Speaker #0Hello vous, moi c'est Marie, future psy. Bienvenue dans Psycho Pop, le podcast, une pause et un podcast. Dans Psycho Pop, deux fois par mois, on plonge ensemble dans des sujets universels. Amour, travail, parentalité, légitimité. On prend une pause, on se donne des tips de vie ou de survie, et on sait qu'on est dans le même bateau. On va aussi débuguer des grands mythes de la psycho et répondre à des questions bizarres, supérables. Une fois tous les trois épisodes, il y aura aussi une surprise pop. Je poserai des questions à quelqu'un que tout le monde connaît. mais qui n'existent pas vraiment intéressés. Alors viens te poser par ici, ça va commencer. Bienvenue dans l'épisode 3 de Psycho Pop. Je suis ravie de pouvoir le sortir aujourd'hui. On va presque terminer notre boucle autour de la parentalité et de la légitimité. Aujourd'hui, on va faire un petit tour du côté des mamans archétypales dans les contes, et puis on va faire un détour par la psychologie, et enfin finir sur la question de la légitimité. et de l'importance de s'écouter. C'est parti ! Vous l'avez compris, j'avais envie de commencer cet épisode par une rapide analyse des histoires dans lesquelles on a pu baigner enfants, que ce soit des films ou des contes, et de poser la question de leur influence sur cette image très archétypale et très ancrée de bonnes ou de mauvaises mains. Bienvenue donc dans la partie fiction pop culture. de cet épisode. Lisons ensemble un extrait de Cendrillon de Charles Perrault. Il était une fois un gentil homme qui épousa en seconde noce une femme, la plus hautaine et la plus fière qu'on eût jamais vue. Elle avait deux filles de son humeur et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le mari avait de son côté une jeune fille, mais d'une douceur et d'une montée sans exemple. Elle tenait cela de sa mère, qui était la meilleure personne au monde. Bon, au-delà du fait qu'on a un archétype de gentille fille ici, mais ce n'est pas le sujet de l'épisode, qu'est-ce que cet extrait peut nous dire sur ce qui nous intéresse aujourd'hui ? Donc, comme on peut le voir ici, souvent on va retrouver le même schéma, en tout cas dans les contes occidentaux, les contes qu'on écoute quand on est petit ou petite. On va avoir la mère parfaite qui va incarner l'amour. pure et inconditionnelle mais qui souvent va mourir au début. Et on va avoir en face la marâtre, la belle-mère maléfique qui va être cruelle, qui va être jalouse et qui va maltraiter l'héroïne. Et qui, en plus, souvent est laide. Ça, j'y reviendrai plus tard dans un autre épisode, je pense. Dans Cendrillon, dans Blanche-Neige, dans La Belle au Bois Dormant, on a la vraie mère qui disparaît presque immédiatement, comme si la seule manière d'être en fait un modèle de mère idéale, c'était de ne plus exister. Donc elle, elle va être douce, elle va être aimante, mais on ne la voit jamais réellement en action. Donc elle est parfaite parce qu'elle est absente. Donc c'est ce modèle inatteignable qui va planer sur l'histoire sans jamais interagir avec son enfant. Donc en fait, on n'a même pas de mode d'emploi et d'exemple de la façon dont c'est une bonne mère. A l'inverse, on va avoir la marâtre dans ces contes-là qui va être bien présente, qui va maltraiter sa belle-fille. Elle, elle va incarner le pouvoir maternel qui est perverti. Elle va incarner la femme qui contrôle, qui étouffe, qui veut anéantir ou voler la jeunesse de l'enfant, de sa belle-fille et son innocence. Elle est la mauvaise mère, c'est celle qu'on va redouter de devenir. Et entre ces deux figures, il n'y a pas vraiment de demi-mesure, il n'y a pas vraiment d'existence. Soit on est une sainte disparue et idéalisée, soit on est une femme réelle mais oppressante et cruelle. On n'a pas de nuances, on n'a pas d'apprentissage. Souvent, il n'y a pas non plus de rédemption, il n'y a pas de place pour l'erreur, il n'y a pas de place pour l'évolution, ce sont des méchantes qu'on va éliminer à la fin du compte. Pourquoi ça va poser problème, ces archétypes, ces représentations dans nos têtes d'enfants ? C'est parce qu'il n'y a pas de réalité entre ces deux images de bonne et de mauvaise mère. Il n'y a qu'un clivage bien-mal, bonne mère, mauvaise mère, et donc je pense que dans notre... perception de nous-mêmes en tant que mère ou future mère, on va se dire je vais être soit une bonne mère, soit une mauvaise mère absolue. Et c'est là que la psycho va peut-être venir à notre rescousse. Je vous explique ça tout de suite. Du coup, pour repasser de la pop culture à la psychologie, on va faire intervenir Winnicott, Donald Winnicott, qui est un pédiatre et psychanalyste qui a bouleversé littéralement la vision de la maternité avec un concept assez essentiel. suis de la mère suffisamment bonne. C'est une amie qui m'en a parlé avant que je commence mes études de psy et ça a bouleversé ma vision de la maternité. Parce que pour Winnicott, un enfant, il n'a absolument pas besoin d'une mère parfaite. Il a besoin d'une mère qui fait de son mieux. qui est présente, qui est aimante, mais qui est aussi faillible. Parce qu'un enfant, il doit apprendre, et tout le monde doit apprendre que le monde n'est pas parfait, que les émotions existent, que les erreurs font partie de la vie et qu'elles nous forgent, et que sans les erreurs, on grandit différemment. On a besoin de se confronter à ce qui picote dans la vie. Donc le message de Winnicott, c'est on fait de notre mieux. Personne ne naît mère, on ne naît pas mère, on le devient. Ça, c'est pour la petite citation. Catherine Dolto, qui elle-même s'est inspirée évidemment de Simone de Beauvoir. Voilà, pour rappel, on n'est pas obligé d'être parfait. En tant que parent, il n'y a pas de diplôme, il n'y a pas de manuel, il n'y a pas de mode d'emploi. Et donc, qu'est-ce qu'on fait quand on n'a pas de manuel ? Quand on navigue sans carte, eh ben, on navigue à vue et on se repère aux étoiles. C'est une métaphore un peu fastoche, je vous l'accorde. Mais je trouve qu'elle est pas mal, parce que en fait, quand on est parent, On est un peu sous le feu des projecteurs de nos familles, on est un peu sous le feu des projecteurs de la société, entre guillemets, bien sûr. Et en réalité, on fait comme on peut, avec qui on est. C'est vrai que je trouve que c'est quand même plus facile quand on se connaît un peu, parce qu'on comprend mieux ses réactions, parce qu'on comprend mieux pourquoi on pense certaines choses, pourquoi on fait certaines choses. Mais voilà, tout le monde navigue à vue, il n'y a pas de manuel. Et on est toutes et tous dans le même bateau. En ce qui me concerne... Par rapport à la maternité, j'avais du mal à m'appliquer l'idée de maternité parce que j'avais vraiment cette image chevillée au corps et au mental de la bonne mère très patiente, très calme, très apaisée, très apaisante. Vraiment la bonne mère absolue, la Vierge Marie avec son auréole. Et je ne m'associe absolument pas à cette idée parce que je suis un peu fantasque, un peu décalée. pas toujours hyper carré, parce que j'ai eu beaucoup d'anxiété pendant très longtemps. Et donc je me disais, ce n'est pas compatible avec la maternité. Bon, je vous spoil la fin, enfin en tout cas je vous spoil le présent. En réalité, je suis devenue mère et ça se passe plutôt très très bien pour l'instant. Grossesse et accouchement compris. On en reparlera dans un autre épisode qui a pour but de montrer la parentalité et la maternité sous un angle positif. Voilà pour ce lien. que j'ai fait entre maternité et légitimité. S'il y a un petit message à retenir de toute cette première partie d'épisode, pour moi c'est de se faire confiance dans un premier temps et d'accepter qu'on peut devenir une autre personne en devenant mère. Moi ça a vraiment été mon cas, c'est-à-dire que j'ai une base dans laquelle je me reconnais aujourd'hui, mais être mère a changé des choses fondamentales dans ma façon d'être en relation avec le monde et avec les gens. Et j'en suis la première étonnée. Pour en revenir à la légitimité au sens large, car on va beaucoup parler de maternité et de parentalité dans la suite de cette saison, je voulais vous partager des questions qui m'ont aidé personnellement à savoir les projets que l'on entreprend ou les choses que l'on a envie de faire, à quel moment il faut un peu se pousser aux fesses pour continuer ou à quel moment il faut savoir abandonner ou reporter. Pour moi, la clé, elle va résider dans deux questions principales. Et là, je vous encourage à penser à un projet ou à quelque chose que vous hésitez à faire et ça vous prend la tête ou ça reste dans un coin de votre tête. Voilà, ça vous occupe ou vous y pensez régulièrement. Moi, ce que je fais en général, ce qui m'aide, c'est cette chose qui me prend la tête et que je n'ose pas faire. Est-ce que j'en ai vraiment envie ? Est-ce que ça me fait du bien ? Est-ce que quand j'y pense, ça me fait plaisir, je ressens une sorte d'excitation ? Est-ce que j'ai un petit feu qui brûle à l'intérieur ? Un élan qui fait que j'y pense souvent ? Si la réponse est oui, c'est déjà un bon signal. J'ai eu le cas pour le podcast. Clairement, ça faisait une bonne dizaine d'années que j'y pensais. Et à ce moment-là, il y a eu aussi tout ce qui s'est mis en place à l'extérieur pour que je puisse parvenir à le rendre concret, ce rêve. Mais j'en avais vraiment très envie. Donc si ça vous prend aux tripes, s'il y a un petit feu qui s'allume quand vous y pensez à l'intérieur, c'est tout. un bon signal, c'est une bonne base. La deuxième chose c'est est-ce que j'en suis capable là, maintenant ? C'est pas est-ce que j'en suis capable dans l'absolu, mais concrètement est-ce que j'ai l'énergie, le temps et les ressources pour mettre en place ce projet ? Est-ce que je peux le faire ? Et c'est une toute autre question parce que par exemple pour ce même podcast, j'avais ce petit feu intérieur qui brûlait au mois de mai dernier, mais je n'avais pas les ressources, l'énergie, ni le temps réellement pour le mettre en place et pour faire quelque chose de bien. Ce n'était pas possible. Ça, c'est vraiment pour moi les deux grandes questions de base qui peuvent aider à se repérer dans le fait qu'on veuille se lancer dans un projet ou l'arrêter. Je trouve ça très important. Pourquoi je vous partage ces questions autour du petit feu intérieur et de ces décisions qui peuvent être très importantes pour faire ou non quelque chose ? Parce que ça touche à la légitimité, de la mesure où souvent... on s'empêche de se jeter à l'eau, de lancer un projet, de se mettre à faire quelque chose de nouveau ou d'inconnu, parce qu'on ne se sent pas légitime ou pas autorisé à le faire. On ne s'autorise pas à le faire. Et donc, s'il y a ce petit feu intérieur qui brûle, et si vous avez les outils, si vous avez la possibilité, si vous avez la capacité, si vous avez le temps de faire cette chose, alors allez-y. La légitimité, sur certains sujets, je trouve que c'est vraiment... à nous de nous autoriser à y accéder. Voilà, on est à la fin de cet épisode de Psycho Pop. Je vous remercie beaucoup d'avoir écouté cet épisode. N'hésitez pas à me soutenir sur Marie Futur Psy sur Instagram et à me poster vos commentaires et vos retours, que ce soit sur Insta ou sur votre plateforme d'écoute préférée. Je vous dis à très vite dans Psycho Pop, le podcast. Une pause. et un podcast.