- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce tout premier épisode de Rendez-vous avec Diana. Pour cette première, j'ai eu la joie d'accueillir Marion Vallée, sage-femme spécialiste en fertilité, et nous avons parlé du déploiement du plan national de lutte contre l'infertilité. Place à l'épisode ! Bienvenue dans Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle de fertilité et santé des femmes. Si vous veniez d'arrêter la pilule, que vous soyez en UCBB ou engagé dans un parcours PMA, Si vous cherchez des clés pour prendre soin de votre fertilité et de votre santé, vous êtes au bon endroit. Je suis Diana. Après 15 ans en tant que sage-femme, c'est mon propre parcours d'infertilité qui m'a menée à changer de haut. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes en désir de grossesse à redevenir actrices de leur parcours vers la maternité. Dans ce podcast, seule ou avec des invités, nous parlerons de fertilité, d'hormones, de cycles, de santé et de bien-être.
- Speaker #1
Alors ? Installez-vous confortablement et c'est parti pour le rendez-vous du jour.
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans l'épisode du jour. Aujourd'hui, on va parler d'infertilité. Un couple sur quatre, en moyenne, rencontre des difficultés à concevoir après un an d'essai. Ça représente environ 3 millions de personnes. Et il y a quelques semaines, la ministre de la Santé a annoncé le déploiement d'un plan national de lutte contre l'infertilité. De quoi s'agit-il concrètement ? Qu'est-ce que ça change concrètement pour les couples qui sont en désir de grossesse ? C'est ce dont nous allons parler aujourd'hui. Et pour faire le point sur ce sujet, je ne serai pas seule, j'ai la joie d'accueillir Marion Vallée, qui est sage-femme experte en fertilité. Bonjour Marion.
- Speaker #1
Bonjour Diana.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux commencer s'il te plaît Marion par te présenter ?
- Speaker #1
Oui, alors je suis sage-femme depuis longtemps maintenant et je me suis passionnée pour ce sujet de la fertilité, d'abord par intérêt personnel, en voulant découvrir plus d'informations sur mon cycle et la gestion de ma fertilité, dans l'idée qu'en fait, finalement, est-ce qu'une femme n'était pas capable de savoir quand est-ce qu'elle était fertile et quand est-ce qu'elle était infertile ? C'est ce qui m'a poussée à chercher, après mes études de sage-femme, et à m'informer sur ce sujet et à découvrir qu'en fait, il existait beaucoup de publications scientifiques sur le sujet des manifestations physiques du corps de la femme qui la renseignent sur sa fertilité et son infertilité dans le cycle. Voilà, et donc, ce sujet m'a vraiment passionnée, si bien que je me suis lancée ensuite pour en parler à mes patientes. et puis Ce n'était pas forcément un sujet très à la mode à l'époque, mais le sujet est devenu de plus en plus présent dans les consultations. Et aujourd'hui, j'accompagne beaucoup de femmes et de couples, à la fois sur des troubles de la fertilité, pour des femmes qui n'ont pas forcément de désir de grossesse, mais aussi des couples qui sont en désir de grossesse et qui veulent mettre toutes les chances de leur côté pour réaliser ce projet avec une médicalisation la moins forte.
- Speaker #0
Ok, super. Merci beaucoup Marion. Donc vraiment, le travail autour de la fertilité de... L'accompagnement aussi de l'infertilité, c'est vraiment des choses qui font partie de ton quotidien en tant que sage-femme.
- Speaker #1
Exactement. Vraiment, moi, je m'inscris dans une démarche plutôt de prévention par la connaissance. Donc, prévention de l'infertilité par la transmission de ces informations auprès des femmes et des couples pour qu'ils puissent comprendre en fait quelle est la fenêtre, la seule fenêtre fertile dans le cycle et finalement diminuer l'attente pour réaliser leur procédure. projet et quand il y a besoin, bien sûr, d'orienter vers une médicalisation plus forte quand c'est nécessaire.
- Speaker #0
Ok, super. J'avais envie de poser cette question à tous les invités, mais je crois que tu y as déjà répondu à travers ton parcours. En quoi tu aides les femmes, les couples, à soutenir leur fertilité ou leur santé ? Je crois que tu y as déjà répondu en partie.
- Speaker #1
Oui, en fait, quand je reçois les couples au cabinet, souvent les femmes viennent seules. en première intention, mais pas toujours. De plus en plus, j'ai des couples qui viennent ensemble. C'est vraiment très précieux parce qu'en fait, la fertilité du couple, elle est vraiment duelle. Il y a la fertilité de la femme en partie et aussi la fertilité de l'homme. Et quand il y a des troubles de la fertilité, les causes sont à peu près 50-50. Parfois, elles sont même l'un et l'autre. En gros, il y a un tiers de causes féminines seules, un tiers de causes masculines seules et un tiers de causes mixtes. Si bien qu'en fait, les deux membres du couple doivent... quand je dis doivent, ce n'est pas une injonction, mais sont invités à vraiment améliorer leur mode de vie, parce que le mode de vie a vraiment une influence très forte sur la fertilité. Et donc, quand je dis mode de vie, c'est leur alimentation, leur activité physique, leur gestion du stress, leur sommeil, qui sont vraiment les quatre piliers indispensables à optimiser quand on est en projet de grossesse. Et aussi, bien sûr, par cette connaissance dont je parlais tout à l'heure, la connaissance du cycle. la connaissance de la fertilité, de la spécificité de la fertilité masculine aussi, puisque l'homme est fertile tous les jours et la femme est fertile quelques jours par mois. Donc ces deux fertilités très différentes sont amenées à « collaborer » et complémentaires pour pouvoir réaliser le projet de grossesse, puisqu'en fait, faire l'amour dans une période infertile n'apportera pas de grossesse. Donc c'est ça qui permet aussi de peut-être faire baisser un peu le stress, de se dire « en fait, faire l'amour tous les deux jours » . comme parfois les couples l'entendent, ça peut apporter que du stress et finalement pas forcément permettre de réaliser le projet.
- Speaker #0
Oui, comme j'ai l'habitude de dire tout le temps, les fertilités, c'est une histoire qui s'écrit à deux. Les deux partenaires doivent être impliqués dans ce projet. Et c'est vrai que faire l'amour tous les deux jours, ce n'est pas forcément la stratégie qui est optimale dans l'objectif de concevoir. Merci pour ça, Marion. On va maintenant parler un petit peu plus en détail de ce plan. À qui s'adresse ce plan qui va être déployé ? Est-ce qu'on en sait un petit peu plus sur les mesures concrètes qui vont être mises en place ?
- Speaker #1
Oui, alors en fait, ce plan a fait suite à la déclaration du président de la République, donc Emmanuel Macron, sur le réarmement démographique qui a tant écoulé d'encre et fait parler tellement que les mots étaient mal à propos pour parler de ce sujet-là. Donc il y a une réalité démographique, bien sûr, d'une baisse forte de la natalité, mais Là, il s'agit d'un autre sujet qui est bien sûr en lien, mais qui est le sujet de l'infertilité, qui touche malheureusement de plus en plus de couples en France, mais pas seulement, à travers le monde, puisque l'OMS a aussi tiré la sonnette d'alarme récemment sur ce sujet-là. Donc, on est de plus en plus confrontés à l'infertilité, avec en première cause le recul de l'âge pour démarrer le projet. C'est-à-dire que les couples démarrent un projet de grossesse de plus en plus tardivement. C'est un paramètre important sur lequel il faut informer, non pas contraindre, mais dire qu'effectivement, cet âge plus tardif est un facteur d'infertilité, puisque que ce soit chez la femme et chez l'homme, on a une fertilité qui décroît au fil du temps et qui varie d'une personne à une autre et d'un couple à un autre. Certains couples arrivent à concevoir à 40 ans. de façon rapide, et d'autres couples ont du mal à concevoir à 25 ans de façon rapide, donc après il y a une grande variabilité aussi. Et donc ce plan, tel qu'il a été dans les bribes d'informations que l'on a, parce qu'on n'est pas au courant de tous les détails actuellement du plan, mais ce qui semble s'orienter c'est que les couples vont recevoir une information à 29 ans.
- Speaker #0
Et pourquoi 29, et pourquoi pas 26, ou pourquoi pas 32, puisqu'on en sait davantage ?
- Speaker #1
Alors je ne sais pas. pourquoi l'âge de 29 ans a été choisi. Au démarrage, il parlait de 25 ans. Là, on serait plutôt sur 29 ans, avec l'envoi d'un mail, d'un SMS, on ne sait pas encore quelle va être la modalité, pour informer les femmes, les hommes, sur leur fertilité et sur la possibilité d'une consultation prévention de l'infertilité à partir de 29 ans. Je pense que cet âge de 29 ans, il doit être en lien avec Merci. l'âge de la majorité des coupes dans le lancement du premier projet, ce qui est postérieur à 30 ans, mais ça permettrait d'anticiper par cet âge de 29 ans le lancement du projet. Le ministère de la Santé, là actuellement, est en train d'auditionner différents intervenants, interlocuteurs, pour savoir comment orienter au mieux ce plan. Donc il y a vraiment cette partie communication auprès du grand public, auprès des patients, pour nous professionnels de santé. Il y a aussi toute une partie liée aux professionnels de santé qui est en train de se développer, puisque la Haute Autorité de Santé a créé un groupe de travail qui s'appelle Prévention en soins primaires de l'infertilité, qui s'adresse plus particulièrement aux sages-femmes et aux médecins généralistes pour leur donner un nouveau cadre de référence sur ce que doit comprendre la première consultation préconceptionnelle qui va être un peu calibrée d'une nouvelle manière sur un temps plus long. qu'une consultation médicale classique pour prendre en charge le couple dans ses questions autour de la fertilité. On a un groupe de travail qui est en train de travailler là-dessus et qui doit rendre bientôt. ses conclusions. Et puis, il y a tout un volet aussi soutien à la recherche autour de la fertilité qui va se déployer. On ne sait pas trop dans quelle modalité pour l'instant. Et enfin, la formation des professionnels de santé qui va être renforcée, puisque s'il y a une nouvelle consultation qui est mise en place, les professionnels de santé vont avoir besoin d'être formés pour cette consultation. Les médecins généralistes, à travers des travaux de thèse d'étudiants en médecine, et à travers également des travaux de mémoire des tuants de sages-femmes, disent qu'ils sont insuffisamment formés sur ce sujet-là. Donc il y a vraiment un souhait de renfort de formation pour les pros de santé.
- Speaker #0
Ce serait peut-être le moment idéal, à l'occasion de cette consultation, de parler d'observation du cycle, peut-être ? Ça pourrait être hyper intéressant.
- Speaker #1
Ça a l'air de faire partie des projets. Je m'en réjouis parce qu'effectivement, je reste convaincue. par mon expérience libérale, qu'aujourd'hui, en 2025, 26, 27, actuellement, on peut être infertile par méconnaissance, ce qui est assez flou finalement, mais moi j'en suis témoin, j'ai reçu des femmes et des couples qui n'avaient aucune idée d'une fenêtre fertile, et on sait, parce que l'INED a mené une grande étude l'année dernière, que les couples font de moins en moins l'amour. Ce n'est pas forcément un problème en soi. D'ailleurs, la bonne nouvelle, c'est qu'il y a de plus en plus de consentement. C'est très positif. C'est peut-être d'ailleurs pour ça qu'il y a de moins en moins de rapports s3ksu3lsls traditionnels, avec p3n3tra**** et 3jacul***** interne. Mais si on fait de moins en moins l'amour, et qu'en plus on ne fait pas l'amour au bon moment, on imagine bien que ça peut être un facteur d'infertilité, simplement par méconnaissance. C'est ce que j'appelle l'infertilité par méconnaissance. Méconnaissance du cycle. Ni tous les deux jours. sans comprendre. Après, on peut faire l'amour dans une phase infertile sans aucun souci.
- Speaker #0
Oui, moi, j'ai l'habitude de dire qu'on a un rapport quand on a envie d'avoir un rapport. Mais c'est vrai que quand on est dans cet objectif de conception, l'idéal, c'est de cibler la fenêtre de fertilité là où on va avoir les critères de fertilité maximale.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est là où on a le plus de chance.
- Speaker #1
Tout à fait. En tout cas, avoir conscience que ces séjours-là, on a des chances de concevoir. Et si on décide pour ce cycle-là, parce que ce n'est pas possible, parce que l'un ou l'autre est en déplacement, ou qu'on n'a pas envie, etc., il n'y a pas de problème. Simplement, comme l'infertilité se définit par un an de rapport non protégé sans grossesse, en fait, il faudrait compléter cette définition de l'infertilité en disant un an de rapport non protégé au bon moment du cycle, donc en phase fertile, sans grossesse. Parce que quand je fais le point, Avec les phares et avec les couples, dans l'année qui vient de s'écouler, est-ce que vous pensez avoir eu des rapports en phase fertile chaque cycle ? Bien souvent, c'est non. Et en fait, quand on corrige, entre guillemets, la durée par rapport au cycle où vraiment le couple a essayé en phase fertile, parfois on se retrouve avec quatre cycles sur une année.
- Speaker #0
Oui, donc une vraie réduction des chances.
- Speaker #1
C'est ça ? Oui, parce qu'en fait, ça me permet de leur dire, il y a eu quatre cycles seulement où vous avez tenté de concevoir. Donc finalement, c'est beaucoup moins alarmant qu'un couple qui a essayé chaque cycle pendant un an et sans résultat. Voilà, ça permet aussi de prendre du recul et de pouvoir les orienter le mieux possible, sans rajouter du stress, parce qu'on sait que le stress, j'en ai parlé dans les piliers, a vraiment une influence forte, à la fois sur la fertilité, mais en plus d'être infertile, de ne pas réussir, crée du stress. Donc on a vraiment une boucle un peu infernale du stress qui va être cause et conséquence, et sur lequel on... On doit s'arrêter en tant que professionnel de santé en disant, voilà, moi, mon objectif, c'est aussi que vous soyez serein dans ce projet-là.
- Speaker #0
Oui, le stress, c'est vraiment un pilier qui est complètement en sous-côté. Dans ma pratique, en tout cas, j'ai le sentiment que les femmes, les couples ne sont pas conscients du fait que le stress peut venir impacter le cycle, ça peut venir impacter l'ovulation. C'est un vrai impact sur le corps des femmes et des hommes, très certainement aussi.
- Speaker #1
Exactement. La bonne nouvelle derrière ça, c'est qu'on peut gérer son stress. Les femmes disent « je suis stressée, je ne sais pas comment lutter contre » . Il s'agit vraiment de trouver des outils pour baisser son stress. Parce que du stress, on en a deux de toute façon. On ne peut pas baisser son stress au travail, on ne peut pas baisser son stress dans le quotidien si on est en train de courir toute la journée, si on a peut-être déjà un enfant et que ça nous crée de la tension ou si on a un climat familial qui est compliqué. donc le stress s'il est là, c'est comme ça. Mais simplement, qu'est-ce qu'on va faire ? Et moi, c'est comme ça que j'interroge mes patientes. Et les couples, qu'est-ce que vous mettez en place pour gérer votre stress, pour faire baisser la tension ? Il y a plein d'outils très concrets, comme par exemple la cohérence cardiaque, mais ça peut être de la respiration très simple, de sortir se balader, de lire un livre, de prendre un bain. Ce ne sont pas des choses incroyables ni coûteuses. Par des choses très simples, on peut gérer son stress.
- Speaker #0
Oui, faire une activité qui permet de mettre le cerveau en off pour vraiment respirer, avoir une bouffée d'oxygène. Vraiment, moi, ce que j'invite les gens à faire, c'est se concentrer sur des activités qui leur font du bien, vraiment, pour gérer ce stress.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Concrètement, qu'est-ce que tu penses que ça va changer la mise en place de ce plan pour les femmes et les couples qui sont en désir de grossesse actuellement et chez qui, malheureusement, ce projet tarde un peu à se concrétiser ?
- Speaker #1
Moi, je suis vraiment très impatiente de la concrétisation de ce plan parce que moi, je crois vraiment à l'intérêt de la prévention. Je trouve que la prévention en santé, actuellement, est sous-côté, sous-mise en avant.
- Speaker #0
C'est la grande absente.
- Speaker #1
Oui, c'est la grande absente. En médecine, on va dire à un patient qui n'est pas malade qu'il est en bonne santé, mais en fait, un patient peut... ne pas être en bonne santé sans non plus être malade et être dans cette grande zone du trouble. Et sur le sujet de la fertilité, on a aussi des couples qui ne sont ni en très bonne santé, parce qu'en fait, ils essayent de concevoir et ils n'y arrivent pas. Et pour autant, on n'a pas de diagnostic. Donc ça, ça concerne 25% des couples. C'est énorme. Un couple sur quatre qui n'arrive pas à concevoir, donc qui est considéré infertile, on ne trouve pas de diagnostic. Donc ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien. Ça veut simplement dire qu'on n'a pas cherché au bon endroit. Peut-être parce que l'état actuel de la science ne nous permet pas de poser un diagnostic, parce qu'on ne sait pas tout. Et ça ne veut pas dire que c'est dans la tête. Ça fait aussi un peu le lien avec le stress, parce qu'on pourrait dire, ah bah oui, mais si jamais il n'y a pas de diagnostic médicaux, c'est que c'est psychologique ou psychosomatique. Bah non, en fait, ça peut être une cause que l'on n'a simplement pas cherchée, pas comprise, ou alors un cumul de petites choses, comme je dis souvent aux patients, il n'y a peut-être pas de gros feux rouges, Peut-être plein de petits feux oranges qui s'accumulent. et qui font qu'il y a un peu de stress, il y a une alimentation qui n'est pas super optimale, il n'y a peut-être pas assez d'activité physique ou un peu trop, il y a peut-être un sommeil un peu insuffisant, et puis il y a peut-être un peu des carences dans son assiette parce qu'on n'a pas forcément fait attention à ses apports en protéines, en oméga-3, etc. Et donc tout ça mis bout à bout, c'est une situation d'infertilité. Moi, je suis vraiment très heureuse de voir que le gouvernement met les moyens pour vraiment améliorer la prévention. pour que les couples puissent avoir toutes les informations nécessaires. Et c'est vraiment le sens aussi de mon engagement là plutôt sur les réseaux sociaux. Parce qu'au cabinet, je vois peu de patients finalement par rapport à tous ceux qui peuvent être touchés par les réseaux sociaux. Donner un maximum d'informations pour que chacun puisse agir en conscience et en pleine liberté en se disant, moi, je me lance dans le projet et j'ai récolté un maximum d'informations pour que le projet se passe le mieux possible. Parce que tout ce qu'on fait en amont de la grossesse, C'est gagné pour la santé de la mère, de l'enfant, in utero et aussi en passepartum. On sait qu'il y a une très forte influence de la qualité des gamètes, au vu du spermatozoïde, sur le déroulé de la grossesse et sur la santé de l'enfant. Donc c'est aussi, je trouve, source de grande motivation, en tout cas pour moi, de contribuer à cette prévention, de voir se développer la prévention en France autour de ce sujet.
- Speaker #0
Donc c'est hyper important, ne serait-ce qu'au-delà. des problématiques de fertilité pour la santé des femmes, pour la santé des enfants à naître, de mettre l'action vraiment de manière très forte sur la prévention en amont même de la conception.
- Speaker #1
Exactement, aujourd'hui on nous parle beaucoup des 1000 jours, qui est un concept qui s'est beaucoup développé, qui les 1000 jours c'est en fait 1000 jours de vulnérabilité pour la femme enceinte et l'enfant à partir de la conception jusqu'à ses deux ans. Mais en fait je pense qu'il faudrait plutôt parler de 1090 jours. parce qu'en fait, dans les jours qui précèdent la conception, la qualité des gamètes, des spermatozoïdes et des ovules vont conditionner la fuite. Voilà, donc les changements, on n'attend pas d'être enceinte pour se dire, ok, maintenant, ça y est, je suis enceinte, je vais arrêter de fumer, je vais être plus attentive à mon alimentation, je vais me lancer dans le sport et je vais gérer mon stress. Surtout qu'au premier trimestre de grossesse, ce n'est pas le moment où on a une alimentation la plus optimale parce qu'on peut avoir la nausée ou vomir et que l'important, c'est de manger. quelque chose qui passe.
- Speaker #0
Voilà, ce qu'on arrive à manger.
- Speaker #1
Ce qu'on peut, ce qu'on arrive à manger. Ce n'est pas le moment où on va se lancer à l'activité physique parce qu'on n'est pas au top de la forme en général. Gérer son stress, c'est compliqué parce qu'il y a un bouleversement qui se met en place. Et puis dormir, on fait comme on peut. Donc tout ce qu'on peut mettre en place en amont, c'est vraiment l'idéal pour la suite.
- Speaker #0
Oui, c'est ça de gagner pour la suite en fait, ce qu'on a déjà mis en place en amont.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Est-ce que tu... pense que ce plan, le déploiement de ce plan, ça ne va pas être quelque chose qui va encourager à la préservation des gamètes. Je pense à la cryopréservation notamment.
- Speaker #1
Pour l'instant, c'est assez flou par rapport à ce sujet-là. Il y a une tendance qui se développe quand même à la promotion de la cryopréservation des ovocytes. Mon positionnement sur ce sujet est assez simple. En fait, je pense que ça ne rentre pas dans la prévention. Et ça peut donner l'impression, je parle bien de la préservation sociétale, que l'on appelle sociétale, c'est-à-dire hors cadre médical, d'une femme qui aurait... un traitement par chimiothérapie pour un cancer et à qui on va proposer une conservation des gamètes. Je parle vraiment de femmes à qui on va dire « Voilà, vous avez la possibilité de congeler vos ovocytes pour le jour où vous voudrez concevoir. Comme ça, vous aurez une sécurité dans un laboratoire d'assistance médicale à la procréation. » Je pense que, d'une certaine manière, c'est donner l'impression à la femme qu'elle a cette sécurité procréative alors qu'on sait que ce n'est absolument pas une garantie de réussite. c'est-à-dire que Une femme qui va congeler ses ovocytes, déjà on sait par rapport aux chiffres des pays qui l'ont légalisé depuis longtemps qu'entre 10 et 15% seulement sont utilisés, donc c'est très peu. Et parce que la majorité des femmes qui se lancent dans un projet de grossesse va déjà commencer par se lancer dans un projet de grossesse spontanée avant d'aller vers un laboratoire de PMA. Donc ça c'est une bonne chose, puisque la plupart des femmes préfèrent concevoir sous la couette entre guillemets qu'au laboratoire de PMA. et donc déployer des financements. considérable pour encourager cette préservation des ovocytes, au détriment d'une prévention ou d'une information des couples, ne me semble pas forcément la bonne option, puisque je pense qu'il vaut bien mieux inviter les couples à réfléchir, à se poser la question, est-ce que je veux concevoir un jour ou pas ? Parce que la question fondamentale, c'est ça. Est-ce qu'un jour, j'ai envie d'avoir des enfants ? Parfois, on n'a pas la réponse. Et faire en sorte que l'État s'implique pour favoriser la sérénité autour de ce projet. Parce qu'aujourd'hui, dans les problématiques de natalité, Il y a aussi une anxiété des femmes sur comment je vais réussir à mener ma vie de mère et ma vie de femme qui travaille, comment je vais réussir à finir les fins de mois parce qu'un enfant, c'est coûteux. Donc je pense que la cryopréservation des ovocytes ne me semble pas être la priorité. Et je vois une autre problématique autour de ça, c'est qu'aujourd'hui, c'est légalisé. Il y a un embouteillage avec des délais considérables pour qu'on gêne ces ovocytes. au même endroit que les couples sont pris en charge pour l'infertilité, ce qui fait que ça retarde aussi les couples qui sont dans un projet actuellement de procréation et qui doivent attendre aussi la disponibilité de l'équipe médicale qui se concentre sur tous les fronts en même temps. Donc on a aussi une perte de chance pour ceux qui se lancent dans le projet, sachant que les femmes qui viennent conserver, on a dit 10 à 15% utiliseront leur gamètes. Moi, mon positionnement, c'est vraiment plutôt d'informer les femmes que je vois au cabinet et qui me parlent de cryopréservation des ovocytes, en leur disant, voilà, posez-vous la question déjà, est-ce que vous voulez un jour concevoir ? C'est ça qui est la question fondamentale. Et si oui, qu'est-ce que va vous apporter cette congélation des ovocytes ? Certaines, oui, tiennent au projet coûte que coûte, veulent avancer vers ça. Mais pour certaines, elles sont un peu prises de panique, en se disant, voilà, ça rajoute un stress parce qu'il y a une limite d'âge, et donc je vais y aller vite, vite, avant la limite d'âge, pour être sûre qu'au moins... J'ai assuré mes arrières, tout en sachant qu'une fois qu'on a congé ces ovocytes, on n'est pas non plus sûr que le jour où on va les utiliser, ça fonctionne. Ça me ferait tellement mal au cœur de me dire que la femme s'est dit « C'est bon, je suis tranquille, j'ai mes ovocytes qui sont congelés. » Mais oui, si jamais ça ne fonctionnait pas.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il faut bien rappeler aussi que la PMA, c'est que 30-33% de chances de réussite. Donc ça, c'est important d'informer les couples à ce sujet-là aussi. que ce soit dans le cadre d'une préservation des gamètes ou que ce soit dans le cadre d'une procréation médicalement assistée. Dans mes souvenirs, il y a le professeur Amama qui disait « la PMA, ce n'est pas une baguette magique » .
- Speaker #1
Exactement. Donc c'est vrai que c'est toute cette difficulté, toutes ces informations mises bout à bout qui doivent nous inviter à nous poser des questions, en nous disant « se rassurer comme ça, pourquoi pas ? » Mais finalement, on sait quand même que ce n'est pas une garantie à 100%. Et en plus... Le corps d'une femme, au moment où la fécondation in vitro aurait lieu, où le transfert aurait lieu en utilisant les gamètes qui sont plus jeunes, il y a aussi le paramètre du corps de la femme à l'instant T. C'est-à-dire qu'une grossesse à 40 ans, ça va avoir une influence différente qu'une grossesse à 30 ans.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Ça reste statistique. C'est-à-dire que moi, je dis aux patientes, vous c'est Soit votre grossesse va très bien se passer, soit il va y avoir des aléas, c'est 0 ou 100%. Mais nous, en tant que professionnels de santé, on doit informer sur la prévalence globale en disant qu'une grossesse à 40 ans, c'est un sur-risque d'hypertension, de diabète et de problématiques de grossesse obstétricales que l'on ne peut pas mettre en stand-by comme on a pu congeler les ovocytes. Donc on va avoir un bénéfice sur la qualité de l'ovocyte, mais sur l'état de santé de la mère. Ça, on n'a pas d'influence. Donc il y a tout ça, vous voyez, qui vient s'entremêler et nous poser questions et qui doit être prise en compte et qui doit faire partie vraiment de toute la communication autour du sujet plutôt que de dire, allez-y, foncez. C'est la solution pour être un jour maman si vous décidez d'être maman un jour.
- Speaker #0
Oui, c'est un peu réducteur que de mettre ça en avant.
- Speaker #1
En tout cas, toute la communication autour sur les plus et les moins et les avantages et les inconvénients doivent être mis en place. pour que les femmes ne viennent pas dans nos cabinets dans 10 ans nous dire s'ils avaient su. Parce que ça, il n'y a rien de plus difficile à entendre pour un professionnel de santé qu'un patient qui dit « Ah mais si j'avais su, je n'aurais pas fait les mêmes choix. » Et ça, en fait, toute la société ne peut pas favoriser ce type de retour et finalement se dire « On va tout faire pour que ça se déroule, parce que c'est légal et c'est comme ça et on peut l'offrir aux femmes. » D'une certaine manière, c'est très bien. Et en même temps, si jamais dans 10 ans, elles n'arrivent pas à mener leur projet et qu'elles nous disent si j'avais su, on sera toutes responsables.
- Speaker #0
Toi, si tu avais carte blanche, si tu étais auditionnée par le gouvernement, si tu avais carte blanche dans la campagne de prévention, d'organisation autour du déploiement de ce plan national contre l'infertilité, quelles seraient les mesures que tu prendrais ? Qu'est-ce que tu déciderais de mettre en place ?
- Speaker #1
Je généraliserais la proposition d'une consultation fertilité à l'âge que les personnes souhaitent, c'est-à-dire une consultation qui soit longue auprès d'une sage-femme ou d'un médecin généraliste. Pour les femmes et les hommes, une consultation longue qui sera en plusieurs volets, c'est-à-dire qui, pour la première, serait vraiment un état des lieux de la santé de la personne, du patient, pour identifier des facteurs d'infertilité, mais pas seulement. en fait Les facteurs de santé vont avoir une influence sur la fertilité, mais vont avoir aussi une influence sur la santé au plus long cours. Donc une consultation longue, pendant laquelle il y aurait vraiment une partie destinée à l'éducation sur le sujet de la physiologie du cycle et de la spermato-genèse, et qui puisse être suivie par une autre consultation, le jour où le couple va se lancer dans le projet. Voilà, donc une consultation en plusieurs volets. avec l'invitation à l'observation du cycle pour les femmes qui veulent se lancer dans cet apprentissage. Parce qu'ensuite, l'observation du cycle, le fait de noter chaque jour ce qui va se passer dans le cycle, a vraiment une importance considérable pour le professionnel de santé qui est formé pour comprendre s'il y a des troubles et les prendre en charge de façon précoce sans attendre un an. Parce qu'aujourd'hui, les femmes qui identifient des problématiques dans leur cycle, s'il n'y a pas des problématiques majeures comme une améliorée, une absence totale de règles, On va leur dire, ça ne fait pas encore un an que vous essayez de concevoir, donc on se revoit dans 20 ans. Alors moi, ce n'est pas ce que je leur dis, parce qu'en fait, quand il y a des troubles identifiés, on va les prendre en charge tout de suite, ça ne sert à rien d'attendre un an. Et un an plus tard, trouver toujours les mêmes problèmes.
- Speaker #0
Oui, et puis comme solution, renvoyer vers la PMA, parce qu'on n'a pas accompagné ces problématiques qui sont là. Comme je pense par exemple à une phase luthéale qui serait un peu fragile, une progestérone qui serait un peu faible. Ça, c'est des choses qu'on peut corriger quand même.
- Speaker #1
Ce qui me réjouit, c'est que j'ai l'impression qu'on s'oriente vers ça. Donc j'attends avec impatience cette consultation longue, qui soit une consultation soit de couple, soit une consultation individuelle, pour pouvoir à la fois prendre le temps d'une anamnèse très approfondie et aussi d'une éducation, le mot thérapeutique est mal choisi, mais d'une éducation autour de la fertilité.
- Speaker #0
Une sensibilisation peut-être ?
- Speaker #1
C'est ça, oui, une sensibilisation et un apprentissage, parce qu'il y a vraiment une partie presque de formation, pour que le couple puisse, en temps voulu, se lancer dans les meilleures conditions.
- Speaker #0
Et ça, ça pourrait être une consultation. Imaginons un couple qui aurait 23, 24, 25 ans, que ce couple pourrait avoir accès à cette consultation de préparation, si je puis dire, au projet bébé, en quelque sorte.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Donc, peu importe l'âge. Parce qu'on peut commencer à agir sur sa santé et sa fertilité à n'importe quel âge, en fait.
- Speaker #1
Oui, en fait, je pense que le... La bonne idée, c'est de systématiser l'envoi de l'invitation comme on reçoit l'invitation pour les dents, pour le frottis, etc. Systématiser l'envoi de cette consultation prise en charge à 100%, à un certain âge, 29 ans, pourquoi pas, 30 ans, peu importe, à la limite. Mais donner l'accès à cette consultation à n'importe quel âge, parce que s'il se lance dans le projet de grossesse à 20 ans, ça arrive qu'il puisse avoir ces informations beaucoup plus tôt.
- Speaker #0
Ce n'est pas la majorité, mais oui, effectivement, ça arrive d'avoir des couples qui ont envie de se lancer dans un projet bébé et qui se retrouvent parfois démunis parce que la seule chose qu'on leur dit, c'est prenez de l'acide folique, ayez des rapports tous les deux jours et puis revenez me voir dans un an.
- Speaker #1
Exactement. J'ai changé vraiment ce discours qui est beaucoup trop simpliste quand on sait l'état de la fertilité en France. J'ai rencontré des couples, des jeunes couples de 25 ans à qui on a dit c'est bon, vous, vous êtes jeunes, donc on a le temps. Donc pour vous, revenez me voir dans deux ans. Alors qu'en fait, au contraire, un couple jeune qui n'arrive pas à concevoir dans un délai d'un an, en ayant visé entre guillemets la bonne période, c'est plus problématique qu'un couple de 35 ans qui a essayé pendant un an et qui n'a pas démarré une grossesse. Parce que c'est plus logique à 35 ans que le temps se rallonge qu'à 25 ans où ça doit être rapide. Voilà, donc c'est vrai que dans cette notion de timing... On est aussi un peu conditionnés par les délais de la PMA, parce qu'on sait qu'ensuite ça prend du temps et que les chances de réussite de PMA sont bien meilleures chez les patients jeunes. Mais en fait, je suis persuadée que la PMA, ça doit rester le dernier recours. Quand on a déjà agi en amont pour restaurer la fertilité du couple, dans l'objectif que le bébé soit un bébé maison, entre guillemets.
- Speaker #0
Un bébé couette.
- Speaker #1
Un bébé couette versus un bébé laboratoire. Parce qu'en fait, on sait que les grossesses se passent aussi mieux. que le postpartum se passe mieux. Il y a vraiment un vrai bénéfice à agir, à mettre le paquet, entre guillemets, sur toute cette phase de projet, plutôt que sur la médicalisation, qui reste importante pour certains couples qui, de toute façon, en auront besoin.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu aimerais que les femmes et les couples qui nous écoutent aujourd'hui retiennent de tout ce qu'on s'est dit là aujourd'hui ? S'il y avait vraiment une chose hyper importante que nos auditeurs devraient retenir, de quoi il s'agirait ?
- Speaker #1
Vous avez entre les mains beaucoup de cartes. pour réaliser votre projet maison et que la médecine peut vous apporter bien sûr des réponses. En tout cas, moi je vous encourage à consulter dès le début du projet ou même un peu avant le début du projet un professionnel de santé qui va vous transmettre ses connaissances, prendre le temps d'évaluer avec vous votre mode de vie pour que vous puissiez vraiment mettre toutes les chances de votre côté et que ce projet soit le plus serein possible parce qu'on sait que quand on rajoute de la médecine et de la médecine et de la médecine, ça augmente le stress. Donc voilà, consultez surtout dès le début du projet. Et puis, en cours de projet, si vous voyez qu'il y a des choses qui apparaissent, des problématiques que vous identifiez, pour en fait être prise en charge et ne pas rester seule dans cette phase-là.
- Speaker #0
Super, merci beaucoup Marion. Où est-ce qu'on peut te retrouver si on a envie de te suivre sur les réseaux, si on a envie de voir un petit peu tes actualités ? Où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #1
Sur Instagram principalement, où je crée du contenu autour du sujet de la fertilité, des troubles du cycle, des hormones, etc. C'est mon compte Marion Vallée Sage Femme. Je sors un livre très prochainement qui va s'appeler Objectif Bébé, qui va répondre à beaucoup de vos questions. Puisque c'est un format questions-réponses, on peut piocher les questions que l'on a et lire mes réponses. C'est principalement là que vous allez trouver du contenu sur le sujet de la fertilité. Et puis très récemment, on a commercialisé un coffret, Ma Cyclobox, pour découvrir le cycle, les hormones, l'observation du cycle, comment on peut suivre jour après jour ces phases, ces fluctuations, le lien entre les hormones et puis aussi notre état émotionnel, notre mode de vie. Voilà, pour les femmes qui ont envie d'explorer tout ça, donc Ma Cyclobox.
- Speaker #0
Super, je vais vous mettre ça, toutes ces informations dans les ressources de l'épisode. Une petite question... rituel que je pose à tous mes invités. Qu'est-ce que toi, tu as mis en place récemment dans ta vie pour soutenir ou ta santé ou ta fertilité que tu aurais envie de partager avec nous ?
- Speaker #1
Alors moi, je suis à 8 mois de grossesse.
- Speaker #0
Donc la fertilité, ça va.
- Speaker #1
Voilà, alors j'ai beaucoup de chance sur ce sujet parce que j'ai découvert l'observation de mon cycle quand j'avais 23 ans. Et donc, c'est vrai que mon cycle, c'est vraiment mon baromètre de santé. C'est vraiment comme ça que je vois les choses. C'est d'ailleurs comme ça que l'association des gynécologues obstétriciens américains considère le cycle comme un paramètre vital. Ce n'est pas rien, c'est-à-dire que mon tableau quotidien du cycle que je remplis quand je suis enceinte, c'est vraiment comme un électrocardiogramme, comme un électroencéphalogramme, c'est-à-dire que c'est vraiment ce qui me permet de savoir où j'en suis au niveau de ma santé. Et pendant toutes ces années, pendant quasiment 20 ans, J'ai pu identifier des moments où mon cycle allait moins bien et qui étaient corrélés à des moments où j'étais un peu plus stressée, où j'avais une attention moins bonne sur mon mode de vie. Voilà, donc c'est vraiment ça que je ne m'en passe pas forcément très récemment, mais au quotidien, vraiment d'être à l'écoute.
- Speaker #0
Super. Eh bien, écoute, merci beaucoup Marion d'avoir été avec moi aujourd'hui pour cet échange passionnant. C'est tout pour aujourd'hui. J'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir, à venir me le dire soit en commentaire, soit en venant me laisser un petit message sur Instagram. Vos retours sont vraiment toujours hyper précieux pour moi. N'hésitez pas non plus à partager cet épisode à une femme qui pourrait en avoir besoin. Si ça vous a été utile ou que vous avez appris des choses, Pensez à laisser une note ou 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute favorite ou à vous abonner. A la semaine prochaine pour le prochain rendez-vous et d'ici là, prenez soin de vous.