- Julien
bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de reconversion podcast on retrouve aujourd'hui un épisode centré sur sarah qui va nous parler de son parcours professionnel des différentes expériences qu'elle a eues et de l'expérience d'aujourd'hui qui lui a permis de se réaligner et d'aligner ses valeurs. N'hésitez pas à partager, à aimer, à commenter cet épisode. Et je vous laisse tout de suite avec Sarah. A tout de suite. Bonjour Sarah.
- Sarah
Bonjour Julien.
- Julien
Bienvenue.
- Sarah
Merci.
- Julien
Dans cet épisode, on va parler un peu de ton parcours. On va parler de ce que tu as fait, de ce que tu fais aujourd'hui.
- Sarah
Ok.
- Julien
Donc, aujourd'hui, tu as ton entreprise.
- Sarah
Oui.
- Julien
Tu as fait d'autres choses avant. Oui. Aujourd'hui, ton entreprise, tu fais quoi ?
- Sarah
Alors là, je fais des ateliers. J'accompagne aussi en individuel. Alors, je fais plusieurs choses, mais qui ont le même but. C'est le bien-être. D'accord. Et donc, le bien-être, ça passe par la régulation du système nerveux, par exemple. Donc, je fais de la danse-thérapie. Je propose du yoga, ce qu'on appelle le breathwork. C'est des exercices de respiration. des méditations voilà l'idée c'est d'évacuer un peu le stress qu'on accumule les mauvaises énergies qu'on pourrait avoir et on repart de zéro et je me sens mieux alors en fait c'est plus que ça parce que c'est c'est pas uniquement le stress qu'on a dans cette vie c'est aussi surtout tous les traumas en fait qui sont invisibles finalement on se rend pas toujours compte qu'on est plein de traumas qui datent de l'enfance mais il ya aussi tous les traumas qui sont transgénérationnels d'accord Parce que nos parents, nos arrière-grands-parents, ils ne nous lèguent pas que la couleur des cheveux, la couleur des yeux. Il y a aussi tout ce qu'ils ont vécu et qui s'est engrammé dans les cellules. D'accord. Et donc, nous, on hérite de tout ça, en fait.
- Julien
Ok, ça marche. Donc, il y a à la fois ce que nos parents vont nous amener parce qu'eux ont vécu des choses et du coup, ça va avoir une influence sur leur comportement. Mais il y a aussi une partie qui est dans l'ADN et qui fait que je me comporte comme ça aujourd'hui parce que... mes parents, mes grands-parents, mes ancêtres ont vécu des choses, c'est ça ?
- Sarah
Oui, en fait, ça crée un programme comme un ordinateur, en fait, avec des données, tout ça. Et nous, on a toutes ces données et en fait, on entre dans la vie avec tout ce bagage. Et l'idée, c'est de s'en libérer pour avoir notre propre, pour pouvoir exprimer notre être le plus authentique, en fait.
- Julien
Ok. Et du coup, toi, tu aides les gens à prendre conscience de ça, à découvrir ce qui a pu bloquer, ou du moins ce qui aujourd'hui influence leur comportement. pour se libérer de ça et être uniquement eux-mêmes.
- Sarah
Alors non. Je ne l'ai pas compris. Mais si, en fait, la différence, la subtilité, c'est que moi, je n'aide pas les gens à prendre conscience de ça. D'accord. Moi, je leur propose des pratiques qui vont vraiment drainer tout ça. Mais en fait, pour prendre conscience de ce qui bloque, etc., là, ça va être des thérapies différentes, en fait. Je ne suis pas du tout psychologue et tout ça. Moi, c'est vraiment que les exercices physiques. bon après la méditation c'est un peu différent mais on va pas traiter les symptômes, on va venir libérer ce qui est engrammé vraiment dans le corps en fait parce qu'un psychologue tout ça il va venir traiter ce qui bloque au niveau du mental parce qu'on a plusieurs corps il y a le corps physique, il y a le corps émotionnel le corps mental et donc en fait par les exercices nous on va libérer ce qui est bloqué au niveau du corps émotionnel et physique principalement mais après Mais du coup, parfois, on libère des choses, mais on ne sait pas ce qu'on libère. Par exemple, je fais de la Kundalini activation aussi. Je ne l'ai pas dit, mais c'est un soin énergétique qui est très puissant. Et en fait, pendant les sessions, il y a des personnes qui vont crier, pleurer. Il y a le corps qui a des spasmes, en fait. C'est une libération qui se fait tout seul, mais en fait, on ne sait pas vraiment ce qui s'est libéré.
- Julien
Ok. Tu lèves des verrous, mais on ne sait pas ce qui est derrière.
- Sarah
Oui, c'est ça.
- Julien
Ok. Entendu.
- Sarah
Mais si il y a des choses qui se libèrent à ce moment-là, c'est que la personne est prête. à les libérer à ce moment-là. Ok,
- Julien
c'est que c'est le bon moment.
- Sarah
Voilà, il n'y a pas de forcing.
- Julien
Ok, entendu. C'est cohérent avec un mode de vie que tu as toujours eu ou alors quand tu étais enfant, ou enfant ou plus tard, tu vivais différemment ? Ou ça a toujours été raccord avec ta façon de penser, tes croyances et ce que tu ressentais en toi ?
- Sarah
Oui, ça a été raccord,
- Julien
toujours. Ça a toujours été ta personnalité ? Oui. Ok. Tu as fait quoi ?
- Sarah
J'ai cheminé, bien sûr. Voilà. Mais ça ressemble.
- Julien
Aujourd'hui, tu te sens pleinement alignée avec la personne que tu es. Ok, ça marche. Tu as fait quoi comme parcours scolaire, études ? Qu'est-ce que tu as fait ?
- Sarah
Alors, j'ai fait un bac littéraire. Après, j'ai testé l'université en langue. Je ne sais plus exactement quelle licence, mais bon, je ne suis pas allée.
- Julien
Comme objectif, à ce moment-là, quand tu t'es inscrite en fac, c'était quoi ton objectif de carrière ? Tu ne savais pas ? Non. Tu es partie là-dedans parce que c'est un domaine où tu étais à l'aise. Oui, c'est ça. C'était une bonne continuité de ton bac ?
- Sarah
Oui, c'est ça. Et puis en langue, j'avais des facilités, donc j'ai fait ça. Mais je ne savais même pas quel métier j'allais pouvoir avoir après ça. Donc, je n'ai pas persévéré.
- Julien
Ça marche.
- Sarah
Et du coup, après, en fait, ma mère a... Parce que je suis restée un an quand même sans rien faire. D'accord. A déprimé. Ok. Et ma mère a accepté de me payer des... Comment une formation en esthétique et avec une spécialité pour les massages.
- Julien
D'accord.
- Sarah
Très bien. Donc voilà, du coup, j'ai commencé à travailler après ça, en fait.
- Julien
Et l'idée, c'était à ce moment-là déjà de pouvoir commencer à pratiquer des soins holistiques ? Ou alors c'était plutôt massage type ce qu'on peut avoir en institut d'esthétique ?
- Sarah
Là, c'était vraiment les massages. Je n'avais pas encore... Ça m'intéressait déjà, mais je n'avais pas encore toutes les connaissances par rapport à tout ça. Donc c'était vraiment le bien-être du corps. Je ne savais pas que le massage pouvait libérer aussi des choses plus profondes que juste les tensions de la vie de tous les jours.
- Julien
moins répandu déjà à ce moment là. Toutes ces médecines alternatives aujourd'hui on voit un peu fleurir et se développer. Alors je sais pas quel âge tu as mais ouais il y a du coup une dizaine, une quinzaine d'années au final c'était assez peu répandu. Ça niche beaucoup dans les médecines chinoises ou pas forcément ?
- Sarah
Alors il y a les médecines chinoises mais après moi c'est plus du côté de l'Inde.
- Julien
On se rapproche un petit peu en Asie. Oui. Ça marche. Du coup, tu fais tes études en langue. Ça ne te convient pas. Oui. Tu fais une pause d'un an. Tu te formes en esthétique. Tu travailles en institut derrière ?
- Sarah
Je travaille surtout dans les spas. Ok. Parce que c'est vraiment les massages qui m'intéressaient. Donc, je vais travailler dans des hôtels qui ont des spas. Et du coup, je vais faire des massages.
- Julien
Les personnes viennent se relaxer. Oui. tu travailles sur cette partie-là, il y a déjà une libération, mais de l'instantané et du corps. Oui, c'est ça. Et à ce moment-là, tu sens qu'il y a un petit quelque chose qui te manque, justement, par rapport à ta façon de vivre et ces choses que tu ressens ? Ou est-ce qu'à ce moment-là, tu te dis « bon, je suis bien dans ce que je fais » ou il y avait déjà une petite frustration de quelque chose qui te manquait ?
- Sarah
Oui, en fait, déjà, j'ai signé un CDI et je pensais que… ça allait me faire du bien de signer un CDI, parce qu'on nous vend facilement le CDI comme quelque chose de pérenne qui va nous sécuriser. Et en fait, je me suis sentie enchaînée par ce CDI.
- Julien
Le cadre où tu te sentais vachement restreinte, tu te dis, en fait, maintenant, je vais devoir faire ça tout le temps.
- Sarah
Oui, c'est ça. Et à côté de ça, en fait, à chaque fois, parce que souvent, même dans les spas, ils vendent aussi des cosmétiques. Et en fait, on me mettait la pression pour que je fasse de la vente, de la vente. Et à ce moment-là, pour moi, je voulais que les gens se sentent bien et les mettre dans une petite bulle où ils peuvent s'abandonner. Et le fait de vouloir vendre, je trouvais que c'était une démarche agressive. Ouais, c'est ça. Et du coup, c'est pour ça aussi que j'ai dit, en fait, ça ne me convient pas du tout.
- Julien
OK.
- Sarah
Donc, il y a eu deux choses qui ont fait que j'ai dit, c'est pas possible.
- Julien
Et à ce moment-là, tu t'es dit que le salarié au sens large, c'était pas pour toi ?
- Sarah
Le CDI, en tout cas, c'est une expérience que je n'ai jamais voulu renouveler.
- Julien
Ça va. Ça a duré combien de temps, cette période de massage et esthétique ?
- Sarah
Ça a duré peut-être trois ans.
- Julien
Ok. Ça va. Tu as essayé plusieurs expériences. Le CDI qui ne t'a pas plu du tout.
- Sarah
Oui.
- Julien
Derrière, qu'est-ce que tu fais ?
- Sarah
Après, je reprends une formation pour être prof de français et langue étrangère.
- Julien
Ok. On retourne aux langues ?
- Sarah
Oui. parce qu'en fait je me dis comme j'avais envie de voyager à ce moment là je me dis avec ça je vais pouvoir trouver du travail un peu partout et puis c'est de toute façon pas des CDI c'est toujours des périodes scolaires ou des petites interventions donc je me dis je vais trouver ça va me convenir et la formation ça a été super intéressant vraiment j'ai adoré cette formation mais après j'ai travaillé un petit peu dans des assos c'était difficile j'avais du mal à prendre ma place moi en tant que prof Merci. dans ces structures. Et puis, je bouge. Et je ne commençais pas à voyager encore parce que j'étais avec quelqu'un qui, lui, terminait...
- Julien
Un saut en France.
- Sarah
Oui, c'est ça.
- Julien
projet à terme ça aurait été de faire un peu de tour du monde tu peux enseigner quelques mois ici quelques mois là-bas et puis tu te promènes un petit peu super cool !
- Sarah
ça aurait été bien,
- Julien
mais c'est pas arrivé tu l'as fait du coup dans des assos en France des assos d'assertion j'imagine des personnes qui viennent de l'étranger et qui ont besoin d'apprendre la langue française et là c'est le fonctionnement, les valeurs qui t'ont pas plu ?
- Sarah
non c'est pas c'est vraiment moi, j'ai pas su me... j'ai pas su trouver ma place j'ai pas su pas me faire respecter mais faire en sorte qu'ils me sentent légitime enfin je sais pas je sentais pas de ouais il y avait un ça fonctionnait pas c'est
- Julien
toi qui avait ce problème de confiance ou c'était plutôt de l'extérieur où tu ressentais qu'on te faisait pas confiance comme on aurait dû moi je pense que tout souvent ça vient de nous
- Sarah
L'autre est notre miroir, donc je pense que c'est moi de base.
- Julien
C'est l'image que tu donnais qui faisait que...
- Sarah
Ok,
- Julien
ça marche. Tu as cette période-là. Au final, les langues, deuxième expérience, mais pas forcément concluante non plus.
- Sarah
Oui, puis en fait, j'étais avec une personne qui devait finir ses études et après on devait bouger. Finalement, peut-être que si j'étais partie dans d'autres pays et tout, dans d'autres structures,
- Julien
ça aurait été fonctionné.
- Sarah
Mais là, ça ne s'est pas fait. Et puis après, on s'est séparés. en fait À ce moment-là, moi, je rencontre du coup la personne avec qui je vais créer ma première entreprise.
- Julien
Ok, très bien. Donc là, c'est toi-ci plus salariée, mais créatrice d'entreprise. Dans quel secteur d'activité ?
- Sarah
Donc là, en fait, on a ouvert une école de pole dance.
- Julien
Ok, ça marche. Toi, tu pratiquais déjà ?
- Sarah
Oui, depuis plusieurs années, elle aussi. Et voilà, on s'est rencontrées, elle était au niveau professionnel. Ah oui, parce que du coup, comme on n'était pas partis, pour moi, faire prof de français ailleurs, je prenais des petits jobs ici, en fait.
- Julien
Ok. Oui,
- Sarah
en attendant. Tabac, presse, j'ai fait...
- Julien
Job alimentaire. Oui,
- Sarah
c'est ça. Ça va.
- Julien
Donc, premier projet de création d'entreprise. Nouvelle expérience, la création d'entreprise, c'était quelque chose de nouveau. Tu avais des personnes dans ton entourage qui y avaient déjà créé, ou comment ça se passe ?
- Sarah
Oui, en fait, j'avais surtout mon beau-frère. qui avait créé et qui était passé, enfin qui m'avait lancé vers la BGE quoi. Il m'avait dit « ouais tu vas tout apprendre » .
- Julien
« Tu vas accompagner » ou « on t'aide à construire ton projet » , « on t'aide à tout ça » . Donc là, tu montres ce projet avec une autre personne que tu as rencontrée à l'époque. Vous créez votre club ensemble. Donc toi tu dispenses des cours du coup ?
- Sarah
Oui, oui,
- Julien
oui. Ok. Donc tu fais des cours, tu animes des cours, tu aides des gens à apprendre. le pole dance à se perfectionner. Il y a ce côté aussi exutoire dans cette discipline-là ? Est-ce que tu le voyais un peu comme ça ? Ou pourquoi le pole dance ? Parce que tu le pratiquais et du coup c'était une passion à côté ? Ou qu'est-ce qui t'a amené vers cette discipline-là particulièrement ?
- Sarah
Oui, c'était une passion. Pour moi, ça prenait de plus en plus de place dans ma vie. Et j'ai même fait des compétitions. On a fait des spectacles, tout ça. Donc, ça a été vraiment... Et... Et oui, en fait, il y a un côté exutoire. Il y a quelques hommes qui en font, mais en tout cas, en France, il n'y en a pas encore beaucoup. Donc, c'est principalement des femmes. Et en fait, c'est vraiment une façon de se réconcilier avec son corps, la pole.
- Julien
OK.
- Sarah
Parce que c'est tellement impressionnant ce qu'on fait. Et en fait, finalement, on peut y arriver très facilement. OK. Que du coup, on se rend compte de la capacité, du pouvoir que notre corps a. et donc on se détache des attentes esthétiques. Donc ça, c'est magique.
- Julien
Il y a un côté assez sexuel aussi dans le pole dance ?
- Sarah
Pas forcément. Ça dépend comment on le pratique.
- Julien
D'accord.
- Sarah
Après, oui, on est obligé d'être... Parce que c'est la peau qui accroche à la barre. Donc on est obligé d'être... Il y a peu de tissu. Oui, c'est ça. Mais par contre, on peut faire des choses... où ça va être très sport en fait.
- Julien
Ok, mais pas forcément en débarras avec une masse musculaire.
- Sarah
Non, c'est ça le truc.
- Julien
Ça reste accessible. Oui,
- Sarah
et dès la première séance en fait. Tu peux faire des trucs. Oui, c'est génial.
- Julien
Ok, ça te plaît d'animer à ce moment-là des cours ?
- Sarah
Et moi j'aime bien surtout faire les débutantes en fait, qui arrivent avec plein de complexes.
- Julien
Les aider justement à passer le cap de ces blocages. C'est un premier pas dans ce que tu fais aujourd'hui. Ce ne sont pas les mêmes blocages, mais il y a déjà cet aspect un peu de lever les verrous et de se libérer. Et par la suite, tu te dis, je vais peut-être le faire différemment, d'accompagner les gens.
- Sarah
En fait, à ce moment-là, je ne me pose pas de cette question.
- Julien
À ce moment-là, tu te dis, mon entreprise, mon projet. Tu te voyais à ce moment-là avec un projet de vie d'animation, ou alors tu te dis, non, ce sera un moment et puis après, je verrai. Est-ce qu'il y a un critère d'âge aussi où tu te dis je pourrais peut-être pas faire ça toute ma vie ?
- Sarah
Alors ça c'est pas vrai.
- Julien
C'est une question,
- Sarah
j'en sais rien. Il y en a qui, il y a des femmes qui font ça, même qui font encore des compètes, elles ont 80 ans. C'est cool,
- Julien
c'est vachement bien.
- Sarah
Ouais. Non non, à ce moment-là, je sais pas si je me pose vraiment la question, combien de temps ça va durer, en tout cas c'est là et je prends plaisir.
- Julien
Ok, tu profites, carpe diem, on profite de l'instant présent, tu t'éclates dans ce que tu fais, ça te convient bien. Très bien. Qu'est-ce qui se passe ensuite ?
- Sarah
Ensuite, je tombe enceinte.
- Julien
Ok.
- Sarah
Voilà. Et du coup... C'est compliqué pour pratiquer ? En fait, non, pas tant que ça, parce que j'ai pratiqué jusqu'à huit mois passés. Ok.
- Julien
Ouais. Ça marche. Je me disais justement, comme tu te froides, enfin, comme tu te froides, c'est pas le bon terme, mais comme tu te plies un peu dans tous les sens, etc., c'est ok, ça...
- Sarah
Si la grossesse n'a pas de... Comment de...
- Julien
Complication.
- Sarah
De complication, voilà, c'est ça, en fait. Non, il n'y a aucun souci. Donc non, c'est après une fois que mon fils était là, soit là. Je reprends au bout de six mois. Donc je profitais de lui pendant six mois complètement. Et je reprends, mais bon, j'en ai pas vraiment envie à ce moment-là. Mon rôle de mère, il prend beaucoup de place. Et en fait, c'est vraiment, j'ai pas envie. Mais je le fais quand même.
- Julien
C'est moins compatible avec la vie de chef d'entreprise, tu penses, à ce moment-là ? Ou non, c'est pas forcément le fait d'être chef d'entreprise ?
- Sarah
Je sais pas. Je sais pas ce qui...
- Julien
Ok. Tu ressens un peu les contraintes que t'avais avec le CDI ?
- Sarah
Peut-être un peu, parce que comme on est deux, elle compte sur moi aussi pour reprendre. Parce que du coup, elle gère tout ça. Donc je suis contrainte de reprendre à ce moment-là. Finalement, si elle était pas là, j'aurais dû reprendre plus tôt. Donc c'est... Mais en fait, je ne sais pas. En fait, la maternité, on ne sait pas comment ça va se passer. Et moi, à ce moment-là, ça prend vraiment toute ma place et j'ai juste envie de rester dans ma bulle avec mon bébé, en fait.
- Julien
Ça marche.
- Sarah
Donc, je reprends. Et en fait, c'est compliqué parce qu'en plus, les cours, c'est le soir.
- Julien
Ouais.
- Sarah
Donc, moi, je l'allaite pour endormir et tout. Donc, c'est...
- Julien
Oui, c'est moins... Enfin, moins compatible.
- Sarah
Ouais, c'est difficile.
- Julien
Avec ta vie de maman ou comme tu aimerais du moins avoir ta vie de maman. Oui. Tu quittes l'entreprise que tu avais créée. Tu as un projet à ce moment-là ? Tu sais ce que tu vas faire ? Ou alors tu vas un petit peu en disant aujourd'hui, ce n'est plus ce que je veux. Je veux faire autre chose. Je ne sais pas encore quoi, mais je veux faire autre chose.
- Sarah
Non, en fait, à ce moment-là, j'arrête en me disant moi, je veux juste m'occuper de mon fils.
- Julien
D'accord. Ton fils a quel âge à ce moment-là ?
- Sarah
Six mois.
- Julien
C'est quasiment dans le foulé de ta reprise. assez vite, tu te rends compte que c'est plus possible.
- Sarah
Ouais, 6-7 mois. Enfin, je fais peut-être un mois, mais... Ok. Et ouais, à ce moment-là, je veux juste m'occuper de mon fils et tout. Mais bon, je sens qu'il manque un truc. Ouais. Et quand je suis partie, en fait, toutes mes élèves, enfin pas toutes, mais j'ai eu beaucoup, beaucoup de messages. De soutien. Bah en fait, elles m'ont surtout dit que... Elles m'ont témoigné de ce que je leur avais apporté, mais pas dans la discipline, en fait. C'était vraiment... la confiance en elle, toutes ces barrières qu'elles ont déposées, etc. Et du coup, ça résonnait en moi parce que ce qu'on me renvoyait, c'était ce que moi je préférais aussi dans le boulot. Donc je me suis dit, si j'ai cette partie-là, alors je n'ai plus forcément envie de faire de la pole dance, etc. Mais en tout cas, cette partie-là, c'est...
- Julien
Ok, travailler sur les blocages qu'ont les gens, c'est quelque chose qui t'inspirait, dans lequel tu t'épanouissais, dans ton ancienne carrière, quelque chose qui te plaisait, et du coup tu as envie de faire ça, mais autrement.
- Sarah
C'est ça.
- Julien
Ok, comment tu en arrives aux disciplines du coup qu'aujourd'hui tu pratiques, avec tes patients, on dit ? Personne que tu accompagnes ? Je ne sais pas. Vous accompagnez. Comment tu en arrives à choisir ces disciplines-là ? Est-ce que c'est des choses déjà que toi tu pratiques entre deux ? Tu disais quand tu étais étudiante ou début de carrière, c'était des choses qui t'intéressaient, mais plutôt à titre perso. Est-ce que là, c'est des choses que toi, tu avais eu l'occasion d'expérimenter et de subir, ce n'est pas forcément le bon terme, mais d'expérimenter comme patiente à ce moment-là ? Et du coup, tu dis, oui, mais ça, en fait, ça me plaît. parle et je me ressens d'accompagner les gens comme ça, ou est-ce que c'est des choses que tu découvres en te renseignant à ce moment-là ? Comment ça se passe ?
- Sarah
Déjà, je vais passer mon diplôme pour être prof de yoga. Et le yoga, moi, ça fait plus de 10 ans que j'en fais à ce moment-là. Donc ça, voilà. Et après, je sens que... Alors, je n'ai jamais pris de cours de danse et tout ça, mis à part la pole dance, mais du coup, ce n'est pas de la danse. Oui,
- Julien
c'est une autre forme.
- Sarah
Oui, c'est ça. Mais j'ai toujours dansé. En fait, c'est vraiment la danse qui a toujours été au centre de ma vie. Et en fait, à ce moment-là, je vais voir une énergéticienne qui a un peu des visions, tout ça. Elle est un peu voyante aussi, comme ça. Et en fait, elle me dit plein de choses et elle me parle de la danse. Et du coup, je sors de là en me disant qu'il faut que je fasse de la danse-thérapie. C'est normal et c'est en lien avec ce qu'on m'avait renvoyé aussi.
- Julien
C'est un vecteur d'expression pour toi, la danse ?
- Sarah
C'est un vecteur d'expression, mais la danse, c'est aussi un outil magique qui permet de réaligner ses propres énergies et de libérer beaucoup de choses aussi. Ok,
- Julien
ça marche. Et cette danse thérapie, c'est quelque chose auquel tu te formes ou alors c'est quelque chose que tu développes toi, une méthode que tu développes toi ?
- Sarah
Alors, j'ai fait une formation d'abord et c'était génial parce que du coup, la formation a duré un an. Mais du coup, j'ai travaillé sur moi aussi. J'ai utilisé cette méthode-là spécifiquement.
- Julien
C'est le premier patient.
- Sarah
Oui, c'est ça en fait. et à partir de là J'ai aussi développé d'autres choses aussi avec le bagage que j'avais moi. Et puis après, j'ai découvert la Kundalini Activation. J'en ai fait moi pendant une petite année. Et après, celle chez qui je faisais les sessions, elle a créé une formation. Et en fait, je me suis retrouvée à faire cette formation.
- Julien
Ça marche. Donc ça, c'était il y a combien de temps ?
- Sarah
Alors la Kundalini, c'était l'année dernière. La danse thérapie, c'était l'année d'avant.
- Julien
ça marche. Et du coup, tu proposes ces thérapies en groupe, en individuel aussi ? Comment ça se passe ?
- Sarah
Oui, les deux, en fait. Là, ici, je suis un peu sur la Belgique aussi. Donc, la Kundalini Activation, j'en fais tous les mois. Donc, c'est des séances en groupe.
- Julien
Ça se passe comment ? Parce que je ne connais pas du tout.
- Sarah
Oui. En fait, c'est facile. Les gens viennent et s'allongent. Il ferme les yeux et en fait moi je canalise une énergie. Voilà. Voilà. Et donc moi je canalise une énergie pour que leur Kundalini... Il faut que j'explique ce que c'est la Kundalini. En fait la Kundalini c'est le terme indien. Mais cette notion-là en fait elle existe dans toutes les cultures. Mais c'est le terme indien pour parler de l'énergie vitale la plus puissante en fait. L'énergie créatrice la plus puissante qu'on a tous en nous.
- Julien
Ok.
- Sarah
Mais qui est endormie. Ok. Donc elle est en dormance parce qu'aujourd'hui dans nos modes de vie, en fait tous nos canaux énergétiques sont tellement obstrués qu'elle a du mal à s'éveiller. Et donc là l'idée pendant ce soin-là, c'est que moi j'active ma Kundalini, je canalise l'énergie pour qu'elle se diffuse chez les personnes qui sont là.
- Julien
Tu vas chercher...
- Sarah
Et en fait c'est elle qui l'éveille. Moi je facilite l'éveil, mais par contre chacun est maître de sa propre énergie et ça s'éveille.
- Julien
Ok.
- Sarah
C'est de leur force à eux.
- Julien
Ok, du coup, c'est en fait, on va rechercher une énergie qu'on n'utilise plus aujourd'hui parce que notre mode de vie fait qu'on n'a plus besoin de l'utiliser comme peut-être ça se passait il y a quelques siècles ou des choses comme ça. Et l'idée, c'est de le réactiver pour qu'on soit... parce que ça fait partie en fait de l'entité et du bon fonctionnement de l'humain.
- Sarah
Ouais alors en fait on l'utilise plus aujourd'hui c'est pas parce qu'on en a plus besoin, c'est vraiment nos modes de vie qui sont en... en vrai qui sont pas du tout adaptés à notre mode de fonctionnement la vie urbaine et les thérapies plein plein de choses et on nous a on nous a retiré de plus en plus nos façons de libérer en fait tout ce qui est ces énergies qui qui nous bloquent donc là l'idée c'est de faire un nettoyage de tout circuit pour qu'elle puisse éveiller en fait à partir de là bas il ya plein de choses...
- Julien
au quotidien qui vont une meilleure humeur, un meilleur teint, etc. Parce que justement, ça va réactiver des choses derrière.
- Sarah
Mais c'est encore plus puissant que ça. C'est-à-dire que il y a des gens qui ont des illuminations, qui reprennent conscience de leur de la connexion à la nature. Il y a par exemple une personne avec qui j'ai fait la formation. Elle a fait une séance et en fait, elle a quitté son job. juste après, parce que vraiment ça lui a fait prendre conscience de tout ce qui allait pendant sa vie et ça peut être ça marche,
- Julien
ça fait un an à peu près que tu pratiques aujourd'hui comment tu te sens pleinement épanouie ? Est-ce que tu sens que tu n'as plus les freins que tu as pu avoir dans tes précédentes carrières ? Comment tu te sens aujourd'hui ?
- Sarah
Là, ici, maintenant, c'est surtout le jonglage entre ma vie de maman et...
- Julien
Ok, tu es encore dans cette structuration pour perso.
- Sarah
Oui, j'ai du mal à équilibrer et je suis super heureuse d'avoir un petit garçon. Et vraiment, c'est une expérience incroyable d'être maman et tout. Mais en même temps, d'un côté, ça me frustre parce que je n'arrive pas à... prendre le temps et à m'organiser pour pouvoir vraiment faire tout ce que je veux et puis et accompagner les personnes et créer plein d'événements comme je voudrais ça c'est ton nouveau défi ouais c'est ça c'est des équipes qui en fait c'est ça ça marche je te souhaite de pouvoir trouver ça et voir épanouir pleinement merci beaucoup pour cet échange merci à toi c'était hyper intéressant on
- Julien
va juste faire l'échange de cartes j'avais demandé de ramener une petite carte de visite ouais donc je vais te remettre celle de d'adeline Je vais prendre la tienne que je remettrai à la prochaine personne.
- Sarah
Ok, bah merci.
- Julien
S'il te plaît. Merci.
- Sarah
Merci à toi.
- Julien
Merci beaucoup d'être prêté au jeu, c'était hyper intéressant. Merci à vous de nous avoir suivis, n'hésitez pas à vous abonner, à mettre des j'aime, à commenter l'échange qu'on aura eu, la vidéo ou le podcast selon comme vous l'écoutez, c'est ce qui permet de nous donner de la visibilité et puis de grandir aussi en tant que podcast et de vous proposer de nouveaux épisodes comme ça régulièrement. A bientôt !
- Sarah
A bientôt, merci.