#Enora Teyssendier formatrice en sexothérapie en ligneBonjour et bienvenue sur Psycho-Sexo, le podcast de l'EiPSO. L'EiPShO, c'est l'école internationale en psychosexologie holistique. Moi, c'est Enora Tessandier. Je suis psychosexologue, je suis psychopraticienne et je suis aussi la fondatrice de l'école et la formatrice principale de la formation en trois ans en psychosexologie holistique. C'est Ce podcast est à destination des personnes qui ont envie de se former à un moment donné à la sexologie et des personnes qui travaillent déjà dans l'accompagnement pour leur donner des outils en plus ou des informations en plus au niveau de la sexualité et de la sexologie de façon plus large. Et puis aussi des outils autour de la psychologie ou de la théorie autour de la psychologie comme son don... Son nom l'indique, Psycho-Sexo. Voilà. Et aujourd'hui, le sujet qu'on va aborder, c'est le lien entre sexo et trauma. Pourquoi est-ce que dans ma formation, je mets en avant que c'est une formation axée sexo et trauma, et qu'on apprend à traiter les traumas ? J'avais fait un épisode de podcast qui était censé répondre à cette question. Depuis on m'a reposé la question, j'ai recherché, si j'avais bien fait cet épisode, oui c'est le numéro 50, qui s'appelle « Sexologie, pourquoi savoir traiter les traumas change tout ? » Mais je me suis rendu compte que j'avais surtout abordé une des raisons pour laquelle j'ai mélangé les deux et j'ai pas du tout appuyé sur l'autre raison et donc aujourd'hui on va vraiment se baser plutôt sur l'autre raison. Déjà, l'idée centrale de cet épisode, c'est que les outils qui permettent de traiter les traumas sont les mêmes que ceux qui apaisent les émotions. Donc, ils servent dans plein de situations et même des situations qu'on n'appellerait pas traumas. Voilà un petit peu l'idée principale, mais je vais vous expliquer tout ça et on va avancer dans cet épisode et je donnerai aussi plein d'exemples très concrets. Donc... Déjà ce qu'on appelle un trauma. Il y a ce qui est plutôt connu, je pense que en les citant vous pourrez très facilement me dire oui, bah ouais ça je m'en doutais. Une agression, un accident, un deuil brutal, la maison qui prend feu, un viol, de la maltraitance, etc. Et puis il y a aussi tout le reste en fait, du genre une humiliation. une peur qui a eu lieu, qui était intense, un regard, une phrase qui a été dite. Et donc tout ça, on ne va pas le mettre en général dans la case trauma, mais pourtant, en fait, dans le cerveau, ça va s'enregistrer, enfin, ça peut s'enregistrer de la même manière ou d'une manière assez proche. Donc ce qui compte, en fait, ce n'est pas seulement l'événement, mais c'est la façon dont cet événement a été vécu et dont le système nerveux l'a enregistré. Par exemple, Francine Shapiro, qui a créé le MDR, elle parle des grands T et des petits T. Et puis il y a aussi une étude néerlandaise de Moll et ses collègues, qui a été publiée en 2005 dans le British Journal of Psychiatry, avec mon super accent, qui a montré que les événements de vie qu'on ne qualifiait pas de traumatiques, Donc par exemple un divorce, des travails... pardon, des problèmes au travail, une maladie, peuvent entraîner autant de symptômes de stress post-traumatique que des événements traumatiques au sens strict ou ce qu'on a l'habitude de qualifier comme des événements traumatiques. Donc, ce n'est pas forcément exactement la même chose qui se passe dans le cerveau, mais il y a des mécanismes qui y ressemblent, comme par exemple la réaction face à une menace ou la mémoire émotionnelle. ou le conditionnement qui peut se créer derrière. Donc, si vous voulez aller plus loin sur le sujet des traumas, il y a plusieurs épisodes qui sont sur ce sujet. C'est notamment le cas de psychotraumatisme et cerveau, comprendre les mécanismes pour mieux accompagner, que je mettrai en lien dans la description. Mais il y a aussi psychotrauma, définition clé et repère pratique pour vos accompagnements. Voilà. Maintenant, je vais vous donner un... Un exemple très concret, j'en donnerai d'autres après. Mais déjà, concrètement, par exemple, quelqu'un qui a des problèmes d'érection. Quand il se répète, je mime en même temps, quand il est en train de faire l'amour, par exemple, il est avec son ou sa partenaire, et puis là... Il se répète pourvu que j'ai une érection ou pourvu qu'elle tienne. Ça dépend de la situation de la personne. Mais plus elle est là et je fais comme si je regardais mon pénis. Parce que des fois, c'est un peu ça. En fait, on est un peu en train de se regarder, s'auto-évaluer. Pourvu que j'ai une érection, pourvu que j'ai une érection. En fait, quand il y a cette phrase, déjà derrière, ça veut dire qu'il y a de la peur. Et qui dit qu'il y a de la peur, en fait, ça va sécréter certaines hormones qui vont... bloquer le processus physiologique de l'érection. Et donc déjà dans cette peur elle peut être traitée, je sais pas si c'est le bon terme traiter mais en tout cas on peut l'apaiser de la même manière que on va pouvoir apaiser ou traiter les traumas avec la même approche thérapeutique. Ensuite il y a aussi une deuxième couche entre guillemets couche c'est Tout ce qui va venir derrière, ce qu'on appelle des croyances limitantes, du genre, je ne suis pas un homme, je n'ai pas d'érection, donc en fait, je ne suis pas un homme. Et même si la personne, elle peut se dire, non mais cette phrase, elle est débile, c'est absurde, être un homme, ça n'a rien à voir avec son érection. En fait, même ce type de raisonnement, il ne va pas suffire à défaire cette croyance parce que finalement, la croyance, elle est ancrée. dans tout un fonctionnement beaucoup plus inconscient et du coup ça sert à rien d'essayer de la debunker avec de la théorie ou ce genre de pensée c'est débile ça sert à rien puisque la personne est souvent en tout cas en tout cas ce que j'accompagne souvent ils trouvent déjà cette croyance débile et eux mêmes sont en capacité de dire bah non enfin ce que tout le discours que je viens d'avoir pour autant la croyance, elle est là. Et pour autant, pour se défaire d'une croyance, si on n'a pas les outils adaptés, ça peut être long. Et donc, ce qu'on connaît souvent, c'est l'échelle de Beck dans les TCC. Cette croyance, on va choisir une autre croyance à la place, une croyance qui va plus nous porter, on va dire, donc du type, je suis un homme. J'en sais rien moi, ça va être en fonction de ce que la personne elle décide. Du genre tout un tas de croyances, je peux avoir confiance en moi, le moment se passe bien, tout se passe bien, etc. Mais ça va dépendre vraiment de la personne. On aura beau se répéter plein de fois, plein de fois, plein de fois ce genre de phrases, ça peut être très long à ce que la partie inconsciente du corps, on va dire, croie. en cette phrase, tandis que avec les mêmes outils thérapeutiques qui permettent d'accompagner les traumas, ça permet aussi de se défaire des croyances limitantes en quelques minutes, enfin souvent en 10 minutes c'est bon, c'est fait, voire même moins. Là pour ça, j'ai un épisode vraiment sur ce sujet qui s'appelle « Croyances limitantes, les transformer sans lutter, parfois en 15 minutes » . Vraiment, ça peut être moins que 15 minutes en plus. Bref, je mettrai l'épisode dans la description. Et puis, pour peu qu'il y ait aussi une troisième couche qui pourrait être, par exemple, un jour, sa partenaire, elle a soufflé. Peut-être qu'elle n'a rien dit d'autre. Et en fait, depuis, il se repense à ce visage-là qui... de sa partenaire qui a soufflé et du coup il y a cette peur en fait et puis ce malaise qui revient en lien avec cette fois où elle a soufflé et par exemple il se sent mal etc. Ça génère des émotions, bon ben là ça veut dire que le fonctionnement est similaire à celui d'un trauma et donc on va pouvoir aussi l'accompagner de la même manière. Donc, pareil, si vous voulez savoir comment on accompagne au niveau des traumas, en tout cas comment j'accompagne au niveau, pas des traumas, pardon, des problèmes d'érection, et Cécile Manchon aussi, on a fait un épisode ensemble, problèmes d'érection, comment accompagner vos patients. Et voilà, pour cet exemple-là concrètement, et c'est le même mécanisme dans d'autres situations. s'il y a de la douleur, s'il y a du vaginisme. Par exemple, la première pénétration a été douloureuse et du coup, à la suite, ou même pas forcément la première, mais il y a eu une fois où ça commence à être douloureux, puis les autres pénétrations au fur et à mesure sont devenues aussi douloureuses, le corps anticipe déjà la douleur, donc pareil, on va pouvoir accompagner de la même manière. Là aussi, il y a des épisodes de podcast sur ces sujets, vaginisme, dyspareunie, c'est-à-dire les douleurs à la pénétration, l'éjaculation précoce. Pareil, j'en sais rien, enfant, la personne qui a un pénis a été surpris par ses parents en train de se masturber, il s'est fait engueuler par exemple. Et donc après ça, il fallait vraiment se cacher, puis il y a ce truc, c'est mal, etc. Et donc ça a pu... créer des émotions par la suite et puis aussi intégrer, que le corps a peut-être intégré qu'il y a une urgence quand quand on se masturbe à ce que ce soit rapide, enfin il faut, c'est urgent, il faut que ce soit rapide et peut-être que ça, ça a du coup aussi un impact dans la relation partagée pareil, il y a un épisode de podcast sur ce sujet mais voilà d'autres exemples en fait Pareil pour le désir, je sais pas, dans l'éducation il y a eu des commentaires du genre le sexe c'est sale et depuis il y a plus de difficultés à se connecter à son désir, bref. Vous voyez qu'il y a tout un tas de situations où on va pouvoir utiliser aussi les outils thérapeutiques qui permettent... de traiter les traumas parce que on va s'en servir dans plein de situations et c'est ça qui va permettre d'avancer vraiment au niveau émotionnel parce que la thérapie par la parole elle a vraiment ses limites quand on accompagne à ce niveau là aucun des souvenirs vont être oubliés par contre ça devient une mémoire autobiographique donc c'est à dire qu'on peut y repenser mais il n'y a pas de charge émotionnelle qui va venir avec pour la Pour l'accompagnement des traumas, il y a vraiment aussi d'autres épisodes de podcast qui sont vraiment sur ce sujet. Et du coup, ce que ça change dans l'accompagnement, on va continuer à travailler avec d'autres approches, peut-être des conseils, peut-être de ce qu'on appelle de la psychoéducation. Donc on va expliquer certaines choses, comment ça se passe dans le corps, etc., au niveau physiologique. Peut-être qu'on va donner des exercices qui sont assez courants en sexo, comme le Sensei de Focus, qui est une expérience à mettre en place en général dans le couple. Mais même s'il y a ça qui est mis en place, si la peur ou l'image qu'il y a pu avoir de quelque chose qui s'est passé par le passé sont toujours actifs, eh bien ça va bloquer dans le processus, souvent en tout cas. Donc, dans la posture, bien évidemment, on va accompagner de façon globale, ce n'est pas juste un outil. L'idée, ça va être de pouvoir repérer ce qui se joue derrière, peut-être d'orienter sur le médecin généraliste, par exemple, pour les problèmes d'érection, s'il y a une suspicion de maladie derrière, ou en fonction des situations, peut-être qu'on va... Demander un bilan sanguin par exemple, mais pour être sûr qu'il n'y ait rien de physiologique, de médical derrière. Et puis du coup ça va être vraiment de pouvoir accompagner sans retraumatiser la personne. Et puis aussi en rendant son pouvoir à la personne et c'est pas nous qui allons nous positionner comme réparateur. Voilà un petit peu. Ma vision, en tout cas, de l'accompagnement est celle que je propose dans la formation et c'est donc pour ça que je forme une approche qui permet d'accompagner au niveau émotionnel, d'accompagner au niveau des traumas, puisque c'est vraiment inclus dans un accompagnement global. Et bien évidemment que ces outils, on va aussi pouvoir les utiliser quand la personne vient nous voir parce qu'elle a vécu un viol. Par exemple... ou parce qu'il y a eu des événements traumatisants comme ceux dont on a l'habitude de dire, d'entendre, en tout cas de comprendre que c'est un événement traumatisant. Mais ça servira aussi dans toutes ces situations que je vous ai expliquées. Et donc c'est pour ça qu'Alepso, c'est un ensemble, c'est pas deux choses qui sont dissociées, c'est pas on fait une formation au sexo et je vous invite à vous former à... telle méthode pour traiter les traumas. Non, ça va vraiment ensemble puisque comme vous l'avez vu dans cet épisode, c'est l'approche globale de l'accompagnement qui implique les deux à la fois. C'est cette approche qui implique du coup d'être formé et à la CISO et à l'accompagnement des traumas. A l'heure où va sortir cet épisode, eh bien... La formation aura commencé officiellement depuis la veille. Cependant, il est toujours possible de rejoindre la promo. Il reste des places. Et c'est possible de nous rejoindre jusqu'au 6 novembre. Mais bon, plus vous attendez, plus vous allez louper des lives. Et c'est important d'être présent. au live dans cette formation. En tout cas, c'est une demande pour pouvoir passer dans l'année suivante, c'est d'être présent à plus de 75% des lives. Je vous invite à ne pas trop traîner si vous avez l'envie de vous former à la sexo. Et dans ces cas-là, s'il y a cette envie qui est là, prenez un rendez-vous avec Sandrine. Sandrine, elle est là pour répondre aux questions. Elle est là pour voir si ce projet vous convient. si ça pourrait matcher vraiment avec les valeurs de la formation, avec le groupe des élèves aussi, puisque vous cheminez ensemble pendant trois ans. Donc c'est important que vous soyez quand même raccords, raccords entre vous, raccords avec les valeurs de l'école. Et donc, je mets le lien dans la description. Et je vous dis... A tout bientôt pour un prochain épisode de podcast. On se retrouve la semaine prochaine avec Sophie Dalé qui est naturopathe, qui a été 15 ans préparatrice en pharmacie pour parler de l'andropause avec ses différentes approches du côté pharmacologie et du côté naturopathie. A tout bientôt ! je vous souhaite une bonne fin de journée une bonne soirée ou une bonne nuit en fonction de quand vous m'écoutez et puis je vous dis à la semaine prochaine