- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode du Spotcast. Et aujourd'hui je reçois Julia Bozzi, directrice marketing du Citadium qui fait partie du groupe Printemps.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Bienvenue Julia.
- Speaker #1
Merci. J'ai plein de questions, j'adore Citadium.
- Speaker #0
C'est une vraie, fausse vraie parisienne.
- Speaker #1
Parce que comme tout le monde le sait,
- Speaker #0
des vrais parisiens, il y en a très peu. Et donc moi je suis cliente de Cita depuis... Je pense les débuts, ça qu'est l'âge Citadium en fait ?
- Speaker #1
Alors Citadium en fait au départ c'était un magasin de sport qui était un peu le décathlon haut de gamme en 2000. Donc il y a 25 ans. J'étais déjà là en 2000. Oui, tu étais déjà là en 2000. Et en 2009 le magasin était totalement repositionné parce que ça ne fonctionnait pas très bien à vrai dire. Et repositionné sur le streetwear et la mode streetwear et notamment la mode on va dire pour une cible un peu particulière qui sont les 15-25.
- Speaker #0
Ah c'est ça que je veux dire, tu as une cible. 15-25.
- Speaker #1
Plutôt 15-25, sachant que la réalité de nos clients est beaucoup plus large que ça.
- Speaker #0
J'avoue, parce que moi, je suis cliente.
- Speaker #1
Mais oui.
- Speaker #0
Mais comme tout le monde sait, j'ai 30-50.
- Speaker #1
Alors, nous, on nous appelle, parce que j'en fais partie, les Forever Young. Ouais. Et en fait, voilà, on a grandi avec Citadium, on y revient avec plaisir, souvent même, on y revient avec nos enfants. Donc, il y a aussi un peu ce truc, un peu... transgénérationnelle chez CITA qui est hyper intéressant chez Citadium qui est hyper intéressant c'est qu'on trouve aussi bien des très jeunes qui viennent à partir de 13-14 ans avec des copains soit pour se balader dans le magasin traîner commencer à regarder parce qu'il y a beaucoup d'endroits de chill dans le magasin il y a beaucoup d'endroits de chill alors c'est vrai qu'on les avait un peu réduits avec les crises du Covid etc mais on a retrouvé des espaces notamment au 3ème étage et des espaces d'activation donc il se passe toujours quelque chose chez nous et c'est vrai que les... les jeunes et les moins jeunes, mais qui sont toujours très jeunes, sont hyper contents de venir, ne serait-ce que déjà pour se balader dans le magasin. Alors évidemment, l'objectif aussi pour nous, c'est qu'ils achètent. Mais on va essentiellement proposer des expériences. C'est ça qui fait aussi notre différence sur le marché. C'est pour ça qu'on n'a aujourd'hui finalement pas de concurrent. Mais c'est clair. Pour moi, en vrai, il n'y a pas de modèle équivalent. Non,
- Speaker #0
parce que tes concurrents, c'est les marques, mais elles sont déjà chez toi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce que ce qu'on se disait tout à l'heure, C'est limite une marque, alors que je ne pense pas que tu vendes du produit estampillé Citadium.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, on ne vend pas de produit Citadium. On n'a pas de marque propre, peut-être un jour. Donc aujourd'hui, on a 200 marques dans le magasin à peu près. Et donc nous, au départ, on est en effet une enseigne. Moi, je trouve qu'une enseigne, ce n'est pas suffisant en fait et que ça doit être vraiment nourri pour créer une relation émotionnelle avec notre cible. et c'est ce que fait Citadium, je pense, en fait, depuis tout à l'heure. toujours, sans forcément l'avoir dit de façon extrêmement claire. Et c'est vrai qu'en arrivant dans cette enseigne, mon objectif était vraiment de finaliser, de construire cette marque et de créer ce lien émotionnel avec la cible et de renforcer encore plus ce lien émotionnel avec la cible et avec nos clients. Et donc, on a une façon de travailler et une façon d'animer nos magasins. Alors évidemment, avec beaucoup plus de choses qui se passent au Citadium d'Haussmann.
- Speaker #0
J'avoue que moi, comme c'est celui-là où je vais, mais je sais qu'il y en a plusieurs dans Paris. Il y en a qui parlent moins, tu vois. En fait, on a 9 magasins. Et il y en a des très beaux en province aussi.
- Speaker #1
Oui, exactement. On a 9 magasins en France. On en a 4 à Paris et 5... et 5 en région dans les plus grandes villes de France. Il est vrai que notre magasin, de par son architecture à Comartin, c'est quand même 4 étages, plus de 6000 m², avec une forme qui est au départ une forme et de stadium et de parking. Mais ça vient de là ? Ça vient de là. Je ne l'avais pas. Donc, c'est stadium de ces cités et stadium. Donc, c'est le stadium au sein de la cité. Et ça a été conçu... Aussi bien comme un stade, puisque c'est très vrai comme ça, et comme un parking, puisque chaque marque a des places de parking attribuées, donc on fonctionne vraiment comme ça. Donc c'est de là que vient aussi tout ce côté un peu brut, même en termes d'architecture qu'on a dans le magasin et cet ADN très street qu'on a aussi bien dans l'architecture que dans les produits qu'on propose.
- Speaker #0
Alors, moi qui connais le Citadium, effectivement, depuis très, très longtemps,
- Speaker #1
il y a eu plein de vagues de refonte,
- Speaker #0
en fait.
- Speaker #1
J'ai l'impression que vous êtes en perpétuelle rénovation. Exactement. En fait, on a un multimarque. Il y a des marques qui sont chaudes à certains moments, qui le sont moins à d'autres, etc. Donc, en fait, nous, on est en permanence à l'écoute des besoins de nos clients, à l'écoute des marques qui, voilà. On la chauffe, comme on dit chez nous. On la chauffe, on la chauffe. Et donc, c'est vrai qu'on va en permanence adapter notre magasin. et nos magasins aux tendances et à ce qui fonctionne. Donc par exemple, on vient de refaire le troisième étage du magasin. Le troisième,
- Speaker #0
est-ce que c'est les chaussures ?
- Speaker #1
C'est la sneakers.
- Speaker #0
C'est l'étage basket.
- Speaker #1
Exactement. Et on a revu tout cet espace parce que c'est vrai qu'on avait des marques qui... Voilà, elle était peut-être un peu moins dans l'air du temps.
- Speaker #0
Je suis essoufflée.
- Speaker #1
Voilà, et des petits espaces pour des marques qui étaient en train vraiment d'exploser. Et donc, vraiment, on a régulièrement, en fait, du retravail. Et il y a un rythme ? Il n'y a pas forcément un rythme particulier. Ça va dépendre un petit peu du contexte. Ça va dépendre d'un certain nombre de choses. Mais régulièrement, tous les 4-5 ans, en tout cas. On a des mouvements, on ne fait pas forcément tout le magasin en même temps. On a eu un gros refit en 2020.
- Speaker #0
Il y a eu un refit, je vais dire.
- Speaker #1
Un gros refit en 2020 qui concernait quasiment tout le magasin, l'identité, etc.
- Speaker #0
C'est quand on a changé homme, femme, gender et tout pareil.
- Speaker #1
Avec une approche genderless qui était aussi très différenciante sur le marché. On avait des galérées,
- Speaker #0
on ne trouvait plus, je ne savais pas ce qui était homme ou femme. Bon, moi j'achète dans les deux, je m'en fous. Mais globalement...
- Speaker #1
En général, notre cible achète plutôt dans les deux. Les femmes achètent de l'homme et inversement. Surtout aujourd'hui, avec le retour du crop top même pour les mecs. Donc voilà, malgré tout... ce magasin est quand même un grand magasin. Il y a de la surface, on va dire. Donc, ce n'est pas si facile que ça d'y choper. Donc, on est en train de, justement, repenser un petit peu le parcours pour pouvoir faciliter l'expérience. On se réadapte en permanence. On se réadapte en permanence. Oui,
- Speaker #0
tu peux prendre, on peut se dire, là, c'est comme ça, deux ans après comme ça. Et en fait, on peut revenir sur les choses.
- Speaker #1
Et dans six mois, ça aura encore un peu changé. Donc, voilà.
- Speaker #0
Moi, j'ai connu l'arrivée, il y a quelques temps, effectivement, de cette corolle, tu vois, avec tes écrans tout autour, là. Avec la boule au milieu. La sphère. La sphère. Donc, au début, il y avait ça. Après, j'ai vu que tu as mis un studio d'enregistrement. Des fois, j'ai vu qu'il y avait des rappeurs, des DJ. Tu te dis, il y a toujours un truc. En fait,
- Speaker #1
au premier étage, on a un studio d'enregistrement.
- Speaker #0
Et on enregistre vraiment ?
- Speaker #1
Alors, on a... Donc, ça date d'il y a quelques années. Il y avait des vendeurs qui faisaient de la musique. Qui ont... utilisé ce studio et on a créé un label, en fait. C'est-à-dire ? Un label de musique, alors maintenant, qui est devenu indépendant, mais au départ, qui est vraiment né dans le magasin. Puis ensuite, on a organisé aussi, on a fait un peu une académie de DJing. Donc, tous les mercredis, il y avait des cours de DJ et les jeunes pouvaient s'y inscrire. Enfin, les jeunes et les moins jeunes, d'ailleurs, parce qu'il n'y a pas d'âge. Il n'y a pas d'âge dans la mythe. Pas d'âge limite pour créer. Donc, tu pouvais t'inscrire et venir participer à ces cours. Et puis, c'est vrai que c'est un lieu un peu enfermé qui nous permet de faire des meet-ups pour les artistes. C'est assez sympa parce qu'ils se sentent un peu plus en sécurité. Oui, parce que j'ai grillagé, j'ai vu. Exactement, et ça crée une intimité. Malgré tout, ce lieu est un peu enfermé. On ne le voit pas quand on passe dans le parcours. Donc, c'est vrai que quand on a retravaillé le troisième étage, avec mon équipe, on s'est dit que c'était intéressant de retrouver un lieu. Un lieu vraiment d'activation qui soit au cœur du parcours client, qui permette évidemment aux gens qui l'ont vu sur les réseaux de venir, mais aussi à ceux qui sont dans le magasin finalement de pouvoir accéder à des choses qu'ils découvrent en fait en étant dans le magasin. Et donc on a recréé un lieu qui s'appelle le Youth Club et qui est donc dans la rotonde vitrée au troisième étage et qui est un lieu d'activation. soit on active des choses via Citadium par nos par nous-mêmes, soit on travaille avec nos marques. J'allais dire, on roule les marques. Exactement, et nos marques activent en fait dans cet endroit. Donc, on a fait plein de choses différentes.
- Speaker #0
On est bien d'accord que Citadium, du coup, alors, ce n'est peut-être pas encore une marque, c'est un grand magasin du street. Mais du coup, c'est une vraie marque média. C'est un peu vous qui avez basculé ce côté de magasin média, marque média que tout le monde veut faire maintenant.
- Speaker #1
Exactement. Et je pense qu'on a ça en plus dans notre ADN depuis toujours.
- Speaker #0
C'est pour ça que les autres ont galère. Quand vous, vous arrivez à le faire ?
- Speaker #1
On arrive à le faire parce que je pense qu'on le fait depuis longtemps. Donc, on a aussi cette expertise et cette capacité aussi par rapport à ce qu'on a mis en place dans notre magasin de le faire. Donc, on va en effet proposer à nos marques des dispositifs, que ce soit dans nos écrans, que ce soit sur ces lieux d'activation, que ce soit des pop-up pour créer la surprise en permanence. Il y a des pop-up en permanence,
- Speaker #0
mais tu n'as plus de trucs. Devant les escalators,
- Speaker #1
on a 4 zones de pop-up en entrée de magasin. Donc on a les deux petites zones qui se trouvent vraiment le long de l'entrée. Et puis on a ce qu'on appelle la centrale, qui est donc ce lieu juste en face des escalators en effet. Puis il y a une petite zone qui fait l'angle aussi qu'on peut donner à certaines marques. Parce que ce qui nous intéresse, et ça peut être des marques du magasin comme des marques qui ne sont pas vendues chez nous. qui viennent, en fait, parce que nos clients les intéressent, parce qu'il y a une adéquation, en fait, avec ce qu'on propose. Nous, ça nous permet d'animer, de créer la surprise en permanence et je pense que c'est ça aujourd'hui qui est important dans le retail. Alors moi c'est vrai que je viens d'IKEA, donc d'un retailer, le retailer par excellence. Un bon retailer ! Un bon retailer.
- Speaker #0
Un peu peut-être moins activation.
- Speaker #1
Non mais j'ai été biberonnée au retail de demain quand même parce que j'ai passé beaucoup de temps en Suède avec les équipes internationales et c'est vrai qu'ils parlaient beaucoup de retailtainment. Et c'est vrai que quand je suis arrivée chez Citadium, ils le font autrement en fait. Mais ils ont la bonne méthode. Exactement. Mais ce que je veux dire par là, c'est que finalement, c'est ce que j'ai dit à Citadium quand je suis arrivée, ils avaient déjà le modèle retail finalement de deux mains entre les mains et c'est pour ça que ce magasin est si particulier. Et notamment, je parle du magasin de Comartin évidemment, qui est un peu un ovni dans notre parc, puisqu'il est très différent de nos autres magasins. Même si aujourd'hui, évidemment, nous, en tout cas dans l'équipe marketing, ce qui est au global dans la boîte, on cherche vraiment à faire vivre l'expérience Citadium dans l'ensemble de nos magasins. Donc, on va encore plus accompagner les magasins du réseau. pour créer ces expériences, et que finalement, nos clients à Bordeaux, à Lyon, à Marseille…
- Speaker #0
Revivent cet étadium-tête, je crois.
- Speaker #1
Exactement. Donc, ça, c'est vraiment notre obsession aujourd'hui. Alors, évidemment, les magasins sont moins grands, ils sont moins, peut-être, en termes d'architecture, waouh ! Mais malgré tout, on essaye vraiment de tirer le fil et de faire vivre cette expérience partout. Mais je pense sincèrement que cet étadium a vraiment un temps d'avance sur l'expérience. et l'activation, et en tout cas sur cette idée d'entertainment aujourd'hui nécessaire dans les magasins et pour attirer nos clients.
- Speaker #0
Je pense effectivement que c'est vraiment devenu une marque à part entière, ce qu'on disait, une fameuse love brand. Mais qui ne se définit pas Love Brand. Alors,
- Speaker #1
on ne se définit jamais Love Brand. On le devient une Love Brand. Évidemment. Absolument. Voilà. On le devient ou on ne le devient pas. Mais en tout cas, notre stratégie, notre ambition, c'est de l'être. Notre stratégie a été vraiment de construire une plateforme pour Citadium. Une vraie plateforme de marques avec une promesse. Et surtout, en fait, parce qu'une enseigne, si on regarde la définition d'enseigne, c'est un lieu de vente. Bon. Une marque, c'est... Une entité qui crée un lien émotionnel avec sa cible. Donc évidemment, on a plus envie d'être une marque, mais pour ça, il faut le construire avec une vraie promesse. Donc c'est vrai que ce qu'on a travaillé il y a maintenant à peu près un an et demi, deux ans, c'est de mettre au cœur de notre plateforme la youth culture. Je pense et je suis convaincue en tant que marketeuse... qu'une entreprise, une marque doit vraiment aujourd'hui avoir un propos qui dépasse le produit et son offre et qui doit vraiment s'inscrire dans le cœur de la société. Quelle est notre utilité aujourd'hui sociétale ? Alors évidemment, je n'irai pas sur les sujets d'environnement. parce qu'on est quand même l'industrie, mais c'est surtout qu'on est l'industrie, les industries qui sont quand même prêtes à l'objet, donc il n'est pas question d'aller raconter n'importe quoi. Mais par contre, on a un vrai rôle sociétal auprès des jeunes, qui sont notre cible. Donc on a créé, on a mis au cœur de notre plateforme cette promesse Yous Culture. On est aujourd'hui un tremplin pour la créativité des jeunes. Et ça pour nous c'est très important et ça se concrétise en fait par des campagnes.
- Speaker #0
Donc j'allais dire, ça se concrétise comment ?
- Speaker #1
Ça se concrétise par des campagnes. Alors on a une campagne en septembre pour Back to School qui est donc Focus Your Culture qui est en fait un appel à candidature, un appel à projet auprès des jeunes ou des moins jeunes mais en général c'est vrai qu'on va plutôt nous après sélectionner quand même des gens. qui ont plutôt entre 15 et 25. Donc, sur trois verticales, on a une verticale musique, une verticale mode et une verticale art.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, la première année, en fait, c'est... Alors, moi, je suis arrivée... Les filles de mon équipe avaient mis ça en place et j'ai trouvé ça absolument fantastique. Ça devait être un one-shot, puis finalement, on a fait du rédacteur.
- Speaker #0
Tu le fais tous les ans. Ça devait être une institution. Et donc,
- Speaker #1
la première année, on a eu 300 candidatures. La deuxième, on en a eu 900. Donc, on voit bien aussi que... Ça prend. Ça prend. on a eu accompagné 5 gamins en première année et 6 cette année autour de différents sujets donc on a eu des rappeurs, des musiciens des chanteurs, on a eu un photographe de concert, on a eu etc etc et des marques de mode la première année on a eu la marque Oniric qui maintenant en fait ça commence par un pop-up quelques produits à vendre sur l'espace sous sculpture et puis finalement on l'a mis en vente dans l'ensemble de nos magasins du réseau on l'a accompagné c'est des gamins à qui on ouvre notre carnet d'adresses mais à qui aussi on donne de l'argent alors on ne leur donne pas un chèque on investit donc c'est concret, c'est pas juste on met en avant sur le réseau et du blabla C'est extrêmement concret, il y a derrière un investissement. Oniric, on lui a payé une capsule, une production, parce qu'il n'avait plus de sous pour pouvoir aller plus loin dans son développement. Et aujourd'hui, on l'a vendu dans tous nos magasins du réseau et on continue à travailler avec lui de façon ponctuelle. On a une nouvelle marque de fringues, Yougen, qui a été lauréate cette année et qui, eux, vont dépenser leur argent dans un pop-up, etc. Ils devaient rester un mois sur la zone Youth Culture, juste le temps de la campagne. Et en fait, ils sont dévalisés, ils font des réassorts toutes les semaines. Donc, on continue de travailler avec eux et de tirer le fil. Donc vraiment, on a créé une communauté Youth Culture. On a même organisé des dîners avec tous les lauréats. Enfin voilà, on essaye vraiment d'accompagner ces jeunes et de soutenir la création et leur envie d'entrepreneuriat, qui est souvent très fort sur toutes les générations. qui préfèrent finalement se dire qu'on aura peut-être des galères, mais au moins on est notre propre patron, on fait ce qu'on a envie de faire. Donc on a envie de soutenir ça. Et donc en septembre, on fait cet appel à projet. Et puis en février, on a une campagne qui nous permet de révéler les gagnants. Et donc là, on va les filmer dans leur environnement, on va travailler avec eux, on va les mettre en scène. Si on a une soirée des chanteurs, on va évidemment les faire performer, etc. On a un lieu dédié pendant tout le mois de février, au troisième étage, dans le Youth Club, qui nous permet de mettre en scène et de montrer le travail de ces jeunes. On avait par exemple cette année une jeune peintre qui est du coup venue faire son vernissage, qui a même fait une œuvre en live pendant cette petite activation. Voilà, donc c'est quelque chose auquel on croit beaucoup et qui pour nous est très important et permet vraiment de nous donner, de donner du sens aussi à tout ce qu'on fait et de nous inscrire dans quelque chose d'extrêmement finalement... authentique et vrai auprès de cette cible et auprès de ces communautés.
- Speaker #0
Du coup, ça ancre la marque.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce que, tu vois, je pensais à ça, je me dis, Yous Culture, du coup, vous êtes une marque qui communique à la Gen Z, Gen A même, même maintenant l'Alpha.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
La Gen Z et l'Alpha qui travaillaient du coup avec des Gen Z et des Alpha, je suppose qu'il y a beaucoup de CV.
- Speaker #1
Beaucoup.
- Speaker #0
Alpha peut-être pas encore, ils sont encore un peu jeunes. Mais du coup... Comment ça se gère du coup la Gen Z ? Ça va ?
- Speaker #1
Ça va super. Bon, moi il se trouve que j'ai des enfants à peu près de cet âge-là. Du coup, ça me parle assez bien. Je les gère à la maison, puis elles m'inspirent. Comment on gère ? Nous, aujourd'hui, on a une cible marketing très claire. Les 15-25, ce qu'on appelle early adopters, donc plutôt des jeunes assez branchés.
- Speaker #0
Plutôt hommes-femmes ou tu penses à la revanche ?
- Speaker #1
Alors, hommes et femmes. Hommes et femmes, on a plutôt une approche, je dirais, une offre. parce qu'on a un peu plus masculine malgré tout et là aujourd'hui on veut vraiment revenir à la femme aussi donc on va recréer des espaces femmes on va retravailler là dessus pour que la femme s'y retrouve aussi un peu plus facilement mais on s'adresse à tous bien entendu jeunes plus vieux, hommes,
- Speaker #0
femmes écoute je suis venue avec une autre marque que j'accompagne en benchmark à Citadel mais je fais souvent les benchmarks comme Citadel et en fin de peu importe les marques que j'accompagne. Parce que pour moi, ça fait partie des vrais concept stores différenciants. Tout à fait. Et je vais visiter le CITA d'Haussmann autant que j'emmène visiter le Nike House sur les Champs-Élysées, tu vois. Et ça m'a toujours…
- Speaker #1
C'est souvent partie des retail tours.
- Speaker #0
On est d'accord. C'est la base. C'est une vraie reconnaissance, je pense. Oui, tout à fait. Et tu vois, la dernière fois, j'ai emmené une équipe et en fait, outre le concept, Outre ce mood non palpable, il y a aussi ce côté où la culture de la marque se retrouve jusque dans les vendeurs. On voit bien qu'on est dans la street. Mais on n'est pas dans la street que tu ne peux pas approcher. Moi, j'ai compagné une marque plus jeune en ce moment. Mais globalement, ce que j'apprécie chez Citadium, c'est que tu es 20, 30, 40, 50 ans, T.
- Speaker #1
Tu es reconnue et tu t'y sens bien.
- Speaker #0
Il n'y a pas ce truc de je ne j'ose pas rentrer dans le magasin.
- Speaker #1
Il n'y a pas de barrière. C'est vrai qu'on a des équipes de vente, quels que soient nos magasins, qui sont aussi très ambassadeurs de notre marque et de Citadium, de par leur style.
- Speaker #0
Je me suis toujours dit que vous recrutiez au style. Tu vois, quand on revient au magasin, je me dis, c'est des Pandores ou des gens stylés ?
- Speaker #1
En fait, je ne pense pas qu'on recrute au style parce que je pense On recrute aussi des gens, des gens qui sont, voilà, exactement. Mais c'est aussi que les gamins stylés ont envie de travailler chez nous.
- Speaker #0
Je pense qu'ils ont de la chance que du coup, quand ils ont décidé de aller chez Cita.
- Speaker #1
Les gamins stylés ont envie de travailler chez nous. Donc je pense que c'est aussi pour ça qu'on a ces vendeurs en magasin. Et c'est vrai qu'ils sont finalement des mannequins. Ils sont inspirants.
- Speaker #0
Et ils font du marketing direct dans le magasin.
- Speaker #1
Exactement. Et puis quand je regarde aussi la satisfaction client. on a des résultats assez hallucinants c'est à dire qu'ils sont en même temps super cool et super sympa donc c'est plutôt agréable de choper chez nous j'ai une question pour toi c'est quoi le magasin en 2030 du coup ?
- Speaker #0
qu'est-ce qui fait que tu continueras de faire rentrer et d'attirer les gens en 2030 ?
- Speaker #1
Alors, je pense que le magasin n'est pas mort, loin de là. C'est vraiment le bout de la chaîne. D'abord parce que je pense qu'on a encore envie et besoin de toucher les produits et d'avoir une relation humaine. Alors, on a eu un espèce d'effet digital quand c'est sorti. Tout digital, on a eu peur pour tout. Aujourd'hui, voilà. Mais le magasin n'est pas mort et il permet vraiment, en plus, je pense clairement, d'augmenter le panier moyen, de faire du... du cross-selling, des choses de développer et de continuer à travailler la croissance. Somme toute, on voit tous quand même un vrai impact aujourd'hui négatif sur le trafic. On voit d'autres gens qui ne viennent plus en magasin. Donc, comment on se retrouve dans tout ça ? Et c'est vrai que c'est du coup des choses qui semblent un peu paradoxales. D'un côté, on se dit que le magasin n'est pas mort et tout le monde le déclare de cette manière-là. De l'autre côté, le trafic est très compliqué. Donc, moi, je pense qu'il faut continuer d'innover en permanence. C'est pour ça que je suis toujours intéressée de trouver des nouvelles manières d'intéresser. Alors, évidemment, tout ce qu'on fait déjà, les activations, les DJ sets, les magasins. Évidemment, ça reste des choses qui sont hyper importantes et qui permettent de driver vers le magasin et de donner envie de venir pour des choses, créer la surprise. Et on le voit d'ailleurs, nous on a été très précurseurs, mais aujourd'hui il n'y a pas une marque qui n'organise pas son pop-up, des events, des machins, etc. Donc on voit bien qu'il y a ce sujet-là.
- Speaker #0
Tout le monde n'a pas eu de joules, mais bon.
- Speaker #1
Tout le monde n'a pas eu de joules, c'est vrai.
- Speaker #0
Il y en a qui ont pu se choper de l'autre côté.
- Speaker #1
Et c'était assez extraordinaire, j'avoue. On a eu 4 jours, 10 jours de dingue. Dont 4 jours où vraiment il a fallu qu'on gère le flux. Donc j'ai pas... Je ne suis pas Madame Irma non plus, donc je ne sais pas ce que sera le magasin de demain, mais je pense qu'il faut qu'on continue à créer la surprise, qu'on continue à créer des choses qui dépassent le produit pour donner envie de venir. Peut-être aussi des expériences liées au produit, parce que là on parle beaucoup de choses qui sont des expériences qui sont un peu déconnectées du produit, qui sont plus des sujets d'image et de communauté, de connexion avec la communauté et d'engagement. je pense que aussi de l'expérience Léo Produits. J'en parlais avec certaines marques. Quand on a l'évolution sur des matières premières, quand on a sur des matériaux, sur des technologies, etc., on peut aussi proposer des choses en magasin qui permettent de démontrer l'efficacité, le bénéfice, etc. Et que tu ne peux pas vivre ailleurs que dans le magasin.
- Speaker #0
Mais si tu veux sortir un nouveau truc hyper déperlant, vraiment, vraiment déperlant, fais une cabine de douche. Si tu veux, je rentre.
- Speaker #1
Mais voilà !
- Speaker #0
Tu vois ? Je teste, je teste à une cabine de froid. Je crois que j'avais vu un truc comme ça aux Etats-Unis. Je ne sais plus si c'était Moncler qui avait fait ça, où effectivement, tu pouvais essayer la doudoune et rentrer dans les spas figurifiés. Et tu te dis, non, ça va. Là, pour le coup,
- Speaker #1
expérience est ouf. Ouais, et du coup, c'est juste que j'achète. J'en prie aussi. Voilà. Parce que nous, on n'est pas de la fast fashion. Ni de l'ultra fast fashion, ni de la fast fashion. Et c'est vrai qu'on a des prix qui sont des prix de produits de qualité et nos produits et les produits de nos marques sont des produits de qualité mais il faut pouvoir l'expliquer dans un contexte aujourd'hui où on a des acteurs, même si la fast fashion très franchement perd en désirabilité là clairement ces derniers mois malgré tout, voilà il faut pouvoir expliquer en fait les bénéfices du produit expliquer ce qu'il y a derrière le prix et moi je parle toujours de durabilité de qualité produit et ça c'est des choses qui sont importantes et qui pour nous vont l'être de plus en plus et aujourd'hui il y a quand même un retour à cette volonté quand même de mieux consommer
- Speaker #0
Tu l'as même chez les jeunes alors ?
- Speaker #1
Et tu as une vraie tendance par rapport à ça dans le cadre de Mastrad justement moi je regarde toujours beaucoup le contexte, j'essaye vraiment de creuser pour comprendre où sont les opportunités et on voit vraiment bon Je ne vais pas citer de nom, mais l'ultra-fash fashion est en train vraiment... Et d'ailleurs, sur les réseaux, on a beaucoup moins de contenu qui vient raconter le unpacking de je ne sais quel... Voire même, on en a un peu honte aujourd'hui, alors qu'on en était hyper fiers il y a encore un an ou deux. Donc, je pense qu'il y a un vrai besoin de revenir à des produits de qualité qu'on sait qu'on va garder dans le temps. Et d'où l'importance aussi peut-être, et je pense que ça, c'est l'avenir aussi des magasins, c'est de proposer des services. Je pense qu'aujourd'hui,
- Speaker #0
des services de nettoyage de sneakers,
- Speaker #1
qui est assez fou, et on a envie demain de développer la réparation maroquinerie, la réparation même de doudoune. Moi, je fais un trou dans ma doudoune à 500 balles. Bon, je n'ai pas envie de l'acheter, mais je ne sais pas comment la réparer. Il y a une marque qui fait ça d'ailleurs,
- Speaker #0
si tu voulais la voir.
- Speaker #1
Eh bien, j'irai voir. Parce que du coup,
- Speaker #0
je connais la marque. J'ai été voir l'atelier. C'est ouf ici. Mais voilà, tu les vois. C'est vraiment derrière les vitres. Donc, il y a et l'activation et le RSE. Parce que vraiment, il répart. Tu emmènes ta doudoune, il répart. Tu choisis même la couleur de la pièce que tu as envie de mettre. Et je trouve ça très cool. Et donc,
- Speaker #1
c'est en fait... Alors, je ne sais pas si on fera exactement ça. Mais en tout cas, l'idée, c'est de proposer des choses, en fait, qui font d'abord venir en magasin. Qui sont des choses qui te permettent vraiment... d'aller plus loin et de garder tes produits et d'avoir une approche un peu différente, en fait, de ce qu'on fait aujourd'hui et de continuer à proposer des choses à nos clients. Et je pense que c'est ça qui fera que le magasin...
- Speaker #0
Perdurera.
- Speaker #1
Perdurera, je l'espère.
- Speaker #0
Mais j'en suis sûre. Merci beaucoup, Julia.
- Speaker #1
C'était un plaisir.
- Speaker #0
Merci pour toutes ces infos.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
J'espère qu'on se reverra à Citadium, du coup.
- Speaker #1
J'espère.
- Speaker #0
Je te croise dans les allées.
- Speaker #1
Mais surtout, tu m'appelles. Avec plaisir. Je viens te voir. Merci à tous et à toutes. On se retrouve bientôt pour un nouvel épisode.