- #Enora Teyssendier
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'accueille Arianne Torné et Dende pour parler de danse libre ou danse consciente. Bonjour à vous deux.
- # Arianne Torné psychologue
Bonjour Enora.
- #Enora Teyssendier
Du coup, Ariane, j'ai déjà fait une présentation d'elle, mais c'était dans un épisode dans le numéro 27. Donc c'était il y a un moment, on n'a plus de 100 maintenant. Sur l'épisode Polyamour et Libertinage ? Et donc voilà, avec Ariane, on s'est rencontrés en formation en sexo. Et puis, avec Dende, on s'est rencontrés du coup par la suite via Ariane. Et je suis vraiment contente de vous accueillir aujourd'hui. Non, je vais vous laisser vous présenter, puis je pourrai partager un peu plus après.
- # Arianne Torné psychologue
Merci beaucoup. Oui, donc moi, je m'appelle Ariane Torné et je suis psychologue et sexologue. J'exerce en Suisse, à Genève et à Lausanne. Et en même temps que d'être sexologue et psychologue, je suis aussi danseuse. Et je te laisse te présenter Dende.
- #Dende
Je m'appelle Dende, je suis originairement de l'États-Unis et je suis danseur. Et je suis prof de danse pendant plus de dix ans maintenant. Et c'est principalement ici en Suisse.
- #Enora Teyssendier
Ouais, et là, vous pouvez peut-être préciser quel type de danse quand même, parce que c'est pas ce qu'il y a de plus commun.
- # Arianne Torné psychologue
Aujourd'hui, Enora, tu nous as invitées pour parler de nos ateliers qu'on appelle Danse Eros et Danse Consciente, qui sont des ateliers de danse libre et qui mélangent finalement la danse et la thérapie. Je me réjouis beaucoup d'en parler avec toi parce que c'est un projet qui nous a tenus à cœur depuis vraiment longtemps et aujourd'hui, on a beaucoup de plaisir à le rendre possible.
- #Enora Teyssendier
alors moi ce que je voulais vous faire préciser C'est quand même que les cours de danse que vous donnez, c'est autour du zouk brésilien. Et puis, il y en a d'autres aussi maintenant, je crois.
- # Arianne Torné psychologue
Donc oui, c'est vrai. Donc on enseigne, on est pas mal actifs en ce qui concerne la danse. On a monté une école, une association qui s'appelle Gaucho Dance, qui vient du mot gaucho en brésilien et qui veut dire délicieux. Et notre principe, c'est de proposer vraiment des ateliers et des cours qui sont délicieux et qui permettent de vivre la connexion et le lien ensemble. Et donc, le style de danse qu'on enseigne, c'est le zouk brésilien, qui est une danse originaire du Brésil et qui vient à la base de la lambada et qui a ensuite évolué pour être dansée sur n'importe quel style de musique. Et voilà. Et à côté de ça, on fait justement des ateliers de danse thérapie, de danse eros et de danse consciente, dont on va parler un peu plus en précision.
- #Enora Teyssendier
Oui, alors pour ma part, la précision que j'ai envie de rajouter, c'est qu'à un moment donné, Ariane m'a hébergée. Et du coup, à ce moment-là, j'ai participé à ses cours de zouk. Il y avait des cours et il y avait des soirées où il y avait du zouk, il y avait des festivals ou des choses comme ça. Et du coup, j'ai vraiment apprécié la danse. Et j'ai apprécié vraiment, et c'est pour faire un peu le lien aussi avec le reste de l'épisode, ce côté où ça me permettait de me relâcher, de relâcher mon corps. Et je me rappelle, Dende, des fois où on dansait ensemble et tu me disais « mais détends-toi ! » Et moi, je ne me rendais pas compte qu'en fait, j'étais vraiment tendue et à la fin de la soirée, je pouvais ressentir déjà d'être plus détendue, plus... Le corps, du coup, devient plus fluide. Mais en fait, c'est aussi vraiment, finalement, le relâchement. Et oui, ça te détente. Et donc, c'est un peu le lien que j'ai envie de donner. Ou rien que de faire des cours de zouk ou alors des soirées de zouk. Moi, ça m'a vraiment aussi apporté... Ça m'a amené un autre rapport au corps aussi, on va dire. J'allais dire, j'imagine que ça va encore plus loin avec les ateliers que vous proposez, qui sont un peu spécifiques, quoi.
- # Arianne Torné psychologue
Oui, c'est ça. C'est aussi ce qu'on a comme retour de la part de nos élèves en général, même juste pour nos cours, on va dire, normaux de danse, de zouk brésilien. C'est que ça leur fait un bien fou, que ça permet de se détendre, ça permet de se retrouver avec des personnes qu'on voit chaque semaine, qui deviennent nos amis. Ça crée vraiment une super ambiance de communauté. Et puis, Dende et moi, on a vraiment essayé de prendre soin, de créer des espaces qui sont bienveillants, qui sont accueillants. et où les personnes peuvent venir telles qu'elles sont quelque part. Et... La danse, et aussi plus particulièrement la danse de couple, ça peut être très flippant pour les personnes. Ça demande souvent d'aller un petit peu au-delà de sa zone de confort, parce qu'il y a du contact physique, il y a une forme d'intimité à laquelle on n'est pas forcément habitué dans nos pays parfois un peu froids, ou en tout cas où il y a une certaine distance corporelle, où on n'a pas forcément l'habitude de se faire des câlins tout le temps. Du coup, on se constate de la part de nos élèves et de ce qui nous dit que ça leur fait vraiment du bien dans leur corps, dans leur esprit, dans leur cœur de pouvoir se connecter à eux-mêmes et en même temps aux autres aussi de cette manière-là.
- #Enora Teyssendier
Oui, carrément, ça me fait penser, ce week-end, j'ai dansé. Il y a une des danses, donc rien à voir, c'est des baltrades. Il y a une des danses qui est plus spécifique. et... que j'ai longtemps eu du mal à danser. Plus ça va mieux, j'arrive, mais elle est assez difficile. Et j'arrive mieux quand on est collé. Quand la jambe, quand les deux jambes, elles se touchent, en fait. Je sens mieux les subtilités au niveau du bassin, on va dire. Et puis là, la personne avec qui j'ai dansé, tout de suite, il me dit « Ah, tu te colles ? » Dans le sud de la France, ça se fait pas mal, mais ici, les femmes, en général, elles veulent pas trop. Et j'ai dit, ah oui, pardon, j'arrive mieux comme ça. Il me dit, non, non, mais ça va très bien. Moi, ça va. C'est vrai que, oui, c'est pas tout le monde qui a cette habitude-là aussi d'avoir la proximité, la proximité tout court, en fait.
- # Arianne Torné psychologue
Ouais, et c'est vraiment quelque chose qui doit s'apprivoiser.
- #Enora Teyssendier
Et en même temps, ce que j'ai aussi apprécié, là, dans le Zouk avec vous, enfin, en l'occurrence, c'est avec vous, c'est qu'on peut être serré, mais pour autant, ça ne veut pas dire que... Il n'y a pas de connotation sexuelle. Moi, je me sentais toujours safe, en sécurité, que non, le gars, il essayait rien du tout. C'est ça qui est chouette aussi.
- # Arianne Torné psychologue
Oui, c'est toute cette question de pourquoi est-ce qu'on vient danser. Et les personnes, contrairement peut-être aux idées reçues qu'on peut avoir, souvent, la raison pour laquelle les gens viennent danser, c'est pour danser. Alors, bien sûr, ça peut être aussi pour rencontrer des personnes et tout ça, mais... Mais dans les communautés de danse, ou en tout cas les personnes qui restent vraiment, en général, c'est parce qu'elles ont une certaine motivation, c'est de danser avec d'autres et d'être en lien de cette manière-là. Et en fait, si on commence à avoir une attitude de, on va dire, prédateur ou prédatrice, des fois, ça peut devenir un peu inconfortable. Et puis du coup, c'est un peu naturellement, à travers les communautés de danse, ces personnes vont être un peu plus écartées, parce que ce n'est pas forcément le lieu. Après, bien sûr qu'on peut faire des jolies rencontres aussi dans les danses. Et c'est important aussi de laisser cette place-là si on en a envie. Entre adultes consentants, tout est possible, n'est-ce pas ?
- #Enora Teyssendier
Et du coup, j'ai une première question qui est pour toi, Ariane. Et puis après, les deux, vous pouvez répondre. Mais cette question, Ariane, c'est... Du coup, toi, t'es psychosexologue et puis... Enfin, psychologue, sexologue. et puis tu es devenue aussi danseuse comment ces deux univers se sont rejoints et comment chacun apporte à l'autre aussi peut-être alors en fait ça a commencé quelque part je crois que j'ai commencé la danse avant de commencer la psychologie parce
- # Arianne Torné psychologue
que j'ai commencé à danser quand j'avais 16 ans et c'était vraiment quelque chose j'ai découvert un peu par hasard les danses de couple lors d'une soirée, je suis arrivée dans un bar et tout à fait par hasard il y avait de la salsa et j'ai découvert cet univers, je me suis dit ça a l'air trop bien. Et donc j'allais prendre des cours et quelque part la danse à deux m'a accompagnée depuis l'âge de mes 16 ans. Et puis j'ai été explorer plein de styles de danse différents, donc j'ai été explorer de la salsa, de la bachata, de la kizomba et plus récemment du zouk brésilien. et d'autres danses encore que j'ai aimé explorer. Et donc, pour moi, la danse a toujours été quelque chose qui m'a accompagnée, on va dire, dans mon temps libre, mais qui a pris aussi une grosse place. Il y avait un temps où, je pense que tous mes week-ends, je l'ai passée en festival. J'étais toujours entourée de la danse. Et donc, pour moi, quelque part, comme j'aime bien aussi réfléchir et mettre en lien des trucs, la danse a toujours été un endroit... de réflexion aussi pour moi et de réflexion de mes interactions humaines. Et puis, il faut savoir que je pense depuis que j'ai l'âge de... Ouais, depuis mon adolescence, j'ai une grande question dans ma vie, une grande obsession qui est celle de la connexion. Comment est-ce que ça marche, la connexion entre les humains ? Comment est-ce qu'on se lie aux autres ? Comment est-ce qu'on peut faire pour que la connexion passe bien ? Et du coup, la danse, c'était un très bon endroit pour explorer ça. Et ça m'a permis de comprendre des tas de choses sur moi-même, sur les autres, sur les relations humaines, surtout les implicites, parce que la danse est non-verbale, donc il y a beaucoup de choses qui se passent à travers le corps. Et voilà, et donc pour moi, ça a été un peu un chemin, je pourrais même dire un espèce de chemin de vie qui m'a accompagnée. Et à un moment donné, alors un petit peu par hasard, j'ai commencé à enseigner avec Dende, qui est à côté de moi. parce qu'il n'y avait pas de cours de zouk brésilien à Genève où j'habite. Et j'avais commencé à apprendre cette danse et j'étais assez investie là-dedans. Et Dende, ça faisait déjà 5-6 ans qu'il enseignait. Et du coup, on a commencé à enseigner ensemble ici. D'abord, j'étais assistante et puis après, petit à petit, j'ai grandi et j'ai commencé à prendre ma place aussi autrement. Et après quelques années d'enseigner le zouk brésilien, une fois par semaine, J'ai commencé à souhaiter mettre des ateliers ensemble et pouvoir construire des ateliers qui associaient finalement la dimension plus psychologique ou humaine ou de réflexion de soi avec la danse. Parce que voilà, c'est deux domaines qui sont très importants dans ma vie. Et je sais aussi, voilà, pour le fait de travailler en psychologie. j'essaye de travailler avec le corps, avec les émotions. En fait, je suis arrivée parfois en séance à comme une espèce de limite. J'accompagne beaucoup les couples. Et parfois, avec les couples, je me rendais compte que je pouvais leur expliquer certaines choses, leur proposer de faire des trucs à la maison, en leur disant, voilà, ça, ce sera un exercice qui serait super et tout. Mais en même temps, des fois, quand on est à la maison, on ne fait pas vraiment les exercices, ou on ne sait pas trop comment les faire, et on n'a pas ce vocabulaire, on va dire, corporel. qu'on peut avoir, par exemple, dans la danse. Et du coup, j'avais envie de pouvoir proposer des ateliers qui étaient accessibles à des personnes qui n'ont pas forcément envie de commencer des danses à deux, parce que ce n'est pas fait pour tout le monde. Puis il n'y a pas tout le monde qui a envie de s'investir là-dedans, il n'y a pas tout le monde qui a le temps. Mais de donner quand même des espaces en mouvement où il était possible d'explorer des questions relationnelles. Et c'est comme ça que cette idée des danserosses est venue. En plus de ça, à un moment donné, quand il y avait toutes ces idées qui commençaient à germer, on en avait parlé plusieurs fois. Et puis, on avait rencontré aussi une troisième personne qui faisait du tantra et qui était tout à fait inspirée par notre projet de danse. Et qui disait que ce serait super qu'on fasse un atelier qui mélange tantra et danse. C'était un peu comme ça que c'est venu. On a discuté ensemble. On a fait un ou deux, peut-être deux, trois ateliers ensemble au début. Et puis après, pour différentes raisons, cette personne n'a plus continué dans le projet. Et puis c'était surtout Dende et moi qui avons continué à porter ce projet et cette envie. Et après, ça a grandi petit à petit. On avait d'abord les Danseurs Rose, puis ensuite on a fait une deuxième version qui s'appelle les Conscious Movement. Où la différence, c'est que finalement, les Danseurs Rose, ce sont des thèmes relationnels. Et les Conscious Movement, c'est des thèmes plus personnels, on va dire. Par exemple, dans un dosserance, on va peut-être travailler le consentement, la connexion, le lien à l'autre, comment cultiver son désir ou peut-être la séduction, ce genre de choses-là. Alors que dans les conscious movements, on va travailler plutôt la libération émotionnelle, l'estime de soi, comment prendre sa place, comment poser des limites, qui sont aussi des questions qui viennent bien sûr s'inscrire dans les relations, mais qui sont quand même des questions avant tout personnelles. de comment est-ce que moi je me positionne par rapport à tout ça.
- #Enora Teyssendier
Et du coup, est-ce que vous pouvez nous dire un peu plus concrètement comment ça se déroule, les ateliers ?
- # Arianne Torné psychologue
Tu veux répondre ?
- #Dende
Non, y'est calme.
- # Arianne Torné psychologue
Donc, les ateliers, en général, ils vont se composer avec plusieurs exercices. Donc, on propose des exercices qui peuvent durer, je sais pas, 5, 10 minutes, parfois un quart d'heure, parfois 20 minutes, ça dépend. Donc, on donne toujours une consigne. C'est en mouvement. Ce n'est pas toujours de la danse. Des fois, c'est marcher autour de la salle. Parfois, c'est autre chose. Mais c'est en tout cas en mouvement. Et puis, chaque exercice va avoir l'objectif d'explorer une des dimensions du thème du jour. Parce que chaque atelier a un thème. Donc voilà, par exemple, mettons qu'on explore le consentement. Eh bien, on va explorer les questions de consentement à travers différents exercices. Et après, pas forcément après chaque exercice, mais régulièrement à travers la soirée, on va avoir des moments de discussion, des moments où on se met ensemble, où chacun va pouvoir donner un feedback aussi de comment il a vécu l'expérience, de ce qui a été ressenti, qu'est-ce qui a été facile, qu'est-ce qui a été difficile, qu'est-ce qui a été agréable ou désagréable. Et ces moments de mise en commun vont permettre à la personne elle-même déjà de pouvoir, je vais dire, mettre des mots sur son expérience et donc l'ancrer un peu plus. Mais ça va aussi permettre au groupe de se rendre compte qu'il y a différentes expériences qui sont possibles. Peut-être aussi que ça fait écho. Ah oui, moi aussi j'ai vécu ça. Ou au contraire, ça fait plutôt un contraste avec notre expérience parce que peut-être on a vécu quelque chose de très différent. Donc ça permet aussi finalement de... prendre conscience de manière plus précise de toutes les choses qui sont possibles, de toutes les options de la vie, n'est-ce pas ? Et de tout ce qu'on peut ressentir. Et vraiment, ça aide à intégrer. Et c'est vraiment un peu une navigation entre les exercices, des moments d'intégration, de nouveau des exercices et des moments d'intégration.
- #Enora Teyssendier
Est-ce que vous pouvez donner des exemples un peu plus concrets pour les exercices ?
- # Arianne Torné psychologue
Donc, par exemple, Le dernier atelier, on l'a fait sur le toucher conscient. Et donc l'idée, c'était d'explorer vraiment les différentes manières de toucher, peut-être les intentions qu'on peut mettre dans notre toucher, les manières qu'on va avoir d'interagir. Et voilà, on a fait différentes sortes d'exercices. Au début, c'est toujours un peu des... des mises en mouvement, des trucs un peu simples pour briser la glace, puisque parfois il y a des gens qui se connaissent et qui ont déjà fait plusieurs fois les ateliers, mais il y a aussi souvent des personnes qui sont toutes nouvelles, qui n'ont jamais fait ce genre d'atelier, et qui du coup ont besoin d'enlever un peu la carapace et de pouvoir plonger dans l'expérience. Donc, je ne sais pas, le premier exercice, on a par exemple, on a pris le temps de toucher son propre corps avec conscience et présence, en mettant une intention, a priori, plutôt positive pour commencer tout ça, l'atelier. Et puis, plus tard, on a fait des explorations à deux ou parfois à trois. Ça peut être aussi des dynamiques avec plus de monde, où on a exploré différentes textures de toucher. Donc, par exemple, quelle est la différence entre ne pas toucher le corps mais toucher, entre guillemets, l'aura ou ce qu'il y a juste autour du corps. l'espace qu'il y a autour du corps, toucher la peau, toucher les muscles, se toucher ou en allant encore plus profondément, en allant toucher la texture des os, en utilisant notre structure pour bouger et pour se toucher. Et puis ensuite, on a exploré, par exemple, les intentions dans notre toucher. Donc là, on s'est amusé avec différentes sortes d'intentions pour aller voir qu'est-ce qui change dans mon toucher si je touche quelqu'un avec tendresse, avec sécurité. Ou bien avec un toucher qui n'est pas clair, ou un toucher qui est peut-être inconfortable, ou un toucher un peu envahissant.
- #Enora Teyssendier
C'est quoi un toucher pas clair ?
- # Arianne Torné psychologue
C'est un toucher pas clair. C'est un toucher où on ne sait pas très bien qu'est-ce qui se passe. On sent que la personne me touche, mais je n'arrive pas bien à sentir ce que c'est son intention. Est-ce qu'elle veut quelque chose de moi ? Est-ce qu'elle est présente ? Est-ce qu'elle est absente ? c'est... il y a quelque chose de pas clair. On sent qu'on est touché, mais on sent qu'il y a un truc bizarre qui est véhiculé. Alors, c'est jamais des exercices rationnels. Il n'y a pas un seul touché pas clair dans la vie. L'idée, c'est de dire, OK, je mets cette intention-là dans mon touché, qu'est-ce que ça donne ? Et le but de tous ces exercices, c'est de pouvoir sentir, ça me fait quoi de donner ce type de touché ? Ça me fait quoi de recevoir ce type de touché ? Qu'est-ce que ça vient réveiller à l'intérieur de moi ? Peut-être c'est agréable, peut-être c'est désagréable, peut-être c'est inconfortable, peut-être c'est vraiment bizarre, peut-être je suis mal à l'aise, voilà. Et tout ça, ce sont des informations. Parce que finalement, on est touché régulièrement dans notre vie. Que ce soit, alors si on danse à deux, c'est sûr que là, le toucher, il est forcément présent. Mais c'est aussi le cas dans notre vie privée. Même juste quand on fait la bise à quelqu'un, il y a des fois des textures de bise qui sont différentes. On va sentir qu'il y a des bises qui sont plus chaleureuses, d'autres qui sont plus fous. froide.
- #Enora Teyssendier
Plus fuyante.
- # Arianne Torné psychologue
Il y en a d'autres qui sont plus fuyantes, voilà. Et c'est un peu de pouvoir mettre de la conscience sur tout ça, pouvoir comprendre ce qui se passe à l'intérieur, et pouvoir sentir un peu ces différentes dimensions. Et c'est très, très riche, les personnes, en général. Alors, bien sûr, on rigole un peu, des fois, c'est « Attends, mais c'est quoi se toucher ? Je comprends pas. Est-ce qu'on va toucher avec humour ? » Par exemple. Et... Donc voilà, on s'amuse aussi. C'est le but aussi de s'amuser, de faire les enfants ensemble et de jouer ensemble.
- #Enora Teyssendier
Et pour le côté... J'ai plein de questions. Déjà, du coup, ce n'est pas forcément en couple qu'ils viennent ?
- # Arianne Torné psychologue
Non, les personnes peuvent venir effectivement en couple. Si elles en ont envie, elles peuvent venir avec des amis, elles peuvent venir avec quelqu'un de leur famille. Des fois, il y a des gens qui viennent avec leur maman ou leur papa. L'idée, c'est que si on vient accompagner, que ce soit son compagnon ou quelqu'un d'autre, on peut choisir si on a envie de faire les exercices avec la personne qui nous accompagne ou au contraire avec quelqu'un d'autre. Donc, pour chaque exercice, on explique. la consigne et ensuite les personnes peuvent se choisir pour faire l'exercice en question aussi en fonction de ce avec quoi elles se sentent à l'aise etc on met très au clair dans le cadre que finalement il y a toujours cette question de consentement et dans le consentement il y a aussi je peux choisir avec qui je vais et puis je peux il y a même toujours l'option aussi de choisir de le faire avec soi-même donc parfois il y a des personnes qui tout d'un coup ne le sentent pas de le faire avec d'autres personnes et qui du coup souhaitent le faire avec elles-mêmes, en général, on arrive toujours à trouver une variante de l'exercice pour que ça puisse être fait avec soi.
- #Enora Teyssendier
Et ce que j'ai vu sur votre site, que je mettrai d'ailleurs dans la description, c'est qu'il y a finalement chaque atelier à son thème. Est-ce qu'il faut le faire dans une chronologie ou pas forcément ?
- # Arianne Torné psychologue
Pas nécessairement. Donc la manière dont on construit nos thèmes, c'est qu'il y a quand même une histoire qui est racontée à travers l'année. Donc pour les personnes qui choisissent... de faire tous les ateliers, puisqu'on en a quelques-uns qui choisissent de prendre comme un abonnement annuel, il y a une espèce de trame qui se passe. Donc, il y a quelque chose de logique dans les ateliers. Mais après, si on a envie de faire juste une fois, un one-shot, c'est tout à fait possible. Et on peut aussi en faire que un sur deux. C'est complètement libre. Alors voilà, on a quelques personnes qui sont très motivées, qui s'engagent à venir chaque mois. Et d'autres qui préfèrent venir juste une fois ou qui viennent en fonction de leur disponibilité aussi.
- #Enora Teyssendier
Et du coup, dans la danse Eros, tu as parlé tout à l'heure de désir par rapport au désir. C'est quoi que vous allez faire dans ces ateliers ?
- # Arianne Torné psychologue
Alors oui, il y en a un qui parle de cultiver le désir. On en a un autre qui parle de cultiver la connexion. Ils sont en lien, mais ils ont un peu une connotation différente. Mais l'idée de cultiver le désir, c'est de pouvoir comprendre que le désir, avant d'être quelque chose d'interactionnel, c'est quelque chose qui nous appartient à nous. Souvent, on a un peu cette conception du désir qui dit que le désir, c'est quelque chose qui est suscité par autrui ou suscité par quelque chose. C'est genre, ah, j'ai envie de ce truc-là, donc c'est ça qui suscite mon désir. Mais en réalité, c'est de comprendre que le désir, c'est avant tout une question personnelle et que le désir peut être... cultivé avec notre propre regard sur les choses, sur la vie, etc. avec nous-mêmes et qu'on peut finalement se stimuler dans notre désir à nous. Donc dans cet atelier-là, l'idée ça va être de vraiment travailler cette dimension de comment est-ce que je me rends extatique et je me rends peut-être désirant ou désirante à mes propres yeux. Donc il y a ça aussi parce qu'une partie du désir c'est se sentir désirable. Donc, c'est comment est-ce que je fais pour amener un regard désirable envers moi-même avant de compter sur le regard de l'autre ? Ça va être aussi de cultiver le désir, c'est aussi savoir cultiver les plaisirs. Donc, c'est comment est-ce que j'apprends à connaître mon propre plaisir ? Qu'est-ce qui vient m'activer moi ? Puis, chaque personne, c'est différent. Il y a des personnes qui vont être très sensibles au toucher. Il y a d'autres personnes qui vont être très sensibles à ce qui est visuel. d'autres aux odeurs. Et donc, c'est de pouvoir un peu explorer ces différentes choses-là et surtout de dire, quel que soit le sens ou l'essence que j'utilise, comment est-ce que j'y mets une connotation de désir ? J'aime bien donner l'exemple de dire, voilà, j'ai une tasse, une tasse de thé. En fait, je pourrais faire une exploration de désir avec cette tasse de thé, même si ça semble très neutre et non intéressant, même si on adore le thé, donc il y a peut-être... Cette dimension-là qui peut être mise en place. Mais en fait, c'est comment est-ce que je peux explorer cette tasse pour que ça m'amène un plaisir délicieux. Donc, ce n'est pas juste je bois mon thé et je le consomme, c'est je le savoure. Je prends vraiment le temps de humer l'odeur, de sentir la chaleur contre ma peau, de goûter le goût du thé, de le choisir avec soin. Voilà, par exemple, en tout cas, moi, quand je me fais du thé, c'est tout un processus. Il y a déjà le choix du thé dans le magasin. Merci. Je me fais un peu mousser, tu vois, avec quel thé est-ce que je vais choisir ? Est-ce que j'ai plutôt envie de notes vanillées ? Est-ce que j'aimerais plutôt un truc fruité ? Est-ce que j'aimerais de la rose ? La rose, c'est profondément sensuel pour moi, donc voilà. Et puis après, j'ai tous les thés chez moi. J'ai un peu un magasin de thé chez moi, il faut dire. Ce qui, en soi, peut même d'ailleurs être un peu une manière de cultiver mon désir, parce que je suis là, ouf, je peux changer de thé aujourd'hui, ça va être ouf. Ou bien, au contraire, je peux aller vers mon thé préféré. Et je peux créer une relation à mon thé qui est spécifique et qui va venir nourrir certaines choses chez moi. Et peut-être, si j'ai envie de me sentir... particulièrement sensuel, je pourrais choisir un thé à la rose. J'en ai un avec de la rose et du lotus dedans. Pour moi, il représente vraiment la sensualité. Je vais peut-être choisir celui-là. Je vais prendre le temps de faire bouillir l'eau, d'être à côté de l'eau pendant que ça bouille. Je vais m'imaginer comment c'est de goûter mon thé plus tard. Je crée toute une relation. C'est une expérience entière de boire mon thé. Puis quand je vais vraiment venir sentir le thé, son odeur, je vais me laisser imprégner par cette odeur. Et je peux même, alors soit je me laisse juste imprégner avec du plaisir, mais je pourrais aussi y mettre une connotation de désir dedans. Un truc du genre, waouh, je me laisse imprégner par ce thé, par cette odeur. Et c'est comme si cette odeur, elle avait peut-être même une intention elle-même de venir imprégner. mes petites narines, des odeurs délicieuses.
- #Enora Teyssendier
Et du coup, dans les ateliers, comment vous faites ? Il y a du thé ou pas ?
- # Arianne Torné psychologue
Il y a du thé, souvent. En général, il y a du thé. Il y a du thé à la rose. Non, alors en général, il y a du thé. On fait aussi toujours un moment de dégustation, enfin un petit apéro en général, où il y a de la nourriture aussi. Donc il y a un moment, effectivement, où on va développer nos sens gustatifs. Mais ça marche aussi avec le toucher. Donc ça peut être de dire, de nouveau, on peut toucher avec plein d'intentions. Je peux faire une caresse comme ça, un peu désagréable. Ou bien je peux être en train de voir comment est-ce que je peux toucher avec une intention qui m'amène à moi du plaisir, par exemple. Je ne sais pas, moi, si je touche cette écharpe que je suis en train de porter, je peux la toucher de différentes manières, mais je peux aussi la toucher de sorte à ce que ça m'amène du plaisir ou un petit frisson intérieur. Moi j'aime bien dire que par exemple... Je me crée déjà une relation avec mes vêtements. Quand je porte mes vêtements, c'est pas juste le fait de sentir mes vêtements qui se frottent à ma peau, c'est comme si je pouvais imaginer que mes vêtements me caressent. Et ça, ça marche dans la danse. Tout bien, puisqu'on peut danser avec nos vêtements aussi. Et donc se créer une relation comme ça. Donc voilà, on explore avec... plein de petits exercices, que ce soit des exercices où on a justement des promptes, des choses qu'on peut utiliser pour toucher, pour sentir, etc. Ça peut être un des exercices. C'est-à-dire ? Pardon ? Par exemple, une tasse de thé ou quelque chose de l'apéro, comme ça. Mais ça peut être aussi des exercices où on est potentiellement à deux, et voir comment est-ce qu'on vient chercher et susciter ce désir à l'intérieur de soi. Toujours en se rappelant qu'il ne faut pas confondre...
- #Dende
Le message et le messager.
- # Arianne Torné psychologue
Exactement. Il ne faut jamais confondre le message et le messager. C'est une de mes mentors qui disait tout le temps ça. Et franchement, c'est tellement vrai. Et donc, en fait, c'est toute l'exploration aussi de comment est-ce que je travaille le désir sans accrocher mon désir à quelqu'un. Tout un chapitre.
- #Enora Teyssendier
C'est-à-dire ?
- # Arianne Torné psychologue
Eh bien, je peux être désirante. Et peut-être même que mon désir peut être suscité par quelqu'un en face de moi, parce que, j'en sais rien moi, cette personne danse d'une certaine manière, et peut-être que cette manière, ça m'émoustille, en quelque sorte. On pourrait avoir ce truc que... Voilà. Mais ce désir que je ressens, il m'appartient. Ce n'est pas nécessairement... Ça ne veut en fait rien dire. Si ça se trouve, je désire cette personne, ou ce que cette personne fait. Déjà, il faudrait distinguer. Est-ce que c'est vraiment la personne que je désire, ou est-ce que c'est... ce qu'elle est en train de faire. Parce que des fois, on peut avoir comme ça des espèces de... Moi, j'appelle ça des inconditionnels de désir. Je ne sais pas. Moi, si on me regarde d'une certaine manière, ça peut être environ n'importe qui qui me regarde de cette manière-là. Ça va me faire des petits papillons dans le ventre. Ou certains types de touchés ou certains endroits qui sont touchés, ça va faire du brrrr. Et puis, en fait, ça peut être n'importe qui. Et donc, c'est pour ça qu'il y a quelque chose... C'est aussi intéressant de distinguer... Attends. Est-ce que ça m'appartient à moi ? Est-ce que c'est un de mes inconditionnels à moi qui est activé ? Ou est-ce que c'est vraiment l'autre ? Et peut-être... qu'ils sont juste là au même endroit, au même moment, le même jour. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut que je m'accroche à l'autre. Et même si c'est l'autre qui suffit de ce désir, parce que cette personne-là vient de me caresser au bon endroit, au bon moment, la bonne journée, ça ne veut pas dire que je suis obligée de commencer à faire des trucs avec cette personne. Ça veut juste dire que mon désir est activé. Et c'est merveilleux, parce que le désir, c'est une énergie de vie. C'est un peu comme de dire, ce n'est pas parce que je vois un truc dans un magasin, que je me dis, j'ai trop envie de cette robe. que je suis obligée de l'acheter. Je peux aussi juste me dire, « Waouh, cette robe, elle me fait trop envie. » Et c'est tout. Et je passe mon chemin et je ne vais pas l'acheter. On n'est pas obligé d'aller acquérir son désir. C'est un peu ça l'idée. Ou d'assouvir son désir.
- #Enora Teyssendier
Je suis désolée, je reste un peu bloquée. Messager et message... Le message et le messager, c'est-à-dire ?
- # Arianne Torné psychologue
Donc, ne pas confondre le message et le messager. Par exemple, le message, c'est « Je ressens du désir » . Le messager, c'est la personne en face.
- #Enora Teyssendier
Ah, ok, d'accord. Mais donc, ce n'est pas son message à lui. C'est mon message à l'intérieur de moi.
- # Arianne Torné psychologue
Exactement. Parce que si ça se trouve, l'autre personne qui est en face de moi pourrait m'envoyer des messages de « j'aimerais bien activer ton désir » . Mais ça ne veut pas dire que moi, je vais le ressentir. C'est ce qui se passe d'ailleurs quand, je ne sais pas, on se fait draguer et puis que ça nous fait ressentir genre rien. Là, le message, il est très clair. C'est « j'aimerais bien que tu t'émoustilles » . Et puis, chez moi, ça ne veut pas dire que ça s'active. Peut-être que ça s'active. Peut-être que ça ne s'active pas. Il y a une distinction entre le messager, donc la personne qui va m'envoyer son message de « Vas-y, j'aimerais bien que tu sois désirante » , et moi qui ressens le truc et qui reçois le message. Ce n'est pas toujours le même.
- #Enora Teyssendier
Et dans les exemples que tu as donnés jusque-là, j'ai l'impression que ce n'est pas clair que c'est de la danse. Alors, est-ce qu'il y a d'autres exemples où vous faites vraiment de la danse ?
- # Arianne Torné psychologue
L'exemple que je te donnais avant, par exemple, quand c'était de danser avec les différentes textures du toucher, on l'a fait à travers de la danse. En dansant avec tout ce qu'il y a autour du corps, avec l'espace autour. Après, on a dansé en glissant sur la peau. Puis ensuite, on a dansé en dansant avec nos muscles, nos fascias, etc. Parfois, c'est de la danse. Parfois, c'est juste du mouvement. Parfois, c'est manger, parce qu'il y a toujours ce petit moment d'apéro. Voilà. Mais c'est... Oui, il y a généralement cette option de danse ou de mouvement. Au minimum du mouvement.
- #Enora Teyssendier
Ok. Et Dende, toi, tu veux... Il y a d'autres choses que tu aimerais partager ?
- #Dende
Les ATV, ils sont très bien. En fait, on l'a fait pour les gens qui dansent. Mais c'est vrai que les choses qu'on fait là, c'est important pour tous les relationnels qu'on a dans la vie. Donc, ça peut être pour n'importe qui. Mais à mon avis, ce qui passe beaucoup dans la communauté de danse, il y a beaucoup de choses qu'on sent, mais on ne comprend pas. Dans les danseurs, c'est vraiment un laboratoire pour comprendre ce qui passe et de le comprendre nous-mêmes. Et qu'est-ce qu'on fait avec ça ? Par exemple, l'exemple de ne pas confondre le message et le messager. Parce que dans la piste de danse, il y a beaucoup de messages qui passent et il y a beaucoup de gens. pour différencier que Le message, ce que nous comprenons de ça, ça nous appartient à nous. Et ça clarifie beaucoup de choses. On a aussi un très bon atelier, on a clarifié aussi le type de relations qu'il y a. Et c'est plus facile à comprendre quand des choses passent sur la piste de danse que ce que moi j'ai fait avec cette info qui arrive. Et de le comprendre moi-même dans un espace laboratoire, safe, et après l'appliquer à ce qui passe dans le monde vrai.
- #Enora Teyssendier
T'as des exemples concrets ?
- # Arianne Torné psychologue
Donc, moi, j'aime bien expliquer justement que c'est important de distinguer attirance, de amour, de besoin affectif, de relation. C'est quatre dimensions qui sont distinctes. Et en fait, on va explorer ces quatre dimensions et comprendre qu'elles ne sont pas obligées d'être toutes en même temps. La plupart des gens, ils vont confondre et ils vont mettre tout dans le même sac. C'est genre, je suis attirée par quelqu'un, ça veut sûrement dire que je l'aime. Du coup, il faut qu'on fasse... toute notre vie ensemble et qu'on aille au resto, qu'on mange ensemble, qu'on fasse le cinéma ensemble, qu'on fasse tout ensemble, c'est super. Et puis, du coup, il faut d'ailleurs aussi qu'on ait une relation, qu'on se marie et tout, et tout. Bon, quand ça se passe bien, c'est comme ça. Et en fait, ça crée beaucoup de confusion parfois. Et ça, je peux le constater. Des fois, je reçois des patients qui sont par exemple mariés depuis longtemps et puis tout d'un coup ils ont une attirance pour leurs collègues, le truc méga classique, et ils sont là « mon dieu, ça veut dire que je n'aime plus mon compagnon ou ma compagne, c'est une catastrophe, il faut que je le quitte » , etc. Et puis ils font tout un tralala, puis non, non. Pas du tout. Ça veut juste dire que vous avez une attirance momentanée. Ça ne veut rien dire de plus. Pour l'instant, en tout cas. Après, ça peut se développer en autre chose. Mais voilà, d'apprendre à distinguer. C'est quoi une attirance ? Une attirance, c'est automatique. Ce n'est pas un truc qu'on choisit. On peut être attiré par 10 personnes par jour et pas forcément par des gens qu'on connaît. Ça peut être des gens qu'on voit dans la rue. On se dit « Waouh, il est beau, elle est belle, celle-là. » Voilà. Et c'est juste une attirance. Et c'est un truc qui est déterminé par nos préférences à travers la vie. Ce n'est pas quelque chose qu'on choisit. L'amour, déjà, c'est un peu plus d'investissement. Déjà, il y a plusieurs types d'amour, ça c'est la première chose. On aime d'amitié, ce n'est pas la même chose qu'aimer son enfant et ce n'est encore pas la même chose que d'être amoureux ou amoureuse. Et même dans amoureux ou amoureuse, il y a différents types d'amour. On n'est pas amoureux de la même manière de chaque... relations qu'on a eues. Il y a peut-être des relations qui sont très passionnelles, d'autres qui sont plus platoniques, d'autres qui sont avec beaucoup de tendresse. On a différentes sortes d'amour. Donc déjà, ça aussi, c'est pas... Quand tu dis j'aime quelqu'un, c'est trop vague. Donc, d'apprendre à préciser ça. Alors, voilà, un atelier qu'on pourrait faire par rapport à ça, c'est que on va aller mimer ou jouer ou danser avec ces différents styles d'amour. Genre, vas-y, comment tu danserais, comment tu bougerais si t'étais... amoureux transis, tel le prince charmant, hyper romantique. Qu'est-ce que tu ferais de différent ? Qu'est-ce que ça donne si tu es amoureux, passionné, avec tous les rosses et le truc ? Qu'est-ce que ça donne si tu aimes de manière platonique et que tu danses avec une personne ? De sentir dans notre corps à quoi ça ressemble. Et puis ensuite, il y a la différence entre l'amour et les besoins affectifs. Les besoins affectifs, c'est j'ai envie d'un câlin, j'aimerais bien aller au resto avec quelqu'un, je me sens un peu seule et j'ai envie d'avoir une bonne conversation. Ces besoins affectifs, c'est pas obligé de les faire avec les gens qu'on aime. Il y a des gens qui se baladent dans la rue avec des panneaux avec écrit « free hugs » . Et si j'ai besoin d'un câlin, c'est bien. Je peux aller voir cette personne, lui faire un câlin, faire « oh merci, c'est trop chou, tu m'as fait un câlin, c'est hyper cool, ça m'a trop fait du bien au cœur » . Et je passe mon chemin. Ou l'exemple un peu plus classique aussi, c'est le coup d'un soir. Je me sens un peu seule un soir, je vais rencontrer quelqu'un, c'est super, on passe une super soirée, peut-être qu'on ne se reverra jamais et que c'est très bien comme ça. Donc on ne développe pas de relation, on ne développe pas d'amour, on ne développe pas je ne sais pas tout quoi. Il y a peut-être au mieux une attirance. Donc voilà, c'est de comprendre que c'est distinct les besoins affectifs. On n'est pas obligé de confondre tout ça. Parce que des fois aussi, on a ce truc de « Ah ben maintenant, je suis en relation, donc cette personne avec qui je suis en relation doit répondre à tous mes besoins affectifs. » Non, c'est pas obligé. En fait, on peut répondre à nos besoins affectifs avec d'autres personnes. Et du moment où ça fait partie du contrat relationnel, tout va bien. Et puis après, il y a la dernière dimension qui est la relation. Et la relation, c'est encore autre chose. C'est quelque chose qui doit être décidé concrètement. J'aime bien dire que l'amour peut être inconditionnel, mais la relation, par contre, elle l'est. conditionnelle. Et c'est un truc qui est choisi rationnellement avec réflexion. C'est-à-dire, ok, je suis amoureuse transi, c'est merveilleux, cette personne me fait des papillons dans le ventre, mais est-ce que concrètement, ça va marcher d'avoir une relation ensemble ? Je sais pas si il vit ou elle vit à l'autre bout de la planète, qu'en fait, on n'a pas du tout les mêmes valeurs et qu'en plus, on n'est pas du tout compatibles sur les trucs du quotidien. Peut-être que c'est une relation qui vaut la peine d'être gardée sous forme de amant une fois par année quand je vais à l'autre bout du monde. Mais peut-être que c'est une bonne idée de ne pas emménager ensemble. Donc voilà. Et ça, c'est un truc qui doit être choisi rationnellement. Donc ça, c'est un peu comment est-ce que je choisis avec qui je vais me marier, entre guillemets, ou pas. Si je n'ai pas envie de me marier, avec qui est-ce que je vais faire un bout de vie et de quelle manière ? Et ça, c'est un truc qui se définit ensemble. J'ai envie de dire que c'est le contrat relationnel qu'on passe, entre guillemets. Est-ce qu'on est amis ? Est-ce qu'on est sex-friend ? Est-ce qu'on est amoureux ? Est-ce qu'on est copain-copine ? Qu'est-ce qu'on est ?
- #Enora Teyssendier
Et ça, vous le travaillez dans la danse ? Alors, alors, alors, on est en podcast et Ariane a répondu avec la tête.
- # Arianne Torné psychologue
C'est ça. Donc j'ai répondu oui, absolument, avec la tête.
- #Enora Teyssendier
Je me demande si Dende a pas fait pareil aussi.
- # Arianne Torné psychologue
Il a répondu avec les sourcils. Donc oui, absolument, on le travaille en danse aussi, en mouvement. Un truc que j'adore faire, par exemple, c'est de clarifier notre relation. Donc, par exemple, un truc que j'adore en danse, c'est de pouvoir dire, attends, là, on danse comment ? Est-ce qu'on est en train de danser parce qu'on est potes ? Est-ce qu'on danse parce que... on a les deux envies de danser, donc on répond à notre besoin affectif qui est du coup pratique, on peut les deux danser ensemble, c'est cool. Mais même si c'est ça, on danse avec quelle intention ? Parce que peut-être mon besoin affectif, c'est de déconner et de faire trop des blagues et tout et qu'en face, l'autre, il veut faire un truc hyper sérieux et profond. Ça vaut la peine de définir à quel besoin est-ce qu'on est en train de répondre. Donc par exemple, pour un atelier comme ça, on va proposer que les gens dansent ensemble et nomment de quoi est-ce qu'ils ont besoin sur le moment. Donc, quel est le besoin affectif auquel tu as envie de répondre, juste là, tout de suite. Et après, il y en a un des deux qui se met à disposition de l'autre pour son besoin affectif.
- #Enora Teyssendier
Si la personne est OK, j'imagine.
- # Arianne Torné psychologue
Oui, bien sûr, on peut toujours négocier. Si c'est genre, j'aimerais qu'on danse en se roulant des pelles et que l'autre, il n'est pas trop important, t'es sûre, on a le droit de renégocier en disant, écoute, le roulage de pelle, pas forcément, mais il faut bien me faire un câlin, par exemple. Mais en général, les requêtes sont tout à fait raisonnables. Donc voilà, c'est un peu ce qu'on explore. On va aussi explorer parfois, dans le type de relation, ça peut être de définir quel type de relation est-ce qu'on a. Et ça, c'est aussi très intéressant de dire, parce qu'il y a des gens, par exemple, surtout dans la danse de couple, qui se voient pendant dix ans. Moi, il y a des gens que, quand je suis arrivée à Genève, il y a maintenant plus de dix ans, c'est les mêmes. Donc, je les vois toujours. Mais c'est quoi notre relation ? Est-ce que vraiment on est amis ? Pas vraiment, parce que je ne les connais pas en dehors de la danse. Et on a certains, ça fait dix ans que je les vois, mais je me souviens jamais de leur prénom. Donc, c'est intéressant, à un moment donné, de pouvoir se dire, tiens, est-ce qu'on expliciterait notre relation ? C'est quoi notre relation ? Est-ce qu'on est amis ? Est-ce qu'on est amis de danse ? Est-ce qu'on est connaissances de danse ? En même temps, il y a vraiment de la chaleur quand on se revoit. Il y a un truc très chaleureux, genre, waouh, ça fait trop longtemps qu'on s'est pas vus, viens, on danse et c'est cool. Voilà, et d'expliciter un peu ça, ça peut être parfois intéressant. Parfois, ça n'a aucun intérêt et on s'en fout. Mais de faire l'exercice d'expliciter, c'est très intéressant.
- #Enora Teyssendier
Ça me donne très envie de venir faire vos ateliers.
- # Arianne Torné psychologue
Bien, quand tu veux, ENora. Tu sais que tu as un toit ici.
- #Enora Teyssendier
Et du coup, qu'est-ce que les ateliers apportent aux personnes qui participent concrètement ?
- # Arianne Torné psychologue
Alors, ils nous disent beaucoup de choses. Mais globalement, c'est... Alors, en général, ils repartent toujours avec une leçon quelconque ou une prise de conscience. C'est souvent une prise de conscience différente. Même, il y a des personnes qui font les ateliers plusieurs fois. parce qu'il y a certains thèmes qui se répètent à travers les années et qui du coup prennent conscience de choses différentes. Je crois qu'on peut dire même nous, parce que nous on fait les ateliers, on les refait en quelque sorte. On les vit aussi même en les animant et à chaque fois on se refait des petites réalisations. J'avais jamais pensé à cette version-là. Ça crée des prises de conscience sur ces thèmes et sur soi-même et sur son propre fonctionnement. Une chose qui est souvent dite, c'est à quel point ça apporte de la chaleur humaine. Parce qu'en fait, c'est extraordinaire de pouvoir explorer des sujets qui sont délicats. C'est souvent des sujets délicats. On parle de désir, on parle d'attirance, on parle de consentement. C'est des sujets qui sont délicats. Et on arrive toujours, Dende et moi, à créer un environnement ultra safe, bienveillant. Où les personnes se sentent bien aussi, parce que les personnes, elles arrivent, elles ne se connaissent pas, et puis à la fin, elles se font des câlins, et c'est super. S'ils ont envie, ils se font des câlins. Donc, dans le sens où il y a vraiment une chaleur humaine qui est partagée, une bienveillance, une présence. Et c'est un peu une bulle en dehors du temps, qui vient vraiment nourrir en profondeur notre âme, notre cœur, notre humanité, j'ai envie de dire. Parce que vraiment, c'est une manière d'être très humain, ces ateliers. et d'aller explorer des choses qui sont délicates, profondes, et en même temps très, très humaines. C'est vraiment des sujets qui sont universaux.
- #Enora Teyssendier
Et du coup, ça travaille la confiance en soi aussi, non ?
- # Arianne Torné psychologue
Tout à fait. Alors, on remarque, pour les personnes qui l'ont fait à long terme, parce qu'on a fait une version de ce type d'atelier au Centrothium, pour les personnes qui sont touchées par le cancer. Et donc, du coup, pour certaines de ces personnes-là, elles l'ont fait sur... Elles ont fait comme ça 10 séances, parfois 15, parfois... Voilà, ça dépendait un petit peu des personnes. Et on voit qu'il y a une vraie confiance en soi qui se passe. Mais pas seulement confiance en soi, c'est aussi confiance en soi en lien avec les autres. C'est pas seulement j'aime plus confiance en moi, je suis quelqu'un de super et j'ai une bonne estime de moi et c'est génial. C'est aussi je peux avoir confiance dans ma manière de relationner, dans le fait que je vais être accueillie. Voilà, il y a vraiment quelque chose qui se crée, qui est très profond dans l'interaction aussi. Et de confiance aussi juste dans son corps, qui dit « waouh, en fait mon corps il peut bouger, j'ai le droit de danser » . Mais on a aussi beaucoup de gens qui viennent qui font pas forcément de danse. Et du coup, qui découvre que c'est OK de bouger son corps sur de la musique, qu'on n'est pas obligé d'être jugé quand on danse, que ça peut être bienveillant, que ça peut être joyeux. Et c'est vraiment un espace qui vient reconnecter à des parties très importantes de nous-mêmes.
- #Enora Teyssendier
Tu voulais rajouter quelque chose, Dende ? Qu'est-ce qu'on entend toujours de la part des gens ?
- #Dende
C'est bien résumé, là. En fait, quand on finit toutes les séances, on a toujours un petit chaudron magique qui lance des mots. des choses qu'on a senties, des choses qu'on a partagées. Et ce qui sort souvent là, c'est la bienveillance. C'est de se connaître mieux après les ateliers.
- #Enora Teyssendier
Connaître mieux, t'as dit ?
- #Dende
De se connaître mieux. Et comme c'est bien de se relationner avec des gens, avec la simplicité et cette sensation de connexion. Donc c'est aussi un endroit où on se sent bien.
- #Enora Teyssendier
Et justement, j'allais poser la question par rapport à ce que vous avez proposé au Centre otium. Donc, c'est avec des couples, il me semble, ou un des deux a un cancer ?
- # Arianne Torné psychologue
Ça peut être des couples, mais c'est aussi les personnes individuelles. Donc, en fait, le Centrothium s'adresse aux personnes qui sont touchées par le cancer. Donc, ça peut être soit parce qu'ils ou elles en ont un, mais ça peut être aussi parce qu'ils ont des proches qui sont touchés par le cancer. Et il y a plein d'ateliers différents. Et celui que nous, on propose, c'est un atelier justement de danse, thérapie en quelque sorte, qui accompagne les personnes dans le fait de se réapproprier son corps. De se réapproprier son corps avec soi-même, mais aussi en interaction avec les autres. Parce qu'après des traitements en lien avec le cancer, souvent, déjà, notre corps, on ne sait plus trop comment il fonctionne. On a perdu parfois de la force, parfois de la mobilité. On a des douleurs. Et du coup, il y a une relation au corps qui se développe qui est parfois assez inconfortable, voire douloureuse. Et l'idée, c'est de pouvoir, avec le mouvement, se réapproprier son corps, se réapproprier son équilibre. Il y a souvent aussi des questions d'équilibre. Et de pouvoir aussi apprendre à relationner. Et d'être avec l'autre, et d'être reçu dans la bienveillance, avec toutes nos blessures, en fait. Parce qu'il y a vraiment ce truc de... Sensation d'être mutilée ou de ne plus être tout à fait soi-même ou de ne plus savoir quelles sont nos fondations. Et de pouvoir être reçue dans ce degré de vulnérabilité par d'autres personnes dans la bienveillance, c'est extrêmement réparateur. Donc c'est des espaces où il y a beaucoup de rire et c'est hyper chouette et on s'amuse et on rigole ensemble. Et puis c'est aussi des moments où on peut avoir des larmes et des moments d'extrême vulnérabilité. où on vient toucher des choses qui sont très profondes sur nos blessures et sur ce qui peut faire mal dans un contexte comme ça. Et les couples, ils sont les bienvenus. Et de nouveau, les couples, ils ont le choix de faire les exercices ensemble ou de les faire avec les autres personnes du groupe. Mais il y a aussi des fois, on a eu une maman et sa fille qui sont venues, ou des frères et sœurs. Des fois, c'est des proches, des fois, c'est des personnes elles-mêmes touchées qui viennent. L'idée, c'est vraiment juste de pouvoir se faire du bien et de pouvoir être en lien. Ce qui est repris dans le chaudron magique de la fin où chacun dit un mot, c'est vraiment le partage, la bienveillance, le lien, la libération. On travaille beaucoup aussi le fait de libérer ses émotions et de se faire du bien.
- #Enora Teyssendier
Est-ce qu'il y a d'autres choses que vous voudriez rajouter avant qu'on arrête cet épisode ?
- # Arianne Torné psychologue
Oui, j'ai eu une petite prise de conscience en m'écoutant parler. J'ai parlé beaucoup de travail, mais en fait, ce n'est pas tellement du travail. C'est beaucoup de jeu. Je pense que c'est ça qui résume beaucoup ces espaces. C'est qu'on joue avec plein de choses. Et le jeu, c'est une compétence qu'on développe quand on est enfant. N'est-ce pas ? et qu'on joue. Et les enfants, quand ils jouent, ils sont très sérieux. Genre, c'est hyper intense, les jeux d'enfants. Et en fait, c'est de retrouver cette capacité d'être pris par le jeu en tant qu'adulte aussi. Et ça fait vraiment... Ça laisse aussi de la place à... à notre enfant intérieur et à toutes ces parties de nous qui ont besoin d'avoir de la place, du lien. Ouais, c'est vraiment important et c'est beaucoup, beaucoup de jeu. On aime le jeu pour enlever l'enjeu.
- #Enora Teyssendier
Ouais.
- # Arianne Torné psychologue
Petit cœur, petit cœur.
- #Enora Teyssendier
Puis, je me disais, là, il y a bien des personnes que j'accompagne que je leur proposerais bien d'aller à vos ateliers.
- # Arianne Torné psychologue
Alors, Ils ont la possibilité de venir goûter notre énergie sur un week-end. On organise régulièrement des journées sur un week-end à Lausanne ou à Genève, en général à Lausanne pour les week-ends. Et puis, au mois de juin prochain, on va faire tout un week-end, donc c'est du vendredi au dimanche, où ça va être comme une petite retraite, où là, on va explorer, entre autres, du zouk brésilien. mais aussi des moments de danse libre et des moments de conscience et de partage un peu du genre donc ça va être un joli mélange de tout ça je te mettrai le lien si jamais tu veux le mettre avec le podcast on s'arrête là ? merci beaucoup d'avoir pris du temps merci beaucoup Eliana merci à toi, merci pour tes questions et voilà ce merveilleux espace pour pouvoir parler de quelque chose qui nous passionne clairement
- #Enora Teyssendier
Merci d'avoir pris le temps de nous expliquer de quoi il s'agit donc voilà je vous invite vraiment à aller expérimenter auprès d'Ariane et de Dende donc je mettrai le lien du site où il y a les infos et puis il y a Instagram aussi où on peut vous retrouver Il y a plusieurs comptes ou il n'y a qu'un compte ? Je suis un peu perdue, moi.
- # Arianne Torné psychologue
Il y a le compte de notre école qui s'appelle Gosto Dance. Et puis, il y a notre compte à nous, c'est Ariane dende zouk, où c'est notre compte de profs, artistes. On met un peu nos vidéos dedans, nos démos. Mais disons que le compte de l'école, c'est Gaucho Dance. Bon, je mettrai les liens que vous me donnerez dans la description.
- #Enora Teyssendier
Ça marche.
- # Arianne Torné psychologue
Ouais. Il y a autre chose ? Je crois que c'est bien. Merci à toi.
- #Enora Teyssendier
merci à vous avec plaisir et donc je vous souhaite à tous une bonne fin de journée bonne soirée ou bonne nuit en fonction de quand vous nous écoutez à bientôt avant de nous quitter je voudrais m'adresser à toi qui cherche une formation en sexologie peut-être depuis un moment et peut-être que tu as regardé plusieurs formations et qu'aucune ne t'a vraiment convaincue trop courte, trop théorique trop médicales ou des vidéos à regarder seule derrière un écran sans qu'il n'y ait personne avec qui échanger. Et toi, tu as envie de faire les choses bien, tu veux savoir de quoi tu parles, tu veux te sentir légitime, le jour où quelqu'un te confiera ce qu'il n'a jamais dit à personne et tu veux pouvoir l'accompagner aussi avec justesse. Cette exigence, c'est elle qui m'a donné envie de créer l'école, l'EPSO. l'école internationale en psychosexologie holistique. La formation elle dure trois ans, parce qu'il y a beaucoup d'apprentissages en sexologie, parce qu'il faut du temps pour pratiquer les outils d'accompagnement, pour se les approprier, pour cheminer sur soi-même aussi. Donc on y apprend la sexologie, mais aussi l'accompagnement des psychotraumas, on apprend ça ensemble, en petits groupes de huit, avec des cours en ligne, des lives, et... une semaine de pratique en présentiel en Corrèze, chaque année. Donc que tu viennes du soin, du social ou tout autre métier, ce qui compte pour moi c'est vraiment que tu aies l'envie de te remettre en question, de continuer à cheminer, que tu aies envie d'apprendre toutes ces choses-là. Donc si tu sens que c'est pour toi, c'est le moment, là, de passer à l'action. Parce que si tu m'écoutes quand l'épisode sort, donc le 4 novembre, eh bien, il ne reste plus que... deux jours pour s'inscrire. Les inscriptions sont jusqu'au 6 novembre. Donc si tu as déjà eu ton rendez-vous avec Sandrine, c'est le moment de t'inscrire. Et si tu as encore des questions, tu peux toujours la contacter. Et puis, si tu n'as pas encore eu ton rendez-vous, c'est le moment de prendre ce rendez-vous pour que tu puisses t'inscrire avant que ce ne soit plus possible. et Sandrine elle est là pour répondre aux questions sur le programme, sur l'organisation sur le budget aussi vous pouvez aborder vraiment ce sujet là et puis voilà elle regardera avec toi si ce projet il te ressemble si ça match vraiment avec la formation, avec la promo actuelle je mets les liens dans la description et puis encore une fois merci de nous avoir écouté et puis à la semaine prochaine