Speaker #0290 jours, c'est le temps qu'il faut à un ovocyte pour arriver à sa maturation finale. Et les derniers mois sont les plus sensibles. Alors aujourd'hui, je t'explique pourquoi et surtout, quels leviers tu peux mettre en place pour optimiser et soutenir ta qualité ovocytaire. Place à l'épisode du jour. Bienvenue dans Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle fertilité et santé des femmes. Que vous veniez d'arrêter la pilule, que vous soyez en ECBB, ou engagé dans un parcours PMA, si vous cherchez des clés pour prendre soin de votre fertilité et de votre santé, vous êtes au bon endroit. Je suis Diana. Après 15 ans en tant que sage-femme, c'est mon propre parcours d'infertilité qui m'a menée à changer de vous. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes en désir de grossesse à redevenir actrices de leur parcours vers la maternité. Dans ce podcast, nous parlerons de fertilité, d'hormones, de cycles, de santé et de bien-être. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour le rendez-vous du jour ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Rendez-vous avec Diana. Je suis vraiment ravie de t'accueillir aujourd'hui pour un épisode où on va parler de qualité ovocitaire puisque c'est un sujet de préoccupation pour bon nombre d'entre vous. C'est ce que j'ai remarqué dans les échanges que je pouvais avoir et que la question sous-jacente un petit peu derrière tout ça c'est est-ce qu'il y a vraiment quelque chose que je peux faire ? pour soutenir la qualité ovocitaire ? Et la réponse, c'est oui, bien évidemment. Et c'est peut-être pas tout à fait ce que tu imagines. Donc aujourd'hui, on va décortiquer tout ça ensemble. Et avant de commencer, j'ai envie de te décrire une scène. T'es sur Insta ou Internet et tu vois une story qui parle de ce super complément pour booster la fertilité slash la qualité ovocitaire. Tu notes le nom, tu vas sur le site, t'achètes ce complément en pensant que ça va... magiquement booster ta qualité ovocitaire, puis t'envoies un autre, tu diras, je testerai bien celui-là, et tu te retrouves après quelques semaines avec une étagère remplie de compléments. Et tu ne sais toujours pas si, au final, c'est vraiment utile et si ça sert à quelque chose. Et tu finis par te poser cette question, mais est-ce que c'est vraiment soutenant pour ma qualité ovocitaire, tout ça ? Alors, tu as beau avoir cette liste de compléments qui ne sont pas forcément utiles pour toi, il y a des choses qui sont bien plus simples et bien moins onéreuses à mettre en place. que cette ribambelle de complément. Moi, ce que j'aimerais que tu comprennes, c'est que la qualité ovocitaire, ça ne se joue pas la veille de l'ovulation. Ça se prépare en amont pendant des mois. Et ça, ça veut dire quelque chose d'hyper important. C'est qu'on a une vraie fenêtre d'action pour soutenir la qualité ovocitaire pendant cette période-là. Les facteurs qui ont un effet bénéfique sur la qualité ovocitaire, ça va être le retrait, la limitation de tout ce qui est Merci. perturbants, je pense à l'alcool, je pense au tabac, je pense aux perturbateurs endocriniens. Et qu'est-ce qui va venir soutenir aussi ? Ça va être le sommeil, l'alimentation, la gestion du stress. Et ça, vraiment, tous ces éléments-là mis bout à bout, ça a un réel impact sur la qualité ovocitaire. Même si c'est quelque chose qui est difficilement mesurable, l'environnement dans lequel les follicules vont mûrir pendant leurs dernières étapes de maturation, Il a un rôle hyper important. important. Mais avant que je te décortique un petit peu ces leviers d'action dans les détails, il y a d'abord une chose à comprendre, très importante. Tous les mois, peu importe ton âge, ta vie, tu as un groupe d'ovocytes, de follicules qui sortent de la réserve ovarienne. Tant que tu n'es pas menstrué, ces ovocytes, ces follicules vont se dégrader, mourir, et hop, on passe à autre chose le mois d'après. Mais quand Tu es menstrué, tu vas avoir le cerveau qui sécrète une hormone qui s'appelle la FSH, Follicle Simulating Hormone, tu me pardonneras mon accent anglais, qui va venir faire mûrir les follicules. Et c'est à ce moment-là que les follicules qui contiennent les ovocytes vont entamer leur maturation finale. Mais avant de sortir de leurs réserves, ces ovocytes, ces follicules, se préparent déjà pendant plusieurs mois en silence. En gros, ils sortent de leur période de dormance, puisque quand on est une femme, on a tous ces ovocytes en stock dans les ovaires dès la naissance. Et c'est au moment où ces follicules sortent de leur dormance qu'ils sont les plus sensibles à leur environnement. Et quand les ovocytes qui vont bientôt sortir de la réserve sont déjà sélectionnés, ils sont déjà en train de se préparer pour sortir de la réserve, ça veut dire quelque chose d'important. ça veut dire que ce qu'on fait Aujourd'hui, dans notre quotidien, n'impacte pas l'ovocyte qui va être ovulé sur ce cycle-là, mais les ovocytes qui vont être maturés d'ici quelques mois. Et c'est pour ça que les 290 jours dont je te parlais en introduction, c'est littéralement la fenêtre pendant laquelle on a un vrai pouvoir d'action pour proposer à ces follicules, à ces ovocytes, un environnement de maturation qui soit le plus soutenant possible. Alors peut-être que tu te poses bien évidemment la question de l'âge, et ça c'est une question tout à fait légitime, et c'est important d'être tout à fait transparente. c'est que les ovocytes... ils sont là depuis qu'on est in utero dans le ventre de notre maman. Et tous les mois, comme je t'ai expliqué, il y a un pool d'ovocytes qui sort de la réserve et qui est dégradé tous les mois. Et il y a certains ovocytes qui sont donc en dormance pendant des dizaines d'années. Et plus cette période de dormance est longue, plus le risque d'erreur augmente au moment où l'ovocyte doit se diviser. Imagine par exemple une classe de maternelle où tous les enfants sont rangés par ordre alphabétique. Si tu leur demandes de rester en rang pendant quelques minutes, tout va bien se passer. Mais si tu leur demandes de rester en rang pendant 30 ou 35 ans, il y en a forcément qui vont se décaler, qui vont bouger. Et donc, c'est un petit peu ça le mécanisme. C'est que plus les ovocytes sont en dormance dans les ovaires, plus il y a un risque d'erreur au moment de la division. Et quelques chiffres complémentaires, entre 30 et 33 ans, on a une probabilité mensuelle de fécondation aux alentours de 17 à 19%. Entre 38 et 41 ans, ça chute à 3 à 5%. C'est important pour moi que vous ayez ces chiffres, parce que ça, l'âge, c'est un facteur sur lequel on n'a pas de prise, pas de levier d'action. On a l'âge qu'on a et nos ovocytes, ils ont leur âge. Mais l'environnement dans lequel ces follicules... Ces ovocytes vont mûrir pendant leur maturation finale. C'est un point important qui peut être hyper soutenant. Ça me semblait être important de préciser que l'âge n'est pas un facteur modifiable sur lequel on n'a pas de prise d'action. Enfin voilà, ce n'est pas de la culpabilisation, c'est juste pour que vous ayez les bonnes infos. Mais l'environnement de maturation des ovocytes, ça on a un pouvoir d'action dessus et c'est de ça dont on va parler. Et maintenant... Peut-être que c'est boring et que je vous le répète régulièrement, mais c'est hyper important. Il y a des choses qui sont peut-être que c'est boring et que je vous le répète régulièrement. Mais pour soutenir la qualité ovocitaire, l'environnement dans lequel maturent les follicules est important, je vous l'ai déjà dit. Et il y a des choses qui vont avoir un impact considérable dessus. C'est la sensibilité à l'insuline et l'inflammation. Oui, j'en parle tout le temps, je sais, mais c'est vraiment... hyper important. Et qu'est-ce qui arrive en tête de liste pour travailler autour de la sensibilité à l'insuline et l'inflammation, le sommeil, la gestion du stress chronique, le mouvement et en particulier le renforcement musculaire, l'alimentation à forte dominance végétale, des fibres, des fruits, des légumes, moins de sucre ajouté, plus de produits bruts. Et les compléments arrivent bien après tout ça. Oui, je sais. C'est moins sexy, c'est moins excitant qu'un complément, une boîte de compléments à 39 euros. C'est peut-être aussi moins facile à mettre en place dans le quotidien. Dormir 8 heures, ce n'est pas sexy. Manger une assiette équilibrée, c'est ça qui est largement supérieur à n'importe quel complément hors de prix. Je le dis et je le répète une fois de plus, rien ne surpasse le travail autour de l'hygiène de vie. quand il s'agit de soutenir La sensibilité à l'insuline et de diminuer l'inflammation. Et ça, je pense que c'est très, très important de le dire et de le répéter parce qu'on peut voir passer des promesses magiques sur Insta, les réseaux, etc. Mais non, l'hygiène de vie a un impact bien supérieur à tout ça. Donc maintenant, on va prendre ces leviers un petit peu un par un et les décortiquer ensemble. Levier numéro 1, l'inflammation chronique auquel on est. Bon nombre à être soumis. Et le docteur Crawford, une gynéco-obstétricienne américaine qui est spécialiste en médecine de la reproduction, vraiment j'adore le bouquin qu'elle a écrit de Fertility Formula. Si vous lisez en anglais, allez le lire, il est vraiment génial. Elle décrit l'inflammation dans le corps comme une sorte de tempête de grêle. Plus la tempête de grêle dure longtemps, plus il va y avoir des dégâts dans le corps. Et une fois que le temps se calme, les dégâts, eux, ils persistent. Alors attention ! L'inflammation, ce n'est pas l'ennemi en soi, c'est un process qui, quand il est aigu, c'est-à-dire qu'il y a un stimulus, l'inflammation se met en place, elle se résout. Ça, c'est absolument essentiel au fonctionnement du corps et de la fertilité. La problématique, c'est quand cette inflammation devient chronique et que le corps n'a jamais le temps de revenir au calme. Et là, concrètement, quels sont les leviers qui aident à faire baisser cette inflammation chronique ? Le sommeil, la gestion du stress. et une alimentation qui n'entretient pas cette inflammation. On revient vraiment toujours au même socle, aux mêmes bases. Deuxième point, et je sais que j'en parle tout le temps aussi, c'est la sensibilité à l'insuline. Alors je sais que ça sonne très médical, mais... Quand les cellules deviennent résistantes à l'insuline, le corps doit produire davantage d'insuline. Et ça, c'est le serpent qui se mord la queue parce que cette résistance à l'insuline, elle entretient l'inflammation et l'inflammation, elle aussi, elle entretient la résistance à l'insuline. Et cette résistance à l'insuline, elle altère la maturation des ovocytes et elle diminue leur qualité. Même quand on est en dehors d'un contexte de SMOP. ou anciennement syndrome des ovaires polycystiques. Et là encore, les leviers les plus efficaces pour travailler là-dessus sont encore les mêmes. Oui, je sais, c'est boring, c'est pas très marketing, c'est pas très sexy, mais c'est toujours la même histoire. Sommeil, le mouvement et en particulier le renforcement musculaire, parce que le muscle, il utilise du glucose sans avoir besoin de davantage d'insuline. L'alimentation avec des fibres, des aliments peu transformés, à forte dominante végétale. Et c'est toujours les mêmes leviers qui reviennent en fin de compte, l'hygiène de vie de manière globale. Dernier levier sur lequel on peut agir pendant les derniers mois de préparation des ovocytes, c'est tout ce qui va être les toxiques. Je pense à l'alcool, je pense au tabac, je pense au cannabis, je pense aux perturbateurs endocriniens comme le bisphénol, l'ephtalate, qu'on va retrouver dans certains plastiques. et réduire ces expositions. en aérant sa maison tous les jours, en optant pour des alternatives dans son environnement, dans la cuisine, limiter tout ce qui va être plastique alimentaire, privilégier des matériaux de cuisson inertes comme la fonte, comme l'inox, dans sa salle de bain, pour des produits d'hygiène qui soient un peu plus hormone-friendly, de la cosmétique, limiter, voire ne pas utiliser de bougies, de parfums d'intérieur qui sont chargés Merci. en perturbateur endocrinien, s'ils n'ont pas des formulations adaptées. Ça, c'est des gestes qu'on peut mettre facilement en place dans le quotidien et réduire ces expositions-là pendant quelques mois. C'est un vrai levier réel d'action. Ce n'est pas magique, mais vraiment, c'est réel. Et donc, dans les erreurs à éviter, évidemment, il y a empilé des compléments sans aucune stratégie derrière. Je le rappelle encore une fois, tout ce qui est complémentation, supplémentation doit être individualisé et idéalement réalisé. mise en place après avoir réalisé un bilan sanguin complet. Et quand je parle de bilan sanguin complet, ce n'est pas juste trois hormones qui se battent en duel. J'ai encore vu récemment, pas plus tard que la semaine dernière, une jeune femme qui était en ECBB depuis un an et demi, à qui personne n'avait jugé bon d'aller évaluer les réserves en fer, ni même une glycémie, et qu'on envoyait en PMA. La PMA ne marchera pas mieux si on a des réserves en fer qui ne sont pas corrigées. on a un diabète qui a été non diagnostiqué. Moi, ça me paraît insensé, mais ce n'est pas pour faire du dog bashing. Mais quand on me dit tout est normal, on file en PMA. Moi, je trouve ça scandaleux que des paramètres aussi basiques que cela n'aient pas été explorés. Donc, quand on dit bilan complet, c'est un bilan vraiment complet. Hormones, vitamines, métabolisme, c'est des choses qui sont absolument essentielles. et on ne peut pas conclure que tout est normal sans avoir fait... une vision vraiment à 360 degrés de tous ces éléments-là. Et croire qu'un complément aussi bon soit-il puisse compenser une alimentation complètement déséquilibre et un sommeil complètement dégradé et la sédentarité, ça ne fonctionne pas. Ce n'est pas un produit miracle universel, ça ne peut pas fonctionner. Il y a des actifs qui sont utiles pour soutenir la qualité ovocitaire, je pense par exemple au coenzyme Q10, mais encore une fois, ça doit être... adaptée au profil de chacune et pas prise au petit bonheur la chance comme ça. Tu dois retenir qu'une seule chose de cet épisode, c'est celle-ci. Moi, je t'encourage à choisir un seul levier parmi ceux que je t'ai cités, que ce soit les toxiques, le sommeil, le mouvement, l'alimentation, quelque chose qui te parle le plus et tu commences par là. Tu prends un levier et tu essayes de mettre ça en place dans ton quotidien. Tu te dis, bon, bah, ok, à partir de ce mois-ci, je vais travailler sur le sommeil. Je vais faire en sorte de ne plus scroller le soir jusqu'à pas d'heure et essayer de me coucher un peu plus tôt. Ça paraît boring, ça paraît basique, mais pour autant, c'est important. Donc voilà ce que je te conseille de faire et tu prends les piliers un après les autres et tu travailles dessus les uns après les autres. Parce que tout révolutionner en même temps, c'est compliqué, c'est difficile à mettre en place. Alors que quand on y va petit pas par petit pas, c'est plus facile. Voilà, je te remercie de m'avoir écouté jusque là. Je te souhaite une bonne après-midi, journée, soirée, peu importe le moment où tu écoutes cet épisode. Si cet épisode t'a parlé, n'hésite pas à venir échanger avec moi autour de ça. Pense bien à t'abonner pour ne manquer aucun épisode. Je te dis à la semaine prochaine pour un prochain rendez-vous. Et d'ici là, prends soin de toi.