- #Enora Teyssendier
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Alors aujourd'hui j'ai l'agent d'accueillir Sabrina Leroy qui est psychologue, sexologue et thérapeute de couple et on va parler de la théorie de l'attachement. Bonjour Sabrina.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Bonjour Enora.
- #Enora Teyssendier
Donc pour faire une légère introduction avec Sabrina, on s'est rencontré en formation de sexo mais je crois on a dû faire qu'une année il me semble ensemble.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui.
- #Enora Teyssendier
Et puis, donc, Sabrina faisait ses études de psycho en même temps. Bref, moi, j'ai poursuivi. Elle a dû arrêter et repris après. Mais voilà, on s'est rencontrées, en tout cas, dans ce cadre-là. Il me semble que c'était pour ma première année de formation en sexo.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Sur les bancs de l'école.
- #Enora Teyssendier
Qui était plutôt des sièges ou des fauteuils. Bon, je te laisse te présenter Sabrina, du coup.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Eh bien, bonjour. Je m'appelle Sabrina Leroy, je suis sexologue et thérapeute de couple et je me suis spécialisée dans les troubles de l'attachement. Donc, mon métier, c'est d'accompagner les individus et les couples à surmonter leurs difficultés, que ce soit dans leur vie affective et dans leur vie sexuelle.
- #Enora Teyssendier
Et tu travailles qu'en libéral ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Je travaille qu'en libéral pour le moment. que je reçois en consultation.
- #Enora Teyssendier
Bon, et puis avec d'autres projets annexes ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Je me censure. Tant que ce n'est pas fait. Mais oui, pour le moment, en tout cas, c'est principalement du libéral. Et heureusement, notre métier nous permet de développer plein d'autres activités. Donc, on verra la suite.
- #Enora Teyssendier
Oui, mais il y a quand même une chaîne YouTube en préparation.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Elle dit tout. Tu m'en fais pas raison.
- #Enora Teyssendier
Mais quand même, il faut bien qu'il y ait des futurs auditeurs à ta chaîne quand elle ouvrira. Elle n'a pas encore ouvert.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
C'est ça, mais tu sais, j'aime pas trop vendre la peau de l'ours avant de l'avoir trouvée. Pour pas dire tuée.
- #Enora Teyssendier
Est-ce qu'il y a autre chose que tu veux dire ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Non, non.
- #Enora Teyssendier
Donc si on en vient à la théorie de l'attachement, du coup, est-ce que tu peux nous dire déjà de quoi on parle ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Alors, quand on fait référence à la théorie de l'attachement, généralement on parle de la théorie qui a été développée par John Bowlby, donc dans les années 50-80, qui est une théorie psychologique et biologique qui explique finalement comment les humains recherchent la proximité d'une figure rassurante. en cas de détresse émotionnelle ou détresse physique. D'ailleurs, aujourd'hui, on parle plutôt de sciences de l'attachement, qui s'intéressent de manière globale à comment les humains tissent des liens entre eux. Et on parle de sciences de l'attachement parce qu'aujourd'hui, il y a un certain nombre d'études scientifiques qui font qu'on peut affiner notre compréhension des processus et des mécanismes psychologiques. Après, il y a quand même une notion que j'aime bien déconstruire quand je présente la théorie de l'attachement. C'est que quand j'ai commencé personnellement à travailler sur le sujet, la première chose qu'il a fallu désapprendre de mon côté, c'est le mot lui-même « attachement » . Parce qu'en français, ça sonne un peu comme « affection » . On imagine des câlins, de la tendresse, de l'amour. Donc, ça en fait partie. mais c'est pas... pas vraiment de ça dont on parle. On parle plutôt d'un système de survie. Et donc, la différence, c'est que quand on parle de théorie de l'attachement, on ne parle pas explicitement d'un besoin d'amour, mais plutôt d'un besoin de sécurité, dans le sens où on peut aimer profondément quelqu'un, mais jamais se sentir en sécurité avec lui, finalement.
- #Enora Teyssendier
C'est drôle, moi, je ne l'ai jamais perçu comme tu disais, tu vois. Enfin, comme le côté câlin, etc. Moi, dans ma tête, mais c'est vrai que maintenant que tu le dis, théorie de l'attachement, enfin, je ne sais pas, c'est devenu... Et même, tu as utilisé une autre manière, science de l'attachement. Dans ma tête, c'est tellement ancré depuis longtemps. Mais par contre, c'est vrai que je pense vraiment à quelle sécurité il y a, en fait.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui, c'est ça. mais quand j'en parle à des personnes qui ne sont pas forcément dans le domaine. La théorie de l'attachement, on va imaginer comment les gens aiment, s'attachent. Il y a un peu de ça, ça en fait partie. Mais en réalité, on cherche surtout à comprendre les stratégies qui permettent de se sentir en sécurité dans le lien. Et je trouve ça important de le préciser.
- #Enora Teyssendier
Trop bien. Je ne savais pas du tout que les gens percevaient les choses d'une autre manière. Et alors du coup... Et c'est quoi alors ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
C'est-à-dire ?
- #Enora Teyssendier
Quand on parle de science de l'attachement, ou moi ce que je disais, théorie de l'attachement, de quoi on parle en fait, concrètement ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Alors, comment elle se construit, tu veux dire ?
- #Enora Teyssendier
Alors, si tu veux. Du coup, j'imagine que j'aurai ma réponse au fur et à mesure. Alors, comment ça se construit ? Dans l'enfance et... Ouais. comment ça se construit ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Il faut partir du principe que le besoin de s'attacher, c'est un besoin primaire et inné qui est aussi important que la soif, la faim, parce que c'est lié à la survie de l'individu. C'est important parce qu'en tant qu'être humain, nous sommes les mammifères les plus vulnérables à la naissance du règne animal et que du coup, notre survie, elle dépend de la bête. protection et des soins des adultes. Donc, c'est ça l'attachement finalement, c'est à la fois rechercher, c'est un besoin primaire qui nous permet de rechercher la proximité et le soin et la protection d'adultes qui vont s'occuper de nous, que j'appelle figure rassurante, mais dans la théorie on appelle ces personnes des figures d'attachement. Et alors, comment se construit l'attachement ? En fait, il se construit par répétition. C'est-à-dire que c'est des milliers de micro-moments où le bébé signale un besoin, l'adulte répond, ou pas d'ailleurs, et de la régularité de ses réponses, l'enfant va tirer une conclusion sur deux questions. Est-ce que je vaux la peine qu'on vienne prendre soin de moi ? Et est-ce que l'autre viendra ? Ces interactions vont dessiner progressivement une carte intérieure du monde relationnel. Et du coup, on comprend qu'en fonction de comment ce besoin de soutien ou de soin, qu'on appelle caregiving, en fonction de comment ce besoin a été accueilli quand on était petit, on va intérioriser une sorte de manuel intérieur qui répond à la question de sur qui je peux compter quand je vais mal. Après... À quoi ça sert dans le développement d'une personne ? Il y a trois fonctions principales à l'attachement. Le premier, c'est d'apprendre à réguler ses émotions, dans le sens où, comme je disais, quand un enfant a un besoin physique ou émotionnel à combler, il va le signaler à ses figures d'attachement, donc encore une fois, souvent les adultes qui s'occupent de lui. On dit que le système d'attachement s'active quand le besoin n'est pas comblé. En fait, tout son cerveau et son système nerveux est occupé par la recherche de la proximité et de l'attention de l'adulte. Une fois que le besoin est satisfait, on dit que le système d'attachement se désactive. Et de manière générale, on sait qu'une fois que le système d'attachement s'est désactivé, il y a un sentiment de sécurité qui est ressenti par l'enfant. Du coup, c'est grâce à ce sentiment de sécurité que la deuxième fonction de l'attachement peut s'activer, qui est le système d'exploration. Et donc, moi, j'aime bien dire, c'est oser explorer son environnement. Ce que j'aime bien dans cette deuxième fonction, c'est qu'elle est un peu contre-intuitive, dans le sens où plus un enfant est sécurisé, plus il va s'éloigner de sa base ou de ses figures d'attachement. pour développer des nouvelles compétences et explorer son environnement. Du coup, on comprend que la sécurité, contrairement à ce qu'on pense, elle ne rend pas dépendante de l'adulte, de la figure d'attachement, mais au contraire, elle libère, elle pousse à l'aventure, à l'exploration. Donc, pour résumer, déjà les deux premières fonctions principales de l'attachement, c'est de comprendre que c'est un système comportemental qui est façonnée par l'évolution au même titre que la faim et la peur, qui a un objectif très simple, c'est de maintenir le petit humain à proximité de l'adulte protecteur et que l'idée c'est de pouvoir aider à la survie de cet être vulnérable. Après, j'aime bien utiliser l'image que ce système fonctionne comme un thermostat, dans le sens où quand tout va bien, il est fermé, l'enfant explore, il joue, il s'éloigne de ses figures d'attachement. Et dès qu'il y a une menace, un bruit, un inconnu, la fatigue, la maladie, alors le thermostat s'allume et il y a un comportement qui devient prioritaire, c'est retrouver sa figure d'attachement. Ça, c'est les deux premières fonctions. La troisième fonction qu'on connaît, c'est le fait d'écrire ce manuel, cette carte intérieure du monde relationnel. Bolby parlait de modèles internes opérants, qui sont finalement des représentations automatiques sur soi, est-ce que je mérite qu'on vienne, et des attentes comportementales sur les adultes, est-ce que quelqu'un va venir finalement. Ce manuel, il est composé de représentations et d'attentes qu'on a écrites quand on est enfant, mais il nous suit aussi dans nos relations adultes, que les réponses et les représentations soient fonctionnelles ou dysfonctionnelles d'ailleurs.
- #Enora Teyssendier
Et alors, en fonction de ce qu'on a vécu quand on est enfant, eh bien, on va développer ce qu'on appelle des types d'attachements. Tu me diras si c'est bien juste ce que je dis. Il y a plusieurs types d'attachements qui se sont développés au fur et à mesure de ce qu'on a vécu. Est-ce que tu peux en parler ? Oui,
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
on parle du terme, en effet, c'est style d'attachement. Aujourd'hui, on préfère parler plutôt de stratégie d'attachement. Mais globalement, ce sont quatre types de réponses différentes à une même question, qui est « qu'est-ce que je fais de ma détresse quand j'ai besoin de quelqu'un ? » Donc, encore une fois, comme on l'a compris, c'est une interaction entre individu et autrui, enfant et parent, mais plus tard, ce sera individu et partenaire, par exemple, on va l'évoquer. Mais du coup, par exemple, si on se concentre vraiment sur la période de l'enfance, Si l'adulte a répondu de façon fiable aux sollicitations et aux demandes de l'enfant, l'enfant va comprendre qu'il peut demander de l'aide. Et donc là, c'est ce qu'on appelle la stratégie d'attachement sécure. Après, il y a trois stratégies qualifiées d'insécures, où là, ça dépend justement des réponses de l'adulte. Par exemple, si l'adulte a répondu de façon imprévisible, tantôt sur protection et tantôt distance, là, l'enfant, ce qu'il va apprendre, c'est à insister très fort pour que son besoin soit comblé. Et donc là, on parle de stratégie d'attachement anxieuse. Si au contraire, l'adulte a passé beaucoup de temps à repousser l'enfant, l'enfant va apprendre à ne plus demander, à compter que sur lui-même. Et donc, on va parler de stratégie d'attachement évitante. Il y a un quatrième style d'attachement ou stratégie d'attachement. Au début, on ne parlait que des trois dans la théorie. Et puis, le quatrième est apparu. C'est quand l'adulte est lui-même, finalement, la source de la peur, de la menace. Et donc là, l'enfant apprend... n'apprend pas justement de stratégies cohérentes, parce qu'à la fois, on l'a compris, il a besoin du caregiving, donc il a besoin de faire appel aux adultes pour satisfaire ses besoins, mais en même temps, l'adulte n'est pas toujours fiable, voire parfois il est dangereux, et donc c'est ce qu'on appelle une stratégie d'attachement désorganisée qui peut souvent emprunter des réactions tantôt anxieuses, tantôt évitantes. Après, c'est vrai que j'aimerais quand même préciser quelque chose, c'est que désorganiser, ça ne veut pas automatiquement dire maltraitance. Ça, on le voit un peu partout. On observe cette configuration chez des parents aimants, mais qui ont eux-mêmes traversé un deuil, un trauma qui n'a pas été résolu quand l'enfant était petit. Et donc, sans le vouloir et sans le savoir, ils vont transmettre cette stratégie désorganisée. Là, on parle de type, de stratégie et de comment on interagit avec... avec l'adulte ou comment les adultes ont interagi avec l'enfant, il faut quand même préciser que ce n'est pas un défaut. Ces quatre solutions, elles sont dépendantes d'un environnement, elles étaient optimales sur le moment. Donc, ce n'est pas un problème. Il ne faut pas voir ça comme une critique ou quelque chose de péjoratif. Je pense notamment au niveau des termes anxieux, évitant. Enfin, voilà, on peut se dire, est-ce que c'est bien ? Si je ne suis pas sûre, c'est une adaptation. On ne contrôle pas, il n'y a pas de fautif. En soi, c'était plutôt adapté. Le problème de la stratégie, c'est plutôt quand elle continue à tourner 30 ans après, quand on est dans un autre environnement qui n'a plus rien à voir. Et donc là, ça a créé des blocages pour les personnes, en fait, dans leur vie, dans leur évolution.
- #Enora Teyssendier
Ça me fait penser que quand j'étais en école d'éduc, j'ai une tante qui est psychologue. au final elle a Jamais travaillé dans ce domaine, mais en école d'éduc, elle a pris du temps pour m'expliquer mieux certaines choses et notamment la théorie de l'attachement. Et elle m'avait dit qu'elle pensait que je devais avoir un attachement évitant et je l'avais pris comme une insulte quoi. Et une insulte vis-à-vis de mes parents aussi. Parce que c'est ce que tu disais, tu vois, mes parents ils sont pas maltraitants, comment tu peux genre dire que mes parents... Et en plus, mes parents, je pense qu'ils devaient vraiment répondre aux besoins. Tu vois, si je pleurais ou quoi, je pense qu'il y avait vraiment cette présence qui était là. Mais il y a d'autres choses qui se jouaient, je pense, sur d'autres plans. Je ne sais pas exactement quoi. Je n'ai jamais cherché plus que ça. Mais je ne sais pas, mon père, il avait un côté haut potentiel. Il a pris dans les bras uniquement quand j'étais tout bébé. Et puis après, encore en 10 ans, il ne pouvait plus prendre dans les bras. Et puis, des difficultés dans les interactions sociales, des trucs un peu... Et puis des choses, des fonctionnements de pensée des fois un peu bizarres. Et donc, lui, il pensait... Je suis la première. Il pensait que tout son savoir, je l'avais déjà acquis parce que j'étais sa fille, en fait. Alors que j'étais toute petite. Et donc dans sa manière de faire, il pouvait finalement me laisser beaucoup d'autonomie en pensant que c'est des choses que je devais savoir.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
C'était inné quoi.
- #Enora Teyssendier
Oui, c'est inné. Donc pour donner un exemple, parce que c'est peut-être abstrait, mais on m'a raconté qu'un jour j'apprenais tout juste à marcher. Je n'ai pas levé le pied assez haut sur la marche et du coup je suis tombée. Et mon père m'a dit, mais enfin Enora, voyons. t'as pas calculé la hauteur ? Non, non, non, il est parti dans des explications mathématiques. Ma mère lui dit, mais n'importe quoi, tu peux pas dire ça à une enfant de deux ans. Donc peut-être que tu vois, il y a des choses qui viennent de ce truc où on m'a laissé explorer, où justement on m'a poussé peut-être justement à explorer, à faire ma vie, à être autonome, etc. ou qui ont eu des répercussions après, plus tard. Mais pourtant, il n'y avait pas de malprétence ou quoi que ce soit.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui, c'est ça. Et puis, en fait, ça dépend vraiment aussi de la maturité émotionnelle des adultes. Quand tu décris ton père, finalement, il a été aimant. Il t'aimait. Mais par contre, peut-être que pour lui, ces choses-là, tu les savais. Et donc, il n'y avait pas besoin de repasser beaucoup de temps à ta compagnie. accompagné, à t'expliquer les choses. On voit aussi dans nos sociétés des influences sociétales. Par exemple, on a des parents qui sont pris sur leur portable, qui ont, avec le télétravail par exemple, qui ont beaucoup de travail à la maison et qui parfois, quand l'enfant cherche la connexions sont indisponibles et donc l'enfant finit par se dire tiens... je dois me débrouiller tout seul. Donc, ça peut avoir une tendance au développement, par exemple, là, d'un attachement évitant.
- #Enora Teyssendier
Mais...
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Pardon. Ouais,
- #Enora Teyssendier
là, on était aussi là-dedans. Il est agriculteur, mais il faisait de la comptabilité. Donc, à l'époque, il n'y avait pas les téléphones, mais nous, on a eu un ordinateur très tôt parce qu'il travaillait dessus. Et donc, oui, il y avait vraiment ce côté-là aussi, comme tu dis.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui, j'ai quand même à dire, parce que je trouve que ça met beaucoup de pression sur les parents à toujours, du coup, devoir être parfait, répondre aux besoins au tac au tac de l'enfant, etc. Bon, déjà, on fait du mieux qu'on peut avec les ressources qu'on a. Et qu'en réalité, l'attachement, comme je l'ai dit, c'est une construction progressive qui est par répétition, en fait. Donc, ce n'est pas parce qu'une fois tu as priorisé l'écriture d'un mail et que ton enfant t'a donné son jeu, mais que tu ne peux pas y répondre, que ça y est, là, ton enfant va devenir évitant. C'est beaucoup plus diffus. Il peut peut-être sûrement dire, « Ah, OK, maman ou papa n'est pas disponible. » On va voir un peu comment il réagit avec cette information. Mais il peut aussi, après, avoir ce qu'on appelle des expériences correctrices. qui le réassure en se disant là, en fait, papa, maman jouent avec moi et donc je sais que c'est des personnes sur qui je peux compter tant pour m'éveiller que aussi pour me protéger. Donc voilà, c'est pas une action, un attachement, enfin, plus complexe.
- #Enora Teyssendier
Heureusement quand même.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui, mais ça amène quand même beaucoup de pression parfois.
- #Enora Teyssendier
Et puis... Et puis bon, après on peut aussi évoluer dans la vie, faire un travail sur soi.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui, tout à fait, se sécuriser.
- #Enora Teyssendier
C'est ça, c'est ça. Effectivement, le côté évitant, je pense que oui, ma tante pouvait avoir raison à cette période, mais voilà, je ne pense plus avoir ces mécanismes-là, ou du moins beaucoup moins. Mais c'est intéressant, j'apprends des choses sur moi du coup. Enfin, où je comprends un peu mieux, du moins.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui, on n'a pas non plus un déterminisme. Ça peut changer. En effet, comme tu dis, on n'a pas tout le temps les mêmes réactions. Je veux dire, ce n'est pas monolithique, ce n'est pas un bloc. Tiens, là, tu es évident, tu le seras pour toute ta vie. Ça peut quand même évoluer.
- #Enora Teyssendier
Alors, du coup, justement, est-ce qu'une personne... possède juste une stratégie d'attachement ou est-ce qu'elle peut réagir différemment en fonction des relations ou en fonction des périodes de sa vie ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
En fait, les deux. Dans le sens où on a une tendance générale qui est assez stable quand même, mais il y a des variations réelles selon la personne en face de toi et le moment de vie. Dans le sens où tu as trois raisons de variés de comportements, enfin de stratégies. La première, c'est la personne en face de toi. Disons que nos modèles internes, ils sont organisés en couches. Tu vas avoir un modèle principal, des modèles par domaine, du genre comment tu réagis avec ton père, tes amis, tes partenaires, et aussi des modèles propres à chaque relation. Pour vraiment illustrer ça, c'est... On peut très bien se sentir sereine, sécure avec sa meilleure amie et être complètement désorganisée avec une ou un partenaire affectif. Ce n'est pas incohérent, c'est le fonctionnement normal du système. Donc ça, c'est une des premières raisons pour lesquelles tu peux changer, entre guillemets, ou adopter un autre système d'attachement. Après, tu as aussi l'état du système d'attachement. que... Le style d'attachement, c'est quelque chose qui est invisible quand tout va bien. J'ai parlé d'activation quand il y a une détresse, quand la vie nous bouscule finalement. Mais quand tout va bien, il est invisible, il ne se manifeste que quand le système s'active. Et donc, c'est pour ça aussi que parfois, les six premiers mois d'une relation affective, on ne voit pas le style d'attachement. En fait, le système ne s'est pas toujours activé au début. Et puis après, on se dit « Ah, mais en fait, au début, il n'y avait pas de jalousie. Et maintenant, il y a énormément de jalousie. » Oui, mais ça dépend de l'état du système à l'instant T, en fait. La troisième raison pour laquelle tu peux changer, enfin, il y a une variation de ta stratégie d'attachement, c'est la période de ta vie. En fait, il y a... Il y a deux connaissances, il y a un double message en fait dans la recherche. Il y a le premier message qui est stabilité, attachement-stabilité, ou concrètement les études longitudinales qui prennent des individus. très jeunes qui déterminent leur cil attachement avec la situation étrange de Marianne Swartz, quand ils font passer plus tard, quand ils sont adultes, une échelle pour déterminer leur cil attachement, on observe qu'il y a environ 72% qui ont la même classification, sécure, insécure. Donc, c'est quand même plus de la majorité. C'est pour ça qu'on dit que le cil attachement est stable tout de même. Mais... Il y a quand même, du coup, des personnes pour qui ça a changé. Et ce changement, parfois, il peut être la conséquence d'un épisode, d'un événement majeur, d'un événement de vie majeur qui a été traversé. Je parle, par exemple, de la perte d'un parent, un divorce, une maladie grave, un trouble psychiatrique du parent, de la maltraitance, qui fait que peut-être qu'à... Entre 12 et 18 mois, tu avais un style d'attachement. Et en fait, quand on te refait passer l'échelle à l'âge adulte, tu as changé de stratégie d'attachement. Pour répondre à ta question, je dirais que majoritairement, oui, c'est stable. Mais il y a quand même une part importante où ça bouge et que la modélisation montre qu'il y a quand même ce qu'on appelle aussi une plasticité. Ça veut dire que les... les schémas, les représentations que tu as construites en tant qu'enfant peuvent évoluer, s'actualiser. Et heureusement, parce que c'est sur quoi se base la thérapie.
- #Enora Teyssendier
Oui.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui. Donc, c'est important. Moi, ce que j'explique à mes patients pour vulgariser, entre guillemets, et j'aime bien cette image, c'est que... Finalement, on est constitué de poupées russes. On a notre part enfant, ado, jeune adulte, grand adulte. Et qu'en fait, on est vraiment constitué de parts de soi. Donc, on a un attachement principal qui, je pense, doit être identifié par des tests. Mais rien ne nous empêche d'avoir des parties de nous qui... qui se rapprochent d'autres stratégies d'attachement en fonction de la situation et du moment où on est dans la vie. Par exemple, si on est identifié à un attachement anxieux, rien ne nous empêche parfois d'avoir notre part évitante qui répond à la situation donnée ou qui active des mécanismes de défense. Et pour autant, on n'est pas qualifié d'évitant ou désorganisé, c'est normal.
- #Enora Teyssendier
Est-ce que tu as des exemples concrets ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
C'est-à-dire ? Des cas cliniques ?
- #Enora Teyssendier
Oui, par exemple, ou ce qui peut se passer vraiment dans la vraie vie.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Donc, un exemple concret, c'est par exemple, on peut avoir des personnes qui n'agissent pas du tout de la même manière en fonction de l'environnement dans lequel ils sont. On peut avoir des personnes... la même personne qui va agir différemment quand elle est dans le monde du travail, avec des amis ou avec un partenaire affectif. On peut avoir une personne qui, dans le monde du travail, est plutôt évitante, qui va être très autonome, qui ne va pas forcément demander de l'aide, qui sera même en retrait finalement et qui va se montrer avec ses amis ou ses partenaires affectifs. en demande, avec plutôt une stratégie appelée anxieuse, avec un besoin de réassurance, beaucoup de proximité. Et pourtant, c'est la même personne et elle n'est pas désorganisée.
- #Enora Teyssendier
Et donc, si on continue par rapport à l'âge adulte, ça peut se manifester comment ? Parce que tout à l'heure, on a vu par rapport aux enfants. Là, tu as un peu répondu à cette question. Est-ce que tu as des choses à rajouter ?
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui. Je dirais que ce qu'il faut comprendre à l'âge adulte, ce qui est différent par rapport à l'âge pendant l'enfance, pendant l'enfance, encore une fois, l'enfant est vraiment dépendant parce qu'il ne peut pas s'occuper de lui-même. Il manque d'autonomie. À l'âge adulte, normalement, on sait davantage s'occuper de soi. Et du coup, le système d'attachement, il va davantage s'activer quand on sent que le lien, il est menacé.
- #Enora Teyssendier
Quand le lien est menacé, on observe deux types de manifestations. On parle d'hyperactivation ou de désactivation. Et donc, en fonction de ces deux manifestations, il y a des comportements vraiment différents. Par exemple, quand le lien est menacé, et qu'on adopte une stratégie avec une manifestation d'hyperactivation, Le réflexe, ça va être de s'approcher, de résoudre maintenant le problème. C'est des personnes, par exemple, qui peuvent vérifier leur téléphone, relire les messages, relancer si elles n'ont pas eu de réponse. Quand elles sont dans des situations de conflit, là, elles ne vont pas arrêter le conflit tant qu'il n'y a pas réparation. Elles peuvent être dans l'hypervigilance des micro-signaux, le ton, le délai de réponse, s'il y a une utilisation des mots-gilles ou pas, pourquoi il a mis un point là, des choses qu'on voit. Et la phrase qui est vraiment typique dans l'hyperactivation, c'est « il faut qu'on parle, il faut qu'on parle à la main » . Maintenant, il y a un caractère un peu d'urgence.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Là, c'est pour une personne de type ou de stratégie plutôt anxieuse.
- #Enora Teyssendier
Oui, alors les personnes qui ont des stratégies anxieuses vont avoir tendance à l'hyperactivation. Mais une personne désorganisée pourrait avoir aussi des tendances à l'hyperactivation.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui.
- #Enora Teyssendier
Mais oui, plus globalement. c'est des comportements qui sont reconnus dans la stratégie anxieuse. Quand on parle de désactivation, là au contraire, quand le lien est menacé, les personnes ont besoin de prendre du temps, de différer la demande, de différer le problème. Elles peuvent regarder un message et par exemple y répondre demain. Ça ne va pas être dans l'impulsivité, dans l'immédiateté. En cas de conflit, ces personnes peuvent se fermer, quitter la pièce. En fait, elles désactivent leur système d'attachement. Généralement, quand on a sur l'hyperactivation une hypervigilance des microsignaux, sur la désactivation, l'idée c'est plutôt qu'on va se focaliser sur les défauts de l'autre et on va essayer d'hyper-rationaliser la situation. de minimiser un peu l'intensité émotionnelle ou la gravité de la scène. Et du coup, la phrase qui est communément pensée dans le système de la désactivation, c'est « j'ai besoin d'espace, j'ai besoin de personne » .
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Alors, du coup, je me dis que je n'étais pas tant évitante que ça. Parce que moi, je ne fonctionnais pas du tout comme ça, par contre. Là, pour le coup, s'il y a conflit, j'étais plutôt côté anxieuse. Et quelqu'un de sécure quand il y a du conflit, ce serait quoi ?
- #Enora Teyssendier
Alors, quelqu'un de sécure quand il y a un conflit, c'est des personnes qui vont être dans la communication, mais pas trop, qui vont chercher généralement à améliorer la situation, à communiquer, à trouver des ressources pour que ce désaccord... sur un désaccord, par exemple, se résolvent de manière équitable et que les deux parties soient bien, en fait. La personne anxieuse, elle aura... Alors déjà, elle va avoir deux types de réactions en fonction de si elle part du principe de si elle a raison ou elle a tort. Si, par exemple, elle a tort, on observe une tendance à justement chercher à une hyperactivation et donc chercher la proximité. le contact, envoyer plein de messages, appeler plein de fois la personne, la confrontation presque parfois. Par contre, si elle part du principe qu'elle a raison, là, il peut y avoir un système de retrait où je sais que moi, j'ai des patients qui me disent « Ah non, non, là, je sais que j'ai raison, donc il ou elle va sortir les rames pour me récupérer, quoi. » donc bon globalement c'est quand même des personnes qui sont attentives à la distance dans le lien et qui parfois peuvent justement adopter un mécanisme de protection à dire maintenant il va falloir que je sois réassurée dans l'idée que je compte pour lui ou pour elle et donc on va bien me récupérer Mais ce n'est pas comme, par exemple, les personnes avec la stratégie évitante qui, pour le coup, vont juste désactiver. Et ce n'est pas qu'elles ne ressentent pas d'émotions, contrairement à ce qu'on pense, elles ressentent des émotions, mais qui vont minimiser l'intensité émotionnelle et qui vont plutôt se dire, ce n'est peut-être pas si grave, on peut peut-être passer à autre chose. Voilà. Chacun est un peu responsable aussi de sa régulation émotionnelle. C'est différent. Ce qui peut être aussi intéressant à dire, c'est qu'on soit qualifié ou qu'on se ressente anxieux ou évitant. D'une certaine manière... Les personnes sont face à la même peur. Par exemple, souvent, on pense beaucoup aux anxieux avec l'idée de la peur de l'abandon. Les évitants, ils peuvent aussi avoir la peur de l'abandon. Ce n'est pas propre aux anxieux. Par contre, c'est juste que les deux stratégies, les personnes qui sont dans les deux stratégies d'attachement, elles n'ont pas appris... à gérer la peur de la même manière. Donc ça, c'est important parce que parfois, c'est vrai que je trouve qu'on va condamner vite les évitants. On peut leur dire, je ne sais pas, on peut dire à les évitants, ils n'ont pas d'émotion, ils sont distants, ils ne ressentent rien, ils n'ont pas peur. En fait, non. C'est juste qu'ils gèrent différemment. Et c'est important de l'entendre parce que ce ne sont pas des personnes dénuées d'émotions, d'attention. Ils sont sensibles aussi aux mêmes peurs et mécanismes, les sures de rejet,
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
etc. Merci beaucoup pour toutes ces explications. Il y a autre chose que tu aimerais partager, qui te semblerait important de partager ?
- #Enora Teyssendier
S'il y a une chose qui est importante, sur laquelle je pourrais insister, qui je pense parfois est un peu manquante quand on aborde ce thème, c'est que ces styles d'attachement, catégories d'attachement, stratégies d'attachement sont des outils de compréhension, ce ne sont pas des verdicts. Ça, ça me semble vraiment important de... de le préciser dans le sens où ça ne devient pas une explication de comportement à quelqu'un. Par exemple, si quelqu'un a arrêté, je ne sais pas, d'être en lien, quand on dit « ah, mais c'est parce qu'il est évitant » ou « qu'elle est évitante » , bon, c'est un verdict, c'est comme ça. Du coup, on a tendance, je trouve, à le ranger de côté. L'attachement, ça sert à comprendre pourquoi on fait ce qu'on fait. mais pas à excuser et encore moins à condamner l'autre dans son comportement.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
J'aurais peut-être une dernière question. Quand tu l'accompagnes, tu vas accompagner... Enfin, pour être moins, je ne sais pas moi, dans un côté évitant ou être moins dans un côté anxieux ou désorganisé, quand tu l'accompagnes, tu ne vas pas aller te baser spécifiquement là-dessus, tu vas accompagner de façon... plus globale la personne.
- #Enora Teyssendier
Oui. Moi, quand j'accompagne une personne, j'aime bien que la personne passe une échelle d'attachement. Attention, vraiment, c'est pareil. On voit sur Internet des questionnaires d'attachement avec cinq questions et qui disent « Alors, tu es évitant, tu es anxieux. » Le style d'attachement, ce n'est pas un signe astrologique et ce n'est pas un groupe sanguin. Donc, il faut plus que ça pour le déterminer. Mais encore une fois, il y a cette idée de tendance. Et donc, moi, j'aime bien, à travers cette échelle déterminée, dire voilà, en ce moment, ou en tout cas, le test énonce que vous avez la tendance plutôt à l'anxiété ou à l'évitement. Et en fait, après, on va plutôt s'intéresser aux représentations et aux attentes. donc au petit manuel, de ce qu'a compris la personne dans l'enfance, mais ce qui résonne encore aujourd'hui, qui explique des modes de réaction, et finalement qui explique pourquoi la personne va avoir telle peur ou tel comportement face à une situation de détresse ou quand le lien est menacé. Donc, ce n'est pas parce qu'on connaît une stratégie d'attachement que du coup, on sait comment la personne va réagir et que c'est suffisant pour l'accompagner. En fait, c'est plutôt dire, OK, on part du principe avec cet outil de compréhension que vous avez une tendance à réagir de cette manière. Est-ce que ça vous parle ? Oui, non. On nuance énormément. Et puis ensuite, c'est plutôt se dire, dans le cadre de cette situation, quelle représentation, dans le cadre de cette situation, quelle représentation, quel schéma vous avez intériorisé qui n'est plus fonctionnel aujourd'hui et qui nécessite d'être transformé pour être plus léger et surtout adapté à l'environnement dans lequel vous êtes aujourd'hui.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Et pour ça, tu as plein de méthodes d'accompagnement.
- #Enora Teyssendier
Oui, il y a plusieurs outils qui permettent d'amener une personne dite insécure à retrouver une sécurité émotionnelle et du coup se rapprocher de la stratégie sécure. Là, ce que je viens d'expliquer sur les représentations et les attentes, c'est communément ce qu'on travaille dans la thérapie des schémas. Après, ça dépend. Si c'est lié à des traumas, on va plutôt avoir des outils comme le MDF.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui, voilà.
- #Enora Teyssendier
Mais globalement, ce que je dirais, c'est que toute thérapie ou outil qui permet de travailler sur la régulation émotionnelle, qui ensuite va aller promouvoir l'exploration de l'environnement, du lien, va être très utile pour avancer sur ces troubles de l'attachement.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
C'est bon pour toi qu'on s'arrête là pour cet épisode ?
- #Enora Teyssendier
Oui, c'est très bien.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Sachant qu'on se retrouvera peut-être... pour un épisode plus spécifique entre attachement et intimité, sexualité ?
- #Enora Teyssendier
Avec plaisir, parce que c'est encore différent. La base reste la même, mais les domaines d'application sont différents.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Oui, ça poussera un peu plus loin. D'ici là, on va aussi se retrouver avec Emmanuel Salier. Il me semble que ça se prononce comme ça, c'est notre famille. Donc, dans 15 jours, un épisode où on parlera... Aussi des couples et puis un petit peu de l'attachement, des différents systèmes d'attachement, mais là avec un angle de vue du système nerveux qui est sa spécialité à elle. Voilà. Merci beaucoup Sabrina.
- #Enora Teyssendier
Merci à toi de m'avoir accueillie.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Et puis... Oh non, j'oubliais un truc ! Sabrina, où est-ce qu'on te retrouve ? T'as Instagram ?
- #Enora Teyssendier
On me retrouve sur Instagram. Le compte s'appelle Amarcy-sexo. De toute façon,
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
je le noterai en lien dans la description. Tu as un site internet ?
- #Enora Teyssendier
J'ai un site internet, le cabinet
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Amarcy. Et puis, toi, tu es en présentiel. Tu es où ?
- #Enora Teyssendier
Alors moi, je suis cette année en majorité, enfin, full visio.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Full visio, ok.
- #Enora Teyssendier
Surtout le territoire français et pays francophones.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Yes. Ah oui, je ne savais pas que tu n'avais pas de présentiel.
- #Enora Teyssendier
Cette année, cette année. Sinon, je serai entre Paris et Genève.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Ok, d'accord.
- #Enora Teyssendier
Et là, je ne suis pas.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Entre Paris et Genève, tu veux dire Paris et Genève, pas entre les deux parce que sinon c'est... Non, non,
- #Enora Teyssendier
non, Paris, oui. J'aurai des... interventions, notamment dans le cadre d'ateliers à Paris et j'ouvrirai certainement des consultations à Genève.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Ok, ça marche. Bon, en tout cas, on peut suivre ce que tu fais sur Instagram et puis à ton site internet pour avoir les infos.
- #Enora Teyssendier
Exactement.
- #Sabrina Leroy psychologue et sexologue
Super, merci. Donc, je dis à bientôt à tous les auditeurs et bonne fin de journée, bonne soirée ou bonne nuit en fonction de quand vous nous écoutez.