- Speaker #0
Hello, je suis Carlotta. Bienvenue dans Product Marketing Stories, le podcast qui décrypte les méthodologies, partage des conseils et apprentissages concrets pour rendre compréhensible et accessible le product marketing.
- Speaker #1
On est ravis de vous retrouver. Je suis accompagnée de deux super guest stars du PMM. Je vous laisse peut-être vous présenter Sébastien en premier et moi je me présenterai juste après. On fait petit tour des présentations et après on vous parle du produit. programme qu'on vous a concocté pour aujourd'hui.
- Speaker #2
Hello, donc moi c'est Sébastien, ça fait presque dix ans que je suis dans le product marketing maintenant et aujourd'hui je suis fractional PMM et j'ai aussi créé un média product marketing qui est graines de produits et qui a orienté un peu carrière et voilà je vis à New York maintenant depuis trois ans, pas la city mais pas loin.
- Speaker #1
Du coup, il est très très tôt pour Sébastien pour être avec vous. Oui, c'est un beau début. On est bien. Et Carlotta, je te laisse te présenter aussi.
- Speaker #0
Oui, Carlotta. Du coup, aujourd'hui, je suis Product Marketing Lead chez Decathlon. Ça fait bientôt 4 ans. Sinon, ça fait aussi presque une dizaine d'années que je fais du Product Marketing, que ce soit en B2C, Retail et maintenant plutôt la Tech. et j'ai aussi du coup créé deux. Depuis bientôt trois ans, dans une semaine, je fête les trois ans de Product Marketing Stories.
- Speaker #1
Excellent.
- Speaker #0
Donc, le podcast dédié au product marketing.
- Speaker #1
Excellent. Et du coup, je serai votre host pour aujourd'hui, Marion. Je suis l'ancienne Head of Product de SaaS B2B, de Marketplace. J'ai fait ça pendant une douzaine d'années dans des startups VC-funded, comme on dit, plutôt autour de la série A. Et ça fait cinq ans, bientôt six, que j'ai monté Pachamama. Parce que justement, je voyais qu'il y avait peu de choses actionnables sur le sujet des carrières, que comme d'habitude, on était un petit peu en retard sur les US. Pas trop de benchmark, pas trop de choses actionnables pour savoir comment se positionner sur sa carrière. C'est comme ça qu'est né Pachamama. Et aujourd'hui, on fait du recrutement, du coup, en product, bien sûr, mais aussi en tech et en sales. qu'on a ouvert depuis peu. aussi sur tous les métiers, donc sales, Ops, CSM, etc. Et ça fait longtemps qu'on suit ce métier de PMM, enfin longtemps, à l'échelle de l'écosystème. Et c'est un métier assez nouveau qui évolue constamment. Donc, on est ravis de vous faire un petit topo sur où en est le marché aujourd'hui, si vous êtes en reconversion, comment en venir, si vous êtes plus senior, comment candidater. Comme vous le voyez, on vous a proposé un petit programme. On va couvrir ces quatre points. La partie plus aussi entretien, une fois qu'on a décroché un premier call, comment bien gérer notamment les cas pratiques et les types de cas pratiques. Ce qui va rejoindre aussi la partie type de PMM qu'on verra juste avant, parce que forcément les cas pratiques sont liés au type de PMM qui sont recherchés en ce moment. Et enfin, on fera une petite ouverture sur les perspectives de carrière en ce moment. Voilà. Bonjour tout le monde. Pour celles et ceux qui viennent d'arriver, on est ravis de vous retrouver. Vous avez le petit planning qui est là, qu'on vous laissera un petit peu de temps en temps. Normalement, vous avez une petite partie pour les questions aussi. N'hésitez pas à en poser au fil de l'eau. On fera des stops régulièrement pour vous poser des questions. Le but, c'est que ce soit le plus interactif possible. On a plein de choses à partager, mais le but, c'est de répondre à vos problématiques aussi, à vous. Donc, n'hésitez pas à en poser. On fera des petits stops pour y répondre. Voilà. Let's go.
- Speaker #0
Oui, c'est parti.
- Speaker #1
Trop bien. Ce qu'on vous propose, c'est d'attaquer par comment est le marché du recrutement en product marketing aujourd'hui. Moi, ce que je vois à l'échelle de Patchamama et des demandes qu'on a de nos clients, qui sont autant des startups que des PME, TI et groupes en transformation, c'est que ça fait quelques mois que ça bouge un peu plus, qu'on nous demande beaucoup plus de profils que l'année passée qui était un peu plus terne. Je trouve qu'il y a 3-4 ans, il y avait une bonne première dynamique sur les postes de PMM, mais on sentait que c'était encore assez peu mature et assez nouveau pour les entreprises, mais qu'elles commençaient à mettre des postes PMM de plus en plus tôt dans leurs organisations. Après, ça s'est un petit peu essoufflé probablement avec la crise qu'on a connue dans le financement aussi. Et là, ça fait 4-6 mois que ça repart bien et surtout qu'on a beaucoup de demandes pour des postes. très très seniors, notamment en SaaS B2B, que ça se spécialise, que ça gagne en maturité. Du coup, je voulais savoir vous, ce que vous voyez de votre côté, Seb, Carlotta, pour qu'on donne un peu aussi une overview de l'écosystème à tout le monde.
- Speaker #2
Oui, je suis complètement en phase avec toi sur le côté un peu nouvelle dynamique. L'année dernière, mine de rien, il y avait quand même pas mal d'offres. Enfin, moi, sur mon job board, j'ai vu passer plus de 800 offres d'emploi product marketing. Donc, c'est quand même un marché qui est d'une bonne taille. Mais après, je pense que ça cache quand même pas mal de réalités qui sont différentes en termes de type de poste. C'est encore très hétérogène, je trouve, en termes d'attendue ou de qualité du poste. Donc, parfois, il y a le titre. Il n'y a pas forcément le contenu. Et là, ces derniers mois, effectivement, je trouve que c'est assez démié. Il y a pas mal de postes dans des belles boîtes, des profils plus seniors, aussi pas mal de leads ou de head-off. Pour moi, c'est un signal que ça se structure, en tout cas.
- Speaker #1
Oui, OK. Et toi, qu'est-ce que tu vois, Carlotta ?
- Speaker #0
Oui, je pense que ça dépend aussi beaucoup de la maturité des entreprises et aussi de la connaissance du rôle et de la fonction product marketing. Et de ce que j'ai pu voir, c'est que justement la recherche des profits beaucoup plus senior, elle est dans les entreprises qui sont les plus matures aujourd'hui en product marketing, où il y a déjà aussi une structure product tech qui est déjà hyper bien établie. Et du coup, il y a l'espace et le besoin qui est hyper clair sur le besoin en product marketing, sur quoi il est. Et donc, du coup, on a soit une spécialisation. du rôle du PMM, plutôt des enablements, plutôt go-to-market, par rapport à des enjeux hyper clairs, ou une séniorisation, dans le sens où il y a une volonté de créer une équipe et de vraiment avoir une structure, versus d'autres entreprises qui aujourd'hui sont peut-être plus, soit des structures qui sont plus petites, donc il n'y a pas besoin d'une équipe de X personnes en PMM, sur des besoins qui sont plus spécifiques et peut-être même moins séniors. parce que c'est sur des enjeux qui sont plus tactiques, et d'où tout le sujet dont on va parler après, mais quand on recherche un poste en tant que candidat ou quand on recherche un candidat en tant qu'entreprise, l'importance de bien cadrer et de vraiment se poser la question de ce qu'on recherche, parce que les réalités sont vraiment très différentes.
- Speaker #1
Et ce que je vois aussi, puisque du coup, je connais bien aussi la partie pure PM et product design, c'est que toute la partie sur le delivery vraiment au sein d'une squad, ça s'accélère grâce à l'IA. Les jobs se contractent aussi. Donc, on parle pas mal du product builder qui est un peu, si je caricature, la fusion entre le PM et le designer. Mais ce qui fait qu'il y a des PM qui s'orientent un peu plus vers la tech, qui vont mettre en prod des choses, etc. Mais de l'autre côté, il y a de la place pour cette partie business, pour les PM. On recherche aussi de plus en plus des PM qui ont cette logique business. Parfois, c'est des PMM qui peuvent passer sur des postes de PM, mais qui ont une grosse composante business. En tout cas, je pense qu'on en parlera peut-être en ouverture, mais il y a pas mal de choses qui vont se passer aussi côté PMM, PM. Et ça va continuer de gagner en maturité, c'est certain. Top ! Trop bien, voilà pour le petit topo marché premier. Ensuite, on s'est dit, qu'est-ce qu'il faut préparer avant un entretien, prendre les choses dans l'ordre ? Et sur le côté, on aime souvent avec Carlota, prendre l'analogie du product market fit et l'appliquer à sa carrière, parce que c'est important de se poser soi-même sur sa carrière, sur ce qu'on veut. Pour toi, par exemple, Seb, c'est quoi ? Un candidat qui a bien ciblé son poste, sa recherche, son positionnement, comment tu identifies un candidat qui est assez mature sur sa recherche ?
- Speaker #2
Comme tu le disais, je pense que le point numéro un, on est PMM, donc c'est faire son job de PMM sur soi-même, c'est bosser son positionnement, connaître son marché déjà, c'est quoi l'environnement dans lequel tu évolues, c'est quoi ta cible, quel type d'entreprise dans lequel tu as envie de bosser. Est-ce que c'est une petite structure, une grosse structure ? Parce que du coup, comme on l'a dit en intro, les réalités vont être vraiment différentes entre une équipe qui est structurée avec plein de PMM, des seniors, etc. et une équipe où il n'y a pas de product marketing, il y a tout à faire. Il faut évangéliser la fonction et en fonction de ces réalités-là, ça ne peut pas forcément fitter avec tout le monde. Donc je pense qu'il faut être au clair sur ses envies et dans quel environnement on a envie d'évoluer en tant que PMM. Je pense que ça, ça va être beaucoup à clarifier son positionnement et donc derrière, inévitablement, la qualité de sa recherche. Parce que plutôt que d'envoyer des centaines de CV à toutes les boîtes... en priant que cela fonctionne.
- Speaker #1
J'aime bien ton anglicisme pour décrire ça, le spray and pray, c'est ça ? C'est ça, spray and pray. C'est-à-dire, c'est quoi ? C'est les candidats qui postulent un peu à tout sans réflexion derrière, en fait ? C'est ça,
- Speaker #2
oui. On arrose tout le marché. C'est vrai aussi en product marketing. On ne cible pas, on arrose tout le monde. on croise les doigts peut-être que ça marchera je peux comprendre la logique si on n'a pas on n'est pas en poste on est au chômage etc enfin je comprends totalement la logique si on est en poste je pense que on a un peu plus de temps devant soi pour trouver une autre opportunité et vaut mieux bien ciblé que tout envoyer et on s'invite aussi beaucoup dans le messaging dans comment on se présente et donc on aura plus de possibilités de convertir derrière quand même
- Speaker #1
Complètement. Et je te rejoins dans les red flags qu'on n'aime pas voir en tant que recruteur externe notamment. C'est des candidats qui postulent à toutes les annonces qu'on met où il y a du PMM, plus ou moins senior ou en fonction des recherches, parce qu'on se dit que la logique n'est pas cohérente. Et en fait, en tant que recruteur, ce qu'on recherche généralement, c'est un parcours passé cohérent et des perspectives aussi de carrière cohérente qui soient claires et qui soient bien annoncées dans le messaging justement. ce dont tu parlais.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a aussi un sujet de nom de poste et de métier où aujourd'hui, on peut aussi avoir le rôle de PMM. Il y a plein de réalités, mais il y a aussi plein de personnes qui font du PMM et l'intitulé de poste n'est pas Product Marketing Manager. Ça peut être des Go-To-Market experts. Il y a aussi plein de réalités annexes et je pense que c'est aussi dans la logique qu'on soit recruteur ou à la recherche de poste, de se dire, OK, en fait, ne pas s'enfermer sur un nom de poste, mais plutôt sur les compétences et sur les missions qu'on veut faire ou qui sont recherchées. Parce qu'en fait, finalement, ça va être notre quotidien. Le nom de poste, c'est important pour cadrer et pour se dire, OK, en effet, on a besoin de ça comme réassurance. Mais ne pas regarder que ça et vraiment se poser la question de ce qu'il y a, qu'est-ce qu'il y a dans ce poste. Et parfois, c'est presque mieux de se dire, en fait, plutôt que PMM, c'est hyper large, on peut faire tout le spectre du product marketing, du positioning, du go-to-market, etc. On le connaît. Mais quand une entreprise recherche vraiment quelqu'un qui va être là pour faire que du go-to-market, autant être hyper clair et le dire tout de suite. Et du coup, ça va aussi attirer des profils qui sont experts dans cette partie-là du product marketing. Et donc ça rejoint un peu ce qu'on en parlait en off, mais sur un peu le sujet de couleur, coloration dominante du product marketing. On ne peut pas être expert partout et on a forcément des appétences, des compétences très fortes sur certains sujets. Et donc c'est là-dessus qu'il faut insister en fait.
- Speaker #1
Est-ce que vous, en ratio sur le marché, vous voyez encore beaucoup de PMM qui sont tout seuls et qui du coup doivent être un peu full stack, assez généralistes ? Même si on parle un peu de spécialisation, pour vous, c'est quoi le ratio entre justement les first time PMM versus les organisations un peu plus structurées ou en tout cas qui demandent des spécialités ? Peut-être que ça donne rien de l'ordinaire.
- Speaker #2
Moi, dans les annonces que je vois passer, les first PMM, c'est à peu près 30% du volume. Donc, c'est quand même pas négligeable. Et c'est assez logique parce que le marché, il est encore en… Il y a pas mal de boîtes qui n'ont pas de product marketing. Après, des personnes qui sont en poste, j'ai du mal à voir un ratio, parce que je pense qu'on voit tous les grosses équipes qui aiment même, dans les super boîtes tech, du French Tech, etc. On les connaît, Conto, Alma, Lucas, Penny Lane, VH, on a pas mal. On sait qu'il y a des grosses, grosses équipes. Et derrière cette réalité-là, je pense que c'est beaucoup de petites équipes, 1, 2, 3, qui aiment même.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai qu'il y a aussi la réalité entre deux et ça existe. Je vois de moins en moins des équipes solo PMM.
- Speaker #0
Après, ça dépend de la structure. Typiquement, aujourd'hui, chez Decathlon, on a une équipe product marketing, mais on est divisé par produit, par unit. Donc oui, on a une équipe PMM, mais à côté, typiquement, je suis la seule PMM sur l'application Shopping. Donc c'est comme si j'étais... solo PMM dans un environnement structuré par ailleurs. Donc il y a aussi cette réalité-là, ça peut plaire aussi, parce que du coup, dans mon environnement, dans mon secteur, on va dire, je vais avoir toutes les facettes du PMM, mais pour autant, il y a une équipe aussi.
- Speaker #1
Et dans les colorations, vous voyez le plus ? C'est lesquelles, dans les spécialités ou les types de profils que vous voyez le plus passer ?
- Speaker #2
Je vois beaucoup passer, il y a une grosse famille qui est autour de tout ce qui est content au sens large, avec plus ou moins de production. Parfois, il y a des rôles qu'on appelle product marketing manager. Quand on lit le poste, on est presque plus sur un content manager, un marketing manager qu'un PMM. Parce que là, il y a le côté production de contenu qui prend quasiment toute la fiche de poste. Et il n'y a pas ce côté positioning, messaging, etc. Et l'autre que je vois beaucoup, c'est tout ce qui est autour des lancements ou go-to-market. Et très souvent, c'est l'un des triggers qui amènent les boîtes à se dire « Ah, on a besoin de quelqu'un là parce qu'on chippe des features à la chaîne et on n'arrive pas à les mettre sur le marché. Et il faut quelqu'un qui comprenne ça, qui organise ça. » Et c'est à ce moment-là que souvent, il y a le rôle de PMM qui rentre en jeu.
- Speaker #1
Ok, top.
- Speaker #0
Et il y a aussi, un peu comme côté PM, évidemment, il y a aussi une nouvelle verticale PMM IA qui se développe et souvent un peu dans cette verticale couteau market où c'est vraiment des recherches de PMM qui vont être spécialisées dans le lancement de produits IA, par exemple.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est aussi quelque chose qui…
- Speaker #1
C'est-à-dire qui savent positionner sur le marché et qui connaissent déjà le marché, par exemple. Ok.
- Speaker #0
Et du coup, typiquement,
- Speaker #1
ça prend... Et aussi le messaging spécifique à l'IA.
- Speaker #0
Et du coup, il y a aussi un pan positionnement dans cette partie GotoMarket qui est aussi beaucoup plus importante parce qu'il faut beaucoup mieux connaître le marché, se dire comment on va exister là-dedans. Donc, c'est vrai que c'est aussi, je pense, une verticale dans le futur proche. C'est assez intéressant sur lequel se spécialiser si on veut vraiment se différencier. et avoir une différenciation par rapport aux autres PMM.
- Speaker #1
Ça marche. Et au-delà des colorations qu'on a un peu évoquées tout de suite, je terminerai par deux sujets. Il y a la partie sectorielle qui, heureusement ou malheureusement, est assez demandée puisqu'à une heure où les entreprises ont de moins en moins envie de prendre des risques, notamment quand elles embauchent des gens en CDI, elles ont envie d'idéalement retrouver quelqu'un qui connaisse déjà leur secteur. Si vous avez un ou plusieurs secteurs de prédilection qui sont un peu proches, forcément, ce sera plus facile aussi pour vous d'évoluer puisque vous aurez déjà un track record à montrer. Malheureusement, ça va peut-être vous enfermer, mais en même temps, si vous êtes passionné et que vous avez un ou plusieurs secteurs de prédilection, gardez-les puisque c'est quelque chose qui va être recherché. Le deuxième, c'est sur les typologies de produits. Tu parles de l'application Shopping, toi, Carlotta, c'est des… du pur consumer, il y a aussi la partie SaaS B2B, il peut y avoir d'autres... Enfin on ne fait pas du PMM de la même manière selon la typologie de produit sur laquelle on est. Donc ça c'est important aussi à réfléchir en termes de positionnement de carrière.
- Speaker #2
Et aussi en termes d'audience, parce qu'on peut voir le secteur, très souvent du SaaS, donc un SaaS FinTech par exemple, et ça peut être intéressant de de regarder aussi les audiences qu'on adresse, en tant que PMM. Parfois, on peut faire le pivot via l'audience et pas uniquement via le secteur de basse. Si vous avez l'habitude de bosser avec une audience qui est plutôt PME, par exemple, ou dans le bâtiment, ou des promoteurs immobiliers, ça peut être un moyen de faire la bascule sur ce secteur-là aussi.
- Speaker #1
Complètement. Top. Top. Je vais dire... On va enchaîner puisqu'il n'y a pas de questions, mais je crois qu'il y a une question. Avez-vous des contenus à recommander pour se former sur le côté PMM-IA de Paul ? Je ne sais pas. Sur les sujets IA, il y a toujours deux choses. Je pense que c'est bien de clarifier. Tu nous diras, Paul, ce que c'est. Mais il y a comment on utilise l'IA dans notre quotidien de PMM pour être productif, meilleur, etc. Et il y a comment on travaille en tant que PMM sur des produits IA. Je pense qu'il y a les deux, je ne sais pas quelle était ta question. Bon, les deux. Paul, il veut les deux.
- Speaker #0
Je pense qu'on pourra partager post-live, de toute façon, partager un peu en format newsletter, des newsletters à suivre, parce que j'en ai quelques-unes en tête, ou des personnes à suivre sur ces deux sujets-là. Aujourd'hui, il n'y a pas une formation spécifique à suivre, C'est le... Le truc gold qui va t'ouvrir le passe pour tout. Mais je pense qu'aujourd'hui, il y a plein de contenus, même sur LinkedIn, c'est suivre les bonnes personnes aussi. Donc ça, on peut vous aider sur vos orientés, dire OK, voilà un peu les personnes qui sont hyper intéressantes sur ces sujets-là. Mais après, je pense que…
- Speaker #1
Vous êtes américain, laisse-moi deviner.
- Speaker #0
Oui, mais pas que. Mais je pense aussi que la partie formation, elle est aussi sur l'action et le faire. En tant que PMM IA, aujourd'hui et demain, on peut utiliser l'Oweable et créer quelque chose. Et c'est que perso, mais je pense que c'est vraiment dans l'utilisation, la compréhension des enjeux, où on gagne en expérience, en fait.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #2
Je te rejoins à 100%. Les contenus, c'est top. Mais sur l'IA, je pense qu'il faut vraiment se lancer, il faut l'utiliser, tout simplement. Parce que sinon, on peut vivre. vite être noyé par l'avalanche de contenu parce que quand on nous sent clean clean aujourd'hui, il y a de l'IA dans tous les sens, on a l'impression qu'on n'est pas à jour, qu'il y a un nouveau truc tous les jours, enfin c'est infernal. Et en fait, il faut juste slow down et se dire qu'est-ce que j'ai envie de faire avec l'IA ?
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #2
Et je le fais. Enfin j'essaye de le faire, j'essaie d'utiliser Cloud, Dust, GPT, etc. et sur un petit cas d'usage et puis avancer de là petit à petit.
- Speaker #1
Complètement, ne vous fiez pas à tout ce qui se passe sur LinkedIn, ne vous dites pas que vous êtes en retard. Tout le monde est au même niveau, tout le monde a peur d'être en retard, tout le monde croit que dans les boîtes ça bouge très très vite. Ça bouge vite oui, mais vous n'êtes pas en retard si vous vous y mettez, même dès maintenant c'est important effectivement de faire. Aujourd'hui il n'y a plus d'excuses et avoir des side projects. C'est hyper valorisé, même quand vous échangez avec des recruteurs, que ce soit des agences, des chasseurs ou même vos futurs managers. C'est comme ça qu'ils vont vous poser des questions finalement pour savoir comment vous utilisez l'IA dans votre quotidien. Et le fait d'avoir déjà testé par vous-même, ça vous emmènera à des vraies discussions de passionnés. Et là, c'est comme ça que vous allez aussi cliquer avec la personne en face ou que la personne va voir que vous êtes à jour ou pas. Et même si vous n'êtes pas à jour, c'est pas... pas grave parce que la personne verra que vous avez envie et vous avez essayé et vous avez mis les mains dedans et c'est ça qu'on recherche aujourd'hui parce que les entreprises recherchent des talents moteurs et motrices ces sujets là avant tout quoi et
- Speaker #0
une autre question en tout cas de christine sur l'impression des pieds de les job offerts pmm b2b versus bitoussi c'est vrai que on ya Aujourd'hui, je pense que la plus grosse part du marché, elle est en effet sur le B2B, même le SaaS, si on est encore plus précis. Moi, on paie même B2C et je pense qu'il y en a, mais il y a moins de communication aussi qui est faite autour et donc il faut peut-être aller plus chercher. Il y a plein d'entreprises, je pense à Deezer par exemple, je pense à des marketplaces, même Doctolib, qui a une base B2B et aussi B2C. des marketplaces. Donc, je pense qu'il y a aussi peut-être, enfin, chercher un peu plus. Et il y a peut-être un peu moins cette maturité, peut-être un peu moins sur la partie B2C, mais je pense que ça dépend encore une fois du secteur d'activité, même entre le retail, par exemple, versus des produits pure tech. Voilà.
- Speaker #2
Et sur B2C, je pense aussi. n'hésitez pas à chercher d'autres types de postes parce que parfois c'est pas un titre PMM mais c'est des titres plutôt de type chef de produit marketing fois responsable marketing produit et en fait l'annonce parfois ils mettent même PMM dans l'annonce alors qu'en fait le titre de l'annonce c'est autre chose
- Speaker #1
C'est là qu'on voit que le marché n'est pas encore mature et qu'il y a encore du boulot. Mais ça, c'est sûr. Et comme ça, vous pouvez avoir moins de concurrents aussi. En fait, ça veut dire qu'il y a des pépites, des jobs vraiment pépites qui sont un peu cachés. Il faut aller fouiner un peu, effectivement, derrière ce qui se cache derrière les fiches de poste. Mais c'est vrai que ça peut être un bon moyen aussi d'avoir moins de concurrence et d'identifier une annonce sympa, même si, effectivement, c'est plus B2B. Top. Ce que je vous propose, c'est peut-être qu'on continue. Et puis, on prendra. N'hésitez pas à voter sur les questions qui vous plaisent le plus. Et on y répondra au fil de l'eau. Il y a quelques personnes en reconversion ici. C'est quoi le meilleur background pour être PMM aujourd'hui ? Les PMM d'aujourd'hui, ils viennent de quel background ?
- Speaker #2
Merci. Vas-y, Seb. Je pensais, c'est un peu comme à l'image du rôle du PMM, il n'y a pas de réponse définitive à cette question. En fait, on vient tous de backgrounds différents. C'est ça qui fait aussi la richesse du métier, c'est que le métier en lui-même, il est hyper riche. On a évoqué les couleurs de PMM tout à l'heure, ce que j'appelle aussi parfois ton super pouvoir, qui est souvent ta compétence clé. Et cette compétence clé, elle vient souvent de ton expérience passée et dans quel rôle tu étais avant. Tu viens du content, tu viens des ventes, tu viens du product, tu viens du marketing. Et je pense que tout le monde, en tout cas qui viennent de stakeholders possibles du PMM, peuvent faire la bascule vers product marketing. Après, il faut être au clair sur son positionnement, bien vendre cette compétence clé qui permet de faire le pivot. Et cibler aussi ces jobs en fonction de ses compétences clés. Si on vient des sales, peut-être trouver un job PMM où la partie sales element va être super importante dans une organisation plutôt sales led. Ça va être plus facile de faire le pivot que sur du product led sans sales element. Et puis après, il peut y avoir plusieurs stratégies. On peut aussi rentrer dans une boîte. en mode porte dérobée, sans viser d'abord un poste de PMM et rester sur son poste de base, pour viser un pivot en mobilité interne à horizon court, 6, 12, 18 mois, parce qu'on sait que soit il y a une équipe en place, soit on ressent qu'il y a l'opportunité pour créer la fonction dans l'organisation.
- Speaker #1
Ok, top. Et est-ce qu'il y a des pas grands qui sont plus ou moins recherchés que d'autres aujourd'hui ? C'est vraiment un mix en fonction de ce que chacun a fait avant, tellement c'est un nouveau job. Parce qu'en tant que recruteur, est-ce qu'on se dit, tiens, c'est peut-être plus pertinent d'aller chercher une personne qui a tel ou tel background, si je me mets un peu du côté recruteur aussi ?
- Speaker #0
Je pense que ça dépend encore une fois du rôle qui est attendu et des missions attendues. Et souvent, il y a toujours ce débat éternel, PMM côté produit, côté… marketing, côté un peu même sales ou CRO, quand il y a un CRO, en fait, la couleur, elle est souvent dénotée par rapport à ça. Souvent, quand c'est côté marketing, il y a plus d'enjeux go-to-market. Et du coup, plus ce sujet contenu, donc un background qui est plutôt sur cette partie-là et plus recherché, versus côté produit, ou, Christine, je voyais ton commentaire, une partie plus research, même plus de collaboration avec les product designers. plus de sujets autour du positionnement, du messaging qui va être recherché. Donc en effet, je pense qu'il n'y a pas une seule réalité. Et l'important, c'est aussi de ne pas s'enfermer là-dedans sur des attentes un peu globales, où on veut un peu le mouton à cinq pattes et quelqu'un qui est fort partout. Parce que souvent, ça va être assez difficile à trouver, où il y aura toujours une déception. Donc moi, ma recommandation… Oui,
- Speaker #1
j'ai un mouton à cinq pattes.
- Speaker #0
Mais je pense que c'est important. Oui. Mais tu vois, quand il y a potentiellement cette recherche-là, c'est de se dire, OK, s'il y a une dominante, c'est quoi ? C'est à prioriser, oui, bien sûr. Exactement. S'il y a une chose sur laquelle cette personne-là doit être hyper forte, où il n'y a pas besoin de formation, et au contraire, on a besoin qu'elle nous apprenne presque, bon, ben c'est quoi ? Et ça peut même être sur vraiment une expertise du secteur d'activité ou des audiences. Et en fait, après, on va faire du product marketing autour de ça. Aussi, par rapport à ta première question d'où vient, quel background, si ça peut rassurer de... Toutes les interviews que j'ai faites avec Product Marketing Stories, et notamment la dernière saison où j'ai interviewé des personnes plutôt aux Etats-Unis ou au UK qui sont aujourd'hui des VP PMM ou des CPO. personne n'est arrivé en tant que PMM. Tout le monde est venu par la porte dérobée et finalement les opportunités ont fait que l'on fait du product marketing donc j'aurais tendance à pas non plus se mettre trop la pression là dessus justement vraiment se focaliser sur les compétences qu'on a qui collent avec les compétences d'un product marketing manager. Et du coup, dans le CV, vraiment de l'orienter comme ça, quitte à ne pas, à vraiment, même dans les noms de postes, je pense que c'est OK de se dire, OK, je twiste un peu le nom de poste officiel par rapport à ce que j'ai fait, ça colle vraiment. Bien sûr,
- Speaker #1
un recruteur a besoin de comprendre vraiment ce que vous avez fait avant et c'est OK de changer l'intitulé de ses postes pour qu'ils correspondent à la nomenclature qu'on attend aujourd'hui. Et ça va vous aider à valoriser vos expériences d'avant aussi pour les coller plus au PMM. Donc ça, au contraire, allez-y. C'est important. Top. Sur cette section-là, on a parlé un peu des formations tout à l'heure. Qu'est-ce que vous pensez, vous, des certifications PMM, type PMM Alliance, les TIGA, les Pragmatik, etc. C'est quoi votre point de vue là-dessus ? Est-ce que c'est un booster de carrière ?
- Speaker #2
Un booster. C'est bien d'avoir un certif parce que ça montre que tu t'intéresses au métier, surtout si tu es en reconversion. Tu t'intéresses au métier, tu as fait la démarche de te former. Et donc ça, c'est cool. Pour moi, c'est un signal positif quand même que tu envoies, que ce n'est pas une promesse creuse de se dire que tu veux devenir PMM. Maintenant, ça ne remplacera pas la pratique. Parce que ces formations là, moi je connais bien PME parce que j'en ai fait quelques unes, elles sont très théoriques. Tu n'auras pas la pratique avec ces formations, enfin tu vas avoir des frameworks etc. Mais en fait quand tu vas te retrouver en poste, tu vas te dire, mais maintenant je fais quoi en fait concatou ? Et donc moi j'encourage aussi à faire ces formations, de mettre en place des choses derrière, concrètes. Ça peut être un side project, un portfolio, des Ausha. pour pratiquer et avoir des choses à montrer.
- Speaker #0
Si je peux compléter, je pense que la certification, en effet, elle est bien, surtout quand on ne connaît pas le métier, et au moins on se fait une idée concrète de c'est quoi le métier de PMM. Ce n'est pas un booster, mais ça peut ouvrir la porte, surtout si on vient d'un autre secteur ou qu'on a fait autre chose avant. Je pense que c'est rassurant d'un point de vue recruteur. pas de nulle part et aussi d'un point de vue personnel en tant que candidat on sait aussi plus rassurant parce qu'on a un cadre et je pense que le deuxième cas d'usagé qui est assez intéressant c'est quand on débute en pmm comme on le disait il ya plein de réalités différentes et du coup je trouve que c'est bien de faire ce type de formation aussi pour comprendre la fonction pmm au global et de se dire ok en fait moi dans mon métier aujourd'hui je fais beaucoup de go to market ou de pricing. mais en fait il y a plein d'autres réalités peut-être que c'est bien ça me va mais peut-être que j'aimerais bien tester d'autres choses et donc c'est aussi un moyen de se dire ok en fait aujourd'hui je ne fais pas du tout un travail en particulier de positionnement et en fait je vois une opportunité dans mes missions je peux en parler et je peux l'intégrer dans mes missions exactement donc je trouve que pour ça c'est hyper intéressant Et puis après, il y a d'autres formations, encore comme on le disait tout à l'heure, qui ne sont pas que product marketing. Il y a d'autres formations hyper intéressantes qui peuvent être plus orientées design, en le sens un peu biais cognitif, sur comment vendre. Donc, je pense qu'il faut aussi regarder un peu plus large par rapport à mon besoin et ce dont je veux progresser, faire la formation en question.
- Speaker #2
Du coup, je rebondis là-dessus. C'est aussi en lien avec ton super pouvoir, quelle est la compétence clé que tu veux travailler ou que tu veux rajouter à ton spectre product marketing. Si tu sais que par exemple tu es déjà fort sur sales and development, mais que tu veux rajouter positioning par exemple, ou messaging, ou un autre aspect du product marketing, peut-être trouver des formations qui sont vraiment focus sur cette compétence-là, plutôt que de quelque chose qui est à 360, pour devenir super fort, rajouter une autre compétence hyper forte. Et le reste se rajoutera petit à petit au quotidien.
- Speaker #1
Mieux vaut le faire au fil de l'eau pour rajouter des couches, mais effectivement, ne pas rester en surface sur chacune des expertises. Si vous voulez devenir le fameux mouton à cinq pattes, il y en a tellement peu que si vous voulez le devenir, effectivement, il faut être réellement expert sur chacun des domaines. Donc, attendez d'être expert pour aller en développer un autre, etc. Top. Et puis, dernier point sur les formations, c'est le réseau aussi que vous allez faire et vous rendre compte que justement, ça, en fait, je pensais que j'étais en retard. En fait, je suis en avance. En fait, ça, je le fais plutôt bien. Ça, je le fais moins bien. Et ça peut vous permettre de connecter avec vos pairs aussi d'une façon plutôt sympa. Oui,
- Speaker #0
c'est une partie des événements, networking, etc. Finalement, on apprend plus presque aussi des échanges qu'on a.
- Speaker #1
C'est la tête du bidon, aller à des événements, bien sûr. Top. Génial, on a fini cette deuxième partie. On va peut-être répondre aux questions qu'il y avait là-dessus avant qu'on passe à la troisième. Annelise nous demande comment présenter sur un CV un fil rouge Product Marketing quand on n'a pas eu ce titre-là, mais qu'on a déjà réalisé ses missions.
- Speaker #0
Je pense que ça rejoint un peu ce qu'on s'est dit tout à l'heure, mais vraiment de faire le... Avant d'écrire ton CV, de vraiment lister quelles sont justement ces compétences PMM ou les missions aujourd'hui product marketing par rapport à une fiche de poste qui pourrait t'intéresser par exemple, faire ce que toi tu as fait dans tes expériences passées et de vraiment mettre ça en avant, même si tu n'as jamais eu le titre officiel, mettre vraiment en avant les mots-clés. Tu as fait du Sales Enablement, c'est presque ça que tu pourrais mettre dans ton titre. d'une expérience que tu as fait et vraiment être hyper concret sur ok en sales enablement concrètement c'était quoi le plus de chiffres d'impact business que tu peux prouver et montrer le mieux complètement
- Speaker #1
et il ne faut pas oublier que les recruteurs quels qu'ils soient ils recherchent avec des mots clés aussi donc même si c'est le titre le plus récent à l'ISI que tu ne peux pas mettre exactement PMM et que tu en as fait beaucoup, tu as fait du sales enablement, comme tu dis. Il faut effectivement bien l'écrire aussi, ça remontera, tu remonteras aussi, tu seras un peu plus priorisé, on va dire, dans les candidatures par rapport à d'autres candidats qui ne l'auraient jamais fait. Donc, ça peut t'aider aussi.
- Speaker #2
Et ne pas hésiter aussi à retirer des choses. Du coup, bien focus sur les éléments product marketing et ne pas hésiter à... à ne pas mettre dans son CV des choses qui ne sont pas directement liées à ça. Parce que dans ton rôle, tu as dû faire plein de missions, de tâches différentes. Et juste focus sur celles qui sont le plus liées au product marketing et laisser tomber les autres. De toute façon, il y aura l'entretien derrière pour expliquer plus en détail. Mais ça évite d'avoir un bloc avec 10 bullet points. Il vaut mieux en avoir 3, 4 hyper bien ciblés avec les chiffres, etc. qu'un gros pavé.
- Speaker #1
Complètement. Je vois que l'heure tourne, donc on va passer à la troisième étape, qui est justement cette partie entretien, use case. Si vous voulez qu'on focus un peu plus sur comment se préparer aux entretiens, les use case, n'hésitez pas à nous dire. Je pense que ce qui peut être le plus intéressant, c'est peut-être qu'on leur fasse un petit topo. Je ne sais pas ce que vous en pensez, vu qu'on n'a pas beaucoup de temps sur les types de use case qu'on voit en ce moment, qu'est-ce qui est demandé, puisqu'il y en a quand même cinq qui ressortent pas mal. Et ça peut peut-être aussi vous aider à voir, puisque c'est en corrélation avec les profils les plus recherchés aujourd'hui. Donc, je vous propose qu'on axe là-dessus, si ça vous va. Peut-être, Carlotta, tu veux démarrer. Le premier, c'est GoToMarket. On a déjà parlé, mais…
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, les use cases vont vraiment refléter la compétence clé qui est recherchée. Donc aussi, en tant que recruteur, c'est aussi cette réflexion-là de se dire qu'est-ce qu'on veut tester vraiment en priorité. Et donc, les use cases, c'est le meilleur moyen de le faire. Oui, en gros, il y a cinq gros types de use case. Après, ça gravite autour. Mais le Go-To-Market, souvent, est le plus fréquent, ce qui est aussi le plus facile à mettre en place, que ce soit en pré-préparation ou même en live. Du genre, la question, on lance une nouvelle fonctionnalité X, comment tu fais ? Une question très simple. Après, derrière, il faut par contre être assez structuré.
- Speaker #2
En apparence.
- Speaker #0
En apparence, c'est ça. Et donc là, vraiment, l'objectif et ce qu'on attend des candidats, c'est de vraiment montrer le fait qu'on sait prioriser, qu'on sait structurer et qu'on ne part pas dans tous les sens avec juste une liste de bullet points ou juste dans tous les sens dans l'explication et de vraiment être hyper concret sur les différentes étapes. d'abord, je me pose la question de quel est le marché, quelle est la cible. Ensuite, et en fait… Être un peu en mode funnel. Et vraiment aussi de montrer qu'on n'est pas juste, si je peux dire ça comme ça, un deployment manager, où on est juste là pour déployer, mais au contraire, la valeur ajoutée du product marketing, c'est de prendre un peu de recul, de travailler, de montrer la collaboration qu'on peut avoir avec les différentes équipes et comment concrètement on fait cette collaboration pour que ça marche. Et aussi, sujet à ne pas oublier, c'est comment on mesure le succès. Ok, on lance cette feature, ok, moi derrière, voilà l'équipe, il y a une clé qu'il faudrait suivre. Comment on fait ? et comment on analyse. Et donc, je pense que dans la préparation, c'est vraiment se dire « Ok, on a un framework assez clair et simple en tête sur « Ok, on me pose cette question, voilà les sujets clés que je dois aborder. Il y a le positionnement, la cible. Ok, il y a aussi un sujet de plan de lancement. Il y a peut-être un sujet pricing. » Voilà, un peu ouvrir les différents tiroirs et vraiment ne pas tomber dans une checklist de « Je fais mille trucs. » mais aussi montrer qu'on est pragmatique et qu'on peut se mettre en action et qu'on est capable aussi de prendre du recul par rapport à un sujet qui peut être hyper fermé à la base ce qu'on attend beaucoup des candidats surtout avec l'IA où on peut vraiment s'aider où on a déjà les frameworks etc c'est une profondeur de
- Speaker #1
réflexion c'est de l'analyse c'est de la pure réflexion et de la prise de hauteur comme tu dis top Merci. Le prochain type de use case ?
- Speaker #0
Il y en a un qui est autour du... Pardon ?
- Speaker #1
Est-ce qu'il y en a un sur lequel tu veux zoomer ? Le growth, je le vois un peu. Tu l'avais listé, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais on le voit assez peu finalement. Et sinon, il y a le market expansion qu'on voit beaucoup en ce moment, je pense. En tout cas, nous, on a beaucoup de recherches. Tu parlais d'audience tout à l'heure, Sébastien, pour... Entreprise qui se disent bah là vu qu'on va attaquer tel ou tel marché on a besoin de personnes qui sauront soit qui connaîtront déjà ce marché là soit qui auront déjà un peu fait ça par le passé quoi
- Speaker #2
Oui je vois pas mal aussi de case je sais pas si il était dans la liste je crois que oui autour de ce qui est sales element pour les rôles justement ou dans les boîtes très sales led parfois c'est un gros enjeu et le test il part parfois là dessus sur faire un petit deck ou un livrable pour soutenir un lancement ou préparer un training pour les sales ou ce genre de choses.
- Speaker #1
Oui, c'est clair.
- Speaker #0
La partie growth activation, elle est, je pense, peut-être plus sur la partie peut-être B2C, sur vraiment des actions qui sont hyper orientées presque growth marketing. Et du coup, il y a vraiment des questions sur comment on augmente l'adoption d'une fonctionnalité ou comment on augmente finalement un impact sur le chiffre d'affaires d'une feature en particulier où on veut jouer sur des éléments de pricing. Et donc là, le sujet et les attentes, elles sont beaucoup plus sur la compréhension des différents leviers qu'on peut avoir sur le funnel de vente, de l'acquisition jusqu'à la rétention, sur des sujets un peu plus orientés d'analyse data. et en fait presque de créativité, d'idées concrètes, de dire ok, il y a cet enjeu, comment je peux faire ? Et on n'attend pas ici une bonne réponse, une mauvaise réponse, mais aussi la capacité de se dire ok, je pense peut-être que ce que je dis, ça n'a pas de sens quand on va le tester, mais on a quelqu'un qui a des idées et qui a vraiment une volonté aussi de faire des choses différemment de ce qu'on a l'habitude de faire. Donc ça c'est aussi assez intéressant. quand on a vraiment un sujet qui sont beaucoup plus business.
- Speaker #1
Mais effectivement, cette partie data, elle revient assez régulièrement dans tous les cases que vous pouvez avoir. On vous donne souvent un jeu de data ou en tout cas pas mal de KPI pour que vous ayez du contexte pour proposer des choses. Ça, c'est certain. Top. Et peut-être qu'il y a une méthode qu'on utilise beaucoup dans le recrutement dont tu m'as parlé, Seb, que tu aimes bien. Donner en conseil aussi, de façon peut-être un peu plus globale, sur comment se présenter. Tu m'avais parlé de la méthode STAR. C'est vrai que c'est… Alors, on aime bien les frameworks, donc encore un framework. Mais franchement, celui-là, il est très efficace. Je ne sais pas si tu peux élaborer un peu dessus sur les quatre étapes pour bien se présenter, avoir de l'impact. Et franchement, pour être de l'autre côté, tous les candidats, les candidates qui suivent… entre guillemets cette méthode là pour se présenter ça change radicalement les choses on peut tout de suite comprendre que la personne de la capacité de synthèse on n'a pas besoin de creuser de poser quatre questions avant de comprendre quel impact elle a eu et qu'est ce qu'elle a fait concrètement vas-y
- Speaker #2
je te laisse je te laisse élaborer c'est la méthode starbuck qui est assez connue alors peut-être plus dans les écosystèmes anglophones forcément j'ai oublié le biais US donc la méthode STAR et du coup moi-même mon CV je l'ai fait passer à la moulinette US et du coup la méthode STAR s'applique aussi à comment tu te présentes dans ton CV parce que ça va te pousser à mettre pas mal de concrets et de chiffres sur tes actions et pas juste dire j'ai fait des lancements produits du coup STAR c'est l'acronyme, c'est situation tes tâches actions et résultats. Et donc, quand tu te présentes ou quand tu présentes une mission que tu as réalisée ou un job dans ton CV, tu as tout passé à la moulinette star. En gros, la situation, c'était quoi le contexte dans lequel tout ça s'est déroulé. Tâches, c'est quels étaient un peu les objectifs que tu devais atteindre dans ce contexte-là. Les actions, c'est les actions que tu as mises en place, évidemment, pour les actions que tu as mises en place tout simplement. Et résultat, ça parle de lui-même, c'est quels sont les résultats que tu as obtenus. Et là, par contre, vraiment de manière le plus chiffrée possible. Alors, c'est dans le métier, ce n'est pas toujours simple, mais n'importe quel chiffre peut faire le job. Je pense qu'on peut prendre des prismes différents pour présenter un résultat. Si on n'a pas forcément l'impact sur le chiffre d'affaires, on peut prendre, je ne sais pas, le niveau de satisfaction des clients ou des équipes sales, ou prendre une progression. ou comparer une situation passée à une nouvelle situation et montrer qu'il y a eu une progression, même si on ne peut pas la chiffrer exactement. Et en faisant ça aussi bien en entretien que sur le CV, ça clarifie énormément et ça montre surtout que tu as eu de l'impact.
- Speaker #1
Et que tu cherches à en avoir. On voit Camille qui nous dit que ce n'est pas toujours simple d'avoir des résultats chiffrés. Franchement, ce qu'il faut, c'est montrer que tu... tu vas chercher à en avoir et que tu as ce mindset-là d'avoir de l'impact, même si c'est compliqué d'avoir de la data pour toi. Il y a toujours un moyen d'en avoir,
- Speaker #0
toujours.
- Speaker #2
Par exemple, ça peut être, j'ai formé X sales en une période de X. Et donc, ce n'est pas un impact sur le revenu, mais ça présente quand même des chiffres et ça donne…
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #2
Ok, ce n'était pas une petite formation près de deux personnes, il a formé 36 en deux jours, par exemple.
- Speaker #0
Et tu peux dire du coup qu'elle est un peu un CESAT local, enfin interne, et aussi dans toutes les formations, demander derrière est-ce que vous êtes satisfait de la formation ou en quoi ça a impacté derrière vous votre quotidien, c'est un 4,7 sur 5. Tu n'as pas de la data directe, mais ça prouve l'efficacité de ce que tu en travailles.
- Speaker #1
Oui, absolument. Top, merci pour ces conseils. Est-ce que vous avez des dernières questions sur cette partie-là ? Entretien, cas pratiques, on a déjà dépassé. Donc, n'hésitez pas si vous en avez sur cette partie-là. Et sinon, on va finir sur les perspectives de carrière, de comment vous voyez le marché. Alors, vu qu'on n'a pas beaucoup de temps, sachez, avant de partir, que Sam vous a préparé un super baromètre. Donc, si vous voulez rentrer un peu en deep dive des types de job offer qu'il y a en ce moment, il a tout étudié. Et du coup, vous aurez les salaires associés. Nous, chez Pacha, on a une matrice de profils et de salaires. D'ailleurs, on a travaillé en collab avec Carlota. Donc, si vous êtes intéressés, mettez-nous des cœurs, parce que ça nous forcera à la finir. Ça fait six mois qu'on l'a démarré. Voilà.
- Speaker #0
En plus.
- Speaker #1
On va rajouter PMMIA dedans. Mais non, on va vous mettre à jour tout ça. Et puis, suite à ça, on vous enverra le replay et des petites ressources. Donc, n'hésitez pas à nous dire. On a des cœurs, Carlotta, ça va nous aider.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Et sinon, pour finir, quel avenir vous voyez pour le PMM ? Moi, je vous disais, c'est un peu ce que je voyais. Pour moi, le PMM va devenir de plus en plus stratégique. Et il y a même des CPO qui disent que PMM et PMM vont merger. Pourquoi ? Parce que les PM vont devoir devenir beaucoup plus business et beaucoup plus chefs de produit, comme on le voit aux US, et à maîtriser leur fameux 4P, etc. Chose qu'ils ne savent pas encore faire. Et pour moi, les PMM d'aujourd'hui vont être les plus recherchés demain. Mais ça, c'est... Je pense que les PM vont devoir aller soit côté tech, soit être très, très business. Et donc, du coup, les compétences PMM... Vous allez être de plus en plus recherchés, je pense que vous allez avoir un job de plus en plus recherché. Je pense que c'est un bon move de carrière à faire. Mais preneuse de votre avis, à vous.
- Speaker #2
Pareil, je pense que le rôle va devenir beaucoup plus stratégique par la force des choses aussi, parce qu'avec l'IA, tout l'aspect production, pour moi, tout ça, ça peut s'automatiser en très grande partie. Dès lors qu'on est au clair sur la vision, sur la strat, sur aussi tous les process, le workflow. Product marketing, après l'aspect production, elle peut vraiment être industrialisée, customisée à grande échelle. Et du coup, pour moi, le pied même va de plus en plus bouger vers la partie strat, vision. C'est qu'est-ce qu'on veut achever, c'est quoi les objectifs, comment on va atteindre ces objectifs. Et après, l'aspect production en tant que tel sera délégué et en grande partie automatisé.
- Speaker #0
C'est complètement en lignée.
- Speaker #1
donc rien à rajouter excellent bon on a dépassé mais on a essayé de vous apporter le maximum de valeur en 45 minutes pas top chrono mais presque merci à toutes et tous d'avoir suivi ce live et puis bonne journée à toutes et tous et puis à très vite ouais bonne journée et du coup on partagera en effet l'audio
- Speaker #0
la newsletter par la suite avec un replay N'hésitez pas si vous avez d'autres questions à nous écrire, on pourra y répondre dans les prochaines newsletters. Excellent, merci tout le monde, bon appétit, à très vite.
- Speaker #2
Salut !