Speaker #0
40 heures.
- Speaker #1
Moi, c'est ce que je vois. Je fais gagner du temps. Mais beaucoup d'entrepreneurs aiment faire des trucs où techniquement, tu as gagné du temps parce que tu es plus efficace, etc. Tu sors d'une réunion, tu sais exactement quoi faire, donc tu ne passes pas une heure dans tes emails. Donc techniquement, tu as gagné du temps. mais c'est très rare d'avoir un entrepreneur qui dit ah bah tu vois tu m'as fait gagner 2h par jour, maintenant à 15h je pars quoi, c'est très rare ce côté un peu,
- Speaker #0
on remplit le vide mais exactement par contre du coup tu réaloues ton temps sur des tâches des tâches plus intéressantes ouais qui t'enthousiasment plus, stratégiques etc mais par contre il y avait quand même un si au début de ça enfin avec l'IA, c'est qu'il faut l'utiliser bien et sans atteindre ton esprit critique Et franchement, moi, je dois me faire violence pour ne pas le faire. Et je regarde autour de moi, que ce soit chez certains clients ou tout bêtement les postes poubelles que tu peux lire sur LinkedIn.
- Speaker #1
Enfin,
- Speaker #0
certains...
- Speaker #1
Ça fait mal aux yeux.
- Speaker #0
Ouais. En fait, je trouve... On parle de brain rot, la pourriture du cerveau. En fait, je trouve que beaucoup, beaucoup de gens deviennent flemmards.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Moi, je m'inclus là-dedans et je me fais violence au quotidien pour ne pas devenir complaisant dans mon utilisation de l'IA, parce que c'est un vrai risque.
- Speaker #1
Oui, clairement. Je suis complètement en ligne avec toi. Je le dis d'ailleurs dans les précédents épisodes, j'ai souvent la technologie atrophie la partie de ton corps qu'elle amplifie. Ce n'est pas de moi, je ne suis plus d'un gars qui a écrit The Cult of Information. Mais le smartphone atrophie ta mémoire. À force de le dire, je me suis dit, OK, je vais quand même apprendre le numéro de ma femme par cœur. J'utilise souvent cet exemple. Les réseaux sociaux atrophient ta capacité à socialiser. Ou les applications de rencontres pour ceux qui n'ont connu que ça et qui n'ont connu rien d'autre. La voiture atrophie les jambes. Évidemment, à un niveau individuel, les gens discutaient avec un entrepreneur sur LinkedIn. Tu vas avoir des exceptions. Tu vas avoir des mecs musclés ou des nanas musclés qui ont une voiture. Mais au niveau de la société, il y a quand même cette loi du moindre effort. Et je ressens totalement ce que tu dis. c'est que Moi, je suis beaucoup dans la création quand même. C'est un truc que j'aime écrire. Et j'ai essayé au début, comme tout le monde, de faire des promptes. Et en fait, il me manquait le truc cool de l'écriture. C'est-à-dire, j'ai écrit un truc moi-même avec mon cerveau. Quand je lis, ça me fait rire ou ça provoque un truc. Ou je dis, waouh, cette tournure de phrase, je vais provoquer. Voilà. Que je n'ai pas du tout avec le prompt. Donc ça, je ne le fais pas. Et je pense qu'à force d'optimiser les process, on peut aussi en perdre le plaisir. Et donc, il y a plusieurs éléments à considérer quand on cherche à optimiser un truc. Il n'y a pas uniquement le... le gain mesurable ça peut être un gain financier un gain en termes de temps mais il y a aussi l'énergie que ça prend le plaisir que tu en tires etc Et en fait, moi, le truc que je recommande à certaines personnes qui doutent de ce que j'avance et qui utilisent beaucoup l'IA, c'est de bien faire des journées sans IA pour voir ce que ça fait. Ou alors, le parti pris que j'ai, c'est je démarre chaque jour par un peu d'écriture sur une question qui m'anime du moment. En ce moment, c'est pourquoi répondre rapidement à ces emails endommage votre réputation et votre bien-être. Donc en fait, tous les matins, j'essaye de, sans IA... sans aide, sans notes, sans livre, juste avec mon cerveau et mes doigts, parce que je n'écris pas à la main, mais sur mon clavier. Et il y a des trucs intéressants qui sortent. Mais comme tu l'as dit, il faut se faire violence.
- Speaker #0
Comme le sport, tu parlais des jambes et tout. Si tu veux être fit, c'est de la discipline, c'est des routines.
- Speaker #1
Et toi, tu l'utilises pour quoi ?
- Speaker #0
Moi, je ne l'utilise pas pour la rédaction. Comme par une partenaire ? Je l'ai entraîné vachement sur mon tone of voice. Et je lui dis exactement, très précisément, ce que j'ai envie qu'il émette comme contenu. En fait, je vais lui dicter et je lui demande de réutiliser au maximum ce que je lui dis oralement. Le post que tu as lu, je l'ai écrit avec ChatGPT. En fait, tu m'écoutes et tu me lis, c'est à peu près la même chose. Et après, je vais toujours les reprendre à la main.
- Speaker #1
Faire une relecture, quoi.
- Speaker #0
Exactement. Même les réécrire.
- Speaker #1
Il y a d'autres choses que tu trouves chouettes ? C'est une IA qui le fait ou pas, tant que ça ?
- Speaker #0
je l'utilisais beaucoup pour structurer mes idées dans les réflexions stratégiques etc plus pour la partie structure pas tellement pour me challenger je le trouve un peu faible dans le non mais pas ça vraiment aujourd'hui en fait je vais plus pour me challenger je vais plus aller voir d'autres entrepreneurs et en fait je trouve le feedback que j'ai j'avais essayé plein d'utilisations puis j'étais assez convaincu au début et en fait je me rends compte qu'il me ressort toujours les mêmes trucs et puis en fait ça a l'air bien au début mais si tu le regardes en fait c'est un peu de la soupe Non. Donc, ouais, j'ai...
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je l'utilise finalement assez peu.
- Speaker #1
Je résume juste, mais en gros, les gens te trouvent bilan LinkedIn, t'as le call, ensuite, si tu peux les aider, tu refais un audit d'une heure, ensuite, tu leur proposes des offres, ils valident, plan d'action, attribution du personnel, mesurer la satisfaction une fois que les gens sont contents avec les témoignages clients. Donc ça, c'est pour le process. Après, il y a d'autres process. Dans une entreprise, process recrutement, process facturation, etc. On ne va pas rentrer dans ce détail-là, mais j'imagine que c'est un peu le même... En général, quand tu as un process qui est bien streamliné, donc qui est bien cadré, en général, tu vois l'efficacité et tu te dis, bon, quels sont les autres endroits qui seraient pertinents. Tu as dit aussi que le wiki est arrivé plus tard. Qu'est-ce qui vous a poussé à créer ce wiki pour venir en complément du process ?
- Speaker #0
C'est quand on a commencé à avoir une croissance forte. On avait à peu près entre 30 et 40 % de croissance annuelle. Bon, côté tout petit, ça veut pas dire grand chose, mais après, en fait, plus les années passaient, plus ça devenait intéressant. Ce qui faisait qu'on devait recruter entre une à quatre personnes par année. Aussi, des fois, il y en a qui partent, tu dois les remplacer, etc. Le temps que ça te prend de recruter quelqu'un, d'onboarder la nouvelle personne, surtout si tu veux faire un bon onboarding, de la former, etc. C'est fou si t'es pas préparé à ça. Et en fait, tu répètes les mêmes choses, C'est terrible. Et du coup, la solution est venue de... Si je ne dis pas de bêtises, c'était la société Aptitude. Ils font des apps, etc. Technologie digitale.
- Speaker #1
Suisse ?
- Speaker #0
Oui, ils sont à l'EPFL. Et eux, justement, c'était le CEO de l'époque, Axel, qui m'a parlé de son Wiki. Et puis eux, ils étaient sur Notion. Ils ont directement sur Notion leur Wiki. J'ai trouvé ça absolument génial. Et du coup, j'ai mandaté Camille. J'ai demandé à Camille. On a parlé à l'équipe. Et tous nos projets internes, etc., c'est un peu... On parle des projets, on explique ce qui va être fait, et ensuite c'est aux gens de lever la main et de décider « j'ai envie de m'impliquer sur tel et tel projet » , etc. Ça, ça parlait bien à Camille, ma collègue. Et du coup, Camille l'a repris. Puis l'idée, c'était vraiment de créer directement sur Asana, donc c'est notre logiciel de projet, en fait une espèce de bible. C'est pour ça le Wiki, le Wikipédia. C'est la bible de l'entreprise qui explique vraiment tout dans l'entreprise. Ça explique le fonctionnement de nos logiciels, ça explique toutes les dimensions RH, les déclarations de vacances.
- Speaker #1
Est-ce que je peux venir travailler en tongs, débardeur chez vous ?
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
J'imagine, non ? Vous n'êtes pas allé à ce niveau de détail ?
- Speaker #0
Non, le dress code, on ne l'a pas mis.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ça, c'est volontaire.
- Speaker #1
Ouais. Est-ce que je peux appeler mon médecin ou est-ce que je peux partir prendre un rendez-vous, ce genre de trucs ? Ouais.
- Speaker #0
Exactement, en fait. Qu'est-ce qui se passe si je suis malade ? Qu'est-ce qui se passe ? Comment est-ce que je déclare mes vacances ? Combien de vacances j'ai le droit ? Et puis en fait le truc c'est qu'au début il n'y avait pas grand chose dedans, et puis en fait chaque fois qu'on nous pose une question on dit ah bah c'est une bonne question, on y répond et ensuite on l'ajoute dans le wiki. Et du coup en fait petit à petit ça se popule, et puis maintenant en fait il y a un peu tout dedans.
- Speaker #1
Il y a tout dedans. Comment vous gérez ça ? Donc c'est Camille qui a son propre système pour que ça ne devienne pas le bordel ? Parce qu'en fait, souvent, tu as des entreprises qui ont cette idée initiale de créer une sorte de share commun pour éviter... Parce que l'entrepreneur, il le voit, il dit « Attends, mais c'est quoi ce modèle-là ? C'est quoi ce devis ? C'est pas mon logo, c'est pas l'espace, tu vois ? » Donc il voit quand même, de temps en temps, il dit « C'est quoi ce truc ? » Ah ben ça c'était, je sais pas, un document qui traînait sur un ordi, donc il y a quand même cette notion. Comment vous avez gardé ça en main ?
- Speaker #0
Ben on a, justement en fait, je parle beaucoup de Camille parce que le wiki c'est beaucoup Camille qui le fait, mais on a une personne, on a Laura au Canada, parce que nous aussi on est multisite, et dès que les gens ils sont pas ensemble, ben en fait t'as pas tout ce dialogue qui se fait au quotidien. Et du coup en fait on voyait des innovations qui arrivaient en Suisse ou au Canada, et puis qui étaient pas partagées de l'autre côté. En fait, le Canada va faire par exemple une analyse de compétition, une analyse de concurrence pour un client. Ils vont inventer des nouveaux slides, une nouvelle façon de présenter l'info. En fait, c'est absolument génial. On ne le fait pas en Suisse. C'est complètement con. Et du coup, pour faire en sorte que ça soit partagé, on a deux responsables, Laura et Camille, qui sont des responsables de ce qu'on appelait alignement. Elles ont des rencontres régulières pour faire le point sur tous nos templates. tous nos projets, etc. et assurer que tout suive. Et puis après, sinon, la plupart des questions qu'il y a dans le wiki, c'est des questions qui me sont posées ou qui sont posées à mon associé au quotidien. Et à chaque fois qu'on répond à une nouvelle... Comme on a la flemme... Enfin, pas la flemme d'aider nos employés, c'est pas ça.
- Speaker #1
Non, mais de répéter la même chose, j'imagine.
- Speaker #0
Quand ça fait quatre fois que tu donnes la même instruction, parce qu'à chaque fois, tu la donnes individuellement, Mais en fait, au bout d'un moment, t'es là, c'est dans le wiki ça. Ah non, c'est pas dans le wiki. Bon, ben alors, on shoot l'information à Camille, puis c'est Camille qui est en charge.
- Speaker #1
Donc c'est Camille qui est en charge de mettre à jour le wiki ? Camille en Suisse et Laura en...
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc pas tout le monde peut aller modifier le wiki ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Moi je trouve que c'est un truc important, quand tu veux un peu quitter les opérations, en partie quitter les opérations, je pense que t'as vraiment cette systématisation, cette extraction d'informations qui... qui doit avoir lieu à un moment donné, parce que autrement, les gens vont sans cesse... Je vais te donner cet exemple. Tu as un nouveau collaborateur qui vient, il n'a pas l'historique, il va forcément vouloir bien faire, il ne veut pas te déçoir. Donc en fait, s'il a un doute, il va venir te déranger. En fait, tu ne peux pas lui en vouloir.
- Speaker #0
Et puis surtout, le truc, c'est qu'on part du principe qu'on donne une information, puis qu'elle a été reçue. En fait, les nouveaux, ils arrivent chez nous dans leur période d'onboarding. trois mois, ils doivent devenir des super bons consultants, maîtriser LinkedIn, maîtriser la stratégie, la liste de données. Plus ils doivent comprendre comment déclarer leurs vacances, leurs machins, leurs trucs et tout, sur la masse d'informations qu'on leur... Puis chaque mois, toutes les deux semaines, ils commencent chez nous, ils ont une pile de livres qu'ils doivent lire, donc ils ont deux semaines pour lire chaque livre. Donc ils ont... Ouais. On a descendu un peu, ça a passé un peu brutal. C'était quoi,
- Speaker #1
le livre parle ? Ils avaient...
- Speaker #0
Maintenant, ils en ont trois, mais à l'époque, ils avaient six livres à lire pendant les trois premiers mois.
- Speaker #1
Alors, donne les trois, là. C'est intéressant. En fait, c'est pour être bon en stratégie ? Oui.
- Speaker #0
Ils ont « Find your why » ou « Trouver son pourquoi » de Simon Sinek, qui est en fait ce concept du pourquoi, de la purpose, de la mission, qui est assez fondamental dans ce qu'on fait quand on aide les gens à communiquer. Ils ont « Everybody writes » d'Anand Le, qui est un super bouquin sur le storytelling et la rédaction. et le troisième lequel on leur a laissé ils ont un livre sur LinkedIn à la conquête de LinkedIn de Christopher Piton ah ouais que je trouve très chouette parce qu'il y a beaucoup beaucoup d'influenceurs qui t'expliquent comment avoir du succès sur LinkedIn et je trouve que la plupart d'entre eux en fait ils te donnent des techniques à la mort moineux qui fait de toi le next wannabe le Thibaut InShape de LinkedIn influenceur etc puis Christopher Piton je trouve que c'est des conseils très pragmatiques même si c'est un français, c'est des conseils qui s'adaptent bien à la culture suisse.
- Speaker #1
Si tu nous écoutes, salut. Non, non, ouais, c'est un gars intéressant, qui a bien percé sur...
- Speaker #0
Ouais, de nouveau, qui n'a pas cédé aux ce que j'appelle les sirènes de LinkedIn, à vouloir faire des choses, déballer toute sa vie personnelle en ligne, ou faire des choses qui perdent clickbait, piège à clic, comme disent les gens. Ouais,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, j'aime beaucoup.
- Speaker #1
Donc, il lise ses livres, voilà.
- Speaker #0
ils sont payés pour lire des livres ce qui make sense si vous voulez les aligner avoir les cadres des références communs c'est ça ils ont aussi beaucoup de formation interne parce qu'on donne pas mal de formation interne on le faisait pas au début mais maintenant du coup on les enregistre à chaque fois donc elles sont aussi mises dans notre bibliothèque dans le wiki et puis ils ont vraiment en fait ils doivent checker les cases de regarder ces trucs,
- Speaker #1
se former et pour toi c'est quoi les plus gros le wiki il est venu après le process c'est un peu plus difficile de mesurer vu que vous avez tout de suite démarré avec le process donc le avant après c'est un peu plus difficile à voir à
- Speaker #0
mes spum... Moi, je me compare à d'autres potes qui ont des boîtes et qui ont eu les mêmes courbes de croissance, de décollage que nous. C'est que mon succès, notre succès n'est pas dû à I.O. et à ses process, etc. Par contre, en fait, on l'a fait de... c'est que la tempe. J'ai du plaisir au quotidien, j'ai toujours eu du plaisir. Il y a des périodes où on est sous l'eau, ça c'est sûr.
- Speaker #1
C'est la vie, peu importe le système que t'as.
- Speaker #0
Et puis si on se parle pendant ces périodes, je vais te dire, c'est l'horreur, je suis dans un tunnel. Mais quand même, en fait, je me prends six semaines de vacances par an et je les prends vraiment.
- Speaker #1
Tu ne pars pas avec l'ordinateur, avec le bureau pour travailler debout dans la voiture.
- Speaker #0
Je déconne totalement. Et depuis le début, mon associé pareil, on fait vraiment... Chez nous, nos collègues ne font pas d'hors sup. Dans les agences comme, c'est assez rare. Et du coup, en fait, on a fait cette croissance sans pleurer du sang. Et ça, c'est vraiment, je pense, ce que ça nous a apporté.
- Speaker #1
si tu veux que je presse pour ta paroisse je suis complètement convaincu de toute façon en voyant ton poste je l'avais vu après je me suis aussi retrouvé avec des entrepreneurs qui tout d'un coup je réalisais qu'ils n'avaient pas de process en place c'était intéressant une fois je ferai un podcast sur les coulisses du podcast c'est aussi intéressant des fois de se rendre compte que t'as l'impression de l'extérieur ça va mais en fait quand tu creuses tu te dis on tire sur les deux bouts quoi. Et ça, ça peut durer très longtemps. Ça peut durer 3 ans, 4 ans, 5 ans, mais tout d'un coup, on revient sur ces symptômes, ces conséquences que je citais sur la santé, le bien-être, etc.
- Speaker #0
Moi, je trouve ça assez chouette. La chance que j'ai, c'est que j'ai terminé HEC et j'avais créé ma boîte durant la dernière année d'HEC. Donc, j'avais 25 ans, puis j'allais parler à des CIO, puis je vais leur dire, je vais vous expliquer, je m'appelle Reva, je vais vous expliquer comment communiquer. Ils me regardaient, c'était lunaire. Nos premiers clients, c'est magnifique, ils m'ont fait confiance. ils étaient complètement fous mais du coup ça fait depuis le tout début de ma carrière que je suis en contact avec vraiment justement des gens qui sont beaucoup plus expérimentés que moi donc c'est intéressant, j'ai pu beaucoup apprendre grâce à eux parce que je suis dans leur tête, je les vois tous les mois ils me disent tout ce qu'ils ont sur le coeur c'est à nous de mettre ça en musique pour raconter des histoires intéressantes dans leur communication et je suis assez halluciné par le nombre de gens qui souffrent au quotidien dans leur vie professionnelle et tu les regardes de l'extérieur, ils ont des belles boîtes ils ont des beaux parcours Mais en fait, quand tu as accès aux coulisses, comme tu dis, en fait, c'est des gens qui vont te dire « Ah, je suis déçu parce que je n'ai pas vu mes enfants grandir. Ça fait deux ans que je suis dans une course effrénée, etc. » C'est assez... Enfin, pas tous.
- Speaker #1
Non, pas tous, c'est clair.
- Speaker #0
Mais tu vois ce mème avec le chien qui est dans un incendie. Et puis il y a tout qui brûle. Et puis il est « This is fine » et tout est en feu autour de lui. Je pense qu'on sous-estime vachement. On a l'impression que tout le monde gère et puis à bien sa base.
- Speaker #1
Et surtout sur les réseaux, je trouve. Tu sais, où tu as quand même cet aspect, je me mets en avant. En plus, maintenant, encore plus avec l'IA, en fait, tu n'as plus vraiment besoin d'écrire. Tu dis juste parle de moi comme si tout allait bien. En parlant de ce même, avec le feu, admettons, il y a un entrepreneur qui nous écoute, qui se sent... Parce que c'est intéressant ce que tu dis, passer à côté de... Moi, j'y suis souvent... Évidemment, moi, j'envoie pas mal d'emails, tu vois. Moi, j'éduque via les e-mails. Donc, à la base, moi, les gens me trouvent via le SEO. Après, ils rentrent dans mon écosystème. À force, je vois, à force d'échanger avec les gens, je vois quand même ce qui clique. Et ce qui clique, c'est par exemple de voir grandir tes enfants sur WhatsApp. Ça, c'est une douleur. Pour pas mal de gens qui viennent de mon accompagnement. Une autre douleur, c'est de travailler le soir, le week-end, de ne pas pouvoir prendre de vacances et de physiquement être là, mais pas mentalement, par exemple. Bref. En tout cas, les gens qui viennent chez moi. Prenons cet entrepreneur qui éventuellement nous écoute, qui était peut-être plus intéressé à connaître des astuces LinkedIn et tout d'un coup, il se dit, putain, on parle de process, etc. Et il y a tout qui brûle, c'est le même avec le chien. Toi, de l'extérieur, sans connaître cette personne, si tu devais refaire ce que tu as fait, par où tu commencerais, par quel process ? Parce qu'en fait, ce qui est très difficile, c'est que mettre en place des process, c'est en soi un projet. Tu ne peux pas genre... dire ok on met des process on se revoit dans 3 mois ciao et le truc c'est que les gens sont souvent ceux qui ont le qui souffrent le plus d'absence de process, c'est ceux qui sont dans le dur, dans les urgences, les trucs comme ça. Donc, avec ce que tu connais, je sais que ce n'est pas ta spécialité, mais toi, tu dirais quoi à cet entrepreneur ? Par où commencer ?
- Speaker #0
Oui. Et en fait, de nouveau, je peux avoir donné à tort l'impression que chez nous, ça s'est passé de façon smooth et puis qu'on a tout réussi. Du premier coup, en fait, ce qui s'est passé, c'est que moi, je voyais exactement ce vers quoi je voulais tendre et d'avoir ces briques de Lego. Chaque brique de Lego, on a des process en trois clics, c'est lancé, etc. Et j'ai essayé de créer ça dès le premier jet. Alors, non seulement ça ne marchait pas très bien, ce n'était pas parfait.
- Speaker #1
Donc techniquement ou humainement ?
- Speaker #0
Non, techniquement. Ça, c'était le premier truc. Humainement, cata. Un échec total. Parce qu'en fait, les gens ont dû apprendre à une nouvelle manière de travailler. Donc en fait, on a fait un premier truc qui nous a pris énormément d'énergie, qui a impliqué toute l'équipe, qui a démotivé tout le monde. Et du coup, on a dû faire table rase et de dire, OK, on reprend parce qu'on avait mis. Ça devait nous permettre de justement planifier le temps. Tout était connecté. On a réfléchi à la solution finale au début. Peut-être qu'il y a des gens qui arrivent à le faire. Chez nous, ça n'a pas du tout marché. Et du coup, on a repris. Et du coup, mon conseil, ça serait vraiment en fait, on a repris et on s'est dit, on va juste utiliser Asana comme une to-do liste personnelle. Il n'y a pas de template, il n'y a pas de projet, il n'y a rien. C'est juste en fait toutes les tâches qu'on a à faire dans la semaine ou dès qu'on pense à un truc. je ne dois plus garder un seul truc en tête ou je ne dois plus donner une seule tâche à un collègue via, on utilise Slack pour la communication, Teams, etc je ne transmets plus aucune tâche, et là c'était chaque fois que quelqu'un me disait, hé Romain tu peux relire ça j'étais là genre, tu m'as mis la tâche sur Asana ? et machin, et en fait t'avais interdiction totale de donner une tâche à un collègue autrement que par Asana, et c'est juste devenu une tout doux,
- Speaker #1
une tout con mais déjà là c'est fort Tu sors l'information du Slack ou de l'email et tu centralises. Oui,
- Speaker #0
et puis surtout, tu ne gardes rien en tête. En fait, moi, je déteste quand tu parles de décrocher. À la fin de la journée, je dois partir du boulot et je ne dois rien garder en tête. Moi, j'ai l'app sur mon téléphone. Si je pense à un truc d'un coup, j'ai une épiphanie et je pense à un truc cool, je vais directement mettre une tâche sur Asana. Et comme ça, je l'ai instantanément oublié. Je peux revenir à la discussion que j'ai avec un pote, avec le film que je suis en train de regarder ou quoi que ce soit. Du coup, ça, c'était la première étape. C'était juste tout doux. Ensuite, on s'est dit, on a recommencé à créer petit à petit. On s'est dit, comment est-ce qu'on fait notre processus de vente ? Là, il y a un premier rendez-vous, il y a un machin, etc. On a mis le processus de vente dedans. On a commencé à construire un petit peu brique par brique des petites choses.
- Speaker #1
Combien de temps ça prend ?
- Speaker #0
Je dirais que ça nous a pris peut-être un trimestre le temps de vraiment faire en sorte que les gens... arrive à utiliser, se connecte sur l'outil, le prenne en main, etc. Là, on était juste tout doux, bête. Un trimestre, les gens avaient compris. Donc, trois mois. Et après, c'est un processus qui est ongoing, mais qu'on arrive à un truc vraiment un peu sympa, un peu quali, qui roule, etc. avec l'offre. En fait, on avait déjà l'offre de service avec les briques de Lego et les templates qui correspondent à ces briques de Lego. Et puis après, amener tout ça dans notre logiciel de gestion de projet. donc les process sur Asana ça ça a pris une année et puis on est allé justement comme je disais petit à petit on a mis une chose après l'autre et puis après l'optimisation c'est
- Speaker #1
infini et puis surtout quand vous développez ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis c'est que ça me fait penser à la loi de Galles qui stipule qu'un système complexe qui fonctionne a toujours évolué d'un système simple qui fonctionnait En fait, si tu essaies de créer un système, si tu prends un château de cartes qui est en équilibre, qui fonctionne, qui est stable et que tu essaies de le construire comme ça d'un coup, en fait, ça ne fonctionne pas. Tu dois toujours commencer par un truc simple et avoir les gens qui l'utilisent. Et c'est une erreur qu'on voit souvent parce que quand on voit des youtubeurs et moi, j'en fais partie de temps en temps où je monte mon système d'organisation personnelle. En fait, il y a des années de pratique derrière. Et en fait, les gens vont vouloir vendre un truc qui fonctionne très bien pour eux, mais qui est complexe. Et en fait, qui... justement en fait le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui et donc en fait pour que cette complexité reste utile en fait t'es passé par un truc simple et c'est exactement ce que tu dis c'est à dire j'ai essayé de mettre un truc en place ça a pas fonctionné parce qu'il y a eu la résistance humaine, un retour aux automatismes alors résistance, consciente inconsciente mais ce que je veux dire c'est attends il m'avait dit quoi machin je suis fatigué, je suis stressé, je reviens à mes automatismes tu vois d'une certaine manière les gens se mettent peut-être... ils mettaient les tâches dans le calin ouais c'est ça exactement et après tu te dis bon ça a pas fonctionné mais t'as pas lâché tu vois c'est cool tu te dis on recommence mais différemment Plus simple.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Et puis à part ça, c'est pas que de la résistance, c'est une partie. Mais comme je disais, en fait, le système aussi était imparfait.
- Speaker #1
Ouais, ouais.
- Speaker #0
Donc en fait, l'outil que je leur ai donné, enfin, la résistance, c'est aussi fait...
- Speaker #1
Via l'outil, quoi. C'est pas uniquement inhérent à la personne, quoi.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis après, mais en fait, on s'est dit, bon, on savait qu'on en avait besoin. Ça, c'était une évidence. Ouais. Donc le fait de laisser tomber, c'était impossible.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'était pas une option.
- Speaker #1
L'évidence, c'est venu de Yo ou... Ouais,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
C'était ça, en fait.
- Speaker #0
Non, mais en fait, le truc, c'est qu'on était tout petits. Là, je te parle de 3-4. Même à ce niveau-là, on était déjà débordés. On avait l'ambition de créer une boîte qui tourne bien, qui soit smooth, qui grandisse, etc. On galère déjà tellement à 3. C'est impossible. Et surtout, on perdait tellement de temps avec des tâches. Moi, je n'aime pas l'admin. Je n'aime pas toute cette gestion de projet. Tout ce dont on parle là, moi, je n'aime pas ça.
- Speaker #1
Toi, tu aimes la stratégie, tu aimes échanger avec les gens. Exactement.
- Speaker #0
Et du coup, c'est justement parce que je n'aimais pas ça que c'était une obligation qu'on s'y penche.
- Speaker #1
Oui, justement, pour te passer plus de temps sur là où tu excelles, d'une certaine manière. C'est le but. Je trouve que c'est le but. L'efficacité de l'organisation, c'est toujours à quoi bon ça va me servir. Idéalement, c'est de me libérer des ressources, passer plus de temps sur ce que j'aime faire.
- Speaker #0
Oui. Et puis du coup, pour moi, c'est la stratégie commerciale, c'est les rencontres, le réseautage, la représentation publique. Et puis, en fait, les challenger, nos clients VIP qui sont des top entrepreneurs, des gens super smarts sur la stratégie, c'est absolument, enfin, pour moi, c'est du petit lait, enfin, d'un point de vue intellectuel. C'est grisant. Et pour moi, c'est ça qui m'éclate. Pas, en fait, commencer à faire des checklists, etc.
- Speaker #1
Et tu parles pas mal de Camille. Comment ça se passe quand, tout d'un coup, il y a un process qui doit être... on doit désobéir à un process parce qu'il y a un cas, et je trouve que c'est très important d'avoir le droit de faire les choses différemment. Admettons, il y a un cas particulier et on remarque que ce cas particulier peut être utile au Canada, par exemple. Comment ça se passe pour mettre à jour les process ? Donc, vous avez eu un cas particulier, vous dites, par exemple... Une nouvelle brique, je ne sais pas, on va dire une nouvelle brique de Lego. Tu dis, ah, c'est intéressant, comment ça change les process, comment on bouge chez vous en fait ? Son mise à jour, est-ce que tout le monde se concerte ? Est-ce que tu te concertes uniquement avec ton associé ?
- Speaker #0
En fait, généralement, ça arrive, c'est que tu es sur un projet, on est deux, maximum trois sur un projet. Donc en fait, on a plein de petites cellules qui bossent ensemble, qui se réarrangent en permanence, etc. En général, tu es sur un projet et tu es l'agent. tu commences à questionner mais pourquoi est-ce qu'on fait ça comme ça est-ce qu'il y avait un sens est-ce que c'est pertinent aujourd'hui est-ce qu'il y avait un sens ou est-ce que juste en fait ça s'est incrusté au fil du temps ça s'est sclérosé etc si on n'arrive pas à répondre à cette question on a des kick-off le rythme de conduite dans la partie exécution du coup on a un kick-off tous les lundis j'aurais bien aimé le faire le matin mais comme en fait il faut le faire avec le Canada c'est l'après-midi et c'est 45 minutes Par contre, c'est vraiment laser, 45 minutes, et c'est en fait là vraiment on fait remonter, est-ce qu'il y a des problèmes ? S'il y a des questions, des trucs de « mais pourquoi est-ce qu'on fait ça ? » On en discute, si personne n'a une réponse, ou si en fait on a une meilleure idée, etc. Ok, c'est acté, on change le processus.
- Speaker #1
Ok, ok, ok, intéressant. Rythme de conduite, c'est intéressant ça, ce mot. Ça me fait penser à l'armée.
- Speaker #0
Bah justement, c'était mon ex-beau-papa qui parlait tout le temps de rythme de conduite, je ne comprenais pas du tout ce qu'il voulait dire par là.
- Speaker #1
Il avait un pied dans l'armée, il était militaire. Ouais,
- Speaker #0
un ancien... Enfin, il avait pas mal gradé à l'armée. Il parlait de rythme de conduite et j'avais jamais trop compris. Puis il disait, en fait, vraiment, ce qui fait et défait les organisations, c'est le rythme ou l'absence de rythme. Et je comprenais, j'ai jamais trop compris. Et c'est vraiment après, j'ai retrouvé ça dans I.O., dans la journée d'exécution, justement, qui est, en fait, de fixer le bon rythme. Nous, ça nous a pris des années avant de trouver le bon rythme. Maintenant, en fait, le rythme de meeting, c'est qu'on a... tous les lundis weekly, ce qu'on appelle le kick-off meeting, où là, en fait, vraiment, on va discuter de la semaine.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Les signatures de projet, qui bosse quoi, quel est le workload pour les semaines à venir.
- Speaker #1
Donc une sacro, quoi.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Une sacro commune.
- Speaker #0
Et puis on va discuter un petit peu du quotidien. Ça, c'est une chose. Tous les matins, on a 15 minutes ensemble, qui est le café. C'est juste pour lancer la journée. Sur quoi est-ce que je vais travailler ? De quoi est-ce que j'ai besoin des autres ? Et puis, comment ça va ? tous les trimestres on a une rencontre où on fait l'état des lieux du trimestre passé financier etc puis on présente ce qui vient dans le trimestre à venir et là on parle des projets aussi on fait le point sur les projets stratégiques ce qu'on appelle ce projet stratégique, c'est tout ce qui est innovation interne. Justement, typiquement, l'implémentation d'Asana.
- Speaker #1
Ouais, ouais.
- Speaker #0
Et puis, au-dessus de ça, deux fois par an, on a les rencontres, où là, c'est que mon associé et moi, où c'est vraiment faire le point sur quel est le budget pour l'année d'après, les chiffres, définir quelles sont nos priorités stratégiques, etc. Et donc là, c'est vraiment, en fait, plus la stratégie. Et ça, c'est le rythme de conduite ricochet qui fonctionne pour nous, qui ne fonctionnera peut-être pas pour nous.
- Speaker #1
Oui, c'est intéressant. S'il y a des auditeurs qui sont toujours avec nous, je vous recommande un épisode que j'ai eu avec Sébastien Tondeur où il parle justement de ce rythme de conduite et il est aussi très à cheval sur ce rythme. Il y a des chevauchements entre ce que tu dis et ce qu'il raconte et je pense que c'est très important pour plein de raisons, sur l'aspect communication auprès des personnes qui se demandent un petit peu ce qui va venir ensuite, mais aussi pour informer les gens, synchroniser. C'est super intéressant.
- Speaker #0
Seb, c'est un fou furieux. Il est incroyable, justement, dans la discipline et tout. Comme je te disais au début, en fait, dans tout ce que je te dis là, j'ai rien inventé. J'ai pris, justement, près de Sébastien, que tu as interviewé, Grégory, Ray, que tu as interviewé, dans Ido, dans... J'ai rien inventé là-dessus.
- Speaker #1
Mais je pense qu'il y a beaucoup de choses qui existent, et le super pouvoir, c'est d'accepter, comme je le disais au début, c'est-à-dire, je ne sais pas... Je vais aller voir ce que les autres ont fait par rapport à ça. C'est aussi quelque chose que je fais souvent. Personnellement, j'ai migré de WordPress. Je suis allé sur Ghost, qui est un CMS. Est-ce que tu connais Ghost ? C'est un CMS pour créer du contenu et publier du contenu. Donc, une autre technologie pour publier un site web que je recommande énormément. Après, évidemment, ça dépend des besoins. J'ai quitté ActiveCampaign pour rejoindre Kit. Pareil, c'est des logiciels d'envoi d'email. Et en fait, l'un de mes points communs, quand je ne sais pas ce que je vais faire, c'est que je vais dans Perplexity, une sorte de Google, mais avec un petit peu plus d'IA apparemment. Et je dis, je cherche à faire ça. Lise-moi tous les articles de blog en mode retext, c'est-à-dire qui parlent de gens qui ont fait le changement, c'est-à-dire qui sont passés de WordPress à Ghost ou alors de... d'ActiveCampaign à Kit. Et souvent, mes projets commencent par ça et en fait, je lis ces trucs parce que souvent, les gens qui font du blogging sur des gros articles, c'est souvent des longs articles bien détaillés. Souvent, il y a une catégorie où c'est que ça a merdé, tu vois. Et en fait, ça me fait économiser énormément de temps. Et en fait, moi, maintenant, pour ActiveCampaign et puis WordPress, j'ai fait la même chose. Je sais qu'il y a très peu de gens qui vont lire ces articles parce que ça n'intéresse presque personne. Mais en fait, il y a énormément de valeur pour la personne qui veut vraiment faire ça. Et j'adore quand je me lance dans un projet, commencer par cette phase, ou alors ce que tu disais, contacter des gens qui soit ont fait ce truc, ou alors qui pourraient connaître des personnes qui ont fait ce truc. Pour simplement éviter de refaire les mêmes erreurs. De toute façon, je ferai d'autres erreurs, mais au moins éviter celles qui sont connues. Reprenons Alfred. On va voir si... Ok. Sur l'authenticité versus performance, tu accompagnes 5000 personnes sur LinkedIn, mais au fond, le vrai branding, c'est d'être authentique ou de performer. Est-ce que ces deux choses peuvent vraiment cohabiter sans que l'un mange l'autre ? Est-ce qu'on peut performer en étant authentique ?
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut performer sans être authentique ? C'est plutôt ça la question.
- Speaker #1
Tu accompagnes, mais au fond, le vrai branding, c'est d'être authentique ou de performer.
- Speaker #0
Pour moi, il n'y a pas de performance sans authenticité. Pour moi, c'est vraiment ultra clair. C'est plus... Et on le vit maintenant. Plus l'IA rend accessible la communication, la création de contenu, plus le fait de communiquer et de communiquer beaucoup perd de sa valeur. En gros, aujourd'hui, tu vas juste créer du bruit. Ce qui fait que tu auras de la valeur, c'est-à-dire que les gens auront envie de te lire et de te faire confiance. Tu peux avoir des millions de vues, des dizaines de milliers de likes, etc. À la fin du mois, tu ne payes pas les salaires de tes collègues avec des likes. C'est ça. Ce n'est pas ton bol de vues.
- Speaker #1
Bol de likes.
- Speaker #0
Non, mais c'est ça. À la fin du mois, pourquoi est-ce que tu veux avoir du succès ? C'est quoi le succès ? C'est, tu as réussi à générer des leads, tu as réussi à attirer des clients, tu as renforcé la confiance avec les clients existants, tu as établi ta marque, mais ta marque, elle te sert à quoi ? C'est vraiment ça la vraie question. Et du coup, pour y arriver, en gros, il y a deux choses. Il y a l'authenticité. Pour moi, la performance, c'est un résultat. Tu ne peux pas les opposer, performance et authenticité. Il y a deux choses, c'est l'authenticité. Il faut que tu dises quelque chose qui te ressemble et surtout, en fait, sur lequel tu es légitime, sur lequel tu as une expertise et que... On n'aurait pas pu trouver sur ChatGPT. Donc, en fait, que tu y amènes des anecdotes personnelles, de l'expérience terrain, une vision, une lecture...
- Speaker #1
Un angle, une perspective.
- Speaker #0
C'est ça. Et ça, ça manque vachement, je trouve, cette dimension personnelle. Il manque beaucoup dans ce qu'on voit sur LinkedIn parce qu'on a justement beaucoup de contenu qui est créé par IA et du coup, il manque l'authenticité. Et la deuxième chose, il faut que ce soit riche, que ce soit pertinent, il faut que ce soit porteur de valeur pour tes audiences. En fait, qu'est-ce que tu peux dire qu'ils n'auraient pas pu trouver juste en googlant leurs questions sur la complexité ? Tu vas chercher, en fait, toi, tu lui poses pas la question qu'est-ce que tu peux me dire, tu lui poses la question trouve-moi une personne qui pourrait me dire quelque chose. Donc c'est vraiment authenticité et valeur ajoutée, c'est les deux piliers qui font qu'au final t'as de la performance. Mais de nouveau, la... chercher la performance ou la quantité de comment je peux créer beaucoup de contenu facilement etc c'est une mauvaise très mauvaise façon d'aborder le problème entendu Alfred moi je trouve intéressant cette partie en
- Speaker #1
fait t'as plein de gens maintenant qui parlent d'utiliser l'IA pour créer plein de contenus et je trouve que c'est affreux parce que j'ai écrit un livre en finir avec l'infobésité et le livre il est sorti avant en fait l'IA Et Sénèque disait déjà il y a 2000 ans, une vie entière ne sera pas suffisante pour lire uniquement les titres de tous les livres qui se trouvent dans les bibliothèques du monde entier. Et donc en fait, fondamentalement, on a de plus en plus de contenu qui est créé par des machines. Donc ça manque d'humanité, puis d'authenticité, puis tout ça. Il y a un truc qui n'évolue pas, c'est la bande passante humaine mondiale, c'est-à-dire en gros l'attention des gens. Et donc, comment on fait pour démarquer le milieu, quoi ? Je sais pas, t'as dû voir l'algorithme LinkedIn qui a pas mal changé, maintenant il y a beaucoup moins de vues, c'est quoi, c'est une sorte de... Ils essayent justement de contrecarrer ce flux d'IA pour essayer de revenir sur de l'authentique.
- Speaker #0
Sur LinkedIn, on assiste à un combat, c'est deux forces titanesques qui s'affrontent, c'est d'un côté LinkedIn, d'un côté on a en fait les utilisateurs qui créent énormément de contenu de... faible qualité. On ne va pas se mentir, il y a toujours plus de contenu de bonne qualité. C'est juste que dans l'augmentation de la création de contenu,
- Speaker #1
il y a beaucoup plus de junk.
- Speaker #0
C'est exactement ça. La proportion de bon contenu diminue. Tu peux toujours en trouver. Il y a ça, et puis les utilisateurs ça nous saoule tous de lire ces machins.
- Speaker #1
Et puis les commentaires, il y a.
- Speaker #0
Ça, c'est l'horreur. Mais du coup, en fait, ça, vraiment, ça nous... l'expérience utilisateur qui décroît et du coup les utilisateurs qui se désengagent et puis qui quittent et d'ailleurs on peut voir c'est le Financial Time qui a mandaté une étude qui a pu prouver que depuis 2022 c'est la première fois de l'histoire des réseaux sociaux où on a une baisse de l'utilisation on avait toujours une augmentation assez exponentielle et donc LinkedIn pour l'instant n'est pas touché mais ce serait vraiment le grand risque et puis LinkedIn qui sont très smart parce qu'ils ont un monopole là-dessus Ils voient ce risque, et donc t'as cette force de la médiocrité qui vient liée à cette quête de tout le monde d'attention et de se faire une place en communiquant beaucoup. Et de l'autre côté, LinkedIn qui a envie de contrer ça, et du coup qui se bat contre la médiocrité. Et ce qu'ils ont fait, c'est que justement dans les algorithmes, maintenant, ce qu'ils essayent de mettre de l'avant, c'est les contenus, ce qu'ils appellent des experts.
- Speaker #1
Tu donnes un point de vue à ce que tu disais, c'est ça ?
- Speaker #0
Exactement. Et pour savoir si t'es un expert, ils vont regarder pas mal de trucs. Ils vont regarder en fait, est-ce que t'es légitime à parler de ce sujet ? Est-ce que c'est toi qui as écrit ton poste ou est-ce qu'il est écrit par l'IA ? Est-ce que l'image, elle est écrite par l'IA ? Ils vont regarder, en fait, avant, tu voulais des likes, etc. Maintenant, ils vont regarder beaucoup plus. Ils ont remis dans leur calcul de l'algorithme le dwell time, le temps de consultation. Est-ce que les gens te lisent vraiment ? Est-ce qu'ils le sauvegardent pour plus tard ? Est-ce que ça génère des discussions intelligentes en commentaire, etc. ? Et ils vont vraiment... Enfin, puis il y a aussi toute la thématique. Est-ce qu'elle est liée à ce que tu as étudié, aux compétences que tu maîtrises ? Donc, c'est aussi sur ton profil. est-ce que... C'est aligner ta communication avec ton profil LinkedIn.
- Speaker #1
Intéressant. C'est smart.
- Speaker #0
Oui, et là-dessus, en fait, ils veulent vraiment... L'objectif, c'est de mettre de l'avant des experts, des personnes qui disent des choses intéressantes, pertinentes. Et donc, vraiment, moi, j'ai toujours privilégié... En Suisse romande, tout le monde se connaît. Tu ne peux pas te permettre de flinguer ta réputation. Sinon, tu ne fais plus rien. Et du coup, c'est aussi philosophie personnelle. J'ai toujours privilégié grandement la qualité à la quantité. Et je pense que LinkedIn va aussi dans cette direction.
- Speaker #1
C'est intéressant, ce point. Tu recommanderais quoi à un entrepreneur qui veut se lancer sur LinkedIn sans forcément utiliser tes services ?
- Speaker #0
Couper l'herbe sous le pied.
- Speaker #1
Non, mais alors évidemment, il y a cette partie, mais admettons, parce qu'évidemment, ce serait facile, ou bien venir chez moi, je vous recommande, mais admettons, des gens qui nous écoutent, qui ont envie de peut-être commencer par eux-mêmes. ce serait quoi ? C'est de rester authentique et puis vraiment partager ? C'est quoi ? C'est se former, prendre une formation en ligne, essayer de tester ? Ou alors tu dirais non, en fait, maintenant sur LinkedIn, si tu n'as pas une stratégie solide et que tu ne sais pas exactement ce que tu fais, tu vas perdre du temps.
- Speaker #0
Alors je pense effectivement, là c'est le dernier, mais une stratégie solide, le terme stratégie fait peur, mais en fait la stratégie c'est simple. C'est en fait, quel est mon objectif ? Est-ce que j'ai envie de faire des vues ? Est-ce que j'ai envie de faire des clients ? Est-ce que j'ai envie d'attirer des talents ? Est-ce que j'ai envie de dégoter des places sur des courses et des ministrations ? C'est quoi mon objectif ? Deux, pour atteindre cet objectif, qui doit savoir que j'existe ? De qui est-ce que je cherche l'attention ? Trois, en fait, parmi les compétences que je maîtrise, etc., lesquelles... Ils sont susceptibles de les intéresser et de gagner leur confiance. Qu'est-ce que je peux leur dire ? Typiquement, moi, le fait que j'adore cuisiner, je suis super bon en cuisine, j'adore manger, je fais de la plongée, je fais du cave diving. Il n'y a pas beaucoup de cave divers, enfin de la plongée en grotte, etc. C'est tous des trucs super intéressants. Mais en fait, tu ne me verras jamais en parler sur LinkedIn parce que ça n'intéresse pas mes audiences. On s'en fiche totalement. Du coup, en fait, qu'est-ce qui est intéressant ? Et après, la quatrième étape. Dernière étape, c'est comment est-ce que je peux parler de ces différentes choses de façon facilement consommable pour eux. Une fois que tu as répondu à ça, tu peux te lancer. Du coup, c'est des questions assez simples. Et si tu as envie de faire tout, bypasser tout de façon hyper simple, c'est juste de dire quand je rencontre mes clients, quel genre de discussion j'ai avec eux et dans quel moment j'ai du plaisir à discuter avec eux. De quoi est-ce que je parle ? Juste d'amener cette discussion en ligne. C'est la version facile.
- Speaker #1
Cave diving.
- Speaker #0
on en discutera en podcast ma frangine est instructrice de plongée en république dominicaine et le cave diving c'est la chose la plus flippante que j'ai jamais fait de ma vie j'imagine en fait tu associes t'es sous l'eau plus comment
- Speaker #1
on appelle quand t'es la spéléo non claustrophobe c'est ça tu mélanges les deux en fait t'es dans un environnement aquatique faut faire gaffe dans une grotte par contre ce qui est absolument génial du coup du p...
- Speaker #0
plonges dans des nappes phréatiques, donc c'est de l'eau douce donc t'as une visibilité absolument parfaite donc c'est comme visiter une grotte mais en volant tu peux te déplacer et tout c'est des endroits très couignés donc en fait tu dois avoir un contrôle absolu de ta flottabilité tu plonges en side mount, donc t'as les bouteilles sur les côtés, pas derrière pour que tu puisses les enlever, les décrocher c'est lunaire, c'est vraiment incroyable par contre vraiment faut être solide
- Speaker #1
mentalement il faut être solide tu m'étonnes qu'après les procès ce soit facile on va garder mes questions
- Speaker #0
Alfred il faut qu'il s'améliore qu'attends-tu avec impatience en ce moment dans ta vie bonne question tu peux être pro ou perso là on est un peu à la limite des deux à côté dans mes casquettes un peu paraprofessionnelles je suis sur des advisory dans des boards etc Dans I.O., j'étais dans le board de Suisse romande en charge de l'accélérateur. Et je suis en train de monter d'un échelon pour aller dans le board Europe pour redonner tous les process qu'on a réussi à créer dans l'accélérateur en Suisse et toutes les bonnes pratiques, faciliter le transfert vers les autres accélérateurs d'Europe.
- Speaker #1
Excellent. Beau challenge.
- Speaker #0
Oui, ça, c'est incroyable. Et ça, c'est assez chouette. Et puis, du coup, je vais passer une semaine à Athènes avec des entrepreneurs de partout en Europe. Et ensuite, une semaine à Dublin. en Irlande justement pour réfléchir là-dessus, pour faire la stratégie, pour tout préparer le futur, etc. Donc ça, ça va être en mars et en avril. Ça, c'est mes vacances à moi. Ça va être cool. Puis tu rencontres que des... Les discussions qu'on a là maintenant, c'est exactement ce qu'on va avoir.
- Speaker #1
C'est génial. C'est génial de discuter entre entrepreneurs. C'est vraiment chouette. Cool. Et pour les personnes qui veulent un peu travailler avec toi et voir ce que tu fais, Elle te suit où, là ? LinkedIn ? Tu as un blog ?
- Speaker #0
Sur le blog, on met quelques articles, mais je dirais vraiment plutôt LinkedIn. La page de Ricochet va donner des conseils de communication LinkedIn. Donc, si vraiment ce qui vous intéresse, c'est LinkedIn pur, à ce moment-là, allez sur la page de Ricochet. Sur ma page à moi, je vais plutôt parler de stratégie de contenu, stratégie de communication pour dirigeants. Donc, en fait, prendre un petit peu plus d'abstraction, donc la partie tactique sur la page entreprise et la partie plus stratégie sur ma page à moi.
- Speaker #1
Super.
- Speaker #0
Et après, toutes les informations sur nos services qui sont sur le site web.
- Speaker #1
On va terminer là-dessus. Qu'est-ce que tu lis en ce moment ? Ou est-ce que tu as un livre à recommander aux entrepreneurs qui nous écoutent ?
- Speaker #0
En ce moment, je lis un livre sur la masculinité positive. Donc, je ne suis pas sûr que ça... Je ne suis pas sûr que tous nos... On a envie de réfléchir à leur déconstruction. Mais, je dirais, de nouveau, le dernier que j'ai lu qui est vraiment hyper intéressant, c'est la M-Poly. les architectes du chaos et l'air des prédateurs. Hyper intéressant.
- Speaker #1
Les mages du Kremlin, c'était pas... L'architecte des... C'est quoi, l'architecte du chaos, c'est ça ?
- Speaker #0
Les architectes du chaos. Les mages du Kremlin, c'est sur la montée de Poutine au pouvoir. Alors ça, c'est plus intéressant de la culture générale, c'est peut-être moins lié à tout ce dont on discute.
- Speaker #1
Donc plutôt les architectes du chaos, et puis l'ère des prédateurs.
- Speaker #0
Exactement. Et puis, sur la question des process purs, c'est les Rockefeller Abbot, qui est hyper vieux, mais en fait un peu indétrônable.
- Speaker #1
Je le recommande aussi ce livre, très intéressant. Cool, c'était un plaisir. Je me réjouis de continuer à te suivre sur LinkedIn et puis de pouvoir continuer à échanger sur ces sujets. Moi aussi. Je te souhaite une bonne continuation. Merci pour l'invitation. Allez, ciao, ciao.
- Speaker #0
Ciao.