#Enora Teyssendier Formation en SexologieBonjour et bienvenue sur Psycho-Sexo, Psycho-Sexo c'est le podcast de l'Eipsho et l'Epso, c'est surtout une école qui a surtout une formation en psychosexologie et psychotroma qui a lieu sur trois ans. Et justement, l'épisode d'aujourd'hui va parler de ce sujet de... Combien d'années il faut de formation ? À quel moment on est suffisamment formé pour commencer à accompagner ? Voilà, ça va tourner autour de ce sujet. Et donc, en petite introduction, je vais commencer par présenter le fait qu'il y a eu un changement important dans ces dernières semaines, dans cette formation à l'EPSO. En fait, jusqu'à présent, la formation qui était certes sur trois ans, ben en fait, on pouvait s'inscrire année après année. Et finalement, le message que ça renvoyait aussi, c'est qu'il y avait la possibilité de s'arrêter après une année. Et je pense que j'avais aussi du mal, moi-même, dans mon discours, à dire, ben oui, c'est trois ans, on s'engage pour trois ans. Parce que je pouvais dire, ouais, mais s'il y a quoi que ce soit, il y a la possibilité d'arrêter, voilà, de toute façon, tu t'inscris pour une année, et puis voilà. Il y a eu des événements et je me suis questionnée, je me suis demandé qu'est-ce que je devais faire et on parlera de ça plus tard. En tout cas maintenant, dès l'inscription, on s'engage sur un parcours de trois ans de formation. Bien évidemment, comme j'ai dit, cette décision, elle a nécessité une grande réflexion. Et puis même un travail sur moi, d'avoir confiance que oui, il y a des personnes qui vont s'engager pour ces trois années. Et du coup, derrière toutes ces décisions, j'avais envie d'en faire un épisode de podcast et de réfléchir ou de partager mon point de vue. Et donc la question plus large autour de cette décision, c'est à quel moment peut-on considérer qu'une personne est suffisamment formée pour commencer à accompagner ? Autre question serait... Peut-on réellement se former à la sexothérapie en un an ? Alors je sais, je ne vais pas me faire forcément des amis en faisant cet épisode de podcast. Je sais que tout le monde n'est pas d'accord avec ça. Je sais que des personnes proposent des formations en un an. Je sais que des personnes, et des personnes que j'estime aussi, et que j'estime être des bons professionnels, ont fait une formation en un an. Mon podcast, cet épisode, n'est absolument pas pour juger qui que ce soit. Mais voilà, pour... pour amener cette réflexion autour de ce sujet. Donc ma position aujourd'hui, c'est que si on n'a pas fait d'autres formations, si on n'a pas d'autres formations comme psychologue ou autre, un an, ce n'est pas suffisant. Dans les rares personnes, dans les personnes qui ont fait des formations d'un an, il y en a plusieurs que je connais qui m'ont dit « Non, ben, j'ai aussi fait de la PNL, j'ai aussi fait autre chose. » Voilà, souvent elles se sont aussi formées sur d'autres choses. D'autres formations qui peuvent être, par exemple, une autre d'un an, par exemple. Mais même s'il y a d'autres formations qui sont faites à côté ou après, pour le sujet de l'asexo, à mon sens, ce n'est pas suffisant. Je regarde un peu mes notes parce que j'ai peur de partir dans tous les sens. Bien évidemment, du coup, en fonction des autres formations que la personne a déjà, de son expérience professionnelle, de ses diplômes, de ses compétences acquises, bien évidemment... que la réponse en vrai elle ne peut pas être la même pour tout le monde, ça c'est clair et net. Mais quelqu'un qui va faire une recorrection totale et qui vient apprendre ce métier, déjà je considère que vraiment un an c'est pas suffisant. Vous allez voir, on est qu'au début de l'épisode, je vais vous expliquer au fur et à mesure un petit peu pourquoi. Je peux faire le lien avec l'épisode précédent, qui est peut-on devenir sexothérapeute quand on ne vient pas du monde de l'accompagnement. Donc je vous invite à aller le voir si vous l'avez pas, enfin à aller l'écouter si vous l'avez pas écouté. Parce que ça va plus précisément sur ce sujet là. En fait, avoir suivi des cours c'est pas égal à avoir intégré un métier. Un an, en un an bien sûr qu'il y a la possibilité d'apprendre plein de choses. Qu'il y a la possibilité d'accumuler des connaissances. Qu'on peut comprendre beaucoup de problématiques. qu'on peut apprendre des outils, qu'on peut réussir des évaluations. Déjà... Autre point qu'il faut avoir en tête, c'est que les formations en sexo, en général, c'est une formation qu'on fait à côté de notre travail. Donc, ce n'est pas en plus un an complet. C'est un an à temps partiel, très très très partiel même. Et donc, on a beau avoir appris tout ça, il y a une différence entre je connais, je sais faire, je sais quand le faire, je sais quand ne pas le faire. Et l'intégration, ça demande du temps. Et il y a certaines choses qui vont devenir visibles qu'en pratiquant. Donc c'est là que vous allez pouvoir dire, bah oui, mais justement, au bout d'un an, du coup, on peut pratiquer, et puis il y a des choses qui vont venir, et puis forcément, eh ben oui, qu'on ait fait un an, deux ans, trois ans, au début, de toute façon, on n'a pas la même attitude qu'au bout de 5, 10, 15, 20 ans de pratique. Et puis il y a certaines choses... qui vont devenir visibles ou compréhensibles qu'en pratiquant. Il y a certaines choses, certaines connaissances qui vont prendre un autre sens plus tard. Et puis revenir sur un même sujet avec davantage d'expérience, ça va permettre d'entendre différemment les choses, de les comprendre différemment. Et ce que je trouve aussi intéressant, important à soulever, c'est qu'à mon sens la compétence se construit aussi entre les cours. Il y a un temps d'intégration, ça va se construire dans la pratique, dans les mises en situation, dans les retours qu'on peut avoir, dans les erreurs qu'on peut faire, par rapport aux questionnements qu'on peut avoir, par rapport à certaines choses que ça va nous renvoyer au travail qu'on va pouvoir faire en parallèle. Ça va se construire aussi lors de supervision, lors de travail personnel. Ça va se construire aussi quand on pratique et qu'on va se rendre compte après coup, par exemple, qu'on aurait pu faire autrement. Ça va être dans le fait d'observer son évolution. Et du coup, à mon sens, compresser le contenu qu'on a en juste quelques mois, par exemple, ce n'est pas forcément mieux. J'avais vu une formation, elle était sur trois semaines réparties sur un mois. Pour moi, c'est vrai que vous ne voyez pas ma tête quand vous m'écoutez, mais pour moi... C'est hallucinant, c'est aberrant. Et oui, ça existe, et j'ai même entendu une conférence, enfin non, très peu parce que ça m'a vite saoulée, d'une nana qui avait fait une formation comme ça, où elle racontait des conneries au niveau médical. Bah, comment se faire, déjà qu'on n'est pas reconnus, comment se faire une mauvaise image de la profession des sexologues et sex... sexologue et sexoterapeute, psychosexologue, on peut pas raconter n'importe quoi. Ça me fait penser une fois, on avait été invité avec les sexos du coin dans un théâtre pour un événement et puis avant on pouvait rencontrer en fait l'acteur, il avait fait tout un spectacle sur le porno et donc voilà on était trois sexos. Une qui est infirmière. Celle qui a fait la formation en trois semaines répartie sur un mois, et moi. Donc on a un peu échangé sur nos pratiques, et puis moi j'ai demandé à celle qui était infirmière comment elle faisait par rapport aux prescriptions médicales, parce qu'il faut savoir qu'en sexo, par exemple, quand il y a un problème d'érection, le problème d'érection est peut-être le premier symptôme à du diabète, à un cancer. Et quand tout le monde dit qu'un cancer, il n'y a souvent pas de symptômes, ben en fait... les problèmes d'érection peuvent en être un. C'est pas rien d'avoir ça comme responsabilité. Quelqu'un vient nous voir, il a des problèmes d'érection, on sait, enfin, on est censé savoir ça. Et du coup, on va demander au médecin, parce que nous, on n'est pas médecin, donc on ne va pas prescrire des prises de sang, des bilans, etc. On va demander au médecin. Mais comme on n'est pas médecin, on n'est souvent pas... bien perçu et donc je demandais moi j'allais vraiment à tâton etc et je demandais à l'infirmière comment elle faisait enfin c'est la sexo qui infirmière qui a une formation de trois ans c'était un diplôme universitaire ou interuniversitaire j'ai demandé comment elle faisait avec les médecins elle m'a dit ah moi je m'en fiche je leur dis tout ce que j'ai besoin même s'ils le prennent mal je m'en fous de toute façon à la plupart ils savent pas ce qu'il faut prescrire dans ces moments là Et c'est le cas, je l'ai vu nombre de fois quand je ne disais pas tout ce dont j'avais besoin, la prise de sang elle revenait avec la moitié. Mais là, à ce moment-là, quand on a parlé de ce sujet, l'autre sexo qui avait fait une toute petite mini-formation, on l'a perdu. Elle s'est décomposée, il n'y avait plus personne. Alors que c'est quand même super important, ce sujet. Donc oui, la sexo, on est un carrefour entre plusieurs disciplines professionnelles. Et donc, à mon sens, ça me semble important d'avoir de certaines bases. Et ces certaines bases, elles ne vont pas forcément s'apprendre en juste quelques jours, juste quelques semaines, et même juste un an. Quand on voit dans... La formation que je propose, tout le contenu qu'il y a en trois ans, je vois pas comment on peut condenser plus. Et si on fait le parallèle avec la psychologie, psychologue, c'est cinq ans. Et encore, ils sont pas avec ce carrefour de ces connaissances médicales qu'il faut avoir sur l'anatomie, la physiologie, etc., des organes génitaux. Et nous, on veut condenser ça en un an ou en moins. Bref, continuons. Le piège, c'est ne pas savoir ce qu'on ne sait pas encore. Au début d'un apprentissage, certaines situations peuvent sembler plus simples qu'elles ne le sont. On commence à avoir des outils, on a envie de les utiliser, on commence à apprendre certaines problématiques, on a l'impression de savoir les accompagner. Et puis sur le terrain... Voir plus on avance et plus on découvre la complexité. Et du coup, ça va nécessiter de développer du discernement. Et oui, je pense que j'ai l'impression de le répéter souvent en ce moment, et je crois que j'en parlais dans l'épisode précédent. Quelqu'un qui vient pour un problème de désir, derrière, il peut y avoir des choses bien plus compliquées. Et ça va nécessiter de savoir accompagner aussi ces choses compliquées. Sinon, on ne fait pas notre boulot. Oui, on peut orienter. Et ça, il y a plein de sexos qui ont fait 15 ans de formation qui savent faire. Bon, et d'autres qui ne savent pas faire. Et qui pensent pouvoir accompagner des problématiques sans savoir les accompagner. Et puis si on rajoute le fait que c'est quand on a certaines méthodes d'accompagnement, certains outils entre guillemets, que ça avance mieux, et bien ça nécessite aussi de les apprendre. Et les apprendre, là c'est du temps de formation. Alors c'est sûr, on m'a déjà dit, ouais... Bah moi je ferais une formation en hypnose à côté. Ok. Vous savez combien coûte une formation en hypnose ? Et on m'a déjà dit que ma formation était chère ! Mais alors vous savez combien coûte une formation en hypnose ? La plupart du temps c'est bien plus cher. Sauf que dans ma formation, que certaines personnes me disent chère, t'as l'hypnose qui est inclue. Et t'as... Alors t'as pas tout l'hypnose mais... T'as bien plus puissant que l'hypnose en deuxième et troisième année. Et après, tu sais accompagner toutes les émotions, tous les traumas, ou quasiment tous. Les traumas complexes, quasiment tous. Donc après, c'est des choix, mais qu'on ne vienne pas me dire que ma formation est chère par contre. Et ça ne veut pas dire que moi je ne conseille pas de continuer à se former. Bien évidemment ! Et moi ce que j'invite mes élèves aussi, c'est en découvrant aussi différents courants de pensée, ben... C'est ensuite de voir qu'est-ce qui leur parle pour pouvoir se former sur ces courants de pensée par exemple. Ou bien je recommande par exemple d'aller encore plus loin par rapport au trauma complexe en se formant à la thérapie du lien des mondes relationnels. C'est celle-là que je recommande le plus pour poursuivre. Mais chacun est libre de choisir ce qu'il a envie de développer. Et puis certaines personnes vont peut-être... pousser la formation dans d'autres spécificités, je ne sais pas, l'oncosexologie. Et on va avoir envie de faire une formation bien plus poussée là-dessus, où justement Cécile Manchon, qui est intervenue plusieurs fois dans l'épisode, dans le podcast, je vous dirais, qui est une des intervenantes de la formation, elle, elle a fait une formation, je crois, d'un an sur la ménopause. Bon, voilà, tu te spécialises aussi dans un domaine qui te parle. Maintenant, autre question. Faut-il attendre 3 ans ? avant de commencer à pratiquer. Déjà, il y a une différence entre pratiquer dans le cadre de la formation, faire des mises en situation, s'entraîner, s'entraîner entre élèves, commencer éventuellement certaines expériences encadrées selon le cadre prévu, et se présenter comme professionnel pleinement formé. À mon sens, la pratique, elle est nécessaire pour apprendre, mais ça dépend quel type de pratique. et à quel moment, et en fonction de qui. Au fur et à mesure des années de formation, bien évidemment que les personnes vont acquérir plus, enfin en général, et je leur souhaite, plus de compétences, plus d'aisance. Et du coup, ça va dépendre vraiment de chacun. Donc par exemple, là, pendant le présentiel de cette année, il y a eu des mises en situation. Pendant le présentiel du parcours transformationnel, là, ils ont pratiqué encore plus, avec plus d'autonomie. À chaque fois, je suis là pour prendre le relais, pour recommander, pour conseiller. parce que c'est pas toujours évident au départ. Là, en ce moment, il y a des élèves qui s'entraînent entre eux aussi. Il y a quelqu'un qui vit des choses compliquées dans sa vie et qui est accompagné, mais en parallèle, il a demandé si d'autres élèves voulaient s'entraîner et pouvaient du coup l'accompagner. donc voilà on sait pas enfin je sais pas comment ça va être mais mais c'est avec les limites bien évidemment de chacun et en sachant qu'ils sont entre eux entre élèves et puis bien évidemment qu'en fonction des parcours de chacun en fonction de ce que je vois dans le présentiel et bien je vais il y en a certains où je vais me dire bah oui là si la personne elle se lance maintenant elle devrait être vraiment pas mal et en sachant plus que Si quelqu'un se lance alors qu'elle est en deuxième ou troisième année, il y a de la supervision, il y a un individuel pour ceux qui ont le parcours transformationnel, pendant les lives des fois on peut revenir un petit peu sur les situations, plus en troisième année qu'en deuxième année, mais on peut faire de la supervision de groupe surtout en troisième année. Et il y a d'autres personnes où je vais me dire, il ne faudrait surtout pas qu'elles se lancent là. Donc, pourquoi trois ans à l'EPSO ? Parce qu'il y a une répartition progressive des apprentissages. Là, on me demande dernièrement, on m'a demandé plusieurs fois, mais pourquoi les personnes, elles ne peuvent pas se lancer n'importe quand dans la formation ? Mais pourquoi tu ne ferais pas les présentiels en commun, comme ça, tu regroupes ? Voilà, c'est clair, en termes de business plan, je ne sais pas trop comment on dit ça, ce serait plus rentable pour moi. Et d'ailleurs, c'était le cas dans la formation que j'ai faite quand je me suis formée. Mais je peux vous dire que la qualité, ce n'est pas la même. Quelqu'un qui rentre n'importe quand... Alors, j'ai décidé, il y a eu un changement à ce niveau-là. Maintenant, sur les cours sur la plateforme, la personne qui s'inscrit en mai, elle aura déjà accès aux cours. Si elle a besoin de plus de temps, comme ça, ça lui permettra de commencer, etc. Mais par contre, la rentrée, elle se fait le 6 octobre. Et au 6 octobre, on va commencer à cheminer d'une certaine manière. Et tout ira crescendo. En fait, les lives, en tout cas les lives avec moi, ils sont prévus d'une certaine manière. Et on va aller en augmentant. et ces lives c'est un peu pour prendre du recul sur notre vision, sur notre manière d'être, etc. Et bien évidemment qu'on ne va pas faire la même chose en début de formation qu'en fin de première année. Et encore moins la même chose qu'en fin de troisième année. Donc bref, trois ans. Parce qu'il y a un temps, à mon avis, nécessaire pour acquérir les compétences, pour apprendre les outils, pour pratiquer, pour intégrer, pour travailler sur soi. pour lire des livres, pour recevoir des retours, pour gagner en finesse, pour rencontrer des situations différentes. Et donc forcément ça va évoluer entre la première, la deuxième, la troisième année. Franchement il y a des choses, des fois je me dis, oh là là, est-ce que je devrais répartir différemment pour donner encore moins cette impression que ouais, ils peuvent s'arrêter dès la première année. Parce qu'au début, là maintenant, ce que je fais c'est, on voit tout ce qui est dysfonction sexuelle en première année, on voit quelques outils, on voit l'hypnose. et d'autres méthodes d'accompagnement proches de l'hypnose. Et puis cette année, il y a deux personnes qui ont arrêté. L'une, je n'ai pas la réponse. Et l'autre, je veux dire, je ne sais pas pourquoi, elle dit que c'est pour une histoire de budget. Et voilà, je ne dirai rien parce que je ne veux pas parler sur ces personnes. Mais ça me questionne. Et donc, bref... Du coup, je me dis, bon, est-ce que je devrais répartir les choses différemment et faire que la moitié, par exemple, des dysfonctions sexuelles en première année, et puis faire l'autre moitié en deuxième année ? Et répartir des choses de deuxième année sur la première année. Bref, en tout cas pour l'instant, en première année c'est ça. En deuxième année, on a essentiellement en gros la thérapie de couple, la violence conjugale. Après il y a des choses où c'est pas encore sûr sûr de comment ça va être. Mais l'accompagnement des personnes LGBTQIA+, donc l'accompagnement des personnes trans aussi. Bref, voilà. Et en troisième année, on a tout ce qui est autour de la contraception, contraception naturelle aussi, tout ce qui est autour de la grossesse, de l'envie de grossesse, la sexualité autour de la grossesse, avant, pendant, après. Et puis il y a d'autres sujets comme l'oncosexologie, la sexologie quand il y a de la fibromyalgie, quand il y a des douleurs chroniques. Donc voilà, on va apprendre, et oui, puis en deuxième année en présentiel, on va apprendre pour accompagner les traumas simples, et en troisième année pour les traumas complexes. Et je le redis et redis et redis, les traumas simples, ce n'est pas forcément juste parce qu'on s'est fait frapper. C'est ou un viol. C'est aussi quelque chose de très courant. On va pouvoir l'accompagner en tout cas de la même manière. Peu importe si on va définir que c'est un trauma ou pas, mais c'est quelque chose, je sais pas, moi, on va l'accompagner, j'ai peur de plus avoir d'érection. On va l'accompagner de la même manière, où un jour j'ai éjaculé trop vite et ma partenaire, elle m'a fait une remarque, et ben on va l'accompagner de la même manière. Et trauma complexe, et ben, c'est pas forcément quelqu'un qui s'est fait maltraiter toute sa vie, mais ça peut être quelqu'un dont les relations avec les parents étaient un peu... étaient particuliers, il y avait des remarques régulièrement, etc. Ça peut s'accompagner de cette manière-là. Donc voilà, il y a tellement de choses à apprendre. Surtout si, en plus, après on veut avoir des accompagnants, où on va pouvoir accompagner les personnes de façon efficace. On est sur de la thérapie brève, donc quelques séances. Et attention, thérapie brève ne veut pas dire un rendez-vous. Il ne veut pas dire deux ni trois. Mais voilà, entre 5-6 jusqu'à 2 ans. Et donc pourquoi j'ai décidé aujourd'hui ce changement qui était de pouvoir s'inscrire à l'année avant et de décider ensuite si on poursuit ou pas. Eh bien avant ça me semblait plus souple de faire comme ça. Ça me semblait finalement moins engageant financièrement, personnellement. Peut-être rassurant pour les élèves, mais ma prise de conscience, ça a été que, en fait, la formation est proposée sur trois ans et pas sur l'idée que, ouais, je teste et puis voilà, si ça me plaît, on verra, non, Et puis au pire, je pourrais m'installer au bout d'un an, voilà. Et du coup, malgré moi, cette possibilité de s'inscrire année après année, enfin, année par année, ça pouvait peut-être envoyer aussi un autre message. que je n'avais pas forcément envie d'envoyer. Enfin, pas du tout même. Et peut-être que certaines personnes considéraient que cette première année, c'était une formation comme autonome, comme suffisante, qu'à elle seule, c'était suffisant. Sauf que ça, ce n'est pas cohérent avec ma perception et de la formation et de la pratique après professionnelle et de ce qu'on... De ce qui, à mon sens, on se doit vis-à-vis des patients. Je ne sais pas trop comment l'expliquer. Moi, vis-à-vis de mes patients, je me dois d'être formée, je me dois de faire un travail sur moi. Et donc ça passe pas par le fait de faire une petite formation d'un an. Bref, voilà. Mon idée c'est qu'aujourd'hui, je ne souhaite plus proposer un parcours de formation dont on peut sortir au bout d'un an, considérant qu'on a terminé la formation. Parce que, en fait, et si j'ai... Et si j'ai fait ce choix, c'est parce que j'estime que j'ai cette responsabilité en tant que formatrice, en tant que responsable de cette formation. Et cette décision, bien évidemment qu'il y a aussi un côté organisation derrière, bien évidemment qu'il y a un côté économique, mais en vrai, le pire, c'est que je ne pense même pas à ça en premier. Et dans le côté organisation, bah oui, là, cette année, enfin les... La deuxième année, pour ceux qui étaient en première année, ils ne vont pas être beaucoup. Donc c'est clair que rentable, déjà que ça ne l'était pas pour la première année, ça va l'être encore moins. Mais en fait, ce qui se pose pour moi surtout... C'est ça qui est ouf, c'est que je pense en priorité aux patients, aux personnes qui prendront rendez-vous. À mon sens, j'ai une responsabilité là-dedans. Parce que quand je forme quelqu'un, j'ai la responsabilité... C'est embrouillé, je ne sais pas comment expliquer, mais à mon sens, j'ai la responsabilité que les personnes que je forme soient bien formées. Donc bien évidemment que je ne serai pas responsable de tout. Et à un moment donné, pour moi, c'est compliqué de me dire « Waouh, si cette personne n'est pas compétente, ok, elle a la théorie, mais en soi elle n'est pas compétente. » Pour moi c'est très compliqué de me dire, je vais lui dire « Non mais là, tu vas devoir repliquer ton année par exemple. » Mais bon, à mon sens j'ai cette responsabilité là quand même, même si c'est difficile. Et du coup, j'ai cette responsabilité-là s'il y a des élèves qui estiment qu'ils peuvent s'installer dès la première année, alors qu'en soi, ils ne sont pas compétents. Et je ne sais pas ce qu'elles vont dire aux personnes qu'elles vont accompagner non plus, en plus. Donc voilà, tout ça, ça m'a fait me poser pas mal de questions. Et ça a fait que j'ai pris cette décision aujourd'hui, que l'engagement se prend dès le départ. sur les trois années de formation. Et je ne dis pas que si la personne, j'en sais rien, elle a des problèmes de santé, etc., oui, on pourra en parler, pour que la formation soit suspendue, par exemple, enfin, comme on dit suspendue, je ne sais pas si c'est le bon terme, mise de côté pendant un an, deux ans, j'en sais rien. Mais la personne, elle s'engage dès le départ, par contre. Donc bien évidemment que s'engager sur trois ans, pour les élèves aussi, ça signifie quelque chose. Je sais que c'est pas anodin qu'il y ait un engagement qui est financier, qu'il y ait un engagement qui est en termes de temps, personnel, professionnel. Et encore là, j'ai échangé avec plusieurs personnes, il y a plusieurs personnes qui me racontaient leur formation, c'était sur 5 ans. Là c'est 3. Pour l'instant en tout cas, je sais pas, peut-être qu'un jour je vais changer d'avis. Et du coup, voilà. Aujourd'hui j'ai... C'est ça que j'ai envie de transmettre aux personnes, c'est qu'elles sachent que oui, elles entrent dans un véritable parcours de formation. Et au-delà de parcours de formation, souvent ça va aussi être un parcours de soi-même, de cheminement personnel on va dire. Et oui, c'est sûr que là les personnes elles vont plus acheter une formation en se disant je fais la première année et je vois si ça me plaît ou pas, c'est sûr. C'est sûr que peut-être qu'elles auront besoin de plus de certitude que ça peut le faire avec moi parce que oui je reste, même s'il y a d'autres formateurs. Je reste l'intervenante principale. C'est sûr que oui, ça peut faire d'autant plus peur de s'engager là-dedans. Je ne passe pas à la télé. Je ne suis pas VIP. Non, ce n'est pas VIP, ce n'est pas le bon terme. Je ne suis pas une star. Et je sais que certaines personnes ont très envie de se former avec une star. D'ailleurs, voilà, j'ai eu une stagiaire qui voulait se former avec une personne qui passait à la télé. J'avais été voir son programme et voilà. J'en sais rien. Franchement, je ne sais pas ce que ça vaut comme formation. Et ça m'a fait rire quand il y avait écrit... Enfin non, c'est surtout la stagiaire qui me dit « Ouais, il y aura des cas concrets. » C'est écrit et tout. C'est ça qui me plaît dans sa formation. Et puis oui, il y avait écrit deux cas concrets à chaque fois. Et j'étais là « Mais punaise, mais moi, des cas concrets, ce n'est pas que deux à chaque fois ? » C'est tellement logique, il y en a plein. Et puis de la pratique, c'est ça aussi surtout. Il y aura de la pratique. Bref, les personnes devront aussi se poser des questions. Oui, est-ce que c'est vraiment le métier vers lequel je veux aller ? Est-ce que cette école, c'est vraiment dans celle-là que je veux me former ? Est-ce que j'adhère à cette manière d'accompagner ? Est-ce que je suis prête à consacrer trois années à cet apprentissage ? Et en fait, c'est oui, c'est parce que... Parce qu'il y a toutes ces questions-là que j'ai un podcast, c'est parce qu'il y a toutes ces questions-là que j'ai proposé de la supervision sexo tout l'été, gratuitement, et personne, ça leur permet de voir un peu qui je suis, comment je fonctionne, ma manière de voir les choses, etc. Et puis bon, ça veut aussi dire qu'il y a un engagement réciproque, ça veut dire que l'élève, oui, il s'engage dans son parcours, mais l'école aussi s'engage à accompagner la personne pendant son parcours. Bon, ce qui n'empêche qu'à un moment donné, si la personne n'est vraiment pas compétente, je peux lui dire, bon bah là, il va falloir vraiment que tu perdes le parcours transformationnel si ce n'était pas le cas. Et puis d'ailleurs, c'est quelque chose que j'ai aussi changé dans les contrats, que je peux imposer. Je n'impose pas le travail personnel parce qu'à mon sens, de toute façon, si c'est imposé, ce n'est pas ça qui va le mieux marcher. Mais à un moment donné, je peux l'imposer. Enfin, je dis je, mais ce sera l'équipe pédagogique. Et j'ai hâte aussi que la formation, que l'école ait... Et plus de budget, et pour qu'on soit plusieurs, pour prendre les décisions en équipe et pas juste moi. Bref, petit à petit, il y aura d'autres changements. Et ça va évoluer bien évidemment, parce que tout bouge. Donc oui, c'est une formation de 3 ans, mais est-ce qu'on est forcément compétent au bout de 3 ans ? Non, non plus. On n'en sait rien. Mon propos, c'est pas de dire 1 an égal incompétent, 3 ans égal compétent. Non, c'est pas... C'est pas une histoire de durée. La durée, elle, ne suffit pas elle seule. Deux personnes peuvent suivre exactement la même formation et elles vont évoluer totalement différemment. L'importance, elle, va être au niveau de l'investissement, au niveau de la pratique, au niveau de la posture, au niveau du travail personnel, au niveau de l'intégration aussi des choses, des capacités à recevoir des retours aussi, à s'ajuster vis-à-vis de ces retours. Bref, voilà. La formation, ce n'est pas que de la théorie. La formation, ce n'est pas que d'être présent en cours pendant les trois ans. Mais c'est ce qui est réellement acquis au terme de ce parcours et acquis dans sa posture, dans sa manière d'être aussi. Et pas que dans la théorie. Et en conclusion, on va aller sur la conclusion. La compétence, ce n'est pas juste le certificat non plus. Il n'y a pas un truc magique là. qu'à la fin de la formation, on a le certificat et on est compétent, etc. On va continuer à apprendre après sa formation. On va continuer à rencontrer des situations nouvelles. On va continuer à se questionner. Et à l'inverse, ça ne veut pas non plus dire qu'on peut commencer avec quelques connaissances et puis considérer que de toute façon, on apprendra sur le terrain après. Et ça va être de trouver un équilibre entre accepter d'être débutant pratiquer pour apprendre et ne pas prendre une responsabilité professionnelle pour laquelle on n'est pas encore suffisamment compétent. Et donc ma vision, après ces trois années de formation, c'est que je n'ai pas pour objectif que les thérapeutes y pensent tout savoir. J'espère qu'ils ne le penseront pas. Encore moins avec un an du coup. Par contre, j'espère former des thérapeutes suffisamment compétents pour savoir. réfléchir à ce qu'ils font et suffisamment conscients aussi de la complexité de leur métier pour continuer à apprendre. C'est pas beau ça comme conclusion ? Je fais des belles phrases des fois. Et moi aussi, je continue d'apprendre et je continue, vous voyez là, j'ai modifié les choses, je continue à faire un travail sur moi, comme je vous l'ai dit, je dois travailler sur moi encore pour assumer que on s'engage sur tout. 3 ans, avoir confiance que oui il y a des gens qui ont envie, qui sont prêts à s'engager sur 3 ans parce que oui, pour moi c'est un défi c'est peut-être plus facile de trouver des gens qui veulent s'inscrire pour un an que des gens qui veulent s'inscrire directement pour 3 ans et du coup ça fait flipper, et oui ça fait flipper parce que déjà cette première année la formation elle ne vivait pas, enfin du coup en l'occurrence c'est moi qui n'étais pas rémunérée donc oui, j'espère cette année pouvoir me rémunérer J'aimerais aussi pouvoir mieux rémunérer les intervenants extérieurs. Là, j'ai eu des personnes en or parce qu'elles ont accepté une rémunération qui, à mon sens, n'est pas suffisamment élevée, mais qui, en vrai, est plus élevée que d'autres écoles, est plus élevée que même l'IFSI qui me proposait des clopinettes. Mais pour moi, ça ne me semble toujours pas suffisant parce que quand on paye un intervenant, je sais que c'est du travail derrière. Donc voilà. j'aimerais les rémunérer plus et il y en a aussi qui ont je souhaite vraiment leur remercier les remercier qui ont qui m'ont dit non tu ne vas pas me payer c'est pour te soutenir dans ton projet et voilà en fait ça m'émeut je trouve ça tellement chouette et je ne les remercierai jamais assez pour ça et donc oui Oui, voilà, voilà, je reviens à mes moutons. C'est un challenge aussi d'assumer et de prendre cette décision-là. Mais oui, voilà, c'est ça. Je disais que... Pardon. J'aurais mieux fait de finir sur ma belle phrase de tout à l'heure. Je disais que oui, moi aussi j'apprends tout le temps. Et moi aussi je continue de me former. Et voilà. Et en fait, c'est juste tellement important, tellement primordial. Et j'espère former des personnes qui ont aussi cette fibre-là, qui considèrent pas qu'ils sont totalement compétents à la fin non plus de ces trois années. Donc voilà, je vous informe qu'il y aura une autre supervision sexo, une dernière supervision sexo avant la rentrée. Donc elle sera le 22 septembre, cette fois-ci elle sera de 19h à 21h, pendant deux heures. Si vous arrivez qu'à 21h, ça joue aussi. Non, non, je veux dire, si vous arrivez, pardon, à 20h, ça joue aussi. Donc la supervision sexo, elle est pour toute personne qui se pose des questions sur le fait de s'inscrire dans la formation. Pour voir un petit peu comment je fonctionne, comment j'accompagne, comment j'accompagne, je veux dire, et les patients, mais et les personnes qui ont des questionnements concernant des situations. Parce que la supervision sexo, elle est aussi pour des professionnels qui sont dans l'accompagnement, dans le social, dans le soin, paramédical, psy, coach, etc. Et pour qui le sujet de la sexualité est venu dans leur rendez-vous et qu'ils voudraient avoir des infos de comment accompagner. Voilà, donc c'est... Un rendez-vous de deux heures et la dernière demi-heure sera consacrée pour expliquer un petit peu plus sur la formation. Voilà, et on se retrouve mercredi prochain pour un prochain épisode. Et puis je vous rappelle aussi que la formation, les inscriptions pour la formation sont aussi en cours. C'est possible de candidater, de prendre du coup rendez-vous avec Sandrine pour candidater et aussi pour voir avec elle si vous avez des questions. concernant la formation. Voilà. Et on se dit à mercredi prochain pour un prochain épisode. Attendez, attendez. Mercredi prochain, ce sera... Ce sera... le centième épisode du podcast Psychosexo. Voilà. Eh, c'est pas rien, ça se fête. Donc, il y aura un petit épisode spécial. Et bref, on se retrouve donc mercredi prochain pour le centième épisode. A tout bientôt et je vous souhaite une bonne journée, bonne soirée ou bonne nuit en fonction de quand vous m'écoutez.