- Speaker #0
J'ai quatre salariés.
- Speaker #1
Au total, on a une quinzaine de familles.
- Speaker #0
Et j'ai ouvert en mars 2025. Comme tu le sais, j'ai eu mon fils une semaine après avoir ouvert. J'avais besoin de vous pour vraiment avoir un cadre qui puisse sécuriser et les enfants et l'équipe. Et ce cadre-là, je n'aurais pas pu le faire toute seule en si peu de temps. Ça m'aurait pris des années. Je n'aurais jamais pensé si on n'avait pas échangé ensemble, alors que c'est une évidence. Dans différents groupes desquels je fais partie, les gens se posent des questions de planning, mais ils sont ouverts depuis dix ans. Je me dis, mais comment c'est possible ? Je sais au fond de moi que je ne fais pas ça pour l'argent. Je le fais aussi parce que je vais apporter quelque chose vraiment aux enfants qui sont les adultes de demain, mais que ce n'est pas gratuit. Le premier année, j'étais à 270 000 euros de chiffre d'affaires. Je reste dans mes prévisions. J'avais prévu de me payer à partir de la fin de cette année, ce sera le cas. De payer un peu plus l'année prochaine, ce sera le cas.
- Speaker #1
Franchement, ton témoignage, je pense qu'il va rassurer beaucoup de gestionnaires. Alors, la lierre, on s'est rencontré en 2024, juste avant que tu ouvres ta première micro-crèche. Et aujourd'hui tu diriges l'univers des pépites, t'as combien de salariés ?
- Speaker #0
J'ai 4 salariés.
- Speaker #1
Donc vous êtes 5 avec toi en tant que dirigeante.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et t'accueilles combien de familles dans cette crèche ?
- Speaker #0
J'accueille 13 enfants par jour.
- Speaker #1
13 enfants mais avec des temps partiels, donc un peu plus de familles. Oui,
- Speaker #0
au total on a une quinzaine de familles.
- Speaker #1
Ok, donc ça c'est un bon mix, ça veut dire que tu n'as pas non plus trop de variations d'un jour à l'autre. Comment tu t'es décidée à te lancer dans l'aventure micro crèche ?
- Speaker #0
Alors oui, donc moi, je ne viens pas du tout du secteur de la petite enfance. J'ai décidé de me lancer après, on va dire, après une grande introspection et après la remise en cause de ce que je faisais. Donc, j'ai travaillé dix ans dans le secteur privé, chez un constructeur auto, et j'ai évolué très bien. Ça se passait hyper bien, pour le coup. Mais sur les dernières années, je me disais régulièrement que ça ne collait plus avec mes valeurs. et que j'allais certainement partir un jour, pour faire quoi je ne savais pas encore. Mais finalement, j'ai décidé, après mon premier congé maternité, donc au retour de mon premier congé maternité, j'ai eu la bonne surprise d'avoir un mail dans ma boîte qui annonçait que l'entreprise mettait en place un plan de départ volontaire. Et c'est là que j'ai décidé de sauter sur l'occasion, sachant que je ne savais pas encore ce que j'allais faire pour le coup. Et c'est seulement, du coup, ça a été un peu le déclic pour me dire « Ok, maintenant, il faut que tu réfléchisses à ce que tu veux faire. » Et moi, je viens d'une grande famille, j'ai six frères et sœurs. Ma mère a été asthmate, donc j'ai toujours baigné avec beaucoup d'enfants autour de moi et j'adorais m'en occuper. J'ai des anecdotes où ma mère me disait « c'est toi qui as enlevé les manteaux des enfants que je gardais alors que tu avais à peine quelques mois de plus ou quelques années de plus » . Donc voilà, j'ai toujours vraiment eu cette passion pour les enfants, mais au-delà de la passion, cette fascination. Parce que le bébé, en tout cas le nourrisson de zéro à trois ans, Je trouve que c'est fascinant le développement qu'ils peuvent avoir en quelques semaines, en quelques mois, en quelques jours. J'ai toujours trouvé ça vraiment très, très, très, très fascinant. Et donc, je me suis dit, OK, ce sera la petite enfance, mais je ne savais pas encore quoi. Ça arrivait assez naturellement de me dire, je vais ouvrir une micro-crèche. Pas une crèche parce que j'étais déjà dans l'optique où je me disais, si je veux faire quelque chose de qualité, il faut que ce soit petit. Donc, on n'était pas encore, on était, je pense, au tout début des problématiques qu'on peut connaître sur la petite enfance. et des scandales qu'on a pu malheureusement avoir, mais on n'y était pas tout à fait. Oui,
- Speaker #1
tu étais pas très chaudée par les médias.
- Speaker #0
Non, non, pas du tout. Mais moi, j'avais déjà une fille et puis j'avais été entourée d'enfants toute ma vie en fait. Donc tout de suite, je me suis dit, ok, je peux ouvrir une crèche ou une micro-crèche, mais je veux que ce soit quelque chose de qualitatif et que vraiment, que je puisse permettre de pouvoir assurer un développement tout en individualisant un peu. personnalisant le mieux possible l'accueil. Et donc, c'était, ok, ce ne sera pas une crèche, ce sera une micro-crèche. Et à partir de là, je suis allée sur Google et puis, c'est parti. Alors ça,
- Speaker #1
déjà, on a un peu le même parcours, parce que moi aussi, j'étais dans une grande entreprise, j'étais cadre et j'ai fait un peu la même réflexion que toi en ayant ma fille. Donc, je te comprends totalement. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de dirigeantes de micro-crèches qui font ce trajet-là, en ayant leur premier enfant, elles se disent, voilà, ce n'est pas la vie que je veux, vouloir retrouver un autre rythme et faire un métier qui a plus de sens. Pour autant, tu dis que ça se passait bien, tu aimais bien ton job et tout. À ton avis, qu'est-ce que ce job-là avait comme compétences qui peuvent t'être utiles en tant que dirigeante de crèche ?
- Speaker #0
Clairement, c'était de la gestion, parce que j'étais manager grand compte dans mon premier poste, et c'est ce que j'ai fait un petit peu tout au long, finalement. Et donc, c'est vraiment de la gestion de portefeuille, du commercial, de la prospection.
- Speaker #1
Le côté commercial.
- Speaker #0
Le côté commercial et la gestion. Le plan et la gestion. J'ai pu organiser des événements où je devais gérer des équipes. Donc, il y a eu ce côté un peu gestion qui me facilite aujourd'hui beaucoup, beaucoup la vie.
- Speaker #1
Et pour autant, tu t'es dit comment je vais faire pour devenir dirigeante de la petite enfance. Ce n'était pas non plus une évidence pour soi.
- Speaker #0
Non, parce que je suis quelqu'un quand même assez scolaire pour le coup. Et c'est vrai que moi, quand on me donne quelque chose à faire, j'arrive à le faire. Tant que je suis ce qui est un petit peu indiqué, je sors des clous parce que j'aime bien le mettre à ma sauce quand même. Mais pour gagner du temps, je me suis dit, OK, sur le papier, je sais que je saurais le faire. Il n'y aura pas de débat. Mais j'ai besoin de gagner du temps. J'ai besoin d'être efficace. J'ai besoin d'être compétente avant de commencer. Parce que ce n'est pas non plus commencer un simple stage, par exemple, entre guillemets. C'est vraiment que je vais diriger une entreprise. Donc, il faut que j'ai une certaine posture et que j'ai déjà des compétences qui soient présentes pour le faire. Et c'est pour ça que j'ai fait appel à vous.
- Speaker #1
Tu as fait appel à nous, mais tu avais déjà commencé. Donc, avant de faire appel à nous, tu en étais où ?
- Speaker #0
Avant de faire appel.
- Speaker #1
Pourquoi tu nous as sollicité en fait ? Qu'est-ce qui te manquait à ce moment-là ?
- Speaker #0
J'avais déjà bien avancé parce que j'avais déjà rédigé moi-même tous mes projets, donc projet d'établissement, règlement de fonctionnement, etc. J'avais déjà également travaillé sur mon business prévisionnel. J'avais déjà même, je crois que quand je vous ai connus, j'avais déjà eu la validation de la banque ou quasiment.
- Speaker #1
Oui, oui, tu avais presque tout validé. Je me souviens, tu avais déjà ton local, ton prêt, etc. C'est ça.
- Speaker #0
Et j'avais même déjà eu le prêt d'honneur. Donc, j'avais besoin de vous pour vraiment rentrer dans ma... Pas dans ma posture de dirigeante, parce que la posture de dirigeante, je l'avais pris un petit peu avant, mais dans ma posture de pro de la petite enfance.
- Speaker #1
Oui, de manager de petite enfance, quoi.
- Speaker #0
C'est ça, qui est quand même assez particulier, absolument. Et surtout, d'avoir un cadre qui puisse sécuriser et les enfants et l'équipe. Et ce cadre-là, je n'aurais pas pu le faire toute seule en si peu de temps. de temps, ça m'aurait pris des années, clairement. T'en es convaincue,
- Speaker #1
aujourd'hui, que ça t'aurait pris des années ? Vraiment.
- Speaker #0
Non, mais je le sais. Je le sais. Avant, je le savais. A Pestoriéry, je me le dis tous les jours. Je me dis, mais si j'avais pas... Enfin, à chaque fois que je vais chercher une info, un document, ou que je reprends mes notes des échanges qu'on a pu avoir, je sais très bien que ça m'aurait pris beaucoup plus de temps. Et vraiment, je pense que ça m'aurait pris des années, clairement, pour faire tout ce que je peux faire aujourd'hui, de manière hyper simple, quoi.
- Speaker #1
Tu as un exemple concret pour que je me rende compte ?
- Speaker #0
J'en ai plein. Par exemple, c'est tout bête, mais pour la construction du planning, avec le nombre d'enfants par jour, pour être sûre de ne pas avoir de trous. Là, moi, je n'ai pas de trous. J'ai 13 enfants tous les jours, alors que je n'aurais peut-être pas forcément pensé à me dire « Ok, là, j'ai des contrats de 3 jours, des contrats de 2 jours, des contrats de 5 jours. » Donc, je sais déjà que moi, j'ai des... La méthode de pilotage,
- Speaker #1
elle t'a aidé vraiment à optimiser ton remplissage, tes plannings de pro ?
- Speaker #0
Complètement. Typiquement, pour les plannings, souvent je vois dans différents groupes desquels je fais partie, où les gens se posent des questions de planning, mais ils sont verts depuis dix ans. Je me dis, mais comment c'est possible ? Enfin, moi, le plus vert depuis un an, je me pose des re-questions, en fait. Donc, le planning, c'est clair, c'est net. C'est clair dans la tête des pros. quand il y a une absence... Par exemple, le planning dégradé, je n'y aurais jamais pensé si on n'avait pas échangé ensemble, alors que c'est une évidence. Parce qu'en plus, c'est tellement nécessaire, surtout maintenant, parce qu'on est dans ce secteur encore plus maintenant. Donc, ce sont des choses qui sont d'une aide au quotidien, qui sont vraiment inestimables pour le coup.
- Speaker #1
Écoute, en fait, quand tu dis le planning dégradé, pour les auditeurs, je précise. Donc là, tu parles du planning que tu appliques en cas d'absence. Donc ça, c'est quelque chose qu'on a travaillé ensemble. Ça, tu l'utilises... De façon automatique, il n'y a pas eu de problématique pour tes équipes ?
- Speaker #0
Non. Moi, je suis quelqu'un de très cadré. Et quand j'ai embauché mon équipe, je leur ai vraiment dit texto de manière hyper transparente. Et je leur ai fait surtout comprendre que c'était pour le bien-être de tous, d'avoir des choses qui soient hyper cadrées. Donc, elles avaient même, avant de commencer à travailler, elles savaient qu'il y avait un planning dégradé. Elles savaient qu'en l'absence de telle personne, c'était telle personne qui devait faire des heures sup, etc. Donc, en fait, je ne m'en occupe même pas. C'est ma directrice. C'est automatique. Absolument.
- Speaker #1
Tu as la même équipe d'ailleurs depuis que tu as ouvert ?
- Speaker #0
J'ai malheureusement eu deux départs pour des raisons de santé. Donc j'ai deux pros qui sont partis pour se réorienter complètement. Mais sinon, du coup, j'ai toujours la directrice et une des APE qui sont les mêmes.
- Speaker #1
En tout cas, c'est plutôt pas mal parce que dans le secteur aujourd'hui, tu sais que le turnover est très élevé. Donc là, ça fait plus d'un an que tu es ouvert. Et au final, tu n'as eu que deux départs et c'était pour des raisons de santé et non pas parce que... Tu n'arrivais pas à les intégrer ? Oui, oui, tout à fait. Donc ça, bravo. Je pense que c'est un soulagement aussi pour toi et puis pour les familles. Donc, on a vu ce que tu me disais, c'est que les plannings fonctionnent bien. Tu n'as pas cette problématique-là de devoir gérer. J'imagine que quand tu vas sur les groupes, tu disais que tu fais partie de plusieurs groupes de gestionnaires, tu dois probablement constater que c'est quand même un problème en ce moment. Est-ce que tu as des échos, des collègues, sur les plannings, sur l'absentéisme ?
- Speaker #0
Oui, oui, c'est un problème. En ce moment, je pense que c'est un problème. Depuis que j'ai ouvert, de toute façon, même avant que j'ouvre, je voyais constamment ce genre de problème dans les échanges qu'on peut avoir. Vous avez peur ? Non, pas du tout. Je me disais, moi après je ne suis pas quelqu'un de... Je suis très terre à terre, donc ce qui arrive doit arriver. Donc ça ne me faisait pas peur, déjà parce que j'avais le planning dégradé et parce que mes pros le savaient. Et d'ailleurs, j'ai mis beaucoup de temps avant de remplacer ma première pro qui est partie. Et malgré ça, les pros ont fait le travail comme il fallait. Alors c'était le début, donc elles auraient pu très bien partir en courant en disant « j'en peux plus » . Mais non, on avait vraiment ce cadre qui faisait que ça marchait très bien. Donc ça ne me faisait pas peur. Maintenant, je suis tellement perfectionniste que ça m'embête vraiment beaucoup de demander autant aux équipes et de ne pas réussir à recruter quelqu'un rapidement lorsque j'ai un départ.
- Speaker #1
Mais ça, t'as pas le choix, c'est le secteur.
- Speaker #0
Mais ça, j'ai pas le choix. Franchement, je l'ai très mal vécu la première année parce que je me disais mais c'est pas possible. Je me suis remis en question complètement.
- Speaker #1
Parce que tu cherchais la bonne personne et que parce que il n'y a pas la bonne personne.
- Speaker #0
Et ça prenait beaucoup de temps. Et pourtant, j'ai reçu beaucoup de candidatures, mais je me disais mais c'est pas possible. Et voilà, j'ai appris un peu à lâcher prise sur le sujet en disant, ce n'est pas forcément nous qui ne sommes pas comme il faut. C'est qu'il y a un problème dans le secteur. Et du coup, maintenant, pour la deuxième, j'étais moins stressée, en ce qui me dit.
- Speaker #1
Quand tu dis qu'il y a un problème dans le secteur, justement, j'allais te demander, est-ce que tu ressens, comme tu es une jeune gestionnaire, on peut dire que ça fait plus d'un an maintenant, mais tu fais partie de la nouvelle génération des gestionnaires, donc tu es arrivée déjà pendant la crise. Est-ce que toi, avec ce recul d'un an et quelques, tu sens la crise ? Est-ce que tu sens ? Que le marché est tendu ? Comment tu sens le marché en fait ? Comment ça se passe pour toi les inscriptions ? On a compris que pour le recrutement, tu n'as pas forcément mis le super candidat, mais pour ce qui est des familles et de ton chiffre d'affaires ?
- Speaker #0
Alors moi, j'ai la chance d'être dans une ville qui est très dynamique, où je reçois beaucoup de demandes. Donc j'aurais pu être à 13-14 enfants par jour le 17 mars 2025 quand j'ai ouvert, clairement. Et c'est toujours le cas. Donc franchement, je suis très contente. Maintenant, je ne m'assois quand même pas sur mes lauriers. J'utilise quand même les conseils que vous m'avez donnés. Donc, tous les ans, je refais de la com.
- Speaker #1
Pour les auditeurs, je précise quand même que ça a été beaucoup travaillé en amont. Donc, tu as beaucoup de demandes, mais ce n'est pas venu tout cuit non plus dans ton bec. Non,
- Speaker #0
non.
- Speaker #1
Il y a eu beaucoup de démarches.
- Speaker #0
Tout à fait. Il y a toute la communication qui a été mise en place. Et j'ai la chance d'être vraiment beaucoup soutenue par la mairie. Si je mets un post sur les réseaux, je leur demande de le reposter. Ils vont le faire. Là, pour la rentrée, j'ai... remis alors que j'ai déjà des préinscriptions mais on a quand même remis un petit article dans le magazine qui va sortir au mois d'avril donc on a toujours ce travail dessus je sais que pour toi il y avait cette question aussi de t'es
- Speaker #1
quelqu'un quand même de très orienté vers la mixité sociale la recherche de valeur de pouvoir aider les autres est ce que pour toi ça a été un problème, le fait de te lancer dans le privé, dans un secteur où les familles ont quand même un coût résiduel, le reste à charge qui est relativement élevé. Comment tu vis ça aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je le vis très bien parce que même si c'est un service public qu'on rend, ça reste quand même une entreprise qu'on doit gérer. Donc, je fais bien la part des choses entre les deux. Et ça, je pense que c'est un peu mon passé qui me permet d'avoir cette distinction et d'être à l'aise avec le sujet, d'une part. Mais aussi, d'autre part, c'est aussi le podcast que j'ai pu écouter. Parce que ton podcast, je l'ai écouté avant qu'on se connaisse et j'ai écouté tous les épisodes avant. Et puis parce que je sais, au fond de moi, que je ne fais pas ça pour l'argent. Je le fais aussi parce que je veux apporter quelque chose vraiment aux enfants qui sont les adultes de demain, mais que ce n'est pas gratuit. Donc, je suis hyper à l'aise avec le fait. Ah, c'est très bien. Avec le fait, oui, on a besoin de toute façon d'argent pour que ça fonctionne. Et même si on parle d'enfants, mais si on parle d'humains, ben... On n'est pas chez les bisounours, on a besoin d'avoir de l'argent pour que la qualité soit au niveau. Donc je n'ai pas trop de soucis avec ça. Et puis pour la mixité, de la même manière, je me suis installée, comme tu sais, volontairement dans un quartier précoitaire de la ville. Et je suis très contente parce que du coup, il y a beaucoup de familles qui viennent, pas du quartier précoitaire, mais qui viennent du quartier plus aisé. Et ça les force vraiment à monter, entre guillemets. Je dis monter parce qu'il y a en haut et en bas. Oui,
- Speaker #1
à venir dans le quartier.
- Speaker #0
à venir dans le quartier. Et du coup, je pense qu'ils ont moins cette appréciation de se dire, oulala, le quartier populaire, etc. Parce que là, leur enfant y est. Leur enfant fait des balades autour de la crèche. Et du coup, tout se passe bien. Ils sont hyper contents qu'on fasse des sorties à l'extérieur aussi. Donc, c'est clair.
- Speaker #1
Ça, c'est bien. Est-ce que par rapport à ton prévisionnel, si on peut parler d'argent, est-ce que tu arrives à remplir tes objectifs, à avoir le bon chiffre d'affaires ? Est-ce que tu suis ça de près ?
- Speaker #0
Je suis ça de très près, avec un peu de retard quand même parce que la première année, comme tu le sais, j'ai eu mon fils une semaine après avoir ouvert.
- Speaker #1
C'est la surprise du chef, c'est l'Alia qui arrive à ouvrir sa greffe et à avoir son bébé en même temps.
- Speaker #0
Et donc, j'ai beaucoup procrastiné, je me suis occupée surtout des priorités. Et mon plan de réseau qui était déjà fait, je ne l'ai pas forcément mis à jour avant septembre 2025. Au final, je me retrouve assez bien à fin 2025, mais pour le début 2020... c'était un peu compliqué.
- Speaker #1
C'était moyen.
- Speaker #0
C'est quand même assez moyen. Je reste dans mes prévisions. J'avais prévu de me payer à partir de la fin de cette année, ce sera le cas. De payer un peu plus l'année prochaine, ce sera le cas. Donc en termes de prévisionnel, je suis plutôt contente aussi.
- Speaker #1
T'es contente aussi. En plus, t'as qu'une micro, donc pour se payer avec une seule micro, c'est bien aussi. Quand t'as fait ton budget prévisionnel, est-ce que tu te souviens du montant du chiffre d'affaires que tu prévoyais sur une année pleine, une année de rythme de croisière ? pour pouvoir couvrir toutes tes charges, te payer, payer tes salariés, te sentir, on va dire, confortable.
- Speaker #0
Sur le professionnel de la première année, j'étais à 270 000 euros de chiffre d'affaires.
- Speaker #1
D'accord, c'est ce que tu avais prévu. Est-ce que tu penses que c'est atteignable ? Est-ce que tu penses qu'en 2026, c'est quelque chose que tu peux atteindre, voire dépasser ?
- Speaker #0
Le but, c'est de le dépasser, absolument. Avec les versos d'entreprise que j'essaie de mettre en plus.
- Speaker #1
Mais c'est super, ça veut dire que tu arrives à suivre tes finances. de te fixer des objectifs, des challenges, et sécuriser à la fois tes salariés, à la fois tes loyers, ton salaire. Donc t'arrives, pour toi, c'est plutôt, on va dire, c'est un pari gagné, malgré ce qu'on entend partout, parce qu'on sait qu'il y a beaucoup de crèches en difficulté en ce moment. À t'entendre, quand on a une bonne gestion, bien sûr, tu dis que t'as beaucoup de demandes, que t'es dans une ville dynamique, mais bon, je rappelle quand même que ça vient pas tout seul, puisque t'as fait beaucoup de démarches pour avoir ces demandes-là. En tout cas... tu es capable de dépasser ton objectif de départ et d'avoir une crèche rentable qui te permet d'investir pour tes équipes et les enfants. Les familles sont satisfaites du service pour l'instant ?
- Speaker #0
Je vais clôturer mon premier questionnaire de satisfaction en fin de semaine. Et pour l'instant, j'ai 85% de très satisfaits et 15% de satisfaits. Donc, je suis hyper contente. Je n'ai pas du tout de non satisfait. Pas du tout de non satisfait. Donc, je suis très contente.
- Speaker #1
Il faut vraiment que tu fasses aussi une campagne d'avis sur Google, alors, pour leur demander.
- Speaker #0
Oui, c'est le next step.
- Speaker #1
Une fois qu'on est sûr qu'ils ne vont pas nous mettre tous une étoile.
- Speaker #0
C'est un peu ça.
- Speaker #1
Bon, écoute, c'est une bonne nouvelle. Donc, tu confirmes que la méthode fonctionne. Donc, quand je dis la méthode, nous, on t'a proposé une méthode avec quatre professionnels. 13 enfants par jour des plannings qui tournent de façon très systématique un planning dégradé pour les absences t'as onboardé aussi ta directrice avec notre technique notre méthode absolument ça se passe bien avec ce binôme là t'as l'air assez sereine on dirait qu'elle arrive à bien te seconder les choses t'es pas en front quand il y a des problèmes c'est bien géré elle avait pas d'expérience de direction quand je l'ai prise donc c'était un peu un pari
- Speaker #0
Mais elle est géniale. Surtout, elle prend beaucoup d'initiatives. Je ne sais pas quelqu'un qui est dans l'attente. Et comme l'onboarding s'est fait avec beaucoup, encore une fois, je me répète, mais avec beaucoup de cadres. Elle savait ce qu'elle avait à faire. Elle savait ce que moi, j'avais à faire. Elle savait qu'elle pouvait me solliciter autant que possible. Donc, c'était quand même une formation au début pour elle d'arriver sur ce poste-là. Mais dans un très bon mindset. Je n'ai pas forcément beaucoup de choses en front. Elle se rassure en me posant des questions, en me disant est-ce que je peux, est-ce que je peux, parce que c'est son premier poste de direction aussi. C'est très bien. Finalement, c'est très rare que je lui dise non, on ne fait pas. C'est vraiment pour se rassurer. Donc je pense que ce qui nous a permis d'être au-delà du fait que ce soit une personne qui soit très motivée, très sérieuse, parce que ça aurait pu ne pas être le cas, c'est aussi le cadre que j'ai mis dès le début en place quand elle est arrivée.
- Speaker #1
C'est ce que tu cherchais de toute façon. Toi, tu nous as dit tout de suite, moi, j'ai besoin de process, j'ai besoin de cadre. Tu voulais pas t'improviser et t'as eu raison, ça a bien marché. Donc aujourd'hui, tu vois la différence. Est-ce qu'il y a eu des fois où tu t'es dit, ah tiens là, là vraiment, je vois la différence. Est-ce que t'as un souvenir d'un moment où t'as repensé à quelque chose, où tu t'es dit, ah bah c'était ça dont j'avais besoin ?
- Speaker #0
Comme je te l'ai dit tout à l'heure, je me le dis tellement.
- Speaker #1
Tu te le dis tous les jours.
- Speaker #0
Est-ce que j'ai un exemple un petit peu ?
- Speaker #1
Tu entends notre petite voix dans ta tête ?
- Speaker #0
Ah mais, si seulement tu savais, mais tellement !
- Speaker #1
C'est drôle.
- Speaker #0
Par exemple, ne serait-ce que les entretiens manuels, de la même manière, ce que j'ai fait avant tout, c'est de me dire, ok, qu'est-ce qu'on s'était dit sur le sujet ? Pourquoi c'était important de le faire ? Même si ce n'est pas obligatoire de le faire tous les deux ans. Si on veut encore une fois avoir une équipe qui se sent impliquée, qui se sent valorisée, Donc c'est des choses dont on avait parlé aussi, même si c'était déjà important pour moi, mais le fait qu'on en ait parlé, je suis encore plus convaincue. C'est de les préparer de la manière dont il faut qu'on les prépare. Donc j'en ai parlé à la directrice, on les a préparés ensemble et on s'est servi des documents que tu m'avais laissés à disposition.
- Speaker #1
Tu relis beaucoup les notes, tu fais toujours référence à ta méthode en fait.
- Speaker #0
À chaque fois que j'ai une nouvelle chose à faire que je n'ai pas en tête, encore faite. Je le fais toujours de manière très cadrée. Donc, je vais forcément reprendre des choses. J'ai souvenir de qu'on en avait parlé ou que j'avais pris des notes sur le sujet. Eh bien, je vais reprendre ce qu'on s'est dit, ce que j'avais noté et faire référence au document que j'ai pour le faire.
- Speaker #1
Ça, c'est vraiment top. Bravo. Moi, je suis aussi comme toi assez scolaire, process. Il faut toujours que je sache exactement comment faire les choses. Je te comprends. Je pense qu'on a beaucoup de points en commun. Tu t'inquiètes un petit peu pour le décret, l'application du décret de 2025 qui va avoir lieu normalement en septembre 2026 ?
- Speaker #0
Non, pourquoi ? Parce que je suis très terre à terre. Depuis qu'on a eu la publication en fin d'année de la création du titre IEPE, j'ai dit à mon équipe ne paniquez pas. Je t'avais déjà parlé de l'expression que j'aime bien utiliser au quotidien, il est urgent de ne rien faire. Même. Voilà. Donc je leur ai dit on s'excite pas, on s'inquiète pas, ça va aller, c'est techniquement infaisable, on connaît comment ça fonctionne. Et je leur ai dit ça m'étonnerait à part vraiment si on a un gouvernement qui est complètement à côté de la plaque, ce qui est un peu le cas, mais bon, que ce soit le cas pour septembre 2026, vraiment c'est impossible techniquement. Il faut quand même qu'on se remette en question, qu'on parle de qualité, qu'on se remette dedans et qu'elle se lance dans les VAE si elle le souhaite, parce que ce n'est pas une obligation évidemment. Je sais très bien qu'en septembre, je serai toujours verte et qu'on ne va pas me faire ma crèche parce que je n'ai pas de JPE. Clairement, ce n'est pas possible. Donc, je ne m'inquiète pas parce que, encore une fois, il faut quand même rester assez réaliste sur les choses. Je suis un peu pour et contre tout ça. Il faut quand même que ce soit réaliste pour qu'on apporte de la qualité auprès des enfants et des parents.
- Speaker #1
Justement, étant donné que moi, je défends aussi une méthode, comme tu le sais bien, tu connais ma méthode par cœur. Est-ce que pour toi, le fait de rajouter une personne de plus, c'est la solution ? Ou est-ce que tu estimes que ce que tu offres déjà aux enfants avec ton taux d'encadrement actuel, c'est qualitatif ?
- Speaker #0
On est en France et malheureusement, la personne dont tu parles, c'est une personne qui est titulaire d'un diplôme, du coup, qui fait partie des 40%. Pour moi, un diplôme, ça ne fait pas du tout des compétences et ça ne fait pas une personne. Donc non, pour répondre à ta question, c'est non. Parce qu'on peut très bien avoir des pros qui n'ont pas. qu'un CAP avec toute l'estime que je peux avoir pour le CAP et qui vont être plus compétents, plus humaines, meilleurs entre guillemets dans le métier qu'elles pratiquent au quotidien qu'une AP ou qu'une infirmière.
- Speaker #1
Probablement parce qu'aussi tu les accompagnes et tu les formes beaucoup, ce qui fait que tu arrives à obtenir aussi un niveau de qualité dans ta crèche qui est dû à elle et à ton implication de direction.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, je pense que c'est le cas. Mais ce n'est pas forcément que ça. Je pense aussi que le diplôme ne fait pas toutes les compétences. Et quand je vois que, par exemple, on va demander à une CAP qui a 15 ans d'expérience de ne plus être une ouverture seule, alors qu'on peut autoriser une AP qui a 0,5 mois d'expérience, en fait, non, ce n'est pas logique.
- Speaker #1
Donc aujourd'hui, en tout cas, tu ne te dis pas que la réforme va sauver la qualité des crèches. Pour toi, c'est ta qualité. Tu en es contente avec tes quatre professionnels. Tu n'as pas de problème de qualité. Tu sais, il y a pas mal de dirigeants qui ne vont pas forcément adopter la bonne méthode dès le départ, qui se retrouvent un peu débordés par les problèmes d'équipe, les conflits, et ça génère aussi de l'insatisfaction chez les parents. Et donc, on a l'impression qu'il y a un problème de qualité qui se généralise partout à cause du taux d'encadrement. Mais en réalité, tu en es le parfait exemple. C'est qu'on peut faire de la qualité avec notre réglementation actuelle.
- Speaker #0
Absolument. Tout est lié à la posture managériale, je pense, de la gestionnaire ou du gestionnaire. Dans le nom, l'univers des pépites, pour moi, ce n'est pas que les enfants, c'est aussi les pros. Les pépites, et tant qu'on les considère comme des pépites et que du coup au quotidien elles s'en rendent compte, ça facilite beaucoup de choses au quotidien.
- Speaker #1
Mais justement, c'est quoi considérer quelqu'un comme une pépite et être bienveillant ? Parce que c'est un peu des mots, tu vois, galvaudés. Mais toi, dans ton quotidien, c'est pas que tu les écoutes toute la journée ou que tu leur offres des chocolats. C'est quoi pour toi avoir de la considération et soutenir son équipe dans ton quotidien ?
- Speaker #0
Pour moi, c'est déjà c'est être. présente et pas forcément physiquement parce que comme j'ai accouché une semaine après, je n'ai pas été à la crèche pendant je crois deux mois, ce qui est quand même fou quand on ouvre une crèche. Mais je n'avais pas le choix. Pour le coup, je n'avais pas le choix. Physiquement, c'était compliqué. Mon enfant ne dormait pas. Enfin voilà, c'est très compliqué.
- Speaker #1
Et donc... Tu restais disponible.
- Speaker #0
Je suis restée très disponible. Très disponible, surtout que c'était la première semaine. Donc la première semaine, j'ai pu y aller tous les jours. Et la deuxième semaine, j'ai accouché. Donc j'ai arrêté d'y aller d'un coup. Je les avais prévenus. Elles étaient tout à fait conscientes que, elles me voyaient, elles n'arrêtaient pas de me dire « qu'est-ce que vous faites encore ici ? Vous allez bientôt accoucher à la crèche ? » Oui, j'ai presque failli accoucher à la crèche d'ailleurs. Mais c'est d'être disponible, d'être à l'écoute. Et quand on dit à l'écoute, ce n'est pas de les écouter, c'est vraiment de pouvoir répondre à leurs attentes, à leurs besoins, de savoir dire non quand ce n'est pas nécessaire, parce qu'il y a des choses des fois qui ne sont pas forcément nécessaires, d'être gentille mais d'être ferme, d'avoir un cadre. de proposer des formations, c'est hyper important. Parce que moi, là, on a ouvert en mars, donc ça fait un an, en un an, elles ont fait six formations, je crois. Parce que c'est hyper important. Et puis même pour la qualité, c'est important, parce que finalement, on se dit, ok, ça reste des sujets bateaux, peut-être. Mais non, quand on est en formation, je vois bien que c'est des vraies piqûres de rappel où on a besoin de leur permettre de prendre du recul sur leur quotidien, de se dire, ah, en effet, même pour les activités, on en a encore fait une hier, c'est ce qu'on fait tous les jours. en fait, on commence à se rendre compte qu'on rentre dans une routine. Donc, c'est vraiment d'être à l'écoute, pas seulement à l'écoute, mais d'être proactive en leur disant, là, j'ai remarqué que telle chose se passe de telle manière. Est-ce que vous ne pensez pas qu'il faudrait faire comme ça ? Et puis, moi, dans mon projet pédagogique, j'avais aussi le management participatif. Et il est vraiment présent. Quand je prends une décision, à part si c'est une décision qui vraiment impacte la crèche et qu'il n'y a que moi qui peux décider, les décisions, elles se font collectives. Et rien que ça, c'est considéré... chaque personne dans son individualité, dans sa prise de choix, dans ses décisions. Quand on n'est pas d'accord, on vote à main levée. Et puis, elles acceptent tout à fait que ce soit le cas. Donc, c'est vraiment considérer une personne, comme je le fais finalement pour les enfants, quand on parle d'accueil individualisé, et bien là, c'est vraiment de la considération en one-to-one pour chacune des personnes.
- Speaker #1
Comment tu fais pour proposer, comme tu dis, des décisions prises collectivement ? Alors que tu as quand même un cadre ferme, si par exemple je te dis le planning, toi tu y crois, il fonctionne, etc. Si demain elles te disent, moi j'ai piscine, je veux changer le planning, est-ce que tu peux dire ok ? Elles ont toutes voté pour le planning alors que tu sais que ça ne marchera pas.
- Speaker #0
C'est énorme parce que, c'est un exemple que tu donnes, mais ce genre d'exemple un petit peu, je ne pense même pas que ce soit possible que j'ai ce genre de demande de la part de mon équipe parce qu'elles savent très bien jusqu'à où elles peuvent aller. Et c'est surtout que... Je te donne un exemple sur les décisions et qu'elles ont trouvé juste fantastique parce que je leur posais la question. On ferme trois semaines en août, une semaine en avril, une semaine en décembre. Je ne leur ai pas imposé la semaine. On a fait à main levée quelle semaine on prend. Alors qu'elles s'attendaient à ce que je leur dise on ferme telle semaine, on ferme telle semaine. Et ça, elles ont trouvé ça juste fantastique. Alors que pour moi, je ne me suis même pas dit que j'allais l'imposer. C'était évident qu'on allait décider ensemble. Donc c'est vraiment de mettre des limites parce que tout n'est pas possible évidemment. mais de leur permettre d'être quand même décisionnaires de certaines choses qui sont importantes et pour elles et aussi pour la structure.
- Speaker #1
Franchement, ton témoignage, je pense qu'il va rassurer beaucoup de gestionnaires, voire éventuellement de jeunes gestionnaires en herbe qui sont en train de se lancer. Parce que c'est vrai que c'est un modèle de réussite. En plus d'un an, tu as réussi à atteindre ton objectif de chiffre d'affaires. Maintenant, tu peux le dépasser. Ton équipe est stable. Les parents sont tous contents. Donc, il y a énormément de positifs. Est-ce que tu as peut-être quelque chose dont tu es le plus fière dans ton parcours de gestionnaire de crèche, enfin de dirigeante de crèche plutôt, parce que gestionnaire, je trouve ça hyper réducteur. Est-ce que tu as quelque chose que tu peux partager qui te rend fière de ce parcours ?
- Speaker #0
Ce dont je suis le plus fière, c'est un peu le résultat, entre guillemets, quand je vois les parents qui, tous les soirs, nous disent « merci, merci, merci » . Vraiment, c'est tout bête, mais à chaque fois que j'y suis en fermeture, ils nous remercient, tous les soirs. Tous les soirs. Donc, ils sont contents. C'est vrai. Oui, en fait, c'est un tout petit mot qui me dit, OK, on a bien fait le travail, on fait bien le travail et on continue de bien le faire puisque tous les soirs, ils sont hyper contents.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et si tu devais dire un mot pour les auditeurs ou pour toi, si tu parlais à l'alia qui rêvait d'avoir sa crèche, ou les auditeurs qui galèrent et qui se disent « mais comment elle fait ? Pourquoi moi j'y arrive pas ? »
- Speaker #1
Je vais dire organisation et cadre, vraiment. Le mot de la fin. Le mot de la fin, c'est anticipation, organisation et cadre. parce qu'on ne peut pas gérer... En imprévu, ce n'est pas possible. Et on a tellement de choses à faire qu'il vaut mieux avoir un cadre pour ne pas se poser de questions.
- Speaker #0
Pourquoi le cadre et la méthode ?
- Speaker #1
Hyper important. En fait, moi, vraiment, je ne me pose pas de questions. Quand j'ai un souci ou quand je dois répondre à quelque chose, je sais que j'ai la réponse dans mon PC, quoi. Ou dans ma tête.
- Speaker #0
En GPS.
- Speaker #1
C'est ça. Et tout ça, c'est parce que j'ai anticipé, j'ai cadré, j'ai organisé, grâce notamment à notre partenariat. Mais c'est vraiment ça qui me permet d'être aussi sereine au quotidien.
- Speaker #0
Écoute, ça fait hyper plaisir. Nous, on a été ravis, Aurélie et moi, de travailler avec toi. Le résultat est bluffant. Donc bravo, ça, ça vient vraiment de toi pour le coup. C'est ta force de caractère. T'as réussi quand même à ouvrir ta crèche, à avoir ton bébé en même temps et à réussir à relever tous les challenges. Là, t'as atteint tes objectifs. Donc bravo, je pense qu'il y aura un bel avenir pour l'univers des pépites. Et vraiment... je tiens à te remercier pour ta confiance et puis pour ton témoignage et pour que les auditeurs qui nous écoutent qui peut-être doutent se rendent compte qu'il y a des solutions. Donc, on peut être épanoui. On n'est pas obligé en 2026 de gérer sa micro-crèche dans le down, dans le burn-out, dans la galère. Donc, vraiment merci d'avoir témoigné de tout ça, Lalia. Et puis, moi, je te dis à très bientôt.
- Speaker #1
Merci, avec grand plaisir.
- Speaker #0
Allez, bye-bye. et on t'aide à apprendre de la hauteur pour faire décoller tes crèches. On est là pour en parler avec toi, alors prends rendez-vous, le lien est en description de l'épisode. A bientôt !