- Speaker #0
Hello vous, moi c'est Marie, future psy. Bienvenue dans Psycho Pop, le podcast, une pause et un podcast. Dans Psycho Pop, deux fois par mois, on plonge ensemble dans des sujets universels. Amour, travail, parentalité, légitimité. On prend une pause, on se donne des tips de vie ou de survie, et on sait qu'on est dans le même bateau. On va aussi débuguer des grands mythes de la psycho et répondre à des questions bizarres, tu verras. Une fois tous les trois épisodes, il y aura aussi une surprise pop. Je poserai des questions à quelqu'un que tout le monde connaît. mais qui n'existent pas vraiment intéressés. Alors viens te poser par ici, ça va commencer. Bonjour Sonia.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'être avec moi aujourd'hui, ça me fait très plaisir. On s'est rencontré virtuellement sur un challenge gratuit de Margot Cunego pour les entrepreneuses et on avait bien accroché, surtout au niveau de l'humour si je me souviens bien. Et tu m'as aidé entre-temps à trouver un truc. trouvé l'identité visuelle de mon compte pour ce podcast. L'idée d'aujourd'hui, c'était qu'on avait des points communs en termes de parcours vers la maternité et j'avais eu envie de t'interviewer tout de suite. Donc, merci beaucoup d'être là et je voulais te demander, est-ce que ton désir d'être mère a toujours été présent en toi ou pas du tout
- Speaker #1
Pas du tout. En fait, je ne me voyais pas du tout avec un enfant à l'origine et quand j'avais 28 ans... J'ai eu des complications de santé. On m'a dit que je ne serais potentiellement jamais mère. Et ça a quand même créé un électrochoc en moi. Je me suis posé beaucoup de questions. On en a discuté avec mon conjoint. Lui, il voulait vraiment avoir des enfants. Et on s'est rendu compte qu'au final, je n'étais peut-être pas si réticente à cette idée. Je n'avais jamais été devant le fait accompli que peut-être je ne le serais jamais. Du coup, on a essayé d'avoir un enfant. Et puis, c'est là qu'on s'est rendu compte que peut-être que les médecins n'avaient pas complètement tort.
- Speaker #0
C'est intéressant. Tu ne le souhaitais pas forcément et de savoir que ce n'était pas possible, ça posait question finalement.
- Speaker #1
En fait, le fait de se retrouver face à cette idée qu'on ne pourra peut-être jamais l'être, ça faisait déjà six ans que j'étais avec mon conjoint, la question commençait un peu plus à se poser parce qu'on avait beaucoup de couples autour de nous qui commençaient à être... de parents, on approchait nous-mêmes de la trentaine, donc on commence à voir les choses un peu différemment. Et le fait de me poser ce diagnostic un peu violent quand même, d'un coup, d'un seul, je ne serais potentiellement jamais mère, ça m'a pas mal chamboulée, parce que je ne m'étais pas préparée à cette option-là non plus, du moins pas complètement.
- Speaker #0
Tu t'es fait accompagner à ce moment-là
- Speaker #1
Dans un premier temps, non, parce que on s'est dit qu'on allait essayer naturellement. pendant au moins un an, puisque c'était aussi les critères qui étaient demandés auprès du centre de PMA auquel on a fait appel. Au bout d'un an, clairement, il n'y avait rien. Pas les prémices d'une grossesse. Donc, on s'est dit, bon, on va aller voir, il doit y avoir un problème. On se disait que c'était de mon côté. Et du coup, là, on a commencé à faire des tests pour la PMA. On s'est retrouvés dans le cas de figure où finalement, on avait tous les deux un problème.
- Speaker #0
D'accord. Comment ça s'est passé ce début entre vous avec l'équipe médicale
- Speaker #1
Ça s'est bien passé On a trouvé que la personne qu'on avait rencontrée était un petit peu froide. C'est pour ça qu'on est allé au rendez-vous et on nous a donné une liste énorme de tests à faire, surtout pour moi. Par rapport à l'endométriose, on m'a demandé de faire un IRM et forcément l'IRM il y a quand même quelques mois d'attente. Donc on avait commencé courant août et je crois que mon IRM je l'ai passé, c'était le dernier test. en fin décembre ou début janvier qui a suivi. Ah oui, c'est très très long. C'est très très long. Et c'est vrai que j'avais déjà fait les autres tests. Mon conjoint, il avait juste eu un test. De mémoire, c'était une radio ou une échographie, je ne sais plus. Une échographie. En tous les cas, voilà, pour lui, le rendez-vous était très rapide. Forcément, en PMA, on a des tests qui sont cycliques aussi et ça a demandé quand même du temps parce que, bah oui, forcément, il fallait attendre d'être à telle période du mois, à tel moment du cycle pour avoir... tel test et également du coup pour l'IRM il a fallu quand même une demi-année pour avoir ce rendez-vous.
- Speaker #0
Tout à fait, c'est des temps très longs il faut gérer cette attente aussi, les résultats des tests de savoir si tout va bien ou ce qui fonctionne moins bien comment tu te sentais à ce moment-là Ça s'est passé comment pour toi
- Speaker #1
C'était assez compliqué parce que même si on faisait les tests on n'avait pas forcément les résultats de ces tests en fait dans l'immédiat Et surtout, on ne savait pas forcément ce que ça voulait dire non plus sur le problème de fertilité de manière générale. Parce qu'on me disait, il faut aller faire, de mémoire, c'est une hystérosalpacographie. Celui-ci, j'avoue, il a été très dur. Pour moi, en tout cas, je sais que certaines ne sentent rien. Moi, j'ai tout senti. Et c'est vrai que celui-ci était physiquement assez éprouvant. Et pour autant, je ne savais sur le coup absolument pas à quoi il allait servir exactement. On me l'a expliqué plus tard. Et c'est vrai que... Je me demandais un peu, mais qu'est-ce que je fais là par moment Et surtout, je me demandais, mais est-ce qu'au final, ça va vraiment servir à quelque chose Parce que si je fais tout ça pour rien, ça fait quand même beaucoup d'investissements personnels pour une possible déception. Mais l'envie de devenir maman était au-dessus de ça.
- Speaker #0
Du coup, tu dirais qu'il y a quand même un manque de pédagogie de la part des équipes médicales sur ce parcours Je pense que ça dépend sur qui on tombe en fait.
- Speaker #1
Je sais que le centre où j'étais, on n'était pas spécifiquement avec le médecin qui suivait notre dossier principalement. Parce que comme c'est forcément plusieurs médecins qui prennent les décisions au niveau de la PMA, en fait, on a un médecin référent, mais on peut rencontrer quasiment toute l'équipe, voire toute l'équipe pendant un parcours. En fonction des personnes que j'ai rencontrées, j'avais plus ou moins l'impression qu'on répondait à mes questions au fur et à mesure des rendez-vous. La personne, par exemple, qui m'a fait l'hystéro, sur le coup... Il m'a rapidement expliqué, mais pas forcément la portée totale qu'il y avait sur le parcours PMA. Par contre, il m'a quand même dit, vous avez fait ce test, moi je peux voir que ça, ça va, ça, ça va, ça, ça va. Bon courage pour votre prochain test, entre guillemets. Mais voilà, ça dépendait beaucoup des médecins. Après, je pense aussi qu'au niveau pédagogique, ça a peut-être léché un peu de mon côté, parce que techniquement, j'aurais pu aller me renseigner aussi.
- Speaker #0
Oui, mais on a tellement de choses à faire aussi, que c'est vrai qu'on aimerait... que quand on a un être humain en face, il puisse aussi être un peu pédagogue et nous donner des billes,
- Speaker #1
peut-être. Oui, c'est vrai que ça. J'ai toujours dit du médecin qui m'a suivie. Humainement, ce n'était pas tout à fait ça. Par contre, techniquement, une pointure. J'avoue qu'en soi, ce que j'attendais, c'était surtout que, techniquement, ce soit une pointure. Pour mon conjoint, ça a été plus difficile.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
c'est vrai Oui, lui, il est plus empathique que moi et peut-être un peu plus sensible à ce genre de choses. Le fait d'avoir vu beaucoup de médecins par rapport à l'endométriose, je pense que ça m'a posé un peu comme un voile. Je sais qu'au moment où je vais voir le médecin, ce qu'on a besoin, c'est de savoir ce qui se passe et on fait un compte-rendu à la fin. Du moins, je le vois comme ça parce que le suivi a été plus lourd, etc. Lui, il avait besoin de réponses tout de suite, et ce que je comprends aussi tout à fait. Ce qui fait que la relation avec le médecin qui nous a suivis, pour lui, ça a été un peu plus rude. D'accord.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il a pu en faire plus par aux personnes en face ou à toi Comment ça s'est passé pour lui Alors à moi,
- Speaker #1
il en a parlé, mais il n'a pas osé en parler en fait quand on allait en rendez-vous, etc. Il n'a pas non plus cherché à prendre contact avec le centre de PMA pour en parler ou même le dire au médecin. Non, il a préféré garder ça pour lui.
- Speaker #0
D'accord. C'est vrai que c'est très délicat, toute cette sensation d'être un peu baladée, pas forcément de recevoir d'empathie. On ne sait pas trop comment le formuler, je trouve. C'est assez délicat.
- Speaker #1
On grandit avec cette idée qu'on va grandir, on va avoir des enfants à un moment dans notre vie. En fait, on ne nous prépare pas au fait que peut-être il va y avoir un problème et qu'on va avoir des démarches à faire pour arriver à ce qui nous semblait si naturel dans l'idée. Du coup, on a un peu l'impression de naviguer dans le brouillard. Parce qu'on est à la fois perdu dans cette idée qu'on avait d'un jour, je vais rencontrer quelqu'un, on sera en couple, on va avoir des enfants. Ça nous paraît si simple. Et au final, très souvent, ce n'est pas si simple. Déjà, on doit remettre cette croyance-là au goût du jour. Et en plus, on vit avec la tristesse, la frustration, le doute. Ça fait beaucoup de choses à gérer quand même. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Est-ce qu'il y a des choses qui t'ont aidé à tenir en tout cas pendant ce temps d'examen,
- Speaker #1
des petites choses qui t'ont fait du bien Je n'avais pas vraiment de... Je n'ai pas fait de choses en particulier, à part peut-être prendre du temps pour m'écouter. C'est-à-dire que si je me sentais fatiguée, j'acceptais le fait que je puisse être fatiguée et devoir prendre un temps de repos. Si j'avais besoin de pleurer, je le faisais aussi. Si j'avais besoin d'en parler, je me tournais vers les personnes qui, je pensais, pouvaient être les personnes les plus attentives. La détresse que j'ai pu ressentir dans ces moments-là, souvent c'était mon conjoint. Mais sinon, je n'ai pas spécialement mis de choses en place. Je me suis matrixée dans la tête, tu vas y arriver. Tu vas y arriver et tu auras un bébé. C'est ça qui m'a fait tenir.
- Speaker #0
Se fixer sur l'objectif.
- Speaker #1
C'est ça. Je m'étais fixée sur l'objectif parce que je pars du principe que le positif attire le positif. Je me suis dit que si je me minais le moral, j'allais sans doute aussi un peu me tirer une balle dans le pied. puisque si dans ma tête, je me convainquais que ça n'allait pas marcher, ça n'allait pas marcher. Oui,
- Speaker #0
c'est intéressant ce mindset. C'est vrai que ça peut aider aussi. Qu'est-ce que ça a donné ces premiers examens à l'issue de toute cette batterie d'examens Est-ce que vous avez eu des conclusions plus claires sur ce qui vous empêchait de concevoir
- Speaker #1
On a eu des conclusions plus claires. Effectivement, j'ai une endométriose qui est assez avancée, ce qui pouvait quand même compliquer énormément le processus. Et surtout, on a aussi découvert que mon conjoint avait un spermogramme qui était au ras des pâquerettes. Donc là, on nous a annoncé que malgré le fait que de base, ils étaient partis sur une idée de FIV, donc de fécondation in vitro, avec les pathologies de l'un et le problème de l'autre, on allait passer forcément un FIV-XI, qui est vraiment une assistance qui va jusqu'au bout, puisque c'est la version de la fécondation in vitro où on emmène directement le spermatozoïde dans l'œuf pour féconder. Donc, ça a été des choses quand même qui ont été un peu dures à accepter, puisqu'on se rendait compte que c'était tous les deux, en fait. On devait tous les deux affronter ce problème à différentes échelles. Ça fait, je pense, quand même très mal, moi forcément du côté endométriose, douleurs, règles, etc. Mais pour mon conjoint aussi, ça a été dur de lui dire qu'au final, il était à la limite de la stérilité.
- Speaker #0
Est-ce que tu as l'impression que ça vous a rapproché ou c'était vraiment dur d'avoir tous les deux, entre guillemets, responsabilité dans ce problème d'infertilité
- Speaker #1
On en a beaucoup discuté parce qu'on est assez clairs. Comme... très facilement des choses. Mon conjoint, je sais qu'il a eu du mal à l'accepter parce que pendant très longtemps, il évitait d'évoquer le sujet. Donc, j'ai laissé le temps. Ça nous a rapprochés parce qu'on savait que de toute façon, si on voulait arriver à ce but-là, on n'avait pas le choix. C'était soit marre dans la main, soit il fallait tout arrêter. Mais je pense qu'en fait, c'est quelque chose où on n'a pas l'habitude d'en parler non plus. comme le fait d'avoir une difficulté à avoir un enfant. Le fait de dire à une femme que potentiellement elle est stérile et de dire à un homme qu'il est à la limite de la stérilité, c'est compliqué parce qu'on ne nous a pas du tout préparé à ça, comme je le disais un peu plus tôt. Donc, il faut quand même être fort. Je pense qu'il faut quand même être sur des bases solides pour pouvoir accepter cet état de fait.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Ça peut renforcer un couple comme ça peut aussi...
- Speaker #1
Ça peut le détruire.
- Speaker #0
Voilà, tout à fait. Je suis heureuse pour vous que ça a été plutôt de la solidification. Du coup, vous avez fait des FIVIXI,
- Speaker #1
c'est ça Oui, on en a passé.
- Speaker #0
Vous avez fait beaucoup de protocoles, beaucoup d'essais
- Speaker #1
Alors, j'avoue que je pense qu'on peut s'estimer très chanceux. Au final, ça s'est fait assez vite. Alors, il faut savoir déjà, dans un premier temps, que quand tous nos résultats ont été posés, nous avons eu la pandémie. D'accord.
- Speaker #0
Donc, du coup,
- Speaker #1
il y a eu... Plan blanc, impossible. Voilà, on était à deux semaines du rendez-vous pour commencer les traitements, il faut savoir. Autant dire qu'on l'a un petit peu mal vécu. À la fin du premier confinement, ils ont commencé à reprendre les protocoles. Et savoir que moi, avec les traitements que j'avais eus pendant deux mètres frio, j'ai pris beaucoup de poids. Du coup, mon IMC ne se calait pas du tout. J'étais considérée comme en obésité. Et du coup, par rapport aux risques... avec le Covid. Les personnes qui étaient considérées dans un IMC trop haut, donc obésité, normalement, n'avaient pas accès dans un premier temps à la PMA pour éviter justement qu'on tombe malade et au final, de faire ça pour rien puisque dans tout début de grossesse, il y avait quand même d'énormes risques sur le reste de la grossesse aussi. Mais début de grossesse, ça pouvait être un peu plus virulent parce que c'est vrai que les défenses immunitaires baissent drastiquement quand on est enceinte. Donc, il y a eu Là, j'ai eu de la chance, c'est que j'ai mon coach sportif qui m'a fait une lettre en béton armé pour dire que 3 à 4 fois par semaine, j'étais à la salle de sport, que je faisais tout pour perdre du poids, etc. Et mon dossier est passé.
- Speaker #0
Excellent.
- Speaker #1
J'en parle parce que, honnêtement, je suis extrêmement reconnaissante à mon coach. d'avoir pris ce temps-là, en fait, de m'avoir vu en larmes aussi, en me disant, c'est pas possible, on attend, on a passé tous les tests, et on attend encore, ça commence à faire très long. Et son initiative, en fait, elle a quand même été assez décisive dans le fait de pouvoir accéder à la FIV. D'accord.
- Speaker #0
Heureusement qu'il était là, oui, effectivement.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Et puis, oui, vraiment, il m'a retrouvée en larmes dans son bureau, parce que j'étais vraiment pas bien.
- Speaker #0
Tu trouves ça justifié, ce critère-là Est-ce que tu... Est-ce que tu trouves que ça se tient Bon, alors, il y avait le contexte de la pandémie, donc on était beaucoup plus prudents. Mais c'est vrai que la question de l'IMC et du poids, elle rentre beaucoup en ligne de compte dans le cadre de la PMA. Je ne sais pas ce que tu en penses, toi.
- Speaker #1
Alors, moi, j'ai toujours trouvé que l'IMC, ce n'était pas vraiment une donnée fiable. Je m'explique. Il y a des personnes qui vont être un IMC déclaré en obésité, alors qu'en fait, c'est des personnes qui sont extrêmement sportives. Et le muscle pesant plus lourd que le gras, Le rapport taille-poids, en fait, il va être faussé. Puisque du coup, si c'est des personnes qui sont très musclées, elles peuvent faire 90 kg en paraitre 60, mais être déclarées en obésité parce que le poids, tout simplement. Alors après, effectivement, je pense que passer à un certain niveau, oui, ça va engranger des problèmes de santé, mais j'ai envie de dire de manière générale, puisque on va avoir plus de mal à respirer ou des choses comme ça. Pour autant, ce n'est pas impossible. Par contre, c'est sûr que c'est des précautions différentes à prendre.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Parce que c'est vrai que j'ai vu pas mal de personnes, notamment sur les réseaux ou des personnes avec qui j'ai discuté, me dire qu'elles avaient été bloquées à un certain stade dans les process de PMA par rapport à leur poids. Donc voilà, oui, il y a une comorbidité potentielle, mais c'est vrai que c'est un vrai critère et on a un peu l'impression que parfois, ça leur sert aussi à éliminer des gens du parcours.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a certainement des centres où ça peut fonctionner comme ça. Après, je n'accuserai aucun parce que moi, je n'en connais qu'un seul et il a été très, très bien à ce niveau-là. Je ne vais vraiment pas me plaindre. Il y a peut-être des médecins qui ont une appréhension par peut-être des cas qu'ils ont déjà rencontrés aussi. Leur but, c'est quand même de nous aider. à concevoir un enfant, pas de nous rapprocher plus du côté morgue parce qu'il y a des problèmes qui peuvent survenir. On est comme sur des traitements hormonaux. Les hormones, ça peut avoir des effets comme ça peut ne pas du tout en avoir. Dans le sens où il y a des personnes, on va leur donner un tout petit peu d'hormones, ils vont prendre 20 kilos. Il y en a, on va leur donner et ça ne va absolument rien changer à leur vie. Il y en a qui vont être un peu malades. Ce n'est pas un traitement anodin. On a tous une façon de réagir et en fait, tant qu'on ne l'a pas pris, on ne peut pas savoir.
- Speaker #0
Tout à fait. Ça, c'est sûr qu'ils ont raison de prendre des précautions. C'est fondamental. Et en même temps, c'est vrai que dans la nature, la façon de tomber enceinte est relativement simple. Et c'est vrai que quand on passe par un processus médical, il y a des questions qui se posent qu'on ne se pose pas quand on a un enfant, entre guillemets, naturellement. Donc, c'est vrai que c'est toujours étonnant, les critères. Mais merci pour ton retour là-dessus.
- Speaker #1
Je finirais juste sur un truc par rapport à ça. Moi, j'étais en obésité quand j'ai fait mon parcours. Je pense qu'en fait, après, ça dépend aussi du degré d'obésité. Si on est tout juste dedans, au final, j'ai envie de dire, des fois, c'est un surpoids un peu avancé quand on regarde, pas sur le papier, mais sur la personne. Dans ces cas-là, n'hésitez pas, j'ai envie de dire, à mettre tous les atouts de votre côté. Si vous êtes suivi par une nutritionniste, n'hésitez pas à lui demander un petit papier pour la PMA. Si vous faites du sport, n'hésitez pas à aller voir votre coach sportif ou le dirigeant de la salle, etc. Un petit papier comme ça, des fois, ça peut faire la différence parce que c'est très facile d'avoir cette image de cette personne, elle fait tel poids, donc elle ne fait pas l'effort C'est complètement faux. C'est complètement faux et donnez-vous toutes les chances.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que c'est important de spécifier notre parcours par rapport à ça et qu'il n'y a pas une seule façon d'avoir pris du poids, en fait. Ça se ramifie toujours à quelque chose qui a du sens. Donc, c'est bien de pouvoir montrer aussi que le poids n'a pas une seule signification, effectivement.
- Speaker #1
Ça peut être plein de choses. Comme je disais, pour moi, effectivement, s'ils refusent certaines personnes par rapport au degré d'obésité, sans doute que dans certains, c'est qu'il y a vraiment un danger important, un risque important du moins. Pour d'autres, si on peut leur montrer qu'ils ont tort, il ne faut pas hésiter.
- Speaker #0
C'est parfait. C'est un très bon conseil, je trouve. Merci Sonia pour ça. Et du coup, ce parcours, comment ça s'est passé concrètement, une fois que vous étiez dans la vie du sujet
- Speaker #1
Alors, on a eu un premier rendez-vous. On nous a expliqué comment ça allait fonctionner au niveau du traitement. Parce que c'est vrai que quand on commence à avoir les piqûres à faire chez soi, on peut techniquement faire appel à une infirmière ou le faire tout seul, puisque c'est vrai qu'on a des horaires à respecter. Donc moi, je l'ai fait toute seule. J'avoue que la première piqûre, j'étais un peu en panique. J'ai appelé un copain pharmacien pour une question, mais... hyper bête et il a pris le temps de me répondre. Du coup, j'ai fait ma piqûre et c'était lancé. On a un suivi régulier entre les piqûres pour voir l'évolution, comment grossissent les ovocytes, combien il va y en avoir, pour aller jusqu'à la ponction. La première stimulation, au final, j'ai très peu réagi. J'ai eu ma ponction. Normalement, il fait qu'on dé les oeufs à 5 jours. En fait, les piqûres, quelques oeufs qu'on a eus, qui étaient fécondés, qui sont gardés cinq jours en couveuse, on a fini par nous appeler pour nous dire que ça n'avait pas tenu. Donc, grosse douche froide, parce que je me disais, super, je me suis fait des piqûres, j'ai été opérée et pour rien. En plus, il faut savoir que ce jour-là, j'ai appris que mon petit frère allait devenir papa le jour où j'ai appris que la première n'avait servi à rien. Donc, ça a été un peu rude.
- Speaker #0
Ça, c'est tellement dur.
- Speaker #1
je lui ai dit mauvais timing mais bon c'est bien que tu aies pu lui dire on en a parlé très clairement parce que je ne voyais pas l'intérêt de cacher le ressenti que j'avais pu en avoir et je les ai eus au téléphone parce qu'il avait annoncé à toute la famille d'un coup en visio et je l'ai eu au téléphone les 100 minutes qu'on suivit et je lui ai expliqué, donc je me suis excusée d'avoir fondu en larmes parce que c'était pire Pour moi, ça a été assez dur d'entendre ça d'un coup. Alors que moi, je me disais, super, je sors des piqûres et compagnie. Et voilà. En fait, il y a eu un sentiment de jalousie. Et en même temps, je savais que c'était complètement illogique dans un sens. Mais sur le coup, l'émotion, elle était là. Et je leur ai redit à quel point j'étais contente. D'ailleurs, maintenant, le petit qui est né, c'est mon filleul. Voilà, sur le coup, j'étais partagée entre je suis extrêmement heureuse pour eux et je suis complètement jalouse.
- Speaker #0
C'est très difficile à gérer cette ambivalence.
- Speaker #1
C'est difficile.
- Speaker #0
Il n'y a rien à inventer. Tu as très bien fait de lui en parler.
- Speaker #1
Oui, mais je pense qu'il faut être honnête là-dessus parce que c'est nous-mêmes que ça impacte. Les autres vont se dire je ne comprends pas sa réaction etc. Mais nous, ça va vraiment nous bouffer de l'intérieur. Il faut accepter le fait qu'on a le droit de ne pas aller bien et d'avoir du mal avec cette information de eux, ils ont réussi J'ai vu plusieurs copines tomber enceintes, mais genre un claquement de doigt, il y en a une, elle a arrêté la pilule deux semaines après, c'était fait et voilà. Et en fait, je suis très heureuse pour elle que ça se soit passé comme ça. Mais c'est vrai que sur le coup, ça peut être assez oppressant de se dire pourquoi les autres, on a très vite ce sentiment de jalousie, de se dire pourquoi c'est à moi que ça arrive alors qu'en réalité, ça arrive plus souvent qu'on ne le croit.
- Speaker #0
C'est très répandu.
- Speaker #1
Oui, mais c'est qu'on n'en parle pas. C'est comme la fausse couche, mais j'en parlerai un peu après. Du coup, forcément, on n'est pas resté sur cet échec. On a recommencé trois mois plus tard, puisqu'il faut laisser un temps de pause entre la stimulation et une prochaine stimulation pour que le corps aussi puisse... évacuer, que nous on a le temps de s'en remettre aussi physiquement parce que c'est un peu éprouvant quand même. Et donc on a recommencé et là ça a tellement bien pris que j'ai fait une hyperstimulation. Du coup, on a ponctionné une vingtaine d'ovocytes et puis au bout d'un moment, je n'en pouvais plus. Donc, on s'est arrêté là. Ils ont resté très certainement, mais on s'est arrêté là. Et qui dit hyperstimulation dit pas de transfert. Donc, cette fois-ci, on avait à la base de mémoire, on avait 13 embryons qui étaient lancés. Il y en a forcément sur les jours qui suivent. Il y en a qui ne vont pas tenir et c'est normal. C'est exactement comme dans la nature. Tous les embryons ne peuvent pas tenir. Nous, on a fini avec 5 qui étaient... complètement viable. Et du coup, on s'est dit, on a au moins 5 qui vont être conservés, puisque du coup, comme je disais, hyperstimulation, on a dû attendre que le corps se repose et évacue une fois de plus. Et on est arrivé au premier transfert. Alors, ça c'est une chose aussi à laquelle on ne nous prépare pas. Il faut savoir que quand on a fait une FIVIXI, ou une FIV tout court d'ailleurs, et qu'on va avoir un transfert, on a forcément une aide médicamenteuse en plus, et des piqûres une fois par semaine, puisque les trois premiers mois de la grossesse sont maintenus artificiellement. Donc, moi, je sais que le médecin m'a dit très clairement, c'est simple, c'est vous prenez votre traitement ou tout s'arrête si vous le loupez. Très bien, j'ai pris mon traitement comme il fallait. Au bout de deux semaines, j'ai eu la prise de soin. Et là, on m'a dit, vous êtes enceinte. Super, trop contente, etc. Et on est arrivé à la deuxième prise de soin, donc pour calculer le taux de bêtage CG, donc le... Voilà ce qui nous permet de calculer, de dater la grossesse. Et en fait, là, on a vu que le taux avait chuté, donc j'ai fait une fausse couche. Et ça, j'avoue, ça a été un ascenseur émotionnel sur 36-48 heures. Ça a été extrêmement violent. En plus, on m'a fait une petite phrase un jour. On m'a dit Ah, mais ça n'a pas duré longtemps, tu n'as pas eu le temps de t'attacher. Et bien, c'était complètement faux.
- Speaker #0
C'était complètement faux parce qu'en fait, on l'avait tellement attendu, cette grossesse, que vraiment, ça m'a démoli. Et puis, je me suis rendu compte que beaucoup de gens ne parlaient pas de la fausse couche à ce moment-là. Tout à fait. Voilà. Alors qu'en fait, c'est un sujet que quasiment toutes les femmes en rencontrent. Et en fait, je trouve ça tellement triste que personne n'ouvre la parole parce que le sentiment de culpabilité d'avoir perdu un enfant, même si pour certains, effectivement, j'étais un bruit de grossesse, ce n'était pas vraiment un enfant, etc. à moins d'un mois de grossesse, j'étais à deux semaines, trois semaines. Mais en fait, pour moi, c'était déjà mon enfant. Alors après, chacun son parti là-dessus, je ne juge personne. Moi, je l'ai déliré, je savais qu'il était là et il est parti. Et ça a été vraiment un crève-cœur. Et ce n'est pas parce que j'étais enceinte juste sur cette période-là et que j'ai appris que je l'avais perdu, que je n'avais pas déjà un attachement et que je n'ai pas eu vraiment énormément de tristesse à ce moment-là. Et mon conjoint aussi d'ailleurs, parce qu'on en a clairement pleuré tous les deux. Du coup, je pense que le traumatisme de la perte de ce bébé-là, ça fait qu'en fait, on est arrivé au deuxième transfert. Je ne dirais pas qu'on n'en ait rien à faire, c'est complètement faux, parce que sinon, on n'aurait pas été là. Mais on avait beaucoup plus de recul. On savait qu'on a été confronté à la perte d'un coup. On a été beaucoup plus précautionneux sur le deuxième transfert. On a même fait une blague. complètement nulle dans la salle d'attente en attendant le transfert. On était un peu en retard, on a vu l'horloge qui tournait et en fait, on s'est dit, si on passe avant telle heure, on va manger à tel endroit, si c'est après telle heure, on va manger à tel endroit, c'est dire à quel point on avait besoin d'être détaché. Voilà. Et bref, deuxième transfert, j'ai été beaucoup plus sur la réserve, donc je savais que c'était fait, je savais que j'étais potentiellement enceinte, puisque techniquement, quand on sort du transfert, on est enceinte l'embryon il est là mais est-ce que ça allait se maintenir ça c'est un peu c'est un peu la roulette russe et en fait deux semaines après bah même chose j'ai fait ma prise de sang et j'avais besoin d'être complètement ailleurs du coup je suis partie à la plage avec une copine parce que c'était au mois de juin il faisait super beau etc on s'est installé à un restaurant et puis là j'ai reçu le résultat de ma prise de sang du matin et j'étais enceinte alors j'estime que j'ai eu énormément de chance parce que les deux transferts au final ils ont pris et du coup le deuxième a été le bon puisque du coup j'ai eu mon fils.
- Speaker #1
Ça c'est magnifique,
- Speaker #0
ça me fait des frères. Et le pire c'est qu'en fait pendant tout le premier mois, j'avais du mal à percuter en fait que j'étais enceinte. J'en oubliais presque que j'étais enceinte. En fait c'est plus si j'arrivais à un apéro avec des copains ou quoi, on me disait vas-tu venir une petite bière Ah non, je vais plutôt prendre une limonade Voilà, c'est... Alors, honnêtement, j'ai dû me faire rire très, très vite parce que mes potes savent qu'un apéro, c'est un apéro. Mais j'ai quand même réussi à me faufiler dans le truc. Je me suis dit, non, c'est moi qui conduis, du coup, je ne bois pas.
- Speaker #1
Et du coup, tu ne voulais pas en parler avant les fameux trois mois C'est ça.
- Speaker #0
Je voulais être sûre. Alors, je ne voulais pas en parler déjà avant la deuxième prise de sang pour le taux parce que... La première fois, cette deuxième prise de sang, elle nous a annoncé la fausse couche. Et en plus, alors là, ça a été un sketch. C'est-à-dire qu'en fait, ma deuxième prise de sang, il y a eu un problème informatique au laboratoire. Je devais avoir mes résultats à midi. À 17h30, je n'avais toujours pas les résultats. J'étais en panique totale. Et en fait, j'ai eu de la chance là-dessus. C'est que j'ai appelé le labo. Je me disais, moi, je ne comprends pas. J'ai expliqué à la dame pourquoi j'étais autant en panique. Et en fait, c'est un geste que j'ai trouvé adorable. La personne qui a pris mon appel, du coup... a été voir sa responsable qui lui a donné l'autorisation de m'appeler pour me donner le résultat et me dire que le taux avait augmenté.
- Speaker #1
Extra,
- Speaker #0
ça c'est extra.
- Speaker #1
Heureusement qu'il y a des gens comme ça sur le parcours.
- Speaker #0
Ah oui, mais c'est vrai que ça a été un soulagement et j'étais quand même moins stressée par la suite après que cette personne ait pris le temps de m'appeler.
- Speaker #1
Bien sûr, ça aide les personnes qui ont des gestes d'humanité comme ça. C'est quelque chose qui réconforte beaucoup. on a beaucoup besoin d'être je pense réconfortés accompagnés on fait comme on peut dans notre couple mais je pense aux femmes qui font ça en solo par exemple aux personnes qui font ça en solo c'est un vrai besoin d'être qu'on nous tienne un peu la main à des moments heureusement de ne pas s'en faire seule tout à fait et très beau parcours c'est avec des montagnes russes et merci d'avoir partagé ça avec nous et sur la fausse couche je te rejoins c'est très important d'en parler. Et pour nous, et pour nos conjoints, et pour créer ce pansement, en fait. Parce que oui, c'est très fort à vivre.
- Speaker #0
Oui, c'est très rude. Et je dirais même une chose qui m'a énormément surprise, c'est que je suis une de ces personnes qui n'ont absolument aucun mal à parler de la pathologie qu'est l'endométriose, des douleurs que je peux ressentir, des difficultés que ça peut m'apporter. Parce que je pense que c'est... important d'évoquer le sujet. Si personne n'en parle, ça n'avancera jamais. Et c'est la même chose pour la fausse couche. Quand j'en ai parlé dans mon entourage, j'ai vu beaucoup de femmes qui en fait en avaient vécu et avaient tout gardé pour elles. Et clairement, ça leur a créé un mal-être. Et même ma maman, qui n'en parlait pas, quand je lui ai évoqué le sujet, en fait, la parole s'est libérée. Elle en a parlé. J'ai eu une de mes grandes sœurs qui en a parlé aussi. On ne savait pas du tout qu'elle avait fait une fausse couche. et d'autres personnes autour, des amis, de la famille, des connaissances, etc. Voilà, on en a parlé assez ouvertement et je pense que ça a fait du bien à beaucoup de personnes de pouvoir en parler et peut-être de se libérer aussi de cette douleur qu'elles ont toujours gardée.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est très impressionnant de se rendre compte que les personnes n'en parlent que quand on leur parle de la nôtre, de fausse couche. Et c'est très révélateur sur la façon dont on perçoit cet événement de nos vies. qui est dans la chair, qui est dans l'esprit. C'est très dur, en fait, à plein de niveaux. C'est vrai que c'est important de pouvoir en parler, même quand les gens ne nous en font pas part, en fait. Ce n'est pas tabou, sauf quand on a besoin de le garder pour soi. Mais c'est vrai qu'heureusement que la parole se libère un peu.
- Speaker #0
En fait, techniquement, c'est vrai que moi, je sais qu'on en a discuté avec la médecin qui me suivait en PMA. Et elle m'a dit, alors ce qui peut paraître cru pour certains, mais en même temps, je comprends entre sa façon d'être et le point de vue technique, etc. Elle m'a dit, vous savez, quand vous avez une fausse couche aussitôt, c'est qu'il y a une bonne raison. Et elle m'a dit, en fait, souvent, c'est que potentiellement, il y avait peut-être quelque chose qui s'est mal développé ou qu'il y avait une pathologie, etc. Donc, elle m'a dit. en fait, c'était assez commun à cette période-là de la grossesse. Et surtout, voilà, que ce n'était pas de ma faute et que ça venait sans doute peut-être d'un problème autre. Voilà. Sur le coup, clairement, on ne veut pas l'entendre. C'est hyper dur. C'est très dur. Mais c'est vrai que si on part d'un point de vue médical, en fait, c'était complètement logique ce qu'elle m'a dit à ce moment-là. Oui, ça peut...
- Speaker #1
Disons que sur le moment, il y a... pas grand-chose qui peut aider, à part chacune à sa façon de le vivre, mais à part verbaliser, prendre soin de soi, laisser passer du temps. Mais c'est vrai que c'est bien d'entendre des paroles de médecins qui peuvent nous dire aussi que ce n'est pas de notre faute, parce que la culpabilité, elle est présente à toutes les étapes, j'ai l'impression, de la maternité, même avant la conception. Et sur la question de la fausse couche, c'est intéressant d'avoir des points de vue. un peu plus froids, un peu plus médicaux, pour essayer de mettre la culpabilité un peu à distance aussi.
- Speaker #0
Je pense qu'en fait, quand on en parle, du fait de faire des enfants, en fait, il y a toujours cette idée de, si tu tombes enceinte, l'aboutissement, ça va être que tu vas être maman. Mais en fait, ça ne marche pas tout le temps comme ça. Et le fait qu'il y ait eu des générations à ne pas en parler, ça a aussi un peu sacralisé ce côté de tuer enceinte. Ça va aller jusqu'au bout et tu vas avoir un enfant, alors qu'en fait, pas du tout. ça peut ne pas arriver. Je pense que c'est aussi là que c'est hyper important d'ouvrir le dialogue parce que tomber enceinte, effectivement, c'est une étape. Mener une grossesse jusqu'à terme, il faut s'y préparer. Ça ne fonctionne pas à tous les coups.
- Speaker #1
C'est ça. Tout ce qui peut se passer sur le chemin, on n'en parle pas assez et ce qui se passe après non plus.
- Speaker #0
Oh là, non
- Speaker #1
Ce sera le sujet d'un prochain épisode. Merci beaucoup Sonia d'avoir retracé ton parcours.
- Speaker #0
Je raconterai les détails saugrenus de ma grossesse.
- Speaker #1
c'est ça on parlera de la suite très bientôt dans un prochain épisode ça c'est sûr avec grand plaisir