- Speaker #0
La première microcrèche ouvert en 2010, aujourd'hui c'est 4 établissements, 27 bulletins de salaire, une centaine de familles pour l'ensemble des 4 microcrèches à aujourd'hui. J'ai tout construit, même parfois d'autres personnes du territoire se sont inspirées de moi, mais là moi j'avais besoin de m'inspirer des autres, c'est pas parce qu'on réussit qu'on n'a pas besoin de prendre aussi exemple sur d'autres. Là j'avais vraiment besoin d'avoir un retour de professionnels qui connaissaient le métier. Ce que je venais chercher justement, c'est une solution. qui avaient été expérimentés et qui avaient marché. Sur tous les supports que tu peux proposer, moi, clairement, j'ai changé très peu de choses.
- Speaker #1
Il y a un truc dont tu m'as parlé, et ça, je pense que c'est important pour toi, c'était le planning. Est-ce que ça, ça a changé pour toi ?
- Speaker #0
Alors ça, c'était vraiment le vrai bol d'air. En tout cas, il y a un retour sur investissement.
- Speaker #1
Est-ce qu'aujourd'hui,
- Speaker #0
tu peux peut-être me dire ce qui a fait que tu as retrouvé le plaisir de diriger tes grèches ?
- Speaker #1
Deux jours entiers par mois, rien que pour faire des plannings, est-ce que ça te paraît normal ? C'était le quotidien de Nathalie, dirigeante de micro-crèches depuis 2010. Et les plannings, c'était juste le sommet de l'iceberg. Ses crèches tournaient, les familles étaient contentes, tout se passait bien, mais plus elle donnait, plus on lui en demandait. Elle recrutait, elle s'adaptait, elle faisait tout pour que tout marche bien pour tout le monde. Mais en faisant ça, elle pensait à tout le monde, sauf à elle. À la fin du mois, Nathalie était épuisée et toujours plus sollicitée. Aujourd'hui... Dans cet épisode, Nathalie va te révéler comment elle est passée de deux jours à faire ses plannings à une demi-heure seulement par mois. Elle t'explique aussi pourquoi recruter plus de personnel lui a apporté plus de problèmes que de solutions. Et tu sauras aussi comment elle a réduit sa masse salariale sans brutaliser personne et sans baisser sa qualité d'accueil. Si tu restes jusqu'à la fin de l'épisode, Nathalie va te révéler le conseil qu'elle aurait voulu entendre il y a trois ans, celui qui lui a permis après 15 ans de métier de retrouver le plaisir de venir travailler chaque matin.
- Speaker #0
Bonne écoute. Bon, écoute,
- Speaker #1
je suis hyper contente de t'avoir aujourd'hui sur le podcast. Je sais que les gestionnaires en ce moment, ils se demandent beaucoup comment font les autres, qu'est-ce qu'ils font pour s'en sortir, est-ce qu'ils s'en sortent mieux que moi et donc avoir des cas concrets, c'est toujours hyper utile pour les gestionnaires. Ça apporte énormément de valeur à nos pairs donc merci beaucoup et puis en plus, moi, je te connais très bien. puisqu'on vient de travailler ensemble pendant six mois. Donc voilà, je peux déjà dire que tu es quelqu'un de très accès qualité, que tu t'investis beaucoup, que tu investis beaucoup dans tes crèches. Pas que en faisant appel à référence petite enfance, mais vraiment dans tout le quotidien de tes micro-crèches. Alors voilà, les micro-crèches à petits pas. Nathalie, est-ce que tu peux me dire combien de micro-crèches c'est en ce moment et combien de salariés ? Et peut-être aussi combien de familles, je ne sais pas si tu as le décompte.
- Speaker #0
La première microcrèche s'est ouverte en 2010. Donc aujourd'hui, c'est quatre établissements. Il y en a eu cinq jusqu'en décembre 2025. Donc au niveau des salariés, on a un effectif ETP assez élevé par rapport à ce qui se fait dans la profession. Donc le mois dernier, par exemple, j'ai fait 27 bulletins de salaire. Donc, c'est en moyenne 5,5 ETP par crèche. Et du coup, en termes de famille, environ une vingtaine de familles, entre 20 et 25, ça dépend des structures, fréquentent les micro-crèches. Donc, ça fait au global une centaine de familles sur l'ensemble des quatre micro-crèches. Oui,
- Speaker #1
ça fait beaucoup de salariés, comme tu dis, mais je sais que tu as déjà réduit un petit peu quand on a commencé à bosser ensemble.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu as commencé à faire baisser ta chaleur. Oui, tout à fait. et là bon t'es pas encore allée de façon trop radicale parce que t'es quelqu'un de mesuré et que tu veux pas brutaliser non plus tes crèches c'était un petit peu le point de départ de
- Speaker #0
ma réflexion sur la réorganisation de l'entreprise et des micro-crèches je savais que la masse salariale était élevée donc jusqu'à présent Ça ne posait pas de problème parce qu'on avait un très bon taux d'occupation qu'on a toujours aujourd'hui. Mais avec le fait de la tarification qui est bloquée depuis quelques années, le seul levier était la masse salariale. Et du coup, j'avais besoin de regarder un petit peu ce qui se faisait ailleurs. Comme je disais au tout début, mes micro-crèches ont été créées il y a plus de 15 ans. Même sur le département, voilà, j'étais la première. Donc, c'est moi, j'ai tout construit. Même parfois, voilà, d'autres personnes du territoire se sont inspirées de moi. Mais là, moi, j'avais besoin de m'inspirer des autres à un moment de la... la vie de l'entreprise pour voir ce qui se faisait ailleurs et qui fonctionnait bien aussi, pour pouvoir m'en inspirer et puis proposer une organisation. Comme tu l'as dit, pas du tout dans la brutalité. Je n'ai pas forcément fait un moins un comme ça, mais c'était à chaque départ, je me suis reposé la question, comment remplacer, comment réorganiser pour gagner quelques heures. Par-ci, par-là.
- Speaker #1
En étant plus efficace et non pas en rognant sur ton accueil.
- Speaker #0
Tout à fait. Vraiment ça,
- Speaker #1
le leitmotiv, c'est qu'on ne baisse pas la qualité, mais on est plus efficace. Je pense que tu as réalisé qu'en fait, ce n'était pas forcément le nombre de personnes qui faisaient la qualité. Tout à fait. Ce qui est intéressant aussi, c'est que toi, tu as 15 ans d'expérience dans les crèches, même 16 maintenant. Donc, tu n'es pas une débutante. Tu sais gérer une entreprise, ce qui est peut-être… Plus difficile, c'est parce que toi, pour le coup, je pense que tu as une vraie posture de dirigeant, ce qui n'est pas toujours le cas. Parfois, les gestionnaires de micro, ils ont du mal à se positionner comme dirigeant. Mais toi, par contre, tu as perçu peut-être le gap, l'écart qu'on peut avoir en expertise terrain, c'est-à-dire comment on aide l'équipe à être plus efficace justement sur le terrain. au lieu de se dire qu'elles sont tout le temps en train de dire qu'elles sont fatiguées, débordées, etc. Donc, on va rajouter du monde. Est-ce que c'est ça peut-être qui te manquait ?
- Speaker #0
C'est tout à fait ça. En fait, j'ai analysé aussi à partir de quand cette interrogation et cette situation est arrivée. Et en fait, elle est arrivée à un moment où la capacité d'accueil des micro-crèches a pu être augmentée, quand on est passé à 12 places. Et donc, 12 plus parfois 2. Donc, on peut avoir jusqu'à 14 enfants. sur certaines heures ou certains jours de la semaine. Et en fait, je me suis dit, à ce moment-là, si on en a besoin économiquement d'accueillir un ou deux enfants de plus, est-ce que je vais faire, je vais rembaucher une personne, pas tout à fait un ETP, mais entre 0,5 et 0,8 ETP en fonction des structures. Et puis, ça me permettra, le jour où il y a une fille qui est en formation ou absente, n'a pas tout réorganisé le planning quotidien. Et du coup, je m'étais dit que c'est plus facile de s'occuper de 12-13 enfants à 3 quand il manque une personne que quand on était sur une capacité de 11 et où l'équipe pouvait se retrouver à 2 pros. Et en fait, je me suis aperçue que même quand il y avait une absente ou une formation, on modifiait quand même l'organisation. Et du coup, ça me faisait bien plus de travail, parce que du coup, plus de salariés, plus de travail, une perte d'efficacité. Dans le travail quotidien, dans la répartition des tâches et des missions, sous couvert de polyvalence, la microcrèche, l'interâge, tout le monde s'occupe de tout le monde et c'est le côté familial, il y a le revers de la médaille qui est moins organisé. père en efficacité et en suivi de l'enfant. Alors ça, je le dis aujourd'hui avec l'analyse du travail qu'on a fait ensemble. Je me suis posé la question aussi pour expliquer à mes collaboratrices pourquoi j'avais eu cette réflexion et pourquoi j'avais besoin de leur proposer une autre organisation. En prenant en compte, comme tu le disais, le retour de fatigabilité, d'une sensation de non-abouti dans la journée, à posteriori, c'est l'analyse que j'en fais.
- Speaker #1
En fait, tu avais l'impression de toujours donner plus, de tout faire pour tes équipes.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'en suis témoin, donc plus de personnes, plus de flexibilité, plus d'écoute. Mais les résultats, en fait, n'étaient pas à la hauteur de ton investissement.
- Speaker #0
Voilà. Et ça, peut-être, ça va… Je ne veux pas non plus dresser un tableau de…
- Speaker #1
Non, non, quand je parle des résultats, je ne parle pas des crèches. Parce que toi, tu as des bonnes crèches qui fonctionnent bien, tu as une bonne qualité d'accueil, tu as des bonnes notes de parents et tout. Mais par contre, quand je parle des résultats, c'est vraiment les résultats pour toi. Oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
C'est-à-dire que toi, les résultats, ça ne portait pas ses fruits dans le sens où tu devais toujours en faire plus et tu étais toujours plus sollicité, plus épuisé. Donc, normalement, quand on investit beaucoup, qu'on prend du monde et tout, il y a normalement une sorte de bascule où on doit être un petit peu plus soulagé et ça ne t'envoyait pas trop le bout.
- Speaker #0
C'est ça, c'est tout à fait ça. J'ai l'impression de faire du planning tout le temps, en fait. Du planning et du recrutement H24.
- Speaker #1
donc un prêche qui fonctionne on n'était pas du tout en faillite ou quoi que ce soit mais épuisement quand même et puis un petit ras-le-bol peut-être je pense que est-ce qu'on peut dire que parfois tu te disais c'est trop lourd je pourrais tout plaquer, je pourrais vendre j'en ai marre alors oui tout à fait,
- Speaker #0
le fait déjà du cycle au bout de plus de 10 ans ça reste aussi une rouille Alors quand on est dans la phase de création, moi j'adore la phase projet de créer, de mettre en place. Mais du coup, voilà, c'est installé depuis 2020, une certaine routine. Et puis, l'envie peut-être de passer à autre chose, qui est pourquoi pas toujours là, mais pas forcément dans le négatif. Voilà, parce que... Pas par albem. Voilà. Par contre, voilà, je pense que c'est tout à fait sain de se dire qu'à un moment donné, on a aussi besoin de... De renouveau. De renouveau. Voilà, tout à fait. Donc, j'ai tenté par une organisation différente, en recrutant des... une coordinatrice pédagogique. Mais finalement, ça restait une certaine routine pour moi. Avoir besoin d'une ouverture et qu'on mette sur cette ouverture parce que quoi qu'on en dise, même si on devient à un moment donné expert dans son métier, on connaît les ficelles de son entreprise par cœur, avoir besoin de quelqu'un qui… On a ouvert des portes, mais qui nous montrent un autre chemin. Je trouve qu'encore une fois, c'est sain. Ce n'est pas parce qu'on réussit qu'on n'a pas besoin de prendre aussi exemple sur d'autres.
- Speaker #1
Oui, c'est ça en fait. Comme tu dis, parce que tu as quand même de la bouteille. Tu es encore une fois quelqu'un de mature professionnellement. Tu as une vraie posture de dirigeante, donc tu n'es pas en perdreau de l'année. Est-ce que c'était difficile de te dire, je vais faire appel à... un expert ou est-ce que pour toi, non, ça...
- Speaker #0
Non, pas du tout, parce que je dis toujours à mes collaborateurs, quand vous avez besoin d'aide, il faut solliciter vos collègues, vos pairs. Donc voilà, il faut aussi suivre ce propre chemin également. Et ce n'est pas la première fois que je fais appel à quelqu'un d'autre, que ce soit peut-être... Mais tu n'as pas de difficulté à faire appel ? Non, pas du tout, parce que du coup, on ne peut pas déjà tout savoir. Et puis... À un moment donné, quand on est dirigeant d'entreprise, finalement, c'est plutôt nous qui donnons la cadence, qui guidons les autres, qui donnons le chemin. C'est vers nous que les gens se retournent, nos collaboratrices, nos collaborateurs viennent prendre conseil. Et il faut savoir aussi prendre conseil des autres et s'inspirer des autres. Voilà, tout à fait.
- Speaker #1
Tu ne peux pas être que la personne ressource en fait. Non,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
Et puis après, tu m'as dit aussi parfois, ce qui est sympa, c'est qu'on est dans le même bateau toutes les deux. On a la même vie quelque part. On est un peu d'égal à égal. On est des sparring partners. Et donc, ça, ça joue aussi parce que tu sais qu'on a traversé les mêmes épreuves.
- Speaker #0
Parfait. Et ça, par contre, c'est vraiment ce que je recherchais. Je m'étais renseignée sur de l'accompagnement de dirigeants. Alors, c'est intéressant, mais là, j'avais vraiment besoin d'avoir un retour. de professionnels qui connaissaient le métier. Parce que chaque métier a sa particularité. Et la petite enfance, voilà, alors est-ce qu'elle en a plus que d'autres secteurs ? Voilà, je ne saurais dire. Mais en tout cas, quand on parle de turnover de personnel, c'est vrai que quand on l'a vécu, on sait ce que c'est. Quand on a des collaboratrices en qui on avait... misé, accompagné, formé. On se dit, ça va être chouette. Et que pour les raisons de la vie, cette personne quitte l'entreprise parce qu'elle déménage ou parce qu'elle a, elle aussi, envie d'expérimenter une autre profession. On est content pour la personne, mais on se dit, là, c'est dur. Et je me souviens, c'est quelque chose que tu m'avais dit. Je me suis dit, enfin, quelqu'un qui me comprend. et pas, oui, alors il faut que tu arrives à fidéliser de telle manière ou de telle manière. Oui, en attendant, voilà, nous, on sait que notre catégorie de collaboratrices, voilà, globalement, en France, on a toutes les mêmes problématiques et même si on, voilà, on émerge sur des groupes, avec l'association du Rémi aussi, on peut partager. Mais là, voilà, c'est une vraie demande.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est très dur ça, le fait de voir tout le temps nos collaboratrices nous quitter, c'est très dur. Donc ça, on en avait parlé, ça je m'en souviens. Et après, oui, on a des façons d'améliorer la situation, de les fidéliser, de rendre les choses plus fluides, d'accompagner leur départ, etc. pour que la douleur, entre guillemets, soit plus acceptable.
- Speaker #0
Même si les départs, comme je dis, il y a des beaux départs. Des fois, il y en a, mais ce n'est pas toujours le cas. Il y a des départs où on est content aussi que ça s'arrête. Il ne faut pas se les cacher non plus. Mais aussi, il y a des départs. J'ai en tête une de mes collaboratrices qui a déménagé. J'étais contente pour elle. Elles allaient reconstruire autre chose avec sa famille. Mais je me suis dit, non. Il faut tout recommencer. Il faut tout recommencer. On aurait pu faire tellement de belles choses. Comme une autre qui a décidé de changer quand même de métier. Je comprenais pourquoi elle en arrivait là. Mais il me dit, mince, en gros sens, on aurait pu continuer de faire de belles choses. Et nous, on reste.
- Speaker #1
Nous, on reste, voilà, c'est ce que j'allais dire. En fait, la difficulté, elle est là, c'est que nous, on reste. On traite de la séparation pour les enfants et les familles dans les crèches. Mais nous, on le vit aussi à chaque instant en tant qu'employeur, parce que c'est des relations, en fait. On est en lien avec des personnes qui nous quittent sans arrêt. Et nous, on reste. Donc ça, je pense que c'est une des grosses douleurs qu'on peut ressentir. En tout cas, pour moi, ça a été important. en tant que chef d'entreprise et en tant que dirigeante crèche. Tu n'as pas trop de mal, je pense, à cadrer. C'est-à-dire que j'ai vu tout de suite que tu n'avais pas de mal à affronter les situations, dire les choses, etc. Mais peut-être plus prendre la bonne décision. Et ce n'est pas tant... Parce que parfois, il y a des gens, ils n'arrivent pas à dire stop ou à annoncer un changement et tout. Mais toi, tu n'as pas ce problème. Tu ne parles pas trop. Tu dis juste ce qu'il faut. Mais par contre, c'était... Ok, mais qu'est-ce que je fais en fait ? Est-ce qu'il faut que je revienne en arrière ? Est-ce qu'il faut que je change mes orgas ? C'est plus ça.
- Speaker #0
C'était plus ça, puis trouver le bon moment. Je le dis souvent à mes collaboratrices, je leur présente la situation, je leur présente le projet, la nouvelle organisation. Et moi, j'ai eu le temps de cheminer, d'analyser, de peser le pour et le contre. Et c'est très dur. Alors, idéalement, il est vrai qu'il faudrait prendre du temps, plusieurs temps, voilà. en réunion, réfléchir ensemble, trouver des solutions ensemble. Mais c'est difficile, c'est difficile. Il ne faut pas dire qu'il ne faut pas du tout prendre l'avis et l'implication des collaboratrices. Mais au niveau du timing, clairement, c'était pas...
- Speaker #1
C'est toi qui prends les décisions et qui subis les conséquences aussi.
- Speaker #0
Donc du coup, j'avais besoin aussi de trouver le bon moment pour pouvoir proposer... aux équipes cette nouvelle organisation. Et du coup, la chance d'avoir, alors à l'époque, il y avait cinq crèches à Petit Pas, j'ai choisi deux structures, juste avant l'été, c'était juste avant l'été, et toujours partir, voilà, et tu le dis souvent, du besoin de l'enfant, des enfants. Et là, en l'occurrence, c'était un petit peu avant l'été, même si c'était au printemps, sur deux structures, on accueillait des nouveaux bébés. Sur une crèche, il y en avait quatre. Et sur l'autre, pareil. Et du coup, quand on est en mai et qu'on accueille des enfants de 4 mois, alors que le restant du groupe est plutôt sur l'électricité, il fallait vraiment qu'une professionnelle s'occupe de ce groupe de bébés. Et du coup, ça tombait à pic. Ça tombait à pic, voilà. Et le fait de pouvoir lancer sur deux structures et pas sur la totalité, j'ai dit à mes collaboratrices, j'ai expliqué l'organisation, le pourquoi, l'intérêt. J'ai dit que j'étais disponible sur une structure, j'étais avec elle pour le démarrage. Sur l'autre, il y avait plutôt l'éducatrice qui chapeautait en parallèle. Et puis, on ajustait au fur et à mesure. Et je leur ai vraiment laissé la possibilité, si vraiment, à la fin du mois de juillet, on se rend compte que ça ne va pas, on fera marche arrière. Et en fait, il n'y a pas eu besoin, on a fait des ajustements, mais tout le monde a vu les contraintes personnelles que ça induisait, mais a surtout vu le bénéfice pour les enfants, pour elles, pour leur charge mentale, et du coup,
- Speaker #1
c'était gagné. Alors là, pour les auditeurs, tu parles de passer en mode... projet de référence, qu'on a mis en place à référence dans Técrèche, et tout ce qui s'ensuit. Parce que souvent, les gens, ils ont une image de la référence où ce n'est pas du tout concret. Ils se disent, comment c'est possible ? Les personnes, elles ne sont pas là toute la journée. Comment elle va être référente ? Et en fait, il y a tout un système, on appelle ça le système de référence, et c'est tout à fait possible en pratique de le mettre en place. Et c'est ça qui a fait que... tu as pu apporter des solutions concrètes, apporter des réponses concrètes. Ce n'était pas, on va appliquer la référence. Il y avait vraiment le comment on va faire.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Est-ce que toi, ça t'a fait peur ? Pour préciser ma question, j'ai souvent des gens, enfin souvent, il y a des gestionnaires qui me disent, oui, mais moi, je ne vais pas venir... plaqué ton système à toi sur mes crèches. Donc, est-ce que toi, tu as eu peur de ce côté un peu copié-collé d'une méthode ? Ou est-ce qu'au contraire, tu dirais que c'est un plus de pouvoir avoir une méthode qui a déjà fait ses preuves et qui est déjà écrite, qu'on n'est pas obligé de passer le cœur ?
- Speaker #0
Clairement, le fait de... Au contraire, ça m'a même rassurée. de pas voilà comme je le disais au début du podcast au départ quand j'ai ouvert la première crèche et la deuxième j'ai dû tout créer donc je sais aussi tout tout le travail qu'il y a derrière la création la mise en place des projets l'écriture des protocoles de l'organisation les pas en avant pas en arrière les réajustements donc là ce que je venais chercher justement c'est une solution qui avait été expérimentée et qui avait marché. Et pas juste expérimentée sur une ou deux structures comme ça, parce que c'était le coup de chance que l'organisation ait fonctionné. Donc, au contraire, c'était très rassurant. Même la façon dont j'ai pu l'amener, le proposer à mes équipes, je leur ai même dit, allez écouter les podcasts d'Aman. Ça vous apportera aussi des... des compléments d'informations, des précisions, des petites subtilités, le souci du détail, et j'aime bien dire ça, parce que du coup, on n'a pas tous le même souci du détail. Donc non, moi, au contraire, c'était rassurant et efficace aussi, parce que comme je le disais, c'est que je n'avais pas non plus un temps dédié. Et ce qu'il y a vraiment d'appréciable, mais sur tous les supports que... que tu peux proposer. Moi, clairement, j'ai changé très peu de choses. Vraiment. Tu n'as pas perdu de temps ? Non, parce qu'en fait, le point de départ, c'est ça. On est sur les mêmes valeurs. Bien sûr que j'ai fait quelques ajustements. Alors, il y a un ajustement que j'ai gardé parce que j'ai gardé l'organisation à petits pas d'une pro supplémentaire par rapport à l'organisation. mais voilà et finalement j'ai ajouté j'ai pas tout changé pour arriver j'ai pris l'organisation que tu proposais en l'ayant bien évidemment analysée intégrée et du coup on a posé la pro de journée en plus qui est la référente technique directrice mais je me suis pas posé de question tu y avais réfléchi et c'est aussi de la confiance qu'on porte et que je te porte à toi et Aurélie Si vous avez réfléchi, que vous avez écrit ça, ce n'est pas pour rien. Vous aussi, vous avez expérimenté. Autant se servir de votre expérience à vous.
- Speaker #1
Écoute, tu vois bien, tu as bien vu. Parce que je pense qu'on en a déjà parlé. Mais nous, on a fait appel à des experts aussi pendant les 17 années où j'ai géré des crèches. J'ai fait appel à des experts qui avaient énormément de bouteilles. Et donc, beaucoup de R&D avec eux a essayé de vraiment récupérer. Je pense que, moi, peut-être mon atout, c'est que j'arrive à récupérer le jus de cerveau des autres et à synthétiser un peu tout ça. Donc, effectivement, ce n'est pas la science infuse. C'est beaucoup de travail.
- Speaker #0
Bien sûr. Ça, j'en suis persuadée. Et du coup, autant utiliser toute cette réflexion et cette analyse.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
plutôt que de toujours réinventer.
- Speaker #1
Et c'est ça, parce qu'en fait, on est tous à réinventer sans arrêt l'eau chaude. Et au début de ma carrière de petite enfance, je trouve que c'est affreux. On cherche tous, alors qu'en fait, on a le même métier. Et en fait, on cherche tous à le refaire. Comme tu disais, c'est des heures et des heures d'écriture, d'application, pour se rendre compte qu'en fait, non, ça, ça ne marche pas. Il faut le réécrire. Mais à chaque fois que tu changes quelque chose, ça change tout le système. C'est un peu notre modèle, si on peut parler de façon un peu prosaïque, c'est notre modèle économique en fait, notre organisation de travail. Et donc, même si toi, tu as réussi à financer tes cinq pros, ce qui est déjà un exploit parce que c'est de la gestion très fine de pouvoir financer ça. Mais dans l'absolu, on ne peut pas. En fait, ce n'est pas un puissant fond. On est obligé à un moment donné de mettre des limites. Et donc, c'est ce que j'appelle notre modèle économique. en vrai au départ c'est surtout notre modèle d'accueil c'est comment je vais faire pour accueillir l'enfant dans les meilleures conditions on a vu que tu as eu des périodes un peu de fatigue d'épuisement voire de découragement où dans tes crèches ça se passait bien mais au détriment de toi, ton énergie, ta santé etc et puis je sais pas si ça a changé au niveau de ta qualité d'accueil mais tu dis toi même pour les bébés ça a été un plus etc donc aujourd'hui si tu devais dire à nos auditeurs ce qui... peuvent espérer en fait dans leur vie de gestionnaire pour leur donner un peu d'espoir. Qu'est-ce qui a changé pour toi ?
- Speaker #0
Déjà le fait de reclarifier les tâches et les missions de chacune, et notamment sur la référente technique et directrice de structure maintenant, a permis aussi de refaire un point. Maintenant ça c'est vous et ça, ça sera moi. Donc ça forcément du coup en charge mentale, Et ce n'est pas forcément du travail effectué. du travail à produire, mais c'était vraiment une réflexion, prendre une décision. Donc ça, ça a permis de clarifier pour elles. Et du coup, comme pour elles c'était clair et que l'organisation terrain était claire aussi, ça allégeait la leur également. Et du coup, ça leur a permis de libérer du temps pour prendre du travail que moi je faisais et qu'elles ont repris. Le fait aussi que les collaboratrices de terrain Quand je leur demande, voilà, c'est quoi la plus, enfin moi ou d'autres, la plus grosse évolution dans cette organisation en référence, elles me le disent, pour elles-mêmes, c'est moins de charge mentale. Aujourd'hui, on a un groupe de 5, 6 ou 7 enfants, certes, mais tout le monde s'occupe de tous les enfants en fonction de quand ils viennent vers elles. Donc, je pense que c'est déjà une organisation plus claire. Globalement, quand même, plus de temps, voilà. moins de charge mentale moins de charge mentale voilà des choses plus claires on a pu travailler aussi plus en profondeur par rapport aux référents bébés on avait déjà entamé pas mal de travail qualitatif avec psychomotricienne orthophoniste notre infirmière péricultrice mais du coup former 30 personnes au portage bébé au portage physiologique au respect du rythme du sommeil ben c'est on est moins efficace qu'en ciblant sur les référents de bébés. On a aussi créé plus d'outils, enfin, ou recréé ou remis à jour, et plus d'implication et d'engagement, en fait, de chacune des personnes. Donc, voilà, au niveau, donc, de qualité d'accueil.
- Speaker #1
T'as amélioré ta qualité d'accueil. Je pense, voilà.
- Speaker #0
Alors, est-ce que, du coup, ça serait... Est-ce que les parents s'en sont rendus compte ? Je ne sais pas, mais en tout cas, nous, on a... En tout cas, les pros s'en sont rendus compte. Oui, voilà.
- Speaker #1
Ça, c'est aussi...
- Speaker #0
On est encore meilleurs, voilà.
- Speaker #1
On est encore meilleurs. Et je pense que ce qui est intéressant aussi, c'est la notion de qualité de vie au travail parce que souvent, on se trompe. On pense que la qualité de vie au travail, c'est de donner des chèques restaurant ou des jours de conflit, alors qu'en fait, c'est plutôt d'avoir une meilleure qualité d'accueil, d'avoir plus d'expertise. Souvent, je dis... Tu sais, on fait des webinaires tous les mois maintenant avec Aurélie, gratuit pour les gestionnaires, pour qu'on puisse se retrouver tous ensemble et avoir un moment de prise d'orcul, d'inspiration. Et souvent, je leur dis, ce qui coûte le plus cher aux crèches aujourd'hui, c'est la polyvalence. C'est le fait que les pros sont devenus des pions interchangeables. Il n'y a plus d'expertise. Et en faisant ça, toi, tu dis, moi, ma pro bébé, en fait, elle est redevenue expert des bébés. Donc, toi aussi, ça te... Ça te permet de beaucoup mieux cibler ton travail de manager. Qu'est-ce que tu vas apporter à cette pro-là par rapport à la pro qui est plutôt responsable des moyens grands, etc. Donc, dans ce que tu dis, il y a vraiment ce côté, on est redevenu des experts chacun dans son métier.
- Speaker #0
Tout à fait. Experts, engagés, impliqués. La pro peut voir le résultat. Elle met en place quelque chose, une situation, une activité. Elle voit le rendu sur les enfants. Oui, tout à fait. C'est top. Est-ce que tu as pu mesurer quelque chose ? Est-ce que tu vois moins de turnover, moins d'absence, plus d'énergie dans le travail ?
- Speaker #1
C'est peut-être encore un petit peu tôt pour le dire et puis pour l'analyser de manière chiffrée. En tout cas, ce qu'il y a de certain, et voilà, c'est le début du travail que j'ai fait il y a quelques temps, qu'on a continué ensemble par rapport à la meilleure maîtrise de la gestion budgétaire. Et voilà, moi, c'était vraiment... Comment réduire la masse salariale, parce que c'était une évidence que sinon, je n'allais plus boucler le budget. C'était un risque. Voilà, de toute façon, c'était presque pas nécessaire. C'était nécessaire. Et de le faire de manière réfléchie. Donc, c'est plus ça où je… Bien sûr, certaines collègues peuvent me dire « Ah ben là, telle personne n'a pas été totalement remplacée » . Alors, du coup, oui. pas totalement, mais pas non plus, pas du tout. Quel est le vrai besoin derrière ?
- Speaker #0
Il n'y a pas d'impact négatif.
- Speaker #1
Là, le résultat est là. Et puis quand même, surtout sur mes anciennes collaboratrices qui sont avec moi presque depuis le début, je vois bien un nouveau souffle qui permet de se relancer dans un projet, que ce soit sur les bébés ou sur les moyens. Oui, c'est ça. Et sortir un peu de la roue. Voilà.
- Speaker #0
dans la monotonie. C'est vrai qu'il y a ce risque-là si on n'alimente pas l'équipe dans les crèches. Et quand on s'ennuie avec les enfants, on n'est pas intéressant pour les enfants non plus.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Donc, on a ce devoir en tant que dirigeant de vraiment les alimenter, de les tirer vers le haut. Il y a un truc dont tu m'as parlé plusieurs fois et ça, je pense que c'est important pour toi. C'était le planning. Est-ce que ça, ça a changé pour toi ? Parce qu'en fait, tu as utilisé notre planning.
- Speaker #1
Tout à fait, j'ai utilisé votre planning. Dès que je l'ai mis en place, en fait, je passais énormément de temps à faire les plannings. Je pouvais même difficilement le déléguer parce que tellement c'était du micmac. Et du coup, alors moi, je voyais bien tous les tenants, les aboutissants de si je bousais celle-ci, ce que ça allait faire. Et là, une simplification des plannings. Et alors ça, c'était vraiment le vrai bol d'air. L'effet waouh ! On les fait waouh. Et parfois même, je le dis à mes collègues, je n'ai plus la disponibilité pour pouvoir le faire. Je ne sais même pas d'ailleurs comment je fais.
- Speaker #0
Tu pourrais dire combien de temps tu y passais avant ?
- Speaker #1
Bien, bien trop. Non, mais quand je faisais les plannings, honnêtement…
- Speaker #0
À 10 heures par mois ?
- Speaker #1
Facile.
- Speaker #0
Et puis voilà,
- Speaker #1
quand je me mettais sur les plannings, des fois, je pouvais l'être deux jours en milieu de mois pour préparer le planning du mois d'après, deux jours pleins. Et quand c'est des jours pleins chez moi, c'est 7h, 20h.
- Speaker #0
C'est l'extrême de la bonne élève qui veut faire des choses.
- Speaker #1
Voilà, sans prétention, je travaille vite. C'est quelque chose que je maîtrise, l'outil. Donc, les rares fois où j'ai demandé à mes collègues de le faire, les responsables des crèches, elles s'arrachaient les cheveux. Elles étaient en mode SOS, sauvetage. Donc, ce n'était clairement pas possible. Et une meilleure lisibilité. Parce qu'une fois les plannings faits, parfois, alors oui, au début, j'écrivais, alors tel jour, il se passe ça pour telle et telle raison. Puis honnêtement, après, j'oubliais ou je ne notais pas tout, tellement c'était compliqué. Et quand des fois, les collaborateurs me disaient, mais pourquoi tel jour est différent d'un autre ? Je ne sais pas. Il y a certainement une très bonne raison, mais je ne sais pas. Je ne sais plus. Donc du coup, ce n'était pas clair pour les équipes. Et même, des fois, je regardais certaines journées, je me disais, oh là là, ça ressemble un peu à de l'épicerie. Alors... Sur le terrain, bien évidemment, mes collaboratrices connaissent leur métier, leur travail. Donc, compenser, vraiment. Et puis du coup, je pense que ça se faisait, mais là, c'est bien plus... Ça marchait.
- Speaker #0
Mais tu passais des heures, des heures, des heures, et ce n'était pas forcément lisible. Et comme tu dis, on ne sait même plus pourquoi on fait les choses. Alors que là, maintenant, tu sais pourquoi le planning a été fait comme ça. C'est pour l'intérêt de l'enfant. Donc, c'est beaucoup moins négociable aussi. quand on comprend que c'est... pour l'enfant, pour la continuité de soins, on ne va pas dire, ah non, moi, je m'en fiche de la continuité de soins.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Donc, tu n'as plus de négo sur le planning, en fait.
- Speaker #1
Non, alors après, on garde quand même cette flexibilité. Bien sûr. Il ne faut pas qu'il y ait un job qui a une absente. Mais l'organisation reste comprise, fluide et pas changeante. Même si à un moment donné, une référente... grand passe en référente bébé deux jours parce que du coup, elle connaît les enfants.
- Speaker #0
C'est tout l'intérêt. Quand tu as une référente qui est spécialisée pour un groupe, elle peut beaucoup plus facilement passer le relais parce qu'elle connaît tellement bien les enfants qu'elle va pouvoir justement dire à sa collègue je pars en formation demain mais je te fais un brief sur... tel bébé il a cette spécificité, donc c'est beaucoup plus intéressant comme travail pour elle aussi et pour les enfants.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
À un moment, tu m'as dit, ça y est, je retrouve du plaisir dans mon travail. C'est le rêve de beaucoup de dirigeants de micro-crèches en ce moment, de se dire que ça redevient un plaisir. Moi, je me souviens des belles années, on adorait notre métier. Vraiment, concrètement, c'était le kiff. internationale d'être gérante micro-crèche. Est-ce qu'aujourd'hui, tu peux peut-être me dire ce qui a fait que tu as retrouvé le plaisir, où est-ce que tu trouves ce plaisir de diriger tes crèches ?
- Speaker #1
Alors, ce que j'apprécie, où je prends vraiment du plaisir, c'est dans l'accompagnement de mes collaboratrices. Quand je dois former ou accompagner une directrice de crèche ou une jeune éducatrice qui rentre dans l'entreprise, en matière justement de management et d'organisation, J'adore transmettre. Je ne pense pas que j'en ferai mon métier, mais en tout cas, c'est le plaisir que je trouve pour ma propre entreprise de pouvoir aider, accompagner sur une difficulté, une problématique parent, une problématique enfant, de l'aider à réfléchir. Voilà, finalement, ce que vous faites avec nous. Je sais que j'aime bien le faire avec mes propres collaboratrices. Et ça, c'est vrai que quand j'ai passé des journées comme ça, c'était le cas hier, par exemple, je formais deux de... de nouvelles collaboratrices sur ce qu'on appelle les temps de 1 à 1 qu'elles peuvent faire avec une méthode. Et ça, je prends vraiment du plaisir et je ne le faisais plus parce que du coup, trop accaparée par…
- Speaker #0
Je me souviens qu'on avait bossé là-dessus, les réunions, le dispositif de travail avec les professionnels, avoir des temps toutes les semaines qui se répètent, pouvoir prévoir aussi tes journées pédagogiques avec tes directrices. Donc tout ça, ça y est, tu… J'ai reçu et...
- Speaker #1
Plus de collaboration aussi, voilà. C'était avec mes directrices.
- Speaker #0
Moi, c'est aussi ce qui me faisait le plus plaisir. C'est pour ça aussi que j'adore bosser avec les dirigeants maintenant parce qu'il y a cette transmission, cet échange. Et en fait, moi, le plaisir que j'ai eu, c'était d'animer, de soutenir les équipes, de toujours avoir ces temps d'échange toutes les semaines, pouvoir... tout le temps faire un suivi, faire évoluer les gens, les tirer vers le haut, qu'ils sachent qu'on est là pour débloquer les situations.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et ça, je trouve que c'est vraiment gratifiant. On arrive à la fin de cet épisode. Est-ce que tu as quelque chose peut-être à dire pour les dirigeants qui t'écoutent aujourd'hui, dans cette période qui peut-être est morose pour eux, qui peut-être ont beaucoup de doutes ? Qu'est-ce que tu pourrais leur dire ?
- Speaker #1
Je l'ai dit à la fin de notre accompagnement, ce que j'ai vraiment apprécié, c'est le parler vrai, le pratique, l'opérationnel, l'efficace. C'est ce dont on a besoin. On reste des chefs d'entreprise, donc on a besoin aussi d'être dans l'action. J'aimais bien nos échanges parce que du coup, ne serait-ce que par tes reformulations à toi Aurélie, hop, ça tiltait. Je me disais mais oui, en fait, c'est vrai. Enfin, quelqu'un qui ose me le dire.
- Speaker #0
Tu as dit l'effet miroir, je me souviens.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Mais c'est tout à fait, tout à fait. Bon, donc l'investissement… J'étais pas arrêtée de comprendre, mais l'investissement, en tout cas, il y a un retour sur investissement.
- Speaker #0
Il y a un retour sur investissement, que ce soit financier ou en plaisir et en temps. En temps, tu l'as dit, c'était…
- Speaker #1
Clairement.
- Speaker #0
Tu t'en gagnais. Bah écoute, j'en profite pour te remercier, toi, pour ta confiance déjà que tu nous as accordée et pour ton énergie, parce que c'était un vrai plaisir de travailler avec toi tous ces mois-ci. Et puis, bah…
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Franchement, c'est un petit rayon de soleil. Et ça fait plaisir de voir aussi le côté positif. Parce que parfois, sur la scène publique, on a l'impression qu'on est tous des ogres. Mais non. En fait, on est des gens bien qui veulent faire du bon boulot. Et avec toi, c'est ce qu'on a vu à 100%. Donc ça, je pense que c'est vraiment important que les auditeurs se reconnectent. à ce qu'ils sont, à pourquoi ils ont fait ce métier, pour servir les autres. Si on ne sait pas comment faire pour faire un bon service, il y a des solutions. Donc, venez les chercher chez nous ou ailleurs, mais il y a des solutions. Mais ne restez pas avec cette mauvaise image qui est trop déprimante de se dire, en fait, les gestionnaires, c'est tous des nuls qui veulent se faire de l'argent sur le dos des enfants. Non, ce n'est pas vrai. Donc, vraiment, merci.
- Speaker #1
On aurait choisi un autre secteur d'activité, je pense.
- Speaker #0
Exactement. Merci d'avoir partagé ça avec les auditeurs, d'avoir accepté aussi qu'on voit ta vulnérabilité, on n'est pas des super héros. Ton histoire, elle montre que même avec 15 ans d'expérience, parfois on a besoin de prendre du recul et de faire appel aux autres. Et que faire le chemin tout seul, c'est difficile. Il y a de la lumière au bout du tunnel.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
La bonne nouvelle. Bon, merci Nathalie. Et puis, à très bientôt. À très vite. Bravo, tu as écouté jusqu'au bout. C'est que la gestion de crèche, ça t'intéresse. Tu as envie de monter ta crèche, mais tu ne sais pas par où commencer. Ou tu as déjà tes crèches, mais tu te sens seule. Tu as peur des projets de réforme. Tu sens que les inscriptions ne sont plus aussi automatiques, mais tu n'es pas seule. Aurélie et moi, on a vu beaucoup de gestionnaires qui traversent les mêmes doutes que toi. C'est pour ça qu'on a créé Références Petite Enfance. Ce n'est pas qu'un podcast, c'est aussi une agence de conseil. On te partage nos 17 années d'expertise, nos techniques de travail et on t'aide à apprendre de la hauteur pour faire décoller tes crèches. On est là pour en parler avec toi, alors prends rendez-vous, le lien est en description de l'épisode. A bientôt !