- Speaker #0
Aujourd'hui, on va parler d'un sujet dont on parle très peu dans le sport de haut niveau, mais qui touche pourtant énormément d'athlètes, l'envers du décor. Mon invité a passé plus de 10 ans dans le sport de haut niveau, le handball en l'occurrence, du pôle espoir au centre de formation, en passant par les équipes de France Jeune, un parcours structuré, encadré, presque millimétrique, on va dire. Sur le papier, tout est prévu, le suivi, les analyses, l'accompagnement, mais dans la réalité, tout ne se passe pas toujours comme prévu, jusqu'au moment où tout s'arrête. Aujourd'hui, elle raconte ce qu'on voit moins, la pression, les zones grises et ce que ça implique derrière, humainement. Bienvenue Mathilde, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va super, et toi ?
- Speaker #0
Merci, ça va. Donc, bienvenue sur le podcast.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
On va dérouler petit à petit. Tu as commencé le handball à 10 ans. Tu es arrivée dans le handball à 10 ans.
- Speaker #1
La saison de mes 10 ans, où j'ai cité la dernière année des moins de 10 ans. et donc j'ai fait 6 mois puisque je suis arrivée en décembre je ne m'étais pas lancée dès la rentrée puisque j'avais déjà athlète et équitation à côté tu as fait de l'athlétisme ? c'était les poussins tranquillement c'était un peu de coordination c'est déjà la base de la course mais du coup j'ai vu un peu sur le tard que ça pouvait potentiellement me plaire Et puis voilà, donc dernière année des moins de 10 ans, direction les moins de 12. À Saint-Brice-sous-Forêt, donc un petit club du 95 dans le Val d'Oise.
- Speaker #0
Ok, et du coup, trois ans après, tu rentres en sport-études ?
- Speaker #1
Oui, je rentre un peu plus jeune à cette époque-là que ce qui peut être fait aujourd'hui, parce qu'il me semble que maintenant, il y a des sections avant le pôle où on peut déjà entrer pour se préparer quatrième ou troisième. Mais moi, du coup, j'ai été une des premières à avoir un petit peu ce profil-là, rentrer avant 15 ans. d'avance aussi avec les cours, donc ça pouvait potentiellement aider à rentrer, mais j'étais quand même assez jeune pour rentrer déjà dans le circuit.
- Speaker #0
Et comment tu vis ça, justement, en tant que jeune, tu quittes la famille, tu vas du coup en internat ?
- Speaker #1
Ouais, alors le point positif, c'est que je suis rentrée avec ma soeur jumelle, et il y avait déjà ma grande soeur, donc j'avais un point un petit peu d'ancrage là-bas. Mais c'est vrai qu'avec du recul, c'est quand même vachement jeune, qui plus est, avec des filles déjà plus âgées, qui certaines passent déjà le bac, enfin voilà, vu qu'on est quand même jusqu'à 18 ans, Il peut y avoir des gros décalages. Calage physique, technique, même, on va dire, sur le côté professionnel, où les fins de pôle, elles sont déjà un petit peu aptes à s'orienter vers les centres de formation et avoir un caractère un petit peu à vouloir se la donner, on va dire. Et à 13 ans, tu n'as pas encore cette maturité-là, je pense. Et donc, avec du recul, j'avais ce mindset de vouloir toujours donner, toujours être à fond et vouloir un petit peu concurrencer, justement, les anciennes. Par contre, j'étais quand même clairement en dessous en termes de niveau et de puissance.
- Speaker #0
Et du coup, c'était quoi ton poste ?
- Speaker #1
Alors... Alors, ça a toujours été un petit peu la transition. J'ai toujours été arrière droite sur ma catégorie d'âge. Mais à chaque fois que j'entrais en jeu avec des plus âgés ou quand j'ai été un peu surclassée, etc. Il y a forcément un laps de temps où je passais sur l'aile puisque je n'avais pas la capacité musculaire et de puissance. Et puis même de lecture de jeu, encore une fois, le poste d'arrière nécessitait un peu ce côté-là. Et donc, j'ai commencé par le poste de l'aile à chaque fois, ce qui me permettait de faire les deux. au bout d'un moment.
- Speaker #0
C'est bien. Il faut s'appuyer de la polyvalence aussi.
- Speaker #1
Et de comprendre un peu les hélières aussi sur ce qu'elles attendent. Oui,
- Speaker #0
la frustration. La balle,
- Speaker #1
par exemple. Ça ne veut pas dire que je la donnais plus parce que des fois, il y avait certains matchs où je ne la donnais pas non plus.
- Speaker #0
Oui, c'est un peu le défaut des arrières, on va dire. Moi, en tant qu'hélière, je sais ce que c'est. Et donc, après combien de temps tu rentres, enfin, tu es sélectionnée en équipe de France jeune ?
- Speaker #1
Sur les années 15-16 ans. où c'est le moins de 16 ans, c'est le cadette.
- Speaker #0
Donc milieu de pôle, quoi. Ouais, milieu,
- Speaker #1
on va dire. Milieu de pôle. Après, bon, t'as toujours les sélections, les zones, t'as la France qui est coupée en quatre, t'as la demi-zone, après t'as la zone, c'est un peu les stages nationaux où on commence un petit peu à brasser et à te repérer. Donc là, j'étais déjà un peu dans le viseur, quand même, effectivement, des sélectionneurs. Donc je suis rentrée en cadette, où là, c'est un petit peu le sas d'entrée. On te demande pas encore d'excellents résultats, donc commence déjà à bien te regarder. Donc pareil, tu n'as pas encore, je pense, la maturité pour te rendre compte de l'effort que ça va devoir être sur le long terme. Même si tu commences à capter déjà que les vacances scolaires, tu n'en as pas. En plus, comme tu es déjà en France cadette, bien souvent ton club, parallèlement, il commence à te tirer un peu dessus. Il te commence à faire jouer avec un peu les seniors, les parents et les seniors de ton club. Donc j'ai toujours été déjà vite intégrée dans le circuit de pas de week-end, pas de vacances. et à rentrer vite un peu dans le tambour de la machine.
- Speaker #0
Et comment ça se passe, du coup, l'arrivée d'une équipe de France ? Est-ce que tu as l'impression, est-ce que c'est quelque chose que tu... Tu souhaitais ?
- Speaker #1
Alors quand j'étais à cet âge-là, oui, c'était vraiment ce que je voulais faire. Et d'ailleurs, je voulais faire que ça. J'étais dans le type de... Dès le début, tu savais que tu voulais faire... J'étais dans le type de joueuse. Alors après, il y a le caractère personnel, peut-être, si on remonte, qui peut être, qui est surtout un défaut, qui est, on va dire, le manque d'estime de soi que beaucoup de jeunes filles ont, mais qui font qu'une fois que tu rentres dans un milieu comme ça, où ça te plaît, où t'es performante, forcément, tu t'y accroches et tu dis, je veux être la meilleure, je veux vraiment donner tout ce que j'ai de ce côté-là. Ce qui fait que moi, j'étais tout le temps un peu à 100% sur le hand. Mais parallèlement, du coup, je dormais beaucoup à côté. Donc forcément... Le fait de dormir en cours. En cours, vraiment. On a des photos encore où on rigole avec mes potes avec qui je suis restée proche, où on nous voit dormir en physique chimie, mais du matin au soir. Les journées étaient si longues et dans ma tête, j'étais là, je prends de la récup pour l'entraînement. Enfin, tout entraînement était à 100% pour moi. C'est pour ça qui est entre guillemets le double projet chez chez moi était très compliquée. Et donc, les stages France n'ont fait qu'agrémenter un peu ce côté-là. Et de fil en aiguille, à force de dormir en cours, tu décroches un peu quand même.
- Speaker #0
Et puis, sur tous les stages, tu pars. Tu pars littéralement. Déjà, les cours, il va falloir les rattraper. Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Après, la chance qu'on a dans le handball, à cet âge-là, c'est que, bien souvent, c'est pendant les vacances scolaires. Donc... Mais bon, en fait, du coup, t'as quand même les devoirs à rattraper. T'as, encore une fois, la fatigue. Enfin, il faut réviser aussi. La fatigue cumule. et j'étais trop focus en balle pour me donner à fond dans les cours à côté.
- Speaker #0
Après, l'équipe de France jeune, c'est moins de 18 ans, après il est moins de 20 ans.
- Speaker #1
Et après, c'est...
- Speaker #0
Oui, voilà. On a fait les trois.
- Speaker #1
On vous a très favorables après. Les taux de faussaire.
- Speaker #0
Et donc, tu as fait les trois en jeune.
- Speaker #1
Oui, jeune. Alors, j'ai fait cadette presque tous les stages. Jeune, j'ai commencé à décrocher sur la faim. Et pourtant, en fait, ça a été tout un paradoxe qui fait que je restais accrochée quelque part parce qu'on me rappelait à chaque fois en stage. Je voyais mon nom sur la liste, je me disais, OK, je suis encore prise, je leur dois encore d'être à fond, etc.
- Speaker #0
Et pourquoi, quand tu dis que tu décroches, c'est...
- Speaker #1
Parce que fin de jeu. jeune, on a le bac, l'année du bac, et où là, en fait, pour moi, je n'avais pas le profil à savoir faire les deux choses à fond. Et l'année du bac, tu sais que tu dois la faire à fond quand même, parce qu'il faut que tu aies le bac à la fin. Et donc, avec mon entraîneur de pôle, déjà, de base, je devais partir du pôle l'année du bac. Je devais aller en centre de formation à 17 ans.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
c'est tout. Mon entraîneur de pôle m'a dit, je ne veux pas que tu t'en ailles maintenant. Je sais que si tu t'en vas maintenant, tu n'auras pas le bac. Les quelques filles qui ont fait ça, ça a été extrêmement difficile. derrière les parents on sait que c'est très compliqué pour eux d'être sur le dos des deux leurs filles quand elles sont pas chez eux et c'est donc il a voulu que je reste et en grand merci à lui encore aujourd'hui et il m'a dit clairement la dernière année de paul si tu fais pas de vente je m'en tape je veux juste que tu es le bac je sais que derrière tort un centre de formation mais l'année de l'année du bac tu me tu me la fais tu t'entraînes pas comme toute façon c'était ma cinquième année de paul qui me voyait l'entraînement ou pas pour lui m'avait déjà tout donner enfin voilà j'avais déjà pris de l'avancé là dessus donc bal et à chaque France était un peu pareil. Dans ma tête, je me disais putain, j'ai le bac, pardon du gros mot, mais j'ai le bac. C'est pas grave. À côté, en plus, j'ai commencé à avoir mon premier copain. Et donc, tu as tout l'enjeu aussi relationnel d'avoir les amis, la vie sociale. Où je me suis dit, c'est un peu trop. C'était un moment où c'était un peu trop. Et puis, beaucoup de filles de notre génération, en plus, ont un peu pété le câble sur l'aide du bac. Je ne suis pas remontée sur la génération d'avant ou même d'après. Mais je pense qu'effectivement, les années de bac, où tu as le diplôme à avoir et un peu de performance à avoir au suivant, c'est des années, je pense, un peu compliquées.
- Speaker #0
Effectivement, ça peut être compliqué. Pareil, j'ai fait un pôle espoir. Et je pense qu'il y a aussi un point où on n'a pas dit si, en fait, tu es lassée, parce que dernière année, tu as passé 5 ans quand même à faire un peu, je ne sais pas de quelle manière était géré le pôle dans lequel tu étais, mais globalement, tu connais en fait tout de bout en bout depuis 5 ans. tu peux plus te voir,
- Speaker #1
les surveillants tu peux plus te voir les profs non plus et le coach c'est comme toute fin de cycle effectivement au bout d'un moment le pôle du moins celui de Châtenay dans lequel j'étais c'était beaucoup de travail individuel un peu les premiers entraînements de muscu physique aussi pour t'entraîner physiquement, à t'améliorer et encore une fois voilà oui j'avais fait le tour donc qu'une envie c'était de voir autre chose et oui l'année a été très longue et centrée surtout sur le bac Oui.
- Speaker #0
Et ce qui est bien, du coup, c'est que ton entraîneur... Paul te met plus l'accent sur l'école. Ça, je trouve que c'est quand même remarquable. Certes, c'est peut-être aussi leur rôle là-dessus, mais je sais par expérience qu'il y en a qui ne le font pas à cette échelle-là, mais aussi à l'échelle des clubs, à l'échelle autre. On met plus l'accent sur le handball parce qu'il y a l'intérêt, mais là, il a vu ton intérêt et ça, c'est plutôt une bonne chose.
- Speaker #1
Alors après, c'est peut-être pas pour le mettre sur un... un pied d'estal ou pas, mais c'est vrai que c'était l'entraîneur du pôle qui avait potentiellement un des pôles avec le plus de filles qui allaient en stage France. Donc il en a vu un peu passer des scénarios et je pense que forcément il m'avait effléré en disant, bon, elle, clairement, si je lui fais tout faire d'un coup, je vais la perdre. Donc voilà, je pense qu'il a ciblé les moments où, entre guillemets, il me faisait accrocher le lendemain et les moments où il m'a dit, tu lâches du lest et tu vois la suite. qui plus est, à cette même période du coup, Du coup, j'avais un double accompagnement et de pôle. Et il y avait des premiers accompagnements par la FEDE qui commençaient à être faits puisque j'étais sur liste ministérielle avec les stages France. On avait une liste élargie de la trentaine de filles qui étaient sélectionnées en stage où il y avait un roulement, etc. Et en plus, dans ces 30 filles, je faisais partie de 6 filles qui étaient en liste ministérielle, donc relève. Donc, il y avait un peu plus d'accompagnement sur ces 6 filles-là. Je dis 6, entre 6 et 10. Merci. Je ne me rappelle plus. C'était quoi,
- Speaker #0
du coup, les critères pour être dans cette liste-là ?
- Speaker #1
C'est qu'on avait plus de potentiel que les autres filles de notre génération. D'accord,
- Speaker #0
d'arriver en équipe de France. Voilà.
- Speaker #1
En gros, c'était celle où, potentiellement, je ne sais pas comment ça se passait là-haut, comment ils sélectionnaient ça. Et moi-même, quand on me l'a annoncé, j'étais la première à me dire qu'est-ce que je fous là-dedans. Mais ils ont dû faire des...
- Speaker #0
Ils ont eu des critères.
- Speaker #1
Ils ont eu des critères, potentiellement. Ils ont fait des petits coups de poker, je ne sais pas. Et donc j'ai eu un accompagnement. accompagnement avec donc elle s'appelait françoise qui s'accupe qui s'occupait et qui s'occupe encore aujourd'hui je crois d'une cellule qui a été mise en place après moi mais c'était un peu le même concept c'est la cellule fire formation insertion reconversion à la fédé de hand ok et donc eux ils sont là vraiment pour te suivre donc quand tu es en double projet donc quand tu es jeune ils appuient un peu sur le fait que tu dois vraiment suivre les cours le bac et tout et ensuite ils sont là pour te récupérer, on va dire, et te faire un petit peu des tests et de personnalité et je sais plus ce que c'était mais voilà. C'était histoire de se connaître un peu mieux et de savoir un peu justement tes prédispositions et potentiellement essayer de cibler une filière qui te ressemble. Et donc avec ce test-là, on m'avait ciblée sur un profil un peu de tout ce qui est créativité à appliquer, etc.
- Speaker #0
Ok. Et tu étais d'accord avec ça ou ?
- Speaker #1
J'étais d'accord au fond de moi mais j'ai grandi malheureusement avec un concept que beaucoup d'enfants ont. et par les parents et par la société actuelle, le sport et les arts ne sont pas des matières à amener à un métier qui puisse être stable. Et donc dans ma tête, je me disais, je fais déjà du sport. Là, je vais aller dans les arts. Je ne sais pas où je vais finir. Mais dans ma tête, j'ai pris la société. Voilà. Et je me suis dit, mais je vais m'orienter. J'avançais un peu avec des casseroles à ce moment-là. Je me disais, mais tout ce que j'aime, en fait, c'est pas reconnu. Et donc, tu avances tout le long de ta carrière avec ce mindset-là. de tout ce que je fais et donc avec certains petits poids ça te pèse ? ouais franchement ça me pèse sur le coup parce que j'ai pas d'estime de moi à la base et donc c'est que des trucs où tu fais que t'agrémenter de ce qui se dit de ce qui machin et t'es constamment en train d'essayer essayer de compenser ce que tu penses, ce qu'on voit de toi, parce qu'encore une fois, en plus, tu te fais des films. Et donc, que ce soit dans le monde, que ce soit ailleurs et tout, j'étais constamment en train d'essayer de compenser, de... toujours faire mieux et donc jamais satisfaite. Et donc, ça donne un engrenage et un mindset un peu défaitiste et pessimiste quand même sur le long terme.
- Speaker #0
Et fatigant aussi.
- Speaker #1
C'est surtout, oui. Ça donne un peu des doubles vitesses. Il y a des moments où tu es plein d'énergie, tu donnes tout, tu avances comme ça. Et puis, il y a des périodes où du coup, tu es hyper fatigué tout le temps, tu n'as envie de rien et puis hop, ça n'avance pas. Donc, j'ai quand même fait un an puisque je suis partie à Bordeaux après le pôle.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
En centre de formation. En centre de formation. OK. avec Emmanuel Maillot. qui est maintenant à Metz, qui à l'époque s'occupait du coup de l'UBBMB, donc Union Bordeaux Bègue Mios Biganos.
- Speaker #0
Oh là là, tout ce qu'il y a autour.
- Speaker #1
Voilà, mais là c'est pour justement décrire la suite, ce qu'il faudra comprendre aussi du sport pro. Et donc à côté, pareil, je suis un jeune profil, voilà, 18 ans, qui commence à jouer avec l'équipe 1, puisque c'est un club bas de tableau et on le sait, les clubs bas de tableau font quand même vachement plus jouer les jeunes. Bien sûr, financièrement. financier, il y a moins de grosses têtes. tourner, pardon.
- Speaker #0
Plutôt une bonne chose pour toi.
- Speaker #1
Plutôt une bonne chose quand même quand t'es jeune et qui plus est c'était quand même un très bon entraîneur et il y avait... Ça reste toujours un très très bon entraîneur. Entre lui en équipe 1 et en équipe 2 il y avait Jean-Sébastien qui était aussi un excellent coach surtout pour les jeunes et il y avait vraiment de quoi progresser donc j'y suis allée. En plus de ça donc à Bordeaux il y avait l'école de Condé donc de design où il y avait une mise à niveau des arts appliqués. Cet aménagement que j'ai eu je pouvais étaler du coup toutes mes années sur tout couper en deux ans. Donc ma mise à niveau, je pouvais la faire en deux ans. Mais même ça, en fait, les cours forcément n'étaient pas aménagés pour moi. Tu peux avoir moins de cours, mais par contre, tu as toujours le cours qui peut être de 8h à 10h. Et nous, et Manu, Manu, notre coach, je me rappellerai toujours de ce discours, il nous avait dit, voilà, vous êtes des joueuses professionnelles, donc j'emploie les mots professionnels, vous avez des contrats, donc vous allez travailler comme tout le monde et je vais vous faire vous lever comme tout le monde. Donc l'entraînement sera à 8h du matin. 8h du matin ? Voilà. 8h ? 8h du matin. Alors après, des fois, ça décalait quand on était fatigué et tout. Oui,
- Speaker #0
mais quand même, ça veut dire qu'à la base, c'est 8h. Voilà. On avait du 8h,
- Speaker #1
des fois du 9h et au mieux, des fois le 10h. Mais qui plus est, comme ta cour, etc., le cours du jeudi matin, justement, peut-être le seul que tu avais de ton aménagement, le 8h-10h, tu n'es pas là. Et je me rappellerai pareil, l'argument d'une de mes profs de ce jeudi matin où je ne pouvais pas y être, le commentaire sur... le bulletin c'était entre le sport et les études vous avez choisi bon match des trucs où tu dis ah ouais on n'a même pas eu le temps d'en discuter c'est pareil en plus c'est un peu les rencontres que tu fais dans ta carrière c'est les profs où tu vois qu'ils comprennent, ils sont même enjoués par le fait d'avoir un athlète etc et ils font tout pour que tu rendes le travail quand tu peux de s'extraire un peu des limites qui sont un petit peu trop encadrées pour les sportifs des fois voilà ils donnent quand même une deadline, le but c'est de rendre son taf mais on sait qu'il y a aussi des profs où le côté sport ils n'en ont rien à faire et il y a des secteurs où c'est encore compliqué malheureusement il y en a beaucoup franchement honnêtement j'ai toujours galéré dans mes études pourtant j'ai fait des études de marketing qui sont
- Speaker #0
censées être aménagées par le sport c'est quand même aménagé et puis c'est des études qui peuvent s'adapter à tout type de milieu potentiellement le milieu sportif il y a du marketing sportif par exemple Donc... Ils peuvent être ouverts d'esprit, mais j'ai rencontré des gens qui m'ont fait ces termes mûrs.
- Speaker #1
Impossible de discuter. En plus, il faut arriver à se dissocier du fait que, eux, potentiellement, ils ont un problème avec le sport. Peut-être qu'il y a quelque chose qui les a touchés plus jeunes. Et donc, forcément, c'est toi que ça va être répercuté. Mais bon, il faut prendre la distance sur le moment quand tu as 18 ans. Soit tu as la maturité, soit tu ne l'as pas. Ça peut toucher. Mais quand je parle du coût d'accompagnement, c'est qu'avec cette liste relève que j'avais, l'école c'était la fédération du cookie qui me la payaient. L'école était quand même à 4, 5 ou 6 000 euros l'année, je crois que ça montait en... C'est une école, quoi. C'est une école privée. Voilà, on passait déjà en privé. Donc l'accompagnement était déjà assez significatif, et encore une fois, je me disais, je suis qui, moi, pour qu'on me paye mes études ? Bref, tout le temps comme ça. Franchement, des fois, je suis quand même assez fière d'être arrivée là où je suis allée, avec les casseroles que je me suis mise toute seule, parce qu'en avançant tout le temps, en se disant, mais qu'est-ce que... C'est peut-être que toi, en fait, au final. Et donc cet accompagnement, il y a des accompagnements au niveau paiement des écoles. Il y a des accompagnements plus tard aussi sur la reconversion, on pourra le voir après. Surtout ce qui est justement l'organisation de ton CV, le transfert de tes compétences acquises pour le milieu de l'entreprise et puis entre guillemets mieux présenter tes entretiens d'embauche. Ça on pourra le voir après. Mais revenons à ma carrière, j'avais déjà cet accompagnement-là. être accompagné du ne veut pas dire, avec mon exemple, que tu vas réussir.
- Speaker #0
Tu as déjà un soutien.
- Speaker #1
Oui, par contre, il y a un soutien.
- Speaker #0
C'est ça qui est le plus important à certains moments.
- Speaker #1
Par contre, la part de l'athlète, c'est qu'il faut qu'il se rende compte du soutien qu'il a, ce que je n'avais pas encore à ce moment-là. Je prenais comme ça, je faisais, immaturité au complet.
- Speaker #0
Peut-être que ta tête était beaucoup plus encore dans le handball. Oui,
- Speaker #1
clairement. Jusqu'à mes 22 ans, j'ai vraiment repris mes études, on va dire plus sérieusement parce que je suis arrivée en D2, toutes mes années de centre de formation, j'étais butée en malin, l'archétype, vraiment, le bélier. Mais par contre, du coup, première claque où tu grandis encore une fois quand t'es petite en te disant le travail paye, etc. Il n'y a que toi, entre guillemets, qui a ton projet et qui peut te faire progresser tout ce qu'on veut. De fil en aiguille, il y a quand même des claques que tu te prends dans ta carrière où tu te rends compte qu'il y a il y a des faits extérieurs que tu vas... devoir gérer. Et donc je fais la première année avec Bordeaux, tout se passe bien, on gagne la petite Challenge Cup, la petite Coupe d'Europe. Mais bon, on commence déjà à voir que ça pue un peu sur les bilans budgétaires du club. On voit qu'on est en déficit, la CNCG qui toque, bonjour, ça va pas trop. Il y a des trous. Il y a des petits trous. Mais il est très loin de ce qu'on pensait encore à ce moment-là. On démarre l'année qui suit, donc on va sur mes 19 ans du coup. et pas de sanctions pas de sanctions on redémarre on redémarre septembre octobre et octobre là on voit que ça commence un peu à courir dans tous les sens dans les bureaux des paiements qui sont pas faits aïe aïe aïe donc c'est ça le haut niveau pour le moment très bien nous on se dit on est centre de formation de toute façon on est paiement financièrement en fait on ne coûtait rien on coûtait 250 euros voilà plus un logement voilà plus le logement pour le club dans le... le contrat il n'y a pas on n'est pas celles qui coûtaient les plus cher et donc on coule en octobre novembre clairement on joue notre dernier match je crois en novembre ou fin octobre je sais plus et donc là tu te dis ça va être ça le sport professionnel la précarité pareil en plus t'as un peu de l'aigreur parce que tu te dis on aurait pu terminer fin d'année dernière s'engager dans une nouvelle année les clubs sont bouchés il n'y a pas pas de budget pour récupérer d'autres joueuses, etc. C'était assez difficile. Nous, en centre de formation, on était censé faire des études. C'est-à-dire que si tu changes de club, tu dois retrouver une fac, une école privée. Moi, à ce moment-là, j'avais stoppé l'école de Condé puisque le hic, c'est que les travaux de dessin, etc., je finissais des fois à 4h du matin mes dessins. Parce que la créativité, tu ne vois pas leur passer quand même. Les dessins, les machins, les bidules. Et puis, il faut les rendre, effectivement. Et l'entraînement. 8 heures du coup en te couchant à 4 heures basse à pic et le coach qui dit bon écoute mathilde battu commence à jouer avec nous c'est soit voilà on pendant tes études on commence à tant pis à te faire moins jouer et limite sur ton équipe 2 soit bassoir voilà tu sais si ta chance avec la d1 et il faut que tu fasses un choix sur les études donc pareil aussi on te met un ultimatum ouais ouais ouais après l'ultime voilà et l'ultimatum était bien placé pour moi puisque tu savais très bien bien que j'allais une nuit foncée dans le handball.
- Speaker #0
Donc non. et vous avez besoin de tout en fait je trouve que personnellement je me suis rendu compte un peu tard dans ma carrière c'est qu'on se rend pas compte que sans nous il n'y a pas de club et en plus d'autant plus que toi tu es gauchère ouais ouais puis qui peut jouer un peu à l'aile un peu arrière hyper polyvalente hyper athlétique etc en fait sans toi il n'y a rien mais tu peux aussi jouer là dessus en disant l'école c'est important pour moi maintenant si vous n'avez pas besoin de moi mais c'est exactement ça
- Speaker #1
c'est exactement un peu la même réflexion que je me suis faite, pareil, là, sur le tard, même après, moi, ma carrière, où j'ai toujours eu cette sensation d'être redevable au club. Qui m'a choisi ? Qui m'a machin ? Alors qu'en vrai, en me rendant compte de la vie un peu, de lambda, de l'offre et de la demande de la vie de tous les jours, où c'est nous qui allons déposer notre CV, et qui, en plus de ça, on demande un salaire, etc., je me suis rendue compte qu'en fait, on n'a pas assez, nous-mêmes, on va dire, consommer les clubs. le mot est peut-être un peu fort et négatif mais pris un peu le dessus eux ils te consomment en fait dans tous les cas ils vont te consommer, t'es une joueuse, t'es un pion de leur jeu d'échecs, les termes sont parfois durs ce que j'utilise mais c'est la réalité tu seras consommée donc autant toi aussi consommer et prendre le truc comme il vient donc non non je suis totalement d'accord avec ce que tu dis mais effectivement on le remarque un peu un peu tard l'expérience
- Speaker #0
et donc euh Le club cool ? Tu changes de club ? Ou tu fais une pause ? Tu vas où ?
- Speaker #1
Encore une fois, la chance que j'ai, c'est que je suis gauchère avec quelques petits stages France à mon actif. Donc toujours le petit profil qui peut bien rentrer quelque part. Donc déjà, ce qu'il faut savoir, c'est que le club cool avec beaucoup plus de déficit que ce qu'on pensait. Là, ce que j'aime bien mettre aussi en avant, c'est que il y a la part bénévole des dirigeants où on a besoin de... on a extrêmement besoin d'eux parce qu'ils donnent de leur temps par contre des fois ils donnent du temps mais sans professionnalisme non plus et malheureusement ce monsieur qui était pourtant banquier, il me semble du moins d'être dire que j'avais a quand même fabriqué des faux contrats de sponsoring pour dire à la CNCG vous voyez on va recevoir tant d'argent ça va reboucher le trou in fine après moult recherches on s'aperçoit que il n'y a pas du tout de contrat, c'est totalement Merci. mon faux Donc on coule avec plus de 380 000 euros. Je ne veux pas dire de bêtises parce que ça commence à remonter maintenant. Avec beaucoup trop pour pouvoir renflouer les caisses. Qui plus est avec l'ancrage territorial qu'on n'a pas du tout en Nouvelle-Aquitaine, il faut le savoir. Nouvelle-Aquitaine, tout ce qui est territoire ne donne pratiquement que au rugby. On voit bien là même le foot c'est en difficulté. Et donc tout sport qui a touché le haut niveau à un moment, il y a eu du basket, du volet, ça a touché à un petit moment. Puis ça coule derrière parce que la région ne donne pas, la ville ne donne pas. C'est pour ça que l'UBBMB, tu as pu voir dès le début, 36 000 villes qui se sont groupées pour avoir un petit budget. Et donc, on coule. Et donc, dès décembre, je vais à Besançon, donc le SBF, qui est un très bon club formateur. Là, pareil, je demande l'avis. Toujours pas d'estime et toujours pas de choix direct de moi-même, de mon fort intérieur. Je demande l'avis à Manu. Donc Emmanuel qui me dit, pour moi, effectivement, le mieux, c'est le SBF, c'est formateur. des centres de formation qui sont là depuis des années, qui font jouer les jeunes.
- Speaker #0
Donc il te reste encore un an de centre de formation ?
- Speaker #1
À ce moment-là, il me reste deux ans et demi même.
- Speaker #0
Ah oui, quand même !
- Speaker #1
J'ai fait à peine un an et demi, donc tu pousses à quatre ans jusqu'aux 22 ans. Et donc je vais à Besançon, mais en décembre. Et donc, Besançon, qui est, encore une fois, je le répète, un très bon club, avec en plus un jeu qui me ressemblait, que j'adorais, qui joue vite, avec le demi-centre.
- Speaker #0
C'est vraiment leur signature.
- Speaker #1
une demi-centre qui joue tellement vite avec des passes tellement parfaites que tu peux que aimer ce jeu là et à Isé Frécon je la nomme quand même, faut remettre faut rendre à César ce qui est à César mais j'arrive là-bas donc en décembre se faire un groupe en milieu d'année c'est extrêmement difficile, là je trouve que les joueuses ou joueurs qui arrivent en milieu de saison les jokers etc c'est un énorme atout pour eux dans leur CV handball, etc. Parce que c'est vraiment une difficulté de s'adapter à un groupe qui est déjà lancé depuis la prépa d'été.
- Speaker #0
Et comment ça se passe pour toi ?
- Speaker #1
J'arrive difficilement parce que je vais potentiellement prendre la place d'une jeune aussi gauchère pour qui ça ne se passe pas très bien là-bas mais qui est là depuis longtemps. Donc tu sais que potentiellement, elle, elle n'est pas très contente de ce qui se passe pour elle. et moi qui ai un profil à ce moment là à vouloir être un petit peu acceptée de tout donc c'est pas facile mais encore une fois très pro, j'ai des filles de ma génération avec qui j'étais en stage qui m'intriguent très bien bon par contre bémol c'est décembre, c'est l'hiver et je commence à connaître une très grosse entance de filles pile à mon arrivée et de fil en aiguille en fait toujours avec mon mindset à vouloir toujours en faire plus etc. Je reviens très loin de mes blessures. à chaque fois. Mais par exemple, les matins où ça va être du repos, les matins où ça va être peut-être un petit peu moins long, etc., je vais soit me rajouter des trucs en fin de séance de muscu, soit le vendredi matin, je vais me rajouter une PMA puisqu'on n'a pas d'entraînement, etc. Donc la fille qui ne gère pas du tout son repos, qui ne se gère absolument pas et qui veut tellement tout faire trop qu'en fait, encore une fois, c'est du double vitesse, il va y avoir des matchs où je vais être très bonne parce que je serai dans mon pic de forme et après par contre t'es arrivé en fin de semaine j'étais tout le temps KO donc en fait tu accumules les blessures, les petits pépins j'avais pas eu de grosses blessures mais bon il y a eu un petit ménisque des petites entorses, des trucs comme ça et en fait par un moment la coach forcément, elle a perdu qu'au fond sans moi et qui plus est dans ce truc de blessure là c'était la même période où le groupe avançait très bien On va dire... sans moi et donc après quand tu reviens de blessure forcément c'est soit une opportunité une hécatombe de filles qui se blessent et tu peux jouer à ce moment là mais du coup j'ai pas eu cette opportunité là et la coach factuellement elle m'a mis sur la touche parce que son groupe avançait et qu'en plus le SBF ça fonctionne vraiment en groupe et pas en grosse joueuse par-ci par-là et donc il n'y avait plus de place pour moi donc j'ai terminé le centre de formation de cette manière là Merci. Donc avec beaucoup de frustration, beaucoup d'aigreur, beaucoup de difficultés. Et donc je suis retournée en D2 à Noisy-le-Grand.
- Speaker #0
Ok. Mais pour revenir sur Besançon, est-ce que tu te rends compte que c'est à cause du surplus d'efforts, des choses que tu te rajoutes, que tu en arrives à là, ou c'est vraiment après coup que tu te dis peut-être que j'ai trop chargé ?
- Speaker #1
Non, c'est après. C'est après coup. C'est même là, après carrière, une fois que tu as le temps pour réfléchir sur ta vie, tu vois. Oui, Mais forcément sur le... le coup t'es dans le guidon et t'as ce mindset. De toute façon, si je fais plus, forcément que ça va payer. Bien sûr.
- Speaker #0
Pas toujours.
- Speaker #1
Non, c'est après court. Encore une fois, tu t'aperçois que c'est une question d'opportunité qu'il faut que tu saisisses. Parce qu'encore une fois, des fois, t'as pas l'opportunité, bon, c'est dur. Par contre, des fois, on te la donne, l'opportunité, et tu la prends pas, ce qui a été mon cas. Donc voilà, je vais pas du tout être dans le récit de j'ai pas eu de chance, j'ai pas de machin, au moment ci, j'ai eu des portes ouvertes, je les ai juste pas prises. Après, le pourquoi, des fois t'as des réponses, des fois t'en as pas.
- Speaker #0
Bien sûr, et puis il y a un manque de maturité, Merci. peut-être un manque de... Toi, ta manière de réfléchir et potentiellement, en fait, tu te rends pas compte. T'as peut-être pas d'exemple de comment ça se passe, etc. T'as pas été sensibilisée sur ce type de sujet, etc. Et comme on disait, en fait, t'as le nez dans le guidon. C'est ça. Et t'es butée, en plus.
- Speaker #1
Parce qu'encore une fois, je pense qu'on était sensibilisés. Encore une fois, ils font leur session de sensibilisation, que ce soit pour le double projet, que ce soit pour la santé. Il y a eu même Merci. ces dernières années, alors je pense que c'était après ma carrière parce que je ne me rappelle plus trop moi, mais tout ce qui va être sur le cycle féminin, etc., je pense que ça commence à faire de la prévention là-dessus et donc à mieux se gérer dans sa carrière. Mais une fois que t'es butée et que t'as que un objectif en tête, sans en plus t'émettre d'étapes, parce que c'est un peu ça le travail de prépa mentale derrière, c'est de se fixer les minis d'objectifs. Moi j'en avais qu'un, mais j'avais pas les minis avant. Donc en fait je fonçais. je me disais mais ça ça a passé vite. Du coup, non. Voilà.
- Speaker #0
OK. Et du coup, tu arrives à Noisy-le-Grand en D2 ?
- Speaker #1
En D2. Donc, à la sortie du centre de formation à 22 ans.
- Speaker #0
OK. Et tu signes ton premier contrat pro ?
- Speaker #1
Non, toujours pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je n'ai jamais eu de... Alors, j'ai eu un contrat pro sur mes dernières années.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Mais dans pro, c'est déjà semi-pro.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Mon meilleur salaire a été 800 euros par mois.
- Speaker #0
OK. Ce n'est rien du tout.
- Speaker #1
Encore une fois, l'estime de moi faisait que dans ma tête. Je me disais, bon, bah, si on ne me propose pas plus, de l'autre. de toute façon, c'est que je ne vaux pas plus.
- Speaker #0
Alors que dans ma tête,
- Speaker #1
j'aurais dû me dire... Ah si, j'avais un agent. Même deux, du coup, puisqu'ils bossaient ensemble. Le pire, vraiment, dans cette histoire, et je pense que tu aurais eu envie de me gifler si tu étais dans mon équipe à ce moment-là, c'est que mes agents se battaient pour moi pour que j'aie plus, etc. Et je leur répondais, mais s'ils ne me proposent pas ce que vous leur proposez, c'est que je ne les vaux pas. Donc en fait, j'ai été à chaque fois
- Speaker #0
pas assez dans le c'est moi qui demande je prenais ce qu'on me proposait oui mais c'est là que un agent est important en fait lui il va te dire non je vais pas te dire qu'il va pas t'écouter mais il va te dire à un moment donné ok peut-être tu sors dans le centre de formation mais ma grande tu es gauchère, tu joues sur la base arrière t'es capable de jouer aussi en tant qu'hélière tous les clubs n'ont pas de gauchère tu vaux tant en fait Merci. votants, t'as beau me dire que d'accord, s'ils me proposent ça, truc, machin, non, c'est qu'en fait, il y a aussi le rôle de l'agent qui devait rentrer là-dessus en se disant, non, on peut pas accepter ça, ça c'est pas acceptable. Alors en fait, oui, ça,
- Speaker #1
ça a été le facteur de noisie, mais parce qu'ils avaient pas le budget, du moins du coup, pas pour le mettre sur moi, potentiellement, je pense pas qu'il y ait eu des salaires beaucoup, beaucoup plus élevés que le mien dans tous les cas, mais ma part personnelle, c'est de pas être partie. d'avoir toujours eu ce truc de me dire je leur suis redevable ils m'ont accueilli à la fin du centre de formation et j'ai pas prouvé, dans ma tête je devais toujours mettre 10 buts par match pour prouver avant de m'en aller d'un club et bah j'allais rester toute ma vie à Noisy si je continuais comme ça parce que je mettais pas 10 buts par match potentiellement 1 ou 2 mais très rarement et donc en fait je ne suis jamais partie de Noisy pour ça parce que dans ma tête je leur étais redevable alors qu'il y a pas normalement tu peux te permettre de partir et pareil et puis tout plein de parce qu'encore une fois j'avais des clubs aujourd'hui qui sont en D1 certes bas de tableau mais en D1 donc ce qui fait que ça m'aurait peut-être donné des trajectoires différentes mais en fait encore une fois ma part personnelle c'est de ne pas être partie parce que j'en avais des propositions de clubs ne serait-ce que des deux qui visaient les monter pour permettre des transitions etc et de retoucher à D1 le jeu que j'aimais, le jeu rapide et technique que j'attendais ou des structures,
- Speaker #0
enfin des clubs un peu plus structurée.
- Speaker #1
Où tu pouvais vraiment t'entraîner le matin et le soir comme je voulais de base. Et donc je suis arrivée à Noisy, en D2. Là, bon, je me suis quand même dit, bon, ça fait 4 ans que tu t'inscris à des fracs et tu n'y vas pas. Là, tu vas t'inscrire et y aller. Parce que c'est quand même de la D2. On a beau dire que ça se professionnalise, bon, déjà après les JO, on sait qu'il y a une... un avant et après. Un fameux héritage mais qui n'est pas dans le sens de la communication ok a été émise dessus. Et donc, D2, tu sais qu'il y a un gros fossé, c'est beaucoup moins professionnel. Les clubs, ils n'ont pas non plus de quoi, on va dire, te fournir tout ce que tu veux. Oui, d'autant plus en Ile-de-France où tout est cher, les logements, c'est très compliqué. Franchement, on a beau critiquer certains clubs, encore une fois, potentiellement, j'aurais pu critiquer Noisy, moi, parce qu'il y a eu des failles, etc. mais ils partent avec un sacré boulet au pied, c'est que la vie est chère en Ile-de-France France, c'est le logement pour accueillir des joueuses. C'est très compliqué. Et donc, tu as beaucoup moins de choix pour pouvoir recruter et proposer des aménagements. Parce que pareil, tu as les transports, les sponsors que tu en as beaucoup moins. Tu as beau te dire que toutes les entreprises bossent en Ile-de-France, mais ça ne veut pas dire qu'elles vont donner. Parce qu'il y a tellement de choix du rugby, du foot, du basket, que ce n'est pas l'ombre-balle féminin pour le moment qui pèse dans le game.
- Speaker #0
Et il y a aussi l'aspect où si tu as des joueuses qui travaillent, qui vont en école, en fait, pour traverser Paris.
- Speaker #1
C'est ça. On connaît le temps de trajet. Mais encore une fois, j'ai eu beaucoup de chance là-dessus parce que mon école a été située à Champs-sur-Marne, donc à 15 minutes de voiture.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et donc, j'ai fait STAPS. Donc, je suis allée dans le... Bon, Mathilde, OK, t'aimes que le sport et les arts appliqués. Bon, les arts appliqués, t'avais quand même eu ta dose parce qu'une fois que t'es dans les études et que tu fais que de ça, t'as quand même moins le côté cool, créativité. Donc, je suis retraitée. retournais dans le sport parce que j'aimais quand même vraiment ça depuis que j'étais petite et que j'ai découvert et en fait j'ai fait le bon choix pourtant je me voilais bien la face en carrière puisque je m'étais déjà inscrite en Staps à Besançon encore une fois, où j'y étais allée à quelques années et ce qui est fou c'est de se dire qu'entre Besançon où j'aimais pas du tout ça Staps je me disais voilà encore une fois ça me sert à rien je sais pas où je vais aller etc si tu fais pas prof d'EPS y'a pas de sortie possible pour toi machin truc et encore une fois j'étais trop focus hand et Et au moment où j'ai changé de fusil d'épaule et où je suis arrivée du coup en Staps à Main-de-la-Vallée, j'étais rentrée en Ile-de-France, donc vers chez moi, j'ai retrouvé mes potes d'enfance, avec qui, du coup, les week-ends passent vachement mieux. L'Ile-de-France, pareil, t'as beaucoup plus d'activités. Et malheureusement, moi, j'ai grandi en Ile-de-France, donc autant à Bordeaux, j'avais encore un peu ce truc-là, d'avoir des activités, autant Besançon, c'était potentiellement un peu trop calme pour moi.
- Speaker #0
C'est compliqué, Besançon, c'est pas grand-chose.
- Speaker #1
Voilà. Et puis c'est une ville universitaire, Besançon, c'est-à-dire que les week-ends, c'est extrêmement mort parce que les jeunes ils visitent ça la semaine et après ils rentrent chez eux le week-end et donc j'ai retrouvé un peu justement tout cet équilibre là en Ile-de-France et donc le Staps j'ai adoré parce qu'en plus le Staps de Marne-la-Vallée c'était exactement un peu les mêmes sensations que j'ai eues quand j'étais en primaire donc les profs qui t'accompagnent bien qui sont en petits groupes les amphis c'était une bonne ambiance enfin voilà on va dire l'ambiance cette fac m'a beaucoup plu et je me suis sentie progressée et j'aimais vraiment toutes les pratiques de sport parce que là par contre j'étais plus aménagée puisque j'étais plus sur l'île ministérielle, en D2 fin de centre de formation je faisais plus les équipes de France donc au bout d'un moment on t'enlève,
- Speaker #0
c'est ça juste professionnelle et donc voilà tu avais un contrat pro ou semi pro ?
- Speaker #1
non j'étais rien du tout à ce moment là j'avais la convention qui ne valait rien en plus puisque après voilà on s'est fait beaucoup de clubs se sont faits. On fait remonter les bretelles. sur une année un peu après, sur la qualité des contrats, etc., qui étaient faits. Donc, moi, c'était une convention, voilà, où j'étais 500 balles par mois, logée dans une coloc à plusieurs. Mais voilà, 22 ans, et bizarrement, en fait, je rebondis super bien. J'adore les cours que je fais. Je me dis, mais c'est ton saf, quand ça te plaît. Et donc, j'étais, par contre, toujours à fond partout. le à fond partout avec sans aménagement donc tu te rajoute 10 10 voire 15 heures de sport en plus de t10 10 heures allez parce qu'on en a des deux on peut enlever certains matin oui le matin mais dans les week-ends et manie talent et match quand même et donc pas quand ta natation vendredi matin qui n'est pas ta fibre on va dire de base et d'autres sports on va dire le long de la semaine de la gym voilà que sais-je non aménagé ou en fait dans ta tête de sportif tu te dis alors je suis pas aménagée mais il va falloir quand même que je me donne à fond pour avoir la moyenne dans certains sports et bah j'ai tenu jusqu'à mi-octobre et je me suis fait décroiser qui était ultra frustrant parce qu'en fait je me plaisais dans tout le handball c'était un moment où je mettais des 6-8 buts par match le plaisir en fait je retrouvais mes sensations je commençais limite à me dire ok je suis bonne dans ça, ok la D2 c'est facile Absolument pas être des migrants. Oui,
- Speaker #0
mais à ce niveau-là, tu te sentais bien, tu maîtrisais, tu savais ce que tu faisais.
- Speaker #1
Et donc le goût de l'amusement qui revenait aussi, tu vois.
- Speaker #0
Hyper important.
- Speaker #1
Ouais, clairement. Et puis, bon, les croisés. Les croisés sur un entraînement d'un mercredi soir. Où je me suis dit, je vais aller me l'entraîner avec l'équipe 2, un mercredi soir, pour aider.
- Speaker #0
Ah là là !
- Speaker #1
Parce que j'adorais tellement être là, que je me suis dit tiens je vais être l'équipe 2, je vais pouvoir travailler des petits trucs et tout. Ouais. Et puis sur une pauvre induction, du coup, elle est croisée. La fatigue. La fatigue. Et puis là, j'ai connu du coup la blessure sous fatigue, mais que je ne ressentais pas. Parce que j'étais tellement euphorisée par ce début d'année. d'années par le jeu que je produisais, le plaisir surtout.
- Speaker #0
Et ça, tu le comprends après.
- Speaker #1
C'est toujours ça.
- Speaker #0
C'est l'après-coup.
- Speaker #1
Et puis surtout, tu te renseignes sur les croisés, et les gens te donnent toujours leur expérience. Les grosses blessures, c'est super drôle parce que t'as vraiment tout plein de retours d'expérience. Souvent les mêmes choses en plus. Et donc tu dis, oui, effectivement. Mais par contre, dans ma tête, j'étais prête à revenir. Bémol. On redescend. en N1 et donc et pareil en plus année un peu galère puisque vu qu'on est une des deux en Ile-de-France il y a un prépa physique mais qui est là que lundi oui c'est compliqué ils n'ont pas aussi les moyens pour mettre dans ça c'est toujours une question de moyens de structure donc ils ne vont pas s'occuper de la jose blessée malheureusement non,
- Speaker #0
t'es livré à toi-même mais sur une grosse blessure c'est compliqué donc voilà tu te rends compte des premières failles de l'eau
- Speaker #1
de la D2, même certaines bien, peut-être, en plus, sont encore dans une difficulté, peut-être, sur les blessés, même si je pense que ça s'améliore grandement.
- Speaker #0
En fait, de ce que je sais, de mon expérience, et de les amis que j'ai, que tu as aussi, qui sont encore dans le handball, en fait, il y a des clubs qui ont un kiné, un prépa physique, un médecin, mais, par contre, derrière, il y a des failles, parce qu'ils vont mal te conseiller, ils vont prendre du retard, Ils vont... ils vont rater quelque chose. Peut-être qu'ils vont te forcer, justement.
- Speaker #1
C'est vrai qu'il y a ça aussi. Des fois,
- Speaker #0
il faut que tu joues. Personnellement, ma seule grosse blessure, c'était ça. J'ai pris trois mois de retard. Bref. Mais oui, du coup, je peux comprendre que tu étais livrée à toi-même sur ta blessure.
- Speaker #1
Mais donc, par chance, j'étais en staps. Je pouvais, entre guillemets, au fur et à mesure de ma réhabilitation, faire quelques trucs, notamment la natation. Voilà, c'est un peu justement... C'est les premières activités déjà que tu peux faire, mais tu en profites pendant les cours pour faire des petits trucs. Encore une fois, les profs hyper accompagnants. Encore une fois, une succession de rencontres et d'opportunités qui s'enchaînent bien. Derrière, je bosse à Décathlon pendant ma convalescence, du coup, mais où la période où je peux un peu marcher, parce que du coup, c'est pas le petit salaire du club de 500 euros Merci. qui me permet de me payer un prépa physique parce que du coup je décide à ce moment là de me payer un prépa physique André Dupoux excellent et donc je me le prends je l'étale un peu sur 3 mois ou en plus j'alterne avec les kinés qui ont aussi été très bons ils m'ont clairement fait de la prépa physique des montées de caisse avec du poids des machins des trucs vraiment toutes les périodes bien dessinées du coup le club ne prend pas en charge une partie de ce prépa Non.
- Speaker #0
Au mieux,
- Speaker #1
je venais à la séance du lundi soir de la prépa physique, mais qui était un peu adaptée. Après, ils adaptent comme ils peuvent, mais en vrai, il n'y a pas de suivi particulier. Eux, ils t'appellent, comment ça va, où est-ce que t'en es.
- Speaker #0
Oui, mais ils ne te mettent pas en place des moyens.
- Speaker #1
Non, non. Je bosse à des quatre à côté. Évidemment, la STAPS, on sait qu'à partir de mai, il n'y a plus trop de cours. Donc hop, je bosse juin, juillet, août.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je fais tout ça pour revenir... N1 du coup, puisqu'on descend donc encore une fois une claque qui fait mal parce que je me dis j'ai payé un prêt pas physique qui plus est le club revient à moi en me disant à ce moment là du coup vu qu'on est en N1 on va devoir vous baisser vos salaires donc je touchais 350 euros en plus dans ma tête j'étais toujours pro moi en plus donc à aucun moment je me dissocie le truc, je me dis écoute là Mathilde c'est même plus du défraiement il y a des joueuses en prénate elles touchent mieux que toi sur le cumul des matchs et non dans ma thèse j'étais toujours aller je leur dois ça j'ai eu les croisés j'ai pas pu leur montrer de quoi j'étais capable n1 la n1 qu'on passe bon à côté je valide par contre ma L1 avec les croisés, donc avec les zéros dans les matières, mais j'ai pu compenser avec les écrits. Donc j'ai été très contente parce que je me suis dit, pour le coup, une fois j'ai réussi à valider quelque chose depuis le bac. Donc très contente.
- Speaker #0
Mais du coup, cette période-là, en fait, là tu rentres dans le projet, dans le double projet. Et de base, ce n'était pas ce que tu avais prévu.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Comment tu vis les choses en fait ?
- Speaker #1
Par contre, encore une fois, j'apprends tardivement que c'est hyper plaisant de valider les choses à côté. et ça... ça te permet vraiment de gagner confiance en toi sur le terrain derrière, puisque tu dis de toute façon si vous m'emmerdez entre guillemets sur le terrain ou que ça se passe pas bien, je me barre c'est pas grave, enfin je me barre même plus si je peux,
- Speaker #0
je peux arrêter le hand et je suis pas retenue par vous donc t'as pas ce truc de dépendre du handball c'est ça, même si encore un peu dans la tête oui mais tu sais que ta vie ne dépend pas du handball ou ton mode de vie par exemple, peut-être que tu touchais même mieux à côté en travaillant chez Decathlon que dans...
- Speaker #1
on l'emballe. Decathlon est une très bonne entreprise, si je peux faire la pub par là. Très bonne ambiance au travail, bref. Mais du coup, je reviens à Hénin, on baisse les salaires parce qu'on est en Hénin, machin truc. On tient l'année, on perd quelques matchs, on doute un peu, mais on gagne ce qu'il faut sur la fin. Quand je dis sur la fin, c'est le Covid. Parce que du coup, une énième claque. c'est le Covid anatomie d'une chute aucun contrôle on est sur une succession un peu de mouises et personnelles on va dire c'est de mon fait et puis les trucs externes qui font qu'en fait pour le moment on n'est pas sur un truc ultra positif le Covid donc en mars et là tout s'arrête et le club ne peut plus nous payer du coup non plus. pareil on avait une prime en montée il va voir là on l'a juste regarder de loin bon là du coup voilà et encore une fois bon bah tu excuses parce que battus c'est que l'argent dépend des dépenses publiques qui sont bloqués à ce moment là aussi fin bref donc tu fais et là on remonte en d2 je me dis par contre je vais pas partir maintenant parce qu'on est en d2 et voilà il faut je me remontre en d2 alors qu'encore une fois j'aurais pu partir encore une fois tu n'as rien à prouver à personne et que je que je n'ai rien à prouver à personne, toujours. Et toujours dans ce truc de prouver, ça a été un petit peu ce qui m'a menée sur la fin. Et puis après, deux années de D2, où là, je n'ai plus du tout aimé le profil de jeu qui était proposé collectivement, où ça devenait vachement individualiste. Je prends la balle, je fais moins un contre un. Je prends la balle, je tire. Et je ne sais pas si c'était peut-être aussi la période de ma carrière où j'avais dépassé, moi, je partais. sur la deuxième partie de carrière, on va dire, quand tu dépasses les 25 ans. Et dans ma tête, j'étais peut-être potentiellement de plus en plus à vouloir jouer collectif, à kiffer en groupe. Moi, j'adorais les feuilles de match où il y avait 3, 4, 5 buts par joueuse, où tu voyais qu'il n'y avait pas de trou dans la raquette, tout le monde avait mis ses buts, ses spéciaux, tout ça. Un plaisir collectif. Voilà, ça, c'était mon grand kiff, mais que je ne retrouvais plus du tout la noisie sur les deux dernières années. Et de fil en aiguille, j'ai malheureusement pas terminé ma dernière année, Donc à 26. 26 ans, j'ai tout bloqué. Alors, je n'ai pas tout bloqué de moi-même, puisque c'est le médecin. Une période où je commençais, encore une fois, à me péter, toujours mon épaule droite sur toutes les défenses à chaque fois. Elles sortaient, elles se déboitaient, machin. Et ça devenait des subluxations qui devenaient de plus en plus longues. Donc, en fait, à la longue, le médecin m'a dit, bon, c'est quand tes prochaines vacances ? On peut peut-être faire une petite opération, etc. Et en fait, c'était un moment où je commençais... Déjà, à ne plus dormir la nuit.
- Speaker #0
À cause de la douleur ?
- Speaker #1
Non, à cause de la déprime qui commence à arriver. Je commençais à ne plus dormir la nuit. Pareil, les pépins physiques, je pense que tout est lié, évidemment. Après, tu ne manges plus. Du coup, tu t'arrêtes. Le médecin t'arrête tout bonnement. Parce que je n'avais encore pas le mindset de m'arrêter moi-même. Non, je ne voulais pas m'arrêter. C'est si, Mathilde, tu vas t'arrêter. Oui,
- Speaker #0
mais parce que tu es une bosseuse, tu es une fonceuse. Oui, et puis le côté...
- Speaker #1
de repos puis le côté bosseuse et le côté je dois prouver, je dois remercier on m'a donné ma chance et donc en fait tu fais même pour toi donc voilà j'ai été gentiment arrêtée et après de fil en aiguille en fait ce qui m'a permis de m'accrocher encore une fois c'est que j'étais sur la fin du master 1 donc en sociologie du sport encore une fois à Marne-la-Vallée ou pareil où j'ai appris entre guillemets on a eu plein de lectures. sur toutes les questions, que ce soit du genre. que ce soit sur toutes les études des fédérations, les études des politiques sportives, les études de tout ce qui va être même le sport santé, on extrapole tous les champs liés au sport comme outils un peu social, sociétal.
- Speaker #0
Et ça, ça te plaît ?
- Speaker #1
Ah ouais, j'adore. Et du coup, justement, en plus de lire tout ça, ça te permet vachement de prendre du recul sur ton paramètre individuel de ton parcours et de te dire il y a quand même plein de facteurs externes et encore une fois pardonne-toi toi, ça dépend pas toujours que de toi.
- Speaker #0
Ça c'est une bonne chose parce que tu apprends en fait de tout ce que t'as pu vivre les dernières années. Tu n'es pas obligé de te flageoler tout le temps, clairement.
- Speaker #1
Et des fois, par contre, il faut avoir le cran de s'en aller, le cran de choisir, parce que j'ai pas eu cette force-là non plus, de choisir par moi-même. Et de me choisir, effectivement. Et donc, vraiment, ces études-là, elles m'ont fait beaucoup de bien pour m'ouvrir les yeux et me dissocier un peu de tout. tout ça. Et donc, les profs, pareil, ont été ultra accompagnants sur une période de transition et de reconversion, finalement. Où j'ai pu terminer après sur le Master 2. J'ai arrêté le RAND à ce moment-là. Une année pleine de justes études, alternances.
- Speaker #0
Tu prends l'expérience, comment ça se passe, tu le vis bien, tu sens que tu respires. Comment tu te sens ?
- Speaker #1
Alors, Donc, c'est mon... moment-là, je suis en pleine dépression. Là, on n'est pas obligé de rentrer dans les détails. Mais ce qui fait que je suis quand même dans une petite bulle un peu décalée du monde, à me sentir quand même assez seule. Mais parallèlement, là, avec du recul, je sais que j'étais très bien entourée par mes parents, par mes profs, encore une fois, je le redis, qui ont été extrêmement accompagnants, bienveillants, enfin bref. Donc cette dernière année-là... L'alternance, j'ai aussi fait à la ville de Paris sur une cellule d'accompagnement d'athlètes de haut niveau pour les JO 2024, où en fait, à chaque fois, j'étudiais pareil toutes les FEDES qui pouvaient se passer sur plein de sportifs. Et en plus de ça, pareil pour, on va dire, être en parallèle de ta carrière, tout plein de sportifs avec qui tu peux échanger, parce qu'ensuite, je faisais aussi mon mémoire de recherche sur l'insertion, reconversion et après carrière des athlètes de haut niveau de handball. Mais c'est toujours bien de comparer avec les autres la tête. Et tu vois que... beaucoup d'athlètes ont les mêmes problèmes que toi et donc ça aussi ça fait tellement de bien parce que t'es tellement dans une bulle à dire je suis la seule merde à pas savoir sortir la tête de l'eau de ce truc là,
- Speaker #0
de me flageoler tous les jours en fait non tu n'es pas du tout seule Mathilde tout le monde a les mêmes trucs mais sauf qu'on n'est pas au courant je veux pas dire que personne n'en parle je pense qu'il y a des gens qui en parlent mais c'est toujours un peu tabou tu n'oses pas c'est toujours un peu après en plus c'est beaucoup plus simple et
- Speaker #1
donc voilà entre le mémoire mon alternance j'avais fait aussi un petit stage en master 1 à l'INSEP ou par chance en plus de ça donc le stage était justement avec les référentes de double projet des athlètes de l'INSEP où en fait j'apprends à ce moment là que les athlètes ont et quelqu'un pour les accompagner sur le double projet par contre il y a de plus en plus de choses qui sont mises en place que ce soit en double projet en carrière ou sur la reconversion à la fin et notamment sur la reconversion à la fin puisque mais c'est souvent là où... où il y a un peu pas mal d'athlètes qui s'écroulent ou pareil j'apprends qu'il y en a beaucoup qui font des petites dépressions parce que c'est l'atterrissage en fait t'as même des hormones t'as tout plein d'émotions tout le temps et puis d'un coup tu te retrouves avec une bille qui commence à être plutôt plate et il faut gérer et que tu ne connais pas aussi l'inconnu c'est ça le flou et en fait tu t'aperçois que il y a plein de monde qui peuvent être là Et c'est aussi à l'athlète d'avoir juste ce petit truc d'aller chercher. Parce que malheureusement, il ne vient pas de chercher. Parce qu'il y a tellement d'athlètes qu'il faut quand même aller toquer. Et puis on ne sait pas où t'en es. Voilà, c'est ça. En plus. Et donc cette dame-là, elle m'a tout dit. expliquer gwendoline du coup c'était ma tutrice qui est référente à l'insep double projet et elle en plus elle a été un peu spécifié reconversion elle adorait les athlètes en reconversion parce qu'il y avait ce travail justement vachement plus personnel et accompagnement presque psychologique psychologiques, mentales, pour les intégrer dans la vie de tous les jours. Justement, savoir où ils en sont dans leur tête. Et derrière, en fait, tu as tout un carnet. Puisque derrière, elle peut te dire, je te conseille d'aller voir le psychologue. Et le psychologue, derrière, a aussi d'autres contacts s'il y a besoin d'aller plus loin encore. Tu as aussi une assistante sociale. Pareil, qui peut aller voir comment ça se passe sur, ne serait-ce que tes comptes, tes aides. Oui, ton truc CPF, par exemple. Voilà, CPF, ton compte retraite, pour savoir ce que tu as cotisé aussi. Merci. tu as cette grosse question là pour les athlètes et leur contrat des fois il y en a qui se rendent compte dans leur contrat que ils cotisent pas que c'est un enfin voilà que ça peut être des bourbiers sans nom on lit pas trop nos contrats on lit mais on comprend rien franchement des fois je me dis j'aurais tellement aimé avoir pas l'intelligence mais ce travail de me dire je pense que j'aurais fait du droit si j'avais eu les capacités parce que clairement je pense qu'aujourd'hui ça peut sortir vraiment de plein de problèmes et puis dans ta vie de tous les jours encore une fois ça t'apprend plein de choses même à défendre et donc voilà Merci. j'ai appris qu'on n'était plus seulement sur le double projet et la reconversion mais maintenant ils appellent ça le projet de vie des athlètes puisque ça englobe tellement de choses ça dépend de quand est-ce que c'est la fin de ta carrière en athlète,
- Speaker #0
les gymnastes qui ont leur fin de carrière autour des 20 ans parce qu'ils ont commencé à 10 ans 10 ans,
- Speaker #1
voilà en professionnel en fonction du sport que tu fais, de la temporalité que t'as, de la maturité que t'as à ce moment là de ce que tu as à faire. envie, en fait, tu t'aperçois qu'il y a tellement de sorties possibles qu'on ne peut plus seulement dire double projet. Parce que, pareil, si tu as 30 ans, que tu as déjà des enfants, tu n'as peut-être pas les mêmes obligations, effectivement, le moins de temps, tes finances aussi, des études que tu as déjà faites ou pas. Et tes ambitions, parce que, pareil, tu as les ambitions qui changent. Pour avoir échangé avec plein de hautes valeurs pour mon mémoire et plein d'athlètes à l'INSEP ou pendant mon alternance à la mairie de Paris, pareil, il y a les para-athlètes aussi. ou là on est encore sur des circuits différents mais en fait il y en a qui font tout bien ils font leurs études les 18 ans le bac S, 18 ans à 22 ans les 4 ans, ils font des très bonnes études des très bons masters etc il y en a qui peuvent même faire du kiné du machin, du bidule et puis après il y a leur carrière qui passe et puis à la fin de leur carrière en fait je veux plus être kiné et tu te dis que c'est vraiment une question de temporalité et en fait c'est personne là qui a compris compagnes, elles sont présentes et du moins il faut qu'elles le soient encore plus présentes à l'instant T où la personne décide du coup qu'elle va arrêter pour savoir où elle se situe ce qu'elle a déjà fait et vers où elle s'oriente après quoi.
- Speaker #0
Ou même tout au long aussi pour suivre le cheminement, la pensée les doutes etc. et peut-être guider mais c'est vrai que c'est peut-être pas évident parce qu'il y en a qui mettent ça de côté Voilà c'est ça,
- Speaker #1
t'as beaucoup d'athlètes qui ont, je sais pas si c'est la question dégoût égaux ou quoi, mais t'en as beaucoup, encore une fois, qui pensent qu'au sport, des fois, ils s'inscrivent dans des études histoire de faire des choses, mais ils sont pas pleinement emballés, ils terminent leurs études, ils ont des diplômes, c'est cool, mais c'est pas vraiment ce qu'ils avaient envie, parce qu'ils pensent, encore une fois, qu'au sport, t'as ceux qui ont peur de demander de l'aide, parce qu'ils se disent, je suis qui pour demander de l'aide, voilà, c'est que je suis nulle, machin, truc, je sais pas qu'elle va devoir sortir tout seule, bref. Donc t'as tellement, encore une fois, pareil, de personnalités que, malheureusement, Je sais que par exemple, Gwendolyn Mathutris, ou moi à la ville de Paris, avec pareil Mathutris d'Alternance Odile, qui était par ailleurs ma chef de délégation en équipe de France Cadette. C'est pour ça que je dis que c'est que des rencontres en plus. Et puis on est de plus en plus dans de la cooptation en fait, et t'es forcée d'avoir de la rencontre maintenant. Bien que, entre guillemets, mes premières expériences professionnelles, j'ai réussi à les avoir sur CV et sans connaître les gens. Mais on sait qu'aujourd'hui, c'est toujours plus simple de demander quand on connaît. sur une discussion qui vient, tiens moi j'ai un poste d'alternance tu peux venir tuer c'est ça le réseau et donc pour ça il faut sortir de chez soi et rencontrer des gens toujours planter ses petites graines et puis comme ça le jour où ça pousse c'est bien et puis voilà,
- Speaker #0
il faut sortir et faire mais du coup cet accompagnement de l'INSEP que tu as étudié là dessus tu as un peu plus creusé en profondeur on va pas se mentir tous les sports ne sont pas de l'INSEP déjà Non. le handball, il n'y a pas de sport à l'INSEP. Donc, c'est déjà réservé à une catégorie de sportifs, des sports qui sont à l'INSEP. Et je ne sais pas si, justement, dans ces sports-là, tous les athlètes, tous les sportifs, ont accès à cet accompagnement-là, ou c'est juste l'élite de l'élite qui performe, qui a des titres olympiques. Comment ça se passe, justement, si on veut, de l'aide ?
- Speaker #1
Alors, ça dépend des aides. Parce que tu as les listes. ministériel, je pense que tu as dû en entendre parler, tout ce qui est collectif national, relève, senior, élite et reconversion. Chaque catégorie n'a pas les mêmes aides. Quand tu es élite, ça veut dire que tu as eu des titres olympiques, européens, champion du monde. Sur le papier, c'est ça. Ou que tu as participé à ce type de compétition. Donc tu es vraiment l'élite, Et donc là, normalement, on est censé vraiment te donner, je ne vais pas dire toutes les aides possibles, mais... Merci. tu as accès à tout. Les écoles privées, on est censé trouver les moyens de te la payer. Donc les choses comme ça, on est vraiment sur des aides significatives que tu pourrais ne pas pouvoir te payer tout seul. Plus tu descends en collectif national, plus t'es juste partenaire et là c'est un petit titre qui te permet un SAS, je pense que c'est SAS le collectif national. Je pense que c'est, on va dire, t'es partenaire et donc t'es un peu reconnu comme on peut t'aider un petit peu. petit peu, on va t'aménager les études et tout, mais par contre, voilà, il n'y aura pas d'aide financière ou que ce soit.
- Speaker #0
Il n'y aura pas d'accompagnement personnalisé aussi, j'imagine. Un peu moins.
- Speaker #1
Un peu moins, par contre, vraiment, les référentes de l'INSEP, par exemple, elles ont vraiment tous les sportifs de l'INSEP, c'est-à-dire qu'encore une fois, le bureau est ouvert, donc tout est accessible, mais il faut que tu demandes, parce qu'elles demandent en début d'année, elles font que ce soit des mails, des appels, Merci. de début d'année, le petit entretien, où est-ce que t'en es, etc.
- Speaker #0
Et on sait ce que c'est ce type de choses, on regarde, on écoute vite fait, et en fait, on reviendra jamais, alors qu'au final...
- Speaker #1
C'est ça, alors qu'encore une fois, ce que je dis, on consomme pas assez ce qu'on nous propose aussi, tu vois. Et bien sûr que des fois, il y a des cas de, voilà, j'ai demandé mes études dans tel domaine, c'est pas possible, donc ça sert à rien. Bah en fait, oui, elles font ce qu'elles peuvent aussi, parce qu'il y a malheureusement un réseau, des études qui sont pas aménageables, et donc Donc forcément, il y a des petites claques aussi que tu peux prendre, mais elles font aussi ce qu'elles peuvent avec ce qu'elles ont. Encore une fois, on est dans le secteur public, des financements publics. C'est pas Crésus, l'INSEP, etc. Donc, elles aident avec ce qu'elles peuvent, mais par contre, elles vont essayer d'aménager tes temps de cours, tes emplois du temps, tes examens. Vous avez vu, j'ai oublié. Oui, les examens, tu peux les passer après tes compètes ou avant. Le but, c'est de trouver les temps pour que tout soit fait pour que tu réussisses aussi en parallèle. Donc, encore une fois, tu as aussi toujours cette part un peu personnelle à aller toquer au pire. porte que si malheureusement tu attends ben voilà c'est pas les gens qui n'ont pas mais bon par chance à ce moment là j'ai dit dans ces bureaux là et donc j'ai un peu appris comment ça fonctionnait et donc la fédé de handball ce qui diffère c'est qu'elle est en lien avec l'insep parce que tu as toujours le réseau au niveau de performance etc qui est en lien avec la ns l'insep donc c'est des gens qui travaillent ensemble par contre la fédé de handball elle est assez je vais pas utiliser le mot riche parce que parce que ça reste une fédé de sport et que tout le monde est en difficulté actuellement.
- Speaker #0
Il y a certains moyens.
- Speaker #1
Mais il y a certains moyens pour qu'elle fonctionne toute seule. Sa maison du handball, en fait, maintenant, les handballeurs vont à la maison du handball. Et donc, maintenant, tu as la cellule FIR, comme je disais, donc Formation, Insertion et Conversion, qui a été montée par Nicole et Laurent. Laurent Frécon et Françoise Nicole. Pardon, j'ai dit Nicole, mais c'est Françoise Nicole. Et donc, ils accompagnent tous ceux qui sont sur liste du handball. non déjà. jeunes à ceux qui sont en reconversion. Après, c'est comme tout et comme toute fédération, si ton projet, c'est d'être entraîneur, nickel, la FED2H aura vraiment tout pour toi. C'est normal. Et puis, en plus de ça, tu as quand même été sur des listes, tu as servi à la FED, tu as apporté le maillot. Ils ont tout pour toi. Évidemment, leur gros travail, et j'en ai parlé avec Laurent, ce qu'ils aimeraient le plus, c'est pouvoir proposer de plus en plus de formations aménageables. Mais on sait qu'aujourd'hui, Tout ce qui va être les grandes études médicales, médecine, ou tout ce qui va être l'artisanat, où il y a du truc de terrain.
- Speaker #0
De l'art, du design, des choses comme ça.
- Speaker #1
Tout ce qui va être de terrain, ça va être beaucoup plus compliqué. Mais encore une fois, si tu es quelqu'un qui t'accroche, dans tous les cas, comme je t'ai dit, j'ai été aménagée sur mes écoles d'art appliqué, on me les a payées tout le long, enfin un an, mais si j'avais été... Oui,
- Speaker #0
il y a toujours moyen de faire quelque chose.
- Speaker #1
Si tu t'accroches et que tu as ce truc... de... Moi, j'avais peut-être pas aussi cette part de l'artiste qui fait son dessin en une heure. Moi, je le faisais en 4 heures potentiellement. Si j'avais eu ce truc de faire mes dessins en une heure et que tout serait rentré dans le bon ordre, j'aurais pu faire ces études-là jusqu'au bout.
- Speaker #0
Après, c'est de la pratique aussi. L'art, c'est pas simple que ça.
- Speaker #1
Mais c'est pour dire qu'effectivement, il y a quand même des filières qui sont encore difficilement aménageables. Mais voilà, je sais qu'ils travaillent dessus et du moins, moins ils essayent vraiment d'ouvrir le réseau des formations pour pas que les athlètes se disent, de toute façon, je suis forcée de faire ça parce que c'est aménagé.
- Speaker #0
Et toi, aujourd'hui, qu'est-ce que tu fais ? Où est-ce que t'en es ?
- Speaker #1
Alors moi, du coup, après STAPS, j'ai décidé... De postuler un petit peu, alors pareil moi j'ai un peu ce truc de postuler partout parce qu'en fait ayant touché à STAPS et du coup à l'outil socio et de voir que le sport peut être on va dire vecteur de plein de choses et aider dans plein de domaines. J'avais étouché à tout ce qui était collectivité territoriale, tout ce qui était sport santé avec les cours. Et donc, en fait, je postulais un peu partout au début, donc les villes, les services des sports. Il y avait quoi d'autre ? Du coup, l'ARS qui a été mon premier emploi, donc l'Agence régionale de santé, qui était là un poste autour de tout ce qui est justement financement du sport santé sur les territoires d'Ile-de-France. Donc là, je suis allée à l'opposé du haut niveau, donc vraiment sur les gens très éloignés de l'activité physique, donc qui ont des ALD, donc affection longue durée. Donc s'il peut y avoir, ça peut être de la maladie chronique, ça peut être tout ce qui va être les... les cancers, enfin voilà, tout ce que le sport, entre guillemets, peut améliorer en prévention primaire, secondaire et tertiaire. Et donc dans le primaire aussi, t'avais justement plein d'assos qui postulaient un peu à l'ARS pour avoir des financements et en fait, à force d'échanges, encore une fois, le réseau, les connaissances, j'ai vu qu'il y avait des fédérations Omnisport qui étaient du coup sur le sport loisir et sur toutes ces thématiques-là. Donc c'est des petites fédés qui proposent vraiment des fois des sports ultra loufoques, vraiment Mais le but, c'est le loisir. Il s'implante dans tous les secteurs, on va dire, le sport féminin, le développement de la pratique féminine, tout ce qui est hors compétition, évidemment, le sport senior, les enfants, tout ce qui se développe. Et donc, je me suis dit, ça, c'est quand même vachement cool. Ça fait toujours plaisir à lire. Et donc, in fine, après ce petit CDD à l'ARS qui était en lien avec les JO, puisque c'était un financement pour les JO 2024, tout. impulsé le sport santé dans les territoires franciliens. Après, j'ai postulé dans toutes les petites fédés Omnisport. Et donc, actuellement, je suis à la Fédération des ASPTT, qui était anciennement une fédé affinitaire qui appartenait aux postiers. Il y avait la Poste, Orange et les Télégraphes. Donc, il y a fort, fort...
- Speaker #0
C'était une époque.
- Speaker #1
Fort, fort longtemps. De fil en aiguille, tout ce beau monde s'est retiré. Donc, le côté affinitaire l'est beaucoup moins. Maintenant, on est une fédé Omnisport, donc vraiment simplement plan dans le loisir. Le sport pour tous c'est tout. Et le but, c'est que tu prends une licence dans un club à SPTT en loisir, tant que tu ne rentres pas dans de la compétition. Du coup, avec cette petite licence, tu peux faire tous les sports en loisir qui sont proposés.
- Speaker #0
Donc, voilà.
- Speaker #1
J'aimais bien ce côté-là, encore une fois, très humain, très associatif, etc.
- Speaker #0
Tu retrouves aussi le truc multisport. Oui, voilà. Deux staps.
- Speaker #1
Et donc, pour le moment, on est sur de la gestion de projet, recherche justement. Je passe de l'autre côté, je suis dans la recherche. recherche de financement, tout ce qui est, tout ce qui va être, alors moi je suis un petit peu une branche sur les partenaires sportifs, donc on va chercher un petit peu des licences sur des clubs qu'on va mettre un peu Bayas PTT, ils seront pas Omnisport ceux-là, mais c'est des petits conseils. concept sportif, qui ont envie de grandir. Et donc, on leur laisse une certaine autonomie. On les cadre juridiquement, on leur fait faire leurs AG, on leur fait faire tout bien. Et au sein d'eux-mêmes, ils développent leur activité comme ils veulent. Et nous, par contre, on travaille pour eux. aident à développer leurs projets. C'est des petites fédés, par exemple du corps de balle, c'est un sport mixte. Ils veulent vraiment se développer là-dessus. Quatre hommes, quatre femmes. Des contacts qu'entre même genre. Des potos super hauts. Enfin bref, un truc amusant qui vient des Pays-Bas. Il y a du parcours, tout ce qui est Yamakasi dehors. Si les gens du parcours m'écoutent, ils vont peut-être pas trop aimer le concept Yamakasi. Mais voilà, c'est pour imager le truc. Le sport urbain, encore une fois, ça répond à... plein de choses, notamment au manque d'infrastructures des villes. Donc on sait qu'à chaque fois, chaque sport qu'on ramène chez nous, il y a un moyen de le vendre aussi et de le développer. Il y a du pole sport. Actuellement, la pole dance, c'est super à la mode. Le pole sport, lui, entre en jeu sur le concept de compétition et est beaucoup moins affriolant que ce que veut la pole dance. Là, on est vraiment sur des figures presque gymniques autour de la barre avec une vraie classification, dénotation, bref, artistique. Enfin voilà. Clairement, on aide plusieurs FEDE à se développer et donc elles sont chez nous, donc des petits sports et à côté il y a les clubs du Comisport SPTT, voilà ok,
- Speaker #0
ça marche, ça fait beaucoup de projets ça fait beaucoup de travail j'imagine, mais ça te plaît oui,
- Speaker #1
ça plaît ça plaît, c'est le bah on est sur le côté Omnisport en fait, on touche à tout je pense que une fois qu'on a On fait du handball, alors je ne veux pas mettre tout le monde dans la même case, mais je suppose qu'on a peut-être un peu tous le même esprit de touche à tout. On a fait un sport qui touche à tout, on défend, on attaque, on saute, on court, on a du contact, on a un ballon, enfin bref. Et je pense qu'on a peut-être ce truc-là de toucher à tout, et le concept Omnisport me plaisait pas mal, et me permettait en plus de retrouver un peu l'essentiel du sport, le plaisir et la santé.
- Speaker #0
ok, bah écoute l'épisode touche à sa fin toi tu dirais quoi en fait un athlète, un sportif, une sportive qui est sur une période de doute ou pas ou qui se pose des questions sur la reconversion qui peut l'aider etc en fonction de ton parcours et de ta trajectoire quel conseil tu pourrais donner en fait là
- Speaker #1
tu vois je vais être relou parce que le conseil que je peux donner dépend de l'âge de la personne. personne et du moment où elle en est. Si c'est un doute, mais où elle est encore en carrière, ça va être peut-être plus un conseil handball et de dissociation, de prendre du plaisir à l'extérieur, vraiment pas s'enfermer, on va dire que hand, Et d'aller voir un petit peu ce qui se passe autour. Encore une fois, la notion de rencontre, sortir de chez soi, parler avec les gens. Il y a vraiment ce petit concept que j'ai eu sur mon arrêt de carrière où je pensais... être dans le noir et si j'image le truc en fait j'ai fait tellement de rencontres à ce moment là, ça a été vraiment à chaque fois des petites lumières qui ont permis d'avancer et donc dès que t'as un doute faut pas s'empêcher je pense de sortir et de continuer d'échanger avec les gens parce qu'il y a vraiment toujours un moment où il y a quelqu'un qui va te donner une réponse à une question que t'as et en fait de fil en aiguille hop tu prends, tu prends, tu prends et en fait tu continues d'avancer et par contre à partir du moment où tu t'enfermes t'es que dans le land, que dans ta perche que dans le machin à rester enfermé chez toi à vouloir dormir, comme j'adorais faire. Pour être en forme de l'entraînement, c'est là que tu te renfermes et que tu n'avances pas. Donc voilà, c'est le petit conseil. Continuez de sortir et de parler et de prendre les infos que les gens te donnent.
- Speaker #0
Parce que c'est comme ça qu'on s'enrichit, c'est comme ça qu'on se nourrit. Tout simplement, en fait. Et bien, merci beaucoup, Mathilde. Merci à toi. C'était un grand, grand plaisir parce qu'on avait déjà échangé en off et je trouvais hyper pertinent ce que tu avais fait et ton expérience aussi dans ton... parcours sportif et non sportif et du coup le fait de combiner les deux et la manière, cette simplicité que tu as à expliquer les choses c'était pertinent de t'avoir ici donc merci beaucoup pour cet échange et merci à toutes les personnes qui ont écouté ce podcast, si ça vous a plu n'hésitez pas à partager, à vous abonner ou encore à liker et à nous suivre sur les réseaux sociaux Bye !