Speaker #0Et si le SPM, ce n'était pas une fatalité ? Ces trois petites lettres qui veulent dire syndrome prémenstruel, qui correspondent à ces jours, ces semaines avant les règles, où on ne se reconnaît plus vraiment. C'est en fait le corps qui essaye de nous dire quelque chose, quelque chose d'important sur son équilibre hormonal. Et aujourd'hui, c'est de ça qu'on va parler. Bienvenue dans Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle fertilité et santé des femmes. Que vous veniez d'arrêter la pilule. Que vous soyez en ECBB ou engagé dans un parcours PMA, si vous cherchez des clés pour prendre soin de votre fertilité et de votre santé, vous êtes au bon endroit. Je suis Diana. Après 15 ans en tant que sage-femme, c'est mon propre parcours d'infertilité qui m'a menée à changer de vous. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes en désir de grossesse à redevenir actrices de leur parcours vers la maternité. Dans ce podcast, nous parlerons de fertilité, d'hormones, de cycles, de santé. et de bien-être. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour le rendez-vous du jour. Bonjour et bienvenue dans le rendez-vous du jour. Je suis vraiment ravie de vous accueillir pour cet épisode où on va parler d'un sujet ô combien fréquent, courant, banalisé, dont j'entends parler de manière quotidienne auprès des femmes que j'accompagne, le syndrome prémenstruel. On en parle parfois avec humour, en plaisantant, en disant c'est bon je suis en SPM, laisse-moi tranquille, mais derrière ces mots, il peut y avoir des femmes qui sont vraiment en souffrance, des femmes qui vont vivre au ralenti pendant une semaine entière tous les mois, qui se sentent hors d'elles, épuisées, gonflées, qui ont des fringales, qui se reconnaissent plus et bien souvent, à qui on a dit que cet état-là était normal. L'idée de l'épisode du jour, c'est de se dire que banal, ça ne veut pas dire normal et fréquent, ça ne veut pas dire normal aussi. Donc, dans cet épisode, l'idée, c'est qu'on voit ensemble... ce que le syndrome prémenstruel, j'utiliserai SPM dans la suite de l'épisode, d'où est-ce que ça vient, qu'est-ce que ça dit sur le cycle, qu'est-ce que ça dit de l'équilibre hormonal, quelles sont les causes les plus courantes et qu'est-ce que tu peux commencer à faire pour essayer de prendre les choses à bras le corps. Et on va aussi aborder un sujet qui est assez méconnu, le trouble dysphorique prémenstruel, mais j'y dirai un épisode bien à part parce que certaines femmes qui pensent juste avoir un SPM traverse. en fait quelque chose de beaucoup plus lourd et ces femmes méritent d'être informées sur ce sujet. On y va, c'est parti pour l'épisode du jour. Maintenant, essaye de voir si tu te reconnais dans ce que je vais te décrire. Quelques jours avant tes règles, tu changes. Mais pas juste un peu, vraiment. T'as peut-être des larmes qui vont monter, les émotions qui vont monter sans prévenir pour quelque chose qui en temps normal te semblerait tout à fait anodin. Et là, ça prend des proportions considérables. Peut-être que toi, tu vas avoir de l'irritabilité, des variations de l'humeur. La sensation vraiment d'être à cran, d'en vouloir à la terre entière sans trop vraiment savoir pourquoi. Ou alors peut-être que tu as une symptomatologie qui va être plus physique. Les seins hypersensibles où tu ne supportes pas le moindre frottement sur la poitrine, tu ne supportes plus de t'allonger sur le ventre, tu es ballonné, tu es fatigué, tu as une fatigue qui ne passe pas même après une nuit complète, tu as des insomnies, des maux de tête. Tu peux même parfois avoir ce qu'on appelle de l'herpès cataménial, une poussée d'herpès qui arrive juste avant les règles. Ou peut-être même que tu as tout ça à la fois. Et chaque mois, quand tu as tes règles qui arrivent, c'est presque un soulagement. Parce que tu sais que dès que les règles sont là, tu vas te sentir redevenir un peu toi, même si tu es évidemment un peu fatigué puisque tu as tes règles. Et bien ça, c'est le syndrome prémenstruel. Et moi, ce qui me rend vraiment dingue, c'est ce que les femmes entendent tout le temps. « Ah ben c'est normal, toutes les femmes elles ont ça, c'est hormonal, il faut y faire. » Ben non en fait. C'est pas parce que c'est fréquent que c'est banal que c'est quelque chose qui est normal. Alors, bien évidemment, oui, il y a beaucoup de femmes qui ont des symptômes prémenstruels. C'est fréquent, c'est très très fréquent. Ça veut pas dire qu'il n'y a rien à faire. Fréquent, ça veut dire qu'il y a quelque chose dans notre environnement, dans notre mode de vie, qui mérite d'être exploré peut-être d'un petit peu plus près. Et le SPM, c'est pas juste quelque chose d'inconfortable. Pour les femmes qui sont en projet bébé, ça peut être aussi... un signal d'alerte sur la qualité de la phase luthéale. Et ça, c'est extrêmement important. La phase luthéale, je t'en ai déjà parlé dans un précédent épisode sur l'équilibre du cycle. Elle est extrêmement importante puisqu'elle est le reflet de la sécrétion en progestérone. Et ça, je pense que je lui dédierai un épisode complet aussi. Mais on va y revenir. Et avant ça, j'aimerais juste qu'on change un petit peu les lunettes qu'on a devant les yeux, qu'on change de regard, de prisme pendant un petit instant. Imagine un petit peu l'idée que tu... connaisse vraiment ton cycle, pas juste la date probable des prochaines règles pseudo calculées par une appli, mais que tu saches reconnaître ton cycle, dans quelle phase tu es, à quel moment tu en es, et que tu as identifié que tu es en phase luthéale, tu sens que la fatigue, elle est... en train de monter et que tu comprends pourquoi. Que tu sens que tu es un petit peu moins patiente, moins disponible et que tu puisses te dire « Ah bah ok, là c'est bon, je comprends ce qui se passe dans mon corps, je sais que les règles vont potentiellement bientôt arriver et voilà, j'ai besoin de prendre un petit peu de recul. » L'idée, c'est de, pendant ces jours-là, au lieu de se sentir dépassé et envahi par quelque chose qu'on ne contrôle pas, que tu puisses avoir une meilleure lecture de ce qui se passe dans le corps. Et moi, ça c'est mon travail d'accompagner ce changement. Bien évidemment, ne pas supprimer ses symptômes avec une baguette magique. Je ne suis pas là pour ça. Ce serait tout à fait mentir que de prétendre le contraire. Mais de t'aider à comprendre ce que ces symptômes signifient et essayer d'actionner les leviers d'action possibles pour améliorer un petit peu cette période dans le moi, avoir plus de confort dans cette période. Parce que quand on comprend les choses et quand on sait sur quoi on peut agir, on ne subit pas les choses de la même façon. très clairement. Et honnêtement, ça change vraiment tout dans la manière de vivre cette phase de son cycle, cycle après cycle. Alors maintenant, on va concrètement poser les bases. Qu'est-ce que c'est le SPM ? D'où ça vient ? Et qu'est-ce qu'on peut faire ? Premier point, qu'est-ce qui se joue sur le plan hormonal ? Parce que le SPM, c'est avant tout une histoire d'équilibre entre les deux hormones stars du cycle, les oestrogènes et la progestérone. Tu te souviens peut-être, si tu écoutes ce podcast depuis un petit moment, qu'on a parlé du cycle dans un des tout premiers épisodes. Je te remettrai en note l'épisode concerné. La phase folliculaire, c'est la première phase du cycle. C'est la phase pendant laquelle les follicules se développent avant l'ovulation et où ce sont les oestrogènes qui dominent. Et la progestérone, pendant cette phase, elle est quasi nulle. Et après l'ovulation, le follicule qui a libéré son ovocyte, se transforme en corps jaune et il va sécréter la progestérone. C'est l'hormone qui va permettre le maintien de la grossesse si jamais il y a un embryon qui vient s'implanter. Et la progestérone, c'est un peu l'hormone qui va te rendre chill, c'est l'hormone de l'apaisement, c'est l'hormone de la détente. Et c'est elle qui a la dominance pendant la deuxième partie du cycle. Elle a un effet apaisant sur le système nerveux, et favorise Merci. Le sommeil, c'est d'ailleurs pour ça qu'en début de grossesse, on a envie de dormir absolument tout le temps, parce qu'on a la progestérone qui augmente beaucoup. Et quand la progestérone est là en quantité suffisante, c'est-à-dire qu'elle est très largement dominante par rapport aux oestrogènes, alors là, on a un cycle qui va être plutôt équilibré. Mais quand ce n'est pas le cas, et spoiler, c'est le cas chez beaucoup des femmes que j'accompagne, eh bien, les oestrogènes, ils se retrouvent sans contrepoids. On appelle ça... une dominance oestrogénique, c'est-à-dire que la progestérone est basse et les oestrogènes sont trop importants par rapport à la progestérone, pour expliquer ça de manière un peu simple. Et c'est là qu'on va avoir des symptômes qui vont apparaître. Les seins gonflés, sensibles, les sauts d'humeur, l'irritabilité, les ballonnements, les fringales, les gonflements. Ça, c'est souvent des signes que la progestérone n'est pas tout à fait à un niveau. optimale en deuxième partie de cycle. Les spottings aussi, ça fait partie, les spottings prémenstruels, ces petites traces de sang brun qui peuvent apparaître quelques jours avant les autres, avant les règles, pardon. Ça, c'est aussi un signe que peut-être la sécrétion de progestérone, elle n'était pas optimale en deuxième partie de cycle. Et ce qui conditionne la qualité du corps jaune et de la sécrétion de progestérone, je te le donne en mille, c'est la qualité de l'ovulation et de ce qui se passe en amont de l'ovulation. Parce qu'un SPM très marqué, c'est souvent le signe que quelque chose en amont, pendant la phase folliculaire, s'est passé de façon pas tout à fait optimale. C'est pour ça que moi j'aime dire que le SPM, c'est un message que nous donne le corps. Pas une punition, mais un message. Et à nous, du coup, d'aller enquêter pour voir quel est le message que le SPM nous donne. Mais avant de passer sur la partie des causes de ce qui a pu se passer pour être à l'origine du SPM, j'aimerais juste qu'on s'attarde sur un point. Parce qu'il y a quelque chose dont on parle vraiment très peu, qui est assez méconnu et qui concerne peut-être certaines de vous qui m'écoutez en ce moment, c'est le trouble dysphorique prémenstruel. Et là, j'ai envie qu'on s'attarde un petit peu sur ce sujet. Le trouble dysphorique prémenstruel, ce n'est pas un SPM en plus fort, c'est vraiment... un autre mécanisme hormonal. Dans le SPM qu'on vient de décrire, on a des symptômes physiques et émotionnels qui arrivent en deuxième partie de cycle, qui sont pénibles et qui peuvent impacter la... qualité de vie. C'est inconfortable et ça mérite d'être pris en charge. Mais le trouble dysphorique prémenstruel, c'est une autre intensité et une autre réalité. Là, on parle de femmes qui vivent une véritable détresse psychologique chaque mois, de manière répétée pendant la phase luthéale. Des femmes qui peuvent avoir jusqu'à des idées noires. Une détresse hyper, hyper, hyper importante qui disparaît presque de manière magique. dès que les règles arrivent et on redevient soi à l'arrivée des règles. Et donc ça ressemble à quoi ce trouble dysphorique ? C'est vraiment une tristesse vraiment profonde, intense, pas juste « bon, j'ai un peu le cafard aujourd'hui » , non, vraiment quelque chose de très lourd, des pensées très sombres, une colère qui explose hors de proportion avec ce qui se passe. Ça peut être un sentiment de désespoir, de ne plus avoir envie de rien, presque comme une forme de dépression, presque, et vraiment avec une vraie impression de… perte de contrôle et de ne plus se reconnaître du tout. Et ces femmes qui sont concernées, elles ont l'impression vraiment d'être une personne complètement différente d'elle-même en phase luthéale, en phase post-ovulatoire. Donc vraiment, le trouble dysphorique prémenstruel, c'est une réponse neurologique, une sensibilité plus importante aux fluctuations hormonales du cycle. C'est quelque chose d'extrêmement complexe et ce n'est pas une fatalité et j'y reviendrai dans un prochain épisode. Donc la distinction sur ces deux éléments, elle se fait dans l'intensité. Le trouble dysphorique prémenstruel, les symptômes émotionnels, ils sont vraiment au premier plan, ils sont vraiment très très invalidants. On ne parle pas juste d'une petite irréactabilité, on parle vraiment d'une détresse profonde. C'est des symptômes qui apparaissent de manière systématique après l'ovulation et qui disparaissent avec l'arrivée des règles. Donc si tu te reconnais dans ce que je viens de te décrire, si vraiment tu as cette... vraiment ce changement de personnalité presque après l'ovulation, je t'encourage vivement à en parler à ton médecin, un gynécologue, un psychiatre, parce que le TDPM, ça doit se diagnostiquer, ça doit se prendre en charge, et ce n'est pas juste une plante de ci ou une plante de ça qui va permettre la prise en charge du trouble dysphorique prémenstruel. Très souvent, ça passe par un traitement antidépresseur. Donc l'idée, c'est de t'inviter à consulter si vraiment tu présentes cette détresse. très importantes en post-ovulatoire. Donc maintenant, on va revenir au syndrome prémenstruel classique, si je puis dire. Quelles sont les causes ? Parce que maintenant qu'on a compris ce qui se passe sur le plan hormonal, on a vu que c'était un déséquilibre entre les oestrogènes et la progestérone. La question, c'est pourquoi ? Pourquoi, chez certaines femmes, est-ce que cet équilibre va être perturbé ? Dans ce cas-là, il y a plusieurs pistes à aller explorer et je vais t'en mentionner quelques-unes parce que je pense que c'est important. Le stress chronique, on en a déjà parlé. Le stress chronique, il a un impact sur l'axe hypothalamo-hypophysio-ovarien. C'est le mot intelligent pour dire l'équilibre du cycle sur le plan hormonal. Un stress important répété chronique, il peut avoir un impact sur toute la cascade hormonale qui aboutit à l'ovulation. Et donc, la qualité de l'ovulation peut en pâtir. Ça ne veut pas dire qu'avec un stress chronique... On ne peut pas tomber enceinte, sinon les femmes qui seraient dans des pays en guerre, en famine, les femmes n'auraient pas été enceintes. Mais ça peut avoir un impact important sur toute la cascade hormonale qui aboutit à l'ovulation. Deuxième piste à aller explorer, l'inflammation. L'inflammation, c'est une killer de la fertilité. Ça peut être lié à l'alimentation, à l'environnement, et ça peut venir perturber l'équilibre hormonal. Ça, c'est vraiment un des ennemis numéro un. de la fertilité, que ce soit aussi bien pour les femmes que pour les hommes d'ailleurs, c'est l'inflammation. Ensuite, il y a des carences micronutritionnelles, magnésium, vitamine B6, vitamine D. Ce sont des nutriments qui jouent un rôle dans la production et la régulation des hormones et la vitamine D notamment, le magnésium aussi. Il y a beaucoup de femmes qui en manquent sans le savoir. Et bien évidemment, je l'ai déjà abordé à plusieurs reprises, il y a aussi des éléments primordiaux comme une thyroïde qui fonctionne au ralenti, pas à son niveau optimal, ça peut avoir un impact considérable, je le dis et le répète. La thyroïde, c'est vraiment un des chefs d'orchestre du métabolisme. Elle régule de nombreuses choses, de nombreuses sécrétions qui se passent dans le corps. Donc, une thyroïde qui fonctionne de manière pas optimale, ça peut être un frein considérable pour la fertilité, pour la qualité de l'ovulation et pour éventuellement aussi un syndrome prémenstruel marqué. une prolactine un peu élevée, une résistance à l'insuline, etc. On ne va pas tout lister ici parce que ce n'est pas l'objet de cet épisode, mais ce que je veux que tu retiennes, c'est que derrière un SPM, il y a très souvent quelque chose à aller creuser, à aller chercher, une ou plusieurs causes qui, quand on les identifie, ça change vraiment la donne et que ce SPM, ce n'est pas une fatalité, mais c'est un terrain à comprendre. Troisième pilier, qui me semble essentiel, c'est l'observation. Et ça, je pense que c'est vraiment quelque chose qui est très facilement actionnable. Parce que les symptômes qu'on a au quotidien, si on les note, si on les observe, ça devient des données. Et des données, après, on peut les analyser. Quand est-ce qu'ils arrivent dans le cycle ? Combien de temps est dur ? Est-ce que c'est tous les mois la même chose ? Est-ce que c'est ponctuel ? Est-ce que c'est plus intense certains mois que d'autres ? Et à quoi ça correspond les mois où c'est plus intense ? Voilà, l'idée, c'est d'observer nos... et ensuite faire des liens avec ce qui se passe dans ta vie. Donc si on veut aller encore plus loin, la pratique de la symptothermie, elle peut permettre de croiser ses observations avec la température et la glaire cervicale et de comprendre vraiment de manière très fine ce qui se joue et ce qui se passe en phase luthéale. Est-ce qu'elle est de longueur suffisante ? Est-ce qu'elle est stable ? Est-ce qu'il y a du spotting ? Etc. Et ça, c'est exactement ce qu'on travaille ensemble chez les femmes que j'accompagne. Donc une femme, moi, qui me dirait « moi, j'ai un SPM depuis des années, on m'a dit que c'était normal, etc. » , très souvent, je pense qu'il y a des choses à aller explorer et aller regarder en amont de ce qui se passe de l'ovulation. Et quand on commence à travailler là-dessus, bien souvent, avec une lecture en plus du cycle au fil des mois, les choses bougent un peu et les symptômes, bien souvent, ils s'allègent et les cycles deviennent plus lisibles. C'est le genre de travail que je mène avec les femmes que j'accompagne dans le cocon. mon accompagnement individuel sur plusieurs mois qui prend en compte la femme dans sa globalité, le cycle, le mode de vie, les antécédents, les examens, le parcours. Et maintenant que j'arrive à la fin de cet épisode, ce que j'aimerais que tu fasses dès à présent, c'est de commencer à noter ce que tu observes en termes de symptomatologie. Tu n'as pas besoin d'une app compliquée, d'un carnet, d'un tableau Excel, que sais-je, juste une feuille, un papier, un crayon et ça suffit, ou alors les notes de téléphone, peu importe, support. Et chaque jour, tu peux... Donc, notez comment tu te sens physiquement. Sur le plan physique, qu'est-ce que tu constates ? Est-ce que tu as un transit qui est accéléré, ralenti, la poitrine sensible, des fringales, les jambes lourdes, les jambes gonflées, etc. Et comment tu te sens sur le plan émotionnel ? Est-ce que tu es plus irritable ? Est-ce que tu es plus triste ? Est-ce que tu as le cafard ? Et tu notes aussi le jour de ton cycle, sachant que le jour 1, bien évidemment, c'est le premier jour des règles. Et tu continues à faire cette observation de comment tu te sens au quotidien. ce journaling de comment tu te sens au quotidien tous les jours. Et au bout de quelques cycles observés comme ça, tu vas commencer à voir des tendances se dégager. Des moments du mois où ça va, d'autres moments où c'est un peu plus dur. Et tu vas pouvoir mettre ça en regard de à quel endroit tu en es dans ton cycle. Ça, c'est la première étape. Et si tu sens en écoutant cet épisode que ton SPM fait partie d'un tableau plus large, qu'il y a d'autres symptômes, des questions sur le cycle, sur la fertilité, que tu es en projet bébé, que tu veux... qu'on discute de ça ensemble de manière personnalisée, je t'invite à réserver un appel découverte avec moi. C'est un appel d'une demi-heure où on fait le point ensemble sur où tu en es, qu'est-ce que tu traverses, quel est ton parcours, quelles sont les difficultés que tu rencontres et éventuellement on voit si un accompagnement ensemble pourrait avoir du sens pour toi et t'aider. Donc moi ce que je voudrais que tu retiennes aujourd'hui, c'est que le SPM ce n'est pas une malédiction, ce n'est pas une fatalité, c'est quelque chose qui peut se travailler. Et si ce que tu vis chaque mois, ça dépasse le cadre du SPM, s'il y a une vraie souffrance, s'il y a des idées noires, des idées sombres, que tu as l'impression que tu deviens une autre personne une fois que l'ovulation est passée, je t'encourage vivement à aller consulter un professionnel de santé parce que ça mérite d'être entendu et pris en charge. Voilà les amis, on arrive à la fin de cet épisode. Merci d'avoir été là pour ce rendez-vous aujourd'hui. Pense bien à t'abonner pour ne manquer aucun épisode. N'hésite pas à me faire un retour pour me dire s'il y a des choses que tu as envie que je creuse pour me suggérer d'autres idées d'épisodes ou à partager cet épisode à une femme qui pourrait en avoir besoin parce qu'elle est concernée par le SPM. Je te souhaite une excellente semaine, une excellente journée, soirée, après-midi, peu importe le moment auquel tu écoutes cet épisode. Je te dis à la semaine prochaine pour le prochain épisode et d'ici là, rends soin de toi !