- Speaker #0
Place à la boîte à questions. Des questions simples, des réponses qui en disent l'eau. Un format rapide et spontané qui permet d'explorer la personnalité de nos invités.
- Speaker #1
Bon, alors, ma petite boîte à questions.
- Speaker #2
Allez-y ! C'est parti !
- Speaker #1
Achat local ou achat global ?
- Speaker #2
Global.
- Speaker #1
Global. Direct ou en direct ?
- Speaker #2
Les deux.
- Speaker #1
Joker.
- Speaker #2
Oui, je... J'adore les deux, mais c'est totalement différent.
- Speaker #1
Public ou privé ?
- Speaker #2
Public. Allez. Parce que je trouve que certaines règles, on devrait les appliquer dans le privé. Dans le privé, tout à fait. Beaucoup plus, ce qui permettrait d'avoir quelque chose de beaucoup plus éthique, beaucoup plus mis en concurrence, beaucoup plus transparent dans les achats, ce que j'essaye de faire. Mais voilà, je pense que j'ai du travail dans le privé pour essayer de mettre ça en place.
- Speaker #1
En effet. Service ou industrie ?
- Speaker #2
L'ingénieur va vous dire industrie. L'acheteur va vous dire service, puisqu'en fin de compte, si on fait du service, on peut acheter le matériel, on peut le maintenir et on va dans un coût total et c'est là qu'on prend le plus d'avantages en négociant.
- Speaker #1
Recrutement ou licenciement ?
- Speaker #2
Recrutement. Malheureusement, j'ai dû faire des licenciements. Voilà. Et je pense que c'est des très mauvais moments à passer pour les deux, même si ça peut paraître bizarre que celui qui est licencié a toujours l'impression que l'autre ne touche pas. Je pense que ce n'est pas évident. Mais je pense que le recrutement aujourd'hui est beaucoup plus difficile. Trouver la bonne personne qui va rester... Dans la société et que vous allez pouvoir investir, ça va être quelque chose qui est un challenge. Et quand on est le manager et qu'on décide, c'est quand même une décision très importante.
- Speaker #1
C'est l'objet de notre prochain chapitre. Oui, tout à fait. Skills ou soft skills pour un acheteur ?
- Speaker #2
Ah, il faut savoir quel type d'achat et quel type d'acheteur vous allez être.
- Speaker #1
On a une question par une question.
- Speaker #2
Non, non. Je pense que quand j'étais chez ING, les premiers mois chez ING, ils ont annoncé une restructuration complète. J'ai dû annoncer aux presque 70 personnes qui étaient là Ausha pour dire qu'ils n'avaient plus de job et qu'ils devaient tous repostuler, mais que malheureusement, on serait 30, 35, pas plus. Je leur ai expliqué, en fait, la nouvelle stratégie et ce qu'on allait faire. Et puis, je leur ai dit que... Il y avait pour moi deux approches. Il y avait ceux qui allaient faire les négociations, sur les one-shot, les projets, ce genre de choses. Et puis il y a ceux qui allaient faire du contract management et qui allaient négocier les contrats. Vous voyez, c'est les achats, il y a plein de gens qui font de A à Z l'ensemble des choses. Quand on a l'occasion d'avoir un département qui est assez grand, on peut splitter. Et quand vous me dites arts ou soft, je pense que, je dis souvent un négociateur, je le compare quand on voit la... La grille en disant l'acheteur qui fait de la négociation, je le compare à un pitbull. Quand il en a 3-4 derrière la porte qui attendent, quand vous êtes face à quelqu'un, il va essayer de mordre jusqu'au moment où il y a encore de la viande sur l'os. Parce que même s'il mord un peu trop, c'est pas grave, il y a le suivant qui arrive. Et s'il négocie très bien et que c'est un très bon acheteur, il aura pris le plus cher pour avoir le moins cher et comme ça il aura tout testé. Il aura tout mordu jusqu'au dernier. Il sait que là où il va mort, ce sera bon. Mais c'est vraiment un pitbull. C'est un caractère, c'est fort. Dans les contrats, si vous mettez ce type de caractère à négocier un contrat, prolonger un contrat avec qui vous, business, avez envie d'aller, c'est extrêmement dangereux. Ça va clasher ferme. Donc là, il faut plutôt un peu plus de soft.
- Speaker #1
Plus de rondeur, plus de soft, d'accord.
- Speaker #2
Et aujourd'hui, l'homme idéal, la femme idéale... C'est celui qui a les deux, parce qu'en plus de ça, maintenant, on a tous les paramètres qui sont là. Le CO2, l'évolution, la société, des paramètres qui sont un peu juridiques, qui sont financiers. Les achats, ce n'est pas que de la négociation. Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte et certains peuvent être discutés un peu plus de manière plus soft que du hard.
- Speaker #1
C'est l'ingénieur ou valeur ?
- Speaker #2
Valeurs
- Speaker #1
Etchart ou cabinet de recrutement slash consultant ?
- Speaker #2
D'abord Etchart et puis le cabinet.
- Speaker #1
Employeur belge ou international ?
- Speaker #2
J'ai travaillé ces derniers temps pour des groupes français, Bouygues, puis j'ai travaillé pour des Hollandais. J'ai travaillé chez Bipost, qui était du belge, même si aujourd'hui Bipost est quand même très international, mais c'est quand même du belge. Je pense que chacun a des avantages et des inconvénients et chacun a des spécificités. Donc non, ce n'est pas ça qui fera mon choix.
- Speaker #1
D'accord. SAP ou Coupa ?
- Speaker #2
En fonction de la société, ça peut être... l'un ou l'autre ou ni l'un ni l'autre. Je pense que c'est... Coupa a un certain nombre d'avantages. Je pense que... On va parler d'une société qui n'existe plus mais si je prenais Audi, il faudrait. Coupa, c'est magnifique. Parce que l'acheteur, il va dire, bon voilà, les nouveaux modèles viennent d'Allemagne, on a toutes les pièces, on négocie tout, on fait des magnifiques catalogues. Pendant deux ans, la production... peut commander et utiliser ses catalogues. Et moi, en tant qu'acheteur, je fais juste la maintenance et je regarde si tout arrive à temps et si tout ce que j'ai négocié est bon. Et j'ai deux ans pour préparer le nouveau modèle et les nouvelles pièces. Coupa, il faut. C'est l'outil idéal parce que ça, ça va automatiser vos commandes et ça va faciliter votre vie. Si vous êtes dans des projets purs et durs qui changent tous les jours, votre catalogue, il est une petite base, mais il y a de la négociation derrière. D'accord. Bon, chez Icon, son ami Coupa, mais au-dessus de 10 000 euros, ce qui veut dire beaucoup de sociétés, 10 000 euros, c'est waouh ! On dépensait un milliard et demi, enfin, ils dépensent toujours, un milliard et demi. Donc 10 000 euros, il y en a beaucoup des demandes, mais au-dessus de 10 000 euros, il fallait que l'acheteur intervienne. Parce que le contrat était une chose, mais voilà, il y avait trop de spécificités, trop de demandes. Donc SAP, SAP c'est une machine. Donc si vous êtes dans les PME, c'est pouf ! C'est perdant parce que c'est une machine de guerre. C'est trop lourd. Si vous êtes dans des grosses boîtes, c'est super, mais ça demande tellement de paramètres que si vous voulez demain faire de l'intelligence artificielle, good luck, parce que tous vos paramètres sont mauvais. Bien sûr.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #2
la digitalisation, oui, mais jusqu'à un certain niveau.
- Speaker #1
C'est ça. Voilà. C'était pas si dur que ça. Ma petite surprise.