- Speaker #0
L'équipe est OK pour te suivre si elles ont l'objectif et si elles savent pourquoi elles le font.
- Speaker #1
Les équipes sont toujours friandes d'avoir une organisation de travail qui a du sens. Tu me confirmes que ton équipe est autonome.
- Speaker #0
La méthode fonctionne.
- Speaker #1
Pouvoir réinvestir, ça doit être notre étoile du Nord. Au début, tu avais très peur de ne pas pouvoir payer tes salaires, de faire faillite, et même toi, de ne pas te payer du tout. Est-ce que là-dessus, tu es rassurée ?
- Speaker #0
Je projette de me payer à partir du deuxième semestre.
- Speaker #1
Tu as dû sortir de ta zone de confort.
- Speaker #0
Oui, oui, complètement.
- Speaker #1
C'est une des valeurs que je pense être la plus sous-cotée dans la petite enfance.
- Speaker #0
Tu as rempli deux crèches en quelques mois. C'est quoi ta stratégie ?
- Speaker #1
La femme que vous allez découvrir aujourd'hui est incroyable. Elle vient d'ouvrir ses deux premières micro-crèches à quatre mois d'intervalle. Ses crèches sont remplies, elle pratique le surnombre et elle dépasse ses objectifs de chiffre d'affaires. Pourtant, j'ai un souvenir de Cathy il y a quelques mois qui m'appelle en pleurant, épuisée. Une famille en qui elle croyait beaucoup, avec qui elle s'était beaucoup investie, venait de se désister. Elle s'était projetée, elle avait passé plusieurs heures avec eux, et finalement tout ça pour rien. Si tu écoutes Cathy jusqu'au bout, tu vas savoir exactement comment elle a rempli deux crèches en quatre mois dans un marché difficile, et ce qu'elle fait concrètement pour anticiper ses inscriptions. Tu vas aussi comprendre pourquoi l'organisation du travail et les plannings ne sont jamais un problème pour elle, et quelles méthodes elle a mis en place dès son ouverture, là où les autres gestionnaires galèrent pendant des années. et tu sauras si elle regrette d'avoir quitté un salaire à 6 chiffres pour devenir dirigeante de micro-crèches. Avant qu'on commence, si toi aussi tu veux découvrir les méthodes et les process que Cathy applique dans ses crèches, on les enseigne dans notre webinaire gratuit Crèches Rentables. Le lien est juste en dessous. Allez, on y va. Voici Cathy. Cathy, tu diriges aujourd'hui les micro-crèches Les Bourgeons. C'est combien de crèches Les Bourgeons et combien de salariés, combien d'enfants accueillis ?
- Speaker #0
Alors nous aujourd'hui, Les Bourgeons, c'est deux crèches. On a huit salariés et j'ai un peu plus d'une trentaine d'enfants.
- Speaker #1
Tu m'as dit que tu étais dans la section des bébés. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tu viens d'ouvrir, je crois.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, j'ai ouvert ma première crèche en septembre 2025. Et trois semaines après l'ouverture de la première, j'étais sur le chantier de la deuxième qui a ouvert en janvier 2026.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
J'ai enchaîné les bébés.
- Speaker #1
Enchaîné les bébés.
- Speaker #0
Et je suis un petit bébé dans le secteur.
- Speaker #1
Un bébé dans le secteur. Alors, je fais semblant que je ne suis pas au courant, mais en fait, on a travaillé ensemble sur tes ouvertures, donc je connais très bien les bourgeons. Avant les crèches, tu étais DAF dans un groupe pharmaceutique. Tu avais la sécurité de l'emploi, tu étais cadre, tu avais un salaire à six chiffres, je pense. Et tu as quand même décidé de tout arrêter pour te reconvertir dans un secteur, le secteur du CAIR qui n'est pas réputé pour être le plus rémunérateur. Qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête à ce moment-là ?
- Speaker #0
Alors... Tout démarre en 2007, donc on a cette année en commun, on n'a pas commencé exactement pareil. Je sortais de l'école de commerce et j'avais cette envie d'ouvrir des crèches. Je crois que j'ai fait ce que mes parents m'ont demandé de faire, donc j'ai poursuivi dans la lignée de mes études. Moi j'ai fait une formation d'école de commerce et j'ai commencé en contrôle de gestion. Et ma carrière m'a emmenée jusqu'à un poste de direction financière, poste que j'ai adoré, partie de ma carrière que j'ai embrassée et grâce à laquelle je suis là aujourd'hui, il faut quand même le dire. Et arrivé à un moment, je n'aime pas moi parler de reconversion, j'aime plutôt parler de réalignement. J'avais besoin de me réaligner avec mes valeurs, ce qui faisait battre mon petit cœur et vraiment cette empreinte que je voudrais laisser. que je veux laisser. Et j'ai un mot qui est très important dans l'accompagnement que j'ai fait avec mes équipes et puis aussi dans toutes les relations que j'ai eues avec mes pères avant, c'est la transmission. Et j'avais à cœur de transmettre ce que je savais faire, ce que je voulais faire, surtout sur du jeune enfant. Et j'avais deux possibilités, la voie de la crèche ou potentiellement une autre voie toujours dans la finance. Et j'ai décidé d'ancrer mon rêve dans ma réalité. Donc, je me suis dit, allez, on le tente. Allez,
- Speaker #1
vas-y.
- Speaker #0
Ouais, on le trouve. C'est ça.
- Speaker #1
Ça n'a pas dû être facile parce que je sais que tu as mis un petit peu de temps quand même. Ce n'était pas du jour au lendemain. Donc, tu y pensais déjà en 2007. Et là, quand tu as quitté ton poste, il y a eu une période intense où tu t'es préparée, etc. Ce n'est pas venu comme ça du jour au lendemain. Je pense que ton mari, il a dû flipper aussi, non ? quand tu lui as dit... oublie mon salaire chérie, je me lance dans l'entrepreneuriat et je ne vais pas ouvrir une multinationale, je vais ouvrir une micro-crèche.
- Speaker #0
Alors, c'est là où j'ai la chance d'avoir un premier cercle extrêmement fort. C'est qu'il m'a dit, tu veux le tenter ? Vas-y, tente-le, je suis là. Donc, j'avais un appui. J'avais aussi quelque part une forme de sécurité parce que tu as raison, quand je lui ai quitté. Ce précédent, enfin ce monde d'avant, je ne suis pas partie du jour au lendemain. Ce projet, il a mis du temps déjà dans ma tête. Et puis après, j'ai voulu interviewer des personnes qui avaient déjà fait ça, qui étaient déjà dans le métier, sur différents postes. Des personnes qui étaient sur le terrain, des personnes dirigeantes, des personnes gestionnaires, des personnes encadrantes, pour me faire une idée. mais je crois qu'il ne faut pas trop se poser de questions. C'est-à-dire qu'il y a une partie de moi qui était très déterminée et en même temps très organisée, à savoir où est-ce que je devais mettre les pieds. Et il y a peut-être, allez, chez moi peut-être 10 ou 20 %, chez d'autres peut-être plus. Je ne vais pas dire de folie, mais de dire, allez, on apprendra en commençant à courir, tu verras.
- Speaker #1
C'est peut-être un petit grain de folie quand même.
- Speaker #0
Alors, je pense que la vie doit être parsemée de ça, parce que sinon, ce serait pas joli.
- Speaker #1
Ben voilà, le critère de la vie, t'as raison. Et puis, t'en as rajouté une couche parce que tu t'es dit, allez, j'ouvre pas une micro-crèche, mais j'en ouvre deux dès le départ. Est-ce que ça t'a fait peur et pourquoi t'as décidé de te lancer si fort dès le début ? Et puis, peut-être tu peux nous dire aussi comment t'as dépassé cette peur.
- Speaker #0
Le projet de départ, c'était deux dans les deux ans, deux, trois ans.
- Speaker #1
Tu m'en souviens.
- Speaker #0
Je m'étais organisée, financièrement parlant, personnellement, professionnellement, pour pouvoir engager potentiellement deux sur les deux, trois premières années. La première est arrivée, une occasion que je ne pouvais pas laisser passer. Et la deuxième est arrivée encore plus rapidement que la première, puisque à force de toquer à toutes les portes et à dire à qui voulait bien l'entendre que je souhaitais ouvrir des crèches, à un moment... Je pense que les planètes font que l'information, elle peut venir à toi aussi.
- Speaker #1
Oui, alors en t'écoutant, on a l'impression que les choses, elles arrivent vers toi. Tu dis c'est arrivé et tout ça. Mais en fait, moi, je te connais. Tu y es allé à fond. Personne n'est venu toquer à ta porte pour te dire, tu sais, il y a un projet. Et je me souviens qu'effectivement, quand on en parlait au début, tu disais, je me donne deux, trois ans, etc. Et puis, en fait, ça fait son chemin aussi. C'est-à-dire que tu mûris les idées. Nous, on t'a dit pourquoi attendre aussi longtemps ? Tu as une certaine capacité de travail qui est quand même élevée. Tu es déjà quelqu'un de très organisé, etc. Il y avait quand même des choses qui faisaient qu'on sentait que tu étais capable de le faire assez vite. Et finalement, le local, tu l'as trouvé pas par hasard, je pense quand même. Mais bon, ça, c'est aussi Cathy. Ton caractère, c'est que tu as toujours un petit peu ce syndrome de l'imposteur et tu as tout le temps un peu l'impression que... Ce n'est pas grâce à ton talent, mais en fait, tu y es quand même pour beaucoup. Donc ça, c'est vrai que les choses ne sont pas arrivées. Tu as énormément travaillé.
- Speaker #0
Quand je dis l'alignement de planète, c'est que bon, évidemment, quand tu es toute petite et que tu n'existes pas, il faut faire du bruit. Donc, j'ai dit à qui voulait bien l'entendre, effectivement, que je cherchais des locaux. Je crois que j'ai une trentaine d'agents immobiliers, des promoteurs. J'ai toqué, j'ai toqué. là où, quand tu viens du salariat, ce n'est pas forcément le mindset que tu as. C'est-à-dire que tu es dans ta case.
- Speaker #1
Tu as dû sortir de ta zone de confort.
- Speaker #0
Complètement, oui, complètement. Et aujourd'hui, je le sais, si on ne demande pas, les gens ne viennent pas à nous. Donc, il faut se battre.
- Speaker #1
Il faut aller le chercher.
- Speaker #0
Il faut aller le chercher.
- Speaker #1
Et ça, tu l'as fait. Je témoigne, tu as vraiment énormément travaillé. Alors quand on t'a connu, t'es arrivé avec un profil quand même particulier, un profil que beaucoup de gestionnaires aimeraient avoir puisque tu as géré des budgets, t'as managé des équipes, tu connais les tableaux financiers comme le fond de ta poche. Avec un tel bagage, bon t'es quand même venu nous voir donc ça peut paraître surprenant. Moi je pense que c'est une marque d'humilité, c'est une des valeurs que je pense être la plus sous-cotée dans la petite enfance, dans les crèches, l'humilité. Est-ce que là-dessus, tu as quelque chose à dire sur cette volonté d'aller chercher l'info ?
- Speaker #0
On dit souvent que le financier est derrière ses chiffres. Moi, je ne me définissais jamais comme ça. Je ne me suis jamais définie comme ça. Oui, il est plus simple pour moi de faire des projections financières, de me poser sur des tableaux, d'anticiper des charges et des revenus. Mais ça, ça a été ma vie pendant plus de 15 ans, donc oui. c'est une compétence que j'ai acquise et par contre il faut aussi reconnaître ses limites et c'est là que je trouve tout l'intérêt de se faire accompagner il y a des choses que je savais faire il y a d'autres choses que je ne savais non seulement pas faire mais surtout que je ne savais pas du tout le secteur de la petite enfance le milieu de la petite enfance c'était un secteur inconnu pour moi donc j'avais besoin d'avoir des infos, et deux, surtout, et c'est vraiment cet accompagnement-là que j'ai trouvé avec Aurélie et toi, de faire gagner, je ne vais pas dire des mois, je vais dire des années. On ne réinvente pas la roue, moi je ne réinvente pas l'eau chaude, l'objectif c'est ça, et avoir le projet solide qui date d'il y a vraiment très longtemps, et de démarrer vite, et bien ça se prépare. Et au même titre qu'on ne peut pas aller devant... des investisseurs ou des banquiers, ou en tout cas aller chercher des financements. Nous, en ne s'étant pas préparés et en n'ayant pas préparé son budget, on ne peut pas partir sur un projet aussi colossal que l'ouverture d'une crèche sans pour moi un minimum d'accompagnement. Ou en tout cas, moi, c'est ce que j'ai voulu faire. Et je trouve que l'accompagnement était extrêmement complémentaire. tout ce qu'Aurélie a pu apporter avec l'expertise qu'elle avait, sur ce que toi, tu as pu apporter avec l'expertise que tu as. Et surtout, moi, je n'ai pas eu affaire à deux consultantes ou à deux coachs. J'ai eu affaire à deux humains qui, dans ce triptyque, m'ont beaucoup apporté. Donc, on a beaucoup discuté.
- Speaker #1
On a été une équipe.
- Speaker #0
Complètement. Et je le dis aujourd'hui, j'ai mon équipe salariée, mais j'ai aussi... toute mon équipe de prestataires, de consultants, de fournisseurs, parce que c'est un écosystème qui fonctionne avec toutes les parties prenantes. On ne peut pas travailler les uns sans les autres. C'est impossible.
- Speaker #1
C'est très important ce que tu dis, je pense, pour les gestionnaires qui nous écoutent, parce qu'en ce moment, on en parle depuis très longtemps, mais on le ressent beaucoup en ce moment, cette solitude, cet isolement. Il est très lourd à porter quand le secteur est en crise. Quand ça va, quand les finances sont un peu plus larges, Peut-être qu'on le sent moins, mais à l'heure où les crèches sont en difficulté, quand on est dans l'adversité, se sentir seul, c'est vraiment dur. Et je pense que c'est important ce que tu dis. Et en tout cas, effectivement, nous, ce qu'on essaie de recréer avec les dirigeants avec qui on travaille, c'est cet esprit d'équipe, comme avec des freelances, comme avec les personnes avec qui on travaille en général. Alors, un sujet qui tourne en boucle chez les gestionnaires, c'est justement... ce dont tu parles, l'organisation de travail. Et on peut résumer ça de façon très, très simpliste en disant que c'est le sujet des plannings. Bien sûr, c'est beaucoup plus large que ça, tu le sais. Tu as peut-être entendu, Nathalie, dans un épisode récent, une autre dirigeante qui témoigne de comment elle a fait pour réduire drastiquement le temps qu'elle passait sur ses plannings. Moi-même, je me souviens, quand j'ai ouvert ma première micro-crèche, pendant des mois, j'ai eu des questions sur le planning, des demandes, des changements, des ajustements. On a un peu essayé toutes les recettes pour réinventer le truc. Et je me dis après coup maintenant, mais comment j'ai pu perdre autant de temps ? Donc est-ce que toi, après ces huit premiers mois, enfin c'est ton huitième mois qui démarre, est-ce que c'est un sujet qui peut être parfois douloureux pour toi aussi ? Et comment est-ce que tu vis le sujet de l'organisation du travail et des plannings ?
- Speaker #0
Douloureux ? Pas du tout. c'est à dire que je ne te dis pas du tout sur le huitième mois sur les deux premiers mois j'étais à tâton alors à tâton pas parce que je n'avais pas la méthode puisque la méthode m'avait été donnée à tâton à me dire est-ce que je fais bien est-ce que c'est comme ça que j'ai envie de travailler est-ce que l'équipe sera ok pour me suivre et très rapidement je me suis rendu compte que l'équipe est ok pour te suivre si elles ont l'objectif et si elles savent pourquoi elles le font. Je suis pour la spécialisation dans mes crèches, donc il n'y a pas un bout du planning où ça commence à telle heure et puis le lendemain ça change et puis la semaine d'après ça change. Je travaille en référence, donc j'ai mes référentes du matin et du soir qui sont en alternance de telle sorte que les parents puissent voir leurs référentes et avoir un moment privilégié le matin au moins une semaine sur deux. J'ai quatre professionnels dans chacune de mes crèches, les deux autres professionnels sont en horaire fixe. sur le milieu de journée. Passer les deux premiers mois, après on le sait, donc il y a un copier-coller assez simple qui se fait. Et s'il y a des modifications de planning, c'est à ce moment-là que ma directrice intervient, puisque évidemment maintenant on les fait conjointement, voire elle les fait seule. Et moi je valide derrière, parce qu'il peut y avoir aussi dans la vie des membres de l'équipe, des moments où elles ont besoin. à la marge de modifier. Et je suis hyper ok avec ça.
- Speaker #1
Voilà. Effectivement, je comprends bien ce que tu dis, puisque c'est le planning que moi j'applique. Donc toi, ça marche. Les équipes, tu confirmes après coup qu'elles suivent. Et je pense qu'il y a aussi cette notion d'assertivité quand on est dirigeant. C'est-à-dire, comme tu dis, si j'arrive à bien expliquer pourquoi on fait les choses. En fait les équipes sont toujours friandes d'avoir une organisation de travail qui a du sens. Elles ne sont pas aussi égoïstes qu'on le croit, c'est-à-dire que les gens ne cherchent pas forcément leur confort personnel. Ce qu'ils recherchent c'est d'avoir un métier qui a du sens et de le faire d'une manière qui est, comme tu disais, alignée avec pourquoi ils ont fait ce métier. S'ils l'ont fait pour l'enfant, c'est probablement qu'ils ont envie de faire un travail d'une manière qui est utile à l'enfant. Et donc si en fait... On fait des plannings qui sont trop éloignés du besoin de service, on ne répond pas aux besoins de l'enfant. Est-ce que c'est ça que tu es en train de me dire ? Est-ce que c'est ce qu'elles ont compris ? Et est-ce que tu as l'impression que là-dessus vous arrivez à bien travailler dans la même direction ?
- Speaker #0
C'est ce que j'ai dit la première journée où je les ai reçus en journée pédagogique. On part de l'enfant, l'enfant est accompagné du parent, le parent est accompagné par l'équipe. et puis Moi, je n'aime pas me situer à l'extérieur de cette équipe. Donc, on est en cercle concentrique. Je suis vraiment à l'intérieur de l'équipe. C'est juste qu'on a des rôles et des responsabilités différentes. Donc, à partir du moment où on explique ça, que le cœur et le centre, ça reste l'enfant, toute l'organisation du travail, elle est autour de l'enfant. J'ai un planning à quatre et j'ai quatre plannings à trois, au cas où il y en ait une qui n'est pas là. Donc, elles savent sur quoi elles s'engagent au départ. Et le jour où il y a un impondérable, parce que ça arrive évidemment, et c'est des choses qu'on ne peut pas prévoir, le fait d'actionner tout de suite le téléphone en disant voilà, on passe sur le planning A3, personne n'est étonné.
- Speaker #1
Ça marche, la méthode fonctionne. Moi j'aime bien quand on me confirme ça, même si je l'ai confirmé pendant des années, mais à chaque fois que ça marche sur le terrain, je suis contente que la méthode fonctionne.
- Speaker #0
La méthode fonctionne.
- Speaker #1
Voilà, Nathalie disait le planning dégradé, toi tu dis le planning à trois. Moi je disais plutôt le planning à trois, parce que dégradé, j'ai l'impression qu'on est en temps de guerre là, et du coup ça me fait peur, mais c'est un peu ça. Donc on a les scénarios d'absence, on applique, on a une organisation de travail à trois, une organisation de travail à quatre, et ça gère. Tu me confirmes que ton équipe est autonome, qu'elles n'ont pas besoin que tu appelles des intérimaires dans tous les sens, et que depuis huit mois, il n'y a pas eu ce genre de problématique.
- Speaker #0
Non, je n'ai pas fait appel à du personnel extérieur. Après, je suis consciente qu'on peut le faire. Après, c'est toujours des questions de choix. Est-ce qu'on fait temporairement à trois et on replace l'enfant au centre ? Parce que c'est trois adultes, dont deux souvent référents qui sont là pour accompagner les enfants. Est-ce qu'on catapulte une quatrième personne qu'on ne connaît pas ? qui ne connaît pas les habitudes des enfants. C'est toujours des questions à se poser. J'ai peut-être pas bien fait, ou j'ai peut-être bien fait à certains moments, de dire on reste à trois, on se serre les coudes et moi je viens. Je peux être en support aussi, un peu à la volée, donc pas dans l'encadrement, mais il y a d'autres choses que je peux faire pour relayer la directrice par exemple.
- Speaker #1
Je pense que c'est important ce que tu dis parce que souvent on peut s'imaginer que si on ne prend pas d'intérimaire, c'est pour des soucis d'économie. En réalité, non, on préfère payer des heures supplémentaires à nos salariés, comme c'est prévu dans notre planning A3, parce qu'en fait, elles connaissent les enfants, elles connaissent les process. Et donc, les intérimaires, souvent, c'est quand même assez décevant et assez difficile. Il faut s'adapter. Elles, elles ne savent pas non plus. Elles doivent s'adapter aussi. Enfin, c'est difficile pour tout le monde. Et c'est un surcoût qui n'en vaut pas forcément la chandelle. En tout cas, c'est intéressant dans ton process d'accueil des salariés. Je le dis souvent dans les process d'onboarding, ça ne démarre pas le premier jour du contrat. Ça démarre à l'entretien et la personne, il faut qu'elle comprenne son engagement. Il faut qu'elle comprenne l'engagement de l'employeur et l'engagement réciproque. Je pense que c'est un point très important pour que la relation après se passe bien. Je sais aussi que tu attaches énormément d'importance à la qualité d'accueil et à la qualité de vie au travail. D'après toi, c'est deux choses différentes, c'est la même chose. Comment ça se traduit concrètement chez toi ? C'est quoi que tu fais pour... Je ne sais pas, est-ce que c'est de l'investissement financier ? Est-ce que c'est des budgets d'intervenants ? Est-ce que c'est des heures de RSAI, des formations ? Comment tu fais pour travailler là-dessus pour l'instant ?
- Speaker #0
Il y a deux sujets. Il y a le sujet effectivement de la qualité. Et il y a le sujet de la qualité de vie au travail. Pour moi, le sujet de la qualité de vie au travail, il s'intègre dans la qualité. C'est ce que je dis. Moi, je souhaite faire de la qualité. Et ce n'est pas un mot marketing pour dire que je veux me démarquer des autres. C'est quelque chose de très profond et de très ancré chez moi. Et faire la qualité, c'est... Accueillir de la meilleure manière toutes les personnes qui passent la porte. Donc les personnes qui passent la porte, c'est la nounou qui vient chercher un enfant parce que les parents ne peuvent pas à ces horaires-là. C'est mon prestataire de ménage qui vient et qui retrouve une crèche avec exactement le protocole qu'on avait décidé ensemble. C'est mon équipe qui ont une salle de pause, comment dire, sympa pour qu'elle puisse... ressourcées pendant l'heure de pause qu'elles ont, des locaux qui sont neufs, qui sont pensés pour elles, qui sont pensés pour l'organisation des enfants. C'est tout bête, mais d'avoir des placards partout, ça évite de partir dans un sens puis de partir dans l'autre sens parce qu'on a oublié où étaient rangées les couches. Il ne faut pas qu'elles se posent de questions. Et à partir du moment où, je pense, un collaborateur est bien dans son environnement de travail, Il est 100% focus sur sa mission première, qui est l'accueil des enfants.
- Speaker #1
Oui, ce que tu dis, c'est qu'on accueille les enfants, mais qu'on accueille aussi toutes les autres personnes. Donc, évidemment, la mission première, c'est d'accueillir les enfants. Mais en fait, ce que tu dis, c'est quand quelqu'un entre dans la crèche, je l'accueille aussi. On est tous des accueillants. Donc ça, c'est vraiment un truc qui est important pour moi aussi. Donc, je le reformule, je le répète. Et ce que tu dis, quand tu dis, ce n'est pas grand-chose, c'est un petit truc. tu dis c'est C'est un détail, ça a l'air bête, ça a l'air tout bête de ne pas courir à travers la crèche pour aller chercher un truc à droite et à gauche. En fait, ce n'est pas bête du tout, c'est essentiel parce qu'en fait, c'est exactement ça qui fait que le professionnel va pouvoir rester justement concentré si tu résous pour lui toutes ces petites questions d'organisation qui peuvent polluer son quotidien et le parasiter dans son travail. Donc, c'est pour ça que ce soit l'environnement matériel ou l'environnement organisationnel, C'est ça qui va permettre d'avoir de la qualité d'accueil pour l'enfant, parce qu'on va enlever tout ce qui peut parasiter le cerveau du pro pour qu'il soit le plus disponible possible pour l'enfant. Donc en effet, là-dessus, c'est complètement ça. On pourra aussi parler, on va en parler tout de suite d'ailleurs, comme ça ce sera fait, de ce que tu arrives à investir justement pour la qualité financièrement, parce qu'aujourd'hui, tu sais que c'est un gros sujet, on est dans une conjoncture d'austérité. Les crèches sont en difficulté. Il y a eu 300 faillites de crèches en 2025. On entend partout que ça ne va pas, que les charges ont explosé, que le chiffre d'affaires n'augmente pas. C'est sûr qu'il n'augmente pas tout seul. On peut se douter que toi, tu es quand même très pointu sur les chiffres. Est-ce que tu peux me dire si, depuis que tu as ouvert, tu arrives à atteindre les objectifs que tu avais fixés ? Parce que forcément, pour faire de la qualité, il faut avoir les moyens de la qualité.
- Speaker #0
T'as raison. Là où mon background de financier m'aide, c'est que j'ai pu projeter un budget. Donc, je m'étais projeté un budget sur Violette, donc ma première crèche. Aujourd'hui, le budget, théoriquement, en projetant sur l'année 2026, est dépassé, puisque j'étais un peu conservatrice. J'étais un peu conservatrice sur notamment le démarrage. Après, et je le pose maintenant, là, ce budget, il est impossible à faire si je n'ai pas mon équipe. Donc j'en profite pour remercier aussi les personnes de l'équipe parce que c'est un travail d'équipe tout ça. C'est un travail d'équipe. Je remercie les familles aussi. Mais oui, le budget, il a été fait. Au niveau de mes charges, je tiens plus ou moins mes charges à quelques préceptions près. Il y a toujours des surprises, mais la surprise s'anticipe. C'est-à-dire que dans le budget, il y a une belle ligne au cas où.
- Speaker #1
T'as ta gestion de bonne mère de famille.
- Speaker #0
Exactement, je gère ça comme une ménagère de 40 ans.
- Speaker #1
En tout cas, au début, tu avais très peur de ne pas pouvoir payer tes salaires, de faire faillite et même toi, de ne pas te payer du tout. Est-ce que là-dessus, tu es rassurée ? Est-ce que la crèche est fiable ? Je sais bien que tu ne vas pas te payer tout de suite aussi cher que ce que tu avais dans la pharmacie, même peut-être jamais. Mais en tout cas, tu penses que tu vas pouvoir te payer à partir de quand ?
- Speaker #0
Je projette de me payer à partir du deuxième semestre.
- Speaker #1
Donc, c'est génial. Au bout de six mois, tu penses ? Enfin, au bout de six mois. Non, t'as ouvert en septembre, donc deuxième semestre, c'est plutôt... Ça fait quasi neuf, dix mois. Mais bon, c'est top.
- Speaker #0
Je trouve que la spirale infernale de ne pas savoir où tu vas, et je pense que c'est souvent le sujet, quand tu te retrouves seule face à ta facturation, où tu ne sais pas où t'en es. Ils ne sont pas méchants, les chiffres. Il faut juste savoir les lire. Moi, ça a toujours été mes amis. Ça, c'est une chance. Ça rassure beaucoup. Oui, ça rassure beaucoup. Ça me donne aussi d'autres perspectives, c'est-à-dire que, un, ça m'a rassurée et maintenant, ça me donne des perspectives et je travaille avec ma directrice pour ça, de dire, OK, qu'est-ce qu'on fait ? De quoi les équipes ont besoin ? On a eu des parents qui nous ont demandé s'il était possible d'avoir accès à des interventions sur les pleurs des enfants, sur un accompagnement à la vie à trois. Donc, c'est des sujets qu'on prend, dont on discute très souvent avec la directrice de Violette, pour que cet argent-là soit réinvesti toujours plus vite. pour garder l'enfant au centre et pour améliorer continuellement cet accueil.
- Speaker #1
Alors, très important ce que tu dis. Moi, je parle beaucoup de la rentabilité dans les crèches. Tu le sais parce que je sais que tu écoutes nos podcasts. Les crèches ont besoin d'être rentables pour pouvoir toujours réinvestir. Il faut avoir un résultat positif tous les ans. Pouvoir réinvestir, c'est vraiment... Ça doit être notre étoile du Nord. On ne peut pas... Faire de la crèche low cost à l'économie, donc bravo de rappeler ça. Très important, c'est pas un gros mot la rentabilité. En tout cas, moi j'ai ce point commun avec toi, tu disais que tu étais dans la finance, moi aussi je viens de la finance. Et en ce moment, tu sais peut-être qu'on accompagne un groupe dans un sprint pour construire le budget prévisionnel. On a fait aussi deux autres groupes sur l'augmentation des tarifs. Et du chiffre d'affaires. Donc en ce moment avec Aurélie, on est à fond là-dessus pour aider les gestionnaires à remonter la pente. Et ils me disent que je suis intarissable sur les chiffres, donc je te comprends. Mais je pense que c'est en travaillant sur nos chiffres qu'on arrive à tirer notre épingle du jeu. Et comme tu dis, pouvoir faire des projets avec nos équipes, pouvoir payer les salaires, pouvoir se payer nous-mêmes parce que sinon ça ne vaut pas le coup évidemment. Donc en tout cas, pour toi c'est une réussite. Bravo pour ça. T'en es où du coup sur le remplissage de ta première crèche en ce moment ?
- Speaker #0
La première est pleine, donc ça c'est top pour l'équipe parce qu'elles ont vraiment l'équipe au complet d'enfants et elles peuvent vraiment les accompagner au quotidien
- Speaker #1
Tu pratiques le surnombre, tu peux avoir plus de 12 enfants certains jours etc ?
- Speaker #0
Exactement, donc quand je dis pleine c'est avec le surnombre donc ça c'est top
- Speaker #1
Et pourtant ça n'a pas été si simple Cathy de la remplir cette crèche
- Speaker #0
Non, ça n'a pas été si simple parce que je pensais avoir le temps avant l'été et tout s'est emballé. Et c'est vrai que je me souviens notamment d'une journée. Il y a eu un appel avec beaucoup de sanglots de ma part où je me suis dit mais je ne vais pas y arriver. Je ne vais pas y arriver, mais tu te rends compte.
- Speaker #1
C'était un cas particulier. Je me souviens que tu pleurais parce que tu étais épuisée. Surtout, il y avait eu un déclic, c'est qu'il y avait une famille qui s'était désistée. Et ça, ça t'avait vraiment choqué. En fait, ça t'avait fait mal. Et c'est vrai que c'est un métier, en plus, où on s'attache aux gens. Donc, on s'investit, on se projette avec eux. Et quand ils nous disent « Non, en fait, je ne m'inscris pas » , ça fait mal. Pas que pour l'aspect gestion et finances, ça fait aussi mal humainement, en fait, de se sentir rejeté quelque part.
- Speaker #0
Oui, oui, j'avais passé, je me souviens, peut-être deux heures avec cette famille qui était en grand questionnement. Et finalement, ça ne l'avait pas fait. Alors, ça me touche toujours. Ça me touche toujours aujourd'hui parce qu'il y a toujours des familles qui s'inscrivent et puis pour des raisons qui leur appartiennent, donc bonnes ou pas bonnes, mais ça leur appartient, qui finalement ne donnent pas suite. Et oui, je trouve que c'est toujours très douloureux à gérer. Mais parce que j'y passe beaucoup de temps et parce que c'est important pour moi d'être en direct.
- Speaker #1
C'est en ce moment un marché difficile. Le secteur de la petite enfance, la natalité a baissé. Il y a de plus en plus de crèches qui ont ouvert. Il y a de la concurrence. Les familles ont dit qu'elles cherchent moins. Toi, tu as rempli deux crèches en quelques mois dans ce contexte. C'est quoi ta stratégie ? Et est-ce que tu as fait des choses que peut-être personne n'avait fait ou que d'autres ne font pas forcément ?
- Speaker #0
Là, on a parlé de la première crèche. La deuxième crèche, ce n'est pas tout à fait la même chose. Je ne suis pas encore tout à fait au budget, mais c'est des physionomies de planning. C'est comment tu remplis ton planning. J'ai beaucoup plus de personnes à temps partiel, des familles à temps partiel qu'à temps plein. Tu en as pu dans la première. Après, il ne faut pas oublier aussi que la première, tu l'as ouverte en septembre et la deuxième en janvier. Donc, c'est la même saisonnalité. Et pour autant, tu avais plus de demandes sur la deuxième que sur la première.
- Speaker #1
Oui, en fait, j'ai eu plus de demandes et c'est retombé. Donc, c'est vraiment en dents de scie. Oui, oui, je pense que c'est ça. Je pense que le timing de janvier, il est super.
- Speaker #0
Je sais que tu es pratiquement remplie, donc après ça c'était très précautionneuse, mais malgré tout je trouve que tu remplis très bien tes crèches. Là tu viens de donner un peu des réponses clés, tu as dit il y a les scénarios, je ne sais plus quel mot tu as utilisé, mais les scénarios de remplissage, tu fais tes hypothèses de planning et tout. En fait tu es quelqu'un qui a adopté vraiment les bons process dès le début, donc tu es très proactive sur les inscriptions, tu n'attends pas que ça vienne tout seul, tu n'attends pas que les clients pleuvent. Sur tes crèches ?
- Speaker #1
Alors, j'ai eu beaucoup au départ. Bon, de toute façon, tout le monde cherche des places en crèche, ça va arriver. Ben non, en fait, ça n'arrive pas. Ça n'arrive pas comme ça. Donc là, l'homme orchestre rentre en action. Donc, faire des appels, aller voir les mairies, potentiellement aussi aller voir des confrères ou des consoeurs, parce qu'on travaille tous pour la même mission. et ce métier est très important parce que sans les crèches, les parents ne pourraient pas œuvrer à l'économie, à leur développement personnel, à leur développement professionnel. Donc, c'est un point de passage qui est hyper clé et très important dans la vie d'un parent de pouvoir trouver une place d'accueil en crèche. ou ailleurs. Et là, j'ai fait du porte-à-porte. J'ai mis des flyers dans des boîtes aux lettres, je suis allée voir des commerçants.
- Speaker #0
Je pensais bien que vous mettez la pression dans WhatsApp. Oui,
- Speaker #1
donc j'avais une liste de choses à faire.
- Speaker #0
Avec tes petits flyers dedans.
- Speaker #1
Complètement. On a fait les paires d'un côté et puis après les uns perdent l'autre en numéro. Mais le fait d'avoir de la visibilité, en fait, ça paraît simple comme ça. Quand on se dit, oui, il y a beaucoup de demandes, sauf que la demande, elle ne vient pas quand on ne te connaît pas. D'ailleurs,
- Speaker #0
ton investissement sur ton image de marque, c'est quelque chose que tu travailles beaucoup aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je peux communiquer.
- Speaker #1
J'ai énormément travaillé en amont sur le site Internet. Au-delà de l'identité visuelle, du nom, de la marque, du logo, le site Internet, ça a été ma vitrine. Et c'est comment je peux transmettre l'essence de mon projet sur un site. sans que les gens me connaissent finalement, et qui pourraient les appeler à m'appeler.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui compte pour toi et que les personnes, ça doit compter pour eux aussi, qu'ils vont retrouver en fait comme valeur commune, c'est de ça que tu parles, qu'il y ait une rencontre en fait entre le besoin de la famille et puis toi, ce que tu proposes.
- Speaker #1
Sans en faire trop, et ça je précise aussi, sans en faire trop.
- Speaker #0
Tu penses que ça joue chez les parents, ce travail que tu as fait ?
- Speaker #1
Je pense que ça joue effectivement sur... Beaucoup de parents, surtout les parents d'aujourd'hui. Moi, je me situe il y a un peu plus de dix ans où je cherchais des places en crèche avant, côté parents. Là, aujourd'hui, ils ont besoin d'avoir plus d'informations. Les parents, je trouve, sont beaucoup mieux informés. Ils cherchent à être rassurés sur tous les appels que j'ai. Donc, des parents qui viendraient ou pas dans la crèche, je passe entre eux. en moyenne, entre une demi-heure et une heure avec eux, avant même qu'ils visitent la crèche ou qu'il y ait une envie de jour potentiellement, de planer. Donc, j'accueille toujours les parents par téléphone.
- Speaker #0
Oui, ce que tu confirmes, c'est qu'il y a un réel investissement, entre guillemets, c'est un gros mot, mais un investissement commercial et que c'est un peu le nerf de la guerre. Si on n'a pas de client, de toute façon, on n'aura pas de chiffre d'affaires et on ne pourra pas payer la crèche. Donc, ça ne sert à rien. Donc il faut vraiment y aller, c'est un conseil que tu donnes. Une dernière question pour clôturer, donc ce sera un peu la question de conclusion. Est-ce qu'il y a eu un moment où tu as eu envie de tout arrêter, de tout lâcher ? Où tu as eu le doute quoi ? Tu t'es dit je doute très très très très fort. Et qu'est-ce qui t'a fait tenir à ce moment-là ?
- Speaker #1
Un moment ou des moments où il y a eu plusieurs moments où je me suis dit...
- Speaker #0
Mais qu'est-ce que t'as fait ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que j'ai fait ? Et ce moment-là, il est balayé assez rapidement. Et je reviens sur ce que je te disais tout à l'heure, assez rapidement, sur le socle personnel que j'ai. J'ai été très bien accompagnée, où je suis épaulée dans toute cette démarche aussi entrepreneuriale. Donc oui, il y a des moments où j'étais dans le dur, il y a des moments où je me suis dit mais pourquoi ? Mais pourquoi j'ai la sensation d'avoir bien fait et en fait là aujourd'hui ça ne veut pas, mais c'est toute la semaine en fait où ça n'allait pas. Et après tu as des éclaircies. d'enfants, de parents, des membres de l'équipe qui te font remettre sur le chemin en disant « En fait, si, je sais pourquoi je le fais. » Et on se donne un petit peu d'énergie et puis on boit une petite boisson préférée et puis après, on repart.
- Speaker #0
En tout cas, je te remercie beaucoup pour ton témoignage qui est sans filtre. Tu dis les choses, tu parles de tes doutes. Je sais que tu es quelqu'un quand même de... stressée, enfin je ne sais pas si tu es anxieuse mais voilà, je ne veux pas non plus te cataloguer mais bon voilà, je sais que ce n'est pas non plus un long fleuve tranquille pour toi je te connais, je sais les jours où tu peux appeler au secours et en général tu trouves les solutions ce qui est intéressant c'est que comme on disait tout à l'heure il y a toujours une solution faire appel aussi à son entourage, aux personnes ressources qu'on a autour de soi Je pense que tu es un exemple de réussite, puisque aujourd'hui dans ce paysage morose, tu as des crèches qui fonctionnent, tu dépasses tes objectifs, tu parles de réinvestir dans des prestations pour les familles, pour les enfants, pour les équipes. Tu es en constante réflexion sur l'amélioration de ton accueil. Ce n'est que du positif, donc merci beaucoup pour ce témoignage. Je dis à tous tes confrères de ne pas rester isolés, de pouvoir compter sur une communauté de... de crèchistes, de dirigeants de crèches. Moi, je les appelle crèchistes, mais je suis la seule, je crois. Voilà, ne restez pas seules. On est une équipe. Il ne faut pas hésiter à rester soudés, à se soutenir. Et il y a la possibilité de faire ses objectifs, de réinvestir, d'être rentable et de faire du bon boulot. Pas de crèche low cost, c'est hors de question.
- Speaker #1
C'est hors de question.
- Speaker #0
C'est hors de question.
- Speaker #1
C'est hors de question, mais parce que je vais peut-être m'avancer un peu. Mais à partir du moment où tu décides de faire quelque chose et tu te dis, si je le fais, c'est forcément au détriment de quelque chose, c'est que le projet ne part pas bien. Personne ne se dit, je vais le faire, mais allez, j'y mets 80% de mon énergie. Non, c'est soit tu y mets 100%, soit on réadresse le projet, j'ai envie de dire.
- Speaker #0
Et puis avec les bons process, on peut très bien réussir, il n'y a pas de raison. Pour que ce soit plus compliqué qu'autre chose, il faut juste avoir les bons process, les bonnes méthodes. Et ça marche, la méthode fonctionne.
- Speaker #1
La méthode fonctionne, je le confirme.
- Speaker #0
On termine là-dessus. Eh bien, écoute, Cathy, c'est un grand plaisir. Je te dis à très bientôt. Tu reviendras sur le podcast pour nous parler de tes 10 micro-crèches dans quelques années.
- Speaker #1
Oh oui, si on y est, on verra. Mais oui, avec grand plaisir. Merci à toi, Anne.
- Speaker #0
Je suis sûre que tu vas y arriver. Merci, Cathy.
- Speaker #1
J'espère. Au revoir, bonne journée.
- Speaker #0
Ciao. Bravo, tu as écouté jusqu'au bout, c'est que la gestion de crèche, ça t'intéresse. Tu as envie de monter ta crèche, mais tu ne sais pas par où commencer. Ou tu as déjà tes crèches, mais tu te sens seul, tu as peur des projets de réforme, tu sens que les inscriptions ne sont plus aussi automatiques, mais tu n'es pas seul. Aurélie et moi, on a vu beaucoup de gestionnaires qui traversent les mêmes doutes que toi. C'est pour ça qu'on a créé Références Petite Enfance. Ce n'est pas qu'un podcast, c'est aussi une agence de conseil. On te partage nos 17 années d'expertise, nos techniques de travail, et on t'aide à apprendre de la hauteur. pour faire décoller tes crèches. On est là pour en parler avec toi, alors prends rendez-vous, le lien est en description de l'épisode. A bientôt !