- Julien
bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de reconversion podcast épisode un peu particulier aujourd'hui pour le dernier épisode de la saison on reçoit sous gounard avec une petite surprise un petit jeu qu'elle a créé et qui sera le fil rouge de la saison 2. Je vous en dis un petit peu plus dans l'épisode, je vous le fais découvrir également avec des simulations qu'on réalise ensemble. Et comme à vous de coutumer, on va tout d'abord parler de son parcours et de ce qui l'a amené aujourd'hui à sa situation. N'hésitez pas à aimer, partager et commenter ce podcast. A tout de suite. Bienvenue !
- Suguna
Merci !
- Julien
On est parti du coup pour un petit épisode un peu spécial. Clôture de la saison 1. et un peu teaser de la saison 2 avec une de tes créations, qui sera un peu notre fil rouge du coup de la saison 2. Je te laisse te présenter, donc, Suguna.
- Suguna
Suguna, 51 ans, aujourd'hui coach et formatrice et conférencière autour des thématiques principales de la gestion des conflits, communication interpersonnelle, et aller voir un peu les outils qui sont déjà existants. comment les appliquer au maximum et au mieux au quotidien, aussi bien dans le domaine personnel que professionnel, pour permettre vraiment d'aller être plus en phase avec soi-même et avec le client ou potentiellement ses proches.
- Julien
Ok, donc mieux gérer les relations avec d'autres personnes et mieux se connaître soi-même aussi ?
- Suguna
Exactement, c'est exactement le pilier sur lequel j'appuie. En fait, c'est à partir de soi, quand on se connaît mieux, on arrive à mieux appréhender, à mieux connaître l'autre. Et de ce fait, ça me fait penser à la connaissance de moi, passe par la découverte de toi. Et donc, au plus je me connais moi-même, au mieux, j'ai envie aussi d'aller découvrir l'autre et de me dire, d'être plus en phase, en fait. C'est-à-dire, quand je découvre l'autre, est-ce que ça me correspond à qui je suis ? Voilà.
- Julien
Ok. Donc, c'est ce que tu fais aujourd'hui ?
- Suguna
Oui, exactement.
- Julien
Et ça n'a rien à voir avec comment tu as commencé ta carrière ?
- Suguna
Ah non, pas du tout. J'ai une formation quand même bac littéraire. Donc ça, c'est un domaine qui me passionne. Et après, j'ai fait un BTS assistante de direction, parce qu'à l'époque, ça rentrait bien dans mes cases de cette décision. Et après, plus de pratiquement 20 ans dans un centre culturel associatif, où c'était du spectacle vivant, de ce fait aussi encore et beaucoup d'une approche littéraire et une approche artistique. Donc créativité, découvrir, l'envie d'aller chercher plus loin que le texte proposé.
- Julien
La curiosité et la créativité, c'était deux piliers de grande valeur pour toi ?
- Suguna
Surtout la créativité.
- Julien
Surtout la créativité.
- Suguna
Parce qu'en fait, j'aime beaucoup découvrir. Et lorsque la créativité s'intègre, entre guillemets, dans ma vie, quel que soit l'instant, je trouve que ce mot est déclencheur d'autres perspectives, d'autres créations, du coup, vu que ça n'existe pas. Et d'aller vers d'autres horizons où on n'a pas osé aller par le passé. Et de ce fait, se dire que la créativité, c'est un pas vers ailleurs.
- Julien
Et ça, c'est quelque chose que tu as réalisé jeune, tôt ? Ou alors, ça a mis du temps ? Est-ce que c'est quelque chose que tu pensais avoir en toi, mais tu te le cachais un peu et tu disais, je vais faire autre chose ? Est-ce que c'est quelque chose que tu as toujours su ? Est-ce que c'est quelque chose que tu dis, oui, mais ça, c'est plus du loisir que quelque chose dont je peux me faire mon métier ? Comment est-ce que tu as vécu ça au fil de ta vie et de ta carrière ?
- Suguna
Alors au fil de ma vie et de ma carrière, en fait, je suis arrivée en France, j'avais un an et demi. D'accord. Et donc j'avais quatre ans, pardon. Je suis arrivée à l'orphelinat à un an et demi. D'accord. Et je suis arrivée en France à quatre ans. Et je pense que c'est là vraiment où j'ai dû faire preuve de mes premières créativités en observant ce qui se passait dans mon monde intérieur et ce qui se passait dans le monde extérieur, qui étaient des Français qui parlent français, des Français qui s'habillaient à l'européenne. et qui mange avec des couverts. Tu es né où ? En Pondichéry, en Inde, l'Inde du Sud. Et donc, une culture et des apprentissages complets.
- Julien
Et même des langues qui n'ont rien à voir. Enfin, on n'est pas sur une racine latine, on est sur... Après, si tu arrives à... Oui, si, il y a quatre ans, oui, tu commençais à parler, enfin, tu parlais et tu dois tout réapprendre.
- Suguna
Tout réapprendre, exactement. Et de ce fait, j'ai beaucoup observé, regardé comment ça fonctionnait. J'ai beaucoup été aussi dans la résistance parce qu'à 4 ans, on a quand même ces petites...
- Julien
Comment ? On ne comprend pas pourquoi est-ce qu'on va à l'autre bout du monde et pourquoi les gens parlent différemment.
- Suguna
C'est ça.
- Julien
Pourquoi ils vivent différemment, pourquoi ils ont une couleur de peau différente.
- Suguna
Et un rythme de vie... Beaucoup plus confortable et beaucoup moins de règles que dans un orphelinat. Enfin voilà, un contexte complètement différent. Et aujourd'hui, pour revenir à la créativité, je pense qu'en fait, c'est dans l'observation des choses, des faits que l'on voit, on arrive à devenir créatif. On s'inspire. On s'inspire, on observe, on transforme.
- Julien
Et on fait notre popote. C'est ça. Avec nos expériences et un petit peu de ça, un petit peu de ça. Ça, j'aimais bien. Ça, j'en mets pas trop parce que j'aimais moins. Et on crée notre propre façon d'être.
- Suguna
Exactement. Et puis, on choisit beaucoup aussi. Donc moi, je n'ai pas forcément choisi beaucoup pendant 40 ans de ma vie. Et par contre, à un moment donné, j'ai dit stop, ce n'est plus possible. Je m'étais perdue. Arrivé à ma quarantaine, je ne me reconnaissais plus. Et je pense qu'il y avait cette part de créativité qui n'était plus là. J'étais dans un rythme très travail, métro, boulot, dodo, les enfants. Et on recontinuait.
- Julien
Il n'y avait plus de place pour de la folie et de la nouveauté ?
- Suguna
Peut-être pas de la folie, mais de la nouveauté. et laisser libre cours à ce que j'ai envie en fait parce que tout était hyper timé les mêmes personnes tous les jours et aujourd'hui je me rends compte vraiment que j'ai besoin de rencontrer en fait ça c'est un taux aujourd'hui de venir que j'en suis là ouais ça c'était une dizaine d'années à peu près c'est ça et à ce moment là tu as senti le besoin de rompre oui ton habitude ton quotidien et de vivre différemment complètement donc le mot rompre correspond vraiment ce que j'ai rompu avec ma vie de de 40 ans avec mon ex-mari et à un moment donné, j'ai eu la chance quand même de pouvoir rester rattachée à mon travail. D'accord. Et pendant pratiquement six mois, en fait, donc séparation, divorce, etc. Et pendant six mois, en fait, j'ai eu une vie assez bohème. Et c'est vrai que je faisais part à mes proches que je connaissais à l'époque.
- Julien
Tu as eu besoin de compenser les années avant où tu étais un peu plus restreinte ?
- Suguna
Exactement, oui. et puis... contenu. Il y avait vraiment cette notion de restriction, je ne sais pas trop, mais d'être contenu, maintenu.
- Julien
Avant de faire des choses, tu te disais, est-ce que c'est ce qu'on attend de moi ? Est-ce que je peux me permettre de le faire ? Est-ce que socialement, c'est ça que tu ressentais avant ?
- Suguna
Non, c'était vraiment plus le côté, je respecte les règles sociétales. D'accord. C'est-à-dire un mari, des enfants, des vacances, tout le système.
- Julien
Il y a un code et je manque. Je m'inclus dans ce code et je suis dans la masse.
- Suguna
Exactement, tout comme quand finalement j'avais 4 ans. Le besoin de rentrer dans un code et dans un moule.
- Julien
Qui est rassurant.
- Suguna
Mais qui est rassurant et qu'à un moment donné, ça explose en fait.
- Julien
Parce qu'on n'est pas soi-même pendant trop longtemps et qu'au bout d'un moment, on a besoin de vivre la personne qu'on est.
- Suguna
C'est ça, exactement.
- Julien
Donc, 6 mois où tu expérimentes, où tu découvres la liberté, une liberté du moins.
- Suguna
Une des libertés. Un exemple ?
- Julien
Non, mais pendant six mois, tu découvres les libertés que tu peux te permettre d'avoir.
- Suguna
C'est ça. En sortant d'un contexte serré, ce qu'on disait. Et puis, en osant aller aussi vers des choses et des dimensions que je n'y pensais pas du tout. Notamment la méditation, en fait. Où c'était ce besoin d'introspection. Et de voir... Comment ça se passe, comment le système de pensée fonctionne. La méditation, ça a été vraiment le premier déclencheur de mieux me connaître.
- Julien
De la nouvelle Sougouna.
- Suguna
De la nouvelle Sougouna d'aujourd'hui, c'est ça.
- Julien
Et du coup, tu entames cette transformation qui, je me suis fait un peu spoiler, qui n'a pas duré trois semaines, qui a duré longtemps.
- Suguna
Qui a duré longtemps. Alors de ce fait, ça a commencé en 2018. Et disons que j'ai commencé à reprendre un rythme ordinaire, à me sentir moi. La version que vous me voyez aujourd'hui, ça a pris pratiquement 5-6 ans.
- Julien
Ok.
- Suguna
Et donc, plein d'événements, plein de situations. Il y a eu beaucoup de délestage, de bagages, de valises que je tenais depuis trop longtemps. Et de ce fait, au fur et à mesure, je me retrouvais tout doucement et pendant des ans, exactement.
- Julien
Ça reconstruit aussi, alors j'imagine, tu me diras si j'ai raison, mais... tu reconstruis un peu ton entourage aussi parce qu'ils sont habitués à une personne qui n'est plus la même ou qui ne souhaite plus forcément être la même. Donc j'imagine, moi je l'ai vu dans ma transformation et dans mes changements, il y a des moments où tu dis en fait cette personne-là, des distances se créent parce que tu n'es plus la même personne et puis eux s'attendaient à garder la même personne à côté d'eux.
- Suguna
C'est ça, c'est ça.
- Julien
Tu as des moments, des distances qui se créent. des amitiés qui se terminent et d'autres qui se créent avec de nouvelles personnes qui la savent à qui ils ont affaire. Et ça s'est passé un peu comme ça pour toi aussi ?
- Suguna
Ça s'est passé comme ça aussi. Et donc, en fait, dans cette année de rupture, il y a tout à changer. C'est-à-dire, je ne vois plus personne de ma vie d'avant, plus du tout, parce que je l'ai choisi aussi. Oui. Parce qu'à un moment donné,
- Julien
l'autre... Tu es acteur de ta vie. Oui,
- Suguna
je suis redevenue, oui, tout à fait. Et j'ai pris les décisions. J'ai fait mes choix. Et c'est vrai que là, c'était hyper difficile, parce que je me disais, c'était personne que je connais depuis plus de 20 ans. J'étais persuadée, c'était pour toute la vie comme on dit.
- Julien
Pas mieux pour toujours.
- Suguna
C'est ça. Et puis le gros déclencheur, c'est de voir que moi je changeais, que les autres ne changeaient pas. Et c'est vrai que ça a beaucoup été moi qui étais décisionnaire d'arrêter les relations.
- Julien
Ça marche. Tu crées cette nouvelle personne.
- Suguna
Oui.
- Julien
Enfin du moins tu la crées, tu la laisses vivre.
- Suguna
C'est ça.
- Julien
Du coup, pendant quasiment six ans. Oui. Et au final, ces démarches que tu as eues pendant toutes ces années, ces découvertes, etc. C'est déjà un peu le quotidien d'un chef d'entreprise. Ou du moins, c'est un peu des postures et des démarches de chef d'entreprise. De prendre des responsabilités, de choisir avec qui on travaille ou on vit, avec qui on a des contacts. Et donc, à ce moment-là, tu découvres un petit peu ces tâches de chef d'entreprise et ça t'y donne goût ou pas du tout ? Ou tu peux forcément faire le parallèle ?
- Suguna
Alors, le parallèle, je pense que je le vis plus. C'est-à-dire que là, tu me le verbalises. Je n'avais pas forcément peut-être fait attention, mais en me posant ces questions, je me dis, j'ai tellement affiné mes valeurs, vers où aller, qui je suis, ce que je veux, ce que je ne veux plus, en le glissant dans le monde de l'entreprise, comme aujourd'hui, je suis là. Si ça ne me correspondait pas, j'aurais refusé, en fait. C'est marrant parce que ça me fait penser à un des coachings que je propose, où c'est... Est-ce que tu es certain de vraiment connaître ton entreprise ? Et quand je dis connaître, c'est tes valeurs, vers où aller, et puis quelles dimensions, etc. Et du coup, l'entrepreneur que je suis aussi aujourd'hui, moi je sais vers où aller, et je sais que si, enfin je pense, que si j'arrive vraiment à rester fidèle à mes valeurs, et même si des fois ça semble compliqué en fait, parce que ça oblige de dire non, ça oblige de dire oui, et puis de se dire, c'est pas maintenant. Donc là aussi, il y a une frustration, mais c'est des piliers d'entrepreneuse. Oui, exactement. OK.
- Julien
Aujourd'hui, tu es chef d'entreprise.
- Suguna
Oui.
- Julien
Tu as donc ton entreprise de coaching, d'accompagnement. Oui. Et à côté de ça, tu as créé le jeu du jeu.
- Suguna
Oui.
- Julien
Qui est ce Fabio Filrouche de l'année 2, de la saison 2 du podcast.
- Suguna
OK.
- Julien
Comment ça t'est venu, cette idée ? Et qu'est-ce que c'est au final ?
- Suguna
Alors qu'est-ce que c'est ? C'est 55 phrases qui portent à réflexion justement, tout à l'heure on parlait de la connaissance de soi, donc qui permet de se poser des réflexions, est-ce que je me connais dans tel domaine, tel mot, et puis se dire ouais ok ça me correspond, ou des fois c'est complètement l'inverse, ah non mais ça me parle pas du tout, je vois pas ce que je peux mettre derrière, et de ce fait affiner, et c'est mon parcours en fait de ces 5-6 ans. où j'ai noté des phrases et ça a affiné qui je suis et la connaissance de moi-même.
- Julien
Un peu des mantras ?
- Suguna
Ça peut être considéré comme des mantras, ça peut être considéré comme une aide à la prise de conscience, à des réflexions.
- Julien
J'ai lu, alors on fait beaucoup de jeux de société à la maison, là ce qui est super bien c'est que tes règles, elles tiennent en une carte, et il y a marqué, il n'y a pas de règles. C'est ça. Donc on y joue un peu comme on veut. Donc on a ces 55 cartes avec des phrases. avec des suggestions. Et l'idée, c'est qu'on se pose, seul, accompagné, on en lit une, et on évoque ce que ça représente pour nous, est-ce que ça ramène à des souvenirs, est-ce que c'est quelque chose qui nous parle, etc. Et en fait, on voit comme ça vient. C'est ça ?
- Suguna
C'est ça, et puis alors, ça c'est à titre individuel, et dans le cadre des formations que je propose également, ça sert de « icebreaker » , c'est le terme qu'on utilise pour les 5-10 premières minutes, c'est pas forcément évident d'aller vers un groupe.
- Julien
connaît pas ou... ou de parler de soi devant d'autres personnes.
- Suguna
Exactement. Et de ce fait, c'est le collectif qui partage la carte qu'elle a choisie ou tirée au hasard, ça, ça dépend. Et même moi, à titre personnel, en fait, parce que quand il y a une formation, il y a un échange, c'est pas juste transmettre, c'est le co-créer pour co-construire, justement. Et de ce fait, c'est vraiment le dire « Ah bah ouais, ça, ça me parle » ou la carte « Pour l'instant, je comprends pas » et... Et dans la notion de liberté que tu laisses aussi, ça m'arrive aussi de dire, ok, pour l'instant, ça ne te parle pas. Par contre, on la ressortira pendant la formation.
- Julien
On verra si ton parcours a évolué, est-ce que tu as changé. Voilà. Même si ce sont quelques jours. Est-ce que tu as évolué ? Est-ce que tu ressens un changement depuis le premier jour ?
- Suguna
Oui, et puis l'évolution fait que la perception peut changer. Et si ça ne change pas, c'est ce que je mets aussi dans les règles du jeu. Ce n'est pas grave. La notion du « ce n'est pas grave » , c'est une phrase que je me suis beaucoup répétée et qu'en vrai, il y a plein de choses qui ne sont pas agréables exactement. C'est ça, oui. Ça marche.
- Julien
Cet outil, qui est ce jeu, ça peut servir à des personnes. Ça peut servir dans un cadre professionnel comme toi tu l'utilises aussi, donc il y a plein d'applications différentes. Ce que je te propose c'est qu'on y joue un petit peu ensemble.
- Suguna
On va essayer.
- Julien
On tire une carte au hasard, on lit ce qui est noté dessus et on dit ce à quoi ça nous fait penser. Ok. C'est une bonne application du jeu ?
- Suguna
C'est une des bonnes applications.
- Julien
Une des bonnes applications. Je vais mélanger, pour ne pas qu'il y ait de triche. Pour ne pas avoir mis des cartes qui nous intéressent au dessus. Je commence ? Tu commences ? Toi tu le connais ?
- Suguna
Moi je le connais.
- Julien
Eh ben je commence alors.
- Suguna
Ah bah sinon j'allais dire que je comprends.
- Julien
Vas-y. Je te donne le jeu ? Ah oui,
- Suguna
c'est moi qui commence à te poser une question et je te laisse choisir une carte si tu veux bien. Vas-y.
- Julien
Ce sera celle-ci.
- Suguna
Je te laisse la lire du coup.
- Julien
Je décide de respecter mes valeurs, quoi qu'il arrive.
- Suguna
C'est assez drôle parce que ça rejoint un peu...
- Julien
On est complètement dans ce qu'on disait il y a 5 minutes. En fait, c'est ce que ça m'évoque. Parce que... ce podcast quand je discute avec les gens j'y mets de moi aussi et et respecter les valeurs quoi qu'il arrive quand tu en parlais ça me parle parce que c'est quelque chose qui est important pour moi et c'est alors aujourd'hui j'ai une entreprise j'ai une entreprise aussi avant ça une autre et c'est une des choses qui a fait que j'ai entamé en transition à ce moment là où on a eu beaucoup d'épisodes où je parlais avec des gens qui vont raconter leur parcours au final j'ai assez peu parlé du mien mais moi je suis aussi suivi une reconversion suite à un bon out première création d'entreprise pas l'actuel et et le respect de mes valeurs c'est quelque chose qui était important à ce moment là parce que l'expérience que j'avais avant ça ça rentrait dans le détail j'appliquais ce qu'on me demandait tout et c est je peux retrouver pas forcément de temps je me ça
- Suguna
me plaisait pas toujours ce qu'on me demandait de faire etc je peux te poser une question de la valeur parce que tu me dis tu m'expliques qu'il y avait cette ancienne entreprise et aujourd'hui où tu en es et quelle est la valeur qui s'est révélée à toi en fait
- Julien
Je pense que c'est la collaboration qu'il peut y avoir entre le client et l'entreprise. C'est-à-dire que je ne me positionnais plus simplement comme quelqu'un qui vend des services, mais je me positionne plutôt comme quelqu'un qui vend le service adapté à la personne qui est en face. La prise de considération de la personne qu'on a en face de nous. et l'adaptation de la solution. Donc c'est plein de choses mélangées, mais c'est un peu ça et l'autonomie qui a été hyper importante pour moi, mais on est un peu moins dans les valeurs. Mais un des gros critères qui m'a fait créer la première entreprise,
- Speaker
c'est le fait de me dire,
- Julien
voilà, maintenant je ne vais plus juste vendre un service, je vais vendre quelque chose qui plaira et qui sera adapté à la personne que j'ai en face de moi.
- Suguna
Alors de ce fait, on va aller un peu au-delà. C'est parce que je pense à une autre carte qui existe. Ouais. La notion de co-création, qu'est-ce que ça renforce cette valeur que tu viens de dire ?
- Julien
Je pense que la co-création est hyper importante pour pouvoir apporter le service optimal. Parce que quand quelqu'un vient nous voir avec un besoin, c'est en partant de ce besoin et de ce qui est réellement ce besoin qu'on arrivera à trouver la solution la plus adaptée. Et aujourd'hui, mon métier, il peut fonctionner, je pense, qu'en co-création.
- Speaker
Je pourrais.
- Julien
techniquement je suis graphiste de formation j'ai une agence de communication je pourrais techniquement proposer des choses bateau à mes clients sauf que ça correspond pas à mes valeurs qui sont justement de proposer la solution qui est alors la solution de ma création il n'existerait des tonnes mais du moins qui est une solution qui aura vraiment été pensé pour la personne en face et pour pouvoir penser cette chose ça passe par la découverte du besoin la découverte de qui est l'eau personne en face quelles sont ses valeurs et c'est là que je de la co-création aujourd'hui.
- Suguna
Et du coup, je rebondis encore. Tu as utilisé deux fois à l'instant le mot découverte. Oui. Et par rapport justement à tes notions de valeur, qu'est-ce que tu as découvert sur toi en fait fondamentalement, à l'intérieur de toi ?
- Julien
Alors, ça me fait rire. Ma réponse, je la trouvais un peu rigolote, c'est qu'on peut s'amuser dans notre travail.
- Speaker
Et qu'avant ça,
- Julien
je faisais surtout des boulots alimentaires, où c'était pas forcément de la passion. Parfois je passais globalement des bons moments parce que j'avais des bons collègues. avec qui on s'amusait, les moments de pause étaient plaisants. Mais le travail en soi, je ne me suis jamais forcément hyper épanoui dedans.
- Speaker
Mais le bon premier changement,
- Julien
ça m'a permis de découvrir que ces 7 ou 8 heures par jour de travail, on peut les faire aussi avec quelque chose qui nous plaît. Et on peut passer aussi des bons moments là-dedans.
- Suguna
Ok, donc du coup, passion, plaisir, épanouissement. Tout ça. Ça rime ensemble ?
- Julien
Ouais, ça va ensemble. et alors pas forcément dans tous les métiers c'est pas forcément universel mais je pense que c'est une des clés qui fait qu'aujourd'hui j'aime aller travailler que sur une journée alors si on enlève les 8 heures de sommeil sur une journée de 16 heures actifs ben je peux passer complètement une journée de travail avec 16 heures où je m'éclate dans tout ce que je fais que ce soit du perso du pro et c'est important je pense pour mon épanouissement du mois c'est une des choses qui est nécessairement à mon épanouissement il ya deux personnes qui a complètement à faire le coupure qui arrive à... à aller bosser 7 heures par jour en déposant, je grossis le trait, mais en déposant leur cerveau, en disant aujourd'hui je ne vais pas faire ce qui me plaît, mais je le fais, je gagne de l'argent, je rentre chez moi, tout va bien, et puis le soir je déconnecte complètement, moi je n'arrive pas forcément à faire cette déconnexion, même quand je suis salarié, et donc de pouvoir faire quelque chose toute la journée qui me plaît, c'est important.
- Suguna
Et là je vais finir, si tu veux bien, par une dernière question, personnellement je pense que la vie pro, la vie perso, parce que c'est ce que tu l'as juste évoqué un petit peu, la vie pro perso ne font font que c'est toi, en fait, globalement. Donc là, on a beaucoup parlé de l'aspect pro. Est-ce que tu aurais une valeur personnelle à nous partager, si tu acceptes ?
- Julien
Alors, je vais repondir encore une fois sur ce que tu disais tout à l'heure. C'est le fait de choisir les personnes qu'on fréquente. Et au fil de ma vie, il m'est arrivé plusieurs fois de repartir de zéro pour différentes raisons, de rupture, etc.
- Speaker
Et en fait,
- Julien
dans ces moments-là, souvent, plutôt que de me prendre la tête pendant des plombes à trouver des solutions avec une personne avec qui on s'entend plus je préfère repartir de zéro et me dire ben voilà on recommence tout je redémarre de zéro mais je me construis moi de zéro je fais table rase de ce qui s'est passé avant et et tant pis si je perds de l'argent dans le change etc etc mais au moins je m'encombre pas pendant des mois ou des années avec des relations difficiles artistes perso ouais
- Suguna
Et à titre pro, de ce fait aussi ?
- Julien
Par extension, mais je dirais que là où les changements les plus importants se font, c'est au perso. Parce que pro, c'est très rare d'avoir des relations aussi profondes sur la durée. Mais oui, ça s'applique dans les deux, effectivement. Mais les plus grosses applications, ça a été dans le perso.
- Suguna
Super, merci.
- Julien
À mon tour.
- Suguna
On fait l'inverse ?
- Julien
Ouais.
- Suguna
C'est très rare que je tire une carte comme ça, enfin qu'il y a quelqu'un d'autre qui me...
- Julien
On va découvrir comment ça va commencer ton jeu.
- Suguna
Ouais, et puis découvrir, ok, comment toi tu vas aller proposer la chose. Parfois il est préférable de ne rien dire et de laisser le silence s'occuper des choses. Donc je peux t'exprimer tout de suite ? Ouais,
- Julien
vas-y,
- Suguna
vas-y. Donc là-dessus, en fait, c'est vraiment le mot silence que j'ai appris. par rapport à ma vie d'avant et aujourd'hui. C'est-à-dire que le silence n'était pas du tout ça dans ma vie. Et là, aujourd'hui, la méditation, où j'ai vraiment compris, et je pense que c'est une des clés que je me suis appropriée, c'est d'accepter de rester dans le silence. Donc même si l'autre, professionnellement et personnellement, font qu'il y a une espèce de provocation, quelque chose qui ne me correspond pas, j'ai vraiment appris à dire, je m'éloigne. Ça rejoint ce que tu disais aussi. Je rentre dans mon silence pour me permettre de me dire... Déjà décompressé et de me poser les bonnes questions à moi-même. C'est-à-dire, qu'est-ce qui fait que je continue ou j'arrête ? Parce que ce n'est pas possible, ça m'abîme de l'intérieur. Et donc, le préférable de garder le silence, moi, ça me permet de me dire, je suis rentrée dans un silence. Je vais te montrer un truc, en fait. Il ne dure pas longtemps, le silence. Mais juste sa pause, c'est comme ça que je le ressens. Et après, ça y est, ça me permet de repartir.
- Julien
Le cerveau se déconnecte quelques secondes. On n'est plus sur cette concentration permanente qui est fatigant. C'est ça. Tout le temps en veille. Pendant quelques secondes, on souffle.
- Suguna
C'est ça.
- Julien
Et on repart et on n'est plus disponible.
- Suguna
Plus à l'écoute, plus dans l'échange. Et moi-même avec moi-même, en fait. Parce que, comment dire, je peux entendre, je peux écouter, etc. Mais il y a un moment donné où je ne suis plus en capacité d'écouter. Donc juste ce temps de pause. Faire avec,
- Julien
pour rentrer avec la saturation.
- Suguna
Exactement, c'est ça. Le vide, le plein, en fait. Vider le débit de parole et revenir à moi, et après c'est reparti. Ok.
- Julien
Et c'est surtout à travers la méditation que tu l'as appris ?
- Suguna
Oui, complètement. Et c'est vrai que ça a été une période méditative très intense, où j'étais à des 6-7 heures par jour à méditer. Et là, je sens qu'il y a une fraction de seconde, où par exemple, avant de venir ici, je me suis... Je me suis posée 2-3 minutes dans la voiture et je me suis dit, c'est bon. Et de ce fait, je suis pleinement présente. Donc, ces pratiques excessives m'ont permis qu'aujourd'hui, en 2-3 minutes, ça y est, le recadrage...
- Julien
T'es rodé.
- Suguna
Voilà,
- Julien
c'est ça. Donc, t'arrives à concentrer ta méditation sur des temps courts.
- Suguna
C'est ça, exactement.
- Julien
Ça marche. Super. On a eu deux belles applications. Oui. Dès qu'on fonctionne le jeu du jeu. Donc, grosso modo, la saison 2, on en avait discuté. Mais ce qui va se passer, c'est que les gens vont venir. On va faire l'interview comme on le faisait habituellement, et à un moment je vais leur demander de piocher une carte, et ils vont me dire ce que ça leur évoque, un peu comme on vient de le faire ici. On a déjà tourné deux épisodes, on en a débriefé un petit peu avant, ça a super bien marché, ça colle, c'est rigolo, parce que les phrases sont... je pense que, je les ai pas toutes lues, mais sur la globalité des cartes, je pense que la totalité va parler à tout le monde, au final, parce que ces phrases sont tellement universelles. qu'elles peuvent sensibiliser tout le monde. C'était une super découverte, en tout cas, ton jeu. On en a discuté un petit peu et j'avais eu l'occasion, on s'était croisés il y a quelques mois de ça, de le découvrir, mais dans un contexte complètement autre. On s'est rencontrés, tu me l'as représenté, on s'est dit à toi, avec Léo, que ça pouvait être un super fil rouge pour la saison 2 et je suis très content que tu nous laisses l'utiliser. Dans la description de l'épisode, on mettra un lien pour pouvoir se procurer le jeu du jeu. Il est proposé à quel tarif ? 35 euros, on a des heures de réflexion et de connaissance de l'autre devant nous.
- Suguna
C'est ça. Et puis en instantané, quand on le souhaite en fait. Et je me permets juste de préciser, quand il y a deux jeux achetés, parce que des fois on se rend compte que ça nous plaît vachement, et peut-être se dire, je peux avoir envie de l'offrir, et à partir de deux jeux, les frais de port sont offerts. C'est une petite négociation, mais c'est possible. Super.
- Julien
On se regroupe. plusieurs être intéressés on l'achète ensemble c'est ça on bénéficie des frais de port offerts voilà très bien et ben merci beaucoup merci cet échange des terres riches merci à vous de nous avoir suivi n'hésitez pas comme d'habitude à mettre un j'aime à commenter à partager partager ce podcast on se retrouve en septembre pour la reprise cet épisode va être diffusée fin juin ou tout début juillet j'ai pu bien les dates en tête mais on se retrouve en septembre pour le podcast on est déjà deux épisodes de tournée on prépare les suivants et merci de nous avoir suivi au fil de cette saison merci Soubina merci beaucoup à bientôt